L’actualité High-Tech de la semaine: Facebook, Vine, JustFab et ShoeDazzle, Apple, Paypal

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : il est toujours important d’écouter ses clients, même Facebook

Khalil Shreateh est un jeune Palestinien vivant à Hebron qui vient de faire parler de lui pour des raisons de sécurité… qui pour le coup n’a aucun rapport avec les problèmes dont on entend parler en général dans cette région. Il a simplement découvert une faille de sécurité dans Facebook permettant de poster des messages sur le mur de personnes qui ne sont pas parmi vos connexions. Autant dire que le problème soulevé est assez gravissime pour un réseau social comme Facebook ! Le problème dans cette histoire est que les services de Facebook n’ont pas daigné prendre cela au sérieux, sans doute du fait d’un anglais imparfait, dirait-on. Khalil ne s’est donc pas dégonflé, et il est tout simplement allé mettre un commentaire sur le mur Facebook de Mark Zuckerberg lui même ! Il est prévu que les déclarations de bugs fassent l’objet de rémunération de la part de Facebook, en guise de remerciements, ce qui ne sera pas fait dans le cas présent pour avoir violé la charte d’utilisation en « hackant » le compte du big boss. Cela n’a pas empêché un hacker américain de lancer une campagne de récolte de fonds à son profit, qui a plutôt bien marché puisque l’objectif de $10.000 a été atteint et même dépassé. Cet épisode montre une nouvelle fois qu’aucune, et je répète aucune, plateforme Internet n’est protégée à 100%, ce dont il faut être bien conscient au moment de poser ses premiers caractères sur Facebook, Twitter et tout autre site web. Votre sécurité commence par votre propre vigilance à confier des informations personnelles.

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Mardi : mon pari manqué sur Vine

 

J’en avais parlé en des termes plutôt critiques lors de son lancement, mais il semble bien que les utilisateurs de Twitter soient désormais prêts à se mettre en action en vidéo, à enregistrer et à partager : Vine a atteint le chiffres de 40 millions d’utilisateurs ! Depuis SocialCam qui avait largement dépassé les 100 millions, il était plutôt rare de voir une plateforme de vidéo connaître un succès aussi important ! Le problème de l’utilisation de la vidéo vient tout d’abord d’un manque d’habitude d’utilisation de la vidéo dans un contexte « d’échange social », et du nombre décourageant de clic pour arriver à lancer la mécanique de l’enregistrement, pour des résultats en général assez décevants en terme de qualité. Ceci étant, la volonté « d’exhibition sociale » est plus forte que tout, et ce malgré la concurrence récente d’Instagram, Twitter s’avère être une machine à conversion redoutable. Il va falloir attendre dans la durée, mais il y a déjà des compilations disponibles sur la toile, signe du succès du moment, avec des vidéos le plus souvent assez débiles, mais tout le monde sait que ce n’est pas sur Twitter que l’on risque d’apprendre la loi sur la gravité ! Lancé en janvier 2013 sur iOs, permettant de poster des vidéos longues de 6 secondes sur Twitter, l’application est également disponible sur Android, et le nombre de nouveaux utilisateurs sur les 2 derniers mois est supérieur à 10 millions.

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Mercredi : fusion de startups à LA 

 

Cette chronique va nous permettre de faire un petit saut à un peu plus d’une heure d’avion de San Francisco, dans cette bien jolie ville de Los Angeles…On ne cesse de parler… enfin surtout dans ces chroniques, de la démesure des chiffres dans le monde des startups de la Silicon Valley. Et bien, LA, ce n’est pas mal non plus, jugez plutôt… à ma gauche, JusFab, lancée en février 2010 à El Secundo, ayant levé $109 millions pour permettre à ses utilisateurs VIP d’avoir accès aux stylistes des célébrités de ce monde et disposer des sacs et autres paires de chaussures les plus hot du moment. À ma droite, ShoeDazzle, lancée en mars 2009, à Santa Monica, avec en ce qui la concerne, seulement $66 millions, créée pour parler un peu de la même chose : les chaussures ! Pourquoi lutter, les deux viennent de fusionner pour consolider 33 millions de membres, viser un objectif de chiffre d’affaires de $400 millions en 2014 et occuper au moins 15% des femmes de 18 à 35 ans. Il doit encore rester un peu d’argent dans les caisses, chaque sou à du être bien re-compté, tout le monde est bien d’accord sur la répartition du nouveau capital… en voiture Simone !

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Jeudi : Apple embarque Embark

 

Deuxième erreur de la semaine : je voyais dèjà Embark dans les bras de BMW après l’investissement de leur société de capital risque basée à New York en novembre 2012. Le petit plus, c’est Apple qui l’aura définitivement trouvé dans cette startup développant une application permettant de se déplacer à pied à travers une ville en étant aidé dans ses choix de direction (actuellement disponible pour San Francisco, New York, Washington, Chicago et Londres). On ne reviendra pas sur les problèmes, toujours persistants d’ailleurs, d’Apple et de sa nouvelle carte, parfois inutilisable. Néanmoins, le modèle d’intégration de Waze dans les produits Google est en train de faire son chemin, et il semble qu’Embark subira en quelque sorte la même sort que la startup Israélienne après la phase nécessaire d’intégration et de mise en place. Belle petite réussite pour cette startup issue de YCombinator qui semblait avoir quelques difficultés face à la concurrence bien qu’ayant a priori environ 500.000 utilisateurs. L’application Android n’est déjà plus disponible, si certains veulent s’y lancer, ça pourrait peut être intéresser… Microsoft ?! En tout cas, il est bien difficile de faire des paris sur les « devenirs » de ses petites pépites de la Silicon Valley.

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Vendredi : Paypal dans ta face

 

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas évoqué Paypal dans ces colonnes. L’entreprise de San Jose a entamé un véritable sprint, en particulier sur mobile, depuis l’arrivée de David Marcus, un homme de startup et expert du paiement sur mobile. Il suffit de télécharger l’application mobile de Paypal pour se rendre compte du fait que les critiques passées sur le coté obsolète du produit n’a plus lieu d’être, et le tout dans un environnement de sécurité bien supérieur que cela peut être le cas avec une startup qui vient de démarrer et avec qui il y a toujours un risque… et dieu sait s’il y en a des nouvelles tous les mois, des startups dans ce domaine. Innover, c’est aussi oser et Paypal innove  avec la mise à l’essai de l’utilisation de sa photo de profil pour valider un règlement là où Paypal est utilisé par des commerçants. « Votre photo de profil n’est pas seulement un passeport sur le réseau sociaux, mais elle peut aussi être utilisée pour faire un paiement dans le monde physique ». Il est désormais possible de trouver des commerçants utilisant le système Paypal grâce à la géo-localisation de l’application mobile, et l’action d’un « check-in » dans le magasin donne la possibilité de faire un paiement pour ses achats… puisque votre photo de profil va apparaître… sur le terminal du commerçant qui n’aura plus qu’à vous regarder pour s’assurer que c’est bien vous qui payiez… et vous recevez une confirmation dans la foulée du paiement. La technologie au service de l’humain en quelque sorte… en test dans le quartier de Richmond à Londres.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Paul Graham, Ayasdi, Ustream, Yelp, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Paul Graham a parlé

 

Paul Graham est à l’origine un programmeur anglais qui a notamment vendu une startup à Yahoo! en 1998 (une application permettant de créer des boutiques en ligne). Orateur par excellence, et essayiste, il a lançé YCombinator (pour faire branché, à prononcer Ouaillessi), un incubateur de startups à Mountain View avec quelques compères, dont sa future épouse, en 2005 suite à une intervention au Harvard Computer Society. C’est un homme plutôt discret, bien qu’il n’hésite pas à faire porter sa voix et ses idées, et à mes yeux un des influençeurs les plus marquants du moment dans la Silicon Valley pour ce qui est de transformer une startup en machine à gagner (de l’argent, de nouveaux fonds, des propriétaires…). YCombinator est l’incubateur numéro 1 de la Silicon Valley en terme de performance « industrielle » (nombre de startups incubées et leur niveau d’activité une fois sortie) et de nombre de pépites (550 startups à ce jour). Paul vient de nous gratifier d’un nouvel article intitulé : « Things that don’t scale« . Je ne veux pas vous priver de la lecture de cet article par un résumé grossier, tant il y a de phrases qui font du sens et résonneront pour un grand nombre d’entrepreneurs de startups. L’idée générale est que c’est aux entrepreneurs d’aller au charbon pour aller chercher des utilisateurs, et d’en prendre bien soin. Il a de bons exemples à citer : Airbnb, qui a déjà passer l’océan avec succès, et Stripe qui arrive, là, maintenant.

Suivre Paul Graham sur Twitter (you must) : @Paulg

Suivre YC sur Twitter : @YCombinator

Mardi : devenir une entreprise brillante avec Ayasdi

 

Lorsque vous interrogez des personnes sur ce que sont les tendances d’Internet de nos jour, il est de bon ton de citer le « big data ». Tout comme, en son temps, citer le cloud computing relevait de la performance, bien que cela soit commun, et en place depuis des lustres. Donc, une fois qu’on a dit le big data, on dit quoi ? Ayasdi est probablement un bon exemple, et les $30 millions qui vont venir renflouer les caisses sont la preuve que c’est le modèle qui intéresse les investisseurs. C’est. comme on dit, la startup chaude du moment, sorti de l’anonymat (ou presque) en janvier dernier et qui en est déjà à son second tour, après un premier tour de $10 millions en septembre 2010 pour développer le produit. Ayasdi veut transformer la façon dont le monde utilise les données pour résoudre des problèmes complexes. Fondée en 2008, après quelques années de recherche à Stanford, a priori dans le cadre d’un projet appelé Com Top, Ayasdi travaille sur une nouvelle approche permettant aux entreprises de découvrir automatiquement et d’automatiser un aperçu de leurs données. La plate-forme de découverte appelée « Insight Discovery » utilise l’analyse des données topologiques en combinaison avec un ensemble de techniques de machine learning pour permettre aux scientifiques, aux experts et aux entreprises d’obtenir des données synthétisées sans avoir à écrire du code, faire des des requêtes ou poser des questions. Toutes les industries sont concernées par ce qu’Ayasdi peut aider à mieux analyser : la distribution, la santé, les télécoms, les services financiers, les services publics (je connais un bon client potentiel…), avec un solide argumentaire. Ayasdi signifie « rechercher » en langage Cherokee. Passionnant !

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Mercredi : un peu de comptabilité avec UStream

 

Ustream, c’est une des nombreuses plateformes de diffusion de vidéos en direct, bien loin de DailyMotion (message à l’attention de Nono le Ministre qui prend les internautes pour des enfants de choeur) sur un marché un peu différent. C’est l’occasion d’un peu de relevés de compteurs histoire de voir comment ça grandit, une startup de la Silicon Valley, grâce à la diffusion récente d’un communiqué de presse. Ustream a été créée en 2007, avec des bureaux à San Francisco, Los Angeles et Budapest (comme ça, vous savez où se trouvent les ingénieurs), Tokyo et Séoul. Levée de fonds : un peu plus de $60 millions, environ 250 personnes.  La plateforme est disponible en anglais, allemand, japonais, russe, espagnol et coréen.  Plus de 7 millions de vidéos ont été diffusées en direct sur le premier semestre 2013, et Ustream a désormais 24 millions d’utilisateurs (+48% par rapport à il y a un an), avec la perspective de passer la barre des 30 millions avant la fin de cette année. La société commercialise trois type d’offres à $99,  $499 et $999 et à ce titre il y a 40.000 live broadcasts payants par jours, avec parfois plus de 10 millions de personnes ayant consulté certains shows retransmis en live. Ustream a été par ses fondateurs pour permettre à leurs amis soldats oendant la guerre en Irak d’être en mesure de communiquer avec leur famille. Pour avoir cotoyé John Ham, un des co-fondateurs (ancien soldat lui même), dans ces incessants allers-retours autour du paté de bureaux, pendant quelques mois, il y a bien quelque chose qui est resté de cette période : du solide et du sérieux. Justement, chiffre d’affaires, rentabilité, qu’en est-il ? « Sorry, Ustream is a privately-owned company ». La transparence a ses limites, pour les startups dans la Silicon Valley.

Suivre UStream sur Twitter : @Ustream

Jeudi : Yelp, définitivement guéri du startupisme

 

La plus belle récompense pour un blogueur, c’est quand les faits lui donnent raison. Enfin, c’est comme ça qu’on le voit. « Elle a tout d’une grande« , Yelp, disais-je la semaine dernière. Même d’acquérir une startup qui effectue le même travail qu’un de vos partenaires en place, et non des moindres puisqu’il s’agit d’OpenTable, et de le remplacer par le nouveau venu dans votre portefeuille de produits. Cette startup que Yelp vient d’acquérir, c’est SeatMe, une jeune startup créée en mars 2011 qui passait par là avec une quinzaine de personnes, quelques fonds levés. SeatMe facture les restaurants pour un usage mensuel de leur système de reservation et de gestion de tables sur iPad. Les restaurants peuvent choisir de mettre à disposition leur système de réservation gratuitement ou payant. Les réservations peuvent se faire naturellement en ligne sur leur site web. Après une petite phase de ré-organisation, Yelp va donc pouvoir augmenter ses marges gagnées sur la réservation, sans faire quitter le site et ainsi également faciliter la vie de ses utilisateurs. Tout en s’alignant sur sa nouvelle stratégie d’améliorer son business transactionnel. Qu’est ce qui reste à faire pour OpenTable : racheter un concurrent de Yelp, peut être ?! Ca leur couterait surement plus cher que les $12,7 millions déboursés par Yelp pour racheter SeatMe.

Suivre Yelp sir Twitter (mais non, c’est simple) : @Yelp

Vendredi : comment se faire racheter par Apple

 

Le CEO de Locationary, Grant Ritchie, a écrit un article sur le blog Techcrunch il y a quelques mois qui s’intitulait : « Les 5 gros problèmes qu’Apple doit résoudre avec son application de cartographie ». A l’évidence, il y a encore quelques lecteurs pour le consulter quotidiennement, et notamment du coté de Cupertino. Après s’être essayé au jeu multi-joueurs, Grant le canadien de Toronto a créé sa startup en septembre 2009 pour se spécialiser dans une plateforme de gestion et d’échanges de données d’adresses de commerces locaux. Il a même levé $2,5 millions (américains). Après avoir lu son post, on comprend qu’il sait de quoi il parle, du haut de sa startup de 12 ou 14 employés, ce qui n’empêche pas le grand méchant Apple probablement de l’acqu-hire-érir et lui demander de passer de la feuille de blog aux travaux pratiques sur la plateforme quelque peu vieillissante et parfois inadaptée d’Apple. La querelle des Chefs n’a pas toujours arrangé les affaires de la Gaulle d’Astérix, et il est amusant de voir que c’est un lointain et petit voisin à qui parfois l’on pense pour soigner ses maux. Merci Techcrunch. Vous avez négocié une marge arrière en cas de rachat de la société hébergeant votre blogueur d’un jour ?! Visiblement, les spécialistes pensent que Locationary peut vraiment résoudre les problèmes de lancement de l’application de cartographie qui ont secoué si fort Apple dans sa marche idéale. Le nom de cette plateforme : Saturn. Vous y croyez, vous à Saturm, ou à la lune ?! A vos updates dans quelques 3 à 6 mois !

Suivre Locationary sur Twitter (plus pour très longtemps) : @Locationary

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Apple, touche pas à ma fontaine, dit la ville de San Francisco

C’est toujours un plaisir de perpétuer la tradition des titres LAMENTABLES de ce blog…

Il s’agit en fait du projet de nouvel Apple Store qui vient de faire l’objet d’un certain nombre de remarques de la part du Planning Department de la ville de San Francisco qui va obliger Apple à revoir sa copie…

Il y a déjà 3 Apple Store dans San Francisco (il faut y ajouter ceux de Berkeley et Emeryville de l’autre coté du Bay Bridge), et il y en a donc un quatrième qui devrait voir jour en lieu et place de la boutique Levi’s sur Union Square, à deux blocs de la boutique de Stockon Street. Il semble que la présence physique d’Apple ne cesse d’être une priorité (pour mémoire, une récente chronique sur l’autre projet dans le Stanford Shopping Center), malgré la part de plus en plus importante du e-commerce et des achats sur Internet.

Tout comme la présence conjointe d’un acteur de e-commerce online sur web et mobile est indispensable, une marque doit pouvoir trouver le juste équilibre avec l’existence d’une présence physique, selon des critères bien précis, pour renforcer la marque. C’est une des raisons pour laquelle je trouve, par exemple, le jugement du patron de Vente-Privée un peu expéditif par rapport à (son concurrent) Gilt, qui va ouvrir un point de vente à Louisville dans le Kentucky : je trouve que la marque Gilt a de la gueule, et c’est un beau pari. Et quand on a de la gueule, il faut le montrer !

Pour en revenir à Apple et San Francisco, ce nouvel Apple Store, imaginé par une des plus prestigieuse société d’architectes, n’avait pas pensé au problème qu’il y aurait en omettant d’intégrer la fameuse fontaine de l’architecte américano-japonaise Ruth Osawa, une petite merveille architecturale intégrée au Grand Hyatt qui se trouve juste à coté…

Cette fontaine ne figurant pas sur la maquette n’est pas le seul problème : le projet d’Apple respecte ses habituels codes de transparence, avec beaucoup de vitres pour donner une impression d’ouverture, tandis que le Planning Department veut plus de « texture » afin de pouvoir cadrer avec le cadre historique de la place de Union Square. Il se pourrait même qu’une classification éventuelle de la place comme « refuge d’oiseaux urbains » n’autoriserait pas que plus de 10% de la surface de la façade sud soit faite de verre.

Une fontaine, des oiseaux, une grosse pomme. C’est dur la vie d’une société tech à San Francisco…

Apple à Microsoft : pousse toi d’là que j’my mette – A Palo Alto story

C’est bien connu, la nature a horreur du vide. Et Apple qu’on marche sur son territoire. Malgré la légende, le premier Apple Store n’a pas été ouvert à Palo Alto, sur University Avenue, mais à Tysons Corner, en Virginie, sur la Cote Est des États-Unis (20.000 habitants de nos jours). Cette ouverture correspondait à la volonté de Steve Jobs d’offrir un prolongement « physique » de la marque, et un meilleur contrôle également. Et il y avait un sacré monde à l’ouverture. Déjà.

Maintenant, j’en viens à Palo Alto, la ville mythique de Californie, qui a vu bien des géants de la technologie faire leur premiers pas, comme Google et Paypal. Apple vient justement de déplacer son magasin de University Avenue, un peu plus loin dans la (même) rue. Sans doute pour une meilleure prise au soleil, la nouvelle boutique est de l’autre coté de la rue (oui, University Avenue est en fait une rue…). Apple a de toute façon révolutionné le monde du retail avec ses boutiques et les à transformé en cash machines, et il y en a plus de 400 au total, dans 14 pays. On vous y bichonne, je ne vous dit que ça !

Microsoft avait fait quelque peu sensation en ouvrant son Microsoft Store le 19 avril 2012 dans le même centre commercial de Stanford Shopping Center, à Palo Alto, que le petit Apple Store qui s’y trouve, rendant l’avantage sans discussion à Microsoft au niveau des mètres carrés :

En fait, cette histoire est plutôt de montrer celui qui a la plus grosse… boutique, mais j’ai jugé que c’était un peu trop agressif comme accroche. Il y a des limites tout de même. Voici donc la nouvelle boutique qu’Apple nous prépare dans le  centre commercial de Palo Alto :

Il est clair que les deux société ne manquent pas de cash, mais cette guerre des « malls » fait tout de même sourire, bien que ce lieu soit un véritable concentré de marques de luxe en tout genre, et l’on peut s’imaginer que les clients y dépensent sans compter.

L’actualité High-Tech de la semaine : MG Siegler, Viddy, Healthtap, Klout, Lancaster & Sebastopol

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Lundi : un Apple Lover chez Google, c’est grave Docteur ?!

 

Il y a différentes façons d’évaluer une news sur un blog tech : le nombre de tweets, de « Like », de +1 et j’en passe. Et une autre, en s’y penchant de près : les commentaires laissés par les lecteurs. Souvent anonymes. Je vous conseille de passer une minute à les lire s’agissant de la nomination du « citron de Paris », le renegate MG  Siegler, comme il aime se présenter, sur Techcrunch où il officie depuis quelques années déjà. C’est une des « stars » de la Silicon Valley, version blogger catégorie showbiz. C’est significatif de sa popularité et de sa réputation. Les félicitations de sa nomination en qualité de General Partner chez Google Venture ont dû se transmettre certainement  en messages privés, et ne viendra pas pas se mettre à jour sur sa page Wikipedia. Elle n’existe pas, il n’a apparemment pas du trouver qui que ce soit pour la rédiger. Siegler, c’est un pro-Apple avant tout, la provocation, le souffre, et le post un tantinet partisan, sinon interessé. Et maintenant les dossiers de startups que Google veut racheter vont passer entre ses mains, alors qu’il annonce qu’il continuera à écrire sur Techrunch. Comme on dit en anglais : « what the fuck?! ».

Suivre MG Siegler sur Twitter : @ParisLemon

Mardi : Viddy renvoie leurs sous à ses investisseurs

 

Viddy, startup basée à Venice, en Californie, créée en décembre 2010, est positionnée sur un secteur très en vue, et pour plusieurs raisons : les applications permettant d’enregistrer des vidés sur son smartphone, et les partager. Une startup concurrente, SocialCam, a eu jusqu’à plus de 100 millions de téléchargements, et a été rachetée $60 millions par Autodesk en juillet 2012. Les choses ont changé depuis : la croissance n’est plus vraiment au rendez-vous, et surtout Facebook, qui a été un ascenseur d’audience incroyable, a accusé certaines sociétés comme SocialCam de pratiquer le spamming à trop haute dose et à coupé ce tunnel pour toutes les applications de vidéo sociale. Ceci a considérablement impacté Viddy, qui, dans sa grande sagesse, a décidé de lever le pied, de rendre $18 des $30 millions levés en avril 2012, et ne conserve que 16 employés sur 30 : chapeau monsieur JJ Aguhob, le CEO. Retour sur des bases plus raisonnables, en accord avec les investisseurs. Sagesse bien rare dans une Silicon Valley souvent folle. Justement, Venice n’est pas dans la Silicon Valley.

Suivre Viddy sur Twitter : @Viddy

Mercredi : la santé, un secteur en plein essor en technologie

 

Healthtap est une application iPhone qui « connecte des millions de personnes à travers le monde avec les médecins selon un système d’information médical le plus sûr qui soit. Soit. Environ 38.000 médecins enregistrés à ce jour, et c’ette application mobile est en fait un véritable carnet de santé où il est possible de trouver des informations utiles par rapport à sa pathologie ou ses centre d’intérêts médicaux, entrer en relation avec des spécialistes qui vous sont proposés selon votre localisation. Les forums de discussion sont de dangereux endroits pour se renseigner sur des symptomes, par exemple, et avant de devoir prendre des rendez-vous avec des praticiens il peut s’avérer utile de se renseigner auprès de spécialistes, ce qui est concrètement une bonne chose pour les Américains qui ne disposent pas d’un système de santé aussi généreux qu’en France. L’application permet ce type d’interactions, que l’on peut naturellement imaginer être utile en France également pour améliorer la prévention, car on peut se demander légitimement combien de temps il sera possible de maintenir en état le système de sécurité social qui n’arrive pas à se mettre à l’équilibre. Healthtap vient de lever $24 millions, ce n’est pas encore pour demain qu’ils vont arriver chez nous, il y a encore beaucoup à faire aux États-Unis !

Suivre Healthtap sur Twitter : @Healthtap

Jeudi : le Q/A, relais de croissance pour Klout

 

La e-reputation, c’est un domaine très prisé par de nombreuses agences digitales un peu partout, ou certaines entreprises technologique de la Silicon Valley qui ont investi ce territoire sur le plan curatif, comme un instrument de contrôle des informations disponibles sur Internet. Certaines entreprises Françaises ont même décidé de se lancer à la conquête de ce marché tout récemment, c’est dire que ça attire du monde. Là où c’est plus compliqué, c’est l’argument qui consiste à considérer la quantification d’un individu à travers son identité digitale : on mesure votre réputation sur Internet. Choux gras des bloggers et illusion de promesses d’un consulting digital en mal de théories (comme le web métisse que certains Français de la Silicon Valley ont essayé de nous vendre), mais en clair : ça ne marche pas, et ça ne va pas changer le monde. Klout, startup basée à San Francisco, qui vous permet de mesurer votre « performance d’influenceur » sur le web,  commence à le comprendre et vient d’annoncer se lancer « Klout Experts » pour adresser le marché des « questions et réponses », et ainsi permettre à chacun de partager ses passions et expertises… créneau déjà bien occupé par un voisin, Quora. Pas sûr de savoir qui peut gagner (grande thématique à l’occasion d’aborder des sujets « Internetois », il faut toujours qu’il y ait une guerre sur le web…). Il y a de toute facon toujours un VC quelque part dans la Silicon Valley pour permettre à de serial entrepreneurs killers de cash de « réaliser sa vision »… Matrix Partner vient de lever un nouveau dizième fonds de $450 millions. Matrix X. De la science fiction, cette Silicon Valley.

Suivre Klout sur Twitter : @Klout

Vendredi : du soleil en Californie, mais du solaire aussi

 

L’énergie est un véritable casse-tête dans un monde moderne où il semble que le nucléaire soit la seule solution économique possible, si l’on en croit les différents pouvoirs politiques… et particulièrement en France. En plus c’est un fleuron de l’industrie, paraît-il : une pomme empoisonnée, une bombe à retardement. Le nucléaire est la meilleure solution, jusqu’à ce que l’on décide, un jour, que ce ne l’est pas pas et que le politique prenne les choses en mains. En attendant que les dents poussent sur nos poules françaises, la Californie, elle, avance. Elle dispose de beaucoup de soleil, certes, mas il ne leur est pas tombé sur la tête : la ville de Sebastopol (où est installé la société de Tim O’Reilly, le créateur du concept du Web2.0) vient de décider que chaque nouvelle construction (maisons, bâtiments commerciaux), ou grosses rénovations,  devaient obligatoirement être équipés d’un système d’énergie solaire. Point, non négociable. C’est la seconde ville après Lancester à prendre une telle décision. Il faudra fournir 2 watts par « square foot » (l’équivalent de l’unité de surface de nos amis américains), ou compenser 75% de la charge annuelle d’électricité du bâtiment. C’est simple la politique, quand on veut changer les choses. Vraiment.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Windows Phone, Dwolla, LexMachina, LendingClub, Square

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : votre iPhone bientôt comme un Windows Phone?!

 

Je le dis et je le répète depuis que Nokia a mis entre mes mains un Windows Phone lors du lancement de Here en novembre 2012 à San Francisco : Windows Phone est l’interface utilisateur le plus agréable, et sa simplicité d’usage me fait oublier la faiblesse du portefeuille d’applications disponibles. C’est comme un retour au source à la simplicité, avec un téléphone dont la batterie n’est pas épuisée au bout d’une demi-journée… J’ai affronté les postillons d’un Robert Scoble (qui visiblement n’a pas gardé un bon souvenir de son avant-dernier employeur), et les remarques de nombreux autres mais le constat pour moi est assez clair, après une longue utilisation d’un iPhone et d’un téléphone Android. Et bien il semble que Sir Jony Ive, designer en chef d’Apple depuis 1992 et amené au sommet de la société par Steve Jobs, semble le croire aussi selon les rumeurs sur la prochaine version d’iOS7, le logiciel de l’iPhone et de l’iPad. « Flat » qu’il serait, loin du brillant et des icones minuscules qui vous demandent une paire de lunettes pour vir de près, passé un certain âge, mais aussi plus . Même s’il faut reconnaître l’apport significatif de l’iPhone qui a révolutionné le design des téléphones qui en avaient bien besoin, souhaitons qu’Innsbruck, le nom de code interne chez Apple d’iOS renouvelle un tant soit peu un interface utilisateur qui a besoin d’un nouveau coup de fouet.

Suivre Jony Ive sur Twitter : @JonyIve

Mardi : Dwolla lève des fonds et ouvre à San Francisco

Les plateformes de paiement se multiplient et continuent de lever des fonds, ce qui donne une idée de la taille des marchés et de la confiance des investisseurs dans ce domaine. Il faut dire que les banques et les cartes bancaires ne font pas vraiment grand chose pour faire avancer l’expérience utilisateur, occupés comme ils le sont avec leur systèmes archaïques et leur effectifs pléthoriques. Paypal et Square qui se font la course aux Etats-Unis, Paypal qui investigue le off-line, Bitcoin qui se développe, Ribbon qui se bagarre avec Twitter… et Dwola qui lève $16,5 millions et qui vient s’installer dans la Silicon Valley, tout près d’Andreessen Horowitz, son nouvel investisseur. Dwolla est une plateforme de paiement qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent, et enfin de percevoir des fonds. Qu’y a-t-il de particulier avec Dowlla ? A en croire son nouvel investisseur, il s’agit de Ben Milne et Charise Flynn, les co-fondateurs, ce qui est une nième leçon pour les startupers qui souhaitent lever de l’argent : la confiance est avant tout dans l’équipe ! Après s’être enregistré sur la plateforme, on comprend ce qui fait que Dwolla est particulier : très simple, et ultra-connecté avec ce qui fait le quotidien des consommateurs-geeks de demain, avec son intégration avec Twitter, Facebook et Linkedin notamment. Pour ce type de segment, $16,5 millions est une formalité (ce n’est pas un si grand montant, et ça va être vite dépensé), il va falloir maintenant recruter et passer à la vitesse supérieure en terme d’utilisateur, et rien de tel que San Francisco au lieu de Des Moines pour cela, même si on a Ashton Kutcher comme investisseur (il est orginaire de l’Iowa).

Suivre Dwolla sur Twitter : @Dwolla

L’annonce sur le blog de Dwolla ici.

Mercredi : LexMachina et le big data

 

On entend souvent dire au sujet des nouvelles tendances : la big data, c’est l’avenir ! Et en général, quand on dit ça, on a tout dit. C’est quoi le big data ?! Tout simplement, savoir gérer les données en masse… mais dans quelle marché, ou plutôt, dans quelle niche ?! LexMachina a trouvé son créneau, à savoir aider les entreprises dans le créneau de la propriété intellectuelle et des  grâce à une technologie de traitement naturel du langage développée à l’université de Stanford. La société, créée en 2009, vient de lever $4,9 millions, permet de rechercher les informations précieuses nécessitées par l’antériorité des informations de plus en plus nombreuses dans les jugements, qui devient un véritable casse-tête pour les sociétés d’avocats. eBay et Microsoft figurent parmi les clients de LexMachina. Concept, technologie, marché, client : la quadrature du cercle de la startup.

Suivre LexMachina sur Twitter : @LexMachina

Jeudi : Renaud Laplanche est géant !

Je dois reconnaître que Renaud Laplanche n’est pas un entrepreneur comme un autre. Il a commencé en 2006 LendingClub, une société aux États-Unis sur un sujet absolument nouveau : un site de prêt entre personnes physiques, sans d’intermédiaires, permettant de donner accès à des prêteurs solvables. Certains choisissent le thème de l’économie partagée en 2013 pour une conférence, Renaud, lui, a commencé il y a 7 ans, sur un secteur ultra réglementé : le site de l’avènement du peer to peer dans le monde fermé de la finance, et du crowd sourcing dans son ensemble. Renaud a réussi à convaincre des business angels en mai 2007 pour $2  millions, puis a fait 6 autres tours de table pour atteindre $95 millions au total. Il a entre temps obtenu l’enregistrement de LendingClub auprès des autorités financières Américaines (la SEC dans le cas présent), l’obligeant à une période d’arrêt de 6 mois, en 2008. 2.000 prêts générés à l’époque pour un montant total de $19 millions. En novembre 2012, c’est $1 milliard au total de prêts financés sur LendingClub, et l’entreprise devient profitable. Google vient de rejoindre le pool des investisseurs et Renaud Laplanche vient de lever $125 millions, pour une valorisation de $1,55 milliard. L’introduction en bourse est en marche. Renaud vient de rejoindre le Panthéon des entrepreneurs Français de la Silicon Valley qu’il faut désormais citer sans faute, et le plus en vue avec derrière lui Jean-Baptiste Rudelle de Criteo et Bertrand Diard de Talend, pour citer les principaux. Ce qu’il est en train de faire au États-Unis et dans le secteur des prêts aux personnes est tout juste énorme !

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Vendredi : Square croit au pouvoir du check-in

 

Dennis Crowley, CEO de Foursquare, l’a promit, Square va-t-il le réussir ? Le check-in a le pouvoir d’atteindre le mass market, mais alors que beaucoup de gens se posent la question de l’intérêt d’une application qui se limite à ce que Foursquare propose, imaginer que ce soit une fonctionnalité d’une application qui propose des paiements… c’est une autre histoire, et ça peut marcher !  Ainsi Square a décidé de mettre en place une fonction de recommandation locale, afin de suggérer un lieu à visiter suite à l’historique des achats. Il y a beaucoup à espérer d’une base de données transactionnelles, dans les extensions d’usage s qui peuvent être proposées. Même Paypal doit certainement commencer à y penser quand on voit l’évolution de son application iPhone. C’est naturellement loin d’être evident à l’inverse, comme on peut le constater avec les difficultés de développement du revenu de Foursquare, qui continue pourtant d’avoir des défenseurs… comme certains de ses investisseurs. Square a des arguments à faire valoir, avec 3 millions d’utilisateurs, et 330.000 commerçants. Et Square vient de recruter lourdement avec un ancien Directeur du Retail Marketing chez Paypal et une Française ex VP SMB Global Sales chez Google. Attention les yeux.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un Français chez Google, Simpler, eBay et Goodwill, AnonyMouse, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : on s’arrache les talents Français dans la Silicon Valley 

 

J’avoue que le titre est quelque peu accrocheur, mais il y a tout de même un peu de vérité. La Silicon Valley adoooore les talents français, principalement nos ingénieurs. François Beaufort vient de rejoindre Google au poste de Chromium  evangelist (Avec Talend, Bonita Software et d’autres, l’open source Français est à une bonne place dans la Silicon Valley… ). Le monde d’Internet et du software d’aujourd’hui requiert de l’agilité et de la souplesse, et il faut reconnaître que les différentes écoles d’ingénieurs françaises préparent des têtes bien faites, qui savent s’adapter à des situations complexes et les résoudre  grâce à la technologie qui, rappelons le, n’est qu’un moyen, et non une finalité. J’entends des voix dans le fond de la salle : « Encore un talent perdu pour la France ». Non, Monsieur. D’abord parce que François sera basé sur Paris, avec un rôle global. Et puis parce que les talents sont légions en France, et beaucoup l’ignorent. Un IUT à Fontainebleau, ça peut finir chez Google pour un rôle global sur un domaine technique bien précis. Parce que des talents français qui vont voir ailleurs, ça laisse de la place pour un autre talent, en France, pour sortir de sa boîte et trouver le terrain d’expression nécessaire, car c’est bien connu que la nature a horreur du vide. A tel point que cette formation à la Française est mondialement reconnue, et cela attire des jeunes étudiants des quatre coins du globe. Elle est là, la réussite Française, elle existe, elle est prouvée : c’est déjà un succès, reconnu, acquis. Capitalisons dessus, et laissons les experts partir s’ils le veulent, d’autres les remplaceront, et c’est comme cela que l’on diffuse la French Touch, dans un monde global et ouvert. Bravo François, et bonne chance !

François Beaufort sur Google+

Mardi : une startup pour vous simplifier la paperasse, un rêve pour la France

 

J’ai eu l’occasion de vérifier récemment la lourdeur de l’administration Française, qui n’a pas toujours les employés qu’elle mérite, et l’on se prend à rêver de procédures sans papiers, sans queue, et sans personne dont le mépris qu’il vous accorde dans son temps de travail se cache à peine. On n’en fait jamais assez pour simplifier les procédures administratives, et il reste à a souhaiter que le choc de la simplification (sic) annoncé s’appliquera à tous les niveaux en France. Je n’ai pas non plus oublié le travail fastidieux lié aux procédures de droit du travail et de droit social, lorsque j’étais Directeur Financier. Simpler est une startup créée à San Francisco qui propose une solution qui centralise la paperasserie administrative concernant l’embauche de nouveau salarié sur un simple portail dans le cloud. Simpler vient de lever $1,25 millions, et on leur souhaite sincèrement bonne chance, car au delà de l’aspect administratif, il y a aussi les honoraires des experts spécialisés, qui sont parfois un peu loin de certaines réalités. Il est amusant de constater que le fondateur de cette startup vient du jeu (il a co-fondé Tinyco), un secteur qui embauche beaucoup en ce moment !

Simpler sur Twitter : @simplerco

Mercredi : eBay se lance dans le gentil e-commerce

 

Goodwill est un endroit très à la mode à San Francisco, mais pas pour les raisons que vous imaginez, et d’ailleurs il ne faut jamais dire que vous allez y faire des achats (vous savez, votre réputation…) : ce sont des magasins qui vendent des produits d’occasion (vêtements, meubles, livres…). En ces temps difficiles, c’est un moyen pour trouver des affaires à bon prix, voire parfois des choses très vintages ! eBay et Goodwill viennent de lancer ensemble « Sell It Forward » pour récupérer vos vêtements, chaussures ou sacs à main gratuitement, eBay vend ce qu’ils peuvent et les donateurs reçoivent 50% des ventes effectuées dans les 14 jours (sur leur compte Paypal of course), au delà de ce délai les objets sont transmis aux magasins Goodwill de San Francisco, San Mateo et Marin counties. J’appelle cela le gentil e-commerce, parce que c’est un nouveau cycle de ventes pour des affaires « gently-used. Sweet! Vous avez une réduction de vos taxes lorsque vous faites une donation à Goodwill. Avec Sell It Forward, you’re doing good!

eBay sur Twitter : @eBay

Goodwill sur Twitter : @SFGodwill

Jeudi : un site de soutien pour les jeunes homosexuels

Il y a des « printemps français » (pas de lien url ici, je vous laisse trouver vous même) qui me font mal à mon passeport, alors je suis particulièrement heureux de signaler cette initiative AnonyMouse qui vient d’être lancée à San Francisco, notamment par Aaron Moy, qui travaille chez Twitter, pour apporter de l’aide aux jeunes homosexuels qui ont besoin de support à un âge où beaucoup de choses se décident pour leur avenir, et où les familles ne sont malheureusement pas le terrain de support que l’on peut espérer attendre. On a beau être à une époque soit disant civilisée et moderne, on s’obstine à ignorer l’évidence et négliger l’évolution d’une société qui se développe avec amour sur d’autres bases que celles que la religion indique par exemple. AnonyMouse est né du souvenir d’un des co-fondateurs d’être dans l’impossibilité de trouver des personnes expérimentés pour parler de sujets disons… intimes. Sur le site AnonyMouse il est possible de disposer du suivi de « mentors », en l’occurrence des personnes accomplies et qualifiées pour faire un suivi totalement anonyme de problèmes pour le moment orientés vers la communauté LGBT. En attendant de l’élargir, je crains qu’il y ait un grande demande également autre que sur la communauté gay. « Aide toi, le ciel t’aidera »… et AnonyMouse tu contacteras.

Suivre AnonyMouse sur Twitter : @AnonyMouseApp

Suivre Aaron Moy sur Twitter : @AaronMoy

Vendredi : Apple et ses rumeurs

 

Il ne se passe pas une semaine, des jours sans que des rumeurs sortent sur Apple ceci, Apple cela, des nouvelles, des légendes. Que ferait-on sans Apple, un sacrée entreprise qui déclenche beaucoup de fantasmes dans la presse, et beaucoup de fans parmi ses clients. Rien que ce vendredi, jugez en plutôt : la sortie d’une manette de jeu dévoilée pendant la GDC, la sortie d’un service de iRadio pour cet été, iMessage qui ne sait pas filtrer les texto-spams et des développeurs iOS qui se voient visés par des campagnes de spamming, l’iPhone 5S devrait être lancé le 20 juin prochain, 8 mois seulement après la sortie de la version 5, Apple embauche des « Ground Truth Managers » pour le Japon, l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, les États-Unis, l’Afrique et   l’Asie/Pacifique pour contrôler le travail des équipes locales sur la collecte et le traitement des données de sa carte, et enfin Steve Jobs aurait autorisé en mars 2010 un de ses collaborateurs de montrer un iPad  à une amie mourante quelques jours avant le lancement de la tablette. Mais que la tech serait triste sans Apple, tout de même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Happy New Innovation Year, Apple, Avis & Zipcar, 500Startups et Dave McClure,Waze et… Apple

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Lundi :  le jour où l’année se termine

2012, dure année pour les geeks… Il est toujours aussi difficile de se connecter dans un monde soit disant ultra-connecté. En mode wifi, on est prêt à payer pour un petit bout de réseau, un peu, et c’est la guerre pour en trouver, et Fon n’y a rien fait. Coté mobile, on nous vante les mérites des smartphones et de leur immense pouvoir applicatif… que l’on est obligé de mettre au placard dès que l’on voyage, au risque de se faire matraquer au niveau de sa facture opérateur. Inutile, le smartphone ! En parlant de smartphone, et de ces joujoux toujours plus performants comme l’iPhone, ou pire Android : obligé d’être branché à une prise électrique au bout d’une demi-journée d’utilisation, quelle scandale ! Quant aux prises et cables en tout genre, être obligé de promener en permanence avec une trousse remplie de connecteurs, c’est franchement pas comme ça que je voyais l’an 2000. On a beau devenir milliardaire en 7 ans, grâce aux réseaux sociaux, on nous sert toujours les mêmes sauces technologiques. Ca met du temps à disrupter, ouvrir de nouvelles voies. Puisse 2013 nous apporter des nouveautés qui change la donne d’une technologie pas toujours innovante, dans le fond, pour nous, les geeks. Bonne année à vous, d’ailleurs, geeks ou non geeks !

Mes aventures sur Twitter : @PhilJ

Mardi :  iOS7, c’est déjà parti

Alors que d’autres éditeurs de logiciels pousse de nouvelles versions de leur logiciels avec la plus grande difficulté, tant en terme de développements que de marketing, Apple et son iOS continue la belle histoire d’amour commencée en juin 2007 avec la communauté des développeurs. Bien que ce soit devenu une espèce de bulle un peu imprévisible, la place de marché applicative initiée par Apple pour servir ses iPhone et iPad a permis d’initier bon nombre d’histoires de produits (Siri, Flipboard, Waze, …) et des vocations à travers le monde (on développe sur iOS partout aux Amériques, en Europe, en Asie, en Afrique…). Quitte à devenir un terrain miné pour des acteurs comme Facebook, trop prudent dans leur approche de produit mobile du fait d’une certaine méfiance à l’égard de la société de Cupertino, qui fait un peu le jour et la nuit sur L’AppStore. Maintenant voilà, des développeurs, à la faveur de relations bien entretenues avec les équipes techniques d’Apple (à ce sujet, tenez vous prêts pour la prochaine WWDC), commencent déjà à faire chauffer du code sur la base de la nouvelle version d’iOS7 et de l’iPhone6… qui vont mettre encore quelques mois à arriver sir le marché !

Le site des développeurs Apple : Developer

Mercredi : Le groupe Avis Budget rachète Zipcar

Une belle nouvelle pour un acteur disruptif sur le segment de la location de vehicules : la société Zipcar, créée en janvier 2000 à Cambridge (Massachusetts), introduite en bourse en avril 2011 après avoir levé $60,7 millions, que l’on ne cesse de voir à San Francisco du fait d’un grand nombre de véhicules en circulation, vient d’être racheté par le groupe Avis Budget pour $500 millions en cash soit $12,25 l’action ($8,24 en clôture au 31/12/2012). Zipcar a 760.000 membres, a fait un CA de $242 millions en 2011, est présent en Amérique du Nord et au Royaume Uni, et il ne fait aucun doute que la location à la Zipcar vont continuer à se développer autour des réseaux historiques du groupe, avec souhaitons le le maximum de répercussions pour le client final : véhicules disponibles en nombre suffisant pour les citadins qui considèrent qu’une voiture coûte trop chère, pas d’intermédiaire dans le processus de location (on accède au véhicule à l’aide d’une carte), location flexible et financièrement avantageuse surtout sur les courts trajets (on peut louer une voiture pour une heure), on ne paye pas l’essence (l’abonnement, qui a différente formule, couvre le carburant et l’assurance). Il faut signaler que Robin Chase, ex-CEO de la société Zipcar, s’est associée à la famille Mulliez et leur groupe Mobivia sur un modèle où les particuliers louent leurs propres véhicules avec Buzzcar : l’approche communautaire sera peut être la prochaine étape… et  il y a vraiment trop de voitures en circulation, alors espérons que ça bouge sur ce créneau !

Zipcar sur Twitter : @zipcar

Jeudi : 500Startups ouvre un co-working space à New York

500Startups est un incubateur de la Silicon Valley dont on parle souvent puisque c’est un des plus significatifs en terme de notoriété. C’est l’initiative d’un ancien marketeur de Paypal, qui a travaillé avec Tim O’Reilly sur la défunte conférence Web2.0 à San Francisco, et lancé le 1er fond destiné au startups développant des produits sur l’écosystème Facebook… entre autres. Un sacré personnage, père de famille et grand voyageur devant l’éternel, agitateur de la Revolution 2.0 comme il dit, qui a vu sortir des pépites comme  Twilio, TaskRabbit, Wildfire Interactive, avec son nouvel incubateur, et j’en passe. Dave est un des relais les plus puissant de la Silicon Valley, et l’un des plus bruyant parfois, mais c’est pour la bonne cause. Alors voilà, 500Startups, basé à Mountain View, a désormais un pied à New York, histoire d’élargir le processus d’incubation, parce qu’il n’y a pas que la Silicon Valley pour la réussite d’une startup. Et je signale que 500Startups est toujours à la recherche de la 1ère startup française dans laquelle il pourrait investir. Un comble.

500Startups sur Twitter : @500startups

Vendredi : Apple ne va pas racheter Waze

 

Je me demande bien pourquoi, en écrivant ces lignes, je vais faire des commentaires sur un évènement qui n’a pas lieu. Voilà l’affaire : la nouvelle carte sur iPhone développée par les équipes d’Apple ne va pas très bien alors on imagine qu’une startup Israélienne, Waze en l’occurence, qui permet aux utilisateurs d’indiquer aux-mêmes l’état du traffic sur une carte routière sur leur smartphone va sauver la situation. Parce que c’est comme ça, le business des startups. Ca aime bien que l’on parle d’elle, parce qu’il y a des armées de canonniers de bloggers prêts à apporter de l’eau au moulin, ou de l’huile sur le feu, et je ne parle pas des perruches sur Twitter (je parle de ces accrocs au RT). A quoi ça sert tout ça ? D’abord donc, à faire tourner les « rotatives du web » (pas de papier, du mot clé). Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter… Tout le monde discute avec tout le monde, parce que ça fait tourner le business. Alors ça sert aussi à faire monter les valorisations, les enchères, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec du Instagram à $1 milliard. Ca s’appelle la distribution de valeurs,  à ne pas confondre avec la création de valeurs : le ciblage des bénéficiaires est… plus précis. C’est parti pour un bon cru 2013 !

Waze sur Twitter : @waze

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Ashton « Jobs » Kutcher, iOS et Android, Facebook et le Commissariat de Police de Mountain View, Cloudera et Udemy

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Ashton Kutcher, Ange ou acteur ?!

Les deux, mon Capitaine ! Non, ne vous méprenez pas : ce n’est pas Steve Jobs pris en photo en 1981, allez voir sur ce lien, (c’est le vrai à l’époque avec une  photo prise par Tony Korody/Sygma/Corbis)… Non, il s’agit d’Ashton Kutcher, le célèbre acteur Américain, 34 ans, qui sera le Steve Jobs d’un film appelé « Jobs » (dirigé par Joshua Michael Stern) à paraître sur les écrans à l’occasion de la cloture du prochain Festival Sundance 2013 (organisé par Robert Redford). La ressemblance est assez frappante, et il faut avouer que Kutcher n’est pas un inconnu dans le milieu des nouvelles technologies, puisque le fameux @aplusk sur Twitter accumule aussi les $ Millions investis dans des startups comme Airbnb, SocialCam (revenu à Autodesk), Grubwithus, Fab.com, Path, Blekko, Flipboard, Zaarly, etc. Des investissements assez hétéroclites, certainement effectué au gré de ses passages dans la Silicon Valley et favorisé par quelques bonnes âmes qu’il est surement bon de connaître… également une bonne façon d’avoir une publicité avec une star Hollywoodienne à bon prix !

Mardi :  la course aux chiffres entre iOS et Android

Chitika, un réseau de publicité online et d’analyses de données, vient de publier une étude réalisée sur 6 mois en relevant parmi un grand nombre d’impressions publicitaires concernant les connexions provenant d’appareils iOS ou Android. Cet essai eu lieu entre le 27 Mai et le 27 Novembre dernier. Les statistiques montrant le nombre d’appareils vendus et la progressive domination de la plateforme Android par rapport à iOS se succèdent, il n’en reste pas moins que la conclusion de cette étude est sans appel : c’est iOS qui génère le plus de traffic web. Apple tire notamment le bénéfice de sa présence dominante sur le marché des tablettes.

Mercredi : Mountain View Police Department et Facebook

Décidément, les Américains de la Silicon Valley me surprendront toujours, avec leur recherche d’être à la pointe de tout en terme de nouvelles technologies… Cette fois-ci, il s’agit du Commissariat de Police de Mountain View qui a récemment utilisé sa page Facebook pour faire une recherche à témoin suite à plusieurs détournements de fonds($20.000 au total) effectués dans une agence Wells Fargo locale par la même femme qui prenait différentes apparences. Bon, d’accord, Mountain View est la ville du siège de Google, mais tout de même, quelle modernisme ! Le résultat, du pur Facebook : une quarantaine de Like, plus de 250 Share, une cinquantaine de commentaires… qui visiblement ne font pas avancer le schmilblick… Une belle initiative citoyenne toutefois, n’est-ce pas le rôle de la Police d’être proche de sa population ?!

Jeudi : Cloudera, Big Data Platform, et ses $65 nouveaux Millions


Vive le Coud Computing ! On me demande bien souvent quelles sont les tendances dans la Silicon Valley, et il y en a une qui me tente bien souvent à mettre en avant : la big data. Nombreuses sont les entreprises qui détiennent des informations et masse et qui ne savent pas comment les gérer… Bon en même temps, ça consomme visiblement le cash rapidement puisque Cloudera, qui a déjà levé $40 Millions en 11/11, vient de lever cette fois $65 Millions. Il y a eu déjà eu $25 Millions en 10/10, ils vont avoir du mal pour le prochain round en 13/13. Une IPO peut être ?! Cloudera est une société qui co-développe et distribue Apache Hadoop, une plateforme Open Source qui aide à gérer les informations en grande masse  pour bon nombre d’entreprises, parmi les plus importantes. $141 Millions levés au total pour une valorisation de $700 Millions (il est bien rare d’avoir ce type d’informations…). L’année qui vient de s’écouler est placée sous le signe de l’effet « kiss cool » : doublement des revenus, doublement des salariés, doublement des clients, doublement des données. Objectif : soutenir cette croissance. N’empêche, la Silicon Valley semble parfois comme un puit sans fonds…

Vendredi : nouvelle levée de fonds pour Udemy

Une autre belle réussite typiquement Silicon Valley, Udemy, fondé par l’entrepreneur d’origine Turque Eren Bali, vient de lever $12 Millions. Arrivé il n’y a pas si longtemps que cela avec son équipe de développeurs Turques à San Francisco, avec un passé dans la création d’entreprise et une expérience d’ingénieur (of course), Eren Bali ne cesse de progresser depuis 2010. Udemy est une plateforme d’éducation en ligne, qui propose des vidéos de formation sur différentes thématiques, et payant… Secteur en pleine croissance, les sociétés dans ce domaine se multiplie et il semble qu’il y ait encore de le place sur ce marché aux États-Unis (Khan Academy, etc.). Croissance du Chiffre d’Affaires sur un an : +400% !

Amis Européens (et Français), concurrents potentiels, attention, Udemy risque d’arriver rapidement en Europe (un demi-million d’étudiants utilisateurs à travers le monde) !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Color Labs, Pulpfingers, Foursquare et Instagram, Microsoft, et Everlane

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : retour à la case départ pour Bill Nguyen, CEO de Color Labs

Peut être vous rappelez vous de Color Labs… Une idée d’application très avant-gardiste, lancée par une équipe dirigée par Bill Nguyen, qui compte à lui seul près d’1 Milliard de Dollars d’exit : Lala.com racheté par Apple pour $80 Millions en Décembre 2009, OneBox acquise pour $850 Millions en 1999 par Phone.com, sans oublier Seven Networks qu’il a créé en 2000.

Pourquoi avant-gardiste, Color ? « Bring people together through proximity, social and visual presentation » : utiliser la technologie pour rapprocher les gens, de façon visuelle (au départ c’était une application mobile de prise de photos). Vive la magie des vrais réseaux locaux, les réseaux de proximité ! Malheureusement, et ce malgré la présence d’un CTO Français (encore et toujours…), le produit n’a jamais été à la hauteur des espérances. Le fait d’avoir levé $41 Millions avait mis la barre assez haute ! Après quelques départs, l’entreprise a donc été reprise par Apple pour $7 Millions. Et le 31 Décembre, c’est fini.

Maintenant, c’est au tour des gossips de s’emparer d’une plainte déposée par un ancien salarié fondateur contre le CEO. Là où il y a de l’argent et des difficultés, les procès ne sont jamais loins. Vous pouvez alors comprendre pourquoi on est capable de voir ce genre de navets diffusés sur la chaine Américaine Bravo (sorte de série sur les startups dans la Silicon Valley).

Mardi : La techno Alsacienne à l’honneur avec Pulpfingers racheté par 500PX 

Une belle semaine pour deux talentueux développeurs-entrepreneurs Alsaciens, les très discrets David Charlec et Jérôme Scheer, créateurs des applications ISO500 et Photopular. Ils vont désormais s’habituer à des connexions quotidiennes avec le Canada, à Toronto précisément, siège de la société 500PX, qui se décrit comme une communauté de photographes  au services des meilleures professionnels. Une belle histoire pour des passionnés qui vont pouvoir s’adosser  à un site important qui va leur permettre de voir l’avenir en plus grand ! Il est clair que les facilités offertes aujourd’hui par les technologies telles que le langage de développement iOS par exemple offrent des perspectives souvent inattendues lorsque le talent permet de croiser le succès. Vive l’Alsace !

Mercredi : la journée des badges… Instagram inspiré par Foursquare

Alors que l’équipe de Foursquare tente de convaincre des investisseurs de rajouter $50 Millions pour une société qui génère $2 Millions de revenus avec 25 Millions d’utilisateurs enregistrés dont 8 Millions qui sont actifs au moins une fois par mois (selon le Wall Street Journal), Instagram, qui n’a plus à se soucier de sa valorisation ou de rechercher des fonds, vient de tranquillement lancer un système de badge pour aider à promouvoir son image au sein de ce réseau social… C’est toujours rageant de voir que ses (bonnes) idées trouvent souvent preneur… Malgré les critiques que l’on peut adresser à Foursquare vis à vis de son Business Model (ce qui ne regarde d’ailleurs que Foursquare soi même et ses investisseurs), Dennis Crowley et son Team a clairement rendu évident le succès à attendre des mécanismes de gamification, où se sont engouffrés des Bunchball ou encore Badgeville. Allez Dennis, la route est longue mais ce n’est pas une impasse !

Jeudi : Microsoft sur les pas de Google ?


Comment ça ?! Microsoft veut concurrencer Google et ses lunettes ? Et oui, le berceau de l’innovation, la Silicon Valley, c’est aussi un peu la fosse aux lions, et on n’a pas d’états-d’âme, comme en Allemagne (réputée pour ses copycat), à s’engouffrer dans une brèche ouverte par d’autres. Bon, si on y regarde de plus près, le brevet déposé par Microsoft est juste un « EVENT AUGMENTATION WITH REAL-TIME INFORMATION », c’est à dire des lunettes connectées pour être utilisées dans le contexte d’évènements en directs, et pas pour utiliser du contenu. Vous saisissez la nuance, moi à peine. « Filed in May 2011 » : enregistrée en Mai 2011. Ben voyons. Ca va peut être interesser Marc Simoncini, à la tête de sa nouvelle société Sensee, cette concurrence autour des lunettes. On n’a surement encore rien vu.

Vendredi : Everlane fait son Block Friday

Black Friday, États-Unis, après la dinde, le déluge : tradionnellement tous les ans à la même époque, c’est le jour des bonnes affaires, et bien souvent l’occasion d’échauffourées dans les Safeway et autres BestBuy… Et maintenant, c’est au monde du e-commerce de s’y coller, cat c’est bien sûr l’occasion de faire ses emplettes avec la perspectives des fêtes de Noël qui approchent. Everlane, une startup de San Francisco qui développe un site de e-commerce de vêtements de luxe et de design ne mange pas de ce pain là : il a été décidé de mettre le site « hors ligne » à l’occasion de cette journée.

« Nous voulons aider les consommateurs à moins consommer en créant des produits en moindre quantité mais qui durent plus longtemps » : la qualité et non la quantité ! Bon coup de publicité !

 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !