L’actualité High-tech du jour : Foursquare

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Foursquare

Non, Foursquare n’est pas mort. Cela fait un bail que je parle de la startup New-Yorkaise dans ces colonnes, et tout le monde sait que Dennis Crowley, le fondateur,  s’est éloigné de la Silicon Valley pour y retourner et se venger, suite à des mésaventures dans des expériences entrepreneuriales précédentes. Mais tout de même, quelle persévérance !

Parce qu’il faut bien le reconnaitre : qui aujourd’hui continue de se servir de Foursquare, à part quelques nerds ici et là ? À qui ça sert donc, de savoir que tu fais un check-in, ici ou là ? C’est le selfie du tweet, avec beaucoup moins de succès, c’est clair. Foursquare a tenté la diversion récemment en transformant son application mobile en « Swarm« . Pas folle, la guêpe. Nouveau coup de pub, deux applications à gérer qui se renvoient la balle de la viralité. Foursquare est devenue la startup dont il faut utiliser les APIs, c’est à dire les lignes de codes donnant accès à certaines informations de leur base de données, et avoir ainsi accès à des milliers de POI (« point of interest »), points de géolocalisation qui peuvent être exploités par des applications tierces.

Foursquare

Foursquare a reçu un peu d’oxygène de la part de Microsoft en Février 2014 ($15 millions). Crowley, qui a toujours été malin à l’idée de solliciter les médias, sait faire parler de lui dans la presse people et tech de la Silicon Valley, qui veut nous donner l’impression qu’il se passe toujours quelque chose du coté de Foursquare. Parce que Foursquare, c’est cool. Ça me fait penser à la série des Martine : « Foursquare crée le checkin dans le monde entier ». « Foursquare crée le checkin dans ta salle de bain ». « Foursquare dans la Silicon Valley ». »Foursquare et la liste des top 20 restaurants à New York ». Etc.

Le dernier coup de pub, c’est l’annonce de sa plateforme de publicité Pinpoint qui va notamment exploiter cet historique des points de géolocalisation. Probablement sous-traitée, cette opération est censée montrer la vision de l’entreprise, son maintien d’activité, alors qu’il semble qu’il y ait une grosse rumeur de rachat par Yahoo!, ce qui doit être le cas depuis des mois. Avec $162 millions d’investissements déjà engloutis, ça va faire travailler pas mal d’analystes pour définir le juste prix !

Car forcément ,Foursquare a perdu la bataille du consommateur. Foursquare, malgré tous les articles de MG Siegler sur Techcrunch en son temps (j’ai toujours trouvé ça suspect, cette proximité de l’époque de certains blogueurs avec quelques startups, dont Foursquare), et les blog-posts appuyés d’un de ses investisseurs, le visionnaire Fred Wilson (rien à voir avec les raquettes de tennis), Dennis Crowley a surtout convaincu dans sa vision de la gamification des investisseurs, et la dernière qui sera peut être par Marissa Mayer : c’est sans doute sa dernière chance.

On ne se lance pas comme ça dans le monde de la publicité, qui va sans doute réclamer au moins 6 mois pour arriver à un niveau d’activité satisfaisant, en convaincant les différents annonceurs potentiels. Avoir Fedex et AT&T dans sa pipeline de clients est certes une bonne chose, mais développer ce type d’activité sur une plateforme que je ne crois pas en croissance d’utilisateurs, proposer de créer des segments utilisant des données comportementales avec les historiques de données de géolocalisation ne devraient pas vraiment suffire.

Good luck Pinpoint! Dennis Crowley, fais nous rêver !!!

Pinpoint

Mardi 14 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : Codefights… coder, c’est jouer !

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Codefights

Décidément, la programmation informatique devient un sujet quotidien. Ce sont environ pas loin de $2,5 millions qui viennent d’être réunis auprès de 13 investisseurs (ça devrait porter bonheur), dont le très scientifique Fabrice Grinda (dans son approche de l’investissement), le créateur de Quora Adam D’Angelo, ou encore Bismarck Lepe, ex-Google et co-fondateur de la plateforme d’Ooyala, des connoisseurs du sujet, pour un site qui conjugue le code et le jeu : Codefights.Codefights transforme la programmation en une bataille sur Internet entre programmeurs qui s’affrontent sur des problèmes de code, avec un chronomètre pour témoin. La plateforme n’a réuni que 70.000 utilisateurs en 6 mois, et au total 1.500 de challenges accomplis… Il reste encore du chemin.

Histoire habituelle du moment : un service Internet qui utilise un cas de la vie courante, le numérise, et se transforme, avec un peu de talent et beaucoup de chance, en une société avec des datas prêtes à vous servir un bon repas. C’est aussi l’avènement des plateformes qui fonctionnent en temps réel, qui jouent sur le terrain des utilisateurs qui adorent être en compétition, et gagner. Les difficultés rencontrées par les startups qui se sont lancées dans la « gamification », telles que Foursquare, Badgeville ou encore Bunchball, ne doivent pas fair oublier l’écart qu’il y a entre un produit amusant sur le concept, mais encore trop loin d’un usage « mass market ». Mais là, avec cette bande de nerds en pleine croissance que sont les développeurs, et les succès que l’on connu dans la même veine avec Twitch.tv, rachetée quasiment $1 milliard… les marchés de niche créent parfois de grosses surprises.

Mais comment se fait-il que des plateformes comme Github n’y est pas pensé ? Ce cas prouve une nouvelle fois que les idées innovantes viennent souvent de la part de petites structures.

Voici donc une petite démo pour ceux que cela intéresse…

Je me suis déjà exprimé sur le sujet de faire apprendre le code aux jeunes, par contre quand il s’agit, là aussi, de s’amuser, c’est une autre histoire… quoi que… Enfin, des Hongrois ont eu l’idée de Codie, un robot programmable depuis une application mobile, qui utilise un langage de programmation visuel et simplifié de blocs à déplacer qui rend le sujet amusant. Au lieu de jouer avec des legos, on déplace les cubes sur un téléphone portable. Réservé aux 8 à 12 ans. A utiliser avec modération, n’oubliez pas que Steve Jobs et bien d’autres visionnaires du business de la technologie refusant l’accès des mobiles et autres tablettes à leur rejeton. Je suis même surpris que le Gouvernement Français actuellement en place n’ait pas déjà imposé au publicité vantant les miracles de la technologie ce bandeau obligatoire, en bas de l’écran. Parce qu’après le problème d’une jeunesse obèse, il y a aussi le danger d’un jeunesse accro à ces petits écrans qui peuvent rendre disons… un tantinet geek, si ce n’est débile. La phase finale.

Pour voir Codie réussir son pari, c’est sur Indiegogo que ça se passe…

Codie

 

A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : Internet.org, Netflix, Oxford Dictionaries, Foursquare, Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : connecter la planête pour le bienfait… de la publicité ?!

 

Les chiffres sont officiels : il reste 5 milliards de terriens à connecter à Internet. C’est bien Internet. Ca connecte les gens entre eux, ça permet d’éviter l’isolement de communautés, de donner accès à des personnes aux soins grâce aux téléphones portables, que sais-je… Nos amis des États-Unis, qui ont pour habitude et coutumes de conquérir (et dominer accessoirement) le monde ont lancé une belle initiative : Internet.org. « Everyone of us. Everywhere. Connected. ». Frissons dans tout le corps… Pour reprendre le pitch, Internet.org se veut être un partenariat mondial entre les leaders de la technologie, sans but lucratif, impliquant les communautés locales et les experts qui travaillent pour apporter l’Internet aux deux tiers de la population mondiale qui ne l’ont pas. Outils de partage des ressources et des meilleures pratiques, les partenaires d’Internet.org vont explorer des solutions dans trois grands domaines suivants : l’accessibilité, l’efficacité et les modèles d’affaires (dans le texte : « business models »). Voila, c’est dit. Le problème, c’est que le porte-parole et le plus en vue en ce moment à ce sujet, c’est Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. Avec tout le respect que j’ai pour un homme qui a créé quelque chose d’absolument extra-ordinaire, il y a incompatibilité majeure. Ca s’appelle être juge et parti dans un monde où la réclame, la locomotive du commerce de l’Internet, reste un moteur qui a tout sauf l’apparence d’une association objet humanitaire. Le mélange des genre, ça rend les choses floues. « But that criticism is kind of crazy« , répond Mark à ce type de remarque. C’est vrai, chacun son job. Voila, ça, c’est fait.

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Mardi : le château de cartes de Netflix 

 

Netflix est en train de passer à la vitesse supérieure : après un passage difficile suite à une politique de prix plus que contestable par rapport à sa base installée,  le courant est en train de bien passer de nouveau dans le bon sense, et parallèlement à un développement international en Europe qui va prendre du temps (mais soyons francs, Netflix fait un peu peur à tout le monde), et l’amélioration permanente du produit par de nouvelles fonctionnalités (comme la possibilité d’avoir au moins 5 profils différents pour un même compte, ceci afin de satisfaire les familles et leur simplifier la vie, la mise en place de liste personnalisée…), la société a décidé d’investir dans le contenu. Bien plus significatif que la récente campagne de bundle avec Google pour leur Chromecast, il y eut la diffusion exclusive de Breaking Bad sur le Royaume-Uni en juillet dernier, des accords de streaming avec CBS pour la série « Hostages »,  il y a aussi cette histoire de série TV « House of Cards » qui a été diffusée en exclusivité sur Netflix. Co-produite notamment par Kevin Spacey, qui y joue le rôle principal, ce dernier a fait une intervention assez remarquée dans le monde de la production télévisuelle : « donnez le contrôle à l’audience ». Fait important : Netflix n’a pas demandé la mise à disposition d’un pilote de , comme le veut la tradition dans cette industrie, ce qui a priori n’avait pas de sens étant donné le concept de la série, dont les caractères et les micro-histoires vont évoluer de façon significative au fur et à mesure des épisodes. Ceci avait également beaucoup de sens d’un point de vue économique ! Netflix a su se rendre compte, à partir des informations dont ils disposent, en qualité de compagnie Internet, que « House of Cards » correspond à ce qu’attend l’audience de Netflix. Ce qui est important, aussi, selon Kevin Spacey, est de ne plus trop réfléchir au format de diffusion, mais de le rendre disponible sur le nombre le plus possible de plateformes (télévision, iPad, ordinateur…), en format libre de choix, en quelque sorte, avec des contenus de qualités, que les spectateurs seront prêts d’acheter : « Les choses veulent des histoires : ils mourraient pour cela… et sont prêts à en parler sur tous les toits, réseaux sociaux, etc… ». Belle tribune de Monsieur Spacey !

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Mercredi : do you speak geeklish?!

 

Il devient bien difficile de suivre des conversations entre geeks de nos jours. L’anglais domine naturellement le langage des nouvelles technologies, malgré tous les efforts réunis du lobbying de de Bernard Pivot, du Larrousse et de Montebourg, et de l’autre coté d ela Manche, l’Oxford Dictionary a quelques longueurs d’avance il faut bien l’admettre… A titre d’exemple, le dictionnaire a déjà rendu officiel le mot « bitcoin » : « une monnaie numérique dans lequel les transactions peuvent être effectuées sans la nécessité d’une banque centrale ». Dans le domaine de l’internet sauvage : « hackerspace« , « un lieu où les personnes ayant un intérêt commun pour l’informatique et la technologie peuvent se réunir pour travailler sur des projets tout en partageant des idées, de l’équipement et des connaissances… ». Plus funky : « selfie » qui correspond à « une photographie que l’on a pris de soi, typiquement prise avec un smartphone ou d’une webcam et téléchargé sur un site médias sociaux », et Dieu si c’est devenu une pratique courante de nos jours ! « BYOD » : pas sur que cela passe bientôt dans le langage commun français : « pratique qui consiste à permettre aux employés d’une organisation d’utiliser leurs propres ordinateurs, smartphones et autres appareils à des fins professionnelles ». Une pratique qui devrait sans doute se répandre plus volontiers de nos jours : « digital detox« , « une période de temps pendant laquelle une personne renonce à utiliser des appareils électroniques tels que les smartphones ou les ordinateurs, considéré comme une opportunité pour réduire le stress ou se concentrer sur l’interaction sociale dans le monde physique ». On peut toujours rêver. Une dernière : « phablet », « un téléphone intelligent comportant un écran qui est d’une taille intermédiaire entre celle d’un téléphone intelligent typique et d’un ordinateur tablette ». Allez comprendre, c’est à en perdre son aphlabet.

Suivre les nouveautés sur Oxford Dictionaries : @OxfordDictionaries

Jeudi : le coeur de Foursquare balance entre Microsoft et American Express

 

Après avoir lancé une offre dédiée aux entreprises, après avoir inspiré Instagram, après avoir levé jusqu’à $112 millions (dont $41 millions en dettes), Dennis Crowley et son équipe cherche la voie dorée qui devrait venir du monde de la corporate entreprise… pour une prise d’intérêt significative, à défaut d’un rachat pur et simple ?! Il semble que Microsoft et American Express soit dans une certaine phase de conversation ou de consultations ! Foursquare n’a à l’évidence pas résolu son problème de chiffres d’affaires (seulement $2 millions en 2012), à défaut d’avoir mis en place tout au long de ces années une plateforme très précieuses en terme de « point of interest », c’est à dire en quelque sorte une bibliothèques de lieux où bon nombre de startups viennent désormais se servir pour leurs propres besoins de géo-localisations. Et ça en fait beaucoup ! Je suis d’accord que pour Microsoft, Foursquare peut représenter une certaine avancée dans le monde des réseaux sociaux, sans pour autant devenir un avantage compétitif dans ce segment, les discussions sur l’utilité du checkin étant toujours un sujet d’actualité. De plus, Microsoft veut plus encore être mobile, et de ce point de vue Foursquare est très « tendance ». Pour American Express, la perspective de mise en place de programme de fidélité est une raison avancée, un peu comme Maximiles avait fait lors du rachat de la startup parisienne Dismoiou. Tout est une question de sous, comme toujours avec Foursquare et ses startups assez innovantes en terme de services qui ont du mal à passer à la vitesse du grand public… 6 millions de checkins par jour, c’est un bon début, mais c’est loin de faire le compte.

Suivre Foursquare sur Twitter (marrant, non ?!) : @Foursquare

Vendredi : flashback pour une histoire de montres

C’est fou comme le territoire des nouvelles technologies nous amène parfois dans un véritable retour vers le futur… du passé. Le média de San Francisco GigaOm vient de révéler le rachat en 2012 d’une startup appelée Wimm Labs, basée à Los Altos et créée en mars 2010, dont l’objectif était d’être une plateforme modulable permettant d’intégrer à du matériel des applications logicielles développées sur la base d’Android. En langage plus clair, la société travaillait notamment sur un projet de « smartwatch », terme non encore déposé auprès de l’Oxford Dictionaries, mais que l’on peut simplement traduire par « montre intelligente ». Il semblerait que ces industriels (Google, Samsung…) soient à la recherche de la moindre innovation permettant de faire passer Apple pour des « has-been », et ils ont décidé de se presser à nous faire les smartphones à nos poignets. Et oui, le smartphone, c’est lourd, ça déforme les poches, ça tombe et ça se casse. Accroché à votre poignet, cela devient plus simple à garder sur soi… en clair, après que des millions (surement) d’utilisateurs de téléphones portables se soient débarrassés de leurs montres, et bien on va désormais les ré-habituer à se la mette au poignet, avec quelques fonctionnalités digitales en plus de la montre traditionnelle. Il est clair que les projets de Google sur le sujet, du Galaxy Gear de Samsung (et même Sony) sur la montre du futur (sic) déchainent les exclusivités en tout genre chez nos amis les médias technologiques de la Côte Ouest. Apple, prends garde à toi, prochain épisode  le 10 septembre à Cupertino !

Suivre GigaOm sur Twitter : @GigaOm

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Airmobs du MIT Media Lab, Foursquare, Lyft, Penultimate et Evernote, Dijit Media et Miso

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger ! Lundi :  Airmobs, le MIT Media Lab à l’assaut du partage de réseau

Je l’avais mentionné dans la première chronique de l’année, le monde n’est pas si connecté qu’on veut bien le dire. Du moins avec son smartphone, car coincé entre des réseaux opérateurs toujours trop chers en  accès données, particulièrement en déplacement à l’étranger, les choses ne bougent guère dans ce domaine. Alors, lorsque je trouve un produit qui s’attaque à ce créneau, ça mérite que l’on laisse tomber la Silicon Valley pour Boston, Côte Est, afin de parler d’Airmobs, un des projets du MIT Media Lab, un laboratoire de recherche multi-disciplinaire qui dépend du fameux MIT. « Inventer un meilleur futur » : voilà un bien noble dessein, et j’en viens à Airmobs, développé par Eyal Toledano, qui nous vient d’Israel où il a notamment travaillé pour Samsung, et qui a développé une application Android permettant de partager votre accès aux données via les réseaux téléphoniques d’un téléphone à un autre, depuis l’accès Wifi disponible sur ces appareils. Les kilos de données « prêtés » peuvent se transformer en crédits de datas réutilisables, notamment en zone d’absence de réseau. « L’idée est d’étendre le principe du « donner pour ensuite recevoir »afin d’inciter les gens de partager leur plan de données. Du Peer-to-Peer plutôt moral, je trouve ! L’application a été développée  intelligemment, avec entre autres un contrôle de la puissance de la batterie et du réseau opérateur, de la détection de mouvement, pour adapter la puissance du signal. Je propose de remplir une pétition afin d’encourager Eyal de publier l’application sur Google Play Store. Jamais les opérateurs n’accepteront de collaborer sur ce terrain, il faudra donc compter sur une communauté d’utilisateurs pour créer l’usage, fusse-t-il nécessaire de passer par des « marécages » pour y arriver. J’y reviendrai.

MIT Media Lab sur Twitter : @MIT Media Lab

Mardi : Foursquare, Acte 2, adresse le monde de l’entreprise

 

Ca y est : Foursquare s’occupe du marché des entreprises avec la nouvelle application Foursquare for business ! Trop longtemps entre les mains des geeks, il était temps de permettre aux business locaux de disposer d’outils de pilotage de leurs sites sur Foursquare. Ceci devrait, en toute logique, aider la plateforme a augmenter l’investissement des professionnels sur Foursquare, et la montée du chiffre d’affaires, un des problèmes majeurs de la startup. C’est encore un parcours du combattant pour déclarer ses différents business, preuve d’inexpérience dans le service mais que ne ferait-on pas pour piloter ses activités sur une plateforme qui fait si souvent l’actualité dans la Silicon Valley ?! Il est possible de crééer des offres spéciales pour attirer les utilisateurs de Foursquare, analyser les résultats de ces opérations en temps réel grâce à des outils d’analyse, et prendre les mesures adéquates.

Foursquare sur Twitter : @Foursquare

Mercredi : Lyft poursuit son expansion et lève $15 millions

J’ai déjà évoqué Lyft dans ces colonnes, et les choses semblent bien aller pour Zimride, la société qui est à l’origine du service, et son services de transport entre individus (les conducteurs se transforment en chauffeurs de taxi le temps d’un trajet). Indépendamment du succès croissant de sites web qui mettent en relation des utilisateurs sans intermédiaires (Zipcar, Airbnb, Kickstarter), une nouvelle vague du Web Relationnel (ou Web Personnel, Web Interactif, Real Time Web, appelez-le comme vous voulez) est en train d’arriver à maturité, derrière la couche bien superficielle, il faut le dire, de ce que tout le monde appelle le Social Media (qui n’est qu’un prétexte à atteindre des annonceurs en manque de tendances). Le vrai Web, le Web des utilisateurs, arrive ! Lyft fait partie de ces nouveaux usages qui sont en train d’émerger grâce à Internet, et ce sont de nouvelles générations d’utilisateurs qui arrivent, et Lyft est en train de couvrir le spectre du transport solidaire, avec désormais une activité sur Los Angeles, rendue possible notamment avec des discussions avec la California Public Utilities Commission qui va aider à rendre cette nouvelle solution de transport deployable à grande échelle ! Vive les moustaches roses !

Lyfy sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Penultimate réapparaît avec Evernote

Penultimate, c’est une histoire à la sauce Silicon Valley dont bien des jeunes startupers français devraient s’inspirer… mais pas forcément pour ce que vous imaginez. Penultimate est en effet un produit développé par une société créée en mai 2010, qui a été rachetée par Evernote en mai 2012… qui réapparaît en produit Evernote dans l’AppStore mise à jour, et c’est une bonne nouvelle car c’est vraiment un beau produit permettant de prendre des notes à la volée, qui peuvent désormais être intégrée automatiquement dans la gamme de produits Evernote, l’un des gros succès du moment. La version 4 de l’application est désormais gratuite. La leçon de cette histoire, c’est sur la capacité d’amener  des produits niches comme Penultimate au sommet de la gloire, ce qui est quasiment impossible car il est très rare que des applications mobiles fassent le bonheur et surtout la richesse de ceux qui l’ont créé… sauf dans la Silicon Valley où il existe toujours un plus gros que vous pour vous racheter. Développer une fonctionnalité comme Penultimate, c’est devenu presque impossible pour Evernote, et par conséquent il n’ont qu’à faire une proposition de reprise voire d’embauche. Ben Tozzo est désormais « Head of Penultimate Product » dans une startup qui marche bien, et dont les stocks options sont encore attrayants. Je doute qu’un Penultimate à rayonnement local en Europe aurait beaucoup de mal à percer. Il faut penser large : marché, mais aussi exit, car le destin de beaucoup de startup est tout de même de finir quelque part. De préférence pas dans ce qu’on appelle le deadpool.

Penultimate sur Twitter : @PenultimateApp

Vendredi : Dijit Media acquiert Miso

Le deuxième écran excite beaucoup de gens car il y a toujours quelqu’un qui considère qu’il n’y a pas assez de publicité à la télévision, et encore plus d’argent à solliciter auprès des annonceurs (bis), alors on réfléchit aux moyens de vous en mettre plus, notamment par l’intermédiaire des appareils qu’il est désormais possible de connecter comme les smartphones, ou encore les tablettes. Il y a également une approche un peu plus technologique du sujet, et c’était le créneau de la startup Miso qui a su grandir sa base d’utilisateurs jusqu’à 100.000 utilisateurs pour séduire Dijit Media, connu pour être la société qui a développé le guide TV sur iOS NextGuide. Miso a développé à ce jour deux applications permettant d’inter-agir, se déclarer et se connecter depuis son iPhone et son iPad, avec sans aucun doute de très instructives données sur les expériences comportementales. Cela n’empêchera pas Dijit Media de fermer prochainement les applications. La TV sociale n’est pas de tout repos, mais il s’agit en tout cas d’une exit pour l’équipe de Miso (c’est toujours mieux que le deadpool), et assurément une expertise additionnelle pour Dijit Media.

DijitMedia sur Twitter : @Dijitdotcom

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Color Labs, Pulpfingers, Foursquare et Instagram, Microsoft, et Everlane

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : retour à la case départ pour Bill Nguyen, CEO de Color Labs

Peut être vous rappelez vous de Color Labs… Une idée d’application très avant-gardiste, lancée par une équipe dirigée par Bill Nguyen, qui compte à lui seul près d’1 Milliard de Dollars d’exit : Lala.com racheté par Apple pour $80 Millions en Décembre 2009, OneBox acquise pour $850 Millions en 1999 par Phone.com, sans oublier Seven Networks qu’il a créé en 2000.

Pourquoi avant-gardiste, Color ? « Bring people together through proximity, social and visual presentation » : utiliser la technologie pour rapprocher les gens, de façon visuelle (au départ c’était une application mobile de prise de photos). Vive la magie des vrais réseaux locaux, les réseaux de proximité ! Malheureusement, et ce malgré la présence d’un CTO Français (encore et toujours…), le produit n’a jamais été à la hauteur des espérances. Le fait d’avoir levé $41 Millions avait mis la barre assez haute ! Après quelques départs, l’entreprise a donc été reprise par Apple pour $7 Millions. Et le 31 Décembre, c’est fini.

Maintenant, c’est au tour des gossips de s’emparer d’une plainte déposée par un ancien salarié fondateur contre le CEO. Là où il y a de l’argent et des difficultés, les procès ne sont jamais loins. Vous pouvez alors comprendre pourquoi on est capable de voir ce genre de navets diffusés sur la chaine Américaine Bravo (sorte de série sur les startups dans la Silicon Valley).

Mardi : La techno Alsacienne à l’honneur avec Pulpfingers racheté par 500PX 

Une belle semaine pour deux talentueux développeurs-entrepreneurs Alsaciens, les très discrets David Charlec et Jérôme Scheer, créateurs des applications ISO500 et Photopular. Ils vont désormais s’habituer à des connexions quotidiennes avec le Canada, à Toronto précisément, siège de la société 500PX, qui se décrit comme une communauté de photographes  au services des meilleures professionnels. Une belle histoire pour des passionnés qui vont pouvoir s’adosser  à un site important qui va leur permettre de voir l’avenir en plus grand ! Il est clair que les facilités offertes aujourd’hui par les technologies telles que le langage de développement iOS par exemple offrent des perspectives souvent inattendues lorsque le talent permet de croiser le succès. Vive l’Alsace !

Mercredi : la journée des badges… Instagram inspiré par Foursquare

Alors que l’équipe de Foursquare tente de convaincre des investisseurs de rajouter $50 Millions pour une société qui génère $2 Millions de revenus avec 25 Millions d’utilisateurs enregistrés dont 8 Millions qui sont actifs au moins une fois par mois (selon le Wall Street Journal), Instagram, qui n’a plus à se soucier de sa valorisation ou de rechercher des fonds, vient de tranquillement lancer un système de badge pour aider à promouvoir son image au sein de ce réseau social… C’est toujours rageant de voir que ses (bonnes) idées trouvent souvent preneur… Malgré les critiques que l’on peut adresser à Foursquare vis à vis de son Business Model (ce qui ne regarde d’ailleurs que Foursquare soi même et ses investisseurs), Dennis Crowley et son Team a clairement rendu évident le succès à attendre des mécanismes de gamification, où se sont engouffrés des Bunchball ou encore Badgeville. Allez Dennis, la route est longue mais ce n’est pas une impasse !

Jeudi : Microsoft sur les pas de Google ?


Comment ça ?! Microsoft veut concurrencer Google et ses lunettes ? Et oui, le berceau de l’innovation, la Silicon Valley, c’est aussi un peu la fosse aux lions, et on n’a pas d’états-d’âme, comme en Allemagne (réputée pour ses copycat), à s’engouffrer dans une brèche ouverte par d’autres. Bon, si on y regarde de plus près, le brevet déposé par Microsoft est juste un « EVENT AUGMENTATION WITH REAL-TIME INFORMATION », c’est à dire des lunettes connectées pour être utilisées dans le contexte d’évènements en directs, et pas pour utiliser du contenu. Vous saisissez la nuance, moi à peine. « Filed in May 2011 » : enregistrée en Mai 2011. Ben voyons. Ca va peut être interesser Marc Simoncini, à la tête de sa nouvelle société Sensee, cette concurrence autour des lunettes. On n’a surement encore rien vu.

Vendredi : Everlane fait son Block Friday

Black Friday, États-Unis, après la dinde, le déluge : tradionnellement tous les ans à la même époque, c’est le jour des bonnes affaires, et bien souvent l’occasion d’échauffourées dans les Safeway et autres BestBuy… Et maintenant, c’est au monde du e-commerce de s’y coller, cat c’est bien sûr l’occasion de faire ses emplettes avec la perspectives des fêtes de Noël qui approchent. Everlane, une startup de San Francisco qui développe un site de e-commerce de vêtements de luxe et de design ne mange pas de ce pain là : il a été décidé de mettre le site « hors ligne » à l’occasion de cette journée.

« Nous voulons aider les consommateurs à moins consommer en créant des produits en moindre quantité mais qui durent plus longtemps » : la qualité et non la quantité ! Bon coup de publicité !

 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !