L’actualité High-Tech de la semaine : Yahoo! et Gree, Qwiki, Bitcoin, Google et la prison d’état de Saint Quentin en Californie

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Gree+Yahoo!=GxYz

Tout le monde le sait, le Japon se trouve juste en face des États-Unis et parler d’un accord entre deux sociétés japonaises ne laissent jamais la Californie bien loin dans les discussions, du moins en toile de fond, surtout dans le dans le monde d’Internet. Yahoo! Japan, détenu à 33% par le géant (et toujours géant) Californien, vient de créer une « joint venture » avec Gree (autre société japonaise) dont l’objectif sera de se consacrer au développement de jeux sociaux pour smartphones. N’en déplaisent à nos Américains qui s’imaginent avoir inventé le mode des applications avec l’AppStore en 2008, ce sont nos autres amis Japonais qui avant avait déjà développé un marché florissant dans ce domaine. Vers 2007, une société comme Sega au Japon faisait environ $150 millions de revenus avec les jeux mobiles. Il y a une vraie culture du mobile et du jeu au Japon, et un vrai intérêt de la part des société niponnes envers la Silicon Valley afin de venir prendre part à l’essor de ces places de marché digitales qui se développent (AppStore, Google Play…). C’était cette stratégie qui avait motivé le rachat d’Openfeint, une plateforme communautaires de joueurs (qui a réunit jusqu’à 900 applications et 10 millions de joueurs), par Gree en avril 2011 pour $104 millions. La joint-venture japonaise ne dispose pour le moment que de $2 millions, mais je trouve qu’on voit beaucoup de Gree en ce moment à San Francisco, et pas seulement dans son ciel traditionnellement brumeux. A suivre, plus de jeux voire des acquisitions…

Gree Games sur Twitter : @GREEgames

Mardi : Qwiki.com et son application iPhone

Je me souviens encore l’émoi suscité par la démonstration de Qwiki lors de Techcrunch Disrupt en 2010. Le produit semblait vraiment avoir de la gueule, comme on dit dans le métier, et ça chatouillait l’intelligence artificielle ce machin (voix mécanique de robot et tout). Les Français dans la salle n’en pouvait plus de gigoter sur leur chaise, étant donné que sur la scène se trouvait un certain Louis Monnier, le fondateur du moteur de recherche Altavista. Louis n’y est plus, mais la startup existe toujours, et vient de sortir une application iPhone qui permet de créer des histoires à partir de vos photos, notamment en les regroupant de façon à pouvoir être edité pour partager une histoire avec vos amis. En quelque sorte la même chose que Vine, ou encore Echograph à quelques détails près, avec de la musique en plus. A force de chercher à faire des pivots de leur produits pour trouver la bonne formule, les startups de la Silicon Valley tournent sur elles-mêmes, telles des toupies, et perdent doucement leur intérêt, malgré tout le respect que je dois à l’équipe. 125.000 downloads en 6 jours, 27.000 histoires (qwikis) créées. Soit, mais attendons la suite.

Qwiki sur Twitter :  @Qwiki

Mercredi : Bitcoin, une autre forme de paiement, vous connaissez ?

J’ai bien été tenté de parler de la confirmation de la nouvelle levée de fonds de 200 millions de Pinterest, mais j’ai décidé d’attendre de comprendre les vraies raisons « industrielles » de leur succès pour en faire une news. Bitcoin, par contre, vaut le coup d’oeil : même si on imagine que tout ou presque a été fait en matière de solutions de paiement, il y a encore des choses à y inventer notamment dans le segment du Peer-to-peer. Bitcoin est à la fois une devise de paiement et une solution de paiement. C’est une devise de paiement qui fluctue selon l’usage économique qui en est fait et selon le marché des changes qui en découle, et un système indépendant des systèmes financiers habituels (banques), tout cela relayé par  protocole informatique exécuté par un logiciel libre, le tout étant sécurisé par son propre système de réseau. Cela semble un peu compliqué (à expliquer pour commencer), mais cela représente aujourd’hui un système économique d’environ $275 millions. Des startups commencent à investiguer le potentiel que représente ce nouveau domaine des monnaies digitales qui arrive un peu partout sur le web…

Bitcoin sur Twitter : @Bitcoin

Jeudi : ChromeBook Pixel, le MacBook Air signé Google , ou presque

Il souffle comme un vent de conquête du coté de Mountain View, où rien ne semble arrêter Google dans sa chasse aux différents marchés. Google vend des téléphones, Google vend des ordinateurs : pas de doute, ce n’est pas un produit destiné aux geeks mais un vrai ordinateur portable grand public, avec un écran tactile de 12,85 pouces qui devrait faire des étincelles (239 pixels par pouce, mais je n’ai pas pu vérifier). Il va falloir se faire à l’habitude de toucher son écran avec ses doigts, ce qui n’est pas très propre habituellement, mais ce qui sera surement tellement pratique ! Ne cherchez pas où se trouve le disque dur (of course), vous aurez 1TB d’espace Google Drive disponible, puce Intel inside… dès qu’il sera possible de l’acheter ailleurs qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni. Apple et son MacBook Air sont directement concernés, mais le produit est plus cher pour le moment : $1,299 en mode Wifi, $1,499 pour la version intégrant un accès au réseau LTE… autre détail qui peut vous changer la vie… si vous pouvez passer par le réseau Verizon pour le moment. Du tout Google à un clic, éventuellement toujours branché au réseau opérateur.

Google sur Twitter : @google

Vendredi : ça se passe comme ça à Saint Quentin, prison d’état de Californie

Pendant qu’en France des vidéos de détenus narguant les autorités pénitentiaires sont disponibles sur Youtube avec de belles démonstrations de manipulation de couteaux en tout genre, que la sur-population continue à poser de sérieux problèmes, et que le sujet de leur insertion est loin d’être une priorité dans les actes, ça ne se passe pas forcément mieux aux États-Unis, mais la Californie n’hésite pas à tenter des expériences, telle celle de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat. Vous savez, la vie possible après la prison. Il y a de belles initiatives en Californie avec la prison de Saint Quentin : il s’agit de la plus vieille prison des États-Unis, on y exécute toujours des détenus, et on y a cette semaine organisé une présentation de détenus-entrepreneurs qui exposent leur projet, avec des autorités comme Guy Kawasaki pour jouer les mentors. Je trouve le nom de cette initiative absolument génial : « The last Mile« . Le dernier mile. Pas celui qui mène à la chambre de mort, celui qui mène à la vie active. Une bel exemple qui pousse les détenus à regarder la moitié du verre du bon coté. Phil veut créer un nouveau label de musique, Felix est entré en prison à l’âge de 16 ans, il en a 34, et il est bien conscient que non seulement la vie a changé mais aussi la technologie plus que tout, Chris veut créer un centre visant à aider les toxicomanes à remplacer les substances interdites par une addiction saine aux méthodes de remise en forme, le tout avec l’utilisation de la technologie comme outil, bien qu’Internet ne soit pas utilisé directement par les détenus. L’initiative est en partie financée par Kicklabs, un incubateur de San Francisco.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un dîner pas con du tout, Techcrunch et Livefyre, Netflix+Youtube=DIAL, Vine et Twitter, YCombinator et Watsi

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Tout sauf un dîner de cons

Dans un monde où la concurrence fait rage, dans un monde du web où la monétisation se fait rare et où l’audience dirige tout, rien de mieux qu’un petit gueuleton entre bons amis pour se réconcilier, se donner des petits coups de main sur des idées ou du business, ou des bons tuyaux pour des petits placements en bon père de famille (il suffit de consulter les levées de fonds initiales des startups qui font de la Silicon Valley un paradis pour jeunes nouveaux riches pour comprendre comment ça marche). Il est très rare que je reprenne des articles vus ça et là sur Business Insider (ça ressemble un peu trop pour moi à du Paris Match du web), mais cette photo était trop belle pour que je l’ignore. Marissa Mayer (Patronne de Yahoo!), Dave Morin (CEO de Path et investisseur dans des startups), Drew Houston (CEO de Dropbox), Dick Costolo (CEO de Twitter), Jeremy Stoppelman (CEO de Yelp), Johnny Ive (SVP chez Apple), Mike Cassidy (Directeur chez Google sur des projets tels que les lunettes ou le véhicule autonome)… Mais où est donc Facebook ?! Nothing more to report.

Mardi : Techcrunch revoit son site web, acte 1

 

Techcrunch, comme beaucoup de plateformes de blogging, avait cédé aux sirènes de Facebook pour insérer des commentaires sur ses posts avec la promesse de l’effet « kisscool » : une plus grande facilité pour saisir des commentaires, à savoir moins de frictions pour s’enregistrer, et puis, d’ailleurs, qui n’a pas de compte Facebook aujourd’hui, donc l’assurance de combattre l’un des nerfs de la guerre sociale : l’engagement. Clairement, il est vrai que c’est très simple de poster des commentaires sur ce type de blogs, les diffuser automatiquement sur Facebook et donc très commode auprès de l’intelligentsia tech pour mettre en copie des personnes qui peuvent favoriser le buzz autour de votre prose. Ceci étant, c’est malheureusement aussi l’assurance de récupérer du spam, ou mieux encore, de l’attaque en règle sur votre produit bien loin des règles de politesse d’usage… qui n’existe plus depuis bien longtemps d’ailleurs sur Internet! Techcrunch, qui a décidé d’améliorer un certain nombre de choses sur son site web (c’est quand même le site numéro 1 dans l’écosystème des startups, standing oblige), a donc choisi la startup Livefyre pour assurer la gestion des commentaires, startup située à quelques blocs dans San Francisco. Un bon petit coup de pouce, et un bon coup de pub ! A vous de tester…

Techcrunch sur Twitter : @Techcrunch

Mercredi : Netflix et Youtube s’associent dans le deuxième écran

On savait que le « second écran » était une grande tendance du moment, mais de là à imaginer que Google via ses equipes de Youtube et Netflix travailleraient ensemble sur un nouveau protocole… Le second écran, c’est l’intégration d’une tablette, d’un smartphone en interaction lors du visionnage d’un programme sur sa télévision. Ca veut dire jouer, communiquer et échanger lorsque l’on regarde une émission, un match de sport, un film… La télévision ayant du mal à se renouveler du fait de ses sources de financement, de la multiplication des canaux de diffusion, d’Internet qui prend de plus en plus de place, il a donc fallu intégrer un nouvel acteur pour entrer dans la scène. L’idée du protocole imaginé par Youtube et Netflix, l’un des principaux acteurs de la diffusion de films sur Internet aux États-Unis, est d’aider les développeurs travaillant sur des applications de second écran à se lancer sur des télévisions et autres produits connectés. Sony, Samsung, Hulu et la BBC entre autres ont déjà rejoint le projet. Les chaînes de télévision française, à notre connaissance, et ce malgré de fréquents trajets dans la Silicon Valley, ne sont pas dans la liste. Pourquoi cette alliance ? « Nous voulons faire avancer cette industrie » ont ils déclaré après avoir été plutôt discrets jusqu’à présent. L’union fait la force en quelque sorte : peu de temps après que Netflix ait appris que Youtube travaillait sur le sujet, la décision était prise de joindre les efforts. « Discovery and launch » : ce protocole devrait servir à faciliter la connexion à la télévision depuis le smartphone par exemple, et également la découverte sur les différents programmes disponibles (ce qui va  aider sérieusement les développeurs grâce à ce nouveau standard)… En clair, l’idée est de concurrencer Airplay, et donc Apple et proposer une offre plus complète favorisant l’écosystème de développements autour de leurs plateformes.

Article sur GigaOm pour en savoir plus : « The story behind Dial… »

Le site de Dial : DIscovery And Launch

Jeudi : Twitter lance Vine, une nouvelle application de vidéo

 

Je vous ai parlé de Streamweaver dans cette rubrique, où il s’agissait d’enregistrer des vidéos sous différents angles : et voilà que Twitter s’y met aussi… via une startup rachetée l’année dernière, Vine. Comme quoi, et je ne cesserai de le répéter ici et ailleurs, la Silicon Valley est définitivement un endroit où les projets s’inspirent les uns des autres, comme partout ailleurs, en France ou en Allemagne. La manipulation est assez tactile, pour un résultat que je trouve au final beaucoup moins intéressant que le produit développé par Lightt par exemple… d’autant que cela ne se partage pas encore sur les réseaux sociaux… Malgré leur relative expérience d’Internet , que ce soit en marketing comme (et surtout en éxécution), rien n’est fait quand il s’agit pour une société comme Twitter de sortir de son domaine de compétence, et racheter une société n’est pas toujours la solution. D’autant plus que Facebook a rapidement retiré la possibilité de rechercher ses amis sur leur plateforme pour empêcher de favoriser l’effet viral : pas folle la guêpe, pas d’effet d’accélération d’audience à espérer de ce coté… Même le contenu pornographique semble avoir décidé de venir leur casser la modération ces derniers jours. Dure la vie de startup !

Le blog de Vine : Vine.co

Vendredi : Watsi, la première startup à but non lucratif de YCombinator

Il faut toujours finir sur une note positive, et je suis heureux de parler de la première startup à but non lucratif financée par YCombinator, l’incubateur de Paul Graham qui fait souvent l’actualité dans la Silicon Valley, par son originalité, son coté précurseur, sa personnalité… même si ça me fait bizarre de parler de financer du « non-profit » dans un écosystème où le modèle économique est déjà une grande enigme, alors le non lucratif… Mais soyons positif et parlons de Watsi, dont l’objet est de permettre à des donateurs de financer des traitements médicaux pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Il s’agit là d’aider les pays en développement à s’attaquer à la fracture médicale, en clair la grande difficulté de permettre à des populations au Malawi, en Éthiopie ou au Kenya de se soigner avec des traitements quels qu’ils soient, même au moindre coût… Point important : 100% de la donation sert au financement du traitement des personnes qui se déclarent sur le site, que l’on choisit personnellement et à qui on peut donner au moins $5, et il est proposé de faire un suivi sur la façon dont le traitement se déroule. On parle ici d’opérations un peu lourdes, qui peuvent coûter $200, $400. Même si le projet semble à priori fantastique humainement, et que Paul Graham avoue avoir trouvé en Watsi « une des utilisations les plus révolutionnaires qu’il ait vu sur Internet », cette exposition de candidats déclarés aux soins crée un sentiment trouble et surtout ne doit pas nous faire oublier que la solution à ce problème dramatique de l’accès aux soins est plus un problème à régler de façon globale plutôt qu’individuelle, et qu’il ne faut pas relâcher l’effort . Mais restons positif, avons nous dit.

Watsi sur Twitter : @Watsi

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Path, KakaoTalk, Google, Startup Chile et Fab.com

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Path à la recherche de points de croissance en Asie 

Dave Morin, une des icônes de la Silicon Valley (du fait notamment de son passage chez Facebook), aujourd’hui CEO de Path,et à qui on ne refuse pas un article dans le gossip numéro 1 de la Région, continue donc de faire la une régulièrement et ce malgré un faible rapport Investissement/Audience (soit $41 Millions investis pour environ 3 Millions d’utilisateurs confirmés en Juin). Bien que je trouve cette application communautaire plutôt prometteuse dans son concept, il est clair que Path reste un très mauvais élèves selon l’un des principal critère dans ce que l’on appelle le berceau de l’innovation : l’audience. Bien que la somme levée en Février 2011 soit conséquente, il n’en reste pas moins que  l’application est gratuite, que les revenus doivent être loins pour suffire à couvrir le « burn » mensuel (c’est comme ça que l’on appelle le montant dépensé pour une startup qui a levé des fonds auprès d’investisseurs, tout un symbole). Il se peut qu’il y ait rapidement urgence :

– soit de faire augmenter les revenus significativement, et rapidement, ce qui ne me semble pas être pour demain,

– soit de se préparer d’ores et déjà à une prochaine levée de fonds… et pour cela, il faut des chiffres et une courbe de croissance…

Clairement le Japon est un pays historiquement un gros consommateur de mobile, habitué à utiliser sa caméra intensivement. Le pari Asiatique pour une relance de Path, pour de l’audience et pourquoi pas plus de business, c’est mon analyse. Il est temps que le compteur des chiffres s’affole un peu !

Mardi :  Kakaotalk et la communication sans coûts

Ras-le-bol des factures d’opérateurs de téléphonie mobile toujours trop chères, vive les applications permettant de communiquer gratuitement ! L’avènement des smartphones change les règles petit à petit, années après années. Pour le geeks qui n’ont pas suivi l’actualité, il y a même Orange qui s’en mêle avec Libon (non, pas l’architecte de la Grèce Ancienne, mais une application de voix sur Internet qui coute $2,99 par mois) ! Il y avait Tango (basée à Palo Alto), qui avec ses 75 millions d’utilisateurs a fait une bonne partie du chemin vers le mass market, il y a maintenant Kakaotalk qui semble avoir bien décollé avec 66 millions d’utilisateurs enregistrés, et surtout visiblement avec un revenu significatif (plus de $50 millions venant de jeux sur mobiles à priori), ce qui n’étonnerait personne de la part d’une société Sud Coréenne. Ce qui est intéressant avec Kakaotalk est leur capacité à proposer de nouvelles fonctionnalités, dont la plus récente est de pouvoir autoriser des appels en groupe avec 5 participants au maximum. Bon à savoir, à suivre !

Mercredi : Ca se passe comme ça chez Google

Et oui, ainsi va la vie chez Google, qui avec ses plus de 30.000 employés (hors Motorola) continue de travailler sur ses différentes lignes de produits, et du haut de ses milliards en banques (plus de 40 fin Juin 2012) n’hésite pas également à acquérir de nouvelles startups, à un rythme assez intensif… Ainsi, au titre des améliorations de produits, il y a par exemple la possibilité désormais de modifier des tableurs de Google Drive depuis son application sur iOS ou Android (et oui, on ne dit plus Google Docs…). De l’autre coté, c’est au tour d’IncentiveTargeting de rejoindre la société de Mountain View. Google investit à travers cette opération dans le e-commerce avec cette startup créée en Février 2007 qui permet à la grande distribution de fournir un message marketing spécifique à l’attention des fabricants dans l’industrie alimentaire. L’objectif est de mettre en place des campagnes marketing avec la possibilité d’en mesurer l’impact automatiquement… Deux jours plus tard, c’est au tour des Canadiens de BufferBox de rejoindre Google,  qui elle se positionne dans le secteur de la logistique (un kiosque de livraison self-service et automatisé), créé en Juin 2011, donc nettement plus récente !

Jeudi : Startup Chile, 6ème !


On associe souvent le mot « startup » à la Silicon Valley, mais en fait c’est aujourd’hui devenu un mouvement mondial ! Ce mouvement est favorisé lui même par la présence d’au moins 1/3 d’entrepreneurs venus depuis partout dans le monde pour créer la startup de leur rêve entre San Francisco et San José en Californie. Et donc à travers le monde surgissent aujourd’hui (et depuis quelque temps déjà) des incubateurs qui veulent favoriser l’accès à la création d’entreprise, comme au Chili avec Startup Chile. Et même plus encore : Startup Chile favorise cette globalisation en accueillant des entrepreneurs de tous les pays avec leur sixième Promotion au sein de laquelle 105 startups viennent de 31 différents pays ! L’incubateur investit $40 K en prise de capital, et en contre-partie les fondateurs doivent rester au mois six mois au Chili. Cet incubateur est notamment financé par le Gouvernement Chilien et un eco-système qui a été créé autour d’investisseurs locaux. Il est désormais interdit de ne pas prendre au sérieux des pays comme le Chili en terme de technologie ! Mais surtout, la France devrait bien s’inspirer de cette initiative. Il sera peut être même bientôt indispensable de le faire, avec la fuite de jeunes talents qui ont du mal à trouver chaussures à leurs pieds, pas tant pour des raisons de fiscalité mais pour l’ensemble de l’écosystème qui n’est pas à la hauteur (salaires, capital risque, …). Garder les talents, attirer les talents, ouvrir les frontières de l’entrepreneuriat et de la créativité. « It’s time, Baby! ». More than time.

Vendredi : Fab.com et les ventes sur mobiles

Il y a actuellement quelques discussions entre des investisseurs de startups aux États-Unis sur le potentiel d’Internet dans le secteur des consommateurs, comme Dave McClure, qui dirige l’incubateur 500Startups à Mountain View, qui lui considère qu’il y a encore des belles promesses de développement. Et pendant que tout le monde passe son temps à discuter, l’e-commerce continue de progresser et on peut constater que des startups comme Fab.com, créée en Décembre 2009 et basée à New York, se sont fait une place dans la vente online d’articles design. A l’occasion de la gigantesque semaine de discount incluant le fameux Black Friday, cette période de solde a également eu de belles performances sur Internet où Fab.com a réalisé un chiffre d’affaires de $6,5 Millions dont 1/3 des ventes ont été faites sur un mobile (smartphone, tablette…), ce qui est tout simplement phénoménal ! De l’autre coté de l’Atlantique, une société comme One Kings Lane, qui vend des articles pour la maison, commence à faire un montant de ventes qui commence à forcer le respect… Le commerce online ne se limite pas à eBay ou Amazon, et des niches sont surement encore à explorer…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


La fibre chez soi, Jean-Michel Billaut en a rêvé, Google l’a fait !

Ou est en passe de le faire… Ce titre racoleur est un modeste hommage au travail assez visionnaire de notre ami bloggeur Jean-Michel, fondateur en 1978 d’un Atelier ouvert aux nouvelles technologies qui sévit encore dans le giron d’un grand groupe bancaire, qui prêche (un peu dans le désert parfois mais surtout dans les Yvelines, son combat à lui) pour faire que le haut débit soit une réalité pour tous les foyers et ainsi favoriser l’accès de la technologie au plus grand nombre.

Jean-Michel, ton lobbying payera un jour !

Il rejoint là un billet tout récent d’un entrepreneur de Californie (pour le coup, pas de la Silicon Valley puisqu’il est établi à Los Angeles), Jason Calacanis (homme très médiatique, il a fondé le Silicon Alley Reporter à la fin des années 90, et il adore la controverse…), qui comprend bien l’intérêt des cablo-opérateurs et opérateurs en tout genre qui prennent soin de gérer leurs « technologies vache-à-lait », au détriment d’accès plus rapide à Internet, qui devraientt naturellement permettre de passer plus de temps online… « Because speed drives usage ».

Mais…

 

Et c’est à ce moment précis que l’on vous sert Google, qui, et c’est là mon point (et celui de Jason), est en train de commercialiser une offre de fibre dans le Kansas, à titre d’essai j’imagine : Google Fiber, c’est $70 par mois (que l’on peut pousser jusqu’a $120 si vous veut la HDTV), qui va avec Google Storage à 1TB, une tablette Nexus 7… et un contrat de 2 ans à la clé !

Le marché Américain est énorme (115 Millions de foyers à équiper) : Jason fait le pari (ou l’espoir) que la firme de Mountain View peut (ou doit) se positionner énergiquement sur ce marché…

Petit message final de Jason : « PS – If you know one of those telecom wonks who knows everything, please send this to them and ask, « What are the chances Google Fiber becomes a real offering in over 50 cities 10 years from now? » cc (email sur demande) — really interested to hear what they say. »

A bon entendeur…

A signaler que d’autres petits malins, par exemple les fondateurs de Skype, viennent de lancer FreedomPop, un fournisseur de réseau 4G pour un accès Internet d’au moins 1GB à son domicile ou on the go, et on peut notamment obtenir de la 4G sur son iPhone (voire transformer son iPod en iPhone et faire de même…), que l’on peut re-distribuer, un peu comme Fon a pu le faire si vous connaissez l’histoire. Le réseau provient d’un opérateur de réseau de type LTE (Lightsquared), et c’est tout ce que je dirai car je n’ai pas d’intention d’écrire pour le Carnet des Sciences.

La guerre du réseau est plus que jamais active !

Du search avec son doigt, merci Google !

Google, qui n’en a pas encore fini avec le search (ça, on s’en doutait), et le lancement de nouveuax produits (c’est toujours un grand plaisir…) vient de lancer son nouveau gadget : Handwrite.

Très simple, si vous êtes l’heureux possesseur d’une tablette ou d’un smartphone Android, il suffit d’un clic pour transformer l’écran en un moniteur sur lequel on peut écrire et laisser ensuite la technologie reconnaître l’écriture et transformer votre mot en une requête Google.

Pas révolutionnaire, pratique dans certains cas (plus besoin de clavier, vive la requête universelle), définitivement un truc de Geek 🙂

Sparrow Mail, du bleu blanc rouge chez Google

L’affaire va commencer à sortir peu à peu dans la blogosphère, et la presse spécialisée. Vous ne trouverez beaucoup d’informations détaillées sur le rachat de Sparrow par Google (franchement je vous laisse chasser l’information sur Google…). C’est quasiment un rachat par mois chez Google en ce moment après Quickoffice, Meebo, KikScore, Motorola Mobilty, TxVia et Milk.

Tous ceux qui souffrent avec les solutions de messagerie électronique sur leur iPhone, leur Mac ou même Gmail (je ne parlerai pas d’Outlook ou de Lotus Notes que je n’ai pas utilisé depuis des siècles…), et qui ont croisé Sparrow sur leur chemin, savent de quoi on parle…

C’est tout de même incroyable qu’une société comme Google, armé de 30.000 salariés et prétendument sacrément brillants, vienne malgré tout chercher une entreprise pour laquelle vous ne trouverez pas plus de 2 salariés sur la toile (Dominique Leca et Viet Hoa Dinh), créée en Octobre 2010, et qui n’a eu accès au capital risque que pour un montant surement  raisonnable (et encore, et peu importe !).

Clairement le produit a fait un excellent buzz, et Sparrow fait partie de ces équipes typiquement talentueuse coté ingénierie, se concentrant sur un produit  qui fait des choses simples, et qui sait se faire remarquer et aller aux évènements qui comptent par rapport à son activité (rappelez vous la WWDC). L’exécution est le mot clé de cette période Internet/Mobile, définitivement ce qui a fait la différence pour l’équipe. Et Sparrow, c’est sacrément beau !

Alors soyez les bienvenus à Mountain View, Messieurs !