L’actualité High-Tech de la semaine : Crac, Indie Gogo et Coder Dojo « Hoh Oho », Facebook, Ouya et Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où le silence est d’or

Il existe de nombreuses règles en terme de communication d’entreprise lorsque l’on veut atteindre les médias pour l’annonce d’une nouvelle société, d’un nouveau produit, d’une levée de fonds. Pour une startup par exemple, cela peut devenir un parcours du combattant, où il faut user de la patience (et une certaine aptitude au harcèlement), et beaucoup de relationnel… Et puis il y a les nouveaux outils online, comme PRnewswire qui, pour une somme modique (moins de $2.000), vous permet de laisser une trace sur la toile puisque les communiqués de presse publiés sur ce site sont repris parfois par des Yahoo! News et autres. On peut donc commencer à raconter son histoire (la queue de la comète), qui finira bien par être reprise à un moment par le média de vos rêves… En attendant, il y a une question élémentaire à se poser : quand publier ?! Durant un grand évènement (à l’occasion d’une conférence…) ? Dans ce cas, il faut être sûr de son affaire et avoir bien préparé le coup de feu, ou bien cela pourrait finir en pet de mouche  parmi un troupeau d’éléphants en train de barrir (pardonnez moi l’expression, petit clin d’oeil à un entrepreneur Français de San Francisco, Roi des #pigeons, et Prince des métaphores…). Mais surtout, on ne publie rien la veille de Noël, comme cette compagnie de location de véhicule basée à Los Angeles qui diffuse le 24 décembre une espèce de mélange de message de prévention routière et de publi-reportage. Inefficace, probablement.

PRnewswire sur Twitter : @PRnewswire

Mardi :  CodeDojo, le Père Noël digital

 

CoderDojo est une association à but non lucratif fondée en Irlande en juin 2011 par James Whelton et Bill Liao, dont l’objectif est d’apprendre aux jeunes de 7 a 17 ans à coder, développer des sites web, des applications, des jeux, etc. Il existe des centres aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. CoderDojo vient de lancer une campagne de récolte de dons sur IndieGogo, l’autre site de crowd-funding (financement collectif) basé à San Francisco (Kickstarter, son principal concurrent, est basé à New York) pour l’ouverture d’un centre éducatif… à New York. L’objectif est de réunir $7.000, et c’est beau de compter sur le Père Noël (oui, qui vous savez…) pour un oeuvre dédiée aux enfants, finalement. L’enjeu d’un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies, ça commence par l’éducation de ces sciences aux jeunes générations, mais certainement pas, selon mon point de vue, par remplacer le latin par la programmation au collège ou encore au programme des CE2, comme j’ai pu le lire ici et là (j’ai eu un peu de pratique avec eux par le passé…). Il faut arrêter de se regarder le nombril digital, et donc seulement viser à encourager la pratique, car la technologie reste un moyen, et non une finalité, n’en déplaise aux influenceurs-faiseurs de tendance du digital, en France et ailleurs.  A ce propos, le seul CoderDojo Français est basé à Alençon, dans la Sarthe. Vive la province innovante !

CoderDojo sur Twitter : @CoderDojo

Mercredi : Mademoiselle Zuckerberg , l’histoire de l’arroseur arrosé

 


Un « scandale » éclate au grand jour dans l’eco-système de la Silicon Valley : la propre soeur de Mark Zuckerberg, Randi, qui a tout de même passé plus de 6 ans au Marketing chez Facebook, s’est fait prendre au piège de l’absence d’étanchéité entre les réseaux sociaux, qu’aucun Terms of Service ne peut protéger, avec la diffusion d’une photographie qu’elle a prise en famille  (avec son frère Mark of course), postée par elle même sur Facebook et qui s’est retrouvée diffusée sur Twitter. So what : d’abord, si on ne veut pas qu’une photo personnelle soit diffusée sur Internet, et bien on ne la publie pas, c’est plus sûr. Ensuite, avec ces allers/retours incessants sur les paramètres de confidentialité de Facebook, c’est comme réviser le code civil en permanence. Que la propre soeur du fondateur de Facebook soit surprise qu’une amie d’une amie (sur Facebook) puisse avoir accès à une photo qu’elle avait publié (sur Facebook), et bien… c’est l’histoire de l’arroseur arrosé ?! Je trouve d’ailleurs le tweet final de Randi sur cette affaire est à l’image du culot que l’on trouve habituellement chez son frère :  » Digital etiquette : demandez toujours la permission avant de poster des photos publiquement, ce n’est pas une question de paramètre de confidentialité, mais de décence humaine ». Peut être, mais ça sent le « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais », Mademoiselle Zuckerberg. Quand on publie des choses sur Internet, on n’est jamais vraiment sûr de l’utilisation qui peut en être faite. A commencer sur Facebook.

Randi Zuckerberg sur Twitter : @randizuckerberg

Jeudi : Ouya, ou comment mettre de l’Android dans la TV

On revient sur Kickstarter, le site de financement collectif, et l’une de ses plus belles pépites et réussite de collecte avec Ouya, une console de jeux vidéo d’un nouveau genre, créée notamment avec la collaboration d’un fameux designer en la personne d’Yves Behar (que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a quelques mois à l’occasion d’une conférence à San Francisco) et qui a récolté la bagatelle de $8.600.000 auprès de plus de 63.000 contributeurs ! L’idée du produit est simple : pour $99 les gamers achètent une console pour jouer sur sa télévision, où chaque jeu développé sur Android sera disponible via le Ouya store… de l’autre coté, une boîte à hacker par les développeurs Android pour développer toute sorte d’application connectée à une télévision. Les jeux, applications de streaming vidéo ou de musique que l’on pourra télécharger gratuitement feront l’objet de monétisation possible à l’intérieur de ces mêmes applications, afin de rémunérer les développeurs. La nouvelle du jour, c’est que les premières « consoles développeurs » commencent à être livrées… faites chauffer les codes ! Yallah Ouya, Viva la revolución !

Ouya sur Twitter : @playouya

Vendredi : Qui a déja pris un Lyft ?!

Lyft, l’application de co-voiturage sur iOS et Android de la startup de San Francisco Zimride, qui a fait sa réputation avec ses véhicules reconnaissables à leurs moustaches roses, se prépare à atteindre de nouvelles villes aux États-UnisLyft, c’est la possibilité pour les propriétaires de véhicules d’accepter des passagers pour un trajet et de se faire indemniser en retour, pour un tarif qui revient bien moins cher qu’un taxi. Le peer2peer, ou les utilisateurs au service des utilisateurs sans intermédiaires, continuent de se développer, comme Airbnb dans le modèle de la location de meublés, et c’est désormais au lobbying des taxis de subir les assauts des startups Californiennes, avec également Uber dans un autre segment. Lyft a été l’occasion pour Zimride d’accélérer sa croissance avec une campagne marketing assez fun (suite à une levée de fonds de $6 millions en septembre 2011) dans un secteur géographique favorable comme la Baie de San Francisco où le traffic est assez problématique, les allers-retours coûtent de plus en plus chers (péages sur le Bay Bridge et autres, l’essence,…), et surtout où les conducteurs respectent les lignes de carpooling situées à l’extrème gauche réservées aux voitures ayant au moins 2 passagers. Moins cher, et plus vite, voilà les bénéfices pour la personne qui va se transformer en chauffeur de taxi le temps d’un trajet. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a décidément trop de voitures en circulation (vous en pensez quoi, les Parisiens et banlieusards ?!), et il faut souhaiter que ce type de transport se déploient plus encore, grâce à Lyft aux États-Unis (bientôt Los Angeles et Seattle apparemment) et Blablacar en Europe (une startup de Français, forcément avec ce nom, basés à Londres), entre autres…

Lyft sur Twitter : @lyft

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures ! Passez de Joyeuses Fêtes en attendant…

L’actualité High-Tech de la semaine : Sequoia Capital, Twitter, CB Insights, Adobe et Behance, Quora et Ptolémée

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Sequoia Capital lève un  nouveau fond de $700 millions

La Silicon Valley est incroyable… Trimestres après trimestres, la magie continue d’y opérer au niveau des montages de fonds de capital risque, à rendre envieux un bon nombre de VCs spécialistes de startups un peu partout dans le monde.  Les VCs ne fabriquent pas la planche à billet, mais les donneurs d’ordres de ces Messieurs (fonds de pension et autres) continuent de faire des chèques en blanc qui vont venir nourrir le jeu de « qui veut nous faire gagner des millions » à Mountain View, Palo Alto ou San Francisco. Sequoia Capital est un des principaux VC de la Région de la Baie de San Francisco, créé en 1972, dont le siège social est aux Iles Caïmans, avec notamment des bureaux à Menlo Park. Sequoia Capital a investi dans Cisco, Yahoo!, Paypal, Google, Linkedin, Zappos, Eventbrite, Jive Software, et pleins d’autres dont vous n’entendrez jamais parler. Ces $700 nouveaux millions, au doux nom de « Global Growth Fund », vont venir prendre le relais du fructueux « early stage » de la Valley qui s’est créé ces dernières années, avec les Facebook, Zynga, Twitter, etc, qui arrosent de quelques millions les jeunes pousses de la Silicon Valley. Reste à espérer qu’une partie de ses fonds pourront effectivement servir la cause globale de l’écosystème startup. Histoire de ne pas faire trop regretter à bon nombre d’entrepreneurs en devenir de ne pas être né « professionnellement » du coté des réseaux Californiens.

Mardi :  Twitter atteint le chiffre de 200 millions d’utilisateurs actifs

 

Rendez vous compte : il y a à travers le monde 200 millions de personnes qui chaque mois envoient des SMS sur Internet (Twitter, vous l’aurez compris), et on y trouve de tout :  des photos de repas, des phrases d’homme célèbres, des exclusivités mondiales (et nationales) qui explosent au grand jour en moins de 5 secondes, des nouvelles à gogo et beaucoup de « bulshit » (mot anglais pour désigner des paroles qui ne servent à rien). Twitter, c’est Internet dans sa version la plus folle en terme de chiffres : $1,16 milliards en fonds levés à ce jour, $45 millions dépensés en acquisitions, 400 millions de visiteurs du site Internet tous les mois, et j’en passe sur le nombre de tweets à la seconde et le nombre de serveurs pour faire fonctionner tout ça. Twitter, c’est le symbole d’Internet du 21e siècle, capable du pire (la communication poussée à son extrème), et en même un outil devenu un service de bien public, indispensable pour beaucoup (notamment là où l’information ne circule pas). On dit merci ?!

Mercredi : de la perte dans l’écosystème des startups aux États-Unis

 

CB Insights vient de faire un étude sur 4.059 investissements de moins de $1,5 millions (que l’on appelle « seed ») réalisés aux Etats-Unis depuis le 1er trimestre 2009. Le résumé est un constat qui ne surprendra personne (enfin presque) : plus de 1.000 entreprises ayant levé des fonds en « seed » vont mettre la clé sous la porte, et plus $d’1 milliard va disparaître en fumée. On est tenté de sourire à l’évocation de ce chiffre, qui reste toutefois à mettre en balance avec le risque pris, essentiellement par des particuliers, sur des projets qui bien souvent restent des idées sur un bout de papier ou mieux encore quelques morceaux de codes.

Cela doit rappeler :

– aux entrepreneurs à la recherche d’argent pour leurs idées, que de faire sa startup est un parcours du combattant avec peu d’élus à la fin, et qu’il ne faut pas se mentir à soi-même au moment de se retrouver en situation de demander de l’argent aux autres,

– aux investisseurs de mettre de l’argent dans quelque chose dont ils maîtrisent les paramètres, notamment les personnes qui viennent les solliciter, et de réfléchir sérieusement sur l’opportunité d’un placement en bon père de famille face à l’impérieuse nécessité d’un rebond à envisager dans les 18/24 mois qui suivent l’investissement.

Jeudi :  Adobe toujours aussi actif !

On oublie souvent qu’Adobe est un des monstres de la Silicon Valley, avec ses quelques 7.000 employés et plus, presque $6 milliards d’investissements depuis sa création en 1982 (dont Photoshop, Omniture et Macromedia), avec plus près de nous l’achat de la Startup Behance, basée à New York, qui venait de lever $6,5 millions en mai dernier. Adobe, à la recherche d’innovation de pointe dans le software et le digital publishing, vient d’acquérir une plateforme qui sert à découvrir des travaux créatifs mis en ligne par des créateurs en tout genre. Une plateforme pour s’en mettre plein les yeux, qui a su devenir un site incontournable dans le domaine de la créativité avec des chiffres viraux assez intéressants, à en croire le nombre de vues et de « Likes » sur la home page du site web. Toujours curieux des créations de valeurs post-acquisitions, nous laisserons donc quelque temps aux 32 salariés de Behance pour voir ce que startup deviendra… Bonne chance à Clément Faydi, Lead Designer, le Français de l’étape 🙂

Vendredi : Quora et le Roi d’Egypte

 

Quora a toujours été un de mes sites favoris de la Silicon Valley. Quora, c’est le culot de la génération Zuckerberg (un de ses potes, lors de sa période chez Facebook) qui veut changer le monde et qui n’a pas peur des mots pour clamer une vision du monde très… Américaine et qui en fait ne manque pas de talent. Quora, c’est une plateforme d’intelligence collective où l’on trouve de tout sur tout, à savoir des questions et des réponses, en anglais, écrites par les contributeurs et modérées par des volontaires. L’équipe dont Adam Angelo ici en photo a levé $61 millions, dont une partie par le co-fondateur lui-même, suffisamment rare pour le signaler. Ce que l’on y trouve : les derniers chiffres de Twitter, quelles sont les couleurs le plus couramment utilisées par les réseaux sociaux dans leur design, ça fait quoi d’être chauve, que dire si son fiancé demande de se convertir pour se marier, quelle est le plus grand échec de la civilisation occidentale… Adam D’Angelo, à l’occasion de ses voeux d’hiver, a déclaré voir Quora comme la Librairie D’Alexandrie à l’échelle d’Internet… Ce garçon ne manque pas de références culturelles : cela nous ramène à l’époque de Ptolémée, un Roi d’Égypte, en 288 avant notre ère. Puisse Adam ne trouver personne sur sa route pour décider de détruire son oeuvre ! En ce qui me concerne, essayer Quora, c’est l’adopter. A vous de juger !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitter et Instagram, HotelTonight, Dropbox, Paypal, Kleiner Perkins

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  la guerre des images continue avec Twitter et Instagram

Et voilà Twitter qui « s’intagramise » : je veux dire par là  que Twitter vient juste de proposer à ses utilisateurs de mettre des filtres lors prise de photos  accompagnant un tweet, dans la nouvelle version de son application iPhone et Android (grâce au service proposé par la startup New-Yorkaise Aviary). Définitivement, l’utilisation de filtres lors de prises de photos à partager sur les réseaux sociaux initiée par Instagram était une innovation dans ce domaine. Définitivement, le téléchargement de photographies est devenu une activité majeure au sein des réseaux sociaux, les chiffres se multiplient à ce sujet. À l’annonce d’Instagram la semaine passée indiquant que l’intégration au nouveau système de cartes de Twitter était définitivement interrompu (pas vraiment convaincu d’ailleurs de la réponse de Kevin Systrom, patron d’Instagram, à ce sujet à la conférence LeWeb), vient s’ajouter une nouvelle version avec un nouveau design de caméra (et un nouveau filtre, mazette). Il s’agit  notamment entre Twitter et Facebook une véritable course contre la montre aux nouveaux interfaces, aux interconnections (ou pas), et certains pensent que cette nouvelle fonctionnalité proposée par Twitter peut réduire significativement la valeur d’Instagram. Evidemment il s’git d’une discussion qui n’a plus lieu, puisque Instagram a déjà été racheté, et il n’est pas sûr que les utilisateurs changent d’application aussi facilement (ils restent fidèles aux application où leurs photos sont stockées en majorité).

Mardi :  HotelTonight se déploie en Europe… Continentale !

C’est vraiment parti pour HotelTonight en Europe… continentale, avec le lancement de la Belgique, les Pays-Bas… et la France, à travers 2 villes (Paris et Nice). Ah, et au Mexique, aussi. HotelTonight est une application mobile (iOS et Android) qui permet de trouver des chambres d’hotels autour de sa géolocalisation au dernier moment et à des prix réduits. L’équipe a passé quelques mois à préparer la localisation des applications sur ces différents marchés, pour être disponible dans 2 villes seulement en France, pour le moment, et dans 4 langues (français donc, allemand, italien et espagnol). Certainement un signe de prudence sur  un marché online du voyage et de l’hotellerie actuellement en pleine révolution (notamment avec Airbnb sur le marché de la location entre particuliers) où la startup marseillaise VeryLastRoom est déjà présente… Malgré ses 3,7 Millions de téléchargements à ce jour (essentiellement sur le marché US), HotelTonight devra réussir là où des startups de la Silicon Valley comme Yelp n’ont pas encore vraiment réussi : disposer d’un inventaire qui fasse la différence et qui installe l’application comme un « must have »… localement. Une startup comme Airbnb est sur la bonne voie (même si des difficultés peuvent apparaître à tout moment, et j’y reviendrai bientôt), grâce à la qualité du listing qui est disponible sur son site, et aussi du fait de la présence d’une représentation locale qui peut aider à faire la différence sur des aspects  marketings, et de référencement.

Mercredi : Dropbox acquiert la startup Audiogalaxy

 

Alors que de plus en plus de monde commence à savoir ce qu’est Dropbox (une solution de stockage de données online), peu de personnes avaient connaissance de la société Audiogalaxy, que la startup de San Francisco vient d’acquérir. Cette acquisition est un signe intéressant pour les spécialistes, comme dirait Fred Cavazza, car elle montre un signe d’intérêt de la part de Dropbox, un des poids lourd de la Silicon Valley, pour une société ayant comme spécialité le contenu (de la musique), avec une technologie permettant de donner accès à ses fichier (morceaux musicaux, playlists) n’importe où sur Internet. Pas sûr que Dropbox se lance dans la publication de contenu 9et non plus sa gestion), a fortiori dans la musique, mais soit plutôt venu chercher une technologie, voire embaucher une équipe, car c’est une solution généralement utilisée dans la Silicon Valley pour accélérer des phases de développement, là où les équipes techniques n’ont pas forcément les ressources…ou les talents ! On peut tout imaginer, tant la concurrence est forte sur ce segment, et je laisse ces prédictions de fin d’année aux analystes, dont c’est le pain blanc. A noter qu’une version de la version iOS de Dropbox vient de sortir vendredi dernier, à voir de plus près !

Jeudi : Paypal lance MyCash aux États-Unis


Paypal fait feu de tout bois, sous l’impulsion de son Président startuper David Marcus, que vous pouvez voir témoigner à la conférence LeWeb ici, par exemple par l’annonce récente de ces nouvelles « Paypal MyCash Card », des cartes physiques de rechargement de comptes Paypal, disponibles à travers des réseaux physiques dans plus de 30.000 points de ventes aux États-Unis. La volonté de Paypal de s’affirmer comme l’acteur numéro 1 du paiement mobile est indéniable, alors que’en face la concurrence fait des pas en arrière : la société Veriphone a décidé cette semaine d’arrêter une offre concurrente de la startup Square (un lecteur de carte que l’on dispose sur son smartphone) jugée non rentable car « devant être accompagné d’une offre additionelle pour être compétitive ». Paypal a lancé une offre concurrente, Paypal Here, en Mars dernier. Ça bouge dans le monde des paiements, dans la Silicon Valley !

Vendredi : Kleiner Perkins ouvre un bureau supplémentaire en Chine 

Kleiner Perkins, pour être précis Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), un nom qui fait rêver plus d’un entrepreneur de startup, est un des VC les plus représentatifs dans la Silicon Valley, avec presque $1,5 Milliards de fonds levés à ce jour, qui a investi dans Amazon en 1995, Google en 1999, dans Twitter en 2010 et un nombre incroyable de startups. La société vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau de liaison à Tianfu Software Park, à Chengdu dans l’Ouest dans la Chine, et suit ainsi le mouvement de cette Asie conquérente dans le domaine de la technologie, et pourra ainsi accompagner un peu plus sur le terrain ce qui se passe dans l’un des « tech park » les plus important d’Asie. La Chine est vaste, et pour bien la couvrir il faut un présence multiple, et pas seulement être présent à Shanghai ou à Pekin. Bien que la Silicon Valley voit affluer un nombre impressionnant d’entrepreneurs du monde entier, les VCs se déploient eux aussi à l’international, tout comme maintenant certains acteurs de l’investissement early-stage comme Dave McClure qui passe sa vie tel « un Geek on a plane« , à la recherche de la perle rare à travers le monde, et au contact de l’entrepreneurial local.  C’est toujours mieux en tout d’avoir ce type d’actualité plutôt que defrayer la chronique avec une Partner portant plainte pour harcèlement vis à vis d’un supérieur (ici comme partout ailleurs, ça ne vole pas bien haut dans la Silicon Valley…).

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Ashton « Jobs » Kutcher, iOS et Android, Facebook et le Commissariat de Police de Mountain View, Cloudera et Udemy

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Ashton Kutcher, Ange ou acteur ?!

Les deux, mon Capitaine ! Non, ne vous méprenez pas : ce n’est pas Steve Jobs pris en photo en 1981, allez voir sur ce lien, (c’est le vrai à l’époque avec une  photo prise par Tony Korody/Sygma/Corbis)… Non, il s’agit d’Ashton Kutcher, le célèbre acteur Américain, 34 ans, qui sera le Steve Jobs d’un film appelé « Jobs » (dirigé par Joshua Michael Stern) à paraître sur les écrans à l’occasion de la cloture du prochain Festival Sundance 2013 (organisé par Robert Redford). La ressemblance est assez frappante, et il faut avouer que Kutcher n’est pas un inconnu dans le milieu des nouvelles technologies, puisque le fameux @aplusk sur Twitter accumule aussi les $ Millions investis dans des startups comme Airbnb, SocialCam (revenu à Autodesk), Grubwithus, Fab.com, Path, Blekko, Flipboard, Zaarly, etc. Des investissements assez hétéroclites, certainement effectué au gré de ses passages dans la Silicon Valley et favorisé par quelques bonnes âmes qu’il est surement bon de connaître… également une bonne façon d’avoir une publicité avec une star Hollywoodienne à bon prix !

Mardi :  la course aux chiffres entre iOS et Android

Chitika, un réseau de publicité online et d’analyses de données, vient de publier une étude réalisée sur 6 mois en relevant parmi un grand nombre d’impressions publicitaires concernant les connexions provenant d’appareils iOS ou Android. Cet essai eu lieu entre le 27 Mai et le 27 Novembre dernier. Les statistiques montrant le nombre d’appareils vendus et la progressive domination de la plateforme Android par rapport à iOS se succèdent, il n’en reste pas moins que la conclusion de cette étude est sans appel : c’est iOS qui génère le plus de traffic web. Apple tire notamment le bénéfice de sa présence dominante sur le marché des tablettes.

Mercredi : Mountain View Police Department et Facebook

Décidément, les Américains de la Silicon Valley me surprendront toujours, avec leur recherche d’être à la pointe de tout en terme de nouvelles technologies… Cette fois-ci, il s’agit du Commissariat de Police de Mountain View qui a récemment utilisé sa page Facebook pour faire une recherche à témoin suite à plusieurs détournements de fonds($20.000 au total) effectués dans une agence Wells Fargo locale par la même femme qui prenait différentes apparences. Bon, d’accord, Mountain View est la ville du siège de Google, mais tout de même, quelle modernisme ! Le résultat, du pur Facebook : une quarantaine de Like, plus de 250 Share, une cinquantaine de commentaires… qui visiblement ne font pas avancer le schmilblick… Une belle initiative citoyenne toutefois, n’est-ce pas le rôle de la Police d’être proche de sa population ?!

Jeudi : Cloudera, Big Data Platform, et ses $65 nouveaux Millions


Vive le Coud Computing ! On me demande bien souvent quelles sont les tendances dans la Silicon Valley, et il y en a une qui me tente bien souvent à mettre en avant : la big data. Nombreuses sont les entreprises qui détiennent des informations et masse et qui ne savent pas comment les gérer… Bon en même temps, ça consomme visiblement le cash rapidement puisque Cloudera, qui a déjà levé $40 Millions en 11/11, vient de lever cette fois $65 Millions. Il y a eu déjà eu $25 Millions en 10/10, ils vont avoir du mal pour le prochain round en 13/13. Une IPO peut être ?! Cloudera est une société qui co-développe et distribue Apache Hadoop, une plateforme Open Source qui aide à gérer les informations en grande masse  pour bon nombre d’entreprises, parmi les plus importantes. $141 Millions levés au total pour une valorisation de $700 Millions (il est bien rare d’avoir ce type d’informations…). L’année qui vient de s’écouler est placée sous le signe de l’effet « kiss cool » : doublement des revenus, doublement des salariés, doublement des clients, doublement des données. Objectif : soutenir cette croissance. N’empêche, la Silicon Valley semble parfois comme un puit sans fonds…

Vendredi : nouvelle levée de fonds pour Udemy

Une autre belle réussite typiquement Silicon Valley, Udemy, fondé par l’entrepreneur d’origine Turque Eren Bali, vient de lever $12 Millions. Arrivé il n’y a pas si longtemps que cela avec son équipe de développeurs Turques à San Francisco, avec un passé dans la création d’entreprise et une expérience d’ingénieur (of course), Eren Bali ne cesse de progresser depuis 2010. Udemy est une plateforme d’éducation en ligne, qui propose des vidéos de formation sur différentes thématiques, et payant… Secteur en pleine croissance, les sociétés dans ce domaine se multiplie et il semble qu’il y ait encore de le place sur ce marché aux États-Unis (Khan Academy, etc.). Croissance du Chiffre d’Affaires sur un an : +400% !

Amis Européens (et Français), concurrents potentiels, attention, Udemy risque d’arriver rapidement en Europe (un demi-million d’étudiants utilisateurs à travers le monde) !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Path, KakaoTalk, Google, Startup Chile et Fab.com

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Path à la recherche de points de croissance en Asie 

Dave Morin, une des icônes de la Silicon Valley (du fait notamment de son passage chez Facebook), aujourd’hui CEO de Path,et à qui on ne refuse pas un article dans le gossip numéro 1 de la Région, continue donc de faire la une régulièrement et ce malgré un faible rapport Investissement/Audience (soit $41 Millions investis pour environ 3 Millions d’utilisateurs confirmés en Juin). Bien que je trouve cette application communautaire plutôt prometteuse dans son concept, il est clair que Path reste un très mauvais élèves selon l’un des principal critère dans ce que l’on appelle le berceau de l’innovation : l’audience. Bien que la somme levée en Février 2011 soit conséquente, il n’en reste pas moins que  l’application est gratuite, que les revenus doivent être loins pour suffire à couvrir le « burn » mensuel (c’est comme ça que l’on appelle le montant dépensé pour une startup qui a levé des fonds auprès d’investisseurs, tout un symbole). Il se peut qu’il y ait rapidement urgence :

– soit de faire augmenter les revenus significativement, et rapidement, ce qui ne me semble pas être pour demain,

– soit de se préparer d’ores et déjà à une prochaine levée de fonds… et pour cela, il faut des chiffres et une courbe de croissance…

Clairement le Japon est un pays historiquement un gros consommateur de mobile, habitué à utiliser sa caméra intensivement. Le pari Asiatique pour une relance de Path, pour de l’audience et pourquoi pas plus de business, c’est mon analyse. Il est temps que le compteur des chiffres s’affole un peu !

Mardi :  Kakaotalk et la communication sans coûts

Ras-le-bol des factures d’opérateurs de téléphonie mobile toujours trop chères, vive les applications permettant de communiquer gratuitement ! L’avènement des smartphones change les règles petit à petit, années après années. Pour le geeks qui n’ont pas suivi l’actualité, il y a même Orange qui s’en mêle avec Libon (non, pas l’architecte de la Grèce Ancienne, mais une application de voix sur Internet qui coute $2,99 par mois) ! Il y avait Tango (basée à Palo Alto), qui avec ses 75 millions d’utilisateurs a fait une bonne partie du chemin vers le mass market, il y a maintenant Kakaotalk qui semble avoir bien décollé avec 66 millions d’utilisateurs enregistrés, et surtout visiblement avec un revenu significatif (plus de $50 millions venant de jeux sur mobiles à priori), ce qui n’étonnerait personne de la part d’une société Sud Coréenne. Ce qui est intéressant avec Kakaotalk est leur capacité à proposer de nouvelles fonctionnalités, dont la plus récente est de pouvoir autoriser des appels en groupe avec 5 participants au maximum. Bon à savoir, à suivre !

Mercredi : Ca se passe comme ça chez Google

Et oui, ainsi va la vie chez Google, qui avec ses plus de 30.000 employés (hors Motorola) continue de travailler sur ses différentes lignes de produits, et du haut de ses milliards en banques (plus de 40 fin Juin 2012) n’hésite pas également à acquérir de nouvelles startups, à un rythme assez intensif… Ainsi, au titre des améliorations de produits, il y a par exemple la possibilité désormais de modifier des tableurs de Google Drive depuis son application sur iOS ou Android (et oui, on ne dit plus Google Docs…). De l’autre coté, c’est au tour d’IncentiveTargeting de rejoindre la société de Mountain View. Google investit à travers cette opération dans le e-commerce avec cette startup créée en Février 2007 qui permet à la grande distribution de fournir un message marketing spécifique à l’attention des fabricants dans l’industrie alimentaire. L’objectif est de mettre en place des campagnes marketing avec la possibilité d’en mesurer l’impact automatiquement… Deux jours plus tard, c’est au tour des Canadiens de BufferBox de rejoindre Google,  qui elle se positionne dans le secteur de la logistique (un kiosque de livraison self-service et automatisé), créé en Juin 2011, donc nettement plus récente !

Jeudi : Startup Chile, 6ème !


On associe souvent le mot « startup » à la Silicon Valley, mais en fait c’est aujourd’hui devenu un mouvement mondial ! Ce mouvement est favorisé lui même par la présence d’au moins 1/3 d’entrepreneurs venus depuis partout dans le monde pour créer la startup de leur rêve entre San Francisco et San José en Californie. Et donc à travers le monde surgissent aujourd’hui (et depuis quelque temps déjà) des incubateurs qui veulent favoriser l’accès à la création d’entreprise, comme au Chili avec Startup Chile. Et même plus encore : Startup Chile favorise cette globalisation en accueillant des entrepreneurs de tous les pays avec leur sixième Promotion au sein de laquelle 105 startups viennent de 31 différents pays ! L’incubateur investit $40 K en prise de capital, et en contre-partie les fondateurs doivent rester au mois six mois au Chili. Cet incubateur est notamment financé par le Gouvernement Chilien et un eco-système qui a été créé autour d’investisseurs locaux. Il est désormais interdit de ne pas prendre au sérieux des pays comme le Chili en terme de technologie ! Mais surtout, la France devrait bien s’inspirer de cette initiative. Il sera peut être même bientôt indispensable de le faire, avec la fuite de jeunes talents qui ont du mal à trouver chaussures à leurs pieds, pas tant pour des raisons de fiscalité mais pour l’ensemble de l’écosystème qui n’est pas à la hauteur (salaires, capital risque, …). Garder les talents, attirer les talents, ouvrir les frontières de l’entrepreneuriat et de la créativité. « It’s time, Baby! ». More than time.

Vendredi : Fab.com et les ventes sur mobiles

Il y a actuellement quelques discussions entre des investisseurs de startups aux États-Unis sur le potentiel d’Internet dans le secteur des consommateurs, comme Dave McClure, qui dirige l’incubateur 500Startups à Mountain View, qui lui considère qu’il y a encore des belles promesses de développement. Et pendant que tout le monde passe son temps à discuter, l’e-commerce continue de progresser et on peut constater que des startups comme Fab.com, créée en Décembre 2009 et basée à New York, se sont fait une place dans la vente online d’articles design. A l’occasion de la gigantesque semaine de discount incluant le fameux Black Friday, cette période de solde a également eu de belles performances sur Internet où Fab.com a réalisé un chiffre d’affaires de $6,5 Millions dont 1/3 des ventes ont été faites sur un mobile (smartphone, tablette…), ce qui est tout simplement phénoménal ! De l’autre coté de l’Atlantique, une société comme One Kings Lane, qui vend des articles pour la maison, commence à faire un montant de ventes qui commence à forcer le respect… Le commerce online ne se limite pas à eBay ou Amazon, et des niches sont surement encore à explorer…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !