Facebook Graph Search : souriez, vous êtes filmés

Brève, depuis San Francisco…

Voilà, la conférence Facebook vient de se terminer au siège à Menlo Park et la nouvelle est tombée : Facebook Search est là. Fini les liens grossiers à la Google qui vous balancent des liens qui satisfont les « annonceurs ». Du contexte on va vous donner grâce au nouveau Facebook Graph Search : à la question « Quels sont mes amis qui vivent à Paris ? », vous devriez recevoir des réponses en images et en vidéo grâce aux informations disponibles dans cette immense, incroyablement immense base de données qu’est devenu Facebook.

Pour bien comprendre comment ça marche, il suffit de visioner la vidéo ci-dessous :

Le graphe social a définitivement été un virage essentiellement dans la vie du réseau social numero 1 mondial, puisqu’il a permis de construire une véritable cartographie humaine à travers les millions de connexions et de contenus téléchargés tous les jours. Et Facebook va bien vous le re-servir car… vous rappelez vous tout ce que vous avez mis en ligne depuis la création de votre compte ? Vraiment ?

Les rumeurs de baisse d’utilisation ou de fréquentation sur Facebook annoncés ici et là ne sont pas des signes de fumée sans feu, et il y a naturellement une recherche de relance de l’activité des utilisateurs de la part des équipes de Mark Zuckerberg.

Mais bon, Facebook n’est pas encore Internet à lui tout seul, et il ira donc chercher chez l’outil de recherche de Microsoft Bing les réponses manquantes, Google n’est pas encore disponible… mais il aimerait bien que ce soit possible.

Le produit n’est pas encore disponible, toujours en « beta » comme on dit dans le métier, et il va falloir patienter encore un peu pour aller vite chercher le résultat de recherche comme « Quelle est ma dernière cuite » ou des choses du genre. Je tiens à souhaiter bonne chance à ce nouveau produit, qui me fait (un peu) penser au bébé d’un ancien de Facebook, Adam D’Angelo, qui travaille sur un projet de base de données contextuelle qui s’appelle Quora et qui en connaît un rayon, sur le search, les questions et les réponses…

Décidément, que le monde est petit dans la Silicon Valley, et qu’il est si récurrent…

Pour finir, rappelez vous bien ce bug récent chez Facebook qui faisait remonter à la surface visible de l’iceberg des conversations privées, et posez vous la question, vous jeunes étudiants à la recherche de votre premier job par exemple, ce que ce nouvel outil pourra faire remonter à la surface. My 2 cents comme on dit ici. Rien ne se perd chez Facebook, et tout s’indexe. Vous allez voir… Vos photos, vos vidéos, vos localisations, vos achats, vos applications, vos « like », vos « share », vos commentaires, vos pages. Tout. Toute votre vie sur Facebook, et ceux de vos amis, en un clic.

Souriez, vous êtes filmés.

L’actualité High-Tech de la semaine : Crac, Indie Gogo et Coder Dojo « Hoh Oho », Facebook, Ouya et Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où le silence est d’or

Il existe de nombreuses règles en terme de communication d’entreprise lorsque l’on veut atteindre les médias pour l’annonce d’une nouvelle société, d’un nouveau produit, d’une levée de fonds. Pour une startup par exemple, cela peut devenir un parcours du combattant, où il faut user de la patience (et une certaine aptitude au harcèlement), et beaucoup de relationnel… Et puis il y a les nouveaux outils online, comme PRnewswire qui, pour une somme modique (moins de $2.000), vous permet de laisser une trace sur la toile puisque les communiqués de presse publiés sur ce site sont repris parfois par des Yahoo! News et autres. On peut donc commencer à raconter son histoire (la queue de la comète), qui finira bien par être reprise à un moment par le média de vos rêves… En attendant, il y a une question élémentaire à se poser : quand publier ?! Durant un grand évènement (à l’occasion d’une conférence…) ? Dans ce cas, il faut être sûr de son affaire et avoir bien préparé le coup de feu, ou bien cela pourrait finir en pet de mouche  parmi un troupeau d’éléphants en train de barrir (pardonnez moi l’expression, petit clin d’oeil à un entrepreneur Français de San Francisco, Roi des #pigeons, et Prince des métaphores…). Mais surtout, on ne publie rien la veille de Noël, comme cette compagnie de location de véhicule basée à Los Angeles qui diffuse le 24 décembre une espèce de mélange de message de prévention routière et de publi-reportage. Inefficace, probablement.

PRnewswire sur Twitter : @PRnewswire

Mardi :  CodeDojo, le Père Noël digital

 

CoderDojo est une association à but non lucratif fondée en Irlande en juin 2011 par James Whelton et Bill Liao, dont l’objectif est d’apprendre aux jeunes de 7 a 17 ans à coder, développer des sites web, des applications, des jeux, etc. Il existe des centres aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. CoderDojo vient de lancer une campagne de récolte de dons sur IndieGogo, l’autre site de crowd-funding (financement collectif) basé à San Francisco (Kickstarter, son principal concurrent, est basé à New York) pour l’ouverture d’un centre éducatif… à New York. L’objectif est de réunir $7.000, et c’est beau de compter sur le Père Noël (oui, qui vous savez…) pour un oeuvre dédiée aux enfants, finalement. L’enjeu d’un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies, ça commence par l’éducation de ces sciences aux jeunes générations, mais certainement pas, selon mon point de vue, par remplacer le latin par la programmation au collège ou encore au programme des CE2, comme j’ai pu le lire ici et là (j’ai eu un peu de pratique avec eux par le passé…). Il faut arrêter de se regarder le nombril digital, et donc seulement viser à encourager la pratique, car la technologie reste un moyen, et non une finalité, n’en déplaise aux influenceurs-faiseurs de tendance du digital, en France et ailleurs.  A ce propos, le seul CoderDojo Français est basé à Alençon, dans la Sarthe. Vive la province innovante !

CoderDojo sur Twitter : @CoderDojo

Mercredi : Mademoiselle Zuckerberg , l’histoire de l’arroseur arrosé

 


Un « scandale » éclate au grand jour dans l’eco-système de la Silicon Valley : la propre soeur de Mark Zuckerberg, Randi, qui a tout de même passé plus de 6 ans au Marketing chez Facebook, s’est fait prendre au piège de l’absence d’étanchéité entre les réseaux sociaux, qu’aucun Terms of Service ne peut protéger, avec la diffusion d’une photographie qu’elle a prise en famille  (avec son frère Mark of course), postée par elle même sur Facebook et qui s’est retrouvée diffusée sur Twitter. So what : d’abord, si on ne veut pas qu’une photo personnelle soit diffusée sur Internet, et bien on ne la publie pas, c’est plus sûr. Ensuite, avec ces allers/retours incessants sur les paramètres de confidentialité de Facebook, c’est comme réviser le code civil en permanence. Que la propre soeur du fondateur de Facebook soit surprise qu’une amie d’une amie (sur Facebook) puisse avoir accès à une photo qu’elle avait publié (sur Facebook), et bien… c’est l’histoire de l’arroseur arrosé ?! Je trouve d’ailleurs le tweet final de Randi sur cette affaire est à l’image du culot que l’on trouve habituellement chez son frère :  » Digital etiquette : demandez toujours la permission avant de poster des photos publiquement, ce n’est pas une question de paramètre de confidentialité, mais de décence humaine ». Peut être, mais ça sent le « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais », Mademoiselle Zuckerberg. Quand on publie des choses sur Internet, on n’est jamais vraiment sûr de l’utilisation qui peut en être faite. A commencer sur Facebook.

Randi Zuckerberg sur Twitter : @randizuckerberg

Jeudi : Ouya, ou comment mettre de l’Android dans la TV

On revient sur Kickstarter, le site de financement collectif, et l’une de ses plus belles pépites et réussite de collecte avec Ouya, une console de jeux vidéo d’un nouveau genre, créée notamment avec la collaboration d’un fameux designer en la personne d’Yves Behar (que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a quelques mois à l’occasion d’une conférence à San Francisco) et qui a récolté la bagatelle de $8.600.000 auprès de plus de 63.000 contributeurs ! L’idée du produit est simple : pour $99 les gamers achètent une console pour jouer sur sa télévision, où chaque jeu développé sur Android sera disponible via le Ouya store… de l’autre coté, une boîte à hacker par les développeurs Android pour développer toute sorte d’application connectée à une télévision. Les jeux, applications de streaming vidéo ou de musique que l’on pourra télécharger gratuitement feront l’objet de monétisation possible à l’intérieur de ces mêmes applications, afin de rémunérer les développeurs. La nouvelle du jour, c’est que les premières « consoles développeurs » commencent à être livrées… faites chauffer les codes ! Yallah Ouya, Viva la revolución !

Ouya sur Twitter : @playouya

Vendredi : Qui a déja pris un Lyft ?!

Lyft, l’application de co-voiturage sur iOS et Android de la startup de San Francisco Zimride, qui a fait sa réputation avec ses véhicules reconnaissables à leurs moustaches roses, se prépare à atteindre de nouvelles villes aux États-UnisLyft, c’est la possibilité pour les propriétaires de véhicules d’accepter des passagers pour un trajet et de se faire indemniser en retour, pour un tarif qui revient bien moins cher qu’un taxi. Le peer2peer, ou les utilisateurs au service des utilisateurs sans intermédiaires, continuent de se développer, comme Airbnb dans le modèle de la location de meublés, et c’est désormais au lobbying des taxis de subir les assauts des startups Californiennes, avec également Uber dans un autre segment. Lyft a été l’occasion pour Zimride d’accélérer sa croissance avec une campagne marketing assez fun (suite à une levée de fonds de $6 millions en septembre 2011) dans un secteur géographique favorable comme la Baie de San Francisco où le traffic est assez problématique, les allers-retours coûtent de plus en plus chers (péages sur le Bay Bridge et autres, l’essence,…), et surtout où les conducteurs respectent les lignes de carpooling situées à l’extrème gauche réservées aux voitures ayant au moins 2 passagers. Moins cher, et plus vite, voilà les bénéfices pour la personne qui va se transformer en chauffeur de taxi le temps d’un trajet. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a décidément trop de voitures en circulation (vous en pensez quoi, les Parisiens et banlieusards ?!), et il faut souhaiter que ce type de transport se déploient plus encore, grâce à Lyft aux États-Unis (bientôt Los Angeles et Seattle apparemment) et Blablacar en Europe (une startup de Français, forcément avec ce nom, basés à Londres), entre autres…

Lyft sur Twitter : @lyft

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures ! Passez de Joyeuses Fêtes en attendant…

L’actualité High-Tech de la semaine : Ashton « Jobs » Kutcher, iOS et Android, Facebook et le Commissariat de Police de Mountain View, Cloudera et Udemy

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Ashton Kutcher, Ange ou acteur ?!

Les deux, mon Capitaine ! Non, ne vous méprenez pas : ce n’est pas Steve Jobs pris en photo en 1981, allez voir sur ce lien, (c’est le vrai à l’époque avec une  photo prise par Tony Korody/Sygma/Corbis)… Non, il s’agit d’Ashton Kutcher, le célèbre acteur Américain, 34 ans, qui sera le Steve Jobs d’un film appelé « Jobs » (dirigé par Joshua Michael Stern) à paraître sur les écrans à l’occasion de la cloture du prochain Festival Sundance 2013 (organisé par Robert Redford). La ressemblance est assez frappante, et il faut avouer que Kutcher n’est pas un inconnu dans le milieu des nouvelles technologies, puisque le fameux @aplusk sur Twitter accumule aussi les $ Millions investis dans des startups comme Airbnb, SocialCam (revenu à Autodesk), Grubwithus, Fab.com, Path, Blekko, Flipboard, Zaarly, etc. Des investissements assez hétéroclites, certainement effectué au gré de ses passages dans la Silicon Valley et favorisé par quelques bonnes âmes qu’il est surement bon de connaître… également une bonne façon d’avoir une publicité avec une star Hollywoodienne à bon prix !

Mardi :  la course aux chiffres entre iOS et Android

Chitika, un réseau de publicité online et d’analyses de données, vient de publier une étude réalisée sur 6 mois en relevant parmi un grand nombre d’impressions publicitaires concernant les connexions provenant d’appareils iOS ou Android. Cet essai eu lieu entre le 27 Mai et le 27 Novembre dernier. Les statistiques montrant le nombre d’appareils vendus et la progressive domination de la plateforme Android par rapport à iOS se succèdent, il n’en reste pas moins que la conclusion de cette étude est sans appel : c’est iOS qui génère le plus de traffic web. Apple tire notamment le bénéfice de sa présence dominante sur le marché des tablettes.

Mercredi : Mountain View Police Department et Facebook

Décidément, les Américains de la Silicon Valley me surprendront toujours, avec leur recherche d’être à la pointe de tout en terme de nouvelles technologies… Cette fois-ci, il s’agit du Commissariat de Police de Mountain View qui a récemment utilisé sa page Facebook pour faire une recherche à témoin suite à plusieurs détournements de fonds($20.000 au total) effectués dans une agence Wells Fargo locale par la même femme qui prenait différentes apparences. Bon, d’accord, Mountain View est la ville du siège de Google, mais tout de même, quelle modernisme ! Le résultat, du pur Facebook : une quarantaine de Like, plus de 250 Share, une cinquantaine de commentaires… qui visiblement ne font pas avancer le schmilblick… Une belle initiative citoyenne toutefois, n’est-ce pas le rôle de la Police d’être proche de sa population ?!

Jeudi : Cloudera, Big Data Platform, et ses $65 nouveaux Millions


Vive le Coud Computing ! On me demande bien souvent quelles sont les tendances dans la Silicon Valley, et il y en a une qui me tente bien souvent à mettre en avant : la big data. Nombreuses sont les entreprises qui détiennent des informations et masse et qui ne savent pas comment les gérer… Bon en même temps, ça consomme visiblement le cash rapidement puisque Cloudera, qui a déjà levé $40 Millions en 11/11, vient de lever cette fois $65 Millions. Il y a eu déjà eu $25 Millions en 10/10, ils vont avoir du mal pour le prochain round en 13/13. Une IPO peut être ?! Cloudera est une société qui co-développe et distribue Apache Hadoop, une plateforme Open Source qui aide à gérer les informations en grande masse  pour bon nombre d’entreprises, parmi les plus importantes. $141 Millions levés au total pour une valorisation de $700 Millions (il est bien rare d’avoir ce type d’informations…). L’année qui vient de s’écouler est placée sous le signe de l’effet « kiss cool » : doublement des revenus, doublement des salariés, doublement des clients, doublement des données. Objectif : soutenir cette croissance. N’empêche, la Silicon Valley semble parfois comme un puit sans fonds…

Vendredi : nouvelle levée de fonds pour Udemy

Une autre belle réussite typiquement Silicon Valley, Udemy, fondé par l’entrepreneur d’origine Turque Eren Bali, vient de lever $12 Millions. Arrivé il n’y a pas si longtemps que cela avec son équipe de développeurs Turques à San Francisco, avec un passé dans la création d’entreprise et une expérience d’ingénieur (of course), Eren Bali ne cesse de progresser depuis 2010. Udemy est une plateforme d’éducation en ligne, qui propose des vidéos de formation sur différentes thématiques, et payant… Secteur en pleine croissance, les sociétés dans ce domaine se multiplie et il semble qu’il y ait encore de le place sur ce marché aux États-Unis (Khan Academy, etc.). Croissance du Chiffre d’Affaires sur un an : +400% !

Amis Européens (et Français), concurrents potentiels, attention, Udemy risque d’arriver rapidement en Europe (un demi-million d’étudiants utilisateurs à travers le monde) !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


Inside Facebook… pour un Facebook plus mobile !

Petite chronique écrite à la faveur d’une soirée passée au siège de Facebook, Menlo Park, Californie, en compagnie de 300 développeurs iOS… 

La sanction est tombée chez Intel : « Le mobile m’a tué » a du déclarer Paul Otellini, CEO d’Intel aujourd’hui, qui a donc annoncé sa retraite prochaine, sorte de punition du fait d’un constat d’échec d’une stratégie mobile inefficace.

Ca ne risque pas d’arriver de sitôt à Mark Zuckerberg, avec ses 28 ans tout mouillés, de partir à la retraite, mais le mobile est tout aussi dangereux pour le géant de Menlo Park (et ses quelques 4.000 employés), qui a vu fuire quelques points de croissance supplémentaires ces derniers temps (sinon quelques petites années…) du fait d’une stratégique mobile… insuffisamment native, ce qui se ressentait particulièrement sur iPhone par exemple.

Difficile de combiner la gestion de croissance d’utilisateurs par millions et la mise en place de nouvelles fonctionnalités, mécanisme plutôt incompatible avec la stabilité d’un plateforme. Alors si en plus le mobile et HTML5 s’en mêlent…

Sans rentrer dans des détails trop techniques, Facebook tente de rendre le mobile plus compatible avec une expérience utilisateur digne d’un leader d’Internet, et après une phase d’écoute des développeurs dans la Silicon Valley, et d’autres initiatives du genre, c’était au tour de la Team mobile de Facebook de faire face à quelques 300 développeurs aujourd’hui au siège pour continuer de caresser cette communauté dans le sens du poil…

Le premier intervenant, Adam Hurst, véritable attraction de ce Meetup organisé par un des leaders de la plus grosse communauté de développeurs de la Silicon Valley, n’a pas hésité à revenir sur le reconnaissance de l’erreur d’une stratégie trop poussée sur HTML5. Il reste d’ailleurs un certain nombre de « pavés » qui soient encore hérités de cette période… La transition n’est pas encore terminée.

La deuxième partie était par contre néanmoins nettement moins interessante, de l’avis d’un spécialiste présent dans la salle, Ludovic Landry, développeur au sein de l’équipe de Kwarter, une startup local très Frenchie, venue pour recruter pour son équipe de développeur, comme un appel du pied de Facebook aux startups développant des jeux à se plonger un peu plus dans le SDK pour obtenir autant d’engagement sur mobile que sur le web, par exemple.

Messieurs et Mesdames les développeurs, venez donc écrire votre histoire sur le mur de Facebook !!!

 

Path, le prochain Facebook

Oui, je sais, je sais aussi faire des titres accrocheurs…

Mais franchement : vous ne trouvez pas que Facebook ressemble de plus en plus a MySpace ?!
Que l’on ne s’y trompe pas : Facebook est une fantastique entreprise, dans ce qu’elle à réussi à exécuter, et ce qu’elle continue de développer et je suis ravi d’avoir vu grossir cette startup depuis la période de ses locaux sur University Avenue à Palo Alto. Et je n’hésiterai pas un instant à solliciter les équipes de Menlo Park si j’avais des requêtes de certaines grandes entreprises comme c’est le cas de temps en temps.
Maintenant, l’expérience utilisateur a plutôt évolué :
– il y a belle lurette que je n’y ai pas que des amis, la tentation étant trop grande de faire de ma page Facebook une vitrine de mes activités professionnelles,
– je ne peux même plus me désinscrire des updates de personnes qui publient des choses qui ne m’intéressent pas de façon générale (je n’ai ni l’intention de les retirer de mon réseau, il faut savoir accepter les gens comme ils sont, et je n’ai pas non plus le temps de me plonger dans les nouvelles conditions d’utilisations),
– je ne supporte pas la publicité, et je ne cesse de voir « repousser » toutes les propositions de publicités que je supprime régulièrement comme « Uninsteresting »,
– comment puis-je me débarrasser de ces demandes de « Like » qui ne cessent d’affluer, telles des intrusions dans mon confort numérique,
– comment « Unliker », dans la vie, on aime mais aussi on n’aime pas, m’enfin, c’est comme ça la vie,
– comment supprimer vraiment les messages que l’on s’adresse dans Facebook ? Et s’il y a des conversations que je veux supprimer à jamais ?
– comment refuser des demandes de connection à jamais ?! Pourquoi « Not now »? I want: « Never anymore »!
L’exemple du jour : demande de connexion, 143 amis communs, jamais vu de ma vie… Pas de message mais bon ça ressemble à quelqu’un qui a un bon business… »Connect ». Et paf : et voilà que j’arrive en chat et te lance un « Un petit like sur ma page Facebook… ». Viré.

Bon, et Path dans tout ça me direz-vous ?


J’ai eu l’occasion d’écouter religieusement Dave Morin, co-fondateur de Path, donc, un réseau permettant de partager simplement les moments de sa vie, lors de la conférence MobileBeat organisée par Matt Marshall et son équipe de VentureBeat. La conférence était orientée sur la question du « Design, the new battleground » et mon Dieu c’est tellement vrai que l’expérience utilisateur est ESSENTIELLE !

Les 3 co-fondateurs de Path ont su dès le départ que le design serait l’avantage compétitif décisif. Mais non seulement. Dave Morin se présente comme celui qui a imaginé Facebook Connect, c’est un peu comme s’il avait inventé le graphe social, celui qui se développe à la puissance au Million, ce qu’OpenID n’a pas réussi à faire malgré la pléthore de talent à la tête de cette fondation qui voulait créer un standard de l’authentification… »La vie est une plateforme… »

Il a donc décidé de passer par le mobile pour arriver à ses fins, et pour le coup a mis la viralité sur le coté… « Nous voulons que les utilisateurs se sentent en sécurité… », « nous voulons créer la connexion à travers la famille… ».

150 connexions, pas une de plus ! On est loin des 5.000 du petit Marco, qui a toujours dit qu’il voulait changer le monde. Mais c’est vrai qu’on s’y sent chez soit, dans Path. $41 Millions (avec tout ce que la Silicon Valley a de Business Angel et d’investisseurs, ou presque…) tout dévoué à nous faire sentir le cocon familial, dans un joli rouge Anglais (il me semble), sans publicité, et pour le coup point de HTML5, du natif, pour apporter la plus belle expérience possible en rapidité et en usage. « Du contexte avec un outil assez simple… » : la récent mise à jour majeure permet de dérouler les principaux aspects d’une vie comme se lever, se coucher, s’envoler, écouter de la musique… et prendre des photos !

On y avait cru, c’était signé, un ancien de Facebook racheté par Facebook… Et non. La courbe d’utilisateurs, ce n’est pas ça, n’est pas Instagram qui veut, Marco veut du chiffre… moins de 5 Millions à fin Juin 2012 ?! « Emotional… ». La qualité, pas la quantité. De plus, l’amitié n’est pas un sentiment « scalable ». Et si le Facebook de demain, c’est le réseau social qui saurait se développer  horizontalement et pas verticalement, sans y passer pour autant 8heures par mois. L’essentiel pour un réseau, et une application mobile encore plus, c’est d’y revenir, à défaut d’y rester très longtemps.

« Nous commençons des opérations de sponsoring avec Nike », qui court partout d’ailleurs… Il faut bien vivre.

Dave, si tu lis ce post, car je sais que tu aimes la France, et que tu investis même dans des startups Françaises : tu en penses quoi de mettre de l’audio sur les photos, histoire de renforcer encore plus le coté « emotional » ?

Et le Web, c’est pour quand ?  » True simplicity takes a lot of time above all on mobile ». En bon Français, Dave nous a dit que Rome ne s’est pas fait en un jour. Et si on croquait la pomme, Dave (les paris sont tenus, qui mise) ?!

Path ? I LIKE!

Facebook recherche développeurs iOS

Il y a des emails anodins qui passent, comme ça, dans la Silicon Valley : tu es développeur sur iOS (la plateforme d’Apple pour ses produits phares iPhone et iPad) ? Viens donc gagner $150 pour une heure passée à Menlo Park dans les locaux de Facebook en 1to1 comme on dit (en tête à tête) afin de discuter d’expérience utilisateur sur iOS.

Ben voyons ! Le procédé peut paraître inhabituel, mais peut montrer bien les difficultés que peuvent avoir des entreprises comme Facebook à trouver les perles rares sur des plateformes comme iOS, puisqu’il apparaît évident que derrière cette campagne d’échange autour du « user experience », ça sent la détection de talents à plein nez !

D’autres diront que ça sent plutôt un renforcement dans l’intégration d’iOS dans Facebook, je vous laisse poursuivre la lecture chez des collègues Outre-Atlantique.

De toute façon, et contrairement aux idées reçues, les développeurs (mobiles ou non) sont chers, très chers, rares et versatiles (droit du travail US oblige) dans la Silicon Valley. Durs à fidéliser, durs à détecter. Des tarifs horaires à $200 et plus sont possibles, et visiblement Facebook a décidé de fixer le tarif à $150. Assez de surenchère comme ça !

Voyons s’ils trouvent développeurs à leur pied, la croissance de Facebook sur mobile n’est visiblement pas encore arrivée à son terme, et il y a toujours une startup pour venir freiner les progrès que le géant d’Internet aimerait faire sur les smartphones : après Instagram dans le segment des applications de photographies (racheté à prix d’or), c’est au tour de Socialcam, dans le domaine de la vidéo, de venir lui faire de l’ombre.

Application numéro 1 sur Facebook (72 Millions selon Appdata), avec un chiffre total d’utilisateurs à faire rugir de plaisir ses investisseurs, cette spin-off de Justin.TV, la célèbre startup de streaming vidéo lancée par Justin Kan en 2006, est en train de se lancer avec brio dans l’ascenseur supersonic des potentielles cibles d’achats si la progression se poursuit à ce rythme… Encore mieux que Pinterest en terme de courbe, et mieux qu’Instagram en terme d’effectifs… ils ne sont (encore) que 3 salariés…

Justement, j’ai eu la chance d’en rencontrer un cette semaine dans leurs nouveaux locaux à San Francisco (et oui, l’habituel ingénieur Français talentueux du Team), qui nous apporte quelques informations et témoignages… merci à Guillaume Luccisano pour son accueil…

Leur préoccupation à ce jour ? Faire mieux que Youtube, rien que ça. En attendant, j’ai rarement une expérience utilisateur aussi agréable, et la plateforme fait vraiment un travail remarquable d’encodage. Et en plus, elle sait supporter la charge, et éventuellement un réseau défaillant (ça vaut mieux de nos jours…).

NDLR : Promis, la prochaine fois j’utiliserai mon iPad mieux histoire d’éviter les 2 bandes noires verticales 🙂