L’actualité High-tech du jour : Foursquare

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Foursquare

Non, Foursquare n’est pas mort. Cela fait un bail que je parle de la startup New-Yorkaise dans ces colonnes, et tout le monde sait que Dennis Crowley, le fondateur,  s’est éloigné de la Silicon Valley pour y retourner et se venger, suite à des mésaventures dans des expériences entrepreneuriales précédentes. Mais tout de même, quelle persévérance !

Parce qu’il faut bien le reconnaitre : qui aujourd’hui continue de se servir de Foursquare, à part quelques nerds ici et là ? À qui ça sert donc, de savoir que tu fais un check-in, ici ou là ? C’est le selfie du tweet, avec beaucoup moins de succès, c’est clair. Foursquare a tenté la diversion récemment en transformant son application mobile en « Swarm« . Pas folle, la guêpe. Nouveau coup de pub, deux applications à gérer qui se renvoient la balle de la viralité. Foursquare est devenue la startup dont il faut utiliser les APIs, c’est à dire les lignes de codes donnant accès à certaines informations de leur base de données, et avoir ainsi accès à des milliers de POI (« point of interest »), points de géolocalisation qui peuvent être exploités par des applications tierces.

Foursquare

Foursquare a reçu un peu d’oxygène de la part de Microsoft en Février 2014 ($15 millions). Crowley, qui a toujours été malin à l’idée de solliciter les médias, sait faire parler de lui dans la presse people et tech de la Silicon Valley, qui veut nous donner l’impression qu’il se passe toujours quelque chose du coté de Foursquare. Parce que Foursquare, c’est cool. Ça me fait penser à la série des Martine : « Foursquare crée le checkin dans le monde entier ». « Foursquare crée le checkin dans ta salle de bain ». « Foursquare dans la Silicon Valley ». »Foursquare et la liste des top 20 restaurants à New York ». Etc.

Le dernier coup de pub, c’est l’annonce de sa plateforme de publicité Pinpoint qui va notamment exploiter cet historique des points de géolocalisation. Probablement sous-traitée, cette opération est censée montrer la vision de l’entreprise, son maintien d’activité, alors qu’il semble qu’il y ait une grosse rumeur de rachat par Yahoo!, ce qui doit être le cas depuis des mois. Avec $162 millions d’investissements déjà engloutis, ça va faire travailler pas mal d’analystes pour définir le juste prix !

Car forcément ,Foursquare a perdu la bataille du consommateur. Foursquare, malgré tous les articles de MG Siegler sur Techcrunch en son temps (j’ai toujours trouvé ça suspect, cette proximité de l’époque de certains blogueurs avec quelques startups, dont Foursquare), et les blog-posts appuyés d’un de ses investisseurs, le visionnaire Fred Wilson (rien à voir avec les raquettes de tennis), Dennis Crowley a surtout convaincu dans sa vision de la gamification des investisseurs, et la dernière qui sera peut être par Marissa Mayer : c’est sans doute sa dernière chance.

On ne se lance pas comme ça dans le monde de la publicité, qui va sans doute réclamer au moins 6 mois pour arriver à un niveau d’activité satisfaisant, en convaincant les différents annonceurs potentiels. Avoir Fedex et AT&T dans sa pipeline de clients est certes une bonne chose, mais développer ce type d’activité sur une plateforme que je ne crois pas en croissance d’utilisateurs, proposer de créer des segments utilisant des données comportementales avec les historiques de données de géolocalisation ne devraient pas vraiment suffire.

Good luck Pinpoint! Dennis Crowley, fais nous rêver !!!

Pinpoint

Mardi 14 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : Twitter

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Twitter

Malgré ce rendez-vous manqué dans les locaux de San Francisco de Twitter en Novembre 2007, j’ai une sorte d’affection pour ce réseau social depuis mon inscription en mars 2007 pour ce réseau social qui a absolument changé la façon dont on communique aujourd’hui. Linkedin a changé la façon dont on fonctionne dans notre environnement professionnel, Twitter a révolutionné la façon dont on communique dans notre vie personnelle.

Attention, je ne cautionne pas la façon dont on se sert de Twitter, qui ressemble à mon goût un peu trop à la dictature de la bêtise (du fait de cette impérieuse nécessité de dire ce que l’on pense). Mais franchement, quel bonheur de pouvoir joindre à peu près qui est inscrit sur Twitter, de casser les barrières sociales, les zones géographiques, quel moyen incroyable de rester connecté au monde 24 heures sur 24 !

La startup a été créée en mars 2006, a levé $1.2 milliards, a été cotée en bourse en novembre 2013, vaut dans les $50 l’action, a fait 42 acquisitions, réalisé un chiffre d’affaires de $500 millions pour une perte de $125 millions en 2004. C’est peu dire que la société se cherche malgré tout.. Les rumeurs de rachat de Twitter par Google me font bien marrer. Twitter est devenu un bien public, dans sa forme, bien que détenue par des capitaux privés : c’est comme ça que je vois les choses. Les tweets, ce sont des mots que tout le monde peut s’approprier, consulter, répéter, déformer, exagérer, colporter.

J’en arrive à la nouvelle et mon interrogation : il y a peu, la startup Meerkat a lancé une nouvelle application mobile permettant de publier une vidéo enregistrée avec leur application, utilisant Twitter comme plateforme de distribution. Jusque là tout va bien, la startup en est à plusieurs tentatives de produits (comme souvent), ce sont des experts de la vidéo issu de la Startup Nation et celle-ci semble avoir trouvé le bon filon : ça buzz dans la presse spécialisée, les chiffres et les témoignages se succèdent. Mais il y a un os, ou plutôt un Periscope qui va venir mettre le bazar, puisque c’est une société rachetée par Twitter le 10 mars 2015.Meerkat vient juste de lever $14 millions le 27 mars 2015. Il y a même un idiot de journaliste tech qui a été pour lancer le buzz sur Meerkat le 1er mars 2015 : « Meerkat, la société que devrait racheter Twitter ». Mais bon, c’est Periscope, entreprise plus récente, un serpent à 3 têtes dont l’acquisition ressemble plus à un recrutement mais enfin on est dans la Silicon Valley quand même !

Twitter a décidé de bloquer la route à Meerkat, notamment, dans un premier temps, en demandant aux grosses écuries sur Twitter comme les célébrités ou les agences de média de ne plus l’utiliser pour diffuser leur vidéo live. Sous peine de punition dans l’arrière-cour des chambres publicitaires, en coupant l’accès à des sources de revenus. Twitter a déjà tué des startups en leur interdisant l’accès sous prétexte d’utiliser leur plateforme via des tweets, par exemple la startup Ribbon voulant utiliser des tweets pour effectuer des paiements… ce qui sera fait avec des établissements financiers ultérieurement. Sabotage ! Les petits jeunes n’ont eu qu’une seule chose à faire : aller chercher un travail. Que Meerkat ait soit disant chercher à recruter des utilisateurs de cette autre application de Twitter, Vine, me paraît plus naturel, il faut bien trouver des tunnels de croissance, à une période où le growth hacking reste une des meilleures règles marketing.

Je pressens que Twitter ne vas pas s’amuser définitivement à saboter les produits utilisant sa voie publique, et que des avocats malins vont trouver les faiblesses qui doivent exister pour équilibrer des rapports de force qui me paraissent dangereusement trop en faveur de Twitter, qui bien que mettant à disposition un outil gratuit, se sert bien du contenu qui y circule. Il appartient à qui, mon tweet. A moi ou à Twitter ? Je sens qu’il y a là du potentiel pour des discussions de copyright sans fin, et je trouve naïvement cette attitude de Twitter dérangeante, même si certainement juridiquement justifiée.

L’investisseur Chris Sacca, qui est venu prêter main forte à l’équipe de Twitter, allez savoir pourquoi, n’a pas intérêt à me passer un coup de fil demandant de ne plus utiliser Meerkat… dont je ne me sers pas par ailleurs. J’ai arrêté le streaming live depuis que je me suis fait voler mon Nokia en 2008 alors que j’utilisait Qik (racheté par Skype depuis), donc Microsoft. C’est « old school » tout ça.

Meerkat

Lundi 13 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : CapitolBells et Cloakroom

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Cloakroom

Alors que les campagnes de hacking se poursuivent, semaines après semaines (ce fut le cas de la société Sendgrid tout récemment), les leçons ne semblent pas encore tirées, sauf que visiblement le monde des startups ne manquent pas d’imagination pour tirer profit des deux effets majeurs de monde connecté d’aujourd’hui : le réseau social et la géo-localisation. Faisons pour une fois un crochet vers la Côte Est…

La société Capitol Bells vient de proposer une application mobile appelée Cloakroom qui permet d’engager des discussions anonymes dans un cercle restreint autour d’un point bien précis à l’intérieur de Washington DC…en fait aux alentours du Capitol, le siège du Congrès Américain, le pouvoir législatif des États-Unis. Capitol Bells se présente comme une société composée de « civil hackers », est c’est amusant de voir ce type de lobbying mélangé à une certaine forme de hacking, prendre sa source aux États-Unis, pays qui ne cache pas sa détestation à l’égard d’individus comme Edward Snowden, qui a un peu changé des choses dans ce pays.

Il y a eu la mode des applications anonymes telles que Secret, où il est possible d’aller se défouler sur les questions plus ou moins innocentes de contributeurs anonymes… repère de certains obsédés trop paresseux de remplir leur profil sur Tinder sans doute, ou de ceux qui s’ennuient au sein d’une société Américaine… très conventionnelle, malgré les efforts de la communauté abonnée à Burningman. Il y a Firechat, développé par la startup OpenGarden, un réseau qui peut se développer à travers les téléphones portables sans passer par les réseaux cellulaires.

Et bien, peut être demain, les membres du Congrès pourront se passer des petits billets anonymes alors qu’ils se déchirent devant les médias Américains. Peut être qu’une prochaine fois, ils pourront se challenger intelligemment entre eux afin de permettre à des lois essentielles d’être votée, telle que celle récente qui était destiné à protéger les victimes du traffic sexuel qui n’a pas été votée faute de nombre de votes suffisants.

Vous imaginez Manuel Valls envoyant un message anonyme à Marion Maréchal-Le Pen ? On n’arrête pas le progrès. Au moins, les Énarques de tout bord au Parlement disposerait d’un outil adapté pour organiser en toute tranquillité les banquets annuels des Anciens Élèves de l’école. Une certaine forme d’outil qui favorise la neutralité du Net, ou je n’ai rien compris ?!

Commode, Cloakroom. D’abord, aucune information ne sera stockée. « Je le jure. ». C’est cela oui… Tout peut être supprimé, message, compte, à n’importe quel moment, dit le communiqué. Encore heureux ! Ensuite, beaucoup de membres du Congrès hésitent à utiliser les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, et on les comprend, vu le niveau de certains parlementaires Français, on n’imagine ce que des politiques peuvent bien tweeter comme âneries. Il est possible de partager des photos. Quelle innovation ! Il est possible de trouver des informations très importantes, comme des membres des équipes qui découvrent qu’ils travaillent sur les mêmes sujets. Pas mal avec seulement 600 utilisateurs. Ils risquent même de se copier. On peut publier des blagues. Ça promet. On ne peut pas empêcher les journalistes d’y accéder. Ah mince. Il faut créer un alias pour pouvoir se servir de l’application, et on peut ouvrir 5 profils différents. Histoire de brouiller les pistes. Un profil par courant politique. C’est prêt à être exporté chez nous ce truc.

Tout sauf un cloaque, cette application mobile, souhaitons le… Je rêve de voir ça en France, vraiment. CapitolBells a levé $500,000 pour développer Cloakroom. Vive l’Amérique !

CapitolBells

Suivre Capitol Bells sur Twitter : @CapitolBells

 Vendredi 10 avril 2015

A lundi pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : TheRealReal et ses $40 millions

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TheRealReal

J’aime les belles coincidences. La porte que vous voyez ci-dessus, c’est la porte d’accès d’une entreprise de San Francisco qui vient de lever $40 millions, que j’ai visité hier grâce à une vieille connaissance. Ça m’a donné l’impression d’être un journaliste sur un scoop, alors que bien évidemment ce n’est pas mon métier (je le répète, au cas où), et que j’étais là pour réveiller de vieux souvenirs. La personne qui m’a fait visiter ses locaux dans ce grand entrepôt m’avait fait visiter quelque chose de similaire, là-haut, dans la banlieue Nord de Paris.

Cette société, qui n’a pas eu le succès escompté aux États-Unis, c’est vente-privée.com que j’ai eu le plaisir de fréquenter un peu au début de ma période à San Francisco. La société qui vient de lever cette jolie somme, c’est TheRealReal. C’est une entreprise de « luxury consignment », en bon Français qui sert de consigne à des objets de luxe. Qui peuvent se vendre pendant la période de consigne, comme vous pouvez bien l’imaginer. C’est Techcrunch qui le cite, donc naturellement je ne vais trahir aucun secret, le chiffre d’affaires pourrait être entre $100 à $200 millions, pour une société qui pourrait vous donner la chance de porter une robe qui a appartenu à Beyoncé, un sac rococo de Rihanna, ou une paire d’escarpin de Kim Kardashian. Que des grosses marques, je vous dis, pour cette entreprise créée en mars 2011 par une entrepreneuse du Net, Julie Wainwright, connue pour avoir été CEO de la société pionnière dans l’e-commerce Real.com en 1997, puis Pets.com en 1999, pour refaire l’histoire un tantinet. Sa rencontre avec Rati Levesque, connue elle aussi pour ses beaux succès dans le business du fashion, a fait le reste. Elles s’emploient toutes deux depuis à rendre le luxe un peu plus accessible, avec un business qui ressemble comme deux gouttes d’eau au métier des ventes privées, mais avec ce petit parfum sulfureux des stars de Los Angeles, où le business est le plus porteur pour cette startup aux désormais $83 millions de fonds levés.

La société dispose d’une équipe disséminée dans 18 villes pour aller authentifier les produits et les marques de luxe dans les garde-robes de ces dames, qui viennent donc faire le pick-up. Pour ce qui est reçu directement parTheRealReal, il y a une équipe qui réceptionne et valide l’authenticité des produits, qui sont ensuite dans la foulée mis en boite pour être mis en ligne dans le catalogue… une belle petite fourmilière, avec cet épice propre à San Francisco, dans une entreprise où se côtoient toutes les nationalités. Ça donne une petit coté fashion à une ville qui est plus connue pour son coté hippie, ça nous change.

Cette obsession de la recherche d’authenticité dans ce marché de niche qu’est le produit de luxe est censé aider dans la compétition avec le gros concurrent qu’est eBay, alors que le mastodonte de San Jose annonce faire entre $2 et $4 milliards dans ce segment. C’est tout de même franchement moins sexy, il faut bien avouer, de vendre sur eBay, ce qui donne de belle chance à la startup de San Francisco de poursuivre cette belle croissance et la route prometteuse d’une Serie D qui sent bon la Côte Est j’imagine. En chiffres, cela donne 3,5 million de membres, 315 salariés et des livraisons dans 61 pays, avec à ce jour 1 millions d’articles vendus. Et quand on pense à certains pays d’Asie qui raffolent de Louis Vuitton et toute la smalah.

Le prix proposé correspond entre 60 à 70% du prix d’origine du produit. Pour les hommes, qui ne sont tout de même pas oubliés, on va parler de bijoux et de montres, ce qui ne surprendra personne. N’en déplaise à Apple, ça reste encore un sacré marché, les montres d’hommes.

PS : si vous voulez faire un tour sur le site, inscription obligatoire. On veut savoir qui vient regarder les collections de ces belles dames !

TheRealReal

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L’actualité High-tech du jour : Jeff Bezos veut vous envoyer en l’air

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

BlueOrigin

J’aurais pu vous parler aujourd’hui du retour de Mark Pincus au manche de Zynga, de ces sociétés aux valorisations de plus du milliard de dollar qui ont fait parler d’elle comme Sprinklr (qui rachète GetSatisfaction, entreprise rencontrée il y a bien longtemps dans les bureaux de South Park, installé dans les anciens bureaux d’un certain… Twitter), Domo (levée de fonds de $200 millions avec une valorisation de $2 milliards… ils sortent d’où ceux-là ?!), Square, Twitter, … c’est fou ce que la société moderne a comme effet sur le monde de l’entreprise qui soudainement voit fleurir toutes ces startups qui valent des milliards. Des milliards qui trainent dans des fichiers Excel compliqués, validés par des auditeurs en mal d’honoraires. Peut être que tous ces serials entrepreneurs vont nous le sauver, ce monde du capitalisme, allez savoir.

Non, j’ai choisi de parler de choses concrètes et à défaut de parler de la Silicon Valley, nous remontons un peu au Nord de la Côte Ouest des États-Unis pour évoquer Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, dont le siège est à Seattle. Nous avons déjà un fêlé  en Californie en la personne d’Elon Musk qui, au contact de la Nasa, qui a des bureaux près de chez Google, à Mountain View, s’est mis en tête de révolutionner l’industrie spatiale avec Space-X, créé en 2001, et nous construit des fusées non jetables qui reviennent à la niche sans dégâts. Pas de jaloux, Bezos a choisi de faire pareil en 2011 en créant BlueOrigin à Kent, dans l’État du Washington. Après tout, Sir Branson l’a bien fait lui aussi. Et il paye les pots récemment cassés le pauvre, tuant tout de même un pilote dans l’affaire l’année passée dans des essais de sa navette à faire des voyages dans l’espace.

Ça ne vous cause pas, Kent ? C’est la banlieue de Seattle, quelques 120.000 habitants, connu pour être un centre important de la société Boeing. Ben oui, Bezos ne vas tout de même pas aller chercher la main d’oeuvre dans les déserts du Nevada. Donc, BlueOrigin est en train de passer petit à petit les tests nécessaire à cette industrie d’une grande exigence, tant technique que financière. Ils vont bientôt accrocher la capsule au tout et faire des essais cette année. Lui aussi veut révolutionner l’industrie aéro-spatiale, et explorer le système solaire. Le bébé s’appelle BE-3.

BlueOrigin BE-3
April 7, 2015 – Blue Origin’s BE-3 engine throttles to its maximum 110,000-lbf thrust during acceptance testing at the company’s dedicated facility in West Texas.

Les Américains sont restés de grands cow-boys, à toujours vouloir conquérir plus. Amazon, le Washington Post pour l’un, Paypal, Tesla, Hyperloop et j’en passe pour l’autre, la métaphore est facile en les imaginant conquérants de l’espace. C’est sur qu’entre les sécheresses Californiennes qui durent et les tremblements de terre qui comment à inquiéter dans les regions où l’on exploite le gaz de schiste, la Terre va bientôt être complètement pourrie, et il est grand temps pour ces géants du digital à explorer l’au-delà. Vive l’Amérique.

Jeff qui regarde sa fusée qui s'envole

Vous disiez, au sujet de Twitter, vous penseriez que j’en parlerais ? Racheté par Google, Yahoo! ? Par la bonne et moi ? Je vais vous dire : je m’en fous. C’est de la non-information. On verra bien ce qui se passe. Laissons les bosser et on en parlera une fois que c’est fait.

Suivre BlueOrigin sur Twitter : @BlueOrigin

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L’actualité High-tech du jour : Google et un nouvel Explorator

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La recherche connectée

Internet est en train de passer à une nouvelle étape… enfin on s’y essaye avec Google, et une nouvelle pépite de Garrett Camp, co-fondateur de StumbleUpon (et accessoirement d’Uber), Explorator.

L’avènement de la « sharing econmy », ou économie collaborative, est une victoire des utilisateurs d’un autre monde, le world wide web, qui s’attaque petit à petit à des pans entiers d’industrie ou de métiers qui n’ont pas évolué probablement depuis l’après-guerre (du moins c’est le sentiment que ça donne, sachant que pour être honnête je n’ai pu jugé par moi même que depuis la crise pétrolière qui a du certainement tout figer dans le temps, va savoir). Internet, ça met les gens en relation directe pour faire du business : je te loue mon appartement, tu me déposes à la gare en voiture, tu me prêtes de l’argent. Macron en a rêvé, Internet l’a fait : la dérégulation. Mais bon, la Loi Macron, c’est un peu un pet de moineau à coté de cette nouvelle génération d’Internet qui voit des pans de métiers qui aujourd’hui peuvent être remplacés par un site web, une application mobile, et une solution de paiement intégrée.

C’est quoi cette nouvelle étape ? Se servir de toutes ces lignes de codes et essaye d’en tirer une substantifique moelle d’intelligence artificielle, à défaut d’en construire un cerveau. Aller au delà de la transaction simple, et « scaler » comme on dit en langage startup, élargir le potentiel des transactions rendues possibles par la technologie. Aller plus loin dans la proposition de valeur, la transaction, histoire de faire encore plus de revenus, et pas uniquement suggérer. L’e-commerce, c’est bien gentil, mais dans le service à la personne, il y a tout autant à conquérir en part de marché. Nous ne sommes donc pas surpris de voir Google venir rejoindre la danse des TaskRabbit et autres amuses-gueule dont les seules performances pour le moment ont été de dépenser l’argent bien gagné auprès des investisseurs. Des sources bien informées prétendraient que Google se prépare à aller un poil plus loin que la simple requête, en allant jusqu’à proposer la mise en relation lorsqu’elle est possible. Les Pages Jaunes en ont rêvé, Google va le faire, il en a largement les moyens. Google a travaillé sur suffisamment de produits web pour avoir une petite idée sur le sujet, et ses 30.000 ingénieurs lui donnent les moyens d’appuyer sur les boutons qui vont bien pour délivrer prochainement le service adéquat. Enfin, en principe. Et puisqu’on parle de TaskRabbit, Amazon vient de signer un partenariat avec la startup de San Francisco afin de lancer un service similaire, déjà actif…

Garrett Camp

Je parlais du co-fondateur d’Uber, Garrett Camp. La logistique, ça le connait puisque c’est un peu ce qu’est devenu Uber, avec le succès que l’on sait. Après avoir créé la startup qui déplace des millions de personnes par mois à travers le monde, on a quelques idées pour exaucer un peu n’importe quel voeu, tant qu’il est possible de se servir d’Internet comme un vecteur. Le Canadien d’origine a monté son propre incubateur sur San Francisco, Expa, qui travaille sur différents projets, des idées de business pour être précis. Il embauche des équipes de développeurs, et quand le sujet devient sérieux, trouve et embauche le CEO qui va aller avec. La startup Reserve en est un exemple dans le domaine du concierge digital spécialisé dans la restauration.

Là, c’est Operator, au nom digne d’un rôle taillé sur mesure pour Schwarzenegger. Les consommateurs commencent à s’habituer à se servir de leur smartphone pour utiliser des services comme Uber, ils commencent à être murs pour passer d’autres commandes de services, que ce soit des besoins simples ou des commandes complexes… Il faudra attendre un peu pour en savoir plus, le service pour le moment ne reçoit que les demandes d’invitations au service. Mais il paraît qu’il serait capable de faire papa-maman.

Operator

 

Suivre Expa sur Twitter : @Expa

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L’actualité High-tech du jour : Kifi… garde le et trouve le !

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Kifi

Je le préviens à l’avance, ce post va être ce que j’appelle un gros post de midinette pour un produit que je viens de découvrir et que je trouve absolument bien foutu ! Pour une fois, ça va être du positif à tout bout de chapitre, ça va nous changer. Non, je ne vous ai pas découvert le prochain réseau social : que ce soit clair, personne ne sait où il se trouve. Si tu as été embauché comme Directeur de l’Innovation et du Digital et que c’est la première question que tu te poses, va plutôt chercher un travail de fonctionnaire dans la French Tech, je suis sûr qu’ils vont y arriver là-bas, tellement qu’ils sont persuadés de créer le prochain Google… Français.

J’ai tout simplement découvert un produit bien sous toute couture : multiplateforme, déjà. D’accord, FortyTwo a été créée en janvier 2012, ils ont eu tout le temps pour fignoler, il en a coulé de l’eau sous les ponts de Los Altos. Enfin, plus beaucoup, parce que si vous ne le saviez pas déjà, la Californie affronte une sécheresse de 4 ans qui commence a taper sévère dans les réserves d’eau, un peu maigres à la base. Comme l’âge de cette startup qui vient juste de sortir sa beta de Kifi. C’est donc parti pour un travail bien propre, avec le site web, l’application iOS et Android. Le tiercé gagnant.

Le pitch ensuite : « Connecting people with knowledge », qui doit être compris comme connecter les gens avec le savoir, c’est à dire rapprocher l’utilisateur de la connaissance. Il en a bien besoin, tellement c’est le bordel sur Internet pour y retrouver ses petits. d’abord, il y a Google, et puis pour le reste, débrouillez vous ? Avant il y avait Google Reader, maintenant il y a Feedly. Avant (bleu-blanc-rouge oblige), il y avait Netvibes, maintenant il y a Reddit. Delicious, StumbleUpon. Pour les excités des startups, il y a ProductHunt, le truc qui sert à rien mais qui fait buzzer la ménagère de 25 ans. Comment je m’y retrouve avec tous ces bookmarks, ces requêtes quotidiennes, mon smartphone qui est cxx comme un manche, et les jours qui filent avec ce fil Twitter qui ne s’arrête jamais ? Et Facebook. Déprime assurée.

Non, maintenant il y a Kifi : « Keep it, Find it ». D’abord, et ensuite, il y a le parcours utilisateur. Sur le site web pour commencer : j’ai rarement été aussi bien accueilli sur un site Internet ! C’est tellement basique. Il faut malheureusement utiliser Chrome (ça tombe bien, c’est mon cas, pour Firefox, il faudra repasser), et ça s’installe fissa. Pour ceux qui me demandent comment faire pour Internet Explorer, enfin le truc qui portait ce nom, retournez à la FNAC et posez leur la question. Une fois que vous avez créé vos familles de recherches, vous pouvez stocker vos requêtes (lien url), et par exemple les retrouver dans vos requêtes ultérieures sur Google, comme on peut le voir sur l’écran ci-dessous…

Kifi

Donc, on « stocke » ses informations, et en quelque sorte on cherche de façon plus rationnellement. Je ne me m’attends pas à un moteur d’intelligence artificielle, mais on va voir comment ça progresse avec le temps.

Il y a ensuite la possibilité de partager ses recherches, que l’on stocke par famille de requêtes dans ses librairies, grâce à un petit rond en bas à droite de l’écran qu’il suffit de cliquer…

Kifi

 

Le tour est dans le sac ! La connexion avec Twitter est désormais opérationnelle, avec celle de Facebook et Linkedin. On peut aller chercher ses camarades de jeu et de réseaux, mais je suggère de laisser son application iPhone faire le boulot, car les gars de Kifi semblent être bien au point en ce qui concerne le « growth hacking », cette forme de fouillage dans tes données personnelles pour te donner d’emblée tous tes gentils amis de Twitter, de Linkedin ou de Facebook (selon ce que vous avez autorisé préalablement), et poussez la mise en relation dans ses aspects ultimes. Tout ce petit monde va apparaître comme par magie, sans avoir rien fait. Allez donc cherchez les autres, l’effort sera mince.

Kifi

Kifi génère des tags automatiquement, si jamais le coeur vous en dit de vous plonger dans la sémantique du web. En tout cas, sur le mobile, le tout déroule de façon fluide et c’est tout ce que l’on demande sur ce petit écran que l’on consulte certes souvent, mais mais par impulsion, donc point besoin d’en faire trop.

Personnellement, ce qui me manque le plus sur Internet, c’est un site racheté par le Washington Post qui me permettait de faire de belles découvertes dans le cadre de mes recherches : icurrent. Ne cherchez pas, c’est disparu dans les oubliettes du web. Je ne sais pas si Kifi va me faire kiffer longtemps, en tout cas en terme d’UX, d’expérience utilisateur, moi j’aime. Alors on va continuer à chromer, et voir où tout cela nous mène. La belle affaire. Quand un startup mêle l’utile à l’agréable, ça mérite d’être mentionné.

NDLR : comme on dit dna Techcrunch, je ne suis ni investisseur, ni évangélisateur, ni pompier de service de Kifi. Juste un admirateur de beta.

Suivre Kifi sur Twitter : @Kifi

A demain pour la suite…

 

L’actualité High-tech du jour : Codefights… coder, c’est jouer !

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Codefights

Décidément, la programmation informatique devient un sujet quotidien. Ce sont environ pas loin de $2,5 millions qui viennent d’être réunis auprès de 13 investisseurs (ça devrait porter bonheur), dont le très scientifique Fabrice Grinda (dans son approche de l’investissement), le créateur de Quora Adam D’Angelo, ou encore Bismarck Lepe, ex-Google et co-fondateur de la plateforme d’Ooyala, des connoisseurs du sujet, pour un site qui conjugue le code et le jeu : Codefights.Codefights transforme la programmation en une bataille sur Internet entre programmeurs qui s’affrontent sur des problèmes de code, avec un chronomètre pour témoin. La plateforme n’a réuni que 70.000 utilisateurs en 6 mois, et au total 1.500 de challenges accomplis… Il reste encore du chemin.

Histoire habituelle du moment : un service Internet qui utilise un cas de la vie courante, le numérise, et se transforme, avec un peu de talent et beaucoup de chance, en une société avec des datas prêtes à vous servir un bon repas. C’est aussi l’avènement des plateformes qui fonctionnent en temps réel, qui jouent sur le terrain des utilisateurs qui adorent être en compétition, et gagner. Les difficultés rencontrées par les startups qui se sont lancées dans la « gamification », telles que Foursquare, Badgeville ou encore Bunchball, ne doivent pas fair oublier l’écart qu’il y a entre un produit amusant sur le concept, mais encore trop loin d’un usage « mass market ». Mais là, avec cette bande de nerds en pleine croissance que sont les développeurs, et les succès que l’on connu dans la même veine avec Twitch.tv, rachetée quasiment $1 milliard… les marchés de niche créent parfois de grosses surprises.

Mais comment se fait-il que des plateformes comme Github n’y est pas pensé ? Ce cas prouve une nouvelle fois que les idées innovantes viennent souvent de la part de petites structures.

Voici donc une petite démo pour ceux que cela intéresse…

Je me suis déjà exprimé sur le sujet de faire apprendre le code aux jeunes, par contre quand il s’agit, là aussi, de s’amuser, c’est une autre histoire… quoi que… Enfin, des Hongrois ont eu l’idée de Codie, un robot programmable depuis une application mobile, qui utilise un langage de programmation visuel et simplifié de blocs à déplacer qui rend le sujet amusant. Au lieu de jouer avec des legos, on déplace les cubes sur un téléphone portable. Réservé aux 8 à 12 ans. A utiliser avec modération, n’oubliez pas que Steve Jobs et bien d’autres visionnaires du business de la technologie refusant l’accès des mobiles et autres tablettes à leur rejeton. Je suis même surpris que le Gouvernement Français actuellement en place n’ait pas déjà imposé au publicité vantant les miracles de la technologie ce bandeau obligatoire, en bas de l’écran. Parce qu’après le problème d’une jeunesse obèse, il y a aussi le danger d’un jeunesse accro à ces petits écrans qui peuvent rendre disons… un tantinet geek, si ce n’est débile. La phase finale.

Pour voir Codie réussir son pari, c’est sur Indiegogo que ça se passe…

Codie

 

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : Uber… qui va recruter chez Facebook

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

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Facebook’s MPK20 building (Mark Zuckerberg/Facebook)

Les choses se font et se défont ¡a vitesse grand V dans la Silicon Valley ! La magie technologique, qui excite tant les fantasmes à travers le monde, a vu le point central de la Silicon Valley remonter de San Jose ou Santa Clara, bastion des premières pépites, vers Mountain View, puis Palo Alto, et c’est désormais San Francisco qui tient le haut du pavé. À Titre d’exemple, en 2014, selon CB Insights, les startups de la ville phare du moment ont levé $10,9 milliards en 584 deals, alors que la Silicon Valley à elle toute seule seulement $10,4 milliards seulement. Palo Alto $2,9 milliards, Mountain View, 1,7 milliards, Redwood City $1,3 milliards, San Jose $1,1 milliard, et ainsi de suite. Une lente révolution de l’écosystème des startups, et Uber est naturellement un des premiers responsables de cette suprématie de San Francisco.

Justement, alors que Facebook et son village interne en forme de Parc Disneyland avait depuis longtemps les faveurs de la communauté des développeurs, plus enclins à succomber aux sirènes de Menlo Park plutôt que celles de Mountain View, changement de braquet : les millions, c’est aussi sur San Francisco qu’il faut aller les chercher. Pas nécessairement dans la pépite de Jack Dorsey, Square, la startup de paiement, où les ingénieurs semblent partir en nombre ces derniers temps (alors qu’il fut un temps c’est jusque dans l’état major de Google à Mountain  View qu’il allait recruter), mais bien chez Uber, où les packages sont absolument inimaginables pour le commun des mortels. À en faire fondre les parachutes dorés de la noblesse des grands dirigeants Français, qui font encore parler d’eux dans la presse.

Zuckerberg n’en fait décidément pas assez. Pourtant, il s’applique, avec la construction d’un nouveau siège social, absolument futuriste (enfin pour ceux qui partagent la vision de la marque au f minuscule) avec un nouveau bâtiment en face des anciens locaux de Sun MicroSystems, le siège actuel, avec notamment un parc de 9 acres sur le toit. « “Nous voulons que notre espace de travail soit ressenti comme un mouvement perpétuel. Quand on entre dans le bâtiment, nous voulons ressentir le chemin qui reste à parcourir dans Notre Mission de connecter le monde ». Je ne sais pas si c’est cette vision quelque peu « scientologue » de la mission de Facebook qui a effrayé Joe Sullivan, ou bien les millions d’Uber, toujours est il que l’ex Grand Flic en chef de Facebook vient de rejoindre Uber. Le Chief of Security Officer, qui surveillait les hackers, les scammers, les hamsters (cherchez l’erreur), les pédophiles, et les poils de vénus en tout genre, est parti faire le ménage dans la grande maison tenue par Sir Travis Kalanick, sur Market Street, San Francisco.

Il faut dire que la maison commence à être bien grande, et la presse tech bon marché est à l’affut des moindres problèmes qui peuvent surgir avec toute cette masse de courses de transport désormais gérées par Uber un peu partout dans le monde. 12,000 conducteurs enregistrés sur la ville de San Francisco, m’a confié un chauffeur Uber il y a quelques jours, ça en fait du monde. Alors, avec tous les problèmes que doit affronter Uber, ici et là, du fait de lobby et de certains Gouvernements plutôt enclins à défendre le statu quo comme en Espagne, comme en France, comme en Allemagne, ce n’est pas le moment d’avoir des problèmes avec des chauffeurs Uber qui se prennent pour des taxis. « C’est une chance que d’aider à construire la culture d’une jeune organisation en pleine croissance, et de continuer à construire la sécurité et les initiatives de protection qui sont les bases du business d’Uber », avoue Joe, 46 ans. c’est sur qu’il va faire chuter la moyenne d’âge, Joe. 300 villes, 55 pays, il va en voir du pays, et du pain sur la planche, aussi (Félicie).

Jim Wilson/The New York Times
Jim Wilson/The New York Times

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : Github… et au suivant ?!

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

You've been hacked

Je l’ai écrit dans d’autres colonnes : le grand hack est en cours. Les sites web qui se font attaquer par des hackers sont en nombre croissant, et encore on ne nous dit pas tout. C’est donc la plateforme des développeurs informatiques elle même, Github, qui a été victime d’attaques le weekend passé, et elle vient tout juste de rétablir les opérations. Encore un coup de la Chine, car c’est bien connu : ça ne peut venir que de l’Asie ! Dans le cas présent, c’est la Chine. Oui, oui. Tout comme pour Sony, c’était la Corée du Nord. Et vous allez voir, bientôt c’est la Russie de Poutine que l’on va accuser pour je ne sais quel méfait. Hack de DailyMotion peut être ?! Mais non, Super Macron veille…

Croyez moi, les mauvaises intentions ne viennent pas forcément de la où elles viennent (dans le cas de Sony, un bon travail d’investigation permettrait de le confirmer, malgré le boucan qu’a fait Obama sur le sujet, je doute de ce qui a été écrit sur le sujet). Toujours est il que le problème fut assez long à résoudre pour Github, qui est tout de même l’outil de référence pour les développeurs informatiques, qui tend à prouver que personne n’est à l’abri de ce genre de mésaventure… Et tout remarche depuis aujourd’hui. Ouf.

24 Mars 2015 : « Nous vous écrivons pour vous dire qu’il y a eu un accès non autorisé à votre compte Twitch, incluant notamment nom d’utilisateur et l’email qui y est associé, votre mot de passe (qui était crypté), la dernière adresse IP où vous vous étiez connecté à votre compte, ainsi que les informations que vous auriez pu renseigner : prénom et nom de famille, numéro de téléphone, adresse, et date de naissance ». Rien que ça. Les lobbies de protection de votre données me font bien marrer avec leur gué-guerre anti-Google et autres. Le combat à mener est bien ailleurs, d’une part pour obliger les sociétés du Web, du Web 2.0 et du Web en mode gruyère à investir à peu plus à monter des procédures de sécurité et de protection digne de ce nom. D’autre part, réfléchir à un autre Internet, parce que celui que l’on utilise est une vraie passoire.

27 Mars 2015 : « Nous vous écrivons pour vous informer que nous sommes en mesure de vous confirmer qu’il y a eu un accès non autorisé à une base de données de Slack contenant les informations de votre profil utilisateur ». Slack, star des startups de San Francisco du moment, le serial entrepreneur (ancien co-fondateur de FlickR, racheté par Yahoo!), finaliste des Crunchies, cet Oscar du Web. Visiblement, ils utilisent le même cabinet d’avocats d’excuses de s’être mal comporté dans la construction de leur chateau de cartes. Je vous dis ça au hasard, mais Twitch, c’est Amazon aujourd’hui. Prochaine victime ? De la part des bonne soeurs communistes ?

Ce qui m’inquiète, c’est la recrudescence des attaques… que l’on veut bien nous communiquer, et enfin cette vague de terrorisme et de terroristes qui s’attaque aux réseaux sociaux. Bientôt, c’est un cran au dessus que ce type de malades peuvent aller, c’est tellement facile d’apprendre a coder et à se perfectionner de nos jours. Je vous le dis, je le répète, Internet, les mobiles, tout ça, c’est plein de trous. Et ce n’est pas la quadrature du net qui va vous sauver la vie, là. C’est de bien penser à changer votre mot de passe, voire même ne pas utiliser la même carte bancaire plus d’un an sur vos achats en ligne.

 

A demain pour la suite…