Une semaine dans la Silicon Valley : Delivering Hapiness

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Tony Hsieh est l’heureux fondateur de la société Zappos, une société de vente de chaussures sur Internet, qui a su mettre en oeuvre une culture de management unique en son genre, qui s’est fait rachetée par Amazon 10 ans après sa création pour $1,2 milliards… En 2010, il écrit son premier livre, « Delivering Hapiness, A Path to Profits, Passion, and Purpose » (« Livrer du bonheur, un chemin vers les profits, la passion et l’atteinte de l’objectif »), qui atteindra vite les sommets des best-sellers avec son mélange de conseils sur la conduite des affaires (qui peuvent se chiffrer en millions de dollars) et surtout le partage d’une vision nouvelle : la croyance que le bonheur peut être utilisé comme un modèle à la fois dans les affaires et dans la vie.

« Delivering Hapiness », c’est en fait devenu depuis une entreprise, une société avec une cause qui veut développer un mouvement pour inspirer plus de bonheur dans le monde… du travail ! Un pays comme la France en a bien besoin, quand on voit les résultats des sondages des salariés qui semblent avoir le moral dans les chaussettes. Un peu la cause des médias qui font leur beurre en exploitant l’inquiétude des Français de façon de plus en plus habituelle. Un peu la faute à un management à la française un peu trop orientée sur le marketing et les diagrammes en fromage des ventes qui a laissé le génie de ses ingénieurs au dernier rang des dépenses de leur compte d’exploitation. Un peu la faute de tous ces enfants d’écoles de commerce qui ont oublié de lire « L’entreprise du 3e type » de Messieurs Archier et Serieyx.

Tony Hsieh l’a fait, son entreprise du 3e type. Vous pouvez rencontrer aisément l’équipe de Delivering Hapiness, basée à San Francisco, qui saura vous prodiguer sa méthodologie  à l’occasion d’un séminaire, à votre siège social au Mans, si vous le souhaitez, c’est juste une question d’honoraires.

Tony, quant à lui, est en train de s’attaquer au centre ville de Las Vegas avec son projet DowntownProject. Mais j’y reviendrai dans une autre histoire…

 

L’écho de la Valley : allo Apple, ici la Terre

Le San Jose Mercury News, l’un des quotidiens les plus respectés de la Silicon Valley, vient de nous gratifier d’une photo exclusive du futur quartier général d’Apple :

Il faut reconnaître que traverser Cupertino, en venant de Sunnyvale par le nord, ressemble un peu à Apple Village, et tous ces salariés risquent chaque jour leur vie en traversant une avenue assez encombrée pour se rendre d’une réunion d’un bâtiment à un autre : il est temps de rationaliser tout ça !

C’est un lieu qui se veut avant tout collaboratif, selon le Directeur Financier d’Apple soi-même. Et aussi le signe d’une nouvelle ère, puisque le nouveau siège vient occuper ce qui appartenait jadis à HP, l’une des entreprises emblématiques qui ont fait la Silicon Valley à ses débuts. Il a été conçu sous l’impulsion de feu Steve Jobs par ceux qui nous ont sorti l’iPhone et l’iPad, se voulant fluide, ouvert. Innovant sera le terme avec tout une succession de détails qui vont rendre le bâtiment fonctionnel, mais écolo, avec les formes qui vont bien, sans éviter, comme le fait remarquer le journal, les bouchons qui vont venir avec parce que cela va rassembler d’un seul coup tous les Apple boys and girls de la Valley, et tout le reste. Et puis les arbres : il voulait beaucoup d’arbres, Steve.

Donc, ce sera une des constructions les plus innovantes du monde (nous sommes quand même au royaume du marketing), tout de verte vêtue.

Et à Cupertino, nulle part ailleurs : « Ce sera toujours la maison d’Apple. En complément du fait de construire le meilleur siège possible, nous voulions que ce magnifique lieu retourne à son état d’origine. Cela fait partie de la culture d’Apple. »

L’actualité High-Tech de la semaine : Google, Twitter, Target, MetaCert, Unda

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google n’en finit pas de grandir

 

Il est lointain le temps où GooglePlex, le siège que Google avait racheté à la société Silicon Graphics en 2006. Un nouveau géant des hautes technologies en avait remplacé un ancien, et le nom de Googleplex avait été choisi en hommage au chiffre 1010100 , le nom qui lui a été, soit en quelque sorte un image à l’infini !  Maintenant qu’il faut pousser les murs, puisqu’il faut bien avouer qu’à l’image de la Silicon Valley en ce moment et de toutes ces levées de fonds, le business est bon, l’entreprise recrute (peut être une des conséquences liées à la diffusion de ce navet)  et elle a besoin d’espaces supplémentaires. Ca va commencer par l’achat et la location d’un peu moins de 100.000 mètre carrés sur la ville de Santa Clara, soit suffisamment pour loger presque 6.000 employés. Cette expansion apparaît assez unique en son genre, sachant que des bureaux additionnels ont dèjà été loués sut Mountain View, et même Sunnyvale ! La société ayant autant poussé ses murs dans la région avait été Cisco, qui se tient beaucoup plus calme de nos jours. Il faut croire que le marché de la publicité sur Internet se porte bien, et avec toutes ses acquisitions, cela doit devenir un casse-tête de faire tenir tout le monde dans les locaux d’origine, avec toutes les orientations et ré-orientations stratégiques qui doivent secouer le géant d’Internet en perpétuel mouvement. Ce n’est pas fini, Google lorgne sur des bâtiments appartenant à la NASA toute proche (où nos amis Sergey et Larry ont droit à une sympathique piste d’atterrissage privée).

Mardi : Twitter et sa prochain introduction en bourse

Ca y est. Ce ne sont encore que des bouts de rumeur, mais Twitter, que j’imaginais au-dessus de la mêlée financière, ou plutôt au milieu (dans, il faut bien le dire, ce qui n’était en fait qu’une envolée lyrique), se prépare à entrer en bourse. Après avoir fait les embauches nécessaires, car il faut bien reconnaître que tout ce qui passe par les marchés financiers nécessite une gigantesque revue de contrats (tout est passé au peigne fin) et un bon tas de paperasse. Et du bon jus de cerveau pour gérer le tout et les urgences qui vont avec. Introduction en bourse espérée aux alentours de $1,5 milliards, entre 50 à 55 millions d’actions vendues entre $28 à $30, pour une valorisation entre $15 à $16 milliards. Ce qui intéressant, dans ce type d’opérations, c’est d’en apprendre un peu sur les chiffres financiers de l’entreprise : le chiffre d’affaires serait pour l’exercice 2013 entre $580 et $750 millions, avec, chose intéressante, a priori plus de 50% réalisé dans la publicité sur mobile. Ca semble bien fragile tout a, je suis très impatient de voir ce que ça va donner. Et naturellement me tenir en dehors de la transaction. Pour gagner de l’argent avec l’action Twitter, c’est en 2007 que j’aurai du agir. En tout cas, je vous ferai grâce de la comparaison de l’introduction en bourse de Facebook par rapport à celle de Twitter : c’est une histoire de riches.

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Mercredi : Target se diversifie

 

Netflix. Mot en 5 lettres, qui actuellement terrifie les diffuseurs de films en France. Finie, la boiboîte qui vous relie à votre monde imaginaire sur votre télévision. Un ordinateur, un iPad, un iPhone, et vous avez accès à un catalogue de films, de séries, de documentaires. Simple, haute qualité, pour (peut être) 15 euros. Netflix, c’est une grosse expérience, des millions d’abonnés et de gros moyens marketing. Pas des moyens de petits acteurs locaux. Qui n’ont rien à faire des lobbies du coins des opérateurs qui vous alimentent en wifi à la maison. La concurrence, Netflix connaît : sur ses propres terres, des acteurs de la distribution viennent s’attaquer au marché de la location de vidéos sur Internet. Target, géant de la distribution aux États-Unis et au Canada, un chiffre d’affaires de $73 milliards en 2012, dont le siege est à Minneapolis,  vient de lancer Target Ticket, avec un catalogue de 30.000 films et de épisodes de séries qu’il sera possible d’acheter à l’unité. Pas d’enregistrement, on paye lors de chaque location, tout simplement. Il y aura des possibilités de contrôle parental, et des possibilités de filtrage sur la violence par exemple. Si vous êtes possesseur de la carte de fidélité REDcard, un rabais de 5% est appliqué à chaque location. C’est disponible sur Android, iOS, PC, Mac, XBox360 et Roku.

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Jeudi : MetaCert  et le contrôle parental

 

Méfiez vous des gens avec qui vous partagez une bière, un soir dans cette belle ville de Londres (en ce qui me concerne, c’était quelque part en 2006), vous êtes peut être en face d’un entrepreneur en puissance de la Silicon Valley. C’est ainsi que j’ai rencontré Paul Walsh, un soir, qui a lancé MetaCert avec son épouse depuis San Francisco… et quoi de plus naturel pour un couple que de travailler sur une technologie visant à renforcer le contrôle parental sur Internet ! Ainsi, le projet de MetaCert est d’aller plus loin que les logiciels habituels tels que Norton ou Kapersky, qui, il faut l’avouer, ne sont pas des outils parfaits à cet égard. Créé en mars 2011, la palette de produits est désormais assez complète avec une application Chrome et Firefox, Android et iPad, avec deux modes disponibles : l’un pour les enfants de moins de 12 ans et des sites webs triés sur le volet, une autre  version pour adultes et enfants, avec un certain nombre de filtres « intelligents » qui se veulent plus efficaces que l’ensemble des logiciels disponibles sur le marché. Plus de 700 millions de pages web ont été répertoriées pour le moment. Pour continuer avec cette histoire, MetaCert est en train de lever des fonds sur AngleList, alors si vous êtes interessés de pouvoir utiliser le logiciel, il vous suffit de vous rendre sur la page de MetaCert sur AngelList et investir dans sa société… si vous vous êtes déclarés comme investisseurs sur cette plateforme, car on ne rigole pas avec le statut d’investisseur aux États-Unis !

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Vendredi : de l’art de servir l’utilisateur par la technologie

Rappelez vous la pub d’Apple qui allait changer la façon dont vous communiquez en vidéo sur votre téléphone portable : Facetime. Hormis aux États-Unis, et taux d’usage reste à démontrer, ça n’a jamais vraiment décollé, et cela n’a pas généré de grosses audiences… mais beaucoup de vocations dans le domaine de l’utilisation de la vidéo sur les téléphones mobiles. L’application Tango a pris le relais et approche des 200 millions d’utilisateurs, tout doucement, Skype est naturellement sur le segment… D’autres startups ayant noté l’intérêt croissant notamment des adolescents pour les applications de chat, on imaginé la combinaison des deux (le chat et la vidéo) et se sont lancés dans la course au download, en rêvant de courbes à la Snapchat… et le résultat est plutôt mitigé parmi les 3. L’une, basée en Israël, financée par quelques business angel aux États-Unis, s’est fait connaître par ses méthodes virales pas très catholiques comme on dit dans le métier, a priori atteint les 3 millions d’utilisateurs, mais c’est plutôt le calme plat depuis cet été. La deuxième, basée en Ukraine, en est à son troisième pivot après avoir proposé différents services de publications de vidéos sur mobile (Vine notamment et Instagram ont largement pris possession du créneau), et recherche un quatrième souffle en terme de financement. Et ses chiffres d’audience sont légèrement supérieurs à la troisième qui fait parler d’elle en ce moment (entre autres du fait d’avoir été sélectionnée par Dave McClure dans son fameux incubateur 500Startups) : Unda. La startup d’origine mexicaine vient de lancer un nouvelle campagne de recherche de fonds (et elle peut désormais le faire savoir, elle aussi sur AngelList, grâce au JOBS Act), mais ne déclare seulement que 25.000 utilisateurs enregistrés, et 10.000 actifs. Ce segment du mobile messaging en vidéo est un nouvel exemple qu’une technologie au point, même en étant multi-plateforme, n’est pas synonyme nécessairement de succès d’audience, et on touche là du doigt la limite que cet écosystème des startups peut avoir à transformer des visions un peu geeks en marché grand public, même auprès des jeunes. A défaut de diposer de gros moyens marketing, et encore, on touche du doigt que par moment les succès arrivent (souvent) par ce que les américains de la Silicon Valley appellent le « time to market », que je traduirai avec ma provocation habituelle en « gros coup de chance ». Pour nos tris startups, je pense qu’il va falloir patienter.

Suivre Unda sur Twitter : @Unda-app

PS : en ma qualité de mentor d’un incubateur en Ukraine dont la deuxième société mentionnée dans cet article est issu, j’ai préféré jouer la discrétion à son sujet. Mais le succès de levée de fonds d’Unda étant un bel exemple à sélectionner et à discuter, j’ai donc décidé de traiter ce sujet.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité Hight-Tech de la semaine : Bump, Google, Tesla, l’État de Californie, Klout

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : un bon coup de bump de la part de Google

 

Bump est une application se passant de tout pitch : il suffit de la voir fonctionner pour en comprendre le fonctionnement, et surtout de découvrir ce que la technologie est capable de réaliser en tout simplicité. Il y a tout de même 100 millions de personnes l’ayant téléchargé, donc vous l’avez certainement déjà sur votre iPhone ou votre téléphone Android. Si ce n’est pas le cas, c’est très simple à faire fonctionner : l’application permet de transférer les données d’un téléphone à un autre (pour transmettre sa « carte de visite digitale » par exemple) juste en mettant en contact les deux téléphones, après avoir préalablement ouvert l’application sur les deux appareils. Bump Technologies a fait un long chemin depuis sa création en octobre 2008, depuis Mountain View, avec ses $19,9 millions récoltés, 25 employés, ses 325.000 revues sur iTunes… Chemin difficile toutefois pour une application gratuite, dont les perspectives de revenus paraissaient quelque peu compliquées, par exemple de faire payer les marques sur des interactions avec des utilisateurs… ça ressemble à du Foursquare tout craché, donc peu d’ambition à espérer, quand on considère que la startup peut faire $2 millions au maximum sur une année, selon les derniers chiffres publiés par Foursquare. La diversification dans une application de paiement (gratuite) et une autre d’application de partage de photographies n’a pas apporté de revenus suffisants très probablement, ce qui est la preuve qu’une bonne technologie n’est pas toujours la recette assurée pour une startup. La solution est venue de quelques blocs du siège de Bump Technologies : Google ! Il n’y avait pas grand chose à souhaiter, hormis pour les investisseurs de rentrer dans leurs sous, ce qui semble être le cas : parfait, les vaches sont toujours bien gardées dans la Silicon Valley.

Suivre Bump sur Twitter : @bumptech

Mardi : Google, c’est vraiment pas du vent

Je sais, la blague est plutôt douteuse, mais chroniqueur est un dur métier… vous savez, la fameuse page blanche. Heureusement, il y a Google ! Que ferait-on sans Google dans la Silicon Valley, qui vient d’annoncer le rachat du courant produit par une nouvelle centrale éolienne en construction à Amarillo, Texas, se dénommant Happy Hereford. La mise en production est prévue pour le début de 2014, et devrait alimenter un des data centers que Google possède dans l’Oklahoma. On n’est jamais si bien servi que par soi même, et Google souhaite être « green » partout où ils sont présents, dans l’ouest du Texas, dans l’Iowa et au nord de Los Angeles près d’un lieu qui s’appelle les montagnes du Techahapi. « Grid the green », selon le responsable chez Google en charge de l’infrastructure globale (un bon job chez Google, assurément). Cela fait plus d’un milliard de dollars investi par Google dans le domaine de l’énergie, notamment dans le solaire en Afrique du Sud. Cela n’empêche pas Google de nous mettre du wifi dans les parcs de San Francisco très bientôt, ce que je trouve plutôt contradictoire, mais avec Google, on en est jamais à une contradiction près. C’est aussi ça, être leader sur son marché, et faire la pluie et le beau temps sur Internet pour des millions d’individus. En attendant, voilà bientôt 240 megawatts prêts à être distribués par le concours de la société Chermac Energy, une entreprise locale.

Mercredi : un bon tuyau pour Montebourg pour reclasser des salariés de l’industrie automobile française

Je ne me lasse pas d’évoquer Elon Musk dans ces colonnes, avec son projet de train à grande vitesse en Californie Hyperloop qui je suis sûr verra le jour, sa navette spaiale réutilisable SpaceX, et donc Tesla, ces voitures électriques qui commencent à pulluler un peu partout au États-Unis. Intéressé par l’idée de construire des voitures se pilotant automatiquement, en bon patron d’une startup (ou plusieurs startups) de la Silicon Valley,  et utilisateur de Twitter, il n’a pas hésité à publier le tweet suivant : « Ingénieurs intéressés de travailler dans l’automobile, s’il vous plaît emailer autopilot@teslamotors.com. L’équipe sera directement rattaché à moi ». Attendez, je récupère. Alors que le gouvernement français se fait plaisir en rappelant dans des clips vidéos d’une autre âge le fait que la France a inventé l’automobile, mais qu’il ne peut empêcher la fameuse logique industrielle de désengagement des marques françaises historiques en terme d’emplois, une société de 500 personnes, créée en 2003, ayant levé $318 millions et désormais cotée au NASDAQ depuis juillet 2010, se met à vendre comme des petits pains des voitures de luxe électriques pour un peu moins de $100.000. Et il embauche en direct sur Twitter les ingénieurs intéressés de rejoindre son équipe, tout en affirmant qu’ils travailleront directement sous ses ordres, pour sortir la première voiture auto-pilotée dans moins de 3 ans. Sans jugement de valeur aucun, il y a un drôle de monde qui se prépare en Californie.

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Jeudi : le co-voiturage fait l’objet d’une législation en Californie

 

Même si la peine de mort, toujours active en Californie semble prouver le contraire, l’État de Californie se montre en avant-garde sur de nouveaux usages. Un organisme de réglementation Californien a approuvé les premières lignes directrices qui pourront s’appliquer à l’ensemble des États-Unis pour les services de covoiturage, concernant la mise en place de règles de sécurité pour les entreprises innovantes qui sont venues perturber l’industrie du transport telles qu’Uber, Lyft, Sidecar, RelayRides et j’en passe. Ces nouvelles directives contiennent des exigences telle que la vérification des antécédents criminels pour les conducteurs, la formation des conducteurs, un minimum de couverture d’assurance d’1 million $, et une politique de tolérance zéro de l’alcool et de la drogue. Elles exigent également que les conducteurs affichent une signalisation sur leurs voitures pour les identifier comme étant un service de co-voiturage. Cela impliquera également les entreprises à se soumettre à une certaine transparence des informations qu’ils peuvent vouloir normalement garder privées pour des raisons de concurrence, comme par exemple le nombre de courses effectuées, la zone de service couverte, combien de fois les voitures de co-voiturage ont pris un client lors d’une demande, et le nombre de conducteurs qui ont violé les lignes directrices ou qui ont été suspendus. Ce qui est intéressant, c’est de constater ce souci nouveau de transparence dans une industrie où les lobbies ont empêché la relation chauffeur-client d’évoluer, et on voit le résultat aujourd’hui avec un certain ras-le-bol des usagers à l’égard des chauffeurs de taxi, acutellement dépassés par ce qui est en train de se passer autour d’eux : ils sont en train de tuer leur propre métier.

Vendredi : Klout n’en finit pas de pivoter

Cinch n’est pas un nom inconnu dans la Silicon Valley. Ce fut le nom d’une tentative de lancement de produit de la part de la part de la startup BlogTalkRadio  qui cherchait une diversification à ses activités de diffusion de podcasts sur Internet, avec l’application qui se téléchargerait en millions d’exemplaires sur l’Apple Store, mais ça n’a pas marché. Pour Klout, ça ne marche pas beaucoup mieux, malgré ses $40 millions, et un marché de l’e-reputation pris avec l’angle de l’approche sociale qui convainc de moins en moins. A en juger par ce communiqué de presse envoyé par une agence de communication américaine qui a rendu son CEO la risée des médias de la Silicon Valley, prétendant qu’il avait atteint un certain score (ridicule en fait) sur Klout. D’un point de vue business, la startup de San Francisco était sur le point d’ouvrir un bureau sur Londres, et cela ne s’est jamais fait, ce qui est un signe. D’un point de vue produit, les règles conduisant à vous donner un score d’influence en fonction de certains critères de performance sur les différents sociaux sont discutables, et les fameux influençeurs ne se pressent pas (ou plus) au portail de Klout pour clamer leur leadership. Que faire pour valoriser une base d’utilisateurs, à défaut de les  » louer » à l’extérieur (ce que beaucoup de startups font pour faire rentrer un peu d’argent), ou de mettre de la publicité (ils y viennent tous un jour, le dernier exemple étant Instagram à ce sujet) ? Klout à décidé d’aller chercher des noises à Quora sur son territoire, à savoir lancer Cinch donc, une application iOS qui permet de poser des questions à des influençeurs déclarés comme experts du sujet concerné, qui répondront de façon privée. J’avoue que depuis que j’ai eu grâce à Quora la réponse du nom du guitariste qui est l’auteur du solo guitare que l’on peut entendre sur le titre « Right down the light » par Bonnie Raitt, je vois mal qui peut faire mieux qu’eux en terme de performance ! J’y passe du temps régulièrement, et cette plateforme d’intelligence collective a vraiment quelque chose de particulier, qui devrait en faire un succès public. Bonne chance à Klout, mais je suis plus que sceptique… Puisse la malédiction de Cinch ne se répète pas… mais qui a donc décidé de choisir ce nom ?!

Suivre Klout sur Twitter : @Klout

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Bye, bye, Steve. L’autre Steve.

En terme de leadership, on a tout entendu au sujet de Steve… Jobs, l’homme qui en a inspiré plus d’un et j’en soupçonne toujours certains de déposer des cierges à la porte de certains Apple Store, alors que malheureusement il nous a quitté il y a déjà deux ans, quasiment jour pour jour. Il est même question que le fameux garage  où les deux Steve (Jobs et Wozniak) ont conçu le successeur à leur « blue box » devienne une espèce de patrimoine local historique. Il faut toutefois reconnaître que l’attitude de Steve Jobs a parfois eu quelques impacts discutables, même si le résultat a été assez exceptionnel si l’on regarde ce qu’est devenu Apple, tant au niveau du chiffres d’affaires ($156 milliards en 2012), du montants des réserves dans les comptes bancaires plus de $10 milliards), du montant de la valorisation (plus de $400 milliards les grands jours), le tout pour environ 400 magasins et 80.000 employés.

J’ai eu l’occasion de revoir un film de 1999, Les Pirates de la Silicon Valley, qui trace les débuts des deux sociétés Apple et Microsoft. Intéressant dans le sens de la comparaison historique, ce qui m’amène à parler de Steve Balmer. Le fameux Steve que je cite dans le titre, et qui va tirer sa révérence bientôt. Quel phénomène ! Après avoir visionné ce film, on comprend un peu mieux l’incroyable génie opportuniste de Bill Gates et sa bande, dont le fameux Steve, à la personnalité… incroyable, assez hors du commun.

The Verge a rendu public une vidéo de Steve Ballmer lors de son annonce de départ, et cela donne une idée de ce qu’a pu être toute une carrière passée au sein de la même entreprise, Microsoft, dont les chiffres sont tout autant éloquents, mais plus petits. Il en a, ce Steve Ballmer, pour porter un polo aussi jaune en plein show. Il en a, ce Steve Ballmer, pour se mettre à chialer devant les employés d’une boîte qu’il a aimé (et aimera toujours), comme ça, sans se cacher.  Il en a, ce Steve Ballmer, pour nous lancer pour son final, la chanson titre du film de « Dirty Dancing », avec Patrick Swayze, « The Love of my Life », il n’y a pas plus « girly ». Peu importe, Microsoft, c’est son quatrième enfant, à cette différence près que c’est lui, pour une fois, qui quittera la maison. Bu bye Steve !

PS : j’espère qu’il n’a pas cassé le bras à la dernière personne dans le couloir de sortie !!!

L’écho de la Valley : ce lundi, c’est le jour du JOBS Act !

En ce lundi 23 septembre une nouvelle règle est désormais applicable de la part de la SEC (Securities and Exchange Commission, le patron de la Bourse aux États-Unis) qui vient de lever les restrictions  sur la manière dont les startups peuvent commercialiser leur propositions de prise de participations auprès des investisseurs.

En clair, les startups devraient pouvoir faire de la publicité pour faire connaître leur recherche d’investisseurs.

La règle a été adoptée en Juillet et découle de la loi dite « Jumpstart Our Business Startups Act », ou JOBS Act… et donc aucun rapport avec Steve ! Ceci met fin à environ quatre-vingt années  d’interdiction, ce qui est un rappel pour tout le monde que les startups ne sont pas nées d’hier… En effet, cela signifie que les startups, les fonds de capital-risque et d’autres fonds d’investissement privés seront en mesure de dire aux autres investisseurs potentiels qu’ils sont en phase de collecte de fonds.

Néanmoins, il a également été proposé des amendements qui vont probablement diminuer l’impact de la règle : les propositions devront être déposées auprès de la SEC avant de pouvoir commencer à recueillir les fonds et devront faire parvenir à l’organisme toutes sortes de documents. Il est prévu des sanctions sévères pour les entreprises qui ne respecteraient pas ces nouvelles règles.

On ne sait pas quand ces amendements prendront effet, ce qui risque de créer un peu de confusion dans l’application de ces toutes nouvelles règles, dont le formalisme risque de faire plaisir aux avocats des startups, mais guère aux fondateurs eux-mêmes. C’est en quelque sorte un mal pour un bien, et une bien bizarre façon de permettre de faire avancer le « schmilblick » pour les startups américaines.

Comme quoi, il n’y a pas qu’en France que les choses peuvent être subtilement rendues compliquées. Il est difficile de savoir si les modifications proposées seront jamais adoptés : il a été demandé à la SEC une nouvelle période de consultation pour étudier les amendements, ce qui retarderait la mise en œuvre de la nouvelle loi.

Le journal High-Tech de la semaine : Paypal, Apple, AT&T, Maker Studios, Watsi

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Lundi : le beacon mis à toutes les sauces

 

J’ai régulièrement entendu dire à quel point les technologie de type NFC (« near field communication »), en quelque mots une technologie transmettant des informations sans connexions filaires, serait la révolution dans le domaine des applications destinées aux consommateurs. Cela n’a jamais vraiment abouti, et en moins d’une semaine, deux géants des technologies viennent de lancer un pavé… dans une autre mare. A commencer par Paypal, qui lance Beacon, un appareil bluetooth (ça, on connait mieux grâce notamment aux oreillettes) à faible consommation énergétique qui, une fois installé chez les commerçants, va permettre aux clients de payer de la façon la plus simple qui soit. Après avoir embauché une équipe de spécialistes, Paypal vient donc de lancer un nouveau produit au design digne des créations d’Yves Behar (qui, semble-t-il, y est pour quelques chose), qui se connecte à tous les smartphones des clients rentrant dans le magasin, font émettre un signal ou une vibration sur  le téléphone, fait apparaître la photo du client sur la tablette de caisse du commerçant, et il suffit d’une simple approbation verbale lors du paiement pour procéder au règlement… le tout les mains dans les poches. Quelques jours plus tard, ce sera à Apple d’annoncer iBeacon (ces gens là vous mettent un « i » sur chaque produit, comme c’est amusant, ça évite les procès pour copie) avec sa nouvelle version de logiciel iOS7… même technologie, même mode opératoire. Vous allez voir, on va bientôt être débarrassé de son téléphone, tout (et rien) dans les poches !

Suivre Paypal sur Twitter : @PayPal

Mardi : Apple et sa nouvelle camelote

 

Je la’i déjà dit : quand Apple sort de nouveaux produits, il est très mal vu de ne pas en parler si on prétend écrire sur le sujet de la Silicon Valley. Un keynote d’Apple, c’est un peu comme Moise qui va vous lire le message subliminal inscrit sur les tablettes. Les bloggers, podcasteurs et autres chroniqueurs passent des jours à vous disséquer ce qui va s’y dire, ce qui va être présenté, des heures en live à vous raconter en long et en travers des histoires vieilles comme Apple, avec des « si » et « je vous l’avais bien dit ». Et à se plaindre ensuite pendant des semaines parce que « y a rien de nouveau », « et puis bof », et « Samsung ceci », et « Google cela ». La quincallerie, en fait, ça m’ennuie, et puis j’ai un Windows Phone, et ça me va bien. Alors, je vais être bref. En gros, Apple vient de sortir deux nouveaux modèles d’iPhones  » le 5C pour les petits budgets et ceux qui aiment les couleurs pastel, à partir de $99 avec une souscription auprès d’un opérateur (et engagement sur 2 ans s’il vous plaît). Et puis il y a le 5S, qui vise la haut de gamme avec son système de sécurité « d’avec le doigt », qui coûte à partir de $199 (pareil, contrat opérateur de 2 ans). Voilà, c’est dit. Pour plus de détails, adressez vous à votre charcutier préféré.

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Mercredi : les « twittos », une nouvelle forme de terroristes


Je me souviens de mes premiers pas avec Twitter, en mars 2007, et surtout ceux des autres par la suite : « Comprends pas à quoi ça sert… », « C’est quoi leur business model ? », et autres naïvetés du genre. Ils se sont bien rattrapés depuis, tous. En France, ils se sont même donnés un nom (qui fait un brin « neuneu », je trouve, mais ça leur va bien, après tout) : les « twittos ». Oui, ils se sont bien rattrapés, et désormais font la loi sur les réseaux sociaux, à l’exemple de la récente mésaventure qui est arrivée à AT&T. L’opérateur de téléphonie mobile a posté sur Twitter une la photo d’une main tenant un smartphone avec une image de la «Tribute in Light» du Mémorial National Septembre 11 avec les mots « Never Forget ».  Il s’en est suivi une levée de boucliers de la part d’un nombre si important d’utilisateurs de Twitter qu’AT&T s’est vu obligé de retirer le tweet… Pourquoi ?! A l’image des tweets racistes incroyables qui ont submergé suite à l’élection de la nouvelle Miss America qui est d’orgine indienne (elle s’est faite traitée de terrorriste, vous rencez-vous compte…), des tweets anti-sémites régulier en France et j’en passe, une nouvelle « voix » est en train de naître sur Internet, et par instant je me dis que la startup de San Francisco a accouché d’un monstre. C’est de la matière humaine me direz-vous ? Cela ressemble plutôt par instant par une dictature de l’absurde. C’est ça, l’avancée technologique.

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Jeudi : Canal+ investi dans une startup en Californie

Cette histoire est un joli pied-de-nez à tous ces grincheux de startupers en France qui rêve de Californie à force de ne pas trouver les investisseurs ou les partenaires industriels qu’ils recherchent désespérément sur leur propre territoire… « Look around before you look around« , conseille Bostjan Spetic, CEO de Zemanta à New York, en s’adressant à ses compatriotes slovènes. Beaucoup de startups pensent que leur salut passe par la Silicon Valley, lorsque bien souvent il est sous leur nez… « Faire du business avec des grosses boites ? Jamais de la vie, ils vont nous piquer nos idées ! »,  » Lever de l’argent en France ? Vous rigolez, y en a pas !!! ». Écoutez plutôt : Canal+ vient de prendre part au financement de la startup de Los Angeles Maker Studios sur un total de $26 millions (soit $64,5 depuis sa création, aux cotés de Time Warner Investments entre autres).  Maker Studios annonce 4 milliards de vues sur Youtube par mois, et a acheté le mois dernier Blip, leur assurant de disposer d’une technologie permettant de développer des sites en dehors de Youtube. Quant à Canal+, c’est certainement plus facile pour eux de trouver là ou ça bouge et ou ça a envie de déplacer des montagnes, que pour les petites startups françaises de chercher à décrocher le gros lot dans la Silicon Valley. Beaucoup de prétendants, peu d’élus. Cherchez l’erreur. Cher ami(e)s français, je vous conseille de mieux regarder ce qui se trouve autour de vous. Look around before you look around.

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Vendredi : le non profit continue de lever de l’argent

 

J’avais parlé en son temps de la première startup développant une activité d’association à but non lucratif, permettant de financer les soins de personnes dans le monde qui n’ont pas les moyens de le faire Watsi. Voici maintenant que la  startup vient de lever son premier million de dollars, qui est aussi une grande première pour une organisation non commerciale qui n’avait pas encore à ce jour pu convaincre des investisseurs à tenter l’aventure du « non profit ». C’est désormais chose faite, car le site a opéré au financement de 700 opérations pour un total de $500.000. Et les donateurs en redemandent !   Watsi ressemble à toutes les startups de la Silicon Valley, à la différence que lorsqu’il évoque vouloir changer le monde, comme son voisin Zuckerberg, on se sent plus à l’aise en l’écoutant parce que lui, on veut bien le croire. Et surtout on a envie qu’il le fasse. J’avais évoqué le sensible malaise à l’idée de voir une sorte d’étalage de la pauvreté sur Internet… La microfinance a intéressé Chase Adam depuis ses études, et il s’est trouvé confronté un jour dans un bus avec une femme récoltant de l’argent dans un bus au Costa Rica afin de subvenir aux soins de son enfant. Elle avait préalablement montré le dossier médical de son fils au conducteur du bus… et elle a réussi grâce à cette démarche à convaincre des personnes de l’aider en lui donnant de l’argent. Certaines plateformes de donations existent déjà : Kickstarter, Kiva, DonorsChoose… mais aucune dans le domaine de la santé. C’est ainsi que Watsi est né. Noble démarche, cela mérite bien le $1 million levé auprès de business angels pour poursuivre la vision, et rendre la technologie un peu moins idiote, et surtout utile.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Le journal High-Tech de la semaine : Labor Day, Lithium Technologies, Carnegie Mellon, HotelTonight, Path et Pinterest/Phillies

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : aujourd’hui, c’est le 1er mai aux États-Unis

Le 2 septembre 2013 fut un jour spécial : chaque année, le premier lundi de septembre est l’occasion de célébrer le jour du travail : « labor day ». C’est un jour que les américains passent tranquilles en famille, au lieu d’aller se rassembler en masse dans les rues pour le assurer le spectacle mise en place par quelques agités. Ici on travaille dur, les congés sont rares, et quand on a une occasion de se reposer, on en profite, avec la satisfaction du travail accompli. Donc, en résumé, il ne se passe pas grand chose, dans le monde des technologies, en règle général. Sauf une petite nouvelle tombée la veille : Microsoft, en pleine révolution annoncée avec la mise en retraite de Steve Balmer à l’horizon, a confirmé avoir accepté le principe de l’acquisition de la division « devices » de Nokia pour $7,17 milliards. On s’en doutait un peu, étant de la façon dont les négociations avaient eu lieu lors de la mise en place du partenariat initial, le mariage paraissant tellement évident.Certains ont même été jusqu’à penser que le CEO de Nokia (un ex-Microsoft), avait été embauché pour cela : voyons, de tels plans n’existent jamais entre de si grandes compagnies… Après le duo Motorola/Google, voici le tango Nokia/Microsoft en route, avec un sacré job à suivre (synergies industrielles, commerciales, et le reste qui vient ensuite).

Mardi : Lithium Technologie et sa mezzanine 

Cet article, dédié au social media, va révéler pleins de découvertes… Tout d’abord, oui, le social media, ça marche et ça rapporte, quand cela consiste à s’occuper de ses clients, et de ses conversation avec ses clients, et des discussions entre ses clients… Vous avez compris. BuddyMedia s’est fait racheter par Salesforce, Jive Software qui suit son chemin un peu plus orienté « logiciel d’entreprise » avec presque $70 millions levés à ce jour. Et puis il y a Lithium Technologies, qui vient de rajouter $50 millions à ses $92 précédents millions, une « mezzanine financière » préalable à sa prochaine introduction en bourse… Ca veut dire quoi ? Ca veut dire prendre un peu plus de hauteur en chiffres d’affaires dans le cadre d’une vague de recrutements de commerciaux, ça coute cher l’humain. Ca veut dire disposer de moyens financiers pour mettre un coup d’accélérateur au marketing et à la communication. Et probablement s’arranger pour montrer des courbes de croissance qui n’ouvriraient pas encore l’autoroute de la profitabilité. Pour Lithium, l’objectif est de développer plus encore leur plateforme de communauté en ligne.  Lithium est déjà présente en Europe, avec son traditionnel bureau à Londres, et à l’instar d’Evernote, eBay et bien d’autres, un bureau pour l’Europe continentale… en Suisse bien sûr. Non seulement malheureuse de louper l’opportunité de créer le prochain Facebook, nous laissons ses petites soeurs aller créer de la valeur et de l’emploi chez nos petits voisins. Vous imaginez : « Paris, capitale Européenne du logiciel » , avec toute la main d’oeuvre disponible… Non, c’est sur, il vaut mieux laisser nos ingénieurs aller engraisser les SSII locales, l’informatique à la française, c’est ça. La Silicon Valley, elle, elle pousse, tout le temps. Pas toujours le chiffres d’affaires…

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Mercredi : une université qui recrute plus de femmes en informatique, ça existe

 

On peut raconter ce que l’on veut : dans le monde de la technologie, des nouvelles technologies, de toues les technologies que vous voulez, la seule place que l’on accorde aux femmes, c’est au marketing ou dans la communication. Voire à la Direction Générale. Sérieusement, des entreprises comme Google ont permis à des Marissa Mayer de se hisser au sommet d’une des entreprises les plus importantes de l’histoire d’Internet. Et quel travail fait en un an… il ne manque plus que cela se transforme dans les courbes de chiffre d’affaires. Au niveau des universités, Carnegie Mellon a annoncé un résultat assez incroyable : 42% d’augmentation de femmes entrant dans le département Computer Science de cette université basée à Pittsburgh en Pennsylvanie, avec un campus également dans la Silicon Valley. Ils sont appliqué des recettes assez simples : tout d’abord, aller à la rencontre des jeunes femmes dans les lycées pour recruter, puis élargir les compétences requises à sciences et mathématiques, pas uniquement la programmation. au sein même du programme, il est accordé plus d’importance à des sujets plus large comme par exemple : comment la technologie informatique peut améliorer la société humaine. On encourage les étudiants à s’impliquer dans des organisations non commerciales afin de résoudre des problèmes technologiques qui ont du sens. Enfin, un programme appelé Women @ SCS a été créée pour encourager et supporter par du mentoring, pratique assez courante dans la Silicon Valley : pas de bizutage ici, les anciens prennent soin des nouveaux, tout au long de l’année. Des évènements sont également organisés sur des thématiques proches aux femmes dans ce monde de geeks. Bravo, Carnegie Mellon.

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Jeudi : HotelTonight continue de déployer ses ailes

 

Je me rappelle encore l’interview de Sam Shank, CEO de la startup HotelTonight, qui venait juste de s’installer dans ses nouveaux locaux à San Francisco. C’était un peu avant l’été 2011, et bien que conscient de la lourdeur des sites permettant de dénicher des offres de dernière minute, la question était posée sur la réussite d’une startup développant une application mobiles proposant trois offres au quotidien d’hotel à prix discounté : comment développer ce produit à grand échelle ? Il semble qu’en septembre 2013, soit deux années après, que la question ne soit plus à l’ordre du jour, lorsque l’on regarde la profondeur du catalogue disponible aujourd’hui aux États-Unis et ailleurs. Surtout, Sam vient de lever $45 millions pour poursuivre le développement au delà des 12 pays déjà ouverts (pour 120 destinations couvertes au total). Cela fait $80 millions au total et un signe de confiance des investisseurs face à un phénomène qui semble suivre le succès de l’autre startup de San Francisco dédiée à l’hébergement, Airbnb. « Nous n’avons pas besoin d’argent », à déclaré Sam Shank : ils ont trouvé la bonne formule entre le produit et l’offre, et sont prêts à ouvrir d’autres continents tels que l’Asie. quand vous voyez vos gros concurrents tels que Expedia ou Priceline copier ce que vous faites, c’est bon signe !

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Vendredi : baston pour un logo

Quand vous croisez Dave Morin, le CEO de Path, l’un des nombreux autres réseau social permettant de partager ses photos en petit comité (pas plus de 150 connexions possible), c’est comme si vous aviez le gendre idéal en  face de vous, avec ses lunettes d’instituteurs. L’ancien concepteur de Facebook Connect n’est pas si gentil qu’il a l’air, étant donné qu’il a décidé d’attaquer en justice Pinterest pour l’empêcher d’acquérir la propriété d’une certaine forme de la lettre « p », leurs logos étant assez similaires. Les forces en présence ? A ma gauche, Path, créé en novembre 2010, avec $41,2 millions (d’argent levés au compteur), et peut être plus de 10 millions d’utilisateurs. A ma droite, Pinterest, créé en 2009 (donc avant Path), $338 millions levés, et les utilisateurs, et bien on s’approche plutôt des 100 millions. Toutes les explications plus ou moins techniques de la blogosphère ne m’empêcheront  pas de penser que Path cherche à se faire un peu de publicité et avec un peu de chance un peu d’argent sur le dos de Pinterest. Il y en a un qui pourrait les mettre d’accord tous les deux en les trainant en justice : les Philadelphia Phillies, éequipe de Major League de base-ball, club créé en 1883. C’est le logo que j’ai mis à droite de celui de Pinterest. Vous en pensez quoi ?!

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Internet.org, Netflix, Oxford Dictionaries, Foursquare, Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : connecter la planête pour le bienfait… de la publicité ?!

 

Les chiffres sont officiels : il reste 5 milliards de terriens à connecter à Internet. C’est bien Internet. Ca connecte les gens entre eux, ça permet d’éviter l’isolement de communautés, de donner accès à des personnes aux soins grâce aux téléphones portables, que sais-je… Nos amis des États-Unis, qui ont pour habitude et coutumes de conquérir (et dominer accessoirement) le monde ont lancé une belle initiative : Internet.org. « Everyone of us. Everywhere. Connected. ». Frissons dans tout le corps… Pour reprendre le pitch, Internet.org se veut être un partenariat mondial entre les leaders de la technologie, sans but lucratif, impliquant les communautés locales et les experts qui travaillent pour apporter l’Internet aux deux tiers de la population mondiale qui ne l’ont pas. Outils de partage des ressources et des meilleures pratiques, les partenaires d’Internet.org vont explorer des solutions dans trois grands domaines suivants : l’accessibilité, l’efficacité et les modèles d’affaires (dans le texte : « business models »). Voila, c’est dit. Le problème, c’est que le porte-parole et le plus en vue en ce moment à ce sujet, c’est Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. Avec tout le respect que j’ai pour un homme qui a créé quelque chose d’absolument extra-ordinaire, il y a incompatibilité majeure. Ca s’appelle être juge et parti dans un monde où la réclame, la locomotive du commerce de l’Internet, reste un moteur qui a tout sauf l’apparence d’une association objet humanitaire. Le mélange des genre, ça rend les choses floues. « But that criticism is kind of crazy« , répond Mark à ce type de remarque. C’est vrai, chacun son job. Voila, ça, c’est fait.

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Mardi : le château de cartes de Netflix 

 

Netflix est en train de passer à la vitesse supérieure : après un passage difficile suite à une politique de prix plus que contestable par rapport à sa base installée,  le courant est en train de bien passer de nouveau dans le bon sense, et parallèlement à un développement international en Europe qui va prendre du temps (mais soyons francs, Netflix fait un peu peur à tout le monde), et l’amélioration permanente du produit par de nouvelles fonctionnalités (comme la possibilité d’avoir au moins 5 profils différents pour un même compte, ceci afin de satisfaire les familles et leur simplifier la vie, la mise en place de liste personnalisée…), la société a décidé d’investir dans le contenu. Bien plus significatif que la récente campagne de bundle avec Google pour leur Chromecast, il y eut la diffusion exclusive de Breaking Bad sur le Royaume-Uni en juillet dernier, des accords de streaming avec CBS pour la série « Hostages »,  il y a aussi cette histoire de série TV « House of Cards » qui a été diffusée en exclusivité sur Netflix. Co-produite notamment par Kevin Spacey, qui y joue le rôle principal, ce dernier a fait une intervention assez remarquée dans le monde de la production télévisuelle : « donnez le contrôle à l’audience ». Fait important : Netflix n’a pas demandé la mise à disposition d’un pilote de , comme le veut la tradition dans cette industrie, ce qui a priori n’avait pas de sens étant donné le concept de la série, dont les caractères et les micro-histoires vont évoluer de façon significative au fur et à mesure des épisodes. Ceci avait également beaucoup de sens d’un point de vue économique ! Netflix a su se rendre compte, à partir des informations dont ils disposent, en qualité de compagnie Internet, que « House of Cards » correspond à ce qu’attend l’audience de Netflix. Ce qui est important, aussi, selon Kevin Spacey, est de ne plus trop réfléchir au format de diffusion, mais de le rendre disponible sur le nombre le plus possible de plateformes (télévision, iPad, ordinateur…), en format libre de choix, en quelque sorte, avec des contenus de qualités, que les spectateurs seront prêts d’acheter : « Les choses veulent des histoires : ils mourraient pour cela… et sont prêts à en parler sur tous les toits, réseaux sociaux, etc… ». Belle tribune de Monsieur Spacey !

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Mercredi : do you speak geeklish?!

 

Il devient bien difficile de suivre des conversations entre geeks de nos jours. L’anglais domine naturellement le langage des nouvelles technologies, malgré tous les efforts réunis du lobbying de de Bernard Pivot, du Larrousse et de Montebourg, et de l’autre coté d ela Manche, l’Oxford Dictionary a quelques longueurs d’avance il faut bien l’admettre… A titre d’exemple, le dictionnaire a déjà rendu officiel le mot « bitcoin » : « une monnaie numérique dans lequel les transactions peuvent être effectuées sans la nécessité d’une banque centrale ». Dans le domaine de l’internet sauvage : « hackerspace« , « un lieu où les personnes ayant un intérêt commun pour l’informatique et la technologie peuvent se réunir pour travailler sur des projets tout en partageant des idées, de l’équipement et des connaissances… ». Plus funky : « selfie » qui correspond à « une photographie que l’on a pris de soi, typiquement prise avec un smartphone ou d’une webcam et téléchargé sur un site médias sociaux », et Dieu si c’est devenu une pratique courante de nos jours ! « BYOD » : pas sur que cela passe bientôt dans le langage commun français : « pratique qui consiste à permettre aux employés d’une organisation d’utiliser leurs propres ordinateurs, smartphones et autres appareils à des fins professionnelles ». Une pratique qui devrait sans doute se répandre plus volontiers de nos jours : « digital detox« , « une période de temps pendant laquelle une personne renonce à utiliser des appareils électroniques tels que les smartphones ou les ordinateurs, considéré comme une opportunité pour réduire le stress ou se concentrer sur l’interaction sociale dans le monde physique ». On peut toujours rêver. Une dernière : « phablet », « un téléphone intelligent comportant un écran qui est d’une taille intermédiaire entre celle d’un téléphone intelligent typique et d’un ordinateur tablette ». Allez comprendre, c’est à en perdre son aphlabet.

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Jeudi : le coeur de Foursquare balance entre Microsoft et American Express

 

Après avoir lancé une offre dédiée aux entreprises, après avoir inspiré Instagram, après avoir levé jusqu’à $112 millions (dont $41 millions en dettes), Dennis Crowley et son équipe cherche la voie dorée qui devrait venir du monde de la corporate entreprise… pour une prise d’intérêt significative, à défaut d’un rachat pur et simple ?! Il semble que Microsoft et American Express soit dans une certaine phase de conversation ou de consultations ! Foursquare n’a à l’évidence pas résolu son problème de chiffres d’affaires (seulement $2 millions en 2012), à défaut d’avoir mis en place tout au long de ces années une plateforme très précieuses en terme de « point of interest », c’est à dire en quelque sorte une bibliothèques de lieux où bon nombre de startups viennent désormais se servir pour leurs propres besoins de géo-localisations. Et ça en fait beaucoup ! Je suis d’accord que pour Microsoft, Foursquare peut représenter une certaine avancée dans le monde des réseaux sociaux, sans pour autant devenir un avantage compétitif dans ce segment, les discussions sur l’utilité du checkin étant toujours un sujet d’actualité. De plus, Microsoft veut plus encore être mobile, et de ce point de vue Foursquare est très « tendance ». Pour American Express, la perspective de mise en place de programme de fidélité est une raison avancée, un peu comme Maximiles avait fait lors du rachat de la startup parisienne Dismoiou. Tout est une question de sous, comme toujours avec Foursquare et ses startups assez innovantes en terme de services qui ont du mal à passer à la vitesse du grand public… 6 millions de checkins par jour, c’est un bon début, mais c’est loin de faire le compte.

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Vendredi : flashback pour une histoire de montres

C’est fou comme le territoire des nouvelles technologies nous amène parfois dans un véritable retour vers le futur… du passé. Le média de San Francisco GigaOm vient de révéler le rachat en 2012 d’une startup appelée Wimm Labs, basée à Los Altos et créée en mars 2010, dont l’objectif était d’être une plateforme modulable permettant d’intégrer à du matériel des applications logicielles développées sur la base d’Android. En langage plus clair, la société travaillait notamment sur un projet de « smartwatch », terme non encore déposé auprès de l’Oxford Dictionaries, mais que l’on peut simplement traduire par « montre intelligente ». Il semblerait que ces industriels (Google, Samsung…) soient à la recherche de la moindre innovation permettant de faire passer Apple pour des « has-been », et ils ont décidé de se presser à nous faire les smartphones à nos poignets. Et oui, le smartphone, c’est lourd, ça déforme les poches, ça tombe et ça se casse. Accroché à votre poignet, cela devient plus simple à garder sur soi… en clair, après que des millions (surement) d’utilisateurs de téléphones portables se soient débarrassés de leurs montres, et bien on va désormais les ré-habituer à se la mette au poignet, avec quelques fonctionnalités digitales en plus de la montre traditionnelle. Il est clair que les projets de Google sur le sujet, du Galaxy Gear de Samsung (et même Sony) sur la montre du futur (sic) déchainent les exclusivités en tout genre chez nos amis les médias technologiques de la Côte Ouest. Apple, prends garde à toi, prochain épisode  le 10 septembre à Cupertino !

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine: Facebook, Vine, JustFab et ShoeDazzle, Apple, Paypal

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : il est toujours important d’écouter ses clients, même Facebook

Khalil Shreateh est un jeune Palestinien vivant à Hebron qui vient de faire parler de lui pour des raisons de sécurité… qui pour le coup n’a aucun rapport avec les problèmes dont on entend parler en général dans cette région. Il a simplement découvert une faille de sécurité dans Facebook permettant de poster des messages sur le mur de personnes qui ne sont pas parmi vos connexions. Autant dire que le problème soulevé est assez gravissime pour un réseau social comme Facebook ! Le problème dans cette histoire est que les services de Facebook n’ont pas daigné prendre cela au sérieux, sans doute du fait d’un anglais imparfait, dirait-on. Khalil ne s’est donc pas dégonflé, et il est tout simplement allé mettre un commentaire sur le mur Facebook de Mark Zuckerberg lui même ! Il est prévu que les déclarations de bugs fassent l’objet de rémunération de la part de Facebook, en guise de remerciements, ce qui ne sera pas fait dans le cas présent pour avoir violé la charte d’utilisation en « hackant » le compte du big boss. Cela n’a pas empêché un hacker américain de lancer une campagne de récolte de fonds à son profit, qui a plutôt bien marché puisque l’objectif de $10.000 a été atteint et même dépassé. Cet épisode montre une nouvelle fois qu’aucune, et je répète aucune, plateforme Internet n’est protégée à 100%, ce dont il faut être bien conscient au moment de poser ses premiers caractères sur Facebook, Twitter et tout autre site web. Votre sécurité commence par votre propre vigilance à confier des informations personnelles.

Suivre Khalil Shreateh sur son blog : Khalil

Mardi : mon pari manqué sur Vine

 

J’en avais parlé en des termes plutôt critiques lors de son lancement, mais il semble bien que les utilisateurs de Twitter soient désormais prêts à se mettre en action en vidéo, à enregistrer et à partager : Vine a atteint le chiffres de 40 millions d’utilisateurs ! Depuis SocialCam qui avait largement dépassé les 100 millions, il était plutôt rare de voir une plateforme de vidéo connaître un succès aussi important ! Le problème de l’utilisation de la vidéo vient tout d’abord d’un manque d’habitude d’utilisation de la vidéo dans un contexte « d’échange social », et du nombre décourageant de clic pour arriver à lancer la mécanique de l’enregistrement, pour des résultats en général assez décevants en terme de qualité. Ceci étant, la volonté « d’exhibition sociale » est plus forte que tout, et ce malgré la concurrence récente d’Instagram, Twitter s’avère être une machine à conversion redoutable. Il va falloir attendre dans la durée, mais il y a déjà des compilations disponibles sur la toile, signe du succès du moment, avec des vidéos le plus souvent assez débiles, mais tout le monde sait que ce n’est pas sur Twitter que l’on risque d’apprendre la loi sur la gravité ! Lancé en janvier 2013 sur iOs, permettant de poster des vidéos longues de 6 secondes sur Twitter, l’application est également disponible sur Android, et le nombre de nouveaux utilisateurs sur les 2 derniers mois est supérieur à 10 millions.

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Mercredi : fusion de startups à LA 

 

Cette chronique va nous permettre de faire un petit saut à un peu plus d’une heure d’avion de San Francisco, dans cette bien jolie ville de Los Angeles…On ne cesse de parler… enfin surtout dans ces chroniques, de la démesure des chiffres dans le monde des startups de la Silicon Valley. Et bien, LA, ce n’est pas mal non plus, jugez plutôt… à ma gauche, JusFab, lancée en février 2010 à El Secundo, ayant levé $109 millions pour permettre à ses utilisateurs VIP d’avoir accès aux stylistes des célébrités de ce monde et disposer des sacs et autres paires de chaussures les plus hot du moment. À ma droite, ShoeDazzle, lancée en mars 2009, à Santa Monica, avec en ce qui la concerne, seulement $66 millions, créée pour parler un peu de la même chose : les chaussures ! Pourquoi lutter, les deux viennent de fusionner pour consolider 33 millions de membres, viser un objectif de chiffre d’affaires de $400 millions en 2014 et occuper au moins 15% des femmes de 18 à 35 ans. Il doit encore rester un peu d’argent dans les caisses, chaque sou à du être bien re-compté, tout le monde est bien d’accord sur la répartition du nouveau capital… en voiture Simone !

Suivre JustFab sur Twitter : @JustFabOnline

Suivre Shodazzle sur Twitter : @ShoeDazzle

Jeudi : Apple embarque Embark

 

Deuxième erreur de la semaine : je voyais dèjà Embark dans les bras de BMW après l’investissement de leur société de capital risque basée à New York en novembre 2012. Le petit plus, c’est Apple qui l’aura définitivement trouvé dans cette startup développant une application permettant de se déplacer à pied à travers une ville en étant aidé dans ses choix de direction (actuellement disponible pour San Francisco, New York, Washington, Chicago et Londres). On ne reviendra pas sur les problèmes, toujours persistants d’ailleurs, d’Apple et de sa nouvelle carte, parfois inutilisable. Néanmoins, le modèle d’intégration de Waze dans les produits Google est en train de faire son chemin, et il semble qu’Embark subira en quelque sorte la même sort que la startup Israélienne après la phase nécessaire d’intégration et de mise en place. Belle petite réussite pour cette startup issue de YCombinator qui semblait avoir quelques difficultés face à la concurrence bien qu’ayant a priori environ 500.000 utilisateurs. L’application Android n’est déjà plus disponible, si certains veulent s’y lancer, ça pourrait peut être intéresser… Microsoft ?! En tout cas, il est bien difficile de faire des paris sur les « devenirs » de ses petites pépites de la Silicon Valley.

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Vendredi : Paypal dans ta face

 

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas évoqué Paypal dans ces colonnes. L’entreprise de San Jose a entamé un véritable sprint, en particulier sur mobile, depuis l’arrivée de David Marcus, un homme de startup et expert du paiement sur mobile. Il suffit de télécharger l’application mobile de Paypal pour se rendre compte du fait que les critiques passées sur le coté obsolète du produit n’a plus lieu d’être, et le tout dans un environnement de sécurité bien supérieur que cela peut être le cas avec une startup qui vient de démarrer et avec qui il y a toujours un risque… et dieu sait s’il y en a des nouvelles tous les mois, des startups dans ce domaine. Innover, c’est aussi oser et Paypal innove  avec la mise à l’essai de l’utilisation de sa photo de profil pour valider un règlement là où Paypal est utilisé par des commerçants. « Votre photo de profil n’est pas seulement un passeport sur le réseau sociaux, mais elle peut aussi être utilisée pour faire un paiement dans le monde physique ». Il est désormais possible de trouver des commerçants utilisant le système Paypal grâce à la géo-localisation de l’application mobile, et l’action d’un « check-in » dans le magasin donne la possibilité de faire un paiement pour ses achats… puisque votre photo de profil va apparaître… sur le terminal du commerçant qui n’aura plus qu’à vous regarder pour s’assurer que c’est bien vous qui payiez… et vous recevez une confirmation dans la foulée du paiement. La technologie au service de l’humain en quelque sorte… en test dans le quartier de Richmond à Londres.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !