La jolie histoire de Pierre Garrigues, nouvel ingénieur chez Yahoo!

Il y a déjà quelque temps que j’ai eu le plaisir de rencontrer Pierre Garrigues, qui a contribué au développement de la technologie d’IQEngines, une startup dédiée à la reconnaissance d’image, sortie des laboratoires de l’Université de Berkeley, et créée en juin 2008. IQEngines est une des rare startups que je connaisse qui ait pu bénéficier de subventions publiques, notamment du fait de leur développement de fonctionnalités permettant d’aider les personnes ayant des problèmes de déficience visuelle  à se servir de leur application… de façon à ce qu’elles puissent être « leur yeux » dans certaines circonstances (composition de produits lors de ses achats). Pierre a poursuivi ses études en Californie, où il réside depuis 2003, après Polytechnique, .

$3,8 millions plus tard, voici IQEngines la nouvelle acquisition de Yahoo! pour sa division « Flickr » qui va pouvoir bénéficier de l’expérience de la startup, et des compétences techniques de Pierre pour apporter encore plus d’innovations à un produit qui en avait bien besoin. Décidément, ça bouge à Sunnyvale, avec un chouïa de bleu-blanc-rouge… on se console comme on peu.

J’avais rencontré Pierre lors d’un évènement dominicain où il représentait son entreprise qui sponsorisait un évènement à San Franciso, un weekend de hackers dédié à la photographine. Let me introduce you to Pierre Garrigues…

Il était une fois des Français d’Australie en visite en Californie… en avant Maestrano !!!

Techcrunch et sa conférence Disrupt sont bientôt de retour à San Francisco : du 7 au 11 septembre, l’un des blogs technologiques les plus influents de la Silicon Valley va ouvrir ses portes. Techcrunch a commencé ses activités de conférence en 2007 avec Techcrunch40, un concours de startups mélangé avec ce qui ressemble à une sorte de Foire de Versailles de jeunes gens en Tshirt avec plein d’amour à vous vendre. Les vainqueurs des différentes éditions ont connu differentes aventures… Pour Techcrunch40, en l’an 2007, c’est  Mint, un site de gestion des finances personnelles en ligne qui a gagné le premier prix de $50.000, qui se fera racheter par Intuit en septembre 2009 pour $170 millions. En 2008, l’évènement devient Techcrunch 50, et c’est Yammer, le réseau social d’entreprise acquis pour $1,2 milliard par Microsoft en juin 2012, et dont certains fantasment de voir son ancien CEO à la tête de Microsoft lors du départ de Steve Balmer à la retraite d’ici un an. Redbeacon, le site de mise en relation des prestataires avec les internautes pour réaliser des tâches à domicile, gagne le gros lot en 2009 et en janvier 2012 avec le rachat par Home Depot. En 2010, place à Disrupt, et c’est Qwiki qui finit en tête… et chez Yahoo! en juillet 2013 pour $50 millions, après avoir frôlé la catastrophe.

Depuis, la compétition s’est étendue à New York, Pékin et il n’y a pas tant à dire, mais cela reste un des endroits préférés du monde, et particulièrement à San Francisco, là où toute sorte de miracle peut arriver, selon la légende. Parmi eux, deux Français venus tenter le jackpot avec leur startup Maestrano depuis Sidney, Australie… une histoire comme on les aime, lisez plutôt…

Photo : Stéphane Ibos et Arnaud Lachaume

Le Journal de la Silicon Valley : « Pourquoi l’Australie ? »

Stéphane Ibos, Maestrano :  « L’Australie par hasard en fait, au début du moins. Pour nous deux, une envie certaine d’ailleurs après nos études – lycée, prépa, école d’ingénieur mais tout ça en France. Or les écoles permettent de faire des stages de fin d’études à l’étranger.

En ce qui me concerne l’Australie a été un coup de chance. J’avais postulé pour des stages aux US et une offre a été postée pour un stage chez Thales en Australie. Alors pourquoi pas ? A partir, autant partir vraiment loin, puis 6 mois, c’est assez court en somme. J’ai donc eu le stage et la magie Australienne a opéré : je suis tombé amoureux du pays, des gens, de l’histoire … et du climat ! Alors quand Thales m’a proposé un visa de travail et un poste, j’ai tout de suite accepté, même si je savais que le salaire était vraiment mauvais par rapport au marché. Il fallait juste que je revienne.

Quant à Arnaud, même envie d’ailleurs. Nous nous étions rencontrés à l’école et étant d’un an mon cadet, il a eu besoin d’un stage un an après moi. A cette époque, je gérais déjà le département Recherche et Développement d’une Unité Business chez Thales, je l’ai donc pris dans mes équipes. Nous avons toujours voulu créer une boite ensemble et lui aussi est tombé sous le charme austral. Depuis nous avons fait nos vies ici. J’ai maintenant la double nationalité et Arnaud devrait l’avoir l’an prochain.

L’Australie c’est une découverte mutuelle. Ou vous aimez le pays profondément et il vous le rend bien ou le courant ne passe pas et il vaut mieux tenter son bonheur ailleurs… »

Le Journal de la Silicon Valley : « Ca fait quoi d’avoir une startup en Australie ? »

Stéphane Ibos, Maestrano : « Ça fait mal J. Non plus sérieusement les challenges à gérer sont sans doute les mêmes que pour toutes les startups dans le monde.

Il y’a quelques inconvénients comparé aux startups de la Silicon Valley – il y’a moins d’investissement en Australie dans les secteurs tertiaire et service, ainsi que pour les Web startup. Traditionnellement, l’investissement est centré sur les activités minières qui font la richesse du pays. Mais depuis quelques temps ces investissements ralentissent un peu et on assiste à un transfert vers des technologies plus orientées service. Le processus vient de démarrer ceci dit et d’après les économistes devrait s’accentuer sur la prochaine décennie. Comme nous sommes très optimistes, nous sommes convaincus qu’il est bon d’être parmi les précurseurs – il y’a d’avantage de travail pour convaincre les investisseurs et l’écosystème, mais les marges de manœuvre et d’erreur sont sans doute plus grandes également.

Il y’a aussi de francs avantages. L’Australie est un pays de doers (« Qui font ») et l’entreprenariat est généralement salué, pour le courage qu’il représente mais aussi l’intérêt potentiel pour le pays. Les gens sont encourageants et essayent vraiment d’aider par tous les moyens. Comme la scène startup est en plein boom en ce moment (Particulièrement sur Sydney), il y’a beaucoup de dynamisme, d’entre-aide et de système-D. C’est au final très enrichissant parce qu’on sent bien qu’il y’a une vraie communauté. C’est aussi très excitant parce qu’on se sent un peu « pionniers » comme si ce jeune pays (2 siècles au total !) voulait encore continuer à grandir et à découvrir de nouveaux horizons. Une belle aventure, vraiment ! »

Le Journal de la Silicon Valley : « Comment vous est venue l’idée de Maestrano ?« 

Stéphane Ibos, Maestrano : « A la base nous avions une idée totalement différente. Quand nous avons voulu commencer à développer les premiers concepts, nous cherchions des outils simples et peu chers pour gérer notre compagnie naissante et avoir des systèmes professionnels pour commencer sur le bon pied. Nous avons alors cherché partout et n’avons trouvé que des outils sous licence très chers et totalement inadaptés à des petites structures ou des outils très complexes sur le plan technique, à installer et à gérer. Nous allions devoir soit gérer notre startup avec du papier et des crayons, soit passer un temps colossal à s’occuper de nos systèmes soit débourser une petite fortune, ce qui était inconcevable !

Alors nous avons décidé de créer ce service qui nous manquait tant. Des applications pour entreprise, déjà déployées, accessibles en un simple clic depuis un « App Store » et installées automatiquement, le tout pour une somme dérisoire.

Nous avons commencé à discuter de notre projet autour de nous, à d’autres startups et nous avons clairement senti que l’idée plaisait. Nous avons alors élargi aux Petites et Moyennes Entreprises, car il nous fallait un Business Model valide et profitable. Nos études de marché ont confirmé que la demande était là, sans même le savoir – beaucoup de nos répondants ne pensaient même pas qu’un tel service puisse exister.

Maintenant, c’est fait ! »

Le Journal de la Silicon Valley : « Ca fait quoi de passer de Thales au monde des startups ?« 

Stéphane Ibos, Maestrano : C’est un sentiment assez indescriptible mais très certainement incroyablement satisfaisant sur les plans humain et professionnel.

Thales est une belle entreprise. Pour un jeune cadre, c’est un endroit où l’on peut apprendre beaucoup, rencontrer des gens incroyables et vivre des situations dont on se rappelle longtemps. Mais ça reste une grande corporation. Ce qui veut dire qu’il y’a certes un confort matériel indéniable, un chèque stable à la fin du mois, des voyages fort sympathiques. Mais il y’a aussi la lourdeur administrative d’un système trop grand pour être agile, trop démultiplié pour être aussi efficace qu’un jeune hyper-motivé le souhaiterait et l’ensemble est en permanence traversé par des vagues de politique interne qui si elles sont assez distrayantes au début, en deviennent lassantes au fur et à mesure de la progression.

Alors passer à une startup, c’est un choc. Tout est plus rapide, moins certain. Le stress corporate est remplacé par le stress de la création, l’envie de faire plus, de développer encore davantage cette vision qui nous habite, avec la limite imposée par les 24 heures d’une journée et les moyens du bord. Je pense que la transition est comparable à une traversée de la manche en Airbus A320 comparé à un voyage dans le biplan de Blériot. Dans l’un, on est confortables, on ne sent rien et lorsque l’on arrive, la saveur est assez terne. Dans l’autre, on a froid, on tremble pour sa vie, on arrive épuisé mais sans doute le plus heureux des hommes. Le voyage compte dans une startup, au moins autant que la destination !

En tout cas, si je ne regrette en aucun cas mon épopée dans une grande entreprise, je ne regrette certainement pas non plus mon immersion dans un monde si vibrant, énergique et innovant que celui des startups. De toute façon, il y’a trop de choses à voir, faire et découvrir pour avoir même le temps de vraiment se poser la question ! »

Le Journal de la Silicon Valley : « Qu’est ce qui différencie votre produit de sa concurrence ?« 

Stéphane Ibos, Maestrano : Au risque de faire une réponse un peu mièvre, je dirais que le premier différentiateur est la passion que nous amenons à notre plateforme et à notre solution. Nous cherchons certes à faire grandir un business mais nous cherchons surtout et avant tout à aider les autres startups et PME. Plus nos clients auront de temps et de facilités pour gérer leurs business, plus ils grandiront et automatiquement, nous en bénéficierons à notre tour. Et ça, c’est une différence. Nous avons bien conscience que notre succès dépendra directement du succès de nos clients.

Sur un plan plus traditionnel, nous sommes les premiers à fournir un service totalement centralisé, depuis lequel une entreprise entière peut être gérée, à un cout inégalé sur le reste du marché du à notre infrastructure propriétaire, et avec la possibilité de payer à l’heure l’utilisation des applications et non avec un abonnement systématique. Cela permet à nos clients de ne payer que pour ce dont ils ont vraiment besoin, lorsqu’ils en ont besoin.

De plus, nous sommes un des rares « Cloud providers » à proposer une solution qui ne requiert aucune compétence technique, sans en même temps enfermer ses clients dans des engagements ou contrats compliqués.

La plupart de nos clients actuels nous l’ont confirmé : Maestrano, l’essayer c’est l’adopter ! »

Ben voyons!

Suivre Maestrano sur Twitter : @Maestrano

L’actualité High-Tech de la semaine : HyperLoop, Bustle, Chegg, Swiftype, Ubuntu Hedge et Indiegogo

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Elon Musk, le Tintin des temps modernes

C’est amusant à quel point Elon Musk, cet entrepreneur américain né en Afrique du Sud, est en train de marquer l’imaginaire des personnes qui écrivent sur la Silicon Valley et les technologies… beaucoup le compare à Tintin, ce jeune reporter qui n’a peur de rien. Et franchement, ça fait un bien fou de voir un entrepreneur qui a déjà plutôt bien réussi « se mettre au service » de projets de plus en plus impressionnants mais néanmoins utiles, et non prétendre vouloir connecter la planète  entière pour des prétendues raisons humanitaires, quand on sait ce qu’Internet est capable de produire dans la famille des traqueurs pour de basses raisons publicitaires. Après Paypal, le système de paiement en ligne, Tesla et sa voiturette de luxe électrique, SpaceX, la navette qui fera bientôt des allers-retours entre l’espace et la planète Terre, voici HyperLoop, un nouveau système de transport alimenté par l’énergie solaire qui devrait relier San Francisco à Los Angeles en… une demi-heure ! Naturellement, le projet reste à affiner avant d’être validé industriellement, mais ce diable de Musk a pensé à ce que d’autres n’ont pas osé prononcer avant lui : le coût d’abord de l’installation (entre $6 à 10 milliards, bien loin des $70 milliards d’un autre projet de construction de train à grande vitesse), avec l’éventualité de transporter des véhicules, un transport écologique nourri à l’énergie solaire, un véhicule sécurisé (« une sorte de tube à basse pressurisation au sein duquel des capsules sont transportées à faible et à grande vitesse, reposant sur des coussins d’air pressurisé »), avec des départs toutes les 30 secondes, le tracé pourrait suivre l’autoroute I-5 et ainsi ne pas poser de problèmes d’environnement… Le monde de la technologie a besoin de plus de Musk en son sein, mais malheureusement il faut reconnaître qu’il a quelque chose d’assez exceptionnel !

Suivre Elon Musk sur Twitter : @ElonMusk

Mardi : focus sur ce qu’est un serial entrepreneur de la Silicon Valley

Bryan Goldberg est le jeune homme sur la gauche de cette photo. Nous sommes en 2009, il vient d’être célébré, avec ses trois autres camarades, un des meilleurs jeunes entrepreneurs en technologie par BusinessWeek. Ce sont les fondateurs de Bleacher Report, qui a été créé sur un constat très simple : tous les médias aux États-Unis qui parlent de sport (ESPN, Sports Illustrated…) ignorent ce que les fans peuvent penser de leur sport, de leur équipe… C’est justement ce qu’a fait Bleacher Report : parler de l’actualité du sport par l’intermédiaire des fans. En 2009, l’équipe a levé déjà $9 millions(un peu plus d’un an après le lancement du site web), puis ce sera deux autres tours pour un total de $32,5 millions avant que Time Warner Bros ne les rachète en août 2012 (aux alentours de $200 millions). L’équipe a eu l’intelligence de confié les rênes de l’entreprise à un CEO spécialiste, Brian Grey. Et aujourd’hui ? Après un passage à l’écriture sur le site web dédié aux mondes des startups et la Silicon Valley, PandoDaily, Bryan a décidé de se remettre en selle sur un sujet du moment : le média toujours, mais consacré au fashion cette fois. Avec un bon chèque en banque ($6,5 millions sans grand effort), et de beaux investisseurs dont notamment Google Ventures et Time Warner Investments (quelle surprise), Bryan va s’attaquer au marché avec Bustle occupé par Vogue Magazine et ses 1 millions de visiteurs uniques par mois. Facile de lever $10 millions de nos jours, quand on a déjà fait ses preuves dans la Silicon Valley… Cela n’a pas empêché notre ami de faire une petite erreur de jeunesse, en ayant eu la faiblesse de parler de son propre lancement sur PandoDaily (normal, il a les codes d’accès) en des termes…. disons qu’il a un peu arrangé l’histoire de la concurrence et du marché à sa façon. Comment lui en vouloir, il a fait amende honorable… et il n’a que 29 ans. Tout est facile si à cet âge là.

Suivre Bustle sur Twitter : @Bustle

Mercredi : Chegg en cours d’introduction en bourse

 

Ceux qui ont expérimenté le parcours du combattant des étudiants aux États-Unis comprendront assez bien les raisons du succès de Chegg : les livres de scolarité coûtent les yeux de la tête, et les queues pour récupérer son matériel sont sans comparaison avec ce que les étudiants français peuvent imaginer. Avec Chegg, c’est service livraison à la masion en moins d’une semaine, et pourquoi acheter un livre alors que louer revient moins cher ?! Et comme justement nous sommes aux États-Unis, et que cela fait un certain temps que Chegg est en service (depuis 2005), l’ex-startup de Santa Clara aux $195 millions levés depuis sa création vient de décider qu’il était temps de passer aux choses sérieuses et faire sonner la cloche du NASDAQ incessamment sous peu. La société réalise un chiffre d’affaires de plus de $200 millions désormais, reste en pertes ($49 millions en 2012) et elle a besoin de disposer de plus de moyens pour mettre à distance une certaine concurrence comme Kno (basée à Santa Clara également, quel hasard…), ou anticiper celle d’Amazon. Chegg propose désormais ses services dans plus de 6.400 universités dans le pays, donc parallèlement à l’entrée de nouveaux administrateurs venant d’entreprises influentes (dont le CEO des San Francisco 49ers, Jed York,  pour l’anecdote…), c’est $150 millions que l’entreprise va chercher à acquérir sur les marchés financiers.

Suivre Chegg sur Twitter : @Chegg

Jeudi : voici pour l’incubateur YCombinator est si populaire

Les incubateurs de startups ont poussé comme rarement ces dernières années, aux États- Unis et ailleurs, mais aucun à ce jour n’a réussi à arriver à la cheville de l’école de startups fondée par Paul Graham et son équipe à Mountain View, YCombinator… Dernier exemple en date : la startup Swiftype, lancée en janvier 2012, basée à San Francisco et dont l’objet est de proposer un moteur de recherche optimisé pour des sites web et des applications mobiles. Ce type de facilités aide la navigation sur les sites, favorise la conversion et les tableaux de bord proposés pour les analyses de données de navigation pour les sites ont convaincu 9 investisseurs différents de mettre $1,7 millions au pout pour voir. Typiquement, il est difficile pour une startup d’apporter des éléments solides et tangibles en terme de validation de business ou de marché en moins de 2 ans. Mais la garantie « morale » apportée par le sérieux mis par Paul Graham à faire réussir ses pépites garantit un taux assez élevé de chance de pouvoir faire une levée de fonds qui va suivre la modeste participation apportée par YCombinator lors du passage dela startup dans son programme. Et c’est là toute la réussite d’un incubateur, qui peut ainsi rentrer dans ses frais et gagner de l’argent lors de levées de fonds ultérieures… ou décider de rajouter au pot si un rêve est en train de se réaliser. Voici donc une autre belle affaire pour YCombinator, la suite au prochain numéro. Et il est intéressant au passage de noter cette constante spécialisation des différentes fonctions que l’on peut trouver sur un site web, ici avec le search et Swiftype, ou d’autres solutions pour les tutoriels, les agents virtuels, les outils de chat, etc., poussée oar des startups en quête de niches.

Suivre Swiftype sur Twitter : @Swiftype

Vendredi : il n’y a pas que Kickstarter dans la vie… il y a aussi Indiegogo

On a beaucoup entendu parler de Kickstarter, le site web qui permet de se faire financer  le lancement de son produit grâce aux dons que les personnes physiques peuvent effectuer en direct sur le site, sans d’autres intermédiaire : il suffit de mettre son produit en musique grâce à une page de lancement permettant de décrire le produit, de mettre une vidéo, d’expliquer les objectifs, d’évaluer les risques… C’est ensuite à vous de faire l’effort de faire fonctionner la viralité (le mot que l’on utilise dans le monde digital en lieu et place du bouche à oreille) qui dépendra de votre efficacité sur les réseaux sociaux tout autant que de l’intérêt intrinsèque de votre idée. Kickstarter est basé à New York et occupe beaucoup le terrain sur ce secteur. De l’autre côté du pays, il y a Indiegogo, basé à San Francisco, qui vient de batter son propre record de levée de fonds avec Ubuntu Edge, qui se présente comme la Formule 1 des mobiles avec des caractéristiques hors normes par rapport aux iPhone et autres Android, associées à des matériaux rendant le produit exceptionnel en tant qu’expérience utilisateur. Malheureusement, la compagnie Canonical, à l’origine du projet, n’a réussi à obtenir qu’un peu plus de $12 millions par rapport à un objectif de $32 millions, ce qui paraissait absolument incroyable à atteindre !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Jeff Bezos et le Washington Post, Facebook, Instacart, Mixbit et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : le nouveau destin du Washington Post 

 

La nouvelle est tombée comme une bombe venue de nulle part : Jeff Bezos fait l’acquisition du Washington Post pour $250 millions. Aucun rapport avec la Silicon Valley, mais c’est du lourd, alors on en cause. Naturellement, la nouvelle a excité la techosphère dans la mesure où l’un des leurs à pris position dans le monde de l’ancienne économie, dans la capitale du pays, à quelques blocs de la Maison Blanche. Jeff Bezos, 49 ans, né à Albuquerque, New Mexico, patron d’Amazon, le géant du e-commerce basé à Seattle, vient de prendre le contrôle d’un journal quotidien fondé en 1877, celui qui a révélé le scandale du Watergate au début des années 70, dont l’historique est truffé de moments symboles de la grande (et parfois moins grande) Histoire des États-Unis d’Amérique. La fortune de Jeff Bezos est estimée à $25 milliards : il peut tout s’offrir : construire une fusée pour aller vivre sur Jupiter, construire le TGV pour faire Seattle-Tokyo sous la mer, que sais-je. Non, il s’installe un bureau à coté de celui occupé par Barack Obama, ce qui veut tout dire sur ses ambitions futures. Il a bien envoyé son chien de blogger Henry Blodget, le CEO de Business Insider (qui appartient à Jeff Bezos) pour nous citer la sérénade : « il y a des synergies entre l’information digitale et le e-commerce qui n’on pas encore été explorées », « il y a encore des possibilités pour des marchés fragmentés comme le business media de devenir de gros business », « Amazon et le Post sont tous deux dans un business de livraison de biens locaux ». Tout ça pour $250 millions ?!  Comme l’a écrit Tom Foremski de Silicon Valley Watcher qui ne mâche jamais ses mots  » The price of $250m for The Washington Post is cheap compared with the future benefits to Mr. Bezos’ personal brand and his business interests. ». Ca parait évident, et il y a des histoires de fonds de pension pas encore éclaircis qui rendent l’affaire potentiellement plus juteuse encore. Le rachat a d’ailleurs déjà fait une victime : Benn Freed qui a écrit sur le sujet en se demandant comment un magnat de la Côte Est pouvait bien avoir à faire d’un journal bien éloigné de ses propres traditions locales, s’est fait licencier dans la journée par son employeur. Article pas compatible apparemment.

Disclosure : je suis originaire d’un pays dont la plupart des médias sont sous le contrôle d’industriels n’assurant d’aucune manière l’indépendance des journalistes, qui de toute façon sont également sous l’influence des hommes politiques qui dirigent ce pays. Donc assez familier du sujet.

Suivre Jeff Bezos sur Twitter : il n’y est pas.

Suivre le Post Bezos sur Twitter : @Washington Post

Mardi : le quotidien d’un géant qui s’appelle Facebook

Ca veut dire quoi, gérer un business comme Facebook ? Avant toute chose, faire tenir une plateforme qui, selon les derniers chiffres officiels, rassemblent : 699 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement, 1,155 milliards d’utilisateurs actifs mensuellement, 469 millions d’utilisateurs sur mobiles au quotidien (819 millions au mois), un chiffre d’affaires de $1,813 milliards (dont $1,599 millions dans la publicité). Des chiffres à donner le vertige pour une entreprise qui compte un peu de 5.000 employés au total, seulement. D’accord, mais ça veut dire quoi, améliorer un produit qui tourne ? Par exemple, jouer avec les lignes de code pour proposer de faire défiler vos news avec un plus grand confort, c’est à dire une plus grande pertinence, qui a le mérite en conséquence de vous faire passer plus de temps à naviguer sur Facebook et de pousser la catégorie indiquée ci-dessus à $1,813 milliards. Chaque fois qu’une personne visite le News Feeds de Facebook, il y a en moyenne 1.500 histoires potentielles disponible venant des amis, des gens suivis, des pages Facebook « likées » : l’astuce est donc de trouver un arbitrage permettant de rendre la lecture plus homogène… et addictive. « Science computing », on appelle ça.

Mercredi : la guerre des prix dans le service à domicile sur Internet 

 

Dans le domaine de la livraison à domicile, ils sont nombreux à vouloir se faire la peau d’Amazon, qui vient de lancer une offre tout récemment pour les supermarchés… Il y a eBay qui propose avec eBay Now de livrer sous 1 heure dans certaines zones de la Baie de San Francisco et sur New York, et ce pour $5, essentiellement pour des biens d’équipements. A l’autre bout de la chaine,  sur ce même créneau des courses de supermarché, il y a des startups comme Instacart qui vient de lancer un programme mensuel Express de livraison à domicile gratuit pour tout achat supérieur à $35 pour seulement $99 par an. L’idée est de couper l’herbe sous le pied d’Amazon et son offre à $299 annuels pour des livraisons à domicile sur Seattle et Los Angeles. La différence vient du fait que la startup ne stocke pas la nourriture : il y a 200 personnes disponibles pour livrer les courses faites chez Safeway, Trader Joe’s, Costco ou encore Whole Foods. Le fondateur de la startup de San Francisco (un ancien d’Amazon) qui a récemment levé une série A de $8,5 millions considère que l’offre Premium d’Amazon de $79 a fait beaucoup d’adeptes, et espère trouver de nombreux clients, même si certains magasins comme Wallmart ont une offre similaire, et qu’il y a de nombreux acteurs qui se sont lancés dans ce marché, sur d’autres régions aux États-Unis. La réponse d’Amazon viendra surement dans le fait que la Baie de San Francisco sera son prochain marché.

Instacart sur Twitter : @Instacart

Jeudi : un copycat de plus sur le segment des vidéos sur réseaux sociaux

 

Ca devait les démanger, les fondateurs de Youtube, qui ont pris la poudre d’escampette de Google en 2011 pour Chad Hurley et en 2009 pour Steve Chen afin de créer Avos, une société basée à San Mateo en Californie afin d’incuber leurs nouveaux projets : ils replongent dans le monde de la vidéo avec MixbitMixbit est une application mobile, disponible sur iPhone pour le moment, qui permet de prendre des vidéos et donc concurrence Vine et Instagram vidéos, mais sur un format absolument différent, avec toujours cette même contrainte de limitation d’enregistrement de clips de 16 secondes maximum. Mixbit permet de prendre des vidéos allant d’une seconde à une heure, avec ces fameuses séquences de 16 secondes qui peuvent être répétées 256 fois pour faire une séquence vidéo d’une heure, et de faire des éditions et du mixages, ce qui rend l’expérience plus riche, comme avec l’application Lightt. Il est clair que le duo a de l’expérience dans le domaine de la vidéo, il faudra un grand effort des utilisateurs pour venir réaliser la vision de l’équipe, à savoir raconter de grande histoires, et utiliser ces outils. Ils seront surement aidés par l’évangélisation faite depuis des lustres pour inciter les personnes à diffuser du contenu vidéo… sachant que les vidéos sont diffusés anonymement, ce qui est un autre croche-pied à ses concurrents… ou à sa future croissance, les utilisateurs des réseaux sociaux ayant tellement pris l’habitude de la démonstration nombriliste. Time will tell.

Vendredi : déjà un discount en vue pour les Google Glass

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué, parmi vos amis sur Facebook, des photos de profil dissimulant avec la plus grande difficulté cette joie intense et profonde de faire partie de la crème supérieure des geeks : je porte des Google Glass. Elles sont à moi, je les ai « portu », regardez moi. Moi moi. Et oui, avoir une paire de Google Glass n’est pas une mince affaire, parce qu’elles ont été distribués au compte goutte aux membres du Club « je pèse lourd sur les réseaux sociaux » ou celui de « j’ai des bons potes chez Google ». Et nous (faudrait-il qu’on les veuille, mais pourquoi pas) ? Et bien il va falloir attendre avant de savoir si elles seront remboursées par la sécu. D’abord parce qu’elles valent la bagatelle de $1,500, et ensuite parce que ce sont des lunettes sans verres pour le moment. Et oui, ce sont des lunettes pas faites pour voir, mais aider Google à mieux voir… ce que vous faites. Une rumeur venant de Chine nous indique qu’elles pourraient être distribuées au prix de $299… La plus grosse partie des lunettes ayant un prix de revient d’environ $30, ça leur laisse tout de même un peu de marge. Par contre un conseil, si vous vous en portez acquéreur, ne croisez jamais la route de  Scott Heiferman, le CEO de la startup Meetup : il a promis de pétez le nez au premier porteur de Google Glass qu’il croisera dans la rue. Faites gaffe.

Le dicton du jour : mieux vaut tard que jamais. Ceci afin d’expliquer que cette rubrique couvre l’actualité de la semaine passée, et non celle qui vient de s’écouler. Toutes nos excuses aux fans. Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Sunnyvale, Caleb Elston, Reputation.com, Hootsuite, Chris Messina

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : un peu de géographie de la Silicon Valley 

 

La Silicon Valley est une région de Californie  dédiée aux nouvelles technologies qui s’étend disons depuis Redwood City, la ville qu’a choisi Oracle, Salesforces et bien d’autres, jusqu’à Sunnyvale (Yahoo!), Santa Clara (Intel, NVidia,…) et Cupertino (Apple). Palo Alto, Menlo Park et Mountain View sont un des réservoirs de startups les plus importants. Il y a un mouvement intéressant en train de s’opérer alors que la ville de Sunnyvale est en train d’aménager un centre ville des plus modernes, et très bien équipés, avec le Caltrain qui vous conduit direct en plein centre de San Francisco en moins d’une heure (quand même). Twitter vient d’annoncer ouvrir des bureaux à Sunnyvale justement, pour une cinquantaine d’employés, et ainsi être voisin de Google, Linkedin, Amazon (et son Lab’126), et même de Nokia faisant face à des bureaux d’Apple (le siège de Cupertino n’est pas très loin). Marissa Mayer va se sentir moins seule, et surtout les heureux salariés qui pourront y travailler vont en même temps quelque peu s’éloigner du fameux fog de San Francisco qui a le don de vous geler le clavier. L’occasion aussi pour tous ces acteurs de se rapprocher du San José Mercury News et de son célèbre journaliste Peter Delevett dont je vous conseille de lire les articles éclairés sur les différents sujets touchant la Silicon Valley.

Suivre Peter Delevett sur Twitter : @MercWireTap

Mardi : c’est quoi un startuper de la Silicon Valley?


J’ai rencontré Caleb Elston il y a bien longtemps déjà, alors qu’il était VP Product chez Justin.tv, la startup qui permet de diffuser du live broadcast, au Computer History Museum, en juin 2010. Il ressemblait à celui de droite, T-shirt corporate de circonstance, propos pas encore totalement assuré mais discours malgré tout bien rodé, Silicon Valley pitch oblige. Mais alors là, petit rappel tordage de cou à une légende : tous les jeunes entrepreneurs de la Silicon Valley ne sortent pas de Stanford, ni même de Harvard, ou naturellement de Berkeley : Caleb a fait ses études à Miami. Il ne va même pas rester un an et demi chez Justin.tv (il reste rarement plus de deux ans au même endroit), il a déja été fondateur ou co-fondateur trois fois, se ré-engage comme co-fondateur pour la quatrième fois et ce sera Yobongo, qui va durer moins de deux ans, lever $1,35 millions et se faire racheter par Mixbook (même pas le temps de regarder ce que faisait Yobongo, du coup). Et là, c’est reparti pour un coup de Techcrunch avec sa nouvelle startup, Delighted, alors qu’il n’a même pas encore sorti son produit, puisqu’il est en cours de développement : collecter le feedback de clients de commerces, comme les restaurants, de façon à permettre de laisser toute sorte de remarques ou de complaintes auprès de ces différents business. Une place à prendre sur ce segment, clairement. Que deviendrait ce joli monde des startups sans d’aussi sympathiques partenaires que Techcrunch ?! Ca me rappelle un certain Président de la République Française, avec qui ça bougeait tout le temps, ça ne s’arrêtait jamais. La Silicon Valley, c’est pareil : ça bouge, et ça cause, tout le temps.

Suivre Delighted sur Twitter (soyez prêts à dégainer vos emails) : @DelightedApp

Mercredi : le marché de la e-réputation s’automatise avec Reputation.com

 

J’ai été extrêmement amusé par l’annonce il y a quelque temps de l’association de la société de relations publiques d’Anne Méaux, qui susure aux oreilles du CAC40, et d’un entrepreneur spécialiste des micro-paiements dans des business… disons un peu roses, Rentabiliweb, pour former une joint-venture dans le domaine de la e-réputation (Repu7ation ça s’appelle). Je ne pense pas que la gestion de la e-réputation (pour les entreprises ou les personnes) ne s’improvise du jour au lendemain. Je ne pense pas que ce soit une opération qui puisse être opérée de façon manuelle, comme c’est le cas de la plupart des offres proposées par les agences de communication de la place parisienne. Je ne pense pas que ce soit des startups comme Klout ou des indices comme Kred qui soit la solution. Je crois à une réponse technologique pour un problème aussi complexe (identifier, suivre, maîtriser, réagir), et cela fait bien longtemps désormais que je suis avec attention la société fondé par Michael Fertik (en photo ci-dessus) en 2006, basée à Redwood City, avec ses $67,7 millions, Reputation.com. La société prévoir de mettre à disposition sur le marché des fonctionnalités permettant à ses clients de monétiser leur présence en ligne, comme par exemple en proposant de partager ses informations personnelles en échange  de rabais ou d’autres avantages. Non seulement Reputation.com se propose de gérer votre réputation de façon systématisée, mais elle va bientôt vous permettre d’en tirer profit. A coup sûr, une fois que Reputation.com va résoudre le problème de la mise en place de son réseau de distribution en Europe (un grand classique pour une startup de Californie qui choisit d’abord d’aller se faire tirer les oreilles par nos amis anglais en ouvrant un bureau à Londres, bien loin de l’Europe continentale), on risque d’en entendre parler et secouer un business qui ronronne plus qu’autre chose.

Suivre Reputation.com sur Twitter : @Reputation_Com

Jeudi : Hootsuite et une levée de poids lourd, chouette !

 

Le social media, ça rapporte beaucoup, qu’y disent. C’est peut être vrai pour les marques qui se font prendre au jeu de qui veut gagner des millions de fans, mais j’avoue être peu convaincu de cette nouvelle génération du marketing paresseux qui consiste à transmettre ce message aux clients des marques : « Follow me » ou encore « Like me », alors qu’en qualité de « financeur » de la marque, on s’attend à attendre plutôt du « Where are you? » ou encore « We Love you ». Dans tous les cas, il y en a pour qui le social media ça rapporte, et beaucoup : les startups. Et notamment Hootsuite, pour qui je fais une petite exception à ma règle interne en ce qui concerne la couverture régionale de cette rubrique (c’est une société canadienne), mais il y a de l’argent de la Silicon Valley (entre autres) qui vient d’arriver : $165 millions en série B. Je répète : cent soixante cinq millions de dollars. D’accord, Oracle a racheté Vitrue, Salesforce a racheté Buddymedia, Adobe a racheté Context Optional. Mais il vas falloir me démontrer où se trouve la valeur dans Hootsuite, à coté de ses outils, ne serait-ce que pour, déjà, passer à la version payante de Hootsuite (7 millions d’utilisateurs, 3,5% payants). Je viens d’y faire un nouveau tour, et franchement, depuis Tweetdeck dans sa version pré-Twitter, rien ne vient à me convaincre de payer quoi que ce soit, ayant eu l’habitude de ne pas payer pour ce type de commodités. De quoi donner bien du regret à certains acteurs ayant abandonné sans sous gagnés ce segment du social media. Mais bon, on ne gagne pas à tous les coups ! Par contre, chapeau bas à Hootsuite

Suivre Hootsuite sur Twitter : @Hootsuite

Vendredi : le retour de Chris Messina dans le grand bain des startups

 

Je vais vous parler de Chris Messina. Non, pas l’acteur, celui de gauche. L’homme d’Internet, celui de droite. La presse tech le décrit comme l’inventeur du hashtag, ce code # que l’on utilise désormais sur les réseaux sociaux, notamment Twitter ou Facebook, mais je trouve que c’est réducteur par rapport à ce garçon pas comme les autres que j’ai rencontré pour la première fois il y a bien longtemps, à Paris, lors d’un évènement qui sentait bon les débuts des co-working space à Paris… un bail (2007) ! « Agent of free will ». Chris fait partie de ses esprits qui pensent autrement, avant les autres, ailleurs que les autres. Il est mêlé à des mouvements contributifs, alternatifs, comme les Barcamp qu’il a co-fondé en 2005 (ce format de non-conférences où les participants font le contenu de la conférence eux-mêmes), les micro-formats qui est une approche sémantique visant à ré-utiliser les donnés du web pour en constituer un gigantesque base de données, les espaces de co-working au tout début de ce mouvement à San Francisco, Open ID qui se voulait être un standard ouvert d’identification sur Internet (dont il a été un des Board Member), malheureusement freiné dans son élan par Facebook Connect (et tout le monde pleure aujourd’hui sur les problèmes de confidentialité, c’est un peu stupide). Pour l’essentiel, Chris, c’est tout ça. Designer dans l’âme, avocat d’un Internet libre et ouvert. J’ai été très surpris de le voir rejoindre Google en janvier 2010 (et pas surpris à la fois), heureux de le voir prendre du service de nouveau 1.300 jours après au sein d’une startup appelée Neomob, une startup de 6 personnes, une place de marché pour l’art digital. C’est tout pour lui, ça, ça va réveiller son instinct de veille. « Alors Chris, c’est quoi l’Open Web » de demain ?

Suivre Chris Messina on Twitter : @ChrisMessina

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité Hight-Tech de la semaine : Google Venture, Flextronics, Bidgely, Netflix, Ozy Media

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google Ventures investi dans un laboratoire de recherche 

 

Ce nouvel investissement prouve que Google Ventures est capable, disons, du plus surprenant en embauchant un blogueur grand spécialistes d’Apple (cherchez l’erreur) et par ailleurs financer à hauteur de $15 millions un laboratoire de recherche qui a décidé que le dépistage de l’autisme était un domaine qu’il fallait contribuer à améliorer. La société SynapDx a été fondée par Stanley Lapidus en 2010 à Lexington dans le Massachusetts, et avait obtenu avant cette série D signée avec Google Ventures, $17 millions de financement au total, notamment pour aider à mettre en place une étude clinique prospective sur 600 patients. Traditionnellement, l’autisme n’est pas définitivement identifié jusqu’à ce que les enfants aient atteint l’âge de 4 ans, ou plus. Le test sur lequel travaille SynapDx est conçu pour dépister le syndrôme plus tôt : il serait utilisé pour diagnostiquer les troubles de l’autisme vers les 2 ou 3 ans, ce qui contribuerait à augmenter la probabilité de succès des traitements aujourd’hui disponibles. Stan Lapidus est un entrepreneur spécialisé dans le domaine des sciences de la vie, issu de Cooper Union, une école inspirée de Polytechnique créée au 19e siècle à New York, et semble avoir le profil atypique pour changer ce que tout le monde pense impossible, sinon pénible. Go, Stan, go!

Suivre SynapDx sur Twitter (you must) : @SynapDx

Mardi : retour aux sources pour Flextronics

 

Flextronics est à l’origine une société fondée par Joe McKenzie en 1969 dans la Silicon Valley. Flex est une société offrant des services de conception, de fabrication, de distribution et de pièces de rechange à différents industriels dans le domaine des produits électroniques (LG, Apple, Cisco, HP…) . Flextronics a des chaînes de fabrication dans plus de 30 pays, et 200.000 employés. Après avoir changé de mains en 1980, le siège de l’entreprise est désormais à Singapour, et la société est cotée au NASDAQ (FLEX). La société a déjà mis les pieds dans le monde des startups en 2012 en incubant la statup Elementum, une société de gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCM) en mode SaaS, basée à Palo Alto, en Californie. Histoire de suivre le mouvement général consistant à prendre part à la danse du ventre de l’innovation actuellement en cours dans la Silicon Valley, Flextronics a annoncé la création d’un programme d’accélération d’entreprises appelé Lab IX qui fournira un large éventail de support à  des entreprises innovantes dans le domaine du matériel et du logiciel. Lab IX sera situé à Milpitas, en Californie, où l’entreprise à des bureaux, et se concentrera sur des sociétés ayant moins de trois années de développement de produits, et ayant levé moins de $5 millions. Lab IX offrira un espace de bureau et de stockage, l’introduction à de nouveaux services et de produits, un support avancé sur la conception et l’ingénierie, et l’accès à la chaîne d’approvisionnement mondiale de Flextronics et son expertise de fabrication. Le tout avec un ticket de $500.000. Si cela peut intéresser des startup françaises tentées par l’aventure, elle pourront tout autant sans doute chercher aussi un peu de réconfort auprès d’un des homme-clés de l’entreprise, Français, François Barbier, President of Global Opérations, un ancien d’Alcatel. Cette tendance des « FabLab » (le nom à la mode dans les milieux branchés parisiens de la haute technologie), ces laboratoires de fabrication, est beaucoup fondée sur la volonté de certaines industries, pas du tout au fait de ce qui se passe sur le terrain dans la Silicon Valley et qui veulent comprendre, et aussi sur la disponibilité de créateurs d’entreprise de tout âge et de tout poil qui ont flairé le bon filon (de pognon) qui y séjourne dans l’espoir de batir de nouvelles technologies pouvant devenir de nouvelles Business Unit dans de plus grosses sociétés. Et ça marche, il faut croire ! Être agile (également le nom d’une une méthode bien connue des startups pour faciliter le développement de produits), ça doit leur parler, à Flextronics.

Suivre   sur Twitter : @Flextronics

Mercredi : la technologie, ça économise  l’énergie avec Bidgely et ça la gâche avec Google

 

Le monde des nouvelles technologies est un monde imparfait. D’un coté, on peut voir des entreprises comme Bidgely développer un concept très interessant dans le domaine des économies d’énergie et lever $5 millions auprès de Khosla Ventures, un des VC phares de la Silicon Valley. Bidgely (qui signifie « électricité’ en Hindi), aide les consommateurs à économiser de l’argent en analysant leurs habitudes de consommation à partir de données énergétiques combinées avec un algorithme d’apprentissage automatique qui reconnaît les différents appareils, tels que les pompes de piscine ou les climatiseurs. A ce titre, Bidgely va un peu plus loin que les joujous applicatifs qui permettent de faire du pilotage à distance de ses appareils, sans véritablement aider intelligemment à gérer son compte d’énergie, et identifier ce qui coûte le plus en terme de facture énergétique parmi les appareils de sa maison ou de son appartement. Good point! Malheureusement (et là je reviens sur mon introduction), le même jour, Google, pensant surement bien faire, comme d’habitude, va offrir pour un valeur de $600.000 la mise à disposition de wifi gratuit pour 2 ans aux 31 parcs de San Francisco, probablement a partir d’avril 2014. C’est sur, « bourrer » la nature avec encore plus d’ondes et multiplier la présence d’appareils électroniques dans les zones naturelles, quel joli cadeau. Et on s’étonnera ensuite que le Pôle Nord puisse ressembler désormais à un grand lac. La technologie, et son besoin incessant de connexion et d’information, rend l’Homme fou. Enfin, si ça rend les électeurs heureux

Suivre Bidgely sur Twitter : @Bidgely

Jeudi : un coup de bundle pour Google et Netflix

 

Chromecast est le dernier gadget à la mode commercialisé par Google permettant aux utilisateurs d’envoyer du contenu vidéo et audio à partir de leurs smartphones, tablettes et ordinateurs portables vers leurs téléviseurs. L’appareil se branche sur la télévision depuis un port HDMI et extrait le contenu depuis Internet en se connectant au wifi. Le tout pour $35 ! L’idée d’une opération de communication a germé dans l’esprit de « marketeux » chez Netflix et Google, qui se sont rappelé une des règles d’or : faire du « bundle ». On associe deux produits en un pour en faire bénéficier les deux marques participantes en terme d’image et de communication. Plutôt une bonne idée toutefois que d’associer Netflix à cette clé de connexion, tous les moyens étant bon pour Netflix de gagner de nouveaux utilisateurs, car malgré certains accords de production ou de distribution de séries en tout genre, et malgré une présence de l’autre coté de l’Atlantique, Netflix continue de décevoir les analystes avec ses réalisations de nouvelles souscriptions. Pas vraiment un « big fail » (630.000 nouveaux souscripteurs au lieu de 700.000 prévus), mais tout le monde sait à quel point le marché de la finance est un milieu suffisamment stupide pour prendre à la lettre des prévisions chiffrées faites des mois avant leur réalisations… Et aujourd’hui sur Internet, les cycles budgétaires sont quelque peu déconnectés d’une réalité du cloud… bien impossible à maîtriser, bien malin celui qui a raison après quelques mois d’exécution ! Netflix, qui a réalisé un chiffre d’affaires de $3,6 milliards en 2012 pour un résultat net de $17 millions, est parti sur de bonnes bases pour le 1er semestre 2013 avec un chiffre d’affaires de $2,1 milliards, avec un bénéfice net de $32 millions. La location de DVD ne représente plus qu’un revenu de $475.000, et le streaming Européen un chiffre d’affaires de $308.000, sur les six premiers mois de l’année.Joli coup enfin pour Google qui souhaite naturellement rivaliser avec l’Apple TV. À suivre !

Suivre Netflix sur Twitter : @Netflix

Pour commander la Chromecast sur Internet (US only) : trop tard. c’est sold out !

Vendredi : le retour de Madame Jobs avec Ozy Media

 

Avant toute chose : non, ce n’est pas elle sur la photographie. Il reste de la place pour de nouveaux acteurs dans le domaine des médias online, qui soient riches en contenus et pas uniquement des magazines en ligne de recettes technologiques en tout genre : « Les 7 astuces de ceci » ou « Les 9 pièges à éviter de cela »… C’est l’occasion de parler de Laurene Powell Jobs, l’épouse de Steve Jobs, dont on entend moins parler, toujours, que son défunt mari, mais qui est tout à fait active, notamment à l’occasion du prochain lancement d’Ozy Media, qu’elle vient de contribuer à financer le lancement parmi d’autres investisseurs de la Silicon Valley. Ozy, c’est le projet d’un journaliste exérimenté de la télévision et entrepreneur, Carlos Watson, qui veut fédérer à travers son nouveau site d’information la « change generation », un concept plaisant qui ne se rattache pas à un groupe d’un certain âge, « une classe de gens informés, les gens pour qui le changement est un moteur…Un groupe qui ne fera pas seulement tolérer des choses différentes mais qui s’engagent dans des choses qui sont différentes ». Steve aurait probablement aimé cette génération, dont il était peut être un représentant. En attendant, les bureaux d’Ozy Media sont basés à Mountain View (et non à New York ou Los Angeles…), et Carlos watson n’est pas enclin à s’autoriser un interview avec Fortune. Ca commence bien ! La suite en septembre prochain…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Paul Graham, Ayasdi, Ustream, Yelp, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Paul Graham a parlé

 

Paul Graham est à l’origine un programmeur anglais qui a notamment vendu une startup à Yahoo! en 1998 (une application permettant de créer des boutiques en ligne). Orateur par excellence, et essayiste, il a lançé YCombinator (pour faire branché, à prononcer Ouaillessi), un incubateur de startups à Mountain View avec quelques compères, dont sa future épouse, en 2005 suite à une intervention au Harvard Computer Society. C’est un homme plutôt discret, bien qu’il n’hésite pas à faire porter sa voix et ses idées, et à mes yeux un des influençeurs les plus marquants du moment dans la Silicon Valley pour ce qui est de transformer une startup en machine à gagner (de l’argent, de nouveaux fonds, des propriétaires…). YCombinator est l’incubateur numéro 1 de la Silicon Valley en terme de performance « industrielle » (nombre de startups incubées et leur niveau d’activité une fois sortie) et de nombre de pépites (550 startups à ce jour). Paul vient de nous gratifier d’un nouvel article intitulé : « Things that don’t scale« . Je ne veux pas vous priver de la lecture de cet article par un résumé grossier, tant il y a de phrases qui font du sens et résonneront pour un grand nombre d’entrepreneurs de startups. L’idée générale est que c’est aux entrepreneurs d’aller au charbon pour aller chercher des utilisateurs, et d’en prendre bien soin. Il a de bons exemples à citer : Airbnb, qui a déjà passer l’océan avec succès, et Stripe qui arrive, là, maintenant.

Suivre Paul Graham sur Twitter (you must) : @Paulg

Suivre YC sur Twitter : @YCombinator

Mardi : devenir une entreprise brillante avec Ayasdi

 

Lorsque vous interrogez des personnes sur ce que sont les tendances d’Internet de nos jour, il est de bon ton de citer le « big data ». Tout comme, en son temps, citer le cloud computing relevait de la performance, bien que cela soit commun, et en place depuis des lustres. Donc, une fois qu’on a dit le big data, on dit quoi ? Ayasdi est probablement un bon exemple, et les $30 millions qui vont venir renflouer les caisses sont la preuve que c’est le modèle qui intéresse les investisseurs. C’est. comme on dit, la startup chaude du moment, sorti de l’anonymat (ou presque) en janvier dernier et qui en est déjà à son second tour, après un premier tour de $10 millions en septembre 2010 pour développer le produit. Ayasdi veut transformer la façon dont le monde utilise les données pour résoudre des problèmes complexes. Fondée en 2008, après quelques années de recherche à Stanford, a priori dans le cadre d’un projet appelé Com Top, Ayasdi travaille sur une nouvelle approche permettant aux entreprises de découvrir automatiquement et d’automatiser un aperçu de leurs données. La plate-forme de découverte appelée « Insight Discovery » utilise l’analyse des données topologiques en combinaison avec un ensemble de techniques de machine learning pour permettre aux scientifiques, aux experts et aux entreprises d’obtenir des données synthétisées sans avoir à écrire du code, faire des des requêtes ou poser des questions. Toutes les industries sont concernées par ce qu’Ayasdi peut aider à mieux analyser : la distribution, la santé, les télécoms, les services financiers, les services publics (je connais un bon client potentiel…), avec un solide argumentaire. Ayasdi signifie « rechercher » en langage Cherokee. Passionnant !

Suivre Ayasdi sur Twitter : @Ayasdi

Mercredi : un peu de comptabilité avec UStream

 

Ustream, c’est une des nombreuses plateformes de diffusion de vidéos en direct, bien loin de DailyMotion (message à l’attention de Nono le Ministre qui prend les internautes pour des enfants de choeur) sur un marché un peu différent. C’est l’occasion d’un peu de relevés de compteurs histoire de voir comment ça grandit, une startup de la Silicon Valley, grâce à la diffusion récente d’un communiqué de presse. Ustream a été créée en 2007, avec des bureaux à San Francisco, Los Angeles et Budapest (comme ça, vous savez où se trouvent les ingénieurs), Tokyo et Séoul. Levée de fonds : un peu plus de $60 millions, environ 250 personnes.  La plateforme est disponible en anglais, allemand, japonais, russe, espagnol et coréen.  Plus de 7 millions de vidéos ont été diffusées en direct sur le premier semestre 2013, et Ustream a désormais 24 millions d’utilisateurs (+48% par rapport à il y a un an), avec la perspective de passer la barre des 30 millions avant la fin de cette année. La société commercialise trois type d’offres à $99,  $499 et $999 et à ce titre il y a 40.000 live broadcasts payants par jours, avec parfois plus de 10 millions de personnes ayant consulté certains shows retransmis en live. Ustream a été par ses fondateurs pour permettre à leurs amis soldats oendant la guerre en Irak d’être en mesure de communiquer avec leur famille. Pour avoir cotoyé John Ham, un des co-fondateurs (ancien soldat lui même), dans ces incessants allers-retours autour du paté de bureaux, pendant quelques mois, il y a bien quelque chose qui est resté de cette période : du solide et du sérieux. Justement, chiffre d’affaires, rentabilité, qu’en est-il ? « Sorry, Ustream is a privately-owned company ». La transparence a ses limites, pour les startups dans la Silicon Valley.

Suivre UStream sur Twitter : @Ustream

Jeudi : Yelp, définitivement guéri du startupisme

 

La plus belle récompense pour un blogueur, c’est quand les faits lui donnent raison. Enfin, c’est comme ça qu’on le voit. « Elle a tout d’une grande« , Yelp, disais-je la semaine dernière. Même d’acquérir une startup qui effectue le même travail qu’un de vos partenaires en place, et non des moindres puisqu’il s’agit d’OpenTable, et de le remplacer par le nouveau venu dans votre portefeuille de produits. Cette startup que Yelp vient d’acquérir, c’est SeatMe, une jeune startup créée en mars 2011 qui passait par là avec une quinzaine de personnes, quelques fonds levés. SeatMe facture les restaurants pour un usage mensuel de leur système de reservation et de gestion de tables sur iPad. Les restaurants peuvent choisir de mettre à disposition leur système de réservation gratuitement ou payant. Les réservations peuvent se faire naturellement en ligne sur leur site web. Après une petite phase de ré-organisation, Yelp va donc pouvoir augmenter ses marges gagnées sur la réservation, sans faire quitter le site et ainsi également faciliter la vie de ses utilisateurs. Tout en s’alignant sur sa nouvelle stratégie d’améliorer son business transactionnel. Qu’est ce qui reste à faire pour OpenTable : racheter un concurrent de Yelp, peut être ?! Ca leur couterait surement plus cher que les $12,7 millions déboursés par Yelp pour racheter SeatMe.

Suivre Yelp sir Twitter (mais non, c’est simple) : @Yelp

Vendredi : comment se faire racheter par Apple

 

Le CEO de Locationary, Grant Ritchie, a écrit un article sur le blog Techcrunch il y a quelques mois qui s’intitulait : « Les 5 gros problèmes qu’Apple doit résoudre avec son application de cartographie ». A l’évidence, il y a encore quelques lecteurs pour le consulter quotidiennement, et notamment du coté de Cupertino. Après s’être essayé au jeu multi-joueurs, Grant le canadien de Toronto a créé sa startup en septembre 2009 pour se spécialiser dans une plateforme de gestion et d’échanges de données d’adresses de commerces locaux. Il a même levé $2,5 millions (américains). Après avoir lu son post, on comprend qu’il sait de quoi il parle, du haut de sa startup de 12 ou 14 employés, ce qui n’empêche pas le grand méchant Apple probablement de l’acqu-hire-érir et lui demander de passer de la feuille de blog aux travaux pratiques sur la plateforme quelque peu vieillissante et parfois inadaptée d’Apple. La querelle des Chefs n’a pas toujours arrangé les affaires de la Gaulle d’Astérix, et il est amusant de voir que c’est un lointain et petit voisin à qui parfois l’on pense pour soigner ses maux. Merci Techcrunch. Vous avez négocié une marge arrière en cas de rachat de la société hébergeant votre blogueur d’un jour ?! Visiblement, les spécialistes pensent que Locationary peut vraiment résoudre les problèmes de lancement de l’application de cartographie qui ont secoué si fort Apple dans sa marche idéale. Le nom de cette plateforme : Saturn. Vous y croyez, vous à Saturm, ou à la lune ?! A vos updates dans quelques 3 à 6 mois !

Suivre Locationary sur Twitter (plus pour très longtemps) : @Locationary

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Shazam, Yelp, Coursera, Pebble, Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Shazam selon La Fontaine

Par moment, le milieu de la « tech » me fait penser à des fables de La Fontaine. Dans le cas de Shazam, l’application mobile permettant d’identifier les chansons que l’on soumet à cette technologie, on veut nous faire croire qu’un boeuf n’est en fait qu’une grenouille. Shazam est une technologie assez géniale, mais il n’y a pas grand chose à faire avec, cela reste une commodité. Seulement voilà, la startup a eu besoin d’investissements de la part de VCs pour faire connaître le produit, la marque, la développer géographiquement et sur un maximum de plateforme. Donc, ces Messieurs Dames en veulent pour leur argent. Alors ils essayent d’inventer toute sorte d’histoires autour de ce qui restera à jamais : une application cool, qu’on utilise une fois par mois, et pour lequel on est éventuellement prête à payer au téléchargement un modeste montant, et basta. L’opérateur sud-américain America Movile basé à Mexico City (plus de 250 millions usagers à travers le continent américain) vient de faire une bonne opération : un investissement de $40 millions pour avoir une histoire commerciale un peu branchée à ses abonnés qui achèteront leur smartphone avec l’application Shazam pré-téléchargée : la belle affaire ! Forcément, la startup alignent les chiffres avec 262.9 millions d’abonnés (téléchargements ?!), 10 millions de tags chaque jour (9 milliards au total), 70 millions d’utilisateurs actifs, 140 marques mondiales ayant utilisé Shazam dans des spots TV, etc. Il n’en reste pas mois que Shazam a été plutôt naïf dans ses tentatives de monétisation de son application qui était gratuite à l’origine. Se comporter comme une techno rigolote et pratique à utiliser pour des campagnes de publicité ne rendra jamais une startup rentable sur le long terme et capable de se hisser au hit parade des succès financiers, n’en déplaisent à ces investisseurs, à qui je souhaite toutefois d’arriver à leurs fins.

Suivre Shazam sur Twitter : @Shazam

Mardi : du nouveau chez Yelp

 

Ce qui est en train d’arriver à Yelp est une belle leçon de comment guérir du startupisme. C’est quoi, le startupisme ? C’est le fait pour une société de rester engluée dans son business model initial, généralement un modèle gratuit, dont la seule possibilité qui semble exister pour apporter un peu de revenu est le fameux modèle du 20e siècle : le revenu publicitaire. Lors de la récente conférence organisée par VentureBeat à San Francisco, le CEO de Yelp, Jeremy Stoppelman, annoncé que Yelp allait proposer un service de livraison à domicile de repas. L’idée est de permettre à tous ces consommateurs venant surfer sur le site de passer à l’étape suivante : acheter. Yelp avait déjà un pied dans ce business avec le partenariat signé avec le site de réservation de restaurant basé à San Francisco OpenTable, mais cette fois tout le processus d’achat se fera sans quitter le site, grâce aux services fournis par les startups Eat24 et Delivery.com. Le service sera disponible dans un premier temps sur San Francisco et New York. Yelp avait déjà commencé à se diversifier avec l’option « Call to Action » afin de permettre au commerçant d’adresser des promotions en direct au utilisateurs de Yelp. Avec cette possibilité nouvelle de creuser un peu plus la relation avec ses utilisateurs, en permettant en même temps de créer une nouvelle ligne de revenus (et je suis curieux de voir le résultat, tant Yelp est une marque forte aux États-Unis), Yelp est en train de faire un grand pas, et vous pensez bien qu’ils ne vont pas se contenter de servir des repas à domicile… Des partenariats sont en cours avec Booker, Demandforce (une filiale du groupe Intuit) et MindBody pour des prises de contacts directs pour d’autres catégories. Yelp est entré en bourse en mars 2012, et son action vaut un peu moins de $40 ($22 à l’introduction), a déclaré un chiffre d’affaires de $138 millions au 31/12/2012, avec une perte de $19 millions. Yelp constate en moyenne 10 millions de visites sur ses applications mobiles : une autre priorité avec notamment la possibilité de générer du contenu et suggérer des lieux, des actions. Ensuite, l’internationalisation doit surement devenir à terme un focus. Elle a bientôt tout d’une grande, Yelp.

Suivre Yelp sur Twitter : @Yelp

Mercredi : MOOC, un nouveau code à retenir avec notamment Coursera

Alors que le monde de l’éducation évolue dans l’espace du numérique, aux États-Unis (surement un peu partout sauf en France, le pays des acquis sociaux, et son désormais célèbre mammouth), des acteurs comme Coursera sont en train de préparer le support éducatif de demain, et ça marche plutôt bien pour eux. MOOC : Massive open online course, une véritable explosion de nouveaux acteurs digitaux. Coursera, un  conte de fée à la sauce Silicon Valley : fondée en 2012 par deux professeurs de Stanford, l’un ancien professeur associé en intelligence artificielle, Andre Ng (également très interessé par le machine learning…), et  Daphné Koller, dédiée au Computer Science Department depuis 1995, après un « postdoctoral researcher » obtenu à UC Berkeley. Basés à Mountain View, première levée de fonds en avril 2012 pour $16 millions en avril 2012, puis $6 millions en juillet 2012, puis $43 millions un an plus tard. C’est à se demander d’où viennent ces chiffres, et surtout où vont-ils ?! EdX, un site non lucratif, a obtenu un financement de $60 millions via Harvard et MIT, $20 millions pour Udacity : la course au millions, on verra pour la facturation plus tard, montrez moi vos courbes ?! 33 top universités dans le monde proposent à travers Coursera des cours online, gratuitement. Pourquoi ? « Pace que leur technologie permet de la diffuser auprès de potentiels millions d’étudiants, pas seulement quelques centaines ». One line machine learning, étant donné les profils, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait une technologie derrière. Sept langues sont d’ores et déjà disponibles, et les types de cours, leurs présentations, la qualité des contenus rend le tout particulièrement attrayant. Le catalogue en langue non anglaise en est à son début, il faudra être patient. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est aussi le fait de ne pas négliger le désir des étudiants d’être sur les réseaux sociaux en proposant des connexions avec Facebook, Twitter, Google+. Coursera, l’essayer, c’est l’adopter !

Suivre Coursera sur Twitter : @Coursera

Jeudi : Pebble, l’Internet des objets se porte bien

 

Pebble, l’un des succès de Kickstarter en 2012 avec plus de $10 millions obtenus sur un objectif de $100.000 pour sa « montre intelligente », poursuit sa croissance avec l’annonce de pré-commande de 275.000 articles, et 1 millions de téléchargements de son application mobile. Qui porte une montre de nos jours, alors qu’il est si simple de regarder l’heure sur son téléphone ?! Le pari de la startup de Palo Alto de proposer une montre connectée à son smartphone permettant d’avoir des alertes en cas d’appels ou de réception d’emails, de SMS ou de notifications sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) semble sur une bonne voie. Il est également possible d’avoir un suivi de ses activités sportives (golf, jogging, vélo…). Rien de révolutionnaire a priori, mais un succès populaire qui se confirme en proposant un produit au design assez marqué, dont il est possible de modifier l’apparence, avec trois choix de coloris pour le moment. L’entreprise a presque 30 salariés désormais, dont les principales préoccupations sont de permettre de livrer la demande, et réfléchir aux prochaines fonctionnalités à proposer, ayant récolté un tour de serie A de $15 millions auprès d’un investisseur. Un accord exclusif de distribution a été signé avec BestBuy.

Suivre  sur Twitter : @Pebble

Vendredi : Lyft vend Zimride

Voici une belle histoire concernant une startup qui a su intelligemment évoluer dans son métier de base. Au départ, il y avait Zimride. Un site web créé en 2007 destiné à aider les internautes à trouver des personnes permettant de faire du co-voiturage pour des longs trajets, pour les universités et les entreprises. Plutôt bien vu, car il n’y a pas véritablement de solutions de co-voiturage disponibles, même si dans les faits des bouts de services existent, sans avoir véritablement décollé : Ridenow, Carpoolworld font figures d’ancêtres mais les données ont véritablement changé. Le co-voiturage est complètement rentré dans les moeurs dans la baie de San Francisco, et par exemple la gare routière de San Francisco prend désormais en considération ce moyen de locomotion. En attendant, Zimride a eu les plus grandes difficultés à développer son traffic, jusqu’à lancer les voitures à moustache : Lyft. Des $ en suffisance sur le compte en banque ($85 millions pour le moment), et surtout la vente désormais officielle Zimride (le site et de son système de réservation) au géant de la location Enterprise Holdings (les marques Enterprise, Alamo et National), qui va permettre à la startup de se concentrer sur son application mobile, et qui lui a donné une opportunité de valoriser ses actifs, avec du cash à la clé ! Cette transaction est l’exemple flagrant qu’il existe des synergies industrielles possibles entre le monde des startups et les grosses entreprises. Tout est une question d’intelligence de business, et c’est une belle preuve de maturité de la part des équipes de Lyft, entre autres.

Suivre Lyft sur Twitter : @Lyft

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Zynga, Yahoo!, July 4th, eBay, AngelList

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Mark Pincus passe le relais sur Zynga

Mark Pincus, le fondateur de Zynga qui passe les manettes de sa startup, l’ex-numéro 1 des jeux sur Facebook, c’est comme la fin d’une époque, et je l’espère pour Zynga (mais je n’y crois guère, sac de pommes de terre…), le début d’une nouvelle ère. Je me souviens bien cette fameuse soirée organisée dans les premiers locaux de la startup de San Francisco, en juin 2008, où j’étais loin d’imaginer qu’elle serait cotée au NASDAQ un jour. Mark Pincus a toujours été la figure de Zynga (après le toutou que vous pouvez voir ci-dessus, garanti d’origine), et c’est incroyable d’imaginer qu’il y ait des centaines de millions de personnes désireuses de payer pour télécharger une vache en rose, ou pour s’offrir un arrosoir en or plaqué pour son jardin magique. Les problèmes que l’on citent souvent pour une « web company », c’est tenir la charge, c’est trouver les moyens de déployer à grande échelle. Pour une société en bourse, l’objectif c’est surtout de durer et tenir ses promesses sur le long-terme. Ce qui fonctionne dans le jeu vidéo, ce sont les jeux qui ont trouvé leur niche, et leur cible : les hardcore gamers, ceux qui jouent « à la vie, à la mort », et qui  assureront des revenus sans faillir. Sur des jeux plus simples, grand public, et qui se développent sur des mécanismes plus proches d’une addiction court-termiste, il est difficile de planifier des revenus et de s’y tenir. Racheter des studios ou des équipes ayant développé des jeux à succès tiennent plus du jeu de roulettes et pas d’une stratégie telle qu’on l’attend à Wall Street. L’avenir dira si avoir choisi un grand nom chez un constructeur de console de jeu vidéo, Don Mattrick, ex-patron de « l’interactive entertainment » chez Microsoft, résoudra ce complexe casse-tête conduisant à aligner des downloads dans des tableaux Excel trouvant leurs origines dans un business plutôt difficile à anticiper.  Ca tombe plutôt bien, Steve Balmer, patron de Microsoft, avait envie de rajeunir ses cadres chez le géant de Seattle…

Suivre Zynga sur Twitter : @Zynga

Ne pas perdre le contact avec Mark Pincus sur Twitter : @MarkPinc

Suivre Don Mattrick sur Twitter : je vous laisse trouver le bon compte

Mardi : Yahoo! continue ses courses avec Qwiki

C’est amusant comment la vie d’une startup est faite : alors que Qwiki avait récemment changé de direction, après avoir prétendu changer le monde grâce à sa technologie de recherche multimedia (qui consistait en fait à intégrer des paragraphes sortis de Freebase et Wikipedia), Marissa Mayer, CEO de Yahoo! et accessoirement membre du jury du concours de startups Techcrunch Disrupt gagné par la startup en 2010, s’est rappelé au bon souvenir de la startup New Yorkaise, et s’est probablement dit que ça pourrait faire une belle affaire dans le portefeuille de produits de Yahoo! nouvelle version. Bien qu’à $50 millions, on peut juger que cela semble plus être une offre de récompense pour les investisseurs qui ont mis $10,5 millions au total, qu’un véritable prix de transaction habituel. Il est de toute façon très difficile d’avoir des chiffres précis sur le nombre d’utilisateurs. Le produit devrait être gardé sous son propre nom en tant qu’application iOS. Le lendemain, c’est au tour de Xobni d’être racheté, dont la promesse était de rendre votre boite email et liste de contacts plus intelligente (ça ne m’a pas frappé…). Ce rachat va permettre un quasi-équilbre entre les $48 millions offerts par Yahoo! pour la transaction et les $42,8 millions levés. Ca fait 17 sociétés acquises par Marissa Mayer depuis son arrivée.

Suivre Marissa Mayer sur Twitter : @marissamayer

Mercredi : un July 4th pas comme les autres

On ne rigole pas avec les droits constitutionnels aux États-Unis. Cette indépendance a été chèrement gagnée (avec le concours des autorités en charge de la France à l’époque d’ailleurs, ceci dit en passant), et l’histoire de Prism et de la cyber-surveillance de la NSA n’a pas encore été digérée… Du coup, un mouvement s’est créé sous l’impulsion de l’organisation Fight for the Future pour protester contre l’utilisation arbitraire d’internet selon eux non conformes aux droits des citoyens américains et des sociétés telles que WordPress.org, NamecheapReddit, Mozilla, CheezburgerMoveOn, et l’EFF, pour protester sur leurs sites web contre l’initiative de la NSA avec la redirection vers un site de pétition. Pas Facebook. Pas Google. Une belle occasion de remuer une nouvelle fois les lobbies en tous genre, pour la bonne cause : la sauvegarde de la confidentialité des informations. Sortant d’un récent voyage par avion assorti de 3 arrêts dans des aéroports de 3 pays différents, je me suis demandé ce que la sécurité serait sans un minimum de filtrage des passagers, et par extension, comment imaginer les états assurer un minimum de sécurité nationale sans un minimum de contrôles. A la vitesse où va l’information, et étant donné l’impact sur notre société, comment garantir à la fois la confidentialité et la sécurité ? Edward Snowden a sans doute eu raison de révéler le pot aux roses, mais il est grand temps de prendre conscience que nos informations n’ont plus aujourd’hui la certitude d’être inviolable. Chaque lettre tapée et rendue accessible sur Internet peut être un jour récupérée, ré-utilisée, vendue, exploitée, traquée, hackée. C’est ainsi.

Jeudi : July 4th, un bon jour pour les Belges 

On connaissait les Diables Rouges, le surnom de l’équipe nationale belge de football, un pays quelque peu malmené dans son histoire ces derniers temps, victime d’une guerre de ses deux communautés francophone et néerlandophone… C’est au tour de ses startups de faire parler d’elle, la souveraine Belgique, le lendemain de l’annonce de l’abdication du Roi Albert II, avec l’annonce de l’acquisition par eBay de deux sites 2dehands.BE (le flamand) & 2ememain.BE (le francophone) qui représentent à eux deux 5,5 millions de visiteurs uniques par mois. Ces deux sites rejoindront l’offre Classifieds Group d’eBay, présente à ce jour dans 25 pays. eBay se renforce donc sur ce territoire et se localise petit à petit à travers le monde. L’oiseau fait son nid.

Suivre  eBay sur Twitter : @eBayINC

Vendredi : AngelList, site incontournable sur le financement des startups

Naval Ravikant, c’est le startup boy par excellence, qui est en train de se faire une place au soleil dans le royaume des stars de la Silicon Valley. Au delà de ses réussites dans la revente de certaines de ses investissements à Twitter ou encore Google, c’est aussi le fondateur du site web AngelList, qui est en train de devenir un site majeur pour qui souhaite faire référencer sa startup et trouver les investisseurs de ses rêves : plus de 100.000 startups listées, plus de 500 introductions réalisées entre des entrepreneurs et des investisseurs sur AngelList par semaine…18.000 investisseurs accrédités (on ne s’improvise pas investisseurs aux États-Unis, il faut montrer patte blanche), qui ont assuré à ce jour 3.000 investissements. Environ. Le création de sa startup est devenu un  sport pratiqué dans bien des pays, et la principale friction provient essentiellement de la recherche de financement pour développer son produit. Même si nos recommendations vont dans le sens de bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, et qu’il est préférable de pouvoir s’autofinancer avant de faire appel au capital, il semble que chacun puisse avoir sa chance dans cette lotterie, et donc, si vous pensez argent, vous, créateurs de startups, pensez AngelList !

Suivre  AngelList sur Twitter : @AngelList

Suivre Naval Ravikant sur Twitter : @Naval

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

(Pub) Ce serait quoi, un monde sans mobile ?

Ce post est une grande première :  je vais publier un article sponsorisé non rémunéré. Oui, je sais, c’est idiot, mais franchement, cette vidéo m’a bien fait marrer. Ca nous remet un peu les choses en place, et nous rappelle à quel point la technologie nous rend bête, parfois, lorsque l’on y réfléchit deux fois. Utilisez votre mobile avec modération, merci.