Un peu trop tech, la Gay Pride…

Après une bien triste démonstration via les médias en France d’une image violente et intolérante à l’égard d’une évolution devenue indispensable à une société moderne et actuelle, et l’adoption tout à fait justifiée du mariage pour tous en France par le Président de la République et son Gouvernement,  les États-Unis viennent de se réveiller sur ce sujet et le 26 juin dernier, la Cour suprême américaine étend la définition du mariage aux personnes de même sexe en abrogeant le Defense of Marriage Act (DOMA) et en autorisant à nouveau les mariages en Californie.

Cette Gay Pride fut un grand moment d’amour, de joie et de fraternité, et bons sang j’étais vraiment heureux de ressentir cette vague d’humanité et de diversité, de croiser ces sourires rieurs, cette bonne humeur… jusqu’à la page « pub ».

Je croise des Googlers arborant un fier T-shirt « Pride », les Gayglers qu’ils s’appellent. Puis un car d’Electronic Arts, distribuant de jolis T-shirt à leurs employés présents pour la grande parade. La Wells Fargo et son char a moitié bricolé, avec le son à fond. Et puis je tombe sur cet article de Mashable qui nous informe de la présence de Mark Zuckerberg et 700 employés qui vont défiler à leur tour. Oracle, Dropbox, eBay, Twitter, Intel, Yammer… Et beurk. Indigestion de publicité. Ce qui est un grand et beau mouvement populaire devient un grand carnaval publicitaire des boites « tech », présence renforcée, publicité assurée.

C’est beau de soutenir. C’est bien d’être présent. Juste ça. Pas besoin de nous en mettre encore plus, de la pub, on en bouffe à longueur de journée. C’est comme pour Burningman, un festival annuel organisé dans le désert de Black Rock City au Nevada, le dernier endroit chic pour aller networker et s’afficher. Les entreprises tech, dans la Silicon Valley, c’est comme un virus. Ca se propage, partout, tout le temps…

Une petite vidéo pour finir sur les derniers préparatifs du défilé dans les rues perpendiculaires à Market Street où a défilé la fameuse Gay Pride de San Francisco

Mes réflexions autour de la visite de Fleur Pellerin à San Francisco

Elle est venue, ils sont tous là, pour le point presse ce mardi 4 juin 2013. On l’attendait depuis quelques mois, elle est enfin venue. La visite d’un Ministre en charge de l’Économie Numérique à San Francisco, c’est un peu comme un pélerinage d’un musulman à la Mecque : indispensable pour un ministère réussi. Plus que pour ses prédécesseurs, il y avait une curiosité positive à ce voyage, et en ce qui me concerne, et aux yeux de beaucoup, nous n’avons pas été déçus.

Les raisons du succès

On peut en citer plusieurs, mais la principale est liée à la personnalité du Ministre : Énarque, et donc femme de dossier, il n’en reste pas moins qu’à l’occasion dc cette rencontre avec les journalistes, bon nombre de ses remarques ont fait mouche et ont tranché avec le soporifique discours que l’on a pu entendre par le passé. « Il n’est pas question de créer une Silicon Valley à la Française. Cet écosytème a mis des années à se mettre en place, et c’est non répliquable » : tel fut le résumé de sa réponse à la question bateau des journalistes locaux présents. Les dossiers qu’elle a pu défendre à Paris (mis à part la nomination surprise de Tariq Krim pour une mission sur la cartographie des talents émergents de la filière numérique et une prise de position un peu naïve sur le dossier AppGratis face au rejet d’Apple de son application de l’AppleStore, de mon point de vue) ont montré un sans faute qu’elle a confirmé ici. Le tête à tête avec des entrepreneurs Français installés récemment à San Francisco, sans présence de média, avec notamment Carlos Diaz qui a été impliqué dans cette bruyante histoire des « pigeons », a visiblement séduit, à en croire les tweets que l’on a pu lire de certains a posteriori. Ensuite, on ne peut nier qu’une alternance politique est également une bonne chose, puisque la Ministre à eu un parcours quelque peu différent des précédents Ministres de droite, ce qui a permis de donner la parole à des personnes qui ne s’expriment pas toujours en direct aux représentants du Gouvernement. Enfin, le programme concocté par le Consul Général de France Romain Serman a été lui aussi bien complet, la Ministre n’hésitant pas à « affronter » une horde de VCs américains, ou à rencontrer la charismatique Sheryl Sandberg de Facebook. Toutefois, point de CEO de Twitter, une faute de goût  de leur part, je trouve, ou de Google, mais ça, c’était prévisible. Sinon pour être presque complet, il y eut aussi Salesforce, Airbnb, Intel, et une rencontre avec Bertand Diard, le CEO de Talend. Tout ça en 2,5 jours.

Point de Marissa Mayer…

L’affaire DailyMotion, on s’en fout

Deuxième réflexe des journalistes locaux, « Est ce que l’on vous a parlé de DailyMotion ». On a compris que vous essayez de lui faire passer un message, Messieurs les journalistes, sachez qu’elle a bien intégré ce qui se passe ici, et justement, elle est là pour évoquer le futur avec les principaux acteurs de la région, pas pour ressasser les vieilles histoires. « Ce n’est pas au Gouvernement de s’immiscer dans les affaires d’entreprises que l’État ne contrôle pas directement » (ce sont ses mots), ça a été fait par son Ministre de tutelle, ce fut une connerie (ça, ce sont les miens), c’est du passé, au suivant. Même quand Amazon est arrivé dans la conversation, on a pu entendre un autre son de cloche que celui de sa collègue Aurélie Filippetti. Un discours lucide sur le business que peut apporter le géant de Seattle en France. Un discours réaliste sur le business. Point.

Invest in French

Il est certain que contrairement aux idées reçues et notamment reportées par des journalistes parisiens, les investisseurs de la Valley adorent les projets venus d’Europe, et de France aussi bien entendu. Le « French bashing » que l’on peut nous servir en général sur les difficultés de la France pour ceci ou cela n’atteint pas les blanches colombes que sont les investisseurs de Sand Hill Road. Ce sont en général des produits ciblant de très bonne niches, développés par ce que l’on peut considérer comme la crème des développeurs (je parle des ingéneurs françcais, une des plus belle réussite de la technologie à la fançaise), et qui vont pouvoir être maximisés notamment au niveau des valorisations. Cela permettra d’assurer de belles plus-value lors des levées de fonds suivantes, sans parler des fameuses « exits » (vente de la société ou introduction en bourse). Criteo, Talend, Virtuoz pour parler des opérations les plus récentes, ont certainement représenté de très bonnes affaires ! Sans faire injure aux talents de leur fondateurs, les entrepreneurs locaux de la Valley sont certainement plus coriaces à négocier, car ils jouent à domicile et sont habitués au Monopoly de la « tech ». Sans être dans le secret des conversations qui ont eu lieu à Menlo Park, je suis certain que certains messages ont été bien reçus par la Ministre, avec des informations bien précieuses à l’avenir pour l’écosystème français.

Invest in France

Il y avait une certaine attente des réactions de la Ministre après l’épisode sur les réseaux sociaux de la communauté des startups au sujet de l’impact des nouvelles dispositions fiscales, et l’avenir dira si ses apparentes bonnes dispositions seront confirmées. Il est clair, toujours de mon point de vue, que les mesures actuelles ne vont pas assez loin pour favoriser l’investissement dans les entreprises, numériques en particulier. Loin des excès de la Silicon Valley et de sa bulle toujours présente (mais il n’y a pas de raison fondée pour imaginer que cela va s’arrêter), il est évident qu’hormis des investissements de business angels ici et là et hormis le travail fait par Xavier Niel et son fonds Kima Ventures, il n’y a pas assez de source d’investissement de type « early stage » en France, et c’est un problème. Les autres fonds existants réalisent essentiellement ce que j’appelle du « ceinture-bretelles », de l’investissement sans véritable risque, et il manque une « agressivité fiscale » en France enourageant l’argent à se déverser dans la création de nouvelles entreprises plutôt vers le Livret A ou d’autres bas de laine. Et les mesures citées par la Ministre à la question posée manquent de punch pour créer un effet de surprise et réveiller une prise de conscience que des choses peuvent se passer en France dans le numérique, et que nous ne sommes pas les derniers de la classe en ce qui concerne  le contenu, vous savez, la French Touch. Vous en connaissez, vous, beaucoup, des pays, à part la Chine, qui ont su sortir le numéro 3 des plateformes de contenus vidéos dans le monde ?! La France n’est pas aussi mauvaise qu’elle veut bien se l’entendre dire, et avec un peu plus de prise de risque structurée, il y aura plus de chance de sortir d’autres acteurs numériques qui sauront percer comme DailyMotion et se faire une petite place au solein du web… si on ne vient pas trop les déranger avec un discours de « la France au Français », comme c’est trop souvent le cas avec le Ministre de la Productivité.

Un « digital house » pour les entreprises françaises à San Francisco

Nouvelle vite évoquée par la Ministre, un véritable picotement dans mes yeux à entendre cette nouvelle, tant j’en ai rêvé de la faire et voir naître , mais qui s’est révélé impossible à mettre en place avec les acteurs français présents à San Francisco. Assurément une bonne nouvelle pour bon nombre d’entreprises qui tapent à la porte de la Silicon Valley sans trouver la formule de support dont elles sont besoin : hébergement, coaching personalisé, introductions ciblées. Chaque startup me rendant visite chaque semaine me donne cette impression d’avoir besoin d’un service personalisé qui doit pouvoir être structuré, et surtout multi-disciplines. J’imagine que c’est le même constat pour tous ces entrepreneurs français du coin qui modulent bien volontiers leurs agendas chargés pour offrir un peu de feedback. Le Consulat, qui a un rôle essentiel dans le relais de la France auprès des acteurs de la technologie ici depuis San Francisco, doit pouvoir remplir ce rôle. Mais il n’y a pas d’autres informations disponibles autre qu’il devrait ouvrir dans 2 mois, donc a priori à la rentrée.

What’s next?

Il manque un coup de fouet dans de nombreux aspects couvrant le digital en France et cela ne va pas se faire vite, ni tout seul. Je ne crois pas au cliché de la France qui n’aime pas ses entrepreneurs. Il y a trop de PME en France, et il faut être aveugle pour ne pas voir que le reflexe de la création de sa « boite » n’est pas une exception. Maintenant, une chose est sure, il y en a que l’on entend un peu plus que les autres ! Reconnaissons qu’il manque clairement des zones d’intervention au niveau du capital risque, et un peu trop de mentalités de banquiers dans cette industrie. Pour cela il va falloir encourager plus encore l’incitation fiscale dans notre pays, faire sortir d’autres Kima Ventures, structurer à sa base le capital risque avec des acteurs prêts à jouer le jeu. Ca marche bien ailleurs.

Le temps joue pour le digital français. Le nombre de Français présents dans la Baie de San Francisco et travaillant à des postes clés dans bon nombre de sociétés technologiques sont « les meilleurs porte-drapeaux de la Nation », car, même présents depuis 10 ou 20 ans, voire plus, ils ont tous les yeux tournés vers la mère patrie, et répondront présents si on les sollicite. Un regret de ce voyage pourraitêtre de ne pas avoir rencontré suffisamment de personnes ayant accompli un long parcours ici dans la Silicon Valley, qui auraient un autre regard que ceux arrivés il y a 5 ans ou moins. Et ils seront autrement plus… directs ! Solliciter un réseau d’entrepreneurs à travers le monde selon leurs compétences : il y a un système de mentoring à mettre en place, parce que l’un des plus belles vues sur une situation… est justement de ne pas s’y trouver en plein milieu !

Les interventions au quotidien de certaines représentations gouvernementales, ou même régionales (et oui) présentes dans la Baie de San Francisco  qui s’essayent à vouloir recruter des sociétés américaines candidates potentiellement au grand saut dans le business en France passent inaperçues. Une vraie solution serait de créer en France un « centre de compétences de contenus » pour rendre la capitale notamment en mettant en valeur cette French Touch qui n’est pas que l’effet d’un duo de groupe électro, mais un véritable phénomène qui a rendu la France célèbre dans le jeu vidéo : Ubisoft, un des leaders de l’industrie du jeu vidéo, ça vous parle ? Et le design ? La France est historiquement un pays d’artistes, non ?! Il y a tant d’américains qui rêvent (tous) de venir à Paris, donnons leur donc une bonne raison d’y venir.

De grâce, arrêtez avec cet entêtement de certains à vouloir apprendre à nos jeunes la programmation à l’école, et cherchez plutôt des moyens de valoriser les filières technologiques : on fait la part belle beaucoup trop en France aux écoles de commerce, qui ne sont pas le bassin des âmes les plus créatrices, je suis désolé de le dire. Une fonction clé aujourd’hui dans une entreprise n’est plus le service marketing, et ce depuis belle lurette, mais bel et bien la R&D ou le Product Management. Il va falloir inverser la tendance.

Je pense aussi  qu’il serait aussi prioritaire de se pencher sur le berceau des relations entre ces nouveaux petits acteurs des startups et les grandes industries qui souffrent tant à vouloir innover et qui font qu’aujourd’hui la France passe pour un pays du siècle passé. Et des sociétés comme Parrot ne sont pas assez nombreuses, ou visibles. Petit à petit, toutes les industries mondiales s’installent des « Labs », des antennes dans la Silicon Valley, parce qu’il y a des structures qui favorisent l’interaction entre ces deux mondes. Et certaines créent leurs propres fonds, pour aller « acheter » des petites graines innovantes qui grandiront rapidement dans leurs grosses structures. C’est réplicable en France, et ça se fait parfois, mais il manque des incubateurs dignes de ce nom à ce jour, malgré les nombreuses initiatives à Paris ou en Province. Mas ça arrive ! Rapprocher la communauté des startups au monde de l’industrie Française, un bien beau programme.

Quant aux dispositions sur le numérique, une des raisons de la visite de la Ministre à San Francisco, qui avait un objectif pédagogique vis à vis des acteurs de la Silicon Valley, il faudrait certainement s’en occuper un peu plus dans l’éxecution, et un peu moins imaginer de nouvelles taxes Google, de nouvelles taxes « smartphones ». Inciter la créativité et non la répression, sachant que le problème de la fiscalité des grands géants d’Internet ne trouvera jamais sa solution dans un traitement local. Pour le coup, une bonne raison pour la Communauté Européenne de se rendre utile et d’être, elle aussi, créative. Dans son genre.

 

L’actualité High-Tech de la semaine : Fullscreen, Homejoy, Zynga & Twitter, Leap Motion, et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoignfullScreener sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : FullScreen, la startup qui fait du neuf avec du vieux

 

Fullscreen est ce que l’on appelle en anglais technique un « online multichannel network », ce que l’on peut traduire  en l’espèce par une plateforme qui vient vous en rajouter une couche par dessus Youtube. Comme tout produit développé par les équipes de Google, qui brillent par leur intelligence « all together » mais dont la simplicité des outils n’est pas la première des qualités, des sociétés comme Fullscreen sont parfois utiles pour vous simplifier la vie pour gérer votre canal Youtube, dans son exposition et sa monétisation. Tout le monde n’a pas les moyens de recevoir les équipes commerciales locales de Youtube et se faire aider dans l’optimisation de ses chaines, ni les capacités techniques pour le faire. Fullscreen, c’est un peu comme ces poissons qui viennent se nourrir auprès des gros prédateurs, en toute intelligence. Pour les bons services des utilisateurs finaux, avec le bon vouloir des acteurs en place, et non pas pour tirer un certain profit de la situation, comme certaines sociétés dont une française qui est venu se mettre un peu trop près de la gueule nourricière. Comme le dit la pub, 2,5 milliards de vues sur les vidéos supportées par sa plateforme, plus de 10.000 canaux, et une nouvelle levée de fond qui vient s’ajouter à $30 millions déjà encaissés. Peu de risque que Google leur couper le robinet. Enfin souhaitons leur, tout est possible dans la Silicon Valley.

Suivre Fullscreen sur Twitter : @FullScreen

Mardi : Homejoy, la niche de niche

 

Cette chronique va ressembler à une pub pour du liquide vaisselle, mais à quoi bon. « Et le ménage moumoune ? ». Pas de problème, Homejoy est là pour vous servir. Après des services comme Redbeacon, Angie’s List, TaskRabbit, Zaarly aux États-Unis, et j’en passe (Aladom.fr en France, s’il vous plait), il y a Homejoy pour s’occuper d’une chose, mais alors bien : le ménage. Avec un nouveau petit $1,7 millions en poche, et notamment le co-fondateur de Paypal Max Levchin a son Board, Homejoy, une (encore !) pépite sortie de l’incubateur de Paul Graham YCombinator, change de nom (Pathjoy, c’était un peu vague) et vont aiderd’un coté les personnes en recherche de travail ou sous-employés pour fournir de l’autre coté une prestation que tout le monde recherche (enfn, ceux qui peuvent se le permettre) : le ménage à domicile. Et comme ces belle têtes de la Silicon Valley savent exploiter un filon, il s’agit maintenant de proposer un programme permettant aux entreprises de payer le ménage à domicile à leurs employés. On ne sait plus quoi faire pour choucohuter ses salariés dans la Silicon Valley, mais il y a toujours une startup pour pointer du nez et proposer une nouveauté ! Homejoy est disponible à San Francisco (of course), New York, Los Angeles, Boston, Washington DC, Seattle… 19 villes au total !

Suivre Homejoy sur Twitter : @Homejoy

Mercredi : Twitter et Zynga, deux histoires opposées


Le même jour, deux annonces qui n’ont rien à voir et qui montre deux stratégies bien différentes… D’un coté, la startup de jeux sociaux Zynga qui annonce le rachat d’une société de gaming basée à Chicago, SpookyCoolLabs, 40 personnes dédiées au jeux de casino, qui va aider la société de Mark Pincus à décoller sur ce secteur, après le lancement de leur premier jeu en avril dernier au Royaume-Uni. Objectif : pousser l’usage, faire pousser les courbes d’audience et de revenus en intégrant un studio. Sega par exemple n’a pas eu à s’en plaindre en acquérant les studios anglais développant Football Manager et Total War. Souhaitons à Zynga la même réussite (quoique, quand on regarde l’histoire de Sega en ce moment…), De l’autre, Twitter qui rachète Spindle, une application de géo-localisation en temps réel… qui va être envoyée à la poubelle, ou presque. Quelques lignes de codes et de nouveaux ingénieurs au service et à la cause de Twitter qui visiblement travaille sur le sujet. Acqui-hire. Même cause, différent effet. C’est comme ça que ça se passe tous les jours, dans la Silicon Valley.

Suivre SpookyCoolLabs sur Twitter : @SpookyCoolLabs

Suivre Spindle sur Twitter : ça sert à rien, ça va fermer

Jeudi : Leap Motion, elle a tout d’une grande

 

La bonne santé d’une startup s’évalue de différentes manières. Il y en a une qui est typiquement « Silicon Valley » : un fond qui est levé pour financer des startups qui vont dévdelopper des applications sur la technologie d’une autre startup. Un bel exemple en l’occurence avec Unity 3D, une plateforme technologique de 3D pour les développeurs dans le jeu vidéo. Et puis maintenant il y a Leap Motion, qui touche un autre domaine dans la 3D : lamreconnaissance des mouvements. Créée en octobre 2010, basée à San Francisco, il n’est plus possible d’ignorer cette société qui rend le film Minority Report aussi dépassé que La Grande Vadrouille au hit des choses à connaître de nos jours au sommet de la branchitude. Grande précision dans la restitution d’un mouveau réalisé à l’aide d’un capteur sur un écran, on fait difficilement mieux, et la startup continue de développer… et de se developper. Et c’est au tour désormais des développeurs tiers de venir utiliser les lignes de code que Leap Motion rend disponibles (les fameux APIs), avec la possibilité de se voir financer une partie des développements grace à un fond de $25 millions spécialement créé par Highland Capital, un des investisseurs de Leap Motion. 65.000 developpeurs se sont déclarés interessés, dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, la sécurité… et le « big data ». Attendez vous à voir des éléphants voler par troupeau d’ici peu. Un belle reconnaissance pour Leap Motion.

Suivre Leap Motion sur Twitter : @Leap Motion

Vendredi : Google Mine, bientôt « yours »


Scoop : à peine remis de Google I/O et de toutes ses annonces, que je n’ai pas encore eu le temps de toutes ramasser, Google nous « tease » avec un nouveau produit : Google Mine. Un nouveau produit intégré avec Google+…   …   …   …   …   …   …   … eh, revenez, je n’ai pas fini !!! Google Mine, c’est un moyen de rester au contact avec les objets que vous possédez, ou que vous aimeriez avoir en votre possession, à partager avec vos cercles. Autant dire, avec beaucoup de monde, car franchement les cercles de Google+, on ne peut pas dire qu’ils soient très… privés. Soyons créatifs, à quoi cela pourrait-il servir ? A partager votre collection de timbres ? Votre dernière collec’ Panini ? Suivre des conversations sur des objets précis, obtenir des recommandations, saisir des occasions à saisir, bref, un moyen de passer un peu plus de temps sur Google+. Et ça sert à quoi, Facebook ? Et bien, tout est manuel, là-bas. L’idée de Google, c’est de tout automatiser. Et vous connaître encore plus, pardi. La belle affaire ! Stay tuned ! C’est en phase de test en interne pour le moment au sein des équipes à Mountain View.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Yelp, Waze et Google, #Facebook, Foursquare et Microsoft, Path

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Yelp donne dans le « mobile awareness »

 

Le mobile n’a jamais été à ce jour le point fort de Yelp, je suis bien placé pour le savoir : le français Dismoiou (une application de geo-localisation très mobile) avait beaucoup de succès quant à sa value position lorsque le CEO de la startup, Gilles Barbier, se présentait à San Francisco. Yelp est devenu un site massivement utilisé, la société essaye de se développer en Europe, et elle se concentre désormais sur son application mobile. L’excellence de son application mobile est un must have de nos jours,  et cen’est pas Marissa Mayer, la CEO de Yahoo! qui me contredira. Surtout pour une compagnie qui ambitionne de rentrer au NASDAQ. Le mobile peut tout à fait être une source de revenus significatives par rapport à des activités web, du fait de l’audience mais aussi de la spécificité de la mobilité. Il y a encore beaucoup de gros acteurs du web dont l’application mobile est tout à fait en deça de ce que les utilisateurs peuvent attendre, comme Linkedin par exemple. Yelp vient donc de lancer « Nearby » dont; l’objectif est de forunir des suggestion d’endroits du fait de la localisation, des checkins et de l’activité de ses amis, de la météo, de l’heure dans la journée. 45% des recherches sur Yelp sont faites sur mobiles (chiffres du premier trimetre 2013), . Cet apport fonctionnel devrait donc certainement être bénéfique, sur iOS pour commencer, bientôt sur Android. Le blog post ne dit pas pour l’application Windows Phone, pauvre de moi…

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Mardi : Waze, la startup qui ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley

 

L’un des feuilleton du printemps de la Silicon Valley vient enfin de trouver son terme : la soci été israélienne Waze vient de trouver son acquéreur, et c’est Google qui a gagné le concours de « qui c’est qui va payer le plus cher ». Waze avait fait parler d’elle il y quelques temps avec Apple et j’avais même dit : »Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter…« . Waze, c’est une application mobile de carte routière dynamique grâce aux commentaires de ses utilisateurs. Bon, Twitter, c’était un peu tiré par les cheveux (ils se sont bien lancés dans la musique…), mais j’avais raison pour Facebook… Pas compliqué d’ailleurs à deviner, sauf que le CEO (que j’ai croisé plus d’une fois a Palo Alto) a dit non à Facebook soit disant « parce qu’il ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley ». Sans être dans le secret des Dieux, ça semble vouloir dire, « je veux me faire racheter mais ce n’est pas assez ». Google, qui envoie des ballons en l’air pour développer l’accès à Internet, et qui n’en est pas à un milliard près, semble avoir mis le nombre de zéros suffisants. Il faut comprendre, après tout, qu’une société qui a levé $67 millions en 3 séries, ne dispose plus que d’une partie infime de son capital, et que pour satisfaire tout le monde, c’est à dire avant tout ses investisseurs, il faut proposer le juste prix. 10 millions d’utilisateurs en janvier 2012, 20 millions en juillet 2012, 50 millions à ce jour, le courbe de croissance semble lancée. Il n’en reste pas moins qu’après Instagram il y a quelque temps, plus 1,1 milliard pour une société créée en 2007, et ayant 110 employés, ça fait cher. Quoi que cela représente $22 par utilisateur. Pas mal pour un produit non payant. Mazel Tov!

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Mercredi : nous sommes sauvés, il est possible de #hashtaguer sur Facebook


Bientôt dans tous les dictionnaires : le hashtag (symbole #). Nom masculin, apparu en 2007 par le génie d’un jeune geek Californien appelé Chris Messina (à ne pas confondre avec l’acteur américain) qui permet de résumer des messages en quelques caractères. Mode d’utilisation : on inscrit le symbole suivi du mot-clé. Plus fort que le tweet : le hashtag. Bon les américains sont habitués à utiliser ce symbole, dans la vie de tous les jours, mais quand même ce fut une bien belle idée, surtout à utiliser sur sur Twitter, la machine à vous raccourcir la pensée humaine. Du moins, son mode d’expression. Alors voilà, comme dirait Patrick, c’est à Facebook de s’y coller : c’est la grande nouveauté, après avoir été imaginé il y a 7 ans, les hashtags font leur apparition sur Facebook. Bon sang, mais c’est bien sur… si on arrive à regrouper des message sur des mots-clés, et que l’on donne la possibilité à plusieurs (des millions peut être) de se retrouver sur une thématique… et bien on vient de créer un nouveau modèle pour les annonceurs ! Imaginez un peu : #chocolat #restaurant #party, que sais-je ! « Les conversations publiques » ça s’appelle. On voit les hastags s’inscrire, comme les noms de ces contacts sur Facebook. En cliquant dessus, cela ouvre un conversation regoupant tous les posts utilisant le même code. Et allez jeter un coup d’oeil sur la droite, dans la colonne « Ads », par exemple…

Jeudi : Foursquare et Microsoft, les extrémités de la tech

 

D’un coté, Foursquare et ses applications mobiles, à peine $2 millions de revenu en 2012, qui vient d’annoncerune jolie opération baptisée « Time Machine » qui permet de visualiser une cartographie tout en image de ses checkins dans le passé. Ni Foursquare, ni Samsung ne se sont exprimés sur les détails de cette transaction, qui va mettre un peu de beurre dans les épinards de la startup. Souvent en avance dans certaines initatives, tels que la gamification, la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous, car le checkin n’est pas encore grand public, et les fameux « zannonceurs », Saint Sauveurs de bien des startups qui vous racontent les dernières tendances, restent encore assez prudents. De l’autre, Microsoft qui vient d’annoncer l’ouverture de Windows Store en collaboration avec BestBuy dans 500 magasins à travers le pays, et une centaine au Canada. Entre 140 à 200 mètres carré dédiés aux produits Microsoft, avec des mise en scènes de l’innovation apportée par les produits du géants de Seattle. Objectif recherché ? Notamment réagir à l’ouverture par Samsung de l’ouverture de mini-stores à l’intérieur de… BestBuy. Plus petits, Microsoft a préparé son offensive pour concurrencer le « constructueur » coréen qui est en train de faire un véritable raz-de-marée sur les smartphones, les tablettes et jen passe. Foursquare et Microsoft, deux mondes face à un géant venu d’Asie.

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Vendredi : le mirage Path


Oh my Gosh. Ca y est, ça a encore frappé. C’est tellement dingue, que même Techcrunch s’y est mis à quatre mains pour écrire ce qui n’est encore qu’un rumeur. La startup Path, dirigée par l’ex Facebook Dave Morin. Path est une application mobile que je décrivais, il y a quelque temps, comme le prochain… Facebook. Plus un état d’esprit, qu’une véritable vision. L’application a plafonné à quelques 2, 3 millions d’utilisateurs, et puis soudainement, paf, 10 millions, comme par enchantement. 12 millions au jour d’aujourd’hui. 2012 : levée de $30 millions avec une valorisation de $250 millions. Google propose d’acheter la startup $100 millions, Dave Morin dit non. 2013 : si ça se confirme, une nouvelle levée entre $75 et $100.000 pour une valorisation de $1 milliard. Pour une application permettant de prendre des photos, des courtes vidéos, etc… Gratuite. On ne prendrais pas un peu les canards pour des oies sauvages, dans la Silicon Valley ???!!! En même temps, on ne peut que se réjouir du succès des autres, c’est bon pour le business, l’argent circule, c’est jamais très bon quand le pognon reste entre les mêmes mains. Et puis pour une fois qu’un entrepreneur-business angel de la Silicon Valley investi dans des startups françaises (Dave Morin apparaît au capital de certaines, il doit avoir de bons amis chez nous), souhaitons lui bonne chance. Pour ce qui est de la logique industrielle, je vous laisse aller voir du coté des gossips de la Silicon Valley.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Comment trouver un job dans la Silicon Valley ?

Cette nouvelle bande annonce n’as pas du échapper aux fidèles lecteurs du blog (toujours) le plus en vue dans le monde des startups de la Silicon Valley, la 20th Century Fox a imaginé un film pour donner espoir à tous les quadras de Mountain View ou d’ailleurs qui cherchent un travail.

Dans un monde (et une région) où la jeunesse est la garantie d’une vie de milliardaire, il y a, fort heureusement, Hollywood pour se moquer de ses nouveaux standards qui nous sont désormais donnés en exemple dans le monde des startups, où l’on finit par avoir des complexes à l’aube de sa cinquantaine, à un age où l’on pense être suffisamment mûr pour changer le monde… allez savoir !

Alors pour trouver son job dans la Silicon Valley, ce qui est une chose que l’on me demande au moins une fois par semaine, il faudra patienter jusqu’au 26 juin pour aller s’amuser des aventures de Vince Vaughn et d’Owen Wilson au pays de Google, et essayer d’y trouver quelques conseils.

 

L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

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Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

Suivre Blekko SF sur Twitter : @Blekko

Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : MG Siegler, Viddy, Healthtap, Klout, Lancaster & Sebastopol

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : un Apple Lover chez Google, c’est grave Docteur ?!

 

Il y a différentes façons d’évaluer une news sur un blog tech : le nombre de tweets, de « Like », de +1 et j’en passe. Et une autre, en s’y penchant de près : les commentaires laissés par les lecteurs. Souvent anonymes. Je vous conseille de passer une minute à les lire s’agissant de la nomination du « citron de Paris », le renegate MG  Siegler, comme il aime se présenter, sur Techcrunch où il officie depuis quelques années déjà. C’est une des « stars » de la Silicon Valley, version blogger catégorie showbiz. C’est significatif de sa popularité et de sa réputation. Les félicitations de sa nomination en qualité de General Partner chez Google Venture ont dû se transmettre certainement  en messages privés, et ne viendra pas pas se mettre à jour sur sa page Wikipedia. Elle n’existe pas, il n’a apparemment pas du trouver qui que ce soit pour la rédiger. Siegler, c’est un pro-Apple avant tout, la provocation, le souffre, et le post un tantinet partisan, sinon interessé. Et maintenant les dossiers de startups que Google veut racheter vont passer entre ses mains, alors qu’il annonce qu’il continuera à écrire sur Techrunch. Comme on dit en anglais : « what the fuck?! ».

Suivre MG Siegler sur Twitter : @ParisLemon

Mardi : Viddy renvoie leurs sous à ses investisseurs

 

Viddy, startup basée à Venice, en Californie, créée en décembre 2010, est positionnée sur un secteur très en vue, et pour plusieurs raisons : les applications permettant d’enregistrer des vidés sur son smartphone, et les partager. Une startup concurrente, SocialCam, a eu jusqu’à plus de 100 millions de téléchargements, et a été rachetée $60 millions par Autodesk en juillet 2012. Les choses ont changé depuis : la croissance n’est plus vraiment au rendez-vous, et surtout Facebook, qui a été un ascenseur d’audience incroyable, a accusé certaines sociétés comme SocialCam de pratiquer le spamming à trop haute dose et à coupé ce tunnel pour toutes les applications de vidéo sociale. Ceci a considérablement impacté Viddy, qui, dans sa grande sagesse, a décidé de lever le pied, de rendre $18 des $30 millions levés en avril 2012, et ne conserve que 16 employés sur 30 : chapeau monsieur JJ Aguhob, le CEO. Retour sur des bases plus raisonnables, en accord avec les investisseurs. Sagesse bien rare dans une Silicon Valley souvent folle. Justement, Venice n’est pas dans la Silicon Valley.

Suivre Viddy sur Twitter : @Viddy

Mercredi : la santé, un secteur en plein essor en technologie

 

Healthtap est une application iPhone qui « connecte des millions de personnes à travers le monde avec les médecins selon un système d’information médical le plus sûr qui soit. Soit. Environ 38.000 médecins enregistrés à ce jour, et c’ette application mobile est en fait un véritable carnet de santé où il est possible de trouver des informations utiles par rapport à sa pathologie ou ses centre d’intérêts médicaux, entrer en relation avec des spécialistes qui vous sont proposés selon votre localisation. Les forums de discussion sont de dangereux endroits pour se renseigner sur des symptomes, par exemple, et avant de devoir prendre des rendez-vous avec des praticiens il peut s’avérer utile de se renseigner auprès de spécialistes, ce qui est concrètement une bonne chose pour les Américains qui ne disposent pas d’un système de santé aussi généreux qu’en France. L’application permet ce type d’interactions, que l’on peut naturellement imaginer être utile en France également pour améliorer la prévention, car on peut se demander légitimement combien de temps il sera possible de maintenir en état le système de sécurité social qui n’arrive pas à se mettre à l’équilibre. Healthtap vient de lever $24 millions, ce n’est pas encore pour demain qu’ils vont arriver chez nous, il y a encore beaucoup à faire aux États-Unis !

Suivre Healthtap sur Twitter : @Healthtap

Jeudi : le Q/A, relais de croissance pour Klout

 

La e-reputation, c’est un domaine très prisé par de nombreuses agences digitales un peu partout, ou certaines entreprises technologique de la Silicon Valley qui ont investi ce territoire sur le plan curatif, comme un instrument de contrôle des informations disponibles sur Internet. Certaines entreprises Françaises ont même décidé de se lancer à la conquête de ce marché tout récemment, c’est dire que ça attire du monde. Là où c’est plus compliqué, c’est l’argument qui consiste à considérer la quantification d’un individu à travers son identité digitale : on mesure votre réputation sur Internet. Choux gras des bloggers et illusion de promesses d’un consulting digital en mal de théories (comme le web métisse que certains Français de la Silicon Valley ont essayé de nous vendre), mais en clair : ça ne marche pas, et ça ne va pas changer le monde. Klout, startup basée à San Francisco, qui vous permet de mesurer votre « performance d’influenceur » sur le web,  commence à le comprendre et vient d’annoncer se lancer « Klout Experts » pour adresser le marché des « questions et réponses », et ainsi permettre à chacun de partager ses passions et expertises… créneau déjà bien occupé par un voisin, Quora. Pas sûr de savoir qui peut gagner (grande thématique à l’occasion d’aborder des sujets « Internetois », il faut toujours qu’il y ait une guerre sur le web…). Il y a de toute facon toujours un VC quelque part dans la Silicon Valley pour permettre à de serial entrepreneurs killers de cash de « réaliser sa vision »… Matrix Partner vient de lever un nouveau dizième fonds de $450 millions. Matrix X. De la science fiction, cette Silicon Valley.

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Vendredi : du soleil en Californie, mais du solaire aussi

 

L’énergie est un véritable casse-tête dans un monde moderne où il semble que le nucléaire soit la seule solution économique possible, si l’on en croit les différents pouvoirs politiques… et particulièrement en France. En plus c’est un fleuron de l’industrie, paraît-il : une pomme empoisonnée, une bombe à retardement. Le nucléaire est la meilleure solution, jusqu’à ce que l’on décide, un jour, que ce ne l’est pas pas et que le politique prenne les choses en mains. En attendant que les dents poussent sur nos poules françaises, la Californie, elle, avance. Elle dispose de beaucoup de soleil, certes, mas il ne leur est pas tombé sur la tête : la ville de Sebastopol (où est installé la société de Tim O’Reilly, le créateur du concept du Web2.0) vient de décider que chaque nouvelle construction (maisons, bâtiments commerciaux), ou grosses rénovations,  devaient obligatoirement être équipés d’un système d’énergie solaire. Point, non négociable. C’est la seconde ville après Lancester à prendre une telle décision. Il faudra fournir 2 watts par « square foot » (l’équivalent de l’unité de surface de nos amis américains), ou compenser 75% de la charge annuelle d’électricité du bâtiment. C’est simple la politique, quand on veut changer les choses. Vraiment.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Ca ressemble à quoi, être Google Glass client numéro 1 ?!

C’est tout à fait tendance de mettre en photo de profil sur Facebook (sic) une photo de soi portant les fameuses Google Glasses. Sentiment d’élitisme mélangé à du geek suprême, et, je crois sur parole les quelques personnes de mon entourage qui ont eu le plaisir d’essayer le produit, un produit tout à fait surprenant…

Mais alors là, être le premier client à réceptionner la première boîte livrée vous fait ressembler au premier timbre monégasque, qui vaut un sacré prix sur le marché de la philatélie. Alors si vous dormez avec votre peluche Android que vous avez acheté lors de votre passage au Googleplex, ou bien si vous collectionnez les autocollants Google sur votre ordinateur portable, cette vidéo est pour vous.

Si vous avez tremblé la première fois que vous avez vu la boîte à Gremlins s’ouvrir, voici 10 minutes 57 secondes de plaisir partagés sur Facebook  (encore) par Steve Lee, l’homme qui se trouve à la tête de l’équipe en charge. C’est tout frais. Comme un effeuillage sensuel, un strip tease de geek… Coté produit, tout reste à démontrer, mais par contre, coté marketing et buzz, c’est un cas d’étude à ciel ouvert !

L’actualité High-Tech de la semaine : du lourd en France, Marketo, Tableau, Storyworth et Storyginal, Philip Rosedale et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Microsoft, Facebook, Google, Twitter, Linkedin et Amazon ouvrent un fonds en France

Il devient de plus en plus délicat pour les leaders Américains des nouvelles technologies d’ouvrir ou de maintenir une activité en France et les raisons sont plus que nombreuses : les contrôles fiscaux incessants (Linkedin en a fait les frais récemment, avant cela Amazon), les taxes arbitraires censées équilibrer les enjeux de contenus des médias Français (la taxe Google), ou encore l’impossibilité pour Twitter de trouver un manager Français suffisamment compétent pour tenir les rênes de leur filiale à Paris. Il devient de plus en plus difficile pour les DRH de ces sociétés de se tenir à jour d’un code du travail sans cesse modifié, qui va devenir bientôt aussi épais qu’un bottin des Pages Jaunes. Afin de lutter contre les difficultés à la fois psychologiques pour leurs équipes de faire face au stress que représente de gérer une entité en France (des cas de suicides ont déjà été relevés chez certaines), mais surtout financières, car ces entreprises se retrouvent taxées de façon tout à fait aléatoire, un fonds de 200 millions d’euros a ainsi été constitué par les sociétés sus-nommées pour faire face aux honoraires d’avocats et de psychanalystes en tout genre leur permettant de faire face à cet écosystème qui s’avère un peu trop gaulois à leur goût. Ils sont (april) fools ces Français.

Mardi : IPO, trois lettres magiques pour le jackpot au NASDAQ avec Marketo et Tableau

 

Le même jour, deux sociétés Américaines, l’une de Californie à San Mateo Marketo, l’autre de Seattle Tableau Software, viennent d’annoncer avoir déposé des dossiers auprès des autorités financières (la fameuse SEC, Securities and Exchange Commission) pour faire appel aux marchés financiers. A savoir $75 millions pour Marketo, créée en janvier 2006, ayant levé $108 millions à ce jour, qui est une plateforme de SaaS permettant de lancer des campagnes marketing, dont le dernier chiffre d’affaires déclaré s’élève à $54,4 millions en 2012 ($14 millions en 2010) pour une perte cumulée de $82,2 millions. Et $150 millions pour Tableau Software, créée en janvier 2003, ayant levé $15 millions, dernier chiffre d’affaires déclaré en 2012 de $127,7 millions, avec un profit de $1,6 millions, qui développe un logiciel fournissant des données analytiques visuelles. L’IPO, c’est le rêve de toute une industrie et d’un écosystème qui voit se transformer en bons dollars des tonnes de papiers et de promesses… même si naturellement de la valeur se distribue un peu au passage au gré des différentes séries de levées de fonds. La dernière introduction au NASDAQ date d’octobre 2012 avec Workday. Une Silicon Valley sans IPO n’est plus vraiment une Silicon Valley (proverbe Californien).

Marketo sur Twitter : @Marketo

Tableau Software sur Twitter : @Tableau

Mercredi : une startup au service de la famille, ça existe, c’est StoryWorth

Avec tous ces réseaux sociaux, cette furie de l’audience et la course au Like, on perd la chose essentielle, ce qui fait de l’humanité cette chose unique au monde : sa mémoire. La mémoire est un des éléments essentiels de transmission du patrimoine d’une famille, d’une communauté, d’une civilisation. Pour s’en tenir aux familles, combien d’informations disparaissent de génération en génération ? Que sais-je véritablement de la raison qui a poussé mon père à s’engager à la fin de la deuxième guerre mondiale à l’âge de 17 ans, et se retrouver parmi les soldats qui ont libéré un camps de concentration en Alsace ? Rien. Qu’en est-il de toutes ces photos que l’on poste tous les jours sur Instagram ou ailleurs ? Comment retrouver son « fil de vie » ? Un an et demi après le lancement d’un projet similaire en France, qui s’appelle Storyginal, Storyworth vient de recevoir la bénédiction financière de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Même motivation pour Christophe Brun, fondateur de Storyginal ou pour Nick Baum, fondateur de Storyworth, permettre l’enregistrement des histoires familiales avant qu’elles ne se perdent à jamais. Quand la technologie permet d’aider à compenser une lacune grandissante de notre société moderne, une seule chose à faire : passez moins de temps sur Facebook, et allez à la rencontre de vos parents, grand-parents,  écrivez votre histoire, et retrouvez la mémoire avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Suivre Storyginal sur Twitter : @Storyginal

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Jeudi : choisir entre la vraie news, Facebook ou Philip Rosedale ?

 

Les rotatives ont beaucoup tourné ce jeudi avec la conférence de presse Facebook à Menlo Park. Mark Zuckerberg, dans le texte : « More than anything, we use our phones to connect with the people we care about. This is Facebook Home. ». Ok. Donc j’ai choisi de vous parler de Philip Rosedale. Vous connaissez ? C’est celui qui a co-fondé SecondLife, une des expériences de connexion digitale les plus géniales de ces… allez, ces dix dernières années… Bon malheureusement, tous le monde préfèrant « réseauter » sur des plateformes gratuites, SecondLife vit tranquillement mais sans grande fanfarre, et sans Philip qui a quitté la direction de l’entreprise… Ce fameux Philip Rosedale, qui vaut le déplacement, pour l’avoir rencontré dans son co-working space Coffe and Power, continue sa quête entrepreneurial et sociale, et il est possible de s’informer un tout petit peu sur son nouveau projet, High Fidelity, qui vient de lever $2,4 millions, et dont la principale information est la question suivante : « what will the information spaces of the future look like »… à quoi vont ressembler les espaces d’information du futur… Intriguant ! Je crois ce Monsieur capable de nous surprendre une nouvelle fois.

Philip Rosedale on Twitter : @PhilipRosedale

Vendredi : Google Glass… finally

 

Des semaines de rubriques sans en glisser un mot… j’allais friser la faute professionnelle, à défaut de parler une nouvelle fois de Google. Quand même, rien que la vidéo des lunettes du futur vaut le déplacement, on s’y croirait. Alors, ce sera très simple à utiliser, quand elles seront en vente fin 2013 ou début 2014, ces Goggle Glasses : c’est en fait une application web qui servira de support pour rendre sa lunette connectée (et donc sans application Android a priori), où il suffira de s’enregistrer à partir d’Oauth, une sorte de Facebook Connect poussé par Google, et avec la bénédiction d’une connection GPS . A partir de cette étape, les applications seront diffusées sur vos lunettes. A signaler : la grosse campagne de buzz orchestrée offrant une réservation de paire à ceussent et ceux les plus créatifs pour clamer sur Twitter : « If I had glasses », si j’avais les Google Glasses, qu’en ferais-je ? Ca donne un joli nuage qui parle de « love » et « life », coincés entre « media », « social »… et « marketing ». Et $1.500 tu débourseras. Quand même.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Le joujou « made in Silicon Valley » du weekend : Scoot & Doodle

Le weekend arrive, et il n’est pas toujours ensoleillé dans ce beau pays qu’est le France. Quoi faire, quand on a envie de rester sous la couette, avec son portable accroché ? Si vous êtes familiers des outils Google, notamment des nouvelles fonctionnalités offertes par la gamme de produits Google+, je vous propose d’essayer un produit très rigolo imaginé par de créatifs designers basés à San Francisco, Scoot & Doodle.

Le concept est simple : utiliser Google Hangout pour se lancer dans une session de dessin collectif sur Internet !

Regardez plutôt…

Le plus drôle dans l’histoire, c’est d’apprendre que cette petite équipe vient de lever $2,25 millions, financés par Pearson, et un généreux donateur de la Silicon Valley qui a souhaité rester anonyme.

Cela ne va pas aider mon travail qunad j’explique aux startupers Français qui ne cessent de taper régulièrement à ma porte pour me demander s’il est facile de lever des fonds dans la Silicon Valley, « parce qu’en France, il n’y a pas d’argent » (ce qui est faux naturellement). C’est toujours la même chose : bien sûr qu’il y a beaucoup de riches individuels qui peuvent devenir vos business angels de demain, mais c’est avant tout une question de connection. Et une connection, ça ne se crée par comme cela, cela demande du temps… donc de l’argent. Alors pensez à bien regarder autour de vous avant de vouloir aller voir ailleurs !

La bonne nouvelle, c’est de voir une société comme Pearson, leader mondial dans le domaine de l’éducation, prendre position sur des projets marginaux comme celui-ci. Les gros industriels ne sont pas toujours actifs dans l’écosystème des startups pour s’approprier des concepts, mais bien y investir.

Les fonds seront utilisés pour faire grossir l’audience (SEO, SEO, achats de traffic…) et pour développer le produit sur mobile. 25 minutes de session en moyenne lors de la première utilisation, 32 minutes en moyenne lors des suivantes, un petit million d’utilisateurs… difficile de connaître les intentions de monétisation d’un produit qui fait penser à des « startups best users » comme Draw Something dont le seul espoir est de trouver des investisseurs réinjecter des fonds grâce aux métriques, ou des  acquéreurs comme Zynga pour espérer devenir quelque chose de durable. Bon, maintenant, il y a Pearson au capital, l’histoire est un peu différente, dans la perspective où il se positionnerait comme partenaire « industriel »… et non financier.

Comme je dis toujours, à suivre !

S’il y a des volontaires pour essayer ce joujou digital, contactez moi !