L’actualité High-tech du jour : Amazon, Microsoft, Google

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

On n’arrête pas de nous casser les oreilles avec cette bulle Internet, et toutes ces valorisations d’Unicornes à plus du milliard de dollar. De la fin de cycle de 7ans qui va arriver, comme on attend le prochain grand tremblement de terre ici à San Francisco ? Soit. Mais ça donne quoi, une pouliche du NASDAQ ? Au pire, un bourrin ? C’est justement les annonces des clotures trimestrielles des grands de la tech de ce monde. alors allons voir ce qu’il en advient…

Amazon

Amazon, pour commencer : sa valorisation est arrêtée ce jour à $182 milliards. Amazon a fait un chiffre d’affaires net de $22,7 milliards ($19,7 milliards en 2014), avec un résultat opérationnel de $255 millions ($146 millions en 2014). Malheureusement, le compte d’exploitation ne s’arrête pas à ce niveau de rentabilité et c’est au final une perte nette de $57 millions ($108 millions en 2014). L’international représente 35% des ventes nettes, et Amazon Web Services presque 7% du total, et non plus 5% en 2014. Ça progresse ! La partie « Services » représente 25% du chiffre d’affaires.

Mon oeil d’ancien Directeur Financier pas trop encore rouillé aura remarqué un glissement de $4 milliards et quelques dans la trésorerie, équivalent comme par magie à la diminutions de la balance fournisseurs : Jeff Bezos aurait-il enfin décidé de payer ses factures ?! La sanction : $389,99, stable à +0,05%.

Microsoft

Au tour de Microsoft : ce qu’il faut savoir pour commencer, c’est que Microsoft ne boucle pas son premier trimestre, mais le troisième. En effet, les entreprises ne calent pas forcément l’exercice comptable de leur entreprise sur l’exercice civil. Ça a pour principale vertu de troubler l’adversaire. Sa valorisation est arrêtée ce jour à $353 milliards, mais l’action ne vaut elle que $43,34  en cours de cloture. La différence viendrait elle du nombre d’actions ?! Microsoft a fait un chiffre d’affaires net de $21,7 milliards, tout juste un milliard en moins par rapport à Amazon (mais mieux que prévu dans le budget, ce qui est toujours une bonne nouvelle pour les marchés financiers). Microsoft étant une entreprise commerciale affiche avec fierté une marge brute de 67%, avec un résultat opérationnel de $6.6 milliards, et un résultat net de $5 milliards. Prends en de la graine, Amazon. Le « Commercial Licensing », c’est à dire essentiellement la partie B2B (Windows Server et Office for Business) représente presque 50% du chiffre d’affaires. Les comptes clients ont plongé de $7 milliards, mais je ne me suis pas décidé à plonger une nouvelle fois dans les normes US GAAP pour retrouver les écritures comptables qui vont bien.

Google

Enfin Google : le CFO a beau s’appeler Patrick Pichette, il est inutile de sortir le drapeau tricolore, car le chef des comptes de Google est en fait Canadien. Enfin il était, j’imagine qu’il est devenu Américain depuis. La valorisation de Google est arrêtée ce jour à $374 milliards. Google a fait un chiffre d’affaires net de $17,3 milliards ($15,4 milliards en 2014), avec un résultat opérationnel de $4,5 milliards ($4,1 milliards en 2014, il y a de la perte de rentabilité dans cette belle machine, on passe de 26,7 à 25,6%). Le résultat net, c’est $4,5 milliards, tout simplement. Les revenus publicitaires représentent 90% du chiffre d’affaires total de Google. Ce n’est pas comme ça que les business model foireux de bon nombre de startups vont s’arrêter, la publicité est là, toujours bien là, encore bien là.

Le chiffres que je préfère, chez Google, c’est son cash : $65,4 milliards. C’est $6 milliards de plus qu’il y a un an. Microsoft, c’est $7,4 milliards. Amazon, $10,2 milliards.

Google

Jeudi 23 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : DNANexus

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DNANexus

Le hasard de l’actualité va me permettre d’évoquer une société dont j’ai parlé déjà en Janvier 2014, DNANexus, qui avait à l’époque annoncé une levée de fonds de $15 millions. Tout en parlant, pour le deuxième jour de suite, de génétique. Il s’agit une nouvelle fois, après Color Genomics (voir l’article paru hier), de DNAnexus. La startup, basée à Mountain View, a pour objet est de sauvegarder votre séquençage d’ADN afin de proposer des services spécifiques d’analyse et de reporting pour le traitement des pathologies, le tout en permettant de partager toutes ces données. Il est donc là non pas question de pipette, mais de traitement de données collaboratives dans le cloud, pour une startup qui semble abonnée aux levées de $15 millions puisqu’après cette levée de Janvier 2014, précédée par une Serie A en Octobre 2011 pour ce même montant, voilà donc $46 millions assemblés depuis la création de la startup en 2009.

Google Ventures, en bon voisin a Mountain View, avait fait partie des deux tours précédents, mais cette fois c’est une entreprise inscrite aux Îles Caïmans ayant ses bureaux en Chine (ainsi qu’aux États-Unis et en Islande, drôle de mélange), si j’ai bien tout suivi, qui vient de remplir le pot aux fraises. C’est en fait un accord industriel qui a été donc conclu avec une entreprise dont la plateforme est utilisée par bon nombre d’outils industriels dans le domaine pharmaceutique, de la biotechnologie et du médical, Wuxi Pharma Tech, et plus spécifiquement sa filiale Wuxi NextCode, qui propose un des systèmes les plus sophistiqués en matière d’usage des séquences de données pour proposer de meilleurs diagnostics et mieux traiter les pathologies.

WuXi PharmaTech

Il s’agit dans le cas présent d’un investissement stratégique qui va permettre en fait de développer un partenariat avec une société Californienne  rompue aux problématiques du cloud qui doit certainement être le chaînon manquant pour Wuxi NextCode, et ainsi accélérer ces problématiques de traitement des séquences de diagnostic. Ceci étant, en même temps, c’est une autre chaîne d’informations qui sera ainsi disponible, quelque part sur Internet, peut être la votre, respectant au passage les régulations en cours en Chine, ce qui me laisse plutôt sceptique à lire. Comparativement, le coup de fil à votre belle-mère, votre adresse email personnelle, ou encore la photo de la dernière pizza au poivron que vous avez prise sur Instagram semblent bien peu de choses. Vouloir se protéger du terrorisme sans pour autant sacrifier la confidentialité de ses informations personnelles, ce sont des belles théories. Mais parfois, à trop lire ce qui se passe dans le domaine de la santé et des technologies, on se dit que les vrais débats sont ailleurs.

Désolé, mais autant le débat sur la nouvelle loi de renseignement a tendance à m’ennuyer (et je suis pourtant conscient des enjeux), autant je ne peux m’empêcher d’avoir les idées mal placées sur ce sujet de données extra-personnelles sur sa santé, tant ça semble à la fois abstrait et… c’est en ce moment que ça se passe. Protégez vos données, mais surtout gardez votre salive près de vous. Une petite vidéo pour justement éviter de saliver :

Vous noterez cette propension de ces sociétés de traitement du génome à utiliser les même codes de couleur… big brother ?!

Wuxi NestCode

Color Genomics23andme

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 22 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : Color Genomics

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Color Genomics

Il y a une vie après Google ou Twitter… Après avoir appris les bonnes leçons de comment se dirige une « worldwide company », des bouts de codes dans une grande chaine humaine qui cherchent à changer le monde au pire, accumuler des profits au mieux, ces brillants ingénieurs de la Silicon Valley rêvent souvent d’autre chose…

Le hasard fait souvent drôlement les choses, j’ai eu l’occasion de rencontrer les 2 co-fondateurs de Color Genomics il y a 5 ans. D’abord, Othman Laraki, au cours d’un entretien qui s’était déroulé… en Français avec ce superbe profile (MS Computer Science à Stanford, MBA en Financial Engineering au MIT, Microsoft, Google, Twitter…) en 2010, alors VP Product Management chez Twitter. Elad Gil, dont le parcours n’a pas à rougir, était lui aussi chez Twitter, et désormais tous deux dirigent cette startup Color Genomics, qui vient de lever $15 millions.

On se dit que l’argent est bien gagné par ce type de startup qui cherche à faire avancer les méthodes préventives en démocratisant l’accès aux tests génétiques, notamment pour prévenir le cancer du sein, ou le cancer des ovaires, qui doivent être détectés au plus vite si par malheur ils viennent à être diagnostiqués. Cette course contre la montre est donc une course pour la vie. Le prix de ce type de test passe d’environ entre $1,500 et $4,000 à $249 avec Color Genomics. Sur le  modèle de 23andme, autre société spécialisée dans la recherche autour du génome humain, le « pit kit », littéralement le kit à salive, est reçu chez soi, et c’est ensuite 19 gènes qui sont analysés.

Color Genomics

En permettant d’automatiser chaque étape d’un process qui avait sans doute besoin de s’informatiser quelque peu, tout en respectant les standards fixés par les autorités de tutelle, des startups comme Color Genomics arrivent à des résultats aussi fiables mais plus performants en terme de process. Il n’est pas étonnant à ce titre que Max Levchin, ancien co-fondateur technique de Paypal et grand fan des théories sur l’optimisation des traitements de données, figurent parmi les investisseurs, aux cotés de l’épouse de Steve Jobs, Khosla Ventures et quelques célèbres CEO de la Silicon Valley (Jerry Yang, Eventbrite, et les inséparables Box et Dropbox). C’est assez étonnant de constater que ce domaine de la santé où la recherche est un facteur déterminant vienne lui aussi se faire bousculer par cette écosystème des startups : avoir été touché dans sa famille par le cancer crée naturellement des vocations, et c’est admirable de venir contribuer.

Color Genomics

En addition, le programme appelé « Every Program Woman » lancé par Color Genomics aide les femmes ne pouvant avoir accès à ce kit en collaboration avec certains centres de traitement du cancer par l’appel aux dons. Giving back…

Suivre Color Genomics sur Twitter : @ColorGenomics

Mardi 21 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : Twitter en Espagne

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Twitter est en train de se faire vampiriser par la Galaxie Facebook : en plafonnant en un peu moins de 300 millions d’utilisateurs actifs, Twitter est naturellement bien loin du nombre d’utilisateurs actifs de Facebook (1,4 milliards), de Messenger  (600 millions) ou encore de WhatsApp (désormais 800 millions). Les chiffres sont tombés, et c’est la confirmation qu’il y a aujourd’hui un souci de plafonnement avec la croissance de la base d’utilisateurs de Twitter, avec une toute autre forme de communication il faut le dire… La croissance de messenger ou de WhatsApp est en phase avec la croissance généralisée des applications de messagerie à travers le monde (chaque partie de cette planète ayant ses préférences, parfois nationales comme en Chine avec WeChat, Line au Japon), celle de Facebook équivalente à la croissance du nombrilisme ambiant, relayé par cette magnifique machine de propagande qu’est Internet.org.

Twitter

Malin, Twitter vient de réactiver la possibilité d’envoyer un message direct à toutes personnes acceptant de rendre cette option possible, ce qui devrait augmenter le volume de messages susceptibles d’être envoyés sur la plateforme, bien que ce soit plutôt perçu comme un comportement « agressif », le concept de suivre quelqu’un pour qu’il puisse vous joindre directement soit largement acquis désormais. Il est même possible d’envoyer des messages directs à plusieurs personnes en même temps.

Malgré tout, Twitter n’a pas fini de nous raconter des histoires qui nous plaisent et nous touchent, comme pour cette belle ville de Jun, commune de 3.500 habitants située dans la province de Grenade, dans le Sud de l’Espagne.

Jose Antonio Rodriguez

L’histoire était déjà sortie en 2013, où l’on peut voir le Maire de cette ville, Jose Antonio Rodriguez, utiliser Twitter depuis quelques années pour être au service de ses habitants, tout en ayant enrôlé les services publics à faire de même, comme la police municipale avec l’indicateur Twitter @PoliciaJun figurant en bonne place sur les véhicules et les uniformes. Chaque conseiller municipal a un compte Twitter, et les habitants sont encouragés à jouer avec ce système pour signaler par exemple un lampadaire qui ne fonctionne plus qui sera remplacé deux tweets plus loin. Il y a un responsable pour chaque catégorie de problème. La responsabilité des élus est de se mettre au service de la commune, d’agir et de rendre des comptes : c’est très réconfortant de voir des responsables politiques tenir leurs engagements en mode direct, et ça méritait s’être signalé. Car malheureusement trop rare. J’attends de voir un Balkany faire de même, ça pourrait lui tenir compagnie des des moments de solitude à venir par exemple.

Et en plus, regardez comme c’est beau, un logo Twitter sur une des bâtisses de la ville lors d’un évènement organisé dans la ville en 2013 sur le sujet de « La ville et Twitter).

 

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Lundi 2o avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : y a des hauts, y a des bas

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Les carrières et les fortunes dans la Silicon Valley ont des hauts et des bas… En ce vendredi 17 avril, 4 portraits, 4 destins…

Y a des hauts… Ted Ullyot rentre chez Andreessen Horowitz

Ted Ullyot

Inutile de le chercher sur Linkedin, sa place est plutôt sur Wikipedia. Petite fierté tricolore, Ted Ullyot  est passé par L’IEP en 1990-1991 (l’Institut d’Etudes Politiques). Il a notamment collaboré à la Cour Suprême, travaillé chez America Online, puis AOL Time Warner, à la Maison Blanche au service de George Bush. Chemin tout tracé pour finir chez Facebook en 2008, à l’époque où il n’y a que 100 millions d’utilisateurs, et va accompagner le réseau social dans les problématiques de confidentialité du fait de sa croissance en nombre d’utilisateurs, et mettre son grain de sel dans le procès contre les jumeaux Winklevoss, ou encore Yahoo! pour des histoires de brevets, entre autres choses. Il va désormais rejoindre  Andreessen Horowitz, la startup des Vcs de Menlo Park pour mettre son expérience au service de leur portefeuille de startups qui devront affronter bien des dangers dans le domaine légal ou de politique publique.

Y a des bas… Joe Fernandez quitte son poste de CEO chez Klout

Joe Fernandez

J’avoue n’avoir jamais vraiment compris où voulait en venir Klout avec son baromètre de réputation, et cela m’est arrivé souvent d’en parler… les réseaux sociaux sont suffisamment remplis par instant de stupidités et de prétentieux, inutile d’en rajouter. Lithium a tout de même rachetée la bête à une époque où elle était valorisée $164 millions, avec $40 millions précédemment levés. Joe a beau jeter des lasers rouges avec ses yeux sur son compte Twitter, ce ne sont pas les quelques perks qui peuvent m’être proposés par Klout tous les 36 du mois qui me feront changer d’avis que ce rachat n’a pas changé la vie de Lithium. Joe est parti voguer vers d’autres startups, je me dis qu’il descendra bien un jour de son arbre de Los Angeles pour venir re-taquiner quelques goujons VCs de la Silicon Valley.

Y a des hauts… Scott Forstal et ses 11% de Snapchat

Scott Forstall

Les hacks ont parfois du bon… Les fuites d’emails de dirigeants de Sony, publiés par Wikileaks, ont permis de découvrir le fait qu’un ancien haut responsable d’Apple détenait 11% de Snapchat. Scott Forstall a travaillé avec Steve Jobs et son Next, qui sera racheté par Apple en 1997, qu’il ne quittera en 2013 que pour des raisons que la rumeur accorde à l’impossibilité de collaborer avec d’autres importants cadre de la société, Tim Cook étant forcé d’arbitrer sur ce sujet. Il aura entre temps travaillé sur Safari, iOS, Mac OS X. Pas mal. Forcément, 11% est absolument exceptionnel, pour un homme qui aura vu passer pas mal de choses dans une entreprise assez exceptionnelle, à en juger par ses chiffres. Et c’est potentiellement $16,5 millions qu’il a en poche, à en juger la valorisation en cours de Snapchat. Not bad, il peut sourire le Monsieur.

Y a des bas… Andy Chen quite Tidal

Andy Chen

Bon Dieu que Tidal a pu faire du bruit ces derniers temps, suite au lancement digne d’un anniversaire de mariage au Club Med, avec ces amis starlettes. J’en ai parlé ici. La tempête a donc suivi, parce que naturellement, les veilleurs de technologie en retard d’un train comme souvent ont découvert ce service et n’ont pas compris ce qui se passait, ont donc commencé à brailler sur Twitter. C’est vrai que payer $20 pour un service qui coûte deux fois moins cher sur Spotify, il fallait se lever tôt ! Andy Chen a donc quitté Tidal tout récemment, mais je pense que ce cadre supérieur au profil sur Linkedin aussi long qu’une succession de médailles sur le plastron d’un Général de l’Armée Rouge en retraite ne devrait pas avoir trop de problèmes à se trouver son prochain job.

Vendredi 17 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : du pognon partout !

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Il y a des jours comme cela où il faut regarder la vérité en face : la situation actuelle économique de cet écosystème de startups, alors que les grandes nations multiplient les déficits, les croissance à zéro chiffre, et les promesse d’un cycle du marché de l’emploi en reprise, laisse rêveur. Je vais être franc : je connais plein de Nostradamus me disant en ce moment que nous arrivons en bout de cycle (7 ans se sont passés depuis 2008, la dernière crise, l’année même où je suis venu m’installer ici à San Francisco, le fou que j’étais). Si on les crois, cela donne l’impression que les VCs distribuent les bonbons en ce moment, avant que les poupins serial entrepreneurs passent chez le dentiste pour cause de récession.

Jugez plutôt, accrochez votre ceinture…

Etsy, la société de e-commerce basée à New-York qui vend en ligne des objets faits mains ou bien « vintage », vient d’entrer en bourse au prix de $16, a passé la barre des $30, et vient de lever $500 nouveaux millions pour une valorisation de $3,5 milliards. La société DJI, qui vend des drones depuis 2006, basée à Shenzhen, en Chine est en discussion pour une levée de fonds pour une valorisation de $10 milliards. Pour obtenir quel montant ? On verra ça après, entendons nous sur les milliards dans 10 ans d’abord… La startup New-Yorkaise Spring, une application mobile qui permet de faire du shopping sur votre smartphone, vient de lever $25 millions. La startup de San Francisco Vlocity, qui développe une plateforme utilisant Salesforce pour mettre en place des solutions de cloud clés en main des entreprises du secteurs public, de la santé, des assurances, etc., vient de lever $42.8 millions (via Salesforce bien sur, et Accenture). Cette autre startup Californienne Acorns permet de faire des investissements dans des sociétés depuis son smartphone et c’est $23 millions qui viennent de tomber. Ola est Indienne, où elle vous permet de trouver un taxi dans 90 villes d’Inde, est c’est $400 millions avec quelques investisseurs de Californie ou de Honk Kong qui sont levés pour une valorisation de $3 milliards a priori.

Pause.

Slack de San Francisco, créée en janvier 2013 et qui a, déjà, selon la rumeur public, 200.000 utilisateurs payants et les faveurs des geeks pour une application de messagerie, lève $160 millions pour une valorisation de $2.8 milliards. Appirio, toujours de San Francisco, qui pousse des bouzins dans le cloud chez Salesforce ou encore Google (d’ailleurs, rien que le nom me file le mal de tête), lève $35 millions, et ça fait $112 millions au total pour cette petite bête. Tray, San Franciscain mais petit joueur, qui aide à construire des interfaces entre site de Saas (logiciel en tant que services en bon Français), c’est seulement $2 millions. Va falloir faire mieux la prochaine fois mon petit. Une autre société Indienne, de Mumbai, LocalOye qui va gratter la meta-data pour vous trouver les lieux de votre convenance grâce à leur application mobile, lève $5 millions dans la Silicon Valley. La Berlinoise Number26, qui veut révolutionner le monde bancaire avec un téléphone, lève $10.6 millions histoire de montrer que l’Allemagne ne s’endort pas sur ses lauriers… soutenu par sa voisine EyeM, un autre service sur mobile qui se veut une place de marché  pour plus de créativité dans vos photographies, qui elle lève $18 millions notamment du coté de NewYork.

Finissons à San Francisco : Navdy, les rois du HUD (Head-Up Display) vous permet d’utiliser vos applications mobiles tout en conduisant tout en gardant l’oeil sur la route (c’est possible ?!). Ah oui, il faut payer d’avance $319. San avoir essayer. Et ça lève $20 millions.

Vous avez fait le total ? Non, ça vous a donné le tournis ?! En tout cas désolé pour ce post de fainéant, mais cette journée du jeudi 16 avril 2015 m’a fasciné.

Eh, les gars, on bosse pour créer des emplois ou pour lever du blé ? À mon avis, il faut croire que si on cherche un travail, c’est dans ces petits pépites qu’il faut aller chercher. Le Gouvernement, créateur d’emplois ?! Que nenni, le roi pour te trouver un job, c’est ce petit gang du serial entrepreneur et ses bons VCs. Qu’on se le dise, c’est là où est le pognon.

Jeudi 16 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : NEA

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NEA

Ce sont 3 lettres qui viennent de marquer la journée de ceux qui s’intéressent au monde des startups : NEANEA comme New Enterprise Associates. Le nom d’une société de capital risque, créée en 1977. Basée à Sand Hill Road, la voie lactée des « capitaux-risqueurs » de la Silicon Valley à Menlo Park, c’est à son palmarès une longue liste d’entreprises qui ont patienté dans les salles d’attente pour connaître le salut de la levée de fonds. 1977, c’est un peu la préhistoire de l’histoire du capital risque, et la période où Sequoia ou encore Kleiner Perkins, bien plus connus aujourd’hui, seront créés.

Je me souviens encore de l’impact de l’annonce de cette autre société appelée Andreessen Horowitz (du nom des 2 fondateurs dont l’un a quand même inventé Netscape), et de ce fonds de capital risque érigé en mode startup (créé en 2009 seulement) qui annonçait avoir levé un fond de $1,5 milliard ! Cela me paraissait assez ahurissant de convaincre des personnes à rassembler une somme pareille, pour déverser des dizaines de millions dans des micro-entreprises. Ils l’ont fait et sont aujourd’hui à la tête de $4 milliards pour changer le monde, fantasme de ces entrepreneurs d’Internet du 21e siècle. Cela marche tellement bien que la société CBInsights qui fait de la veille sur le capital risque a imaginé un club d’un nouveau genre : « The Billion-Dollar Valuation Club ». Je vous laissez le soin d’analyser le tableau ci-dessous, qui donne une idée du nombre de sociétés faisant partie de ce clan (le ratio indiqué est le rapport des valorisations  au montant du capital de ces sociétés).

CBInsights

Mais ceci n’est rien.

Nos amis de NEA viennent de lever un fond de $3,1 milliards. Ce qui va faire de ce VC un gestionnaire d’un total global de $17 milliards au total, avec des investissements qui nous renvoient dans l’histoire de cette Silicon Valley depuis les années 80. Parce que ces petite bébêtes, les startup, elles sont dures à suivre. Il faut les prendre au berceau, de plus en plus jeunes, et être prêt à sur-enchérir à tout moment, car après les Twitter, les Facebook, et autres, y a bon gagner des sous lors des introductions en bourse, ou lors des rachats qui sont des opportunités permanentes pour les géants du web qui veulent continuer à grossir comme des gloutons. Et aussi, cela met plus de temps qu’avant d’arriver à la maturité du fruit de la startup, donc il faut pouvoir approvisionner régulièrement, continuer à arroser la petite plante. Facebook a mis 8 ans à arriver en bourse. Enfin, ce sont pas charters entiers qu’ils arrivent, ces serial entrepreneur à capuche, qui viennent grossir les rangs des gens qui veulent changer le monde dans cette Silicon Valley.  » Tout le monde peut devenir entrepreneur » : derrière la bêtise ultime de ce slogan, ils sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance et convaincre des investisseurs de réaliser leur « vision ».

Avec ces 3 milliards, NEA a de quoi voir venir. Qu’y-z-y viennent.

Copyright Micha Schlafer, Ukraine
Copyright Micha Schlafer, Ukraine

Mercredi 15 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : Foursquare

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Foursquare

Non, Foursquare n’est pas mort. Cela fait un bail que je parle de la startup New-Yorkaise dans ces colonnes, et tout le monde sait que Dennis Crowley, le fondateur,  s’est éloigné de la Silicon Valley pour y retourner et se venger, suite à des mésaventures dans des expériences entrepreneuriales précédentes. Mais tout de même, quelle persévérance !

Parce qu’il faut bien le reconnaitre : qui aujourd’hui continue de se servir de Foursquare, à part quelques nerds ici et là ? À qui ça sert donc, de savoir que tu fais un check-in, ici ou là ? C’est le selfie du tweet, avec beaucoup moins de succès, c’est clair. Foursquare a tenté la diversion récemment en transformant son application mobile en « Swarm« . Pas folle, la guêpe. Nouveau coup de pub, deux applications à gérer qui se renvoient la balle de la viralité. Foursquare est devenue la startup dont il faut utiliser les APIs, c’est à dire les lignes de codes donnant accès à certaines informations de leur base de données, et avoir ainsi accès à des milliers de POI (« point of interest »), points de géolocalisation qui peuvent être exploités par des applications tierces.

Foursquare

Foursquare a reçu un peu d’oxygène de la part de Microsoft en Février 2014 ($15 millions). Crowley, qui a toujours été malin à l’idée de solliciter les médias, sait faire parler de lui dans la presse people et tech de la Silicon Valley, qui veut nous donner l’impression qu’il se passe toujours quelque chose du coté de Foursquare. Parce que Foursquare, c’est cool. Ça me fait penser à la série des Martine : « Foursquare crée le checkin dans le monde entier ». « Foursquare crée le checkin dans ta salle de bain ». « Foursquare dans la Silicon Valley ». »Foursquare et la liste des top 20 restaurants à New York ». Etc.

Le dernier coup de pub, c’est l’annonce de sa plateforme de publicité Pinpoint qui va notamment exploiter cet historique des points de géolocalisation. Probablement sous-traitée, cette opération est censée montrer la vision de l’entreprise, son maintien d’activité, alors qu’il semble qu’il y ait une grosse rumeur de rachat par Yahoo!, ce qui doit être le cas depuis des mois. Avec $162 millions d’investissements déjà engloutis, ça va faire travailler pas mal d’analystes pour définir le juste prix !

Car forcément ,Foursquare a perdu la bataille du consommateur. Foursquare, malgré tous les articles de MG Siegler sur Techcrunch en son temps (j’ai toujours trouvé ça suspect, cette proximité de l’époque de certains blogueurs avec quelques startups, dont Foursquare), et les blog-posts appuyés d’un de ses investisseurs, le visionnaire Fred Wilson (rien à voir avec les raquettes de tennis), Dennis Crowley a surtout convaincu dans sa vision de la gamification des investisseurs, et la dernière qui sera peut être par Marissa Mayer : c’est sans doute sa dernière chance.

On ne se lance pas comme ça dans le monde de la publicité, qui va sans doute réclamer au moins 6 mois pour arriver à un niveau d’activité satisfaisant, en convaincant les différents annonceurs potentiels. Avoir Fedex et AT&T dans sa pipeline de clients est certes une bonne chose, mais développer ce type d’activité sur une plateforme que je ne crois pas en croissance d’utilisateurs, proposer de créer des segments utilisant des données comportementales avec les historiques de données de géolocalisation ne devraient pas vraiment suffire.

Good luck Pinpoint! Dennis Crowley, fais nous rêver !!!

Pinpoint

Mardi 14 avril 2015

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L’actualité High-tech du jour : Twitter

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Twitter

Malgré ce rendez-vous manqué dans les locaux de San Francisco de Twitter en Novembre 2007, j’ai une sorte d’affection pour ce réseau social depuis mon inscription en mars 2007 pour ce réseau social qui a absolument changé la façon dont on communique aujourd’hui. Linkedin a changé la façon dont on fonctionne dans notre environnement professionnel, Twitter a révolutionné la façon dont on communique dans notre vie personnelle.

Attention, je ne cautionne pas la façon dont on se sert de Twitter, qui ressemble à mon goût un peu trop à la dictature de la bêtise (du fait de cette impérieuse nécessité de dire ce que l’on pense). Mais franchement, quel bonheur de pouvoir joindre à peu près qui est inscrit sur Twitter, de casser les barrières sociales, les zones géographiques, quel moyen incroyable de rester connecté au monde 24 heures sur 24 !

La startup a été créée en mars 2006, a levé $1.2 milliards, a été cotée en bourse en novembre 2013, vaut dans les $50 l’action, a fait 42 acquisitions, réalisé un chiffre d’affaires de $500 millions pour une perte de $125 millions en 2004. C’est peu dire que la société se cherche malgré tout.. Les rumeurs de rachat de Twitter par Google me font bien marrer. Twitter est devenu un bien public, dans sa forme, bien que détenue par des capitaux privés : c’est comme ça que je vois les choses. Les tweets, ce sont des mots que tout le monde peut s’approprier, consulter, répéter, déformer, exagérer, colporter.

J’en arrive à la nouvelle et mon interrogation : il y a peu, la startup Meerkat a lancé une nouvelle application mobile permettant de publier une vidéo enregistrée avec leur application, utilisant Twitter comme plateforme de distribution. Jusque là tout va bien, la startup en est à plusieurs tentatives de produits (comme souvent), ce sont des experts de la vidéo issu de la Startup Nation et celle-ci semble avoir trouvé le bon filon : ça buzz dans la presse spécialisée, les chiffres et les témoignages se succèdent. Mais il y a un os, ou plutôt un Periscope qui va venir mettre le bazar, puisque c’est une société rachetée par Twitter le 10 mars 2015.Meerkat vient juste de lever $14 millions le 27 mars 2015. Il y a même un idiot de journaliste tech qui a été pour lancer le buzz sur Meerkat le 1er mars 2015 : « Meerkat, la société que devrait racheter Twitter ». Mais bon, c’est Periscope, entreprise plus récente, un serpent à 3 têtes dont l’acquisition ressemble plus à un recrutement mais enfin on est dans la Silicon Valley quand même !

Twitter a décidé de bloquer la route à Meerkat, notamment, dans un premier temps, en demandant aux grosses écuries sur Twitter comme les célébrités ou les agences de média de ne plus l’utiliser pour diffuser leur vidéo live. Sous peine de punition dans l’arrière-cour des chambres publicitaires, en coupant l’accès à des sources de revenus. Twitter a déjà tué des startups en leur interdisant l’accès sous prétexte d’utiliser leur plateforme via des tweets, par exemple la startup Ribbon voulant utiliser des tweets pour effectuer des paiements… ce qui sera fait avec des établissements financiers ultérieurement. Sabotage ! Les petits jeunes n’ont eu qu’une seule chose à faire : aller chercher un travail. Que Meerkat ait soit disant chercher à recruter des utilisateurs de cette autre application de Twitter, Vine, me paraît plus naturel, il faut bien trouver des tunnels de croissance, à une période où le growth hacking reste une des meilleures règles marketing.

Je pressens que Twitter ne vas pas s’amuser définitivement à saboter les produits utilisant sa voie publique, et que des avocats malins vont trouver les faiblesses qui doivent exister pour équilibrer des rapports de force qui me paraissent dangereusement trop en faveur de Twitter, qui bien que mettant à disposition un outil gratuit, se sert bien du contenu qui y circule. Il appartient à qui, mon tweet. A moi ou à Twitter ? Je sens qu’il y a là du potentiel pour des discussions de copyright sans fin, et je trouve naïvement cette attitude de Twitter dérangeante, même si certainement juridiquement justifiée.

L’investisseur Chris Sacca, qui est venu prêter main forte à l’équipe de Twitter, allez savoir pourquoi, n’a pas intérêt à me passer un coup de fil demandant de ne plus utiliser Meerkat… dont je ne me sers pas par ailleurs. J’ai arrêté le streaming live depuis que je me suis fait voler mon Nokia en 2008 alors que j’utilisait Qik (racheté par Skype depuis), donc Microsoft. C’est « old school » tout ça.

Meerkat

Lundi 13 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : CapitolBells et Cloakroom

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Cloakroom

Alors que les campagnes de hacking se poursuivent, semaines après semaines (ce fut le cas de la société Sendgrid tout récemment), les leçons ne semblent pas encore tirées, sauf que visiblement le monde des startups ne manquent pas d’imagination pour tirer profit des deux effets majeurs de monde connecté d’aujourd’hui : le réseau social et la géo-localisation. Faisons pour une fois un crochet vers la Côte Est…

La société Capitol Bells vient de proposer une application mobile appelée Cloakroom qui permet d’engager des discussions anonymes dans un cercle restreint autour d’un point bien précis à l’intérieur de Washington DC…en fait aux alentours du Capitol, le siège du Congrès Américain, le pouvoir législatif des États-Unis. Capitol Bells se présente comme une société composée de « civil hackers », est c’est amusant de voir ce type de lobbying mélangé à une certaine forme de hacking, prendre sa source aux États-Unis, pays qui ne cache pas sa détestation à l’égard d’individus comme Edward Snowden, qui a un peu changé des choses dans ce pays.

Il y a eu la mode des applications anonymes telles que Secret, où il est possible d’aller se défouler sur les questions plus ou moins innocentes de contributeurs anonymes… repère de certains obsédés trop paresseux de remplir leur profil sur Tinder sans doute, ou de ceux qui s’ennuient au sein d’une société Américaine… très conventionnelle, malgré les efforts de la communauté abonnée à Burningman. Il y a Firechat, développé par la startup OpenGarden, un réseau qui peut se développer à travers les téléphones portables sans passer par les réseaux cellulaires.

Et bien, peut être demain, les membres du Congrès pourront se passer des petits billets anonymes alors qu’ils se déchirent devant les médias Américains. Peut être qu’une prochaine fois, ils pourront se challenger intelligemment entre eux afin de permettre à des lois essentielles d’être votée, telle que celle récente qui était destiné à protéger les victimes du traffic sexuel qui n’a pas été votée faute de nombre de votes suffisants.

Vous imaginez Manuel Valls envoyant un message anonyme à Marion Maréchal-Le Pen ? On n’arrête pas le progrès. Au moins, les Énarques de tout bord au Parlement disposerait d’un outil adapté pour organiser en toute tranquillité les banquets annuels des Anciens Élèves de l’école. Une certaine forme d’outil qui favorise la neutralité du Net, ou je n’ai rien compris ?!

Commode, Cloakroom. D’abord, aucune information ne sera stockée. « Je le jure. ». C’est cela oui… Tout peut être supprimé, message, compte, à n’importe quel moment, dit le communiqué. Encore heureux ! Ensuite, beaucoup de membres du Congrès hésitent à utiliser les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, et on les comprend, vu le niveau de certains parlementaires Français, on n’imagine ce que des politiques peuvent bien tweeter comme âneries. Il est possible de partager des photos. Quelle innovation ! Il est possible de trouver des informations très importantes, comme des membres des équipes qui découvrent qu’ils travaillent sur les mêmes sujets. Pas mal avec seulement 600 utilisateurs. Ils risquent même de se copier. On peut publier des blagues. Ça promet. On ne peut pas empêcher les journalistes d’y accéder. Ah mince. Il faut créer un alias pour pouvoir se servir de l’application, et on peut ouvrir 5 profils différents. Histoire de brouiller les pistes. Un profil par courant politique. C’est prêt à être exporté chez nous ce truc.

Tout sauf un cloaque, cette application mobile, souhaitons le… Je rêve de voir ça en France, vraiment. CapitolBells a levé $500,000 pour développer Cloakroom. Vive l’Amérique !

CapitolBells

Suivre Capitol Bells sur Twitter : @CapitolBells

 Vendredi 10 avril 2015

A lundi pour la suite…