Une semaine dans la Silicon Valley : Eventbrite

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Les chansons sont toujours un peu les mêmes dans le domaine des médias et des nouvelles technologies, et spécialement en France au sujet de ce qui se passe outre Atlantique : ça parle de Facebook, Google, Twitter, quand il ne s’agit pas des fabricants Apple, et toute la clique des gadgets téléphoniques qui se bagarrent à longeur de posts ou d’article sponsorisés. Pour des startups comme Eventbrite, c’est un peu plus difficile de se faire connaître, et ce n’est pas simplement une affaire de relation presse mal maîtrisée. Eventbrite fait rarement la une, par méconnaissance journalistique ou manque d’intérêt des scribouillards qui veulent pousser du spectaculaire, pas du standard.

Eventbrite, c’est tout sauf standard. Tout d’abord, c’est une couple qui dirige l’entreprise. Plutôt rare, mais remarquable. Surtout quand on sait que Julia et Kevin Hartz (ci-dessus) sont des business angels qui ont investi dans tout ce qui se fait de bon dans la Silicon Valley (Pinterest et bien d’autres). Maintenant, ils n’aiment pas autant le bruit que d’autre ici, donc ça caquette moins hors du pays. Le CTO, c’est à dire la « colonne serveurale » et technique du l’entreprise, est un Français, Renaud Visage (ci-dessous). Pas si standard ça, mais facile à joindre en tout cas ! C’est une introduction en bourse à suivre, et en attendant un tour de $60 millions réalisé en avril dernier, qui porte à $140 millions au total le montant de capital obtenu auprès d’investisseurs. Eventbrite, c’est une meute de concurrents bien loin des 150 millions de tickets bientôt vendus. Très loin. Et les chiffres progressent un peu partout dans le monde avec les 7 langues disponibles.

Eventbrite, ce n’est pas seulement un site web pour des Internautes, c’est la possibilité pour les TPE et PME de promouvoir leur activités en organisant des évènements  en constituant des bases de données clients, et de tirer du revenus. C’est la possibilité pour les grosses entreprises de gérer leurs évènement et de mettre Excel et les maux de tête définitivement à la poubelle. C’est la possibilité pour les créateurs de contenus, les médias, d’avoir un partenaire qualifié et spécialisé pour mettre en place des partenariats tels que ToughMudder récemment, permettant de démultiplier la viralité de leurs évènement à travers 3 pays en même temps. Eventbrite, c’est une société qui vient de racheter 2 startups, l’une basée en Angleterre pour améliorer la découverte d’évènements, l’autre basée en Argentine pour mieux adresser le marché Sud-Américain. Améliorer son produit, se développer internationalement. Standard, mais le signe d’un leader sur son marché, les signes d’une grande société Internet de la Silicon Valley.

Ah, alors si tout cela vous a intéressé, sachez donc qu’Eventbrite est une plateforme de billetterie en ligne en self-service  pour créer des événements, vendre des billets et de gérer les inscriptions à des épreuves de toute sorte et de tout taille.

La société est basée à San Francisco, 651 Brannan Street.

Une semaine dans la Silicon Valley : Wiser Earth

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Il n’y a pas que Tony Hsieh et son entreprise de livraison de bonheur qui soit inspiré à l’idée de contribuer à changer le monde, du moins l’aider dans un secteur dont il a fait sa spécialité. C’est tant mieux d’ailleurs, car à l’époque où le digital semble être la solution à tout problème, ce qui s’écrit dans les livres restent encore un référentiel. Jusqu’à preuve du contraire. Paul Hawken, lui, c’est l’écologie qui lui parle, et sur lequel il écrit depuis 1975 et son premier livre, et surtout « L’écologie du commerce » publié en 1993. Celui qui concerne Wiser Earth, c’est « Blessed Unrest« . Celui que l’on appelle l’entrepreneur hippie prétend qu’un « mouvement sans nom »  » est en train de se forme et va changer le monde. Il conçoit ce «mouvement» dans son livre en développant non pas une idéologie, mais plutôt en cherchant à identifier ce qui est humain et ce qui ne l’est pas, comme un système immunitaire.

« Nous sommes au seuil de l’existence humaine qui fait apparaître un changement fondamental dans la compréhension de notre relation à la nature et à l’autre. Nous passons d’un monde créé par privilège à un monde créé par la communauté. La tendance actuelle de l’histoire est trop difficile à étiqueter , mais des thèmes mondiaux sont en train d’émerger en réponse à la cascade des crises écologiques et de la souffrance humaine. Ces idées incluent la nécessité d’un changement social radical , la réinvention de l’économie de marché, l’autonomisation des femmes, l’activisme à tous les niveaux , et la nécessité d’un contrôle économique localisée. Il y a des appels insistants pour l’autonomie, des appels pour une nouvelle éthique de la ressource fondée sur la tradition des biens communs, qui exige le rétablissement de la primauté culturelle sur l’hégémonie des entreprises, et une demande croissante de transparence radicale dans la politique et la prise de décision des entreprises. Il a été dit que l’environnementalisme a échoué en tant que mouvement, ou pire encore , est décédé . C’est faux. Tout le monde sur la terre sera un écologiste dans un avenir pas trop lointain, conduit par la nécessité de la situation et de l’expérience ». Ce fut publié en 2007.

A cette occasion, Paul a entrepris de créer sur Internet Wiser.org, le répertoire d’associations dans le domaine de la responsabilité sociale et et environnementale qu’il a fallu construire à l’occasion de l’écriture du livre, car il n’y avait aucune source disponible ! Ce répertoire est en fait devenu un réseau social Wiser Earth avec l’incorporation d’éléments permettant de communiquer à travers cette librairie forte de 114.000 organisations à travers le monde, plus de 71.900 membres enregistrés et plus de  2.800 groupes selon des chiffres publiés fin 2012, 7 personnes en charge de l’organisation et une présence à travers des évènements locaux sur près de 40 villes et plus de 20 pays. Peggy Duvette est l’Executive Director en charge de Wiser Earth depuis 2009. Encore un Française à la tête d’une bien belle mission !

Une semaine dans la Silicon Valley : Dallant Networks

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)


Il est difficile d’évoquer Dallant Networks sans préalablement évoquer Victor D’Allant, dont l’histoire de vie ne se résume pas entre l’axe Sorbonne, Paris et Berkeley, Californie, dont il est diplomé, mais va bien au-delà. Victor a commencé comme photo-journaliste, ce qui l’a amené à voyager en Inde, au Bangladesh, au Burkina Faso, en Jordanie, au Yemen, au Brésil, etc., et à se pencher sur la cause humaine, avant de s’y consacrer pleinement en travaillant pour la Fondation Skoll à partir de 2005, l’organisation créée en 1999 par Jeff Skoll, l’autre homme qui a fait eBay.

Canadien d’origine, ingénieur de formation, Jeff Skoll dispose d’une fortune estimée à presque $4 milliards, vit à Los Angeles, loin du brouhaha techno de la Silicon Valley. Il sera l’employé numéro 1 recruté par Pierre Omidyar à plein temps, et son premier Président, qui lui permettra d’encaisser environ $2 milliards au total. Sa fondation distribue environ $40 millions par an.

Après 6 années consacrées au positionnement de la fondation notamment pour en faire l’un des leaders de la communauté online pour entrepreneurs sociaux, Victor a pu réaliser deux rêves : pousser plus loin ses idées sur le sujet en lançant sa propre société de gestion de communautés au service des plus grandes fondations des États-Unis (Bill & Melinda Gates Fondation, Ford Fondation, World Bank…), tout en continuant de s’occuper de la Fondation Skoll, avec l’aide d’une équipe créée sur-mesure… avec notamment sa fille Joséphine, qui à l’écouter a beaucoup appris de son père pour se plonger dans ce type de gestion communautaire d’un autre genre, après, elle aussi, avoir bien voyagé.

Dallant Networks, c’est un réseau de correspondant à travers la planète permettant de gérer des communautés dont l’intérêt concerne les grandes causes de ce monde. C’est également mettre en place des pateformes comme Striking Poverty pour la World Bank, ou encore URB.im pour la Ford Fondation qui donne la parole à des acteurs locaux pour l’un, et qui mettent en lumière des initiatives au sein des villes défavorisées pour l’autre.

Victor fait partie de ces Français de l’étranger, heureux de vivre en Californie, soucieux de pouvoir garder le contact avec son pays, qui lui ne semble pas prêt à mettre en oeuvre le type d’actions qu’il mène avec ses clients américains, à son grand regret. Il y a malheureusement une exception culturelle aussi dans la manière de gérer l’humanitaire en France, pour ce qui concerne les actions menées hors du pays. Même si le nombre de millionaires a tendance à augmenter de nos jours, la gestion communautaire de ceux qui seraient à la tête de fondation (peu nombreux j’en conviens ne semble pas être prioritaire).

Victor intervient comme speaker pour de nombreuses conférences sur les thèmes du « social for good », alors profitez de son expérience lors d’un passage à Paris. La France hurle autant que ses voisins en ce moment pour clamer l’excellence de sa production nationale : elle ferait bien aussi d’écouter un peu plus les résultats de ses concitoyens qui développent des zones d’excellence dans certains domaines à travers le monde, et notamment depuis la Silicon Valley comme Victor D’Allant.

La société a ses bureaux à San Francisco au 1 Market Plaza.

Une semaine dans la Silicon Valley : Scoopit

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Rendre le web plus intelligent. Mieux agréger, mieux catégoriser, plus structuré. Faire que l’on perde le moins de temps possible à chercher un type d’information. Permettre de se créer sa propre histoire, son propre média, trouver des personnes intéressées par les mêmes thématiques. Non, je ne vais pas parler de Flipboard, mais d’une technologie made in Toulouse, que l’on peut dire née en décembre 2006, puis réinventée en 2010 pour devenir une startup de la Silicon Valley, avec une traction en terme d’utilisateurs et des chiffres qui rendent l’histoire plutôt  séduisante : Scoop.it, c’esst de cette startup dont il s’agit.

 

Parler de Scoop.it, c’est aussi parler d’un duo que je leur souhaite d’être gagnant avec Marc Rougier, qui sait convaincre des investisseurs comme personne, et Guillaume Decugis, qui en a vu de toutes les couleurs dans le contenu avec Musiwave notamment (racheté par Microsoft). Quoi que l’on puisse pensez de la curation d’une façon générale et de ses bienfaits dans le domaine de la création de contenus, ce qui reste un élément discutable selon moi, on ne peut nier l’engagement croissant des  internautes à se faire représenter sur le net en fonction des informations qu’ils regroupent, rassemblent. Dis moi ce que tu cures, je te dirai qui tu es, en quelque sorte. Et ça cure, ça hashtag, ça partage, ça publie. En dizaines de millions par mois. Mes chiffres sur Scoopit n’ont pas encore rejoint Flipboard sur la publication des chroniques de ce blog, mais cela s’en rapproche.

« Curate the curators » : ils sont malins, nos deux dirigeants. « On ne peut pas empêcher, et on ne pourra jamais empêcher le (mauvais) bruit sur le web ». L’objectif est de répondre là aussi à une objection majeure de ce type de pratique, qui peut vite dériver et rendre la chose artificielle et ainsi voir les regards se tourner vers une formule plus fiable et plus stable. Les upgrades, chez Scoop.it, on sait faire. Le business model, on sait faire aussi, avec une offre « Pro », « Business » et « Entreprise », aux différences quoique subtiles, montrent toutefois que l’on a pas peur d’aller prendre dans le porte-monnaie des « accros » et des professionnels qui sont devenus utilisateurs à des fins de marketing non plus simplement personnelle, mais au delà.

Souhaitons donc leur l’infini. Et après on nous expliquera qu’il n’y a pas de French Touch dans le domaine du contenu sur Internet.., Si vous leur rendez visite, vous pourrez voir un peu plus loin des caliquots d’une autre startup du Sud Ouest qui s’américanise après un succès d’audience qui présage du bon, MobilesRepublic. Alors, on la fait cette capitale mondiale des contenus en France, avec tous ces ambassadeurs français du contenu présents à San Francisco et ailleurs ?

Une semaine dans la Silicon Valley : Tcho

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Il n’y a pas que la « tech » dans la vie, est-on tenté de penser par moment, à force de subir cette obsession de la part des entrepreneurs de la Silicon Valley, qui veulent nous changer le monde à tout prix. Et le chocolat, alors ? Ses vertus sont bien connues : le chocolat est anti-stress, bon pour le cholestérol, un excellent antioxydant, bon pendant la grossesse (mais pas que) et diminue la tension artérielle. Et voilà qu’une entreprise s’est décidé, depuis fort longtemps déjà, à utiliser les codes des pratiques des nouvelles technologies pour se mettre à fabriquer du chocolat. Tcho, « New American chocolate ». Et on en redemande en fait, et voici pourquoi…

Si vous avez la chance de pouvoir faire un tour (le grand tour) de l’usine qui se trouve Pier 17 le long d el’Embarcadero à San Francisco, et particulièrement avec l’accompagnement exceptionnel de la Présidente, Madame Jane Metcalfe, qui s’exprime dans un français parfait, vous comprendrez pourquoi et comment il est possible d’élever le chocolat au rang d’un produit de qualité supérieure grâce à des méthodes empruntées aux pratiques de la Silicon Valley.

Tout d’abord, le décor : dans une des chambres secrètes de Tcho, il y a des cartes géographiques du Pérou où l’entreprise travaille avec des collectivités de fermiers choisis pour la qualité de leur fève… et une photo de la maison de Steve Jobs où les premiers Mac ont été assemblés, et une du garage de HP, une autre légende locale. Ensuite, on se rend compte au fur et à mesure que le produit est orienté vers un objectif ultime et élémentaire : la satisfaction du client final. Tout comme Facebook et Twitter choient leur utilisateurs finaux qu’ils veulent retenir à tout prix, Tcho veut que le client revienne.

Il n’y a pas de secret : le soin apporté au process est tout autant minutieux qu’un CTO qui implémente de nouvelles méthodes. Constat incroyable : soumis à un travail  harassant, et vendant leur produit aux bas prix réclamés par les multinationales du dé-gout, les fermiers ont oublié de gouter leurs propres produits ! Tcho a fait un veritable travail de R&D sur le terrain avec les coopératives, en les aidant à investir dans du matériel simple à mettre en place, en utilisant des procédés leur facilitant la tâche, en montant des programmes de formation, pour élever la qualité des produits à la source qui vont faire des chocolats Tcho… une expérience haut de gamme. Et ils ont pris goût à leur propre produit, un gage de qualité à la source.

On ne les trouve pas chez Safeway, on ne les trouve pas (ou plus) chez Starbuck, mais chez des distributeurs qualifiés, des endroits spécialisés où l’on vend du bon produit. Sur place, à San Francisco, le matériel a été pensé pour s’adapter aux exigences d’un produit qui ne laisse rien au hasard, tout en s’accordant la possibilité de faire des upgrades, et par exemple aujourd’hui de proposer des produits ayant integré de nouvelles saveurs. Une « chocolate tasting experience » se transforme en festival du goût, où les palais européens retombent sur leurs pâtes de chocolat habituelles.

June Metcalfe et Louis Rossetto ont su recréer la magie qui a fait d’eux les heureux créateurs du magazine Wired, et ils ont su reprendre avec brio le travail des fondateurs qui sont de véritables professionnels du chocolat… et ça marche ! La marque se développe, et la part de chiffre d’affaires réalisé en direct est en train de rendre Tcho maître de son destin, année après année. Petit à petit, le réseau de distribution se développe aux États-Unis, l’Europe viendra bientôt un jour !

Il y a tant à dire et à partager sur ce que l’on peut apprendre sur l’histoire indutrielle de Tcho, si éco-responsable (les fèves sont achetées à leur juste valeur, et même plus), si attachée à la qualité de la collaboration avec les fournisseurs de matières premières que la filière s’en trouve re-valorisée. De la techno bien tournée. Même qu’une application iOS a été développée pour s’assurer que tout tourne bien dans l’usine, à l’image d’un de mes amis, anciens CTO en charge de Farmville, à la grande époque où ce jeu de Zynga sur Facebook passionnait des dizaines de millions de joueurs, qui ne se separait jamais de son iPhone pour s’assurer que les serveurs tournaient bien ronds.

Les chocolats Tcho, « new American Chocolat », bientôt dans votre Bon Marché parisien, amis Parisiens, je vous le souhaite !

https://vimeo.com/70496483

Venez lire l’histoire du couple et de Tcho ici avec plus de détails…

Une semaine dans la Silicon Valley : Matthew Wise

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Ce qui fait la richesse de la Silicon Valley, c’est pour beaucoup ici les valises de $1 à $2 milliards que les principaux VCs actifs de la région (ils sont sont pas nombreux, certainement beaucoup moins de 50) ramènent chaque trimestre de leur chasse aux fonds de pension à travers les États-Unis pour constituer de nouveaux fonds prêts à être distribués par paquets aux différents « entrepreneurs » qui vont venir se présenter à eux.

L’autre richesse que j’y vois c’est aussi cette nouvelle race de conquérants, pas forcément riches financièrement mais avec une ambition à l’image  de ce que ce pays (les États-Unis) peut faire de meilleur (parfois de pire), pour un tiers, et tous les autres qui ont traversé les océans pour prendre possession de la terre promise, la Silicon Valley, prêts à en découdre pour faire aboutir leur projet de vie.

Matthew Wise est de ceux-là. Il a lancé en mars 2013 Cosemble, une startup qui marche sur les pas d’Eventbrite, un des poids-lourd de San Francisco, sur le segment de la création d’évènements et du ticketing, en mode boostrap pour le moment, avec un produit qui se veut résolument plus social. Associer l’évènement avec votre identité digitale, c’est l’ambition déclarée, tout comme Youtube ou Twitter ont trouvé leur propre audience sur différents territoires.

Matthew prend un évident plaisir à se consacrer à son autre passion, après être entrepreneur de startup :  la bouffe ! Enfin, la bouffe, c’est un raccourci, parce que Matthew aime les bonnes choses, et vous aurez plaisir à l’écouter raconter sa visite enchantée d’une cave à champagne d’Épernay. Matthew est un évangeliste pour tout ce qui touche les startups et l’industrie alimentaire à San Francisco. Au delà des différents meetups qu’il organise sur depuis 2011 avec les « tech gourmets », rassemblant startups, investisseurs et passionnés, il a mis en place le premier hackaton dédié aux startups travaillant sur un projet rattaché au « food business » en avril dernier.

Parmi les projets remarqués à cette occasion, on peut citer Tiny Farms, qui explore le domaine des insectes (rendus) comestibles « pour nourrir le monde ». Croyez-y ou pas, il semble qu’il y ait des gens pour croire que c’est plus qu’une mode. L’avenir le dira.

En attendant, rendez-vous en février 2014 à San Francisco pour un nouveau Hackaton… peut être avant sur Paris, Matthew rêve d’y revenir bientôt !

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Hampton Creek Foods

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

S’il y a bien un domaine où les choses évoluent peu dans le secteur des nouvelles technologies, c’est dans l’industrie alimentaire. Prendre des photos de ses dîners pour les publier sur Facebook, ça marche. Publier des revues sur Yelp, ça marche. Les sites permettant de faire de la livraison de repas à domicile, au bureau, ça marche. Ca marche, ça marche, ça marche. Et alors ? Quoi de neuf ?

Et bien il y a Hampton Creek Foods, par exemple. Le CEO, Josh Tetrick, est une entrepreneur de type social, qui s’est déjà fait remarquer alors qu’il était en charge de la startup 33needs, une application web permettant de aux entrepreneurs désireux de résoudre les problèmes majeurs de notre monde de faire appel au financement aupr¡es des personnes physiques, selon le même modèle que Kickstarter ou Indiegogo. A ce titre, Josh est intervenu dans bon nombre de conférences sur ce thème.

Désormais, pour faire court, Josh veut rendre la nourriture plus saine en remplaçant les oeufs par des algues : vos cookies, votre mayonnaise ne vous rendront plus malade ! A mort le cholesterol, vive les plantes ! Comme c’est un sujet sérieux, Josh prend le problème sur différents angles : scientifique, culinaire, avec une équipe de spécialistes dans chaque domaine, des gens pour manipuler les molécules et d’autres le four à cookies. Pour finalement arriver au résultat final : le bout goût, le juste goût.  Avec $1 million sur le compte en banque depuis peu. Le produit s’appelle : « Beyonds eggs ». Mesdames les poules, rassurez vous, fini bientôt les chaînes de pontes,  Hampton Creek Foods va bientôt vous libérer de cette lourde charge de productivité qui pèse sur vos plumes.

 

Ce secteur a été jugé comme stratégiquement essentiel aux yeux de certains investisseurs comme Peter Thiel, l’un des co-fondateurs de Paypal faisant part de ce que l’on appelle ici la Paypal mafia tant l’équipe qui a fait fortune avec la vente de leur startup à eBay est présente sur les bons coups de la Valley en terme de capital risque en mode early-stage. Il a notamment créé Breakout Labs qui conjugue biologie et technologie, un cocktail qui pourrait devenir explosif après ce qu’il faut de recherche fondamentale… qui ne devrait pas avoir de problèmes de business model comme ses nombreux cousins de la Silicon Valley, car à l’évidence les domaines de la médecine et de la santé sont des sources de revenus faciles à mettre en place… Et l’argent que Peter Thiel peut investir n’est jamais un véritable hasard.

En tout cas, grâce à cette dégustation, dont peu on eu la chance de participer, on se sent un peu comme un cosmonaute qui touche la lune, car c’est une veritable épreuve scientifique qu’a lancé la startup, même si le plateau préparé en toute urgence à livrer avait pour destinataire Bill Gates, l’un des investisseurs de sa société. Les investisseurs enthousiastes ne font pas un marché, surtout quand il s’agit de définir ce que l’on va trouver dans notre assiette.

Hampton Creek Foods aété créée en  septembre 2011. La société est basée à 371 10th Street San Francisco.

Un petit tour pour ceux qui n’auront pas la chance de voir la startup de près cet après-midi…

Update : je pense qu’il est indispensable d’écouter Josh dans un talk qu’il a effectué à Edmonton au Canada…

Une semaine dans la Silicon Valley : Lightt

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

L’explosion des applications de prises de photographies reste un grand mystère pour moi. Depuis Flickr, repris en main par Yahoo!, tout le monde s’y met et pour le moment le grand gagnant sont les fondateurs d’Instagram qui se sont fait racheter $1 milliard par Mark Zuckerberg. Je veux dire Facebook. Le dernier truc à la mode, c’est Frontback  qui permet de publier deux photos en une en utilisant le deux caméras, et ça plait beaucoup parce que ça permet à tous les coups de publier sa tronche dedans. Et ça, le geek il aime bien se voir en photo, à tel point qu’on lui a donné un nom à ce type de photographie : une « selfie » (pour « self » qui veut dire soi même en anglais). Il y a aussi toutes ses applications qui permettent de publier des bouffies (ça c’est moi qui l’ai inventé : des photographies de bouffes), etc. Et on en fait quoi, après, de ces photos qu’on a prises ? Elles sont où ? Cette société des nouvelles technologies n’arrêtent pas de nous faire vivre avec notre présent, alors que dans le domaine de la photo, ce qui nous intéresse, c’est un peu le passé aussi, non ?! Et comment on fait ?!

Évidemment il y a Lightt ! Avec 2 « t’ !

A première vue, cela ressemble à Vine. Vous savez, le truc qui fait comme Instagram avec des vidéos, la nouvelle coqueluche des marques et des buzzeurs débiles en tout genre. Mais ce n’est pas cela du tout. Historiquement, Lightt permettait de prendre des photos venant s’inscrire dans un stream horizontale qui donne l’impression de faire défiler sa vie, puisqu’il est très facile de revenir en arrière, il s’agit de faire glisser le défilé des photographies en arrière. Puis les photos sont devenues de courtes vidéos, que l’on peut éditer, et comme pour les films muets, le son est ensuite apparu !

Il est donc possible de créer un « fil de vie » tout en image et en son, avec possibilité d’utiliser des filtres spéciaux pour faire des effets « fun », comme Mixbit lancé il y a peu par les anciens fondateurs de Youtube. Lightt se consulte comme un véritable album photos digital, qu’il est possible de partager avec ses proches (l’objectif est un peu comme avec Path de rester dans un cercle restreint, mais il n’y a pas de limitation du nombre de connexions), et les vidéos sont publiables aussi sur les réseaux sociaux.

Il y a plein de « bouffies » sur Lightt, je vous laisse aller faire un tour sur leur blog qui publie les meilleurs productions du moment. On sent que les gens sont là pour laisser des images de moments de leur vie, pas pour faire des exploits les plus idiots possibles. Une autre vision de ce que l’on peut faire avec un téléphone portable, une dimension plus humaine.

Lightt aété créée en  2011, et a été essentiellement « bootstrappée » par son fondateur Alex Mostoufi. La société est basée au 1 Market Plaza à San Francisco, au sein du co-working space Soma Central.

 

 

 

 

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Traackr

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Il faut le dire et le répéter : si vous êtes intéressés par les nouvelles technologies, spécialement certaines disciplines comme le traitement des données, et que vous venez dans la Silicon Valley exprès, il est conseillé de savoir parler français. Parce que vous pouvez êtes sur qu’il y a un français caché quelque part, derrière une startup qui traite de ce domaine spécifique (ou bien d’autres d’ailleurs), soit aux commandes comme c’est le cas pour Traackr, ou bien aux manettes de  la technologie en tant que CTO ou VP Engineering. Nos formations supérieures en ingénieurs en tout genre font plein d’heureux ici, à commencer par les recruteurs de startups. Mais elle rendent également heureux les investisseurs, qui savent que les technologies made in France sont sûres et solides, elle s’auto-financent grâce à un système généreux de subventions dont c’est la grande spécialité en France, et elles vont forcément leur « couter » moins cher, car en général les entrepreneurs qui viennent chercher des capitaux qu’ils ne pensent pas trouver « à la maison » (en fait, qu’ils n’arrivent pas à trouver) seront moins exigeants que des produits locaux « made in Stanford » ou « made in Berkeley », à qui ont n’oublie pas des verser quelques bulles d’Internet dans le biberon.

Traackr, c’est l’outil indispensable pour toutes ces marques qui achètent du Facebook ou du Twitter ou du Pinterest a gogo sans trop savoir pourquoi « mais faut bien le faire parce que les autres le font » et que « mon agence et ben je la paye pour ça ». Comme je dis toujours, pour arrêter de fumer, et bien il faut connaître son ennemi et savoir à quoi s’attendre en cas de rechute. Pour le social media, c’est pareil : à quoi bon lancer des carottes sur Facebook alors qu’on ne sait même pas s’il y a des lapins qui y trainent ? Avec des outils comme Traackr, il est possible d’affiner la visibilité que l’on a de ses clients, de ses fans, des influençeurs qui se trouvent dans votre cible de marchés. Bref, y voir un peu plus clair dans ce social media où l’on a l’impression d’entendre aboyer beaucoup de caravanes qui passent, sans jamais vraiment savoir si c’est la bonne qui passe.

J’ai justement eu une conversation intéressante avec Pierre-Loic Assayag, l’un de co-fondateurs de Traackr, à une époque où l’on enregistrait encore en mode vertical, donc vous m’excuserez pour les deux bandes noires de part et d’autre :

Traackr fait partie de ces outils, tout comme eCairn, autre produit français de la Silicon Valley, qui rendent intelligent n’importe quel service marketing, parce que tout simplement cela leur ouvre la vue des autoroutes du social media.

Traackr a été créée en février 2008, a obtenu pour le moment $2,5 millions, fait déjà du chiffre d’affaires (bien sûr) et se développe commercialement tant aux États-Unis qu’en Europe et en France notamment. Deux des co-fondateurs sont français, avec Pierre-Loic donc et David Chancogne, qui est CTO.

La société est basée à San Francisco, 901 Mission Street.

 

 

 

 

Une semaine dans la Silicon Valley : Women 2.0

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

On ne va pas revenir sur le fait que la technologie est un monde concernant essentiellement la gente masculine. Il suffut de se rendre à quelques évènements de geeks, ou de consulter les statistiques de créations de startups, pour se rendre à l’évidence qu’il y a encore quelques progrès à faire pour l’égalité des sexes. Certaines universités comme Carnegie Mellon ont décider de recruter plus de femmes pour leur cursus de science de l’informatique, comme quoi il s’agir de rendre la science un peu plus intelligente pour convaincre ces demoiselles de venir s’essayer aux codes de programmation. Sur le terrain, ce sont des femmes qui ont décidé de consolider les communautés de femmes dans le domaine des technologies, et elles sont quelques unes à avoir pris le leadership sur une entreprise, une startup : Marissa Mayer, CEO d eYahoo!, Sheryl Sandberg, la COO de Facebook, Leah Busque, à la tête de TaskRabbit et ses $37,3 millions de fonds levés, Julia Hartz, co-fondatrice de la société Eventbrite avec son époux, Caterina Fake, la fondatrice de Flickr désormais Business Angel… la liste est en fait très longue.

Il y a d’autres femmes qui ont le sens de la communauté dans la peau, et Shaherose Charania fait partie de cette catégories. Avec deux autres femmes actives dans le domaines des technologies à San Francisco, Shaherose a fondé en 2006 Women 2.0, un groupe qui anime des évènements et des séminaires. L’organisation a obtenu des fonds de la part de la Kaufmann Fundation, qui sponsorise un certain nombre d’organisations « non profit » aux États-Unis dans la technologie et les startups. Il y a même eu une « spin-off » de l’association qui est devenue Founders Labs, avec un focus sur l’industrie du mobile.

Le prochain évènement organisé par l’organisation aura lieu les 14 et 15 novembre prochain, devinez où… Las Vegas. Décidément, il s’en passe des choses à Las Vegas, et pour le coup, vous pourrez être sûr que c’est pour la bonne cause des femmes. Il serait temps que les choses bougent, et pas seulement que dans la technologie ou bien l’hémicycle de l’Assemblée Nationale française. Comme souvent, la Silicon Valley se veut d’être un exemple. Il y aura 14% d’hommes présents lors de cette conférence, selon les statistiques. On y parlera de toutes sortes de disciplines (e-commerce, fashion, imprimantes 3D…), on y pitchera devant des investisseurs, et on aura l’occasion d’aborder des sujets de fond quoique malheureusement inhabituels : « L’impact social amplifié par les technologies (au sens que cela apporte dans la vie de tous les jours) », « Le futur de votre vie sentimentale (sous -entendu, à travers les pixels et les algorithmes) »…

Shaherose Charania est co-fondatrice et CEO de Woman 2.0, et CEO de Founder Labs, un incubateur d’idées pour des applications mobiles.

L’organisation est basée à Hatch Today, 645 Harrison St. Suite 200. San Francisco.