La France, ce pays où il fait bon entreprendre… avec Withings

L’avantage de vivre en dehors d’un pays, c’est de voir un peu mieux ce qui peut s’y passer, d’une certaine façon : ça vous rend plus positif. Plus objectif ?! La Silicon Valley, c’est aussi un lieu de passage pour ces entreprises bleu-blanc-rouge qui viennent se positionner, participer à une conférence, satisfaite de leur positionnement dans un pays où il fait bon développer une entreprise (oui, je parle bien de la France)… en attendant d’aller voir ailleurs, selon les opportunités qui se présenteront, ou pas.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Cedric Hutichings, CEO de la société Withings, lors du dernier CES à la Vegas ce mois de janvier 2013. Basée à Paris, la société a levé 3 millions d’euros en France en 2010, et développe des objets connectés, la grande vedette du salon cette année auprès des médias… que l’on imagine se transformer auprès du grand public ! Withings développe un gamme de produits assez large : des balances ($99,95 ou $159), un tensiomètre ($129), un babyphone ($249.95), un activity tracker à venir… derrière cette digitalisation, une technologie au service de la personne dans sa vie quotidienne, avec une application pour suivre toutes ses activités sur votre smartphone (iPhone et Android).

Développement international à la racine (et pas seulement à l’échelle locale, ou « européenne »), savoir profiter de l’éco-systeme R&D français (ingénieurs, subventions…), ne pas hésiter à attaquer des marchés de niche et à utiliser des conférences de taille mondiale pour lancer de nouveaux produits, profiter de ces salons pour trouver des distributeurs : c’est pourtant simple, non ?!

Cette nouvelle rubrique se veut fraîche, et je lui souhaite longue vie ! Vous êtes une société Française de passage dans la Silicon Valley ? Contactez moi !

L’actualité High-Tech de la semaine : Bluefin Labs, NewRelic, Ribbon, StartX et Basecamp

La rubrique organique (et sans viande de cheval) pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Twitter rachète la société d’analyse de TV sociale Bluefin Labs

Cocorico, et haro sur la concurrence dans la vidéo pour Twitter ! Peu de temps après l’improbable lancement de Vine que l’on essaye de nous faire prendre pour le prochain Pinterest (pour ceux qui ont déjà compris Pinterest), cette fois-ci Twitter vient d’acquérir Bluefin Labs, une société créée en 2008, basée à Cambridge dans le Massachusetts, qui se propose d’apporter des solutions aux annonceurs, aux agences de publicité et aux réseaux de télévision sur un créneau bien spécifique : la « TV sociale ». Pourquoi cocorico ? Le Monsieur qui vous sourit sur la photo est français : il s’appelle Jean-Philippe Maheu et après un parcours l’ayant mené d’AT Kearney, Razorfish, Ogilvy et Publicis, il a juste eu le temps de travailler 7 mois comme CEO chez Bluefin Labs avant le rachat. Pour ceux qui se demandent encore quel est le modèle économique de Twitter, ce rachat va fournir quelques informations. A force de voir Twitter sur les écrans de télévision, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils commencent à s’attaquer sérieusement au sujet… Les données tirées de la plateforme de  Bluefin Labs permettent de tracer les commentaires et autres liens sociaux exprimés lors des spectacles et des publicités qui sont regardés à la télévision. Bluefin Labs est issu du MIT Lab dont on a déjà parlé ici.

Bluefin Labs sur Twitter : @Twitter

Mardi : joli plan de relance de $80 millions pour NewRelic

  Vous devez bien vous demander ce qu’est NewRelic, que j’ai eu l’occasion de voir un peu partout ces derniers temps dans les différentes conférences High-Tech dans la Baie de San Francisco, très certainement annonciateur que l’équipe voulait que l’on (enfin les investisseurs) pense à elle. Les investisseurs aiment bien cela, les sociétés qui dépensent en marketing. NewRelic, c’est l’entreprise parfaite dans un monde Internet où les applications commencent à faire la loi un peu partout : créée en février 2008, basée à San Francisco, avec désormais $115 millions au compteur, NewRelic offre une solution de SaaS (Software As A Service) de gestion de performances pour des services de Cloud computing et des applications Web déployées en Ruby, Java, .NET ou PHP. Lew Cirne, le fondateur, n’en est pas à sa première tentative puisqu’il a déjà vendu une société à Computer Associates en 2006. Avec 35.000 clients actifs et $80 millions en banque, et tout l’écosystème de sociétés de logiciel disponible à 60 miles à la ronde, Lew semble bien parti pour une deuxième success story. Mais comme dit le proverbe, l’argent ne fait pas le bonheur… d’une startup toujours, il y a encore quelques étapes à franchir.

NewRelic sur Twitter : @NewRelic

Mercredi : Ribbon lève $1,6 millions pour acheter sur Internet en 1 click… ou presque

On pensait avoir tout vu en terme de paiement sur Internet, mais il y a toujours de nouveaux acteurs prêts à s’attaquer à une niche ou s’accrocher à une quelconque (supposée vache à lait), Facebook ou Twitter entre autres dans le cas présent. Ribbon a même convaincu AngelPad, un incubateur de San Francisco, créé notamment par un ex Google Thomas Korte, de croire en leur destin en les intégrant à leur programme. Et la roue continue de tourner pour Ribbon avec un nouvel apport de $1,6 millions qui vont permettre de continuer à développer cette solution permettant de vendre des biens sur Facebook, Twitter, par email par exemple, et tout cela grâce à un simple lien… « If you can copy/paste, you can sell on any platform with Ribbon » : si vous pouvez copier/coller un lien, vous pouvez vendre sur n’importe quelle plateforme avec Ribbon… Concept assez simple, encore quelques réglages nécessaires dans l’exécution… mais quelle simplicité ! Pour la petite histoire, l’investisseur en question, Tim Draper, l’homme qui n’hésite pas à chanter sa chanson « The Riskmaster » en conférence, et c’est l’un des Business Angel les plus réputés de la Silicon Valley (les paroles sont disponibles sur ce post). Vous en voyez des business angels chanter sur scène en France ?!

Ribbon sur Twitter : @Ribbon

Jeudi : L’incubateur de Stanford StartX récolte $400.000

Alors qu’en France, j’imagine que l’on continue de se poser la question comment rapprocher l’universitaire et le monde de l’entreprise, que l’on distribue des petits paquets de quelques milliers d’Euros à titre de micro investissements en étant persuadé d’avoir fait une bonne action, nos amis de Stanford et leur incubateur-accélérateur StartX viennent d’obtenir $400.000 de quelques sponsors comme Cisco, AT&T et Groupon pour un montant total récolté de $1,5 millions depuis sa création. Pas de blabla, du cash, de l’action. Et derrière c’est un montant de $100 millions de fonds qui a été levés par les startups incubées par ce programme depuis sa création… Et ceci dans une région où, il faut bien l’avouer, sous le prétexte de l’entrepreneurship du web, s’est développé une véritable nouvelle chaîne de valeur du capital risque qui, je puis vous l’assurer, ne fera pas la même erreur que lors de la fameuse première bulle. Il va sans dire que parmi les investisseurs de ces startups figurent un grand nombre d’anciens de Stanford… un cercle vertueux au possible ! Parmi les levées de fonds les plus remarquables, on peut citer Gameclosure, une plateforme pour développer le HTML5 au maximum de ses possibilités dans le domaine du jeu, qui avait récolté $12 millions.

StartX sur Twitter :  @StartX

Vendredi : Basecamp est enfin disponible sur iOS

Basecamp est un des premiers outils de gestion de projet collaboratif qui a été utilisé par des générations d’utilisateurs puisque le produit développé par 37Signals est sorti en 2004. Il ne reste plus qu’un des 3 co-fondateurs au sein de l’entreprise de Chicago, ce qui explique surement pourquoi la plateforme ne disposait pas encore de son application iOS… ce qui est chose faite désormais. Malheureusement disponible sur iPhone seulement, ce qui est bien dommage car franchement il me semble que ce produit mérite certainement tout autant une version iPad, nettement plus commode à utiliser en règle générale sur des outils dits de productivité, selon la classification Apple, ou business dans le cas de Basecamp. Comme quoi le mobile a encore de bons jours devant lui, et il reste tout de même quelques pans du web qui mettent un peu de temps à passer à l’ère du mobile. C’est encore possible en 2013.

37Signals sur Twitter : @37signals

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Le Flash Startup du jour : Electric Imp, quand le monde réel rencontre Internet

Tous les jours, une nouvelle startup naît dans la Silicon Valley. Une nouvelle idée, une nouvelle approche de service, un nouvel usage sur Internet… la Mecque de la technologie n’a pas fini de nous étonner, alors arrêtons nous un court instant sur ces petites pépites qui arrivent de nulle part…

Nom : Electric Imp

Site web : http://electricimp.com/

Date de création : 2012, à Los Altos (Californie)

Financement : $7,9 millions

Electric Imp est une startup qui développe « Imp », une puce destinée à fournir une « connectivité » Internet aux appareils électriques. L’IMP utilise le WiFi et un service de cloud computing pour permettre à des constructeurs de rendre leur produit compatible avec Internet, permettant l’accès au Web à des produits qui jusqu’à présent en était dépourvu.

La mini-carte « Imp », qui contient un accès wifi et un processeur, est en vente auprès des fabricants et des développeurs qui sont censés également jouer le rôle de courroie de distribution pour un produit évidemment utile pour rendre sa maison plus « intelligente », par exemple. Les appareils rendus compatibles peuvent être accessibles depuis Internet ou un smartphone en utilisant l’application développée par la startup ou des applications tierces.

La société avait fait parler d’elle en mai 2012, et elle doit sa création à une trouvaille de bricolage d’un de ses co-fondateurs, qui voulait rendre l’éclairage de sa nouvelle salle de bain plus connectée à Internet… une sorte d’Eureka des temps moderne, qui ne serait pas pour déplaire à Henri Seydoux, industriel de génie et audacieux, patron de la société Parrot ! Ce type de concept rend le terme de « the Internet of things » simple à comprendre, dans la mesure où ce type de produit doit servir à rendre les produits électroniques mais non connectés à Internet accessibles depuis le web. Reste à convaincre un industriel pour transformer un concept de geeks en une entreprise qui décolle. A suivre !

Le blog d’Electric Imp : http://blog.electricimp.com/

Les suivre sur Twitter : @ElectricImp

 

The French Word of the Day : Touché

Cela fait quelques mois maintenant que je m’amuse à publier des définitions de mots français utilisés dans le langage de nos amis Américains.

Un jour, George Bush a dit :

“The thing that’s wrong with the French is that they don’t have a word for entrepreneur”

Ce sont des choses qui arrivent. Mais ce gros arbre Américain qui parfois veut nous cacher la forêt de l’économie mondiale ne doit pas nous faire oublier que le français est la 3ème langue utilisée dans le monde concernant le monde des affaires, la preuve en image (publié en août 2011) :

C’est aussi l’occasion de parler d’une belle technologie développée par un laboratoire de Disney (le Disney Research Hub, basé à Pittsburgh), qu’il a été décidé d’appeler… « Touché ». Un mot bien français, au service d’une technologie… internationale !

Touché propose une nouvelle fréquence de détection qui peut non seulement détecter un événement tactile, mais aussi reconnaître des positions complexes des mains et du corps humain. Cela peut avoir différentes applications, comme notamment inter-agir de façon plus intuitive avec un écran de smartphone ou de tablette, ou bien éteindre une télévision automatiquement en fonction de son attitude devant l’écran, ou encore utiliser son corps et des gestes spécifiques pour envoyer des commandes à son téléphone.

J’ai pu poser quelques questions à Munehiko Sato qui a travaillé sur le projet de recherche et développement…

Le Journal de la Silicon Valley>  Combien de personnes ont été impliquées dans le projet, et quel était votre rôle ?

Munehiko Sato> Pour Touché, nous étions une équipe de trois chercheurs. Ivan Poupyrev, qui est le chercheur scientifique dirigeant le design interactif au sein de Disney Research, était le chef d’équipe et l’inventeur de Touché. En ce  qui me concerne,  à titre d’associé au Disney Research (je suis désormais candidat au doctorat à l’Université de Tokyo), j’ai travaillé sur le développement de la théorie de détection et sur les capteurs et le logiciel. Chris Harrison, autre associé, étudiant au doctorat au Carnegie Mellon University, a rejoint l’équipe pour le développement de la classification des gestes et la définition des applications à explorer.

Par la suite, le projet Touché a été étendu à d’autres objets interactifs assez insolites, comme les plantes, pour illustrer l’avenir du potentiel humain. Une installation artistique « Botanicus Interacticus » a été construite par l’équipe et présentée au SIGGRAPH 2012, une conférence sur les techniques interactives.

Le Journal de la Silicon Valley> Combien de temps a été nécessaire pour le projet ?

Munehiko Sato> Au départ c’était une idée d’Ivan, il ya quelques années. En 2011, nous avons commencé à travailler dessus intensivement. Après plusieurs premiers prototypes, nous avons construit une version quasi définitive du matériel et le logiciel du capteur en 5 mois. Nous avons ensuite consacré beaucoup de temps et d’efforts sur l’interaction et la conception des espaces d’application.

Le Journal de la Silicon Valley>  Y a-t-il eu une utilisation de la technologie chez Disney ?

Munehiko Sato> La société étudie les moyens d’appliquer la technologie à l’intérieur de l’entreprise, mais c’est tout ce que nous pouvons dire pour le moment…

Le Journal de la Silicon Valley> Votre vision sur le potentiel de Touché …

Munehiko Sato> L’espace d’application est très varié. Il va des gestes quotidiens, avec le corps humain lui-même, aux objets naturels comme les plantes. Grâce à la simplicité de la théorie de détection, le système peut être appliqué dans différents espaces de détection. Nous avons développé une technique de différenciation des utilisateurs avec un écran tactile (« capacitive fingerprinting »). Il s’agit d’un appareil qui permet de savoir qui est en contact avec un objet  avec un simple toucher. Nous utilisons le profil d’impédance du toucher humain (ses caractéristiques électriques en quelque sorte) pour déterminer les propriétés du corps des utilisateurs. De cette façon, nous pouvons également étendre les applications à divers exemples de détection d’utilisation d’objets.

L’actualité High-Tech de la semaine : Airmobs du MIT Media Lab, Foursquare, Lyft, Penultimate et Evernote, Dijit Media et Miso

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger ! Lundi :  Airmobs, le MIT Media Lab à l’assaut du partage de réseau

Je l’avais mentionné dans la première chronique de l’année, le monde n’est pas si connecté qu’on veut bien le dire. Du moins avec son smartphone, car coincé entre des réseaux opérateurs toujours trop chers en  accès données, particulièrement en déplacement à l’étranger, les choses ne bougent guère dans ce domaine. Alors, lorsque je trouve un produit qui s’attaque à ce créneau, ça mérite que l’on laisse tomber la Silicon Valley pour Boston, Côte Est, afin de parler d’Airmobs, un des projets du MIT Media Lab, un laboratoire de recherche multi-disciplinaire qui dépend du fameux MIT. « Inventer un meilleur futur » : voilà un bien noble dessein, et j’en viens à Airmobs, développé par Eyal Toledano, qui nous vient d’Israel où il a notamment travaillé pour Samsung, et qui a développé une application Android permettant de partager votre accès aux données via les réseaux téléphoniques d’un téléphone à un autre, depuis l’accès Wifi disponible sur ces appareils. Les kilos de données « prêtés » peuvent se transformer en crédits de datas réutilisables, notamment en zone d’absence de réseau. « L’idée est d’étendre le principe du « donner pour ensuite recevoir »afin d’inciter les gens de partager leur plan de données. Du Peer-to-Peer plutôt moral, je trouve ! L’application a été développée  intelligemment, avec entre autres un contrôle de la puissance de la batterie et du réseau opérateur, de la détection de mouvement, pour adapter la puissance du signal. Je propose de remplir une pétition afin d’encourager Eyal de publier l’application sur Google Play Store. Jamais les opérateurs n’accepteront de collaborer sur ce terrain, il faudra donc compter sur une communauté d’utilisateurs pour créer l’usage, fusse-t-il nécessaire de passer par des « marécages » pour y arriver. J’y reviendrai.

MIT Media Lab sur Twitter : @MIT Media Lab

Mardi : Foursquare, Acte 2, adresse le monde de l’entreprise

 

Ca y est : Foursquare s’occupe du marché des entreprises avec la nouvelle application Foursquare for business ! Trop longtemps entre les mains des geeks, il était temps de permettre aux business locaux de disposer d’outils de pilotage de leurs sites sur Foursquare. Ceci devrait, en toute logique, aider la plateforme a augmenter l’investissement des professionnels sur Foursquare, et la montée du chiffre d’affaires, un des problèmes majeurs de la startup. C’est encore un parcours du combattant pour déclarer ses différents business, preuve d’inexpérience dans le service mais que ne ferait-on pas pour piloter ses activités sur une plateforme qui fait si souvent l’actualité dans la Silicon Valley ?! Il est possible de crééer des offres spéciales pour attirer les utilisateurs de Foursquare, analyser les résultats de ces opérations en temps réel grâce à des outils d’analyse, et prendre les mesures adéquates.

Foursquare sur Twitter : @Foursquare

Mercredi : Lyft poursuit son expansion et lève $15 millions

J’ai déjà évoqué Lyft dans ces colonnes, et les choses semblent bien aller pour Zimride, la société qui est à l’origine du service, et son services de transport entre individus (les conducteurs se transforment en chauffeurs de taxi le temps d’un trajet). Indépendamment du succès croissant de sites web qui mettent en relation des utilisateurs sans intermédiaires (Zipcar, Airbnb, Kickstarter), une nouvelle vague du Web Relationnel (ou Web Personnel, Web Interactif, Real Time Web, appelez-le comme vous voulez) est en train d’arriver à maturité, derrière la couche bien superficielle, il faut le dire, de ce que tout le monde appelle le Social Media (qui n’est qu’un prétexte à atteindre des annonceurs en manque de tendances). Le vrai Web, le Web des utilisateurs, arrive ! Lyft fait partie de ces nouveaux usages qui sont en train d’émerger grâce à Internet, et ce sont de nouvelles générations d’utilisateurs qui arrivent, et Lyft est en train de couvrir le spectre du transport solidaire, avec désormais une activité sur Los Angeles, rendue possible notamment avec des discussions avec la California Public Utilities Commission qui va aider à rendre cette nouvelle solution de transport deployable à grande échelle ! Vive les moustaches roses !

Lyfy sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Penultimate réapparaît avec Evernote

Penultimate, c’est une histoire à la sauce Silicon Valley dont bien des jeunes startupers français devraient s’inspirer… mais pas forcément pour ce que vous imaginez. Penultimate est en effet un produit développé par une société créée en mai 2010, qui a été rachetée par Evernote en mai 2012… qui réapparaît en produit Evernote dans l’AppStore mise à jour, et c’est une bonne nouvelle car c’est vraiment un beau produit permettant de prendre des notes à la volée, qui peuvent désormais être intégrée automatiquement dans la gamme de produits Evernote, l’un des gros succès du moment. La version 4 de l’application est désormais gratuite. La leçon de cette histoire, c’est sur la capacité d’amener  des produits niches comme Penultimate au sommet de la gloire, ce qui est quasiment impossible car il est très rare que des applications mobiles fassent le bonheur et surtout la richesse de ceux qui l’ont créé… sauf dans la Silicon Valley où il existe toujours un plus gros que vous pour vous racheter. Développer une fonctionnalité comme Penultimate, c’est devenu presque impossible pour Evernote, et par conséquent il n’ont qu’à faire une proposition de reprise voire d’embauche. Ben Tozzo est désormais « Head of Penultimate Product » dans une startup qui marche bien, et dont les stocks options sont encore attrayants. Je doute qu’un Penultimate à rayonnement local en Europe aurait beaucoup de mal à percer. Il faut penser large : marché, mais aussi exit, car le destin de beaucoup de startup est tout de même de finir quelque part. De préférence pas dans ce qu’on appelle le deadpool.

Penultimate sur Twitter : @PenultimateApp

Vendredi : Dijit Media acquiert Miso

Le deuxième écran excite beaucoup de gens car il y a toujours quelqu’un qui considère qu’il n’y a pas assez de publicité à la télévision, et encore plus d’argent à solliciter auprès des annonceurs (bis), alors on réfléchit aux moyens de vous en mettre plus, notamment par l’intermédiaire des appareils qu’il est désormais possible de connecter comme les smartphones, ou encore les tablettes. Il y a également une approche un peu plus technologique du sujet, et c’était le créneau de la startup Miso qui a su grandir sa base d’utilisateurs jusqu’à 100.000 utilisateurs pour séduire Dijit Media, connu pour être la société qui a développé le guide TV sur iOS NextGuide. Miso a développé à ce jour deux applications permettant d’inter-agir, se déclarer et se connecter depuis son iPhone et son iPad, avec sans aucun doute de très instructives données sur les expériences comportementales. Cela n’empêchera pas Dijit Media de fermer prochainement les applications. La TV sociale n’est pas de tout repos, mais il s’agit en tout cas d’une exit pour l’équipe de Miso (c’est toujours mieux que le deadpool), et assurément une expertise additionnelle pour Dijit Media.

DijitMedia sur Twitter : @Dijitdotcom

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : un dîner pas con du tout, Techcrunch et Livefyre, Netflix+Youtube=DIAL, Vine et Twitter, YCombinator et Watsi

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Tout sauf un dîner de cons

Dans un monde où la concurrence fait rage, dans un monde du web où la monétisation se fait rare et où l’audience dirige tout, rien de mieux qu’un petit gueuleton entre bons amis pour se réconcilier, se donner des petits coups de main sur des idées ou du business, ou des bons tuyaux pour des petits placements en bon père de famille (il suffit de consulter les levées de fonds initiales des startups qui font de la Silicon Valley un paradis pour jeunes nouveaux riches pour comprendre comment ça marche). Il est très rare que je reprenne des articles vus ça et là sur Business Insider (ça ressemble un peu trop pour moi à du Paris Match du web), mais cette photo était trop belle pour que je l’ignore. Marissa Mayer (Patronne de Yahoo!), Dave Morin (CEO de Path et investisseur dans des startups), Drew Houston (CEO de Dropbox), Dick Costolo (CEO de Twitter), Jeremy Stoppelman (CEO de Yelp), Johnny Ive (SVP chez Apple), Mike Cassidy (Directeur chez Google sur des projets tels que les lunettes ou le véhicule autonome)… Mais où est donc Facebook ?! Nothing more to report.

Mardi : Techcrunch revoit son site web, acte 1

 

Techcrunch, comme beaucoup de plateformes de blogging, avait cédé aux sirènes de Facebook pour insérer des commentaires sur ses posts avec la promesse de l’effet « kisscool » : une plus grande facilité pour saisir des commentaires, à savoir moins de frictions pour s’enregistrer, et puis, d’ailleurs, qui n’a pas de compte Facebook aujourd’hui, donc l’assurance de combattre l’un des nerfs de la guerre sociale : l’engagement. Clairement, il est vrai que c’est très simple de poster des commentaires sur ce type de blogs, les diffuser automatiquement sur Facebook et donc très commode auprès de l’intelligentsia tech pour mettre en copie des personnes qui peuvent favoriser le buzz autour de votre prose. Ceci étant, c’est malheureusement aussi l’assurance de récupérer du spam, ou mieux encore, de l’attaque en règle sur votre produit bien loin des règles de politesse d’usage… qui n’existe plus depuis bien longtemps d’ailleurs sur Internet! Techcrunch, qui a décidé d’améliorer un certain nombre de choses sur son site web (c’est quand même le site numéro 1 dans l’écosystème des startups, standing oblige), a donc choisi la startup Livefyre pour assurer la gestion des commentaires, startup située à quelques blocs dans San Francisco. Un bon petit coup de pouce, et un bon coup de pub ! A vous de tester…

Techcrunch sur Twitter : @Techcrunch

Mercredi : Netflix et Youtube s’associent dans le deuxième écran

On savait que le « second écran » était une grande tendance du moment, mais de là à imaginer que Google via ses equipes de Youtube et Netflix travailleraient ensemble sur un nouveau protocole… Le second écran, c’est l’intégration d’une tablette, d’un smartphone en interaction lors du visionnage d’un programme sur sa télévision. Ca veut dire jouer, communiquer et échanger lorsque l’on regarde une émission, un match de sport, un film… La télévision ayant du mal à se renouveler du fait de ses sources de financement, de la multiplication des canaux de diffusion, d’Internet qui prend de plus en plus de place, il a donc fallu intégrer un nouvel acteur pour entrer dans la scène. L’idée du protocole imaginé par Youtube et Netflix, l’un des principaux acteurs de la diffusion de films sur Internet aux États-Unis, est d’aider les développeurs travaillant sur des applications de second écran à se lancer sur des télévisions et autres produits connectés. Sony, Samsung, Hulu et la BBC entre autres ont déjà rejoint le projet. Les chaînes de télévision française, à notre connaissance, et ce malgré de fréquents trajets dans la Silicon Valley, ne sont pas dans la liste. Pourquoi cette alliance ? « Nous voulons faire avancer cette industrie » ont ils déclaré après avoir été plutôt discrets jusqu’à présent. L’union fait la force en quelque sorte : peu de temps après que Netflix ait appris que Youtube travaillait sur le sujet, la décision était prise de joindre les efforts. « Discovery and launch » : ce protocole devrait servir à faciliter la connexion à la télévision depuis le smartphone par exemple, et également la découverte sur les différents programmes disponibles (ce qui va  aider sérieusement les développeurs grâce à ce nouveau standard)… En clair, l’idée est de concurrencer Airplay, et donc Apple et proposer une offre plus complète favorisant l’écosystème de développements autour de leurs plateformes.

Article sur GigaOm pour en savoir plus : « The story behind Dial… »

Le site de Dial : DIscovery And Launch

Jeudi : Twitter lance Vine, une nouvelle application de vidéo

 

Je vous ai parlé de Streamweaver dans cette rubrique, où il s’agissait d’enregistrer des vidéos sous différents angles : et voilà que Twitter s’y met aussi… via une startup rachetée l’année dernière, Vine. Comme quoi, et je ne cesserai de le répéter ici et ailleurs, la Silicon Valley est définitivement un endroit où les projets s’inspirent les uns des autres, comme partout ailleurs, en France ou en Allemagne. La manipulation est assez tactile, pour un résultat que je trouve au final beaucoup moins intéressant que le produit développé par Lightt par exemple… d’autant que cela ne se partage pas encore sur les réseaux sociaux… Malgré leur relative expérience d’Internet , que ce soit en marketing comme (et surtout en éxécution), rien n’est fait quand il s’agit pour une société comme Twitter de sortir de son domaine de compétence, et racheter une société n’est pas toujours la solution. D’autant plus que Facebook a rapidement retiré la possibilité de rechercher ses amis sur leur plateforme pour empêcher de favoriser l’effet viral : pas folle la guêpe, pas d’effet d’accélération d’audience à espérer de ce coté… Même le contenu pornographique semble avoir décidé de venir leur casser la modération ces derniers jours. Dure la vie de startup !

Le blog de Vine : Vine.co

Vendredi : Watsi, la première startup à but non lucratif de YCombinator

Il faut toujours finir sur une note positive, et je suis heureux de parler de la première startup à but non lucratif financée par YCombinator, l’incubateur de Paul Graham qui fait souvent l’actualité dans la Silicon Valley, par son originalité, son coté précurseur, sa personnalité… même si ça me fait bizarre de parler de financer du « non-profit » dans un écosystème où le modèle économique est déjà une grande enigme, alors le non lucratif… Mais soyons positif et parlons de Watsi, dont l’objet est de permettre à des donateurs de financer des traitements médicaux pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Il s’agit là d’aider les pays en développement à s’attaquer à la fracture médicale, en clair la grande difficulté de permettre à des populations au Malawi, en Éthiopie ou au Kenya de se soigner avec des traitements quels qu’ils soient, même au moindre coût… Point important : 100% de la donation sert au financement du traitement des personnes qui se déclarent sur le site, que l’on choisit personnellement et à qui on peut donner au moins $5, et il est proposé de faire un suivi sur la façon dont le traitement se déroule. On parle ici d’opérations un peu lourdes, qui peuvent coûter $200, $400. Même si le projet semble à priori fantastique humainement, et que Paul Graham avoue avoir trouvé en Watsi « une des utilisations les plus révolutionnaires qu’il ait vu sur Internet », cette exposition de candidats déclarés aux soins crée un sentiment trouble et surtout ne doit pas nous faire oublier que la solution à ce problème dramatique de l’accès aux soins est plus un problème à régler de façon globale plutôt qu’individuelle, et qu’il ne faut pas relâcher l’effort . Mais restons positif, avons nous dit.

Watsi sur Twitter : @Watsi

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Paypal, DogPatch Labs, Silvercar, SurveyMonkey et Voxer

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Paypal se déploie dans les magasins à travers les États-Unis

Il semble que Paypal ait entamé une accélération de ses activités, sans aucun doute lié à l’impact de leur nouveau Président, David Marcus, un entrepreneur issu du monde des startups (sa startup Zong a été rachetée par eBay en août 2011). David Marcus est Président de Paypal depuis Avril 2012. Le terrain d’action de Paypal n’est plus uniquement le paiement en ligne, mais également le paiement en magasin puisque depuis mai 2012 Paypal a signé des accords avec 16 grandes marques de distribution aux États-Unis  (dont Home Depot, Abercrombie & Fitch, Barnes & Noble, Foot Locker, Office Depot, etc.) pour que les clients de ces sociétés puissent payer avec la solution spécialement mise en place par Paypal avec ces entreprises. C’est maintenant dans 18.000 magasins au total qu’il sera possible de le faire, Paypal continuant inlassablement de signer de nouveaux accords, tout en ayant adapté son application mobile et notamment iOS pour une expérience encore plus locale avec de la géo-localisation. Pour les Françcais vivant aux États-Unis qui veulent s’y essayer, il faut tout d’abord se rendre sur le site Paypal Anywhere. Cela s’appelle boucler la boucle !

Paypal sur Twitter : @Paypal

Mardi : Dogpatch Labs ferme ses incubateurs de Palo Alto et New York

 

Dans la foulée des incubateurs comme YCombinator à Mountain View, l’un des précurseurs dans la Silicon Valley, ou Plug and Play Tech Center à Sunnyvale, on a pu assister à une poussée d’espaces dédiés aux startups, de San Francisco à San José. Objectif : créer de véritables pépinières pour faire fructifier des millions (des millionnaires ?) en puissance. Opportunité pour des regroupements de consultants en mal de clients, ou pour des Business Angels en manque de sensations, un prétexte pour des opérations immobilières, des espaces de co-working space qui veulent murir, ou simplement de véritables vocations, tout y est ou presque pour expliquer ce phénomène. Il y a également des VCs qui s’y sont risqués comme Polaris Ventures, basés à Waltham dans le Massachusetts, qui a ouvert des incubateurs à Palo Alto, New York, Cambridge (Massachusetts) et Dublin. Ils ont notamment investi dans Automattic, la société qui publie WordPress, et dans des startups plutôt dans des domaines scientifiques. Aux dernières nouvelles. Et voilà, finis, Palto Alto et New York, fermés. « Palo Alto et New York ont bon nombres de communités comme Dogaptch. Beaucoup on adopté la philosophie d’un espace ouvert. Nous ne sommes plus uniques sur ces marchés ». Vive Dublin, en Ireland, où il semble qu’il y ait des choses à explorer du coté de la vieille et verte Europe. Quand un marché sature, il faut prendre des décisions, et qui mieux que des VCs pour en prendre et montrer l’exemple ?!

Dogpatch sur Twitter : @DogpatchLabs

Mercredi : Silvercar, une service de location de voitures en aéroport

 

J’ai parlé récemment de Zipcar dans cette rubrique et à ce sujet son ancien CTO Luke Schneider lance ce lundi 21 Janvier Silvercar, un service de locations de voitures en aéroport, à l’aéroport de Dallas, qui est un bon point névralgique pour ce type d’activité, étant donné sa taille. Il y a du Crunchfund (un VC « early stage » et son fameux duo de bloggers MG Siegler et Michael Arrington) et du Dave Morin (le CEO de Path) dans un tour de table de… $11,5 millions déjà levés avec moins d’une année d’existence. Il faut dire que 200 véhicules Audi A4 pour un lancement et 5% de parts de marché à prendre ne se trouvent pas sous le sabot, mais bien dans la puce d’une Silicon Valley .

Silvercar sur Twitter : @Silvercar

Jeudi : SurveyMonkey lève $450 millions

Qui a dit que c’était la crise ?! un exemple : SurveyMonkey, une société créée en 1999, spécialisée dans l’élaboration de sondages en ligne (à coup de plus d’un million de réponses par jour), basée à Palo Atlo, Portland (Oregon) et au Portugal (une entreprise fétichiste avec les implantations en P visiblement), vient d’annoncer renoncer à une introduction en bourse… et vient de lever $450 millions (avec notamment Google dans le tour de table)… $450 millions divisés par 1,5 millions de questionnaires en ligne par jour… ça fait un amortissement sur  300 jours. Je plaisante bien sûr, c’est un peu plus compliqué que cela.

SurveyMonkey sur Twitter : @SurveyMonkey

Vendredi : Voxer vs Facebook, la guerre pour les utilisateurs

 

Imaginez que vous disposiez d’un champ que vous avez labouré pendant des mois et d’un seul coup, votre distributeur d’eau vous coupe les moyens d’irriguer vos cultures… Panne sèche ! C’est ce qui vient d’arriver à Voxer, une startup établie à San Francisco (ayant reçu $30 millions d’investisseurs en avril 2012) , dont l’objet est de transformer votre smartphone en talkie walkie. Pratique, pas cher, et comme beaucoup d’autres startups comme SocialCam ou d’autres, ils ont su utiliser l’ascenseur d’audience qu’est Facebook (en surfant avec la limite de ce qui est autorisé en spam). Mais voilà : Facebook a dit « Stop ». C’est fini. Plus possible d’aller chercher de nouveaux contacts parmi vos amis sur Facebook. Fini le spam. « Vous ne respectez pas les conditions générales », vous savez, ces fameuses TOS qui bougent en fonction de ce que les réseaux sociaux veulent faire de vos données personnelles… Ce que je trouve intéressant dans cette histoire, ce n’est pas tant les élucubrations commerciales entre deux sociétés (c’est eux que ça regarde avant tout), mais la façon dont Facebook  réagit, signe que la guerre de l’audience touche tout le monde, que l’on va désormais se battre sur tout pour sauvegarder son taux de croissance et de rétention. Il y a énormément d’applications qui se soient lancées dans le segment du chat (même des opérateurs comme Orange s’y sont mis), et qui vont continuer à le faire, mais j’ai toujours dit que Facebook pourrait mettre tout le monde d’accord. Il suffit juste de la bonne fonctionnalité, et je pense qu’ils y travaillent sérieusement. Fini le web ouvert, les graphes sociaux collaboratifs, vive le « Compuserve spirit » (ce qui est à moi n’est pas à toi) !

Voxer sur Twitter : @Voxer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Une journée au Metreon, avec Flurry… la suite avec plus de chiffres !

Rien de tel qu’un évènement sponsorisé par Flurry aujourd’hui à San Francisco pour passer en revue les acteurs qui font l’actualité, en particulier dans le domaine du mobile. Flurry est devenu un acteur significatif dans ce segment,  une des principales sociétés à aider les applications mobiles à mener des campagnes publicitaires, les mesurer, et finalement également mieux monétiser dans cette économie nouvelle qu’est devenu le mobile.

J’ai entendu une phrase, qui a été maintes fois re-tweeté et qui montre bien comment parfois la Silicon Valley sait (aussi) faire preuve d’amnésie : le chiffres d’affaires dans le domaine des applications mobiles serait passé de 0 en 2008 à $16 milliards en 2012. Bien que le deuxième chiffre me paraisse incroyablement élevé (mais je ne veux pas nécessairement remettre en cause la parole de celui qui l’a cité, à savoir le CEO de Flurry), je m’insurge clairement contre le deuxième en me permettant de rappeler qu’avant l’Apple Store et tous ses clones, il y avait un monde appelé J2ME (Java pour mobile) que des entreprises comme Gameloft ont bien connu depuis la fin des années 90. On a surfé sur les portails dits « wap », téléchargé des millions de jeux Java bien avant que l’Apple Store soit né. Essentiellement en Europe et en Asie, il faut bien le dire.

En attendant, en ce qui concerne les chifrres, à ce détail prêt, la présentation du CEO de Flurry Simon Khalaf nous a régalé en partageant des informations qui sincèrement méritent de faire l’objet d’un post…

À suivre…


Une journée au Metreon, San Francisco, avec Flurry

Rien de tel qu’un évènement sponsorisé par Flurry aujourd’hui à San Francisco pour passer en revue les acteurs qui font l’actualité, en particulier dans le domaine du mobile. Flurry est devenu un acteur significatif dans ce segment,  une des principales sociétés à aider les applications mobiles à mener des campagnes publicitaires, les mesurer, et finalement également mieux monétiser dans cette économie nouvelle qu’est devenu le mobile.

A la question posée à certains « vieux » acteurs comme Pandora, ou Yelp, si vous aviez à commencer comme une  « mobile company », l’auriez vous fait ? Ils ont naturellement répondu oui, car aujourd’hui on peut enfin dire que le marché est là en terme d’audience pour le mobile. Reste à installer la monétisation, et ce n’est pas Android qui va nous aider là… Microsoft, invité à un pannel, a à peine été évoqué durant la journée.

Quels sont les acteurs à signaler rencontrés aujourd’hui à la conférence ?

Poshmark est une « place de marché » mobile construite au service d’expériences « realtime » dans des magasins, comme par exemple en participant à des micro-évènements utilisant des thématiques spécifiques. Créée en février 2011, la startup est basée à Menlo Park et a levé $15,5 millions. Oui, vous avez bien lu, la société a moins d’un an. Achetez, vendez, partagez, participez, tout cela depuis son iPhone. Si vous saviez le nombre d’applications que j’ai vu démarrer ces 2 dernières années dans ce segment… certainement pas la dernière !

Paltalk est un fournisseur  de solutions de communication de contenus audio et vidéo, avec semble-t-il plus de 150 millions d’utilisateurs enregistrés et près de 10 millions de visiteurs uniques à travers le monde. Paltalk est disponible sur PC, sur appareils mobiles et tablettes. Créée en juin 1998, basée à New York, ayant levé $6 millions en 2004, si vous ne connaissez pas encore cette solution de chat, essayez la, ce type de produit est en train de pousser partout comme des champignons !

Silvercar est une nouvelle solution de location de voitures disponibles en aéroport, le tout opéré à partir d’un site web ou de son iPhone ou encore depuis son téléphone Android. L’idée est de faciliter la complexité se déplacer en voyages d’affaires par exemple, dans une voiture de classe mondiale et à un prix abordable. Le lancement du service sera fait lundi prochain, à Dallas, avec 200 véhicules fraîchement mis à disposition pour l’occasion. Crazy ! Créée il y a 10 mois, l’entreprise a déjà levé $11,5 millions. Insane. La société est basée à Austin, Texas. Souhaitons qu’ils nous prépare la même chose à l’aéroport d’Austin pour le prochain SXSW en mars !

Quelques chiffres mentionnés pendant la conférence…

– 1.3 millions de téléphone Android activés quotidiennement,

– économie des applications mobiles en 2012 : $16 milliards (really ?!),

– aux États-Unis, on utilise plus le mobile qu’Internet sur son ordinateur le soir, et concurrence la télévision (168 minutes pour le mobile par jour, 127 minutes pour la télévision),

– 68% de l’usage du mobile se fait à la maison…

Les chiffres du mobiles deviennent vraiment massifs, et pas nécessairement ceux que l’on pense !

 À suivre…

La vie à Soma Central, un co-working space de San Francisco – avec Grammarly

Je continue mon tour  de Soma Central, un co-working space qui se trouve au 1 Market Plaza, San Francisco, et de parcourir le panorama des startups qui s’y trouvent, pour un temps. La particularité du bâtiment est de pouvoir y croiser parfois Marc Beniof, l’emblématique CEO de la société Salesforce, dont les quartiers généraux se trouvent dans une partie de cette ensemble immobilier, à deux pas du Ferry Building. A la découverte de l’écosystème des startups de San Francisco…

L’Ukraine est un grand pays dans le domaine des technologies. À ce propos, Max Levchin, enfant de Kiev, ancien co-fondateur et CTO de Paypal, fondateur de Slide, racheté par Google, investisseur et Board Advisor dans bon nombre de compagnies de la Silicon Valley (dont Yahoo! dernièrement), en est un parfait exemple.

Grammarly est un exemple de la capacité des entrepreneurs de ce pays d’investiguer un domaine précis grâce à leur esprit créatif et leur bonne maîtrise des sciences, en l’occurrence deux fondateurs, Alex Shevchenko et Max Lytvyn, qui à l’occasion de leur apprentissage de l’anglais, ont trouvé intéressant de créer un  outil permettant d’obtenir une assistance automatique de correction grammaticale et instantanée pour simplifier ce difficile apprentissage.

Créée en février 2010, Grammarly est désormais basée à San Francisco, dirigée par Brad Hoover, CEO de l’entreprise, et est utilisé par plus de 3 millions d’utilisateurs às travers le monde, avec une solution qui est payante (de $29,95 par mois jusqu’à $11,66 par mois si on s’engage 1 an). Grammarly a développé de puissants algorithmes pour vérifier plus de 150 typesde fautes  d’orthographe, de grammaire et d’erreurs de ponctuation. L’application propose également d’améliorer l’utilisation du vocabulaire et de proposer des citations. Quelle difficulté de se retrouver face à la page blanche devant les hésitations de son anglais, ou bien de cliquer sur le bouton « Envoyer » sans avoir préalablement validé la syntaxe et le fond du message en même temps…

Un essai d’un mois semble absolument indispensable (une période de test est offerte) car la perfection d’un message parfaitement écrit en anglais est fortement souhaitée dans le cadre d’une prise de contact pour un partenariat, un recrutement. La facilité et la convivialité de l’outil rend l’apprentissage agréable, ensuite il faut prendre le temps de l’essayer suffisamment pour l’adopter…. définitivement !

L’entreprise a développé un pluggin pour Microsoft Office afin de rendre l’expérience plus intégrée dans le processus d’écriture. D’autres développements sont naturellement à attendre d’une société toujours poussée par une équipe d’ingénieurs, mais aussi par l’amour de l’écrit… mais sans fautes !

Suivre Grammarly sur Twitter : @grammarly