Une semaine dans la Silicon Valley : Tcho

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Il n’y a pas que la « tech » dans la vie, est-on tenté de penser par moment, à force de subir cette obsession de la part des entrepreneurs de la Silicon Valley, qui veulent nous changer le monde à tout prix. Et le chocolat, alors ? Ses vertus sont bien connues : le chocolat est anti-stress, bon pour le cholestérol, un excellent antioxydant, bon pendant la grossesse (mais pas que) et diminue la tension artérielle. Et voilà qu’une entreprise s’est décidé, depuis fort longtemps déjà, à utiliser les codes des pratiques des nouvelles technologies pour se mettre à fabriquer du chocolat. Tcho, « New American chocolate ». Et on en redemande en fait, et voici pourquoi…

Si vous avez la chance de pouvoir faire un tour (le grand tour) de l’usine qui se trouve Pier 17 le long d el’Embarcadero à San Francisco, et particulièrement avec l’accompagnement exceptionnel de la Présidente, Madame Jane Metcalfe, qui s’exprime dans un français parfait, vous comprendrez pourquoi et comment il est possible d’élever le chocolat au rang d’un produit de qualité supérieure grâce à des méthodes empruntées aux pratiques de la Silicon Valley.

Tout d’abord, le décor : dans une des chambres secrètes de Tcho, il y a des cartes géographiques du Pérou où l’entreprise travaille avec des collectivités de fermiers choisis pour la qualité de leur fève… et une photo de la maison de Steve Jobs où les premiers Mac ont été assemblés, et une du garage de HP, une autre légende locale. Ensuite, on se rend compte au fur et à mesure que le produit est orienté vers un objectif ultime et élémentaire : la satisfaction du client final. Tout comme Facebook et Twitter choient leur utilisateurs finaux qu’ils veulent retenir à tout prix, Tcho veut que le client revienne.

Il n’y a pas de secret : le soin apporté au process est tout autant minutieux qu’un CTO qui implémente de nouvelles méthodes. Constat incroyable : soumis à un travail  harassant, et vendant leur produit aux bas prix réclamés par les multinationales du dé-gout, les fermiers ont oublié de gouter leurs propres produits ! Tcho a fait un veritable travail de R&D sur le terrain avec les coopératives, en les aidant à investir dans du matériel simple à mettre en place, en utilisant des procédés leur facilitant la tâche, en montant des programmes de formation, pour élever la qualité des produits à la source qui vont faire des chocolats Tcho… une expérience haut de gamme. Et ils ont pris goût à leur propre produit, un gage de qualité à la source.

On ne les trouve pas chez Safeway, on ne les trouve pas (ou plus) chez Starbuck, mais chez des distributeurs qualifiés, des endroits spécialisés où l’on vend du bon produit. Sur place, à San Francisco, le matériel a été pensé pour s’adapter aux exigences d’un produit qui ne laisse rien au hasard, tout en s’accordant la possibilité de faire des upgrades, et par exemple aujourd’hui de proposer des produits ayant integré de nouvelles saveurs. Une « chocolate tasting experience » se transforme en festival du goût, où les palais européens retombent sur leurs pâtes de chocolat habituelles.

June Metcalfe et Louis Rossetto ont su recréer la magie qui a fait d’eux les heureux créateurs du magazine Wired, et ils ont su reprendre avec brio le travail des fondateurs qui sont de véritables professionnels du chocolat… et ça marche ! La marque se développe, et la part de chiffre d’affaires réalisé en direct est en train de rendre Tcho maître de son destin, année après année. Petit à petit, le réseau de distribution se développe aux États-Unis, l’Europe viendra bientôt un jour !

Il y a tant à dire et à partager sur ce que l’on peut apprendre sur l’histoire indutrielle de Tcho, si éco-responsable (les fèves sont achetées à leur juste valeur, et même plus), si attachée à la qualité de la collaboration avec les fournisseurs de matières premières que la filière s’en trouve re-valorisée. De la techno bien tournée. Même qu’une application iOS a été développée pour s’assurer que tout tourne bien dans l’usine, à l’image d’un de mes amis, anciens CTO en charge de Farmville, à la grande époque où ce jeu de Zynga sur Facebook passionnait des dizaines de millions de joueurs, qui ne se separait jamais de son iPhone pour s’assurer que les serveurs tournaient bien ronds.

Les chocolats Tcho, « new American Chocolat », bientôt dans votre Bon Marché parisien, amis Parisiens, je vous le souhaite !

https://vimeo.com/70496483

Venez lire l’histoire du couple et de Tcho ici avec plus de détails…

Une semaine dans la Silicon Valley : Matthew Wise

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Ce qui fait la richesse de la Silicon Valley, c’est pour beaucoup ici les valises de $1 à $2 milliards que les principaux VCs actifs de la région (ils sont sont pas nombreux, certainement beaucoup moins de 50) ramènent chaque trimestre de leur chasse aux fonds de pension à travers les États-Unis pour constituer de nouveaux fonds prêts à être distribués par paquets aux différents « entrepreneurs » qui vont venir se présenter à eux.

L’autre richesse que j’y vois c’est aussi cette nouvelle race de conquérants, pas forcément riches financièrement mais avec une ambition à l’image  de ce que ce pays (les États-Unis) peut faire de meilleur (parfois de pire), pour un tiers, et tous les autres qui ont traversé les océans pour prendre possession de la terre promise, la Silicon Valley, prêts à en découdre pour faire aboutir leur projet de vie.

Matthew Wise est de ceux-là. Il a lancé en mars 2013 Cosemble, une startup qui marche sur les pas d’Eventbrite, un des poids-lourd de San Francisco, sur le segment de la création d’évènements et du ticketing, en mode boostrap pour le moment, avec un produit qui se veut résolument plus social. Associer l’évènement avec votre identité digitale, c’est l’ambition déclarée, tout comme Youtube ou Twitter ont trouvé leur propre audience sur différents territoires.

Matthew prend un évident plaisir à se consacrer à son autre passion, après être entrepreneur de startup :  la bouffe ! Enfin, la bouffe, c’est un raccourci, parce que Matthew aime les bonnes choses, et vous aurez plaisir à l’écouter raconter sa visite enchantée d’une cave à champagne d’Épernay. Matthew est un évangeliste pour tout ce qui touche les startups et l’industrie alimentaire à San Francisco. Au delà des différents meetups qu’il organise sur depuis 2011 avec les « tech gourmets », rassemblant startups, investisseurs et passionnés, il a mis en place le premier hackaton dédié aux startups travaillant sur un projet rattaché au « food business » en avril dernier.

Parmi les projets remarqués à cette occasion, on peut citer Tiny Farms, qui explore le domaine des insectes (rendus) comestibles « pour nourrir le monde ». Croyez-y ou pas, il semble qu’il y ait des gens pour croire que c’est plus qu’une mode. L’avenir le dira.

En attendant, rendez-vous en février 2014 à San Francisco pour un nouveau Hackaton… peut être avant sur Paris, Matthew rêve d’y revenir bientôt !

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Hampton Creek Foods

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

S’il y a bien un domaine où les choses évoluent peu dans le secteur des nouvelles technologies, c’est dans l’industrie alimentaire. Prendre des photos de ses dîners pour les publier sur Facebook, ça marche. Publier des revues sur Yelp, ça marche. Les sites permettant de faire de la livraison de repas à domicile, au bureau, ça marche. Ca marche, ça marche, ça marche. Et alors ? Quoi de neuf ?

Et bien il y a Hampton Creek Foods, par exemple. Le CEO, Josh Tetrick, est une entrepreneur de type social, qui s’est déjà fait remarquer alors qu’il était en charge de la startup 33needs, une application web permettant de aux entrepreneurs désireux de résoudre les problèmes majeurs de notre monde de faire appel au financement aupr¡es des personnes physiques, selon le même modèle que Kickstarter ou Indiegogo. A ce titre, Josh est intervenu dans bon nombre de conférences sur ce thème.

Désormais, pour faire court, Josh veut rendre la nourriture plus saine en remplaçant les oeufs par des algues : vos cookies, votre mayonnaise ne vous rendront plus malade ! A mort le cholesterol, vive les plantes ! Comme c’est un sujet sérieux, Josh prend le problème sur différents angles : scientifique, culinaire, avec une équipe de spécialistes dans chaque domaine, des gens pour manipuler les molécules et d’autres le four à cookies. Pour finalement arriver au résultat final : le bout goût, le juste goût.  Avec $1 million sur le compte en banque depuis peu. Le produit s’appelle : « Beyonds eggs ». Mesdames les poules, rassurez vous, fini bientôt les chaînes de pontes,  Hampton Creek Foods va bientôt vous libérer de cette lourde charge de productivité qui pèse sur vos plumes.

 

Ce secteur a été jugé comme stratégiquement essentiel aux yeux de certains investisseurs comme Peter Thiel, l’un des co-fondateurs de Paypal faisant part de ce que l’on appelle ici la Paypal mafia tant l’équipe qui a fait fortune avec la vente de leur startup à eBay est présente sur les bons coups de la Valley en terme de capital risque en mode early-stage. Il a notamment créé Breakout Labs qui conjugue biologie et technologie, un cocktail qui pourrait devenir explosif après ce qu’il faut de recherche fondamentale… qui ne devrait pas avoir de problèmes de business model comme ses nombreux cousins de la Silicon Valley, car à l’évidence les domaines de la médecine et de la santé sont des sources de revenus faciles à mettre en place… Et l’argent que Peter Thiel peut investir n’est jamais un véritable hasard.

En tout cas, grâce à cette dégustation, dont peu on eu la chance de participer, on se sent un peu comme un cosmonaute qui touche la lune, car c’est une veritable épreuve scientifique qu’a lancé la startup, même si le plateau préparé en toute urgence à livrer avait pour destinataire Bill Gates, l’un des investisseurs de sa société. Les investisseurs enthousiastes ne font pas un marché, surtout quand il s’agit de définir ce que l’on va trouver dans notre assiette.

Hampton Creek Foods aété créée en  septembre 2011. La société est basée à 371 10th Street San Francisco.

Un petit tour pour ceux qui n’auront pas la chance de voir la startup de près cet après-midi…

Update : je pense qu’il est indispensable d’écouter Josh dans un talk qu’il a effectué à Edmonton au Canada…

Une semaine dans la Silicon Valley : Lightt

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

L’explosion des applications de prises de photographies reste un grand mystère pour moi. Depuis Flickr, repris en main par Yahoo!, tout le monde s’y met et pour le moment le grand gagnant sont les fondateurs d’Instagram qui se sont fait racheter $1 milliard par Mark Zuckerberg. Je veux dire Facebook. Le dernier truc à la mode, c’est Frontback  qui permet de publier deux photos en une en utilisant le deux caméras, et ça plait beaucoup parce que ça permet à tous les coups de publier sa tronche dedans. Et ça, le geek il aime bien se voir en photo, à tel point qu’on lui a donné un nom à ce type de photographie : une « selfie » (pour « self » qui veut dire soi même en anglais). Il y a aussi toutes ses applications qui permettent de publier des bouffies (ça c’est moi qui l’ai inventé : des photographies de bouffes), etc. Et on en fait quoi, après, de ces photos qu’on a prises ? Elles sont où ? Cette société des nouvelles technologies n’arrêtent pas de nous faire vivre avec notre présent, alors que dans le domaine de la photo, ce qui nous intéresse, c’est un peu le passé aussi, non ?! Et comment on fait ?!

Évidemment il y a Lightt ! Avec 2 « t’ !

A première vue, cela ressemble à Vine. Vous savez, le truc qui fait comme Instagram avec des vidéos, la nouvelle coqueluche des marques et des buzzeurs débiles en tout genre. Mais ce n’est pas cela du tout. Historiquement, Lightt permettait de prendre des photos venant s’inscrire dans un stream horizontale qui donne l’impression de faire défiler sa vie, puisqu’il est très facile de revenir en arrière, il s’agit de faire glisser le défilé des photographies en arrière. Puis les photos sont devenues de courtes vidéos, que l’on peut éditer, et comme pour les films muets, le son est ensuite apparu !

Il est donc possible de créer un « fil de vie » tout en image et en son, avec possibilité d’utiliser des filtres spéciaux pour faire des effets « fun », comme Mixbit lancé il y a peu par les anciens fondateurs de Youtube. Lightt se consulte comme un véritable album photos digital, qu’il est possible de partager avec ses proches (l’objectif est un peu comme avec Path de rester dans un cercle restreint, mais il n’y a pas de limitation du nombre de connexions), et les vidéos sont publiables aussi sur les réseaux sociaux.

Il y a plein de « bouffies » sur Lightt, je vous laisse aller faire un tour sur leur blog qui publie les meilleurs productions du moment. On sent que les gens sont là pour laisser des images de moments de leur vie, pas pour faire des exploits les plus idiots possibles. Une autre vision de ce que l’on peut faire avec un téléphone portable, une dimension plus humaine.

Lightt aété créée en  2011, et a été essentiellement « bootstrappée » par son fondateur Alex Mostoufi. La société est basée au 1 Market Plaza à San Francisco, au sein du co-working space Soma Central.

 

 

 

 

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Traackr

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Il faut le dire et le répéter : si vous êtes intéressés par les nouvelles technologies, spécialement certaines disciplines comme le traitement des données, et que vous venez dans la Silicon Valley exprès, il est conseillé de savoir parler français. Parce que vous pouvez êtes sur qu’il y a un français caché quelque part, derrière une startup qui traite de ce domaine spécifique (ou bien d’autres d’ailleurs), soit aux commandes comme c’est le cas pour Traackr, ou bien aux manettes de  la technologie en tant que CTO ou VP Engineering. Nos formations supérieures en ingénieurs en tout genre font plein d’heureux ici, à commencer par les recruteurs de startups. Mais elle rendent également heureux les investisseurs, qui savent que les technologies made in France sont sûres et solides, elle s’auto-financent grâce à un système généreux de subventions dont c’est la grande spécialité en France, et elles vont forcément leur « couter » moins cher, car en général les entrepreneurs qui viennent chercher des capitaux qu’ils ne pensent pas trouver « à la maison » (en fait, qu’ils n’arrivent pas à trouver) seront moins exigeants que des produits locaux « made in Stanford » ou « made in Berkeley », à qui ont n’oublie pas des verser quelques bulles d’Internet dans le biberon.

Traackr, c’est l’outil indispensable pour toutes ces marques qui achètent du Facebook ou du Twitter ou du Pinterest a gogo sans trop savoir pourquoi « mais faut bien le faire parce que les autres le font » et que « mon agence et ben je la paye pour ça ». Comme je dis toujours, pour arrêter de fumer, et bien il faut connaître son ennemi et savoir à quoi s’attendre en cas de rechute. Pour le social media, c’est pareil : à quoi bon lancer des carottes sur Facebook alors qu’on ne sait même pas s’il y a des lapins qui y trainent ? Avec des outils comme Traackr, il est possible d’affiner la visibilité que l’on a de ses clients, de ses fans, des influençeurs qui se trouvent dans votre cible de marchés. Bref, y voir un peu plus clair dans ce social media où l’on a l’impression d’entendre aboyer beaucoup de caravanes qui passent, sans jamais vraiment savoir si c’est la bonne qui passe.

J’ai justement eu une conversation intéressante avec Pierre-Loic Assayag, l’un de co-fondateurs de Traackr, à une époque où l’on enregistrait encore en mode vertical, donc vous m’excuserez pour les deux bandes noires de part et d’autre :

Traackr fait partie de ces outils, tout comme eCairn, autre produit français de la Silicon Valley, qui rendent intelligent n’importe quel service marketing, parce que tout simplement cela leur ouvre la vue des autoroutes du social media.

Traackr a été créée en février 2008, a obtenu pour le moment $2,5 millions, fait déjà du chiffre d’affaires (bien sûr) et se développe commercialement tant aux États-Unis qu’en Europe et en France notamment. Deux des co-fondateurs sont français, avec Pierre-Loic donc et David Chancogne, qui est CTO.

La société est basée à San Francisco, 901 Mission Street.

 

 

 

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Women 2.0

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

On ne va pas revenir sur le fait que la technologie est un monde concernant essentiellement la gente masculine. Il suffut de se rendre à quelques évènements de geeks, ou de consulter les statistiques de créations de startups, pour se rendre à l’évidence qu’il y a encore quelques progrès à faire pour l’égalité des sexes. Certaines universités comme Carnegie Mellon ont décider de recruter plus de femmes pour leur cursus de science de l’informatique, comme quoi il s’agir de rendre la science un peu plus intelligente pour convaincre ces demoiselles de venir s’essayer aux codes de programmation. Sur le terrain, ce sont des femmes qui ont décidé de consolider les communautés de femmes dans le domaine des technologies, et elles sont quelques unes à avoir pris le leadership sur une entreprise, une startup : Marissa Mayer, CEO d eYahoo!, Sheryl Sandberg, la COO de Facebook, Leah Busque, à la tête de TaskRabbit et ses $37,3 millions de fonds levés, Julia Hartz, co-fondatrice de la société Eventbrite avec son époux, Caterina Fake, la fondatrice de Flickr désormais Business Angel… la liste est en fait très longue.

Il y a d’autres femmes qui ont le sens de la communauté dans la peau, et Shaherose Charania fait partie de cette catégories. Avec deux autres femmes actives dans le domaines des technologies à San Francisco, Shaherose a fondé en 2006 Women 2.0, un groupe qui anime des évènements et des séminaires. L’organisation a obtenu des fonds de la part de la Kaufmann Fundation, qui sponsorise un certain nombre d’organisations « non profit » aux États-Unis dans la technologie et les startups. Il y a même eu une « spin-off » de l’association qui est devenue Founders Labs, avec un focus sur l’industrie du mobile.

Le prochain évènement organisé par l’organisation aura lieu les 14 et 15 novembre prochain, devinez où… Las Vegas. Décidément, il s’en passe des choses à Las Vegas, et pour le coup, vous pourrez être sûr que c’est pour la bonne cause des femmes. Il serait temps que les choses bougent, et pas seulement que dans la technologie ou bien l’hémicycle de l’Assemblée Nationale française. Comme souvent, la Silicon Valley se veut d’être un exemple. Il y aura 14% d’hommes présents lors de cette conférence, selon les statistiques. On y parlera de toutes sortes de disciplines (e-commerce, fashion, imprimantes 3D…), on y pitchera devant des investisseurs, et on aura l’occasion d’aborder des sujets de fond quoique malheureusement inhabituels : « L’impact social amplifié par les technologies (au sens que cela apporte dans la vie de tous les jours) », « Le futur de votre vie sentimentale (sous -entendu, à travers les pixels et les algorithmes) »…

Shaherose Charania est co-fondatrice et CEO de Woman 2.0, et CEO de Founder Labs, un incubateur d’idées pour des applications mobiles.

L’organisation est basée à Hatch Today, 645 Harrison St. Suite 200. San Francisco.

 

 

 

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Delivering Hapiness

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Tony Hsieh est l’heureux fondateur de la société Zappos, une société de vente de chaussures sur Internet, qui a su mettre en oeuvre une culture de management unique en son genre, qui s’est fait rachetée par Amazon 10 ans après sa création pour $1,2 milliards… En 2010, il écrit son premier livre, « Delivering Hapiness, A Path to Profits, Passion, and Purpose » (« Livrer du bonheur, un chemin vers les profits, la passion et l’atteinte de l’objectif »), qui atteindra vite les sommets des best-sellers avec son mélange de conseils sur la conduite des affaires (qui peuvent se chiffrer en millions de dollars) et surtout le partage d’une vision nouvelle : la croyance que le bonheur peut être utilisé comme un modèle à la fois dans les affaires et dans la vie.

« Delivering Hapiness », c’est en fait devenu depuis une entreprise, une société avec une cause qui veut développer un mouvement pour inspirer plus de bonheur dans le monde… du travail ! Un pays comme la France en a bien besoin, quand on voit les résultats des sondages des salariés qui semblent avoir le moral dans les chaussettes. Un peu la cause des médias qui font leur beurre en exploitant l’inquiétude des Français de façon de plus en plus habituelle. Un peu la faute à un management à la française un peu trop orientée sur le marketing et les diagrammes en fromage des ventes qui a laissé le génie de ses ingénieurs au dernier rang des dépenses de leur compte d’exploitation. Un peu la faute de tous ces enfants d’écoles de commerce qui ont oublié de lire « L’entreprise du 3e type » de Messieurs Archier et Serieyx.

Tony Hsieh l’a fait, son entreprise du 3e type. Vous pouvez rencontrer aisément l’équipe de Delivering Hapiness, basée à San Francisco, qui saura vous prodiguer sa méthodologie  à l’occasion d’un séminaire, à votre siège social au Mans, si vous le souhaitez, c’est juste une question d’honoraires.

Tony, quant à lui, est en train de s’attaquer au centre ville de Las Vegas avec son projet DowntownProject. Mais j’y reviendrai dans une autre histoire…

 

L’écho de la Valley : allo Apple, ici la Terre

Le San Jose Mercury News, l’un des quotidiens les plus respectés de la Silicon Valley, vient de nous gratifier d’une photo exclusive du futur quartier général d’Apple :

Il faut reconnaître que traverser Cupertino, en venant de Sunnyvale par le nord, ressemble un peu à Apple Village, et tous ces salariés risquent chaque jour leur vie en traversant une avenue assez encombrée pour se rendre d’une réunion d’un bâtiment à un autre : il est temps de rationaliser tout ça !

C’est un lieu qui se veut avant tout collaboratif, selon le Directeur Financier d’Apple soi-même. Et aussi le signe d’une nouvelle ère, puisque le nouveau siège vient occuper ce qui appartenait jadis à HP, l’une des entreprises emblématiques qui ont fait la Silicon Valley à ses débuts. Il a été conçu sous l’impulsion de feu Steve Jobs par ceux qui nous ont sorti l’iPhone et l’iPad, se voulant fluide, ouvert. Innovant sera le terme avec tout une succession de détails qui vont rendre le bâtiment fonctionnel, mais écolo, avec les formes qui vont bien, sans éviter, comme le fait remarquer le journal, les bouchons qui vont venir avec parce que cela va rassembler d’un seul coup tous les Apple boys and girls de la Valley, et tout le reste. Et puis les arbres : il voulait beaucoup d’arbres, Steve.

Donc, ce sera une des constructions les plus innovantes du monde (nous sommes quand même au royaume du marketing), tout de verte vêtue.

Et à Cupertino, nulle part ailleurs : « Ce sera toujours la maison d’Apple. En complément du fait de construire le meilleur siège possible, nous voulions que ce magnifique lieu retourne à son état d’origine. Cela fait partie de la culture d’Apple. »

L’actualité High-Tech de la semaine : Google, Twitter, Target, MetaCert, Unda

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google n’en finit pas de grandir

 

Il est lointain le temps où GooglePlex, le siège que Google avait racheté à la société Silicon Graphics en 2006. Un nouveau géant des hautes technologies en avait remplacé un ancien, et le nom de Googleplex avait été choisi en hommage au chiffre 1010100 , le nom qui lui a été, soit en quelque sorte un image à l’infini !  Maintenant qu’il faut pousser les murs, puisqu’il faut bien avouer qu’à l’image de la Silicon Valley en ce moment et de toutes ces levées de fonds, le business est bon, l’entreprise recrute (peut être une des conséquences liées à la diffusion de ce navet)  et elle a besoin d’espaces supplémentaires. Ca va commencer par l’achat et la location d’un peu moins de 100.000 mètre carrés sur la ville de Santa Clara, soit suffisamment pour loger presque 6.000 employés. Cette expansion apparaît assez unique en son genre, sachant que des bureaux additionnels ont dèjà été loués sut Mountain View, et même Sunnyvale ! La société ayant autant poussé ses murs dans la région avait été Cisco, qui se tient beaucoup plus calme de nos jours. Il faut croire que le marché de la publicité sur Internet se porte bien, et avec toutes ses acquisitions, cela doit devenir un casse-tête de faire tenir tout le monde dans les locaux d’origine, avec toutes les orientations et ré-orientations stratégiques qui doivent secouer le géant d’Internet en perpétuel mouvement. Ce n’est pas fini, Google lorgne sur des bâtiments appartenant à la NASA toute proche (où nos amis Sergey et Larry ont droit à une sympathique piste d’atterrissage privée).

Mardi : Twitter et sa prochain introduction en bourse

Ca y est. Ce ne sont encore que des bouts de rumeur, mais Twitter, que j’imaginais au-dessus de la mêlée financière, ou plutôt au milieu (dans, il faut bien le dire, ce qui n’était en fait qu’une envolée lyrique), se prépare à entrer en bourse. Après avoir fait les embauches nécessaires, car il faut bien reconnaître que tout ce qui passe par les marchés financiers nécessite une gigantesque revue de contrats (tout est passé au peigne fin) et un bon tas de paperasse. Et du bon jus de cerveau pour gérer le tout et les urgences qui vont avec. Introduction en bourse espérée aux alentours de $1,5 milliards, entre 50 à 55 millions d’actions vendues entre $28 à $30, pour une valorisation entre $15 à $16 milliards. Ce qui intéressant, dans ce type d’opérations, c’est d’en apprendre un peu sur les chiffres financiers de l’entreprise : le chiffre d’affaires serait pour l’exercice 2013 entre $580 et $750 millions, avec, chose intéressante, a priori plus de 50% réalisé dans la publicité sur mobile. Ca semble bien fragile tout a, je suis très impatient de voir ce que ça va donner. Et naturellement me tenir en dehors de la transaction. Pour gagner de l’argent avec l’action Twitter, c’est en 2007 que j’aurai du agir. En tout cas, je vous ferai grâce de la comparaison de l’introduction en bourse de Facebook par rapport à celle de Twitter : c’est une histoire de riches.

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Mercredi : Target se diversifie

 

Netflix. Mot en 5 lettres, qui actuellement terrifie les diffuseurs de films en France. Finie, la boiboîte qui vous relie à votre monde imaginaire sur votre télévision. Un ordinateur, un iPad, un iPhone, et vous avez accès à un catalogue de films, de séries, de documentaires. Simple, haute qualité, pour (peut être) 15 euros. Netflix, c’est une grosse expérience, des millions d’abonnés et de gros moyens marketing. Pas des moyens de petits acteurs locaux. Qui n’ont rien à faire des lobbies du coins des opérateurs qui vous alimentent en wifi à la maison. La concurrence, Netflix connaît : sur ses propres terres, des acteurs de la distribution viennent s’attaquer au marché de la location de vidéos sur Internet. Target, géant de la distribution aux États-Unis et au Canada, un chiffre d’affaires de $73 milliards en 2012, dont le siege est à Minneapolis,  vient de lancer Target Ticket, avec un catalogue de 30.000 films et de épisodes de séries qu’il sera possible d’acheter à l’unité. Pas d’enregistrement, on paye lors de chaque location, tout simplement. Il y aura des possibilités de contrôle parental, et des possibilités de filtrage sur la violence par exemple. Si vous êtes possesseur de la carte de fidélité REDcard, un rabais de 5% est appliqué à chaque location. C’est disponible sur Android, iOS, PC, Mac, XBox360 et Roku.

Suivre Target sur Twitter : @Target

Jeudi : MetaCert  et le contrôle parental

 

Méfiez vous des gens avec qui vous partagez une bière, un soir dans cette belle ville de Londres (en ce qui me concerne, c’était quelque part en 2006), vous êtes peut être en face d’un entrepreneur en puissance de la Silicon Valley. C’est ainsi que j’ai rencontré Paul Walsh, un soir, qui a lancé MetaCert avec son épouse depuis San Francisco… et quoi de plus naturel pour un couple que de travailler sur une technologie visant à renforcer le contrôle parental sur Internet ! Ainsi, le projet de MetaCert est d’aller plus loin que les logiciels habituels tels que Norton ou Kapersky, qui, il faut l’avouer, ne sont pas des outils parfaits à cet égard. Créé en mars 2011, la palette de produits est désormais assez complète avec une application Chrome et Firefox, Android et iPad, avec deux modes disponibles : l’un pour les enfants de moins de 12 ans et des sites webs triés sur le volet, une autre  version pour adultes et enfants, avec un certain nombre de filtres « intelligents » qui se veulent plus efficaces que l’ensemble des logiciels disponibles sur le marché. Plus de 700 millions de pages web ont été répertoriées pour le moment. Pour continuer avec cette histoire, MetaCert est en train de lever des fonds sur AngleList, alors si vous êtes interessés de pouvoir utiliser le logiciel, il vous suffit de vous rendre sur la page de MetaCert sur AngelList et investir dans sa société… si vous vous êtes déclarés comme investisseurs sur cette plateforme, car on ne rigole pas avec le statut d’investisseur aux États-Unis !

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Vendredi : de l’art de servir l’utilisateur par la technologie

Rappelez vous la pub d’Apple qui allait changer la façon dont vous communiquez en vidéo sur votre téléphone portable : Facetime. Hormis aux États-Unis, et taux d’usage reste à démontrer, ça n’a jamais vraiment décollé, et cela n’a pas généré de grosses audiences… mais beaucoup de vocations dans le domaine de l’utilisation de la vidéo sur les téléphones mobiles. L’application Tango a pris le relais et approche des 200 millions d’utilisateurs, tout doucement, Skype est naturellement sur le segment… D’autres startups ayant noté l’intérêt croissant notamment des adolescents pour les applications de chat, on imaginé la combinaison des deux (le chat et la vidéo) et se sont lancés dans la course au download, en rêvant de courbes à la Snapchat… et le résultat est plutôt mitigé parmi les 3. L’une, basée en Israël, financée par quelques business angel aux États-Unis, s’est fait connaître par ses méthodes virales pas très catholiques comme on dit dans le métier, a priori atteint les 3 millions d’utilisateurs, mais c’est plutôt le calme plat depuis cet été. La deuxième, basée en Ukraine, en est à son troisième pivot après avoir proposé différents services de publications de vidéos sur mobile (Vine notamment et Instagram ont largement pris possession du créneau), et recherche un quatrième souffle en terme de financement. Et ses chiffres d’audience sont légèrement supérieurs à la troisième qui fait parler d’elle en ce moment (entre autres du fait d’avoir été sélectionnée par Dave McClure dans son fameux incubateur 500Startups) : Unda. La startup d’origine mexicaine vient de lancer un nouvelle campagne de recherche de fonds (et elle peut désormais le faire savoir, elle aussi sur AngelList, grâce au JOBS Act), mais ne déclare seulement que 25.000 utilisateurs enregistrés, et 10.000 actifs. Ce segment du mobile messaging en vidéo est un nouvel exemple qu’une technologie au point, même en étant multi-plateforme, n’est pas synonyme nécessairement de succès d’audience, et on touche là du doigt la limite que cet écosystème des startups peut avoir à transformer des visions un peu geeks en marché grand public, même auprès des jeunes. A défaut de diposer de gros moyens marketing, et encore, on touche du doigt que par moment les succès arrivent (souvent) par ce que les américains de la Silicon Valley appellent le « time to market », que je traduirai avec ma provocation habituelle en « gros coup de chance ». Pour nos tris startups, je pense qu’il va falloir patienter.

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PS : en ma qualité de mentor d’un incubateur en Ukraine dont la deuxième société mentionnée dans cet article est issu, j’ai préféré jouer la discrétion à son sujet. Mais le succès de levée de fonds d’Unda étant un bel exemple à sélectionner et à discuter, j’ai donc décidé de traiter ce sujet.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité Hight-Tech de la semaine : Bump, Google, Tesla, l’État de Californie, Klout

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : un bon coup de bump de la part de Google

 

Bump est une application se passant de tout pitch : il suffit de la voir fonctionner pour en comprendre le fonctionnement, et surtout de découvrir ce que la technologie est capable de réaliser en tout simplicité. Il y a tout de même 100 millions de personnes l’ayant téléchargé, donc vous l’avez certainement déjà sur votre iPhone ou votre téléphone Android. Si ce n’est pas le cas, c’est très simple à faire fonctionner : l’application permet de transférer les données d’un téléphone à un autre (pour transmettre sa « carte de visite digitale » par exemple) juste en mettant en contact les deux téléphones, après avoir préalablement ouvert l’application sur les deux appareils. Bump Technologies a fait un long chemin depuis sa création en octobre 2008, depuis Mountain View, avec ses $19,9 millions récoltés, 25 employés, ses 325.000 revues sur iTunes… Chemin difficile toutefois pour une application gratuite, dont les perspectives de revenus paraissaient quelque peu compliquées, par exemple de faire payer les marques sur des interactions avec des utilisateurs… ça ressemble à du Foursquare tout craché, donc peu d’ambition à espérer, quand on considère que la startup peut faire $2 millions au maximum sur une année, selon les derniers chiffres publiés par Foursquare. La diversification dans une application de paiement (gratuite) et une autre d’application de partage de photographies n’a pas apporté de revenus suffisants très probablement, ce qui est la preuve qu’une bonne technologie n’est pas toujours la recette assurée pour une startup. La solution est venue de quelques blocs du siège de Bump Technologies : Google ! Il n’y avait pas grand chose à souhaiter, hormis pour les investisseurs de rentrer dans leurs sous, ce qui semble être le cas : parfait, les vaches sont toujours bien gardées dans la Silicon Valley.

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Mardi : Google, c’est vraiment pas du vent

Je sais, la blague est plutôt douteuse, mais chroniqueur est un dur métier… vous savez, la fameuse page blanche. Heureusement, il y a Google ! Que ferait-on sans Google dans la Silicon Valley, qui vient d’annoncer le rachat du courant produit par une nouvelle centrale éolienne en construction à Amarillo, Texas, se dénommant Happy Hereford. La mise en production est prévue pour le début de 2014, et devrait alimenter un des data centers que Google possède dans l’Oklahoma. On n’est jamais si bien servi que par soi même, et Google souhaite être « green » partout où ils sont présents, dans l’ouest du Texas, dans l’Iowa et au nord de Los Angeles près d’un lieu qui s’appelle les montagnes du Techahapi. « Grid the green », selon le responsable chez Google en charge de l’infrastructure globale (un bon job chez Google, assurément). Cela fait plus d’un milliard de dollars investi par Google dans le domaine de l’énergie, notamment dans le solaire en Afrique du Sud. Cela n’empêche pas Google de nous mettre du wifi dans les parcs de San Francisco très bientôt, ce que je trouve plutôt contradictoire, mais avec Google, on en est jamais à une contradiction près. C’est aussi ça, être leader sur son marché, et faire la pluie et le beau temps sur Internet pour des millions d’individus. En attendant, voilà bientôt 240 megawatts prêts à être distribués par le concours de la société Chermac Energy, une entreprise locale.

Mercredi : un bon tuyau pour Montebourg pour reclasser des salariés de l’industrie automobile française

Je ne me lasse pas d’évoquer Elon Musk dans ces colonnes, avec son projet de train à grande vitesse en Californie Hyperloop qui je suis sûr verra le jour, sa navette spaiale réutilisable SpaceX, et donc Tesla, ces voitures électriques qui commencent à pulluler un peu partout au États-Unis. Intéressé par l’idée de construire des voitures se pilotant automatiquement, en bon patron d’une startup (ou plusieurs startups) de la Silicon Valley,  et utilisateur de Twitter, il n’a pas hésité à publier le tweet suivant : « Ingénieurs intéressés de travailler dans l’automobile, s’il vous plaît emailer autopilot@teslamotors.com. L’équipe sera directement rattaché à moi ». Attendez, je récupère. Alors que le gouvernement français se fait plaisir en rappelant dans des clips vidéos d’une autre âge le fait que la France a inventé l’automobile, mais qu’il ne peut empêcher la fameuse logique industrielle de désengagement des marques françaises historiques en terme d’emplois, une société de 500 personnes, créée en 2003, ayant levé $318 millions et désormais cotée au NASDAQ depuis juillet 2010, se met à vendre comme des petits pains des voitures de luxe électriques pour un peu moins de $100.000. Et il embauche en direct sur Twitter les ingénieurs intéressés de rejoindre son équipe, tout en affirmant qu’ils travailleront directement sous ses ordres, pour sortir la première voiture auto-pilotée dans moins de 3 ans. Sans jugement de valeur aucun, il y a un drôle de monde qui se prépare en Californie.

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Jeudi : le co-voiturage fait l’objet d’une législation en Californie

 

Même si la peine de mort, toujours active en Californie semble prouver le contraire, l’État de Californie se montre en avant-garde sur de nouveaux usages. Un organisme de réglementation Californien a approuvé les premières lignes directrices qui pourront s’appliquer à l’ensemble des États-Unis pour les services de covoiturage, concernant la mise en place de règles de sécurité pour les entreprises innovantes qui sont venues perturber l’industrie du transport telles qu’Uber, Lyft, Sidecar, RelayRides et j’en passe. Ces nouvelles directives contiennent des exigences telle que la vérification des antécédents criminels pour les conducteurs, la formation des conducteurs, un minimum de couverture d’assurance d’1 million $, et une politique de tolérance zéro de l’alcool et de la drogue. Elles exigent également que les conducteurs affichent une signalisation sur leurs voitures pour les identifier comme étant un service de co-voiturage. Cela impliquera également les entreprises à se soumettre à une certaine transparence des informations qu’ils peuvent vouloir normalement garder privées pour des raisons de concurrence, comme par exemple le nombre de courses effectuées, la zone de service couverte, combien de fois les voitures de co-voiturage ont pris un client lors d’une demande, et le nombre de conducteurs qui ont violé les lignes directrices ou qui ont été suspendus. Ce qui est intéressant, c’est de constater ce souci nouveau de transparence dans une industrie où les lobbies ont empêché la relation chauffeur-client d’évoluer, et on voit le résultat aujourd’hui avec un certain ras-le-bol des usagers à l’égard des chauffeurs de taxi, acutellement dépassés par ce qui est en train de se passer autour d’eux : ils sont en train de tuer leur propre métier.

Vendredi : Klout n’en finit pas de pivoter

Cinch n’est pas un nom inconnu dans la Silicon Valley. Ce fut le nom d’une tentative de lancement de produit de la part de la part de la startup BlogTalkRadio  qui cherchait une diversification à ses activités de diffusion de podcasts sur Internet, avec l’application qui se téléchargerait en millions d’exemplaires sur l’Apple Store, mais ça n’a pas marché. Pour Klout, ça ne marche pas beaucoup mieux, malgré ses $40 millions, et un marché de l’e-reputation pris avec l’angle de l’approche sociale qui convainc de moins en moins. A en juger par ce communiqué de presse envoyé par une agence de communication américaine qui a rendu son CEO la risée des médias de la Silicon Valley, prétendant qu’il avait atteint un certain score (ridicule en fait) sur Klout. D’un point de vue business, la startup de San Francisco était sur le point d’ouvrir un bureau sur Londres, et cela ne s’est jamais fait, ce qui est un signe. D’un point de vue produit, les règles conduisant à vous donner un score d’influence en fonction de certains critères de performance sur les différents sociaux sont discutables, et les fameux influençeurs ne se pressent pas (ou plus) au portail de Klout pour clamer leur leadership. Que faire pour valoriser une base d’utilisateurs, à défaut de les  » louer » à l’extérieur (ce que beaucoup de startups font pour faire rentrer un peu d’argent), ou de mettre de la publicité (ils y viennent tous un jour, le dernier exemple étant Instagram à ce sujet) ? Klout à décidé d’aller chercher des noises à Quora sur son territoire, à savoir lancer Cinch donc, une application iOS qui permet de poser des questions à des influençeurs déclarés comme experts du sujet concerné, qui répondront de façon privée. J’avoue que depuis que j’ai eu grâce à Quora la réponse du nom du guitariste qui est l’auteur du solo guitare que l’on peut entendre sur le titre « Right down the light » par Bonnie Raitt, je vois mal qui peut faire mieux qu’eux en terme de performance ! J’y passe du temps régulièrement, et cette plateforme d’intelligence collective a vraiment quelque chose de particulier, qui devrait en faire un succès public. Bonne chance à Klout, mais je suis plus que sceptique… Puisse la malédiction de Cinch ne se répète pas… mais qui a donc décidé de choisir ce nom ?!

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !