Un journal, par définition, c’est quotidien. Alors je me suis dit que c’était le moment d’essayer la recette de la nouvelle High-Tech du jour. C’est parti pour la nouvelle formule du Journal de la Silicon Valley !
Commencer une nouvelle rubrique (en quelque sorte) par un anniversaire, c’est comme profiter d’une nouvelle lune, ça donne un coup de boost au karma.
Il est fort connu qu’internet regorge de chats en tout genre, sous toutes ses formes, en lol et tout le reste. C’est un peu la second nature d’Internet. Il y en a une autre que l’on oublie : les crottes de taureau, le bullshit en anglais. Il faut reconnaître qu’Internet c’est un peu devenu aussi compliqué qu’un bon couscous maison. Alors Gandi, dit Gandi.net pour les intimes, qui n’a rien contre les chats, c’est une grande vraie famille, a néanmoins décidé depuis fort longtemps à s’attaquer à son marché de la commercialisation des noms de domaines sur Internet en combattant la seconde catégorie : le bullshit. Aga.
Une société, c’est un peu comme un enfant, on ne la voit pas grandir et pourtant, c’est bien en 1999 que l’aventure a commencé pour Gandi. Pierre Beyssac, Laurent Chemla, Valentin Lacambre, David Nahmias, 4 Mousquetaires de l’Internet Libre Spirit, décidaient de réunir 5 mots en une espèce de profession de foi : Gestion et Attribution des Noms de Domaine sur Internet.
A l’époque, c’était seulement 3 extensions qui étaient disponibles (.com, .net et .org), et ce business qui semblait à l’époque tout petit, est désormais un véritable enjeu qui rassemble quelques concurrents qui se partage la commercialisation de quelques 600 extensions. Et cette bataille commerciale ne fait pas de l’ombre à l’ambition de l’équipe dirigée depuis 2005 par Stephan Ramoin, depuis San Francisco, où le coeur de l’entreprise a été déplacé en 2014. D’où notamment cette campagne « no_bullshit » voulue tant pour son caractère un peu fun que pour continuer à tailler dans les marges des gros concurrents US comme Godaddy, avec une stratégie marketing assez transparente : pas d’argent dépensé en publicité.
//platform.twitter.com/widgets.jsOn se plaint souvent en France de ne pas avoir créé le prochain Google, grand fantasme de ceux qui dirigent le pays (et qui ne comprenne pas trop la technologie, ou alors suivent mal l’actualité) ou ceux rêvent de passer au 20 heures de David Pujadas. Il y avait pourtant Daily Motion, que Montebourg a quelque peu tué dans sa grande vision du monde. On oublie souvent de citer Ilog, autre belle pépite d’origine Française qui a marqué le monde informatique de son temps (parlez en à IBM). Et il y a aujourd’hui Gandi. Pas besoin de vouloir changer le monde, et de perdre son sens de l’humour, pour ne pas conquérir le monde du numérique. Et même recruter en France, le grand créneau du moment (jetez un coup d’oeil aux offres d’emploi du moment) Alors je dis : Happy Birthday Gandi, vous pouvez ouvrir une bière pour l’occasion !!!
NDLR : mes remerciements à Karim El Mansouri, Senior Hosting Manager chez Gandi, pour son inspiration, et j’espère avoir répondu au challenge.
Si vous voulez gagnez des cadeaux, c’est le moment d’aller faire un tour sur le site des 15 ans de Gandi :
Je pense en particulier de ces manifestants à Oakland ou ailleurs qui se prennent pour de vilains chauffeurs de taxi parisiens, qui se croient tout permis, et abiment le matériel roulant appartenant à autrui : un car transportant des salariés de Google avait été bloqué et endommagé. Mais Google n’est pas n’importe quelle société, « sky is the limit » pour les ingénieurs de Mountain View (et encore, ils nous lancent des ballons dans le ciel maintenant), et tel Attila le Hun, si tu bloques Google sur les routes, et bien il va passer sur l’eau.
Non, vous ne rêvez pas.
Google vient de passer un accord avec une société pour transporter ses salariés sur la Baie de San Francisco par ferry. Une société met donc à disposition des salariés de Google qui le souhaitent des catamarans qui vont de San Francisco jusqu’à Redwood City. À coup de 149 passagers, à raison de deux voyages par jour aller et retour, qui dure environ 47 minutes, pour une période d’essai de 30 jours, fini les bouchons et les voisins ronchons. Il est important de préciser que Google paye les taxes portuaires qui vont bien, ceci afin d’éviter que des riverains ne préparent une quelconque opération « Greenpeace (autre spécialité française qui nous a rendu si populaire dans le monde). On n’a pas encore entendu de plainte de la part des phoques et autres animaux jouissant de la nature locale.
Google ou pas, c’est encore à titre expérimental, il reste à valider le fait que cette activité portuaire supplémentaire (et privée) ne vienne pas perturber l’activité habituelle.
Je profite de cette nouvelle divertissante et rafraîchissante pour m’adresser à ces Messieurs les taxis, à qui je conseille de bien se méfier d’Uber. Ces américains là ont Google comme investisseurs, et Dieu sait ce qu’ils sont prêts à faire pour vous détruire votre business. Par les eaux, par les airs. Partout. Un SuperMontebourg ne suffira pas.
Et de grâce, cessez ces violences qui nous font passer pour des voyous aux yeux de la communauté internationale. Quelle mouche vous a piqué ?!
J’aime profiter de cette accalmie forcée entre deux dates monopolisant significativement certains parties du monde occidental pour faire un peu d’extrapolation… Le monde est fait d’équilibres et de déséquilibres, et la Silicon Valley (et San Francisco) ne font pas exception à la règle…
La pauvreté ne cesse de progresser dans cette bonne ville de San Francisco. Son maire, Edwin Lee, n’a de cesse de clamer sa ville comme la première place de l’innovation dans le monde, et pousse la pauvreté hors de ses quartiers habituels comme Tenderloin, en favorisant fiscalement l’implantation d’entreprises comme Twitter, Square, ceci ne la fait bien entendu pas disparaître. Au contraire, elle apparaît au grand jour dans différents quartiers de la ville et apporte la preuve que, comme partout, à Paris ou ailleurs, les choses ne s’arrangent pas pour beaucoup de gens. Dans la Silicon Valley, il suffit par exemple de traverser l’autoroute 101 en passant de West Palo Alto vers les quartiers Est pour comprendre que même si il y a un boom économique actuellement dans la région, ce n’est pourtaut pas au profit de tous.
Justement, les Googlers (aka les salariés de Google) commencent à faire grincer des dents, sur Okland ou ailleurs, comme si les salariés du géant de la publicité sur Internet n’ayant pas d’autres moyens de se rendre au travail par bus spécialement affrétés devaient avoir à se sentir responsable de la misère qui se développe. On pourrait tout autant accuser les nouveaux petits millionnaires de Facebook ou Twitter en combinaison tong/T-shirt d’acheter des maisons ou appartements comme des petits pains dans la Baie de San Francisco. Ce signe de mécontentement, particulièrement agressif et assez inhabituel, dans une région réputée pour être assez hippie et tranquille, n’est surement que l’expression d’une minorité, et pas uniquement parce que les bus de Google ne reverse pas de subsides aux villes faisant l’objet d’arrêts quotidiens. Trop de selfies sans doute montrant l’exubérance de bonheur des uns, ou trop de bouffies sur Instagram, Facebook et autres comptes sur Twitter. Catherine Bracy, qui travaille pour l’organisation Code For America, a sa propre idée sur le sujet, et c’est plutôt bien dit :
Tim Drapper, issu d’une famille d’investisseurs de père en fils, pense avoir trouvé une solution radicale pour la Californie… la diviser en 6 sous-états…
Dont un état qui s’appellerait… Silicon Valley. Of course.
Sans être un spécialiste en droit constitutionnel américain, après une courte consultation de quelques commentaires, on ne peut éviter de penser qu’il sagit là d’une idée bien saugrenue. Les objectifs annoncés semblent bien maigres, comme par exemple : une meilleure représentation d’élus au Senat, en ratio (presque 40 millions d’habitants, il faut bien dire), un encouragement à une meilleure compétition (des taux de valuation des startups, et ainsi faire baisser la bulle Internet ?!), et un nouveau départ pour chacun de ces états. Ce Monsieur n’a pas fait de commentaires particuliers à l’égard de la répartition de la dette de l’état de Californie qui est d’environ $130 milliards, selon des estimations en septembre dernier. Peut être propose-t-il de contribuer personnellement à son remboursement, il n’a pas souhaité répondre à ma question. Pour les aficionados, vous pourrez lire sa proposition en détail ci -dessous.
Bon, en même temps, ce Monsieur aime pousser la chansonnette avec sa chanson The Riskmaster… sans complexe, sans commentaire :
Ceci étant, quelque semaines avant lui, un certain Srinivasan, co-fondateur d’une startup dans le domaine de la génétique, s’exprimait lui aussi pour une indépendance de la Silicon Valley, afin de créer une société toute dédiée aux technologies dans une région a priori le centre du monde du sujet, et qui continue de souffrir d’une sorte de siège de la part de Washington, New York ou Los Angeles. Ca ne va pas aider en tout cas à stopper cet espèce de Silicon Valley « bashing » bien inhabituel : j’en veux pour preuve la levée de boucliers lancée par un jeune startupers de New York, après son exil forcé dans la Silicon Valley après sa première levée de fonds…
Ca n’avait pas plu du tout, mais depuis quelque temps, l’arrogance supposée de la Silicon Valley semble faire recette par les gossips tels que Business Insider, qui n’hésite pas à faire du rentre-dedans… Faites sonner Montebourg, après nous piquer nos cerveaux (j’entends les ingénieurs français qui ont fait la France, reine de l’Industrie du 19e siècle), ils veulent nous piquer notre désormais très célèbre arrogance… Ces Californiens n’ont peur de rien.
Un peu plus à l’Est… Ils sont fous ces Finlandais : un groupe de chercheurs, d’un nouveau genre, membres de la Nordic Society for Invention for Discovery veulent réussir à faire parler vos toutous et minous (dans la langue de Shakespeare pour commencer) grâce à des capteurs qui vont mesurer l’activité électrique du cerveau de Mirza et Totor par l’intermédiaire d’électrodes placées sur leur crane…
Pas des Californiens, à l’évidence, mais assurément excités de partager leurs découvertes au monde entier, et la Silicon Valley puisqu’ils ont choisi la plateforme de crowd-founding (finance participative) de San Francisco Indigogo pour faire financer leur nouveau produit. Ils l’ont appelé : « No more woof ». Mais pourquoi ???!!! Quand je vois les dégâts causé par le social media et tout ce magma verbal désormais disponible sur Facebook ou Twitter, j’imagine ce que ça pourrait donner avec nos animaux de compagnie, témoins de nos vies futiles… Je vous laisse admirer la page d’accueil de cette fameuse Nordic Society for Invention for Discovery, ça devrait vous aider à comprendre… c’est fumant.
Finissons sur un note joyeuse avec la société de capital risque First Round Capital (basée à New York, pour changer, mais qui investit aussi massivement sur la côte Ouest) qui célèbre une année pleine d’investissements tels que :
– Warby Parker, soit $60 millions dans le e-commerce des lunettes…
– Planet Labs, soit $52 millions avec d’anciens scientifiques de la NASA qui veulent changer la façon dont on accède à l’information… tout un programme (non spatial)
– Knewton, soit $52 millions pour apporter une plateforme de formation en ligne qui soit adaptable à chacun,
– HotelTonight, $45 millions pour réserver sa chambre d’hotel au dernier moment et à prix discounté,
– Ondeck, soit $42 millions pour aider les PME à avoir un meilleur accès au capital,
– Homejoy, soit $38 millions qui veut vous nettoyer votre maison quand vous le souhaitez pour $20 par jour, etc.
De la serie A, B, C, D, du seed comme s’il en pleuvait ! Pour un total de $608 millions au total pour 2013.
Vous connaissez la première raison pourquoi un investisseur va mettre de l’argent dans votre « startup » ? C’est parce que vous, personnellement, avez fait la différence, vous avez su faire passer un message subliminal qui sent bon le retour sur investissement… Après avoir visionné cette vidéo, je vous laisser le soin de méditer si vous voulez qu’un des partenaires de cette société siège au Board de votre entreprise. Bonne méditation.
Mais bon, le bonheur n’a pas d’odeur, c’est surement eux qui doivent avoir raison ! Vive la Silicon Valley ! Comme le dit Catherine Bracy à la conclusion de son intervention, la Silicon Valley est certainement un des endroits où il y a plus de chance de voir l’innovation surgir. Certainement plus qu’en Europe, et surtout en France où l’on peut entendre le Gouvernement trop souvent citer le « patriotisme industriel » (on voit où ça nous mène, pensez quand même à vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre), et clamer que l’innovation n’aille pas trop vite, « il faut faire balancer le progrès et l’innovation avec les capacités des industriels traditionnels »… qui pour certains n’hésitent pas à licencier massivement, faute de solutions. Bullshit, comme ils disent ici.
Au fait, saviez que certains ici, ainsi Peter Thiel, co-fondateur du leader mondial de paiement Paypal qui avait donné un premier financement de $500.000, enviage de repousser les frontières… où l’homme pourrait vivre sur de nouveaux espaces sur mer ?
Des cités flottantes. Appelez moi Jules Verne, s’il vous plaît. Et vivement 2014.
Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide
DIY. Do It Yourself. Mon premier contact avec ce terme remonte à l’époque où je faisais des rapports de veille pour un grand distributeur dans le bricolage à qui on est en train de casser le business à défaut des pieds parce qu’il ouvre ses magasins le dimanche. Mais je m’égare… DIY, dans le monde du bricolage, c’est donner le pouvoir au consommateur de faire tout soi même dans la maison. Dans le monde tout court, c’est donner un chance au individus de se prendre par la main et de créer de ses propres mains un produit, pourquoi pas créer une nouvelle activité. Dans cette catégorie il y a ce que certains appellent ça des « FabLab ». Techshop, c’est plus que ça. Ce n’est pas un effet de mode. Ca a pignon sur rue, à San Francisco. Il n’y a pas de sponsors derrière, juste des gens passionnés par leurs matières (le bois, l’acier, le tissu, le plastic…) qui vont vous aider ou vous apprendre à utiliser le matériel disponible que vous n’avez pas les moyens ou les ressources pour les accueillir.
C’est donc un lieu d’apprentissage : il y a toute sorte de cours disponibles pour travailler les matières, se servir de logiciels complexes, pour faire des prototypes, pour faire de l’électronique, pour se servir d’une imprimante 3D… Il suffit de devenir membre pour un peu moins de $200 par mois pour être en mesure de prendre des cours afin de se lancer ensuite dans sa propre production. Pour pouvoir aller plus vite sur certains types de matériels qui ont leur liste d’attente (une spécialité bien américaine), il faut débourser parfois quelques $ supplémentaires. Il y a 7 locations à ce jour aux États-Unis, et l’atelier de San Francisco notamment présente du sérieux matériel prêt à être utilisé.
Techshop a son lot de « success stories » : la DodoCase, une couverture pour iPad lancé en 2010 conjointement au produit d’Apple qui, selon la légende, a rapporté $1 million de revenus en 90 jours. James McKelvey y aurait conçu les fameux lecteurs de cartes bancaires de Square, l’autre société de Jack Dorsey, un des fondateurs de Twitter. Il y le kayak en mode origami Oru qui a levé $440.000 sur Kickstarter. Il y a aussi certaines grosses entreprises implantées localement comme Levis ou Nike qui viennent s’inspirer des bonnes poussières régénérescentes à San Francisco pour bricoler quelques spécimens qui deviendront les produits de demain.
On peut se mettre à rêver : imaginer des bassins d’emploi en danger avec des tas de main d’oeuvre qualifiés se prendre au jeu de poursuivre dans leur expertise en entrant dans le Techshop spécialement mis en place dans la région, améliorant ses connaissances et se mettant à apprendre un nouveau métier, se mettant à vendre ses produits. Un peu à l’image du Techshop ouvert en 2010 à proximité de l’usine Frod de Detroit, vous savez, la zone sinistrée dont on a beaucoup entendu parler ces dernier temps dans les médias. On commence par Aulnay ? Plutôt que payer des gens à rien faire, redonnons leur confiance dans leurs dix doigts. Pas besoin de lire Makers, le livre de Chris Anderson pour se mettre à bouger les lignes, comme nos hommes politiques le disent si bien (sachant que la seule qui les intéresse, c’est souvent leur ligne de crédit bancaire).
Ca tombe bien, Techshop débarque en Europe, et en France, pour le coup ! Si cela peut contribuer à créer de nouvelles vocations et continuer de pousser le tissu des TPE à travers le pays, ce ne serait qu’une bonne chose pour les courbes du chômage chères à notre bien aimé Président. Il n’est pas encore très clair sur la façon dont Techshop va arriver sur notre territoire, mais mon petit doigt me dit que Grenoble n’y sera pas étranger, et que le nom de Saclay semble être sur le dossier.
Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide
Il n’y a pas que la « tech » dans la vie, est-on tenté de penser par moment, à force de subir cette obsession de la part des entrepreneurs de la Silicon Valley, qui veulent nous changer le monde à tout prix. Et le chocolat, alors ? Ses vertus sont bien connues : le chocolat est anti-stress, bon pour le cholestérol, un excellent antioxydant, bon pendant la grossesse (mais pas que) et diminue la tension artérielle. Et voilà qu’une entreprise s’est décidé, depuis fort longtemps déjà, à utiliser les codes des pratiques des nouvelles technologies pour se mettre à fabriquer du chocolat. Tcho, « New American chocolate ». Et on en redemande en fait, et voici pourquoi…
Si vous avez la chance de pouvoir faire un tour (le grand tour) de l’usine qui se trouve Pier 17 le long d el’Embarcadero à San Francisco, et particulièrement avec l’accompagnement exceptionnel de la Présidente, Madame Jane Metcalfe, qui s’exprime dans un français parfait, vous comprendrez pourquoi et comment il est possible d’élever le chocolat au rang d’un produit de qualité supérieure grâce à des méthodes empruntées aux pratiques de la Silicon Valley.
Tout d’abord, le décor : dans une des chambres secrètes de Tcho, il y a des cartes géographiques du Pérou où l’entreprise travaille avec des collectivités de fermiers choisis pour la qualité de leur fève… et une photo de la maison de Steve Jobs où les premiers Mac ont été assemblés, et une du garage de HP, une autre légende locale. Ensuite, on se rend compte au fur et à mesure que le produit est orienté vers un objectif ultime et élémentaire : la satisfaction du client final. Tout comme Facebook et Twitter choient leur utilisateurs finaux qu’ils veulent retenir à tout prix, Tcho veut que le client revienne.
Il n’y a pas de secret : le soin apporté au process est tout autant minutieux qu’un CTO qui implémente de nouvelles méthodes. Constat incroyable : soumis à un travail harassant, et vendant leur produit aux bas prix réclamés par les multinationales du dé-gout, les fermiers ont oublié de gouter leurs propres produits ! Tcho a fait un veritable travail de R&D sur le terrain avec les coopératives, en les aidant à investir dans du matériel simple à mettre en place, en utilisant des procédés leur facilitant la tâche, en montant des programmes de formation, pour élever la qualité des produits à la source qui vont faire des chocolats Tcho… une expérience haut de gamme. Et ils ont pris goût à leur propre produit, un gage de qualité à la source.
On ne les trouve pas chez Safeway, on ne les trouve pas (ou plus) chez Starbuck, mais chez des distributeurs qualifiés, des endroits spécialisés où l’on vend du bon produit. Sur place, à San Francisco, le matériel a été pensé pour s’adapter aux exigences d’un produit qui ne laisse rien au hasard, tout en s’accordant la possibilité de faire des upgrades, et par exemple aujourd’hui de proposer des produits ayant integré de nouvelles saveurs. Une « chocolate tasting experience » se transforme en festival du goût, où les palais européens retombent sur leurs pâtes de chocolat habituelles.
June Metcalfe et Louis Rossetto ont su recréer la magie qui a fait d’eux les heureux créateurs du magazine Wired, et ils ont su reprendre avec brio le travail des fondateurs qui sont de véritables professionnels du chocolat… et ça marche ! La marque se développe, et la part de chiffre d’affaires réalisé en direct est en train de rendre Tcho maître de son destin, année après année. Petit à petit, le réseau de distribution se développe aux États-Unis, l’Europe viendra bientôt un jour !
Il y a tant à dire et à partager sur ce que l’on peut apprendre sur l’histoire indutrielle de Tcho, si éco-responsable (les fèves sont achetées à leur juste valeur, et même plus), si attachée à la qualité de la collaboration avec les fournisseurs de matières premières que la filière s’en trouve re-valorisée. De la techno bien tournée. Même qu’une application iOS a été développée pour s’assurer que tout tourne bien dans l’usine, à l’image d’un de mes amis, anciens CTO en charge de Farmville, à la grande époque où ce jeu de Zynga sur Facebook passionnait des dizaines de millions de joueurs, qui ne se separait jamais de son iPhone pour s’assurer que les serveurs tournaient bien ronds.
Les chocolats Tcho, « new American Chocolat », bientôt dans votre Bon Marché parisien, amis Parisiens, je vous le souhaite !
Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide
On ne va pas revenir sur le fait que la technologie est un monde concernant essentiellement la gente masculine. Il suffut de se rendre à quelques évènements de geeks, ou de consulter les statistiques de créations de startups, pour se rendre à l’évidence qu’il y a encore quelques progrès à faire pour l’égalité des sexes. Certaines universités comme Carnegie Mellon ont décider de recruter plus de femmes pour leur cursus de science de l’informatique, comme quoi il s’agir de rendre la science un peu plus intelligente pour convaincre ces demoiselles de venir s’essayer aux codes de programmation. Sur le terrain, ce sont des femmes qui ont décidé de consolider les communautés de femmes dans le domaine des technologies, et elles sont quelques unes à avoir pris le leadership sur une entreprise, une startup : Marissa Mayer, CEO d eYahoo!, Sheryl Sandberg, la COO de Facebook, Leah Busque, à la tête de TaskRabbit et ses $37,3 millions de fonds levés, Julia Hartz, co-fondatrice de la société Eventbrite avec son époux, Caterina Fake, la fondatrice de Flickr désormais Business Angel… la liste est en fait très longue.
Il y a d’autres femmes qui ont le sens de la communauté dans la peau, et Shaherose Charania fait partie de cette catégories. Avec deux autres femmes actives dans le domaines des technologies à San Francisco, Shaherose a fondé en 2006 Women 2.0, un groupe qui anime des évènements et des séminaires. L’organisation a obtenu des fonds de la part de la Kaufmann Fundation, qui sponsorise un certain nombre d’organisations « non profit » aux États-Unis dans la technologie et les startups. Il y a même eu une « spin-off » de l’association qui est devenue Founders Labs, avec un focus sur l’industrie du mobile.
Le prochain évènement organisé par l’organisation aura lieu les 14 et 15 novembre prochain, devinez où… Las Vegas. Décidément, il s’en passe des choses à Las Vegas, et pour le coup, vous pourrez être sûr que c’est pour la bonne cause des femmes. Il serait temps que les choses bougent, et pas seulement que dans la technologie ou bien l’hémicycle de l’Assemblée Nationale française. Comme souvent, la Silicon Valley se veut d’être un exemple. Il y aura 14% d’hommes présents lors de cette conférence, selon les statistiques. On y parlera de toutes sortes de disciplines (e-commerce, fashion, imprimantes 3D…), on y pitchera devant des investisseurs, et on aura l’occasion d’aborder des sujets de fond quoique malheureusement inhabituels : « L’impact social amplifié par les technologies (au sens que cela apporte dans la vie de tous les jours) », « Le futur de votre vie sentimentale (sous -entendu, à travers les pixels et les algorithmes) »…
Shaherose Charania est co-fondatrice et CEO de Woman 2.0, et CEO de Founder Labs, un incubateur d’idées pour des applications mobiles.
L’organisation est basée à Hatch Today, 645 Harrison St. Suite 200. San Francisco.
Après une bien triste démonstration via les médias en France d’une image violente et intolérante à l’égard d’une évolution devenue indispensable à une société moderne et actuelle, et l’adoption tout à fait justifiée du mariage pour tous en France par le Président de la République et son Gouvernement, les États-Unis viennent de se réveiller sur ce sujet et le 26 juin dernier, la Cour suprême américaine étend la définition du mariage aux personnes de même sexe en abrogeant le Defense of Marriage Act (DOMA) et en autorisant à nouveau les mariages en Californie.
Cette Gay Pride fut un grand moment d’amour, de joie et de fraternité, et bons sang j’étais vraiment heureux de ressentir cette vague d’humanité et de diversité, de croiser ces sourires rieurs, cette bonne humeur… jusqu’à la page « pub ».
Je croise des Googlers arborant un fier T-shirt « Pride », les Gayglers qu’ils s’appellent. Puis un car d’Electronic Arts, distribuant de jolis T-shirt à leurs employés présents pour la grande parade. La Wells Fargo et son char a moitié bricolé, avec le son à fond. Et puis je tombe sur cet article de Mashable qui nous informe de la présence de Mark Zuckerberg et 700 employés qui vont défiler à leur tour. Oracle, Dropbox, eBay, Twitter, Intel, Yammer… Et beurk. Indigestion de publicité. Ce qui est un grand et beau mouvement populaire devient un grand carnaval publicitaire des boites « tech », présence renforcée, publicité assurée.
C’est beau de soutenir. C’est bien d’être présent. Juste ça. Pas besoin de nous en mettre encore plus, de la pub, on en bouffe à longueur de journée. C’est comme pour Burningman, un festival annuel organisé dans le désert de Black Rock City au Nevada, le dernier endroit chic pour aller networker et s’afficher. Les entreprises tech, dans la Silicon Valley, c’est comme un virus. Ca se propage, partout, tout le temps…
Une petite vidéo pour finir sur les derniers préparatifs du défilé dans les rues perpendiculaires à Market Street où a défilé la fameuse Gay Pride de San Francisco…
C’est toujours un plaisir de perpétuer la tradition des titres LAMENTABLES de ce blog…
Il s’agit en fait du projet de nouvel Apple Store qui vient de faire l’objet d’un certain nombre de remarques de la part du Planning Department de la ville de San Francisco qui va obliger Apple à revoir sa copie…
Il y a déjà 3 Apple Store dans San Francisco (il faut y ajouter ceux de Berkeley et Emeryville de l’autre coté du Bay Bridge), et il y en a donc un quatrième qui devrait voir jour en lieu et place de la boutique Levi’s sur Union Square, à deux blocs de la boutique de Stockon Street. Il semble que la présence physique d’Apple ne cesse d’être une priorité (pour mémoire, une récente chronique sur l’autre projet dans le Stanford Shopping Center), malgré la part de plus en plus importante du e-commerce et des achats sur Internet.
Pour en revenir à Apple et San Francisco, ce nouvel Apple Store, imaginé par une des plus prestigieuse société d’architectes, n’avait pas pensé au problème qu’il y aurait en omettant d’intégrer la fameuse fontaine de l’architecte américano-japonaise Ruth Osawa, une petite merveille architecturale intégrée au Grand Hyatt qui se trouve juste à coté…
Cette fontaine ne figurant pas sur la maquette n’est pas le seul problème : le projet d’Apple respecte ses habituels codes de transparence, avec beaucoup de vitres pour donner une impression d’ouverture, tandis que le Planning Department veut plus de « texture » afin de pouvoir cadrer avec le cadre historique de la place de Union Square. Il se pourrait même qu’une classification éventuelle de la place comme « refuge d’oiseaux urbains » n’autoriserait pas que plus de 10% de la surface de la façade sud soit faite de verre.
Une fontaine, des oiseaux, une grosse pomme. C’est dur la vie d’une société tech à San Francisco…
J’écrivais la semaine passée de l’ouverture d’un nouveau studio de jeux sur mobile par Warner Bros, cette semaine est une nouvelle occasion de se rendre compte de l’invasion du gaming dans la ville célèbre pour ses hippies… et la Silicon Valley toute proche, où se trouvent bon nombres de studis de développement de jeux. La GDC, c’est la Game Developers Conference, un peu l’opposé du salon E3 qui a lieu en juin à Los Angeles, où ceux qui codent prennent la parole, appuyés par les gros « industriels » comme Microsoft, Intel, Facebook, qui viennent faire de l’évangélisme pour leurs propres plateformes.
Microsoft n’est pas venu les mains vides à la GDC : très actif dans le domaine des consoles, il y a un penchant naturel pour parler aux développeurs de jeu, et dans un nombre d’axes très variés :
– la conquête des tablettes,
– le développement d’expérience de deuxième écran avec Xbox Smartglass
– développement de jeux avec Windows Phone
– Utiliser l’In- Application Purchase avec Windows Phone…
Près de 40 mini-conférences en tout !
On vient à la GDC pour se renseigner, écouter les meilleurs spécialistes comme à l’époque des conférences du Web2.0 de Tim O’Reilly qui nous manque un peu, et les cafés et bars en tout genre aux alentours, comme le Savomar sur la photo à Yerba Buena, sont saisis d’assaut pour entamer des discussions de business. Ca sent le business à plein nez, la GDC ! Quoi par exemple ? Les nouvelles solutions de monétisation comme ADColony, Payelp ou FusePowered, de publicité comme Game Advertising Online ou Swrve, des controleurs pour amplifier l’expérience de jeux Android avec Moga, des solutions technologiques comme Havok, tous les secteurs sont couverts, des acteurs nouveaux attaquent le segment du jeu, et ça fait des sollicitations dans tous les sens. Croyez-moi sur parole !
Tous les prétextes sont bons pour « faire du jeu » : ici la chaîne d‘hôtel Radisson qui sponsorise un hackaton afin de solliciter les développeurs présents à la conférence pour proposer de développer en une journée une expérience de jeu à proposer aux clients de leur hotels, sur iPhone ou Android…
Le vainqueur du concours a proposé une application plutôt sympathique, jugez plutôt…
Je continue mon tour de Soma Central, un co-working space qui se trouve au 1 Market Plazza, et de parcourir le panorama des startups qui s’y trouvent, pour un temps. La particularité du bâtiment est de pouvoir y croiser Marc Beniof, l’emblématique CEO de la société Salesforce, dont les quartiers généraux se trouvent dans une partie de cette ensemble immobilier, à deux pas du Ferry Building. A la découverte de l’ecosystème des startups de San Francisco…
Il se passe toujours quelque chose à Soma Central, ça bouge beaucoup… et c’est aussi l’endroit choisi par des ex-startups non locales d’avoir des bureaux, notamment parce qu’il est toujours utile d’avoir quelques ingénieurs expérimentés sur place, et pas nécessairement dans le fin fonds de la Silicon Valley où 2 employés se sentiraient bien seuls !
Ça a été le choix d’Etsy, plus vraiment une startup m’a-t-on dit, basée à New York depuis sa création, et l’occasion de faire un crochet vers la France avec Stéphanie Tramicheck, Country Manager pour Etsy, donc, avec qui je me retrouve à parler depuis mon co-working space… à San Francisco !
Que le monde est petit dans les technologies !
L’Express : Etsy, ce n’est donc plus une startup ?
Stéphanie Tramicheck : Etsy a été créé en 2005 aux Etats-Unis et a toujours connu une croissance exponentielle. Maintenant ce sont 350 personnes qui travaillent chez Etsy, un chiffre d’affaire de $525M en 2011, 19 millions de membres, … donc oui ce n’est plus la taille d’une start-up mais cela reste une start-up dans l’âme. Etsy est par exemple à la pointe en dévelopemment Agile et partage largement avec la communauté tech ses bonnes pratiques sur le sujet.
L’Express : Il n’y a pas que la Silicon Valley pour réussir dans le B2C sur Internet, puisque le siège est a NY, mais Etsy a tout de meme des personnes à San Francisco : c’est indispensable ?
Stéphanie Tramicheck ; Etsy est fier d’être basé à Brooklyn. La ville de New York City comporte beaucoup d’avantages pour les startups technologiques parce que NYC est un hub pour beaucoup d’industries telles que la finance, le fashion… NYC est une vité internationale et comporte des communautés diverses et culturellement très créatives. La raison pour laquelle Etsy a des employés dans la Baie de San Francisco est que nous recherchons à avoir les meilleurs talents possibles un peu partout. La majorité des équipes sont à Brooklyn, mais nous avons des salariés partout à travers le monde (et donc en France aussi !).
L’Express : Qu’est ce qui fait d’Etsy une societe pas comme les autres ?
Stéphanie Tramicheck : Sa culture. Etsy se construit grâce au succès d’individus, nous portons en nous cette différence et le succès de nos vendeurs est la première de nos valeurs. Notre vision est qu’il faut redonner à chacun la capacité à changer l’économie mondiale, les créateurs indépendants amateurs ou professionnels du monde entier peuvent agir pour changer le fonctionnement de l’économie mondiale en rapprochant consommateur et producteur, en redonnant du sens à l’acte d’achat de chacun. Etsy est unique en cela.
L’Express : Comment on voit le Business en Europe chez Etsy, et comment ca va la France ?
Stéphanie Tramicheck : L’international est très important pour Etsy. D’ailleurs Chad Dickerson, notre CEO, l’a rappelé en mai dernier lors de notre dernière levée de fond. L’International représente déjà 30% des transactions hors US. Les particularités de la France et son histoire liée à la création font que la France est un pays important dans le fait-main. La plateformeEtsy s’est lancée en Français en début 2012 et nous observons une très forte croissante.
Merci Stéphanie ! Voilà, à suivre pour découvrir d’autres startups qui ont choisi Soma Central comme fusée de lancement. Et ce n’est pas fini, ça bouge tous les jours ici !