C’est quoi la Silicon Valley…

Brève d’un soir depuis San Francisco…

La Silicon Valley, quand on s’y frotte, c’est une grosse bulle au service du capital risque et sa longue traîne : le Business Angel, le Early Stage, puis le VC. La Silicon Valley, quand on s’y pique, c’est une cour géante à ciel ouvert, pleine de jeunes avec des dollars pleins les poches.  La Silicon Valley, c’est la sur-enchère à l’audience avant celle du chiffre d’affaires. La Silicon Valley, c’est la course à la valo, le trot au seed puis le galop à la seria A, la serie B, la serie C. La Silicon Valley, c’est l’antichambre de l’IPO, le couloir de l’espoir qui mène au NASDAQ.

Quand on s’y penche un peu plus, derrière la bulle, il y a la disruption, la vraie innovation avec Sonitus et sa prothèse dentaire qui rend les sourds de nouveau sensibles aux sons, Pursanova avec sa solution qui rend l’eau plus liquide et permet aux fermiers d »améliorer leur productivité laitière d’un coté, à des industries qui utilise l’eau dans leur processus industriel d’être significativement moins polluante de l’autre, c’est le computational imaging ou comment amener de l’image d’une façon dans les télévisions telle qu’elle n’a pas encore été imaginée.

La Silicon Valley, c’est aussi le give back. C’est la reconnaissance de ceux qui ont réussi, l’argent coule à flot ou presque, on n’hésite pas à donner un coup de main en retour, parce que la réussite, ça se communique.

La Silicon Valley, c’est le chemin qui peut mener aux nouveaux matériaux de demain, dans 10 ans. La Silicon Valley, c’est la patience qui mène au produit qui change tout en 5 ans.

La Silicon Valley, c’est l’argent disponible au capital risque comme nulle part ailleurs, et c’est une mentalité. C’est la Tour de Babel des entrepreneurs.

Voilà pourquoi c’est unique, et c’est nulle part ailleurs…

Extrait d’un ouvrage à paraître bientôt…

Facebook Graph Search : souriez, vous êtes filmés

Brève, depuis San Francisco…

Voilà, la conférence Facebook vient de se terminer au siège à Menlo Park et la nouvelle est tombée : Facebook Search est là. Fini les liens grossiers à la Google qui vous balancent des liens qui satisfont les « annonceurs ». Du contexte on va vous donner grâce au nouveau Facebook Graph Search : à la question « Quels sont mes amis qui vivent à Paris ? », vous devriez recevoir des réponses en images et en vidéo grâce aux informations disponibles dans cette immense, incroyablement immense base de données qu’est devenu Facebook.

Pour bien comprendre comment ça marche, il suffit de visioner la vidéo ci-dessous :

Le graphe social a définitivement été un virage essentiellement dans la vie du réseau social numero 1 mondial, puisqu’il a permis de construire une véritable cartographie humaine à travers les millions de connexions et de contenus téléchargés tous les jours. Et Facebook va bien vous le re-servir car… vous rappelez vous tout ce que vous avez mis en ligne depuis la création de votre compte ? Vraiment ?

Les rumeurs de baisse d’utilisation ou de fréquentation sur Facebook annoncés ici et là ne sont pas des signes de fumée sans feu, et il y a naturellement une recherche de relance de l’activité des utilisateurs de la part des équipes de Mark Zuckerberg.

Mais bon, Facebook n’est pas encore Internet à lui tout seul, et il ira donc chercher chez l’outil de recherche de Microsoft Bing les réponses manquantes, Google n’est pas encore disponible… mais il aimerait bien que ce soit possible.

Le produit n’est pas encore disponible, toujours en « beta » comme on dit dans le métier, et il va falloir patienter encore un peu pour aller vite chercher le résultat de recherche comme « Quelle est ma dernière cuite » ou des choses du genre. Je tiens à souhaiter bonne chance à ce nouveau produit, qui me fait (un peu) penser au bébé d’un ancien de Facebook, Adam D’Angelo, qui travaille sur un projet de base de données contextuelle qui s’appelle Quora et qui en connaît un rayon, sur le search, les questions et les réponses…

Décidément, que le monde est petit dans la Silicon Valley, et qu’il est si récurrent…

Pour finir, rappelez vous bien ce bug récent chez Facebook qui faisait remonter à la surface visible de l’iceberg des conversations privées, et posez vous la question, vous jeunes étudiants à la recherche de votre premier job par exemple, ce que ce nouvel outil pourra faire remonter à la surface. My 2 cents comme on dit ici. Rien ne se perd chez Facebook, et tout s’indexe. Vous allez voir… Vos photos, vos vidéos, vos localisations, vos achats, vos applications, vos « like », vos « share », vos commentaires, vos pages. Tout. Toute votre vie sur Facebook, et ceux de vos amis, en un clic.

Souriez, vous êtes filmés.

L’actualité High-Tech de la semaine : 4K, Github, Linkedin, Dropbox, Streamweaver

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  4K, un nouveau code made in Vegas

Cette chronique hebdomadaire se devait d’évoquer le fameux CES, le concours Lépine à la sauce US (comme me l’a confié cette semaine Henri Seydoux, PDG de Parrot) où une bonne partie des geeks influenceurs se retrouvent tous les ans à Las Vegas début Janvier pour voir les nouveautés high-tech. A signaler, ici, une interview du CTO Guillaume Pinto de Parrot au sujet de leur nouveau produit, une petite perle… verte ! Tant de choses à dire, j’ai simplement choisi de mentionner ce mot magique dont on va certainement vous rabattre les oreilles : le 4K. Derrière ce nom de code, un format d’image numérique qui va consister à vous en mettre plein les pixels dans vos prochains téléviseurs, à commencer par Sony… de la télé HD pour faire simple. Une tendance du CES ? Vous en mettre plein la vue, encore et encore 🙂

Pour plus d’investigations sur ce qui s’est montré au CES, je vous conseille d’aller browser sur le site d’Ubergizmo (presque 300 articles sur le sujet, une belle performance…)

Mardi : Github et ses pertes de services

 

Github: mot qui désigne une plateforme logicielle où se sont écrites bon nombre d’histoires et de lignes de codes qui font partie de l’internet d’aujourd’hui. Société créée en 2008 à San Francisco, qui met à disposition un service d’hébergement pour les développeurs et leur projets, et qui a reçu $100 millions fin 2012 notamment du fonds Andreessen Horowitz, qui s’y connait un brin en terme de logiciels. « Outage » : Mot anglais qui signifie « interruption de services » en langage informatique. Le cauchemar des sociétés qui fournissent un service comme Github, c’est comme… plonger une ville entière pleines de développeurs et codeurs dans le noir, pas sur de retrouver les choses telles qu’elles étaient… Le problème, c’est que c’est a fait 4 fois en 5 mois que ça arrive. Des minutes qui durent une éternité… Et une réputation qui peut en prendre un sacré coup, s’il y a des trous dans le nuage. $100 millions, ça devrait permettre de racheter des serveurs, non ?!

Github sur Twitter : @github

Mercredi : Linkedin passe la barre des 200 millions de membres

 

200 millions. N’en déplaise au français Viadéo qui ne sais plus quoi dire ou faire pour tenter de coller à la roue du site leader des réseaux sociaux professionnels depuis bien des années, Linkedin continue d’avancer à pas de géant. Je me rappelle encore la visite de Linkedin à Mountain View en mars 2008… L’équipe célébrait à l’époque… 20 millions d’utilisateurs ! Bien que cette application ait encore, de mon point de vue, de gros progrès à faire sur l’application mobile (rapidité globale, exécution des recherches), et que le spamming de contact est un peu trop fréquent à mon goût, c’est devenu un site incontournable pour les relations professionnelles. Le succès mondial de Linkedin est remarquable : 13 nouveaux millions d’utilisateurs depuis le 1er novembre 2012, 160 millions de visiteurs uniques sur le site web, et plus de 64% des utilisateurs sont basés hors des États-Unis. Linkedin a complètement changé la donne sur le recrutement et une certaine façon de gérer ses contacts professsionnels… ce qui n’empêche pas certains influenceurs comme Om Malik de décider de ne pas s’en servir : « Linkedin, you are fired« . Le signe que l’on ne peut pas plaire à tout le monde, qu’il y a toujours un risque de retournement de tendances ? Qu’il faille veiller à la pertinence du service, qu’il faille se renouveler avec pertinence, clairement oui. Maintenant, à 200 millions…

Linkedin sur Twitter : @LinkedIn

Jeudi : petits problèmes de synchro chez Dropbox

Deuxième fail de la semaine : la société Dropbox a reconnu connaître des problèmes de synchronisation de téléchargements sur son site web, mais les données sont sauves. Ben voyons. Dropbox est une des stars du cloud computing, créée en 2007, basée à San Francisco, $257 milions obtenus en levée de fonds, qui vous sauvegarde vos données à coup de Giga(s), avec une facilité déconcertante de mise en place et d’utilisation. A tel point que vous pouvez vivre votre vie d’ordinateur aujourd’hui sans disque dur. Mais bon voilà, l’homme n’est pas éternel et les services de sauvegardes de données ne sont pas infaillibles, alors un bon conseil, ne mettez pas tous vos fichiers dans le même panier.

 

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Vendredi : Streamweaver, une startup de Nashville lève $1,3 millions

 

Streamweaver est une application iPhone qui permet de prendre des vidéos sous différents angles et de les diffuser avec ces différentes prises de vues, développée par une startup du Tennessee. A quoi cela sert-il vous me direz ? Je vous répondrai que c’est un moyen de lever $1,3 millions auprès de Chris Kelly, dont la particularité est d’avoir été Chief Privacy Officer & Head of Global Public Policy de Facebook pendant 4 ans, entre autres. Et qui est donc le principal investisseur de ce round. Et que c’est un bon exemple qu’on peut lever $1 millions pour à peu près n’importe quoi dans la Silicon Valley, avec tout le respect que je dois à l’équipe de Streamweaver. Mais ceci est une chronique, c’est à vous de vous faire un avis en téléchargeant l’application si vous avez le matériel qui convient.

Streamweaver sur Twitter : @StreamweaverApp

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Happy New Innovation Year, Apple, Avis & Zipcar, 500Startups et Dave McClure,Waze et… Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où l’année se termine

2012, dure année pour les geeks… Il est toujours aussi difficile de se connecter dans un monde soit disant ultra-connecté. En mode wifi, on est prêt à payer pour un petit bout de réseau, un peu, et c’est la guerre pour en trouver, et Fon n’y a rien fait. Coté mobile, on nous vante les mérites des smartphones et de leur immense pouvoir applicatif… que l’on est obligé de mettre au placard dès que l’on voyage, au risque de se faire matraquer au niveau de sa facture opérateur. Inutile, le smartphone ! En parlant de smartphone, et de ces joujoux toujours plus performants comme l’iPhone, ou pire Android : obligé d’être branché à une prise électrique au bout d’une demi-journée d’utilisation, quelle scandale ! Quant aux prises et cables en tout genre, être obligé de promener en permanence avec une trousse remplie de connecteurs, c’est franchement pas comme ça que je voyais l’an 2000. On a beau devenir milliardaire en 7 ans, grâce aux réseaux sociaux, on nous sert toujours les mêmes sauces technologiques. Ca met du temps à disrupter, ouvrir de nouvelles voies. Puisse 2013 nous apporter des nouveautés qui change la donne d’une technologie pas toujours innovante, dans le fond, pour nous, les geeks. Bonne année à vous, d’ailleurs, geeks ou non geeks !

Mes aventures sur Twitter : @PhilJ

Mardi :  iOS7, c’est déjà parti

Alors que d’autres éditeurs de logiciels pousse de nouvelles versions de leur logiciels avec la plus grande difficulté, tant en terme de développements que de marketing, Apple et son iOS continue la belle histoire d’amour commencée en juin 2007 avec la communauté des développeurs. Bien que ce soit devenu une espèce de bulle un peu imprévisible, la place de marché applicative initiée par Apple pour servir ses iPhone et iPad a permis d’initier bon nombre d’histoires de produits (Siri, Flipboard, Waze, …) et des vocations à travers le monde (on développe sur iOS partout aux Amériques, en Europe, en Asie, en Afrique…). Quitte à devenir un terrain miné pour des acteurs comme Facebook, trop prudent dans leur approche de produit mobile du fait d’une certaine méfiance à l’égard de la société de Cupertino, qui fait un peu le jour et la nuit sur L’AppStore. Maintenant voilà, des développeurs, à la faveur de relations bien entretenues avec les équipes techniques d’Apple (à ce sujet, tenez vous prêts pour la prochaine WWDC), commencent déjà à faire chauffer du code sur la base de la nouvelle version d’iOS7 et de l’iPhone6… qui vont mettre encore quelques mois à arriver sir le marché !

Le site des développeurs Apple : Developer

Mercredi : Le groupe Avis Budget rachète Zipcar

Une belle nouvelle pour un acteur disruptif sur le segment de la location de vehicules : la société Zipcar, créée en janvier 2000 à Cambridge (Massachusetts), introduite en bourse en avril 2011 après avoir levé $60,7 millions, que l’on ne cesse de voir à San Francisco du fait d’un grand nombre de véhicules en circulation, vient d’être racheté par le groupe Avis Budget pour $500 millions en cash soit $12,25 l’action ($8,24 en clôture au 31/12/2012). Zipcar a 760.000 membres, a fait un CA de $242 millions en 2011, est présent en Amérique du Nord et au Royaume Uni, et il ne fait aucun doute que la location à la Zipcar vont continuer à se développer autour des réseaux historiques du groupe, avec souhaitons le le maximum de répercussions pour le client final : véhicules disponibles en nombre suffisant pour les citadins qui considèrent qu’une voiture coûte trop chère, pas d’intermédiaire dans le processus de location (on accède au véhicule à l’aide d’une carte), location flexible et financièrement avantageuse surtout sur les courts trajets (on peut louer une voiture pour une heure), on ne paye pas l’essence (l’abonnement, qui a différente formule, couvre le carburant et l’assurance). Il faut signaler que Robin Chase, ex-CEO de la société Zipcar, s’est associée à la famille Mulliez et leur groupe Mobivia sur un modèle où les particuliers louent leurs propres véhicules avec Buzzcar : l’approche communautaire sera peut être la prochaine étape… et  il y a vraiment trop de voitures en circulation, alors espérons que ça bouge sur ce créneau !

Zipcar sur Twitter : @zipcar

Jeudi : 500Startups ouvre un co-working space à New York

500Startups est un incubateur de la Silicon Valley dont on parle souvent puisque c’est un des plus significatifs en terme de notoriété. C’est l’initiative d’un ancien marketeur de Paypal, qui a travaillé avec Tim O’Reilly sur la défunte conférence Web2.0 à San Francisco, et lancé le 1er fond destiné au startups développant des produits sur l’écosystème Facebook… entre autres. Un sacré personnage, père de famille et grand voyageur devant l’éternel, agitateur de la Revolution 2.0 comme il dit, qui a vu sortir des pépites comme  Twilio, TaskRabbit, Wildfire Interactive, avec son nouvel incubateur, et j’en passe. Dave est un des relais les plus puissant de la Silicon Valley, et l’un des plus bruyant parfois, mais c’est pour la bonne cause. Alors voilà, 500Startups, basé à Mountain View, a désormais un pied à New York, histoire d’élargir le processus d’incubation, parce qu’il n’y a pas que la Silicon Valley pour la réussite d’une startup. Et je signale que 500Startups est toujours à la recherche de la 1ère startup française dans laquelle il pourrait investir. Un comble.

500Startups sur Twitter : @500startups

Vendredi : Apple ne va pas racheter Waze

 

Je me demande bien pourquoi, en écrivant ces lignes, je vais faire des commentaires sur un évènement qui n’a pas lieu. Voilà l’affaire : la nouvelle carte sur iPhone développée par les équipes d’Apple ne va pas très bien alors on imagine qu’une startup Israélienne, Waze en l’occurence, qui permet aux utilisateurs d’indiquer aux-mêmes l’état du traffic sur une carte routière sur leur smartphone va sauver la situation. Parce que c’est comme ça, le business des startups. Ca aime bien que l’on parle d’elle, parce qu’il y a des armées de canonniers de bloggers prêts à apporter de l’eau au moulin, ou de l’huile sur le feu, et je ne parle pas des perruches sur Twitter (je parle de ces accrocs au RT). A quoi ça sert tout ça ? D’abord donc, à faire tourner les « rotatives du web » (pas de papier, du mot clé). Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter… Tout le monde discute avec tout le monde, parce que ça fait tourner le business. Alors ça sert aussi à faire monter les valorisations, les enchères, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec du Instagram à $1 milliard. Ca s’appelle la distribution de valeurs,  à ne pas confondre avec la création de valeurs : le ciblage des bénéficiaires est… plus précis. C’est parti pour un bon cru 2013 !

Waze sur Twitter : @waze

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Crac, Indie Gogo et Coder Dojo « Hoh Oho », Facebook, Ouya et Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où le silence est d’or

Il existe de nombreuses règles en terme de communication d’entreprise lorsque l’on veut atteindre les médias pour l’annonce d’une nouvelle société, d’un nouveau produit, d’une levée de fonds. Pour une startup par exemple, cela peut devenir un parcours du combattant, où il faut user de la patience (et une certaine aptitude au harcèlement), et beaucoup de relationnel… Et puis il y a les nouveaux outils online, comme PRnewswire qui, pour une somme modique (moins de $2.000), vous permet de laisser une trace sur la toile puisque les communiqués de presse publiés sur ce site sont repris parfois par des Yahoo! News et autres. On peut donc commencer à raconter son histoire (la queue de la comète), qui finira bien par être reprise à un moment par le média de vos rêves… En attendant, il y a une question élémentaire à se poser : quand publier ?! Durant un grand évènement (à l’occasion d’une conférence…) ? Dans ce cas, il faut être sûr de son affaire et avoir bien préparé le coup de feu, ou bien cela pourrait finir en pet de mouche  parmi un troupeau d’éléphants en train de barrir (pardonnez moi l’expression, petit clin d’oeil à un entrepreneur Français de San Francisco, Roi des #pigeons, et Prince des métaphores…). Mais surtout, on ne publie rien la veille de Noël, comme cette compagnie de location de véhicule basée à Los Angeles qui diffuse le 24 décembre une espèce de mélange de message de prévention routière et de publi-reportage. Inefficace, probablement.

PRnewswire sur Twitter : @PRnewswire

Mardi :  CodeDojo, le Père Noël digital

 

CoderDojo est une association à but non lucratif fondée en Irlande en juin 2011 par James Whelton et Bill Liao, dont l’objectif est d’apprendre aux jeunes de 7 a 17 ans à coder, développer des sites web, des applications, des jeux, etc. Il existe des centres aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. CoderDojo vient de lancer une campagne de récolte de dons sur IndieGogo, l’autre site de crowd-funding (financement collectif) basé à San Francisco (Kickstarter, son principal concurrent, est basé à New York) pour l’ouverture d’un centre éducatif… à New York. L’objectif est de réunir $7.000, et c’est beau de compter sur le Père Noël (oui, qui vous savez…) pour un oeuvre dédiée aux enfants, finalement. L’enjeu d’un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies, ça commence par l’éducation de ces sciences aux jeunes générations, mais certainement pas, selon mon point de vue, par remplacer le latin par la programmation au collège ou encore au programme des CE2, comme j’ai pu le lire ici et là (j’ai eu un peu de pratique avec eux par le passé…). Il faut arrêter de se regarder le nombril digital, et donc seulement viser à encourager la pratique, car la technologie reste un moyen, et non une finalité, n’en déplaise aux influenceurs-faiseurs de tendance du digital, en France et ailleurs.  A ce propos, le seul CoderDojo Français est basé à Alençon, dans la Sarthe. Vive la province innovante !

CoderDojo sur Twitter : @CoderDojo

Mercredi : Mademoiselle Zuckerberg , l’histoire de l’arroseur arrosé

 


Un « scandale » éclate au grand jour dans l’eco-système de la Silicon Valley : la propre soeur de Mark Zuckerberg, Randi, qui a tout de même passé plus de 6 ans au Marketing chez Facebook, s’est fait prendre au piège de l’absence d’étanchéité entre les réseaux sociaux, qu’aucun Terms of Service ne peut protéger, avec la diffusion d’une photographie qu’elle a prise en famille  (avec son frère Mark of course), postée par elle même sur Facebook et qui s’est retrouvée diffusée sur Twitter. So what : d’abord, si on ne veut pas qu’une photo personnelle soit diffusée sur Internet, et bien on ne la publie pas, c’est plus sûr. Ensuite, avec ces allers/retours incessants sur les paramètres de confidentialité de Facebook, c’est comme réviser le code civil en permanence. Que la propre soeur du fondateur de Facebook soit surprise qu’une amie d’une amie (sur Facebook) puisse avoir accès à une photo qu’elle avait publié (sur Facebook), et bien… c’est l’histoire de l’arroseur arrosé ?! Je trouve d’ailleurs le tweet final de Randi sur cette affaire est à l’image du culot que l’on trouve habituellement chez son frère :  » Digital etiquette : demandez toujours la permission avant de poster des photos publiquement, ce n’est pas une question de paramètre de confidentialité, mais de décence humaine ». Peut être, mais ça sent le « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais », Mademoiselle Zuckerberg. Quand on publie des choses sur Internet, on n’est jamais vraiment sûr de l’utilisation qui peut en être faite. A commencer sur Facebook.

Randi Zuckerberg sur Twitter : @randizuckerberg

Jeudi : Ouya, ou comment mettre de l’Android dans la TV

On revient sur Kickstarter, le site de financement collectif, et l’une de ses plus belles pépites et réussite de collecte avec Ouya, une console de jeux vidéo d’un nouveau genre, créée notamment avec la collaboration d’un fameux designer en la personne d’Yves Behar (que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a quelques mois à l’occasion d’une conférence à San Francisco) et qui a récolté la bagatelle de $8.600.000 auprès de plus de 63.000 contributeurs ! L’idée du produit est simple : pour $99 les gamers achètent une console pour jouer sur sa télévision, où chaque jeu développé sur Android sera disponible via le Ouya store… de l’autre coté, une boîte à hacker par les développeurs Android pour développer toute sorte d’application connectée à une télévision. Les jeux, applications de streaming vidéo ou de musique que l’on pourra télécharger gratuitement feront l’objet de monétisation possible à l’intérieur de ces mêmes applications, afin de rémunérer les développeurs. La nouvelle du jour, c’est que les premières « consoles développeurs » commencent à être livrées… faites chauffer les codes ! Yallah Ouya, Viva la revolución !

Ouya sur Twitter : @playouya

Vendredi : Qui a déja pris un Lyft ?!

Lyft, l’application de co-voiturage sur iOS et Android de la startup de San Francisco Zimride, qui a fait sa réputation avec ses véhicules reconnaissables à leurs moustaches roses, se prépare à atteindre de nouvelles villes aux États-UnisLyft, c’est la possibilité pour les propriétaires de véhicules d’accepter des passagers pour un trajet et de se faire indemniser en retour, pour un tarif qui revient bien moins cher qu’un taxi. Le peer2peer, ou les utilisateurs au service des utilisateurs sans intermédiaires, continuent de se développer, comme Airbnb dans le modèle de la location de meublés, et c’est désormais au lobbying des taxis de subir les assauts des startups Californiennes, avec également Uber dans un autre segment. Lyft a été l’occasion pour Zimride d’accélérer sa croissance avec une campagne marketing assez fun (suite à une levée de fonds de $6 millions en septembre 2011) dans un secteur géographique favorable comme la Baie de San Francisco où le traffic est assez problématique, les allers-retours coûtent de plus en plus chers (péages sur le Bay Bridge et autres, l’essence,…), et surtout où les conducteurs respectent les lignes de carpooling situées à l’extrème gauche réservées aux voitures ayant au moins 2 passagers. Moins cher, et plus vite, voilà les bénéfices pour la personne qui va se transformer en chauffeur de taxi le temps d’un trajet. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a décidément trop de voitures en circulation (vous en pensez quoi, les Parisiens et banlieusards ?!), et il faut souhaiter que ce type de transport se déploient plus encore, grâce à Lyft aux États-Unis (bientôt Los Angeles et Seattle apparemment) et Blablacar en Europe (une startup de Français, forcément avec ce nom, basés à Londres), entre autres…

Lyft sur Twitter : @lyft

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures ! Passez de Joyeuses Fêtes en attendant…

L’actualité High-Tech de la semaine : Sequoia Capital, Twitter, CB Insights, Adobe et Behance, Quora et Ptolémée

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Sequoia Capital lève un  nouveau fond de $700 millions

La Silicon Valley est incroyable… Trimestres après trimestres, la magie continue d’y opérer au niveau des montages de fonds de capital risque, à rendre envieux un bon nombre de VCs spécialistes de startups un peu partout dans le monde.  Les VCs ne fabriquent pas la planche à billet, mais les donneurs d’ordres de ces Messieurs (fonds de pension et autres) continuent de faire des chèques en blanc qui vont venir nourrir le jeu de « qui veut nous faire gagner des millions » à Mountain View, Palo Alto ou San Francisco. Sequoia Capital est un des principaux VC de la Région de la Baie de San Francisco, créé en 1972, dont le siège social est aux Iles Caïmans, avec notamment des bureaux à Menlo Park. Sequoia Capital a investi dans Cisco, Yahoo!, Paypal, Google, Linkedin, Zappos, Eventbrite, Jive Software, et pleins d’autres dont vous n’entendrez jamais parler. Ces $700 nouveaux millions, au doux nom de « Global Growth Fund », vont venir prendre le relais du fructueux « early stage » de la Valley qui s’est créé ces dernières années, avec les Facebook, Zynga, Twitter, etc, qui arrosent de quelques millions les jeunes pousses de la Silicon Valley. Reste à espérer qu’une partie de ses fonds pourront effectivement servir la cause globale de l’écosystème startup. Histoire de ne pas faire trop regretter à bon nombre d’entrepreneurs en devenir de ne pas être né « professionnellement » du coté des réseaux Californiens.

Mardi :  Twitter atteint le chiffre de 200 millions d’utilisateurs actifs

 

Rendez vous compte : il y a à travers le monde 200 millions de personnes qui chaque mois envoient des SMS sur Internet (Twitter, vous l’aurez compris), et on y trouve de tout :  des photos de repas, des phrases d’homme célèbres, des exclusivités mondiales (et nationales) qui explosent au grand jour en moins de 5 secondes, des nouvelles à gogo et beaucoup de « bulshit » (mot anglais pour désigner des paroles qui ne servent à rien). Twitter, c’est Internet dans sa version la plus folle en terme de chiffres : $1,16 milliards en fonds levés à ce jour, $45 millions dépensés en acquisitions, 400 millions de visiteurs du site Internet tous les mois, et j’en passe sur le nombre de tweets à la seconde et le nombre de serveurs pour faire fonctionner tout ça. Twitter, c’est le symbole d’Internet du 21e siècle, capable du pire (la communication poussée à son extrème), et en même un outil devenu un service de bien public, indispensable pour beaucoup (notamment là où l’information ne circule pas). On dit merci ?!

Mercredi : de la perte dans l’écosystème des startups aux États-Unis

 

CB Insights vient de faire un étude sur 4.059 investissements de moins de $1,5 millions (que l’on appelle « seed ») réalisés aux Etats-Unis depuis le 1er trimestre 2009. Le résumé est un constat qui ne surprendra personne (enfin presque) : plus de 1.000 entreprises ayant levé des fonds en « seed » vont mettre la clé sous la porte, et plus $d’1 milliard va disparaître en fumée. On est tenté de sourire à l’évocation de ce chiffre, qui reste toutefois à mettre en balance avec le risque pris, essentiellement par des particuliers, sur des projets qui bien souvent restent des idées sur un bout de papier ou mieux encore quelques morceaux de codes.

Cela doit rappeler :

– aux entrepreneurs à la recherche d’argent pour leurs idées, que de faire sa startup est un parcours du combattant avec peu d’élus à la fin, et qu’il ne faut pas se mentir à soi-même au moment de se retrouver en situation de demander de l’argent aux autres,

– aux investisseurs de mettre de l’argent dans quelque chose dont ils maîtrisent les paramètres, notamment les personnes qui viennent les solliciter, et de réfléchir sérieusement sur l’opportunité d’un placement en bon père de famille face à l’impérieuse nécessité d’un rebond à envisager dans les 18/24 mois qui suivent l’investissement.

Jeudi :  Adobe toujours aussi actif !

On oublie souvent qu’Adobe est un des monstres de la Silicon Valley, avec ses quelques 7.000 employés et plus, presque $6 milliards d’investissements depuis sa création en 1982 (dont Photoshop, Omniture et Macromedia), avec plus près de nous l’achat de la Startup Behance, basée à New York, qui venait de lever $6,5 millions en mai dernier. Adobe, à la recherche d’innovation de pointe dans le software et le digital publishing, vient d’acquérir une plateforme qui sert à découvrir des travaux créatifs mis en ligne par des créateurs en tout genre. Une plateforme pour s’en mettre plein les yeux, qui a su devenir un site incontournable dans le domaine de la créativité avec des chiffres viraux assez intéressants, à en croire le nombre de vues et de « Likes » sur la home page du site web. Toujours curieux des créations de valeurs post-acquisitions, nous laisserons donc quelque temps aux 32 salariés de Behance pour voir ce que startup deviendra… Bonne chance à Clément Faydi, Lead Designer, le Français de l’étape 🙂

Vendredi : Quora et le Roi d’Egypte

 

Quora a toujours été un de mes sites favoris de la Silicon Valley. Quora, c’est le culot de la génération Zuckerberg (un de ses potes, lors de sa période chez Facebook) qui veut changer le monde et qui n’a pas peur des mots pour clamer une vision du monde très… Américaine et qui en fait ne manque pas de talent. Quora, c’est une plateforme d’intelligence collective où l’on trouve de tout sur tout, à savoir des questions et des réponses, en anglais, écrites par les contributeurs et modérées par des volontaires. L’équipe dont Adam Angelo ici en photo a levé $61 millions, dont une partie par le co-fondateur lui-même, suffisamment rare pour le signaler. Ce que l’on y trouve : les derniers chiffres de Twitter, quelles sont les couleurs le plus couramment utilisées par les réseaux sociaux dans leur design, ça fait quoi d’être chauve, que dire si son fiancé demande de se convertir pour se marier, quelle est le plus grand échec de la civilisation occidentale… Adam D’Angelo, à l’occasion de ses voeux d’hiver, a déclaré voir Quora comme la Librairie D’Alexandrie à l’échelle d’Internet… Ce garçon ne manque pas de références culturelles : cela nous ramène à l’époque de Ptolémée, un Roi d’Égypte, en 288 avant notre ère. Puisse Adam ne trouver personne sur sa route pour décider de détruire son oeuvre ! En ce qui me concerne, essayer Quora, c’est l’adopter. A vous de juger !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitter et Instagram, HotelTonight, Dropbox, Paypal, Kleiner Perkins

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  la guerre des images continue avec Twitter et Instagram

Et voilà Twitter qui « s’intagramise » : je veux dire par là  que Twitter vient juste de proposer à ses utilisateurs de mettre des filtres lors prise de photos  accompagnant un tweet, dans la nouvelle version de son application iPhone et Android (grâce au service proposé par la startup New-Yorkaise Aviary). Définitivement, l’utilisation de filtres lors de prises de photos à partager sur les réseaux sociaux initiée par Instagram était une innovation dans ce domaine. Définitivement, le téléchargement de photographies est devenu une activité majeure au sein des réseaux sociaux, les chiffres se multiplient à ce sujet. À l’annonce d’Instagram la semaine passée indiquant que l’intégration au nouveau système de cartes de Twitter était définitivement interrompu (pas vraiment convaincu d’ailleurs de la réponse de Kevin Systrom, patron d’Instagram, à ce sujet à la conférence LeWeb), vient s’ajouter une nouvelle version avec un nouveau design de caméra (et un nouveau filtre, mazette). Il s’agit  notamment entre Twitter et Facebook une véritable course contre la montre aux nouveaux interfaces, aux interconnections (ou pas), et certains pensent que cette nouvelle fonctionnalité proposée par Twitter peut réduire significativement la valeur d’Instagram. Evidemment il s’git d’une discussion qui n’a plus lieu, puisque Instagram a déjà été racheté, et il n’est pas sûr que les utilisateurs changent d’application aussi facilement (ils restent fidèles aux application où leurs photos sont stockées en majorité).

Mardi :  HotelTonight se déploie en Europe… Continentale !

C’est vraiment parti pour HotelTonight en Europe… continentale, avec le lancement de la Belgique, les Pays-Bas… et la France, à travers 2 villes (Paris et Nice). Ah, et au Mexique, aussi. HotelTonight est une application mobile (iOS et Android) qui permet de trouver des chambres d’hotels autour de sa géolocalisation au dernier moment et à des prix réduits. L’équipe a passé quelques mois à préparer la localisation des applications sur ces différents marchés, pour être disponible dans 2 villes seulement en France, pour le moment, et dans 4 langues (français donc, allemand, italien et espagnol). Certainement un signe de prudence sur  un marché online du voyage et de l’hotellerie actuellement en pleine révolution (notamment avec Airbnb sur le marché de la location entre particuliers) où la startup marseillaise VeryLastRoom est déjà présente… Malgré ses 3,7 Millions de téléchargements à ce jour (essentiellement sur le marché US), HotelTonight devra réussir là où des startups de la Silicon Valley comme Yelp n’ont pas encore vraiment réussi : disposer d’un inventaire qui fasse la différence et qui installe l’application comme un « must have »… localement. Une startup comme Airbnb est sur la bonne voie (même si des difficultés peuvent apparaître à tout moment, et j’y reviendrai bientôt), grâce à la qualité du listing qui est disponible sur son site, et aussi du fait de la présence d’une représentation locale qui peut aider à faire la différence sur des aspects  marketings, et de référencement.

Mercredi : Dropbox acquiert la startup Audiogalaxy

 

Alors que de plus en plus de monde commence à savoir ce qu’est Dropbox (une solution de stockage de données online), peu de personnes avaient connaissance de la société Audiogalaxy, que la startup de San Francisco vient d’acquérir. Cette acquisition est un signe intéressant pour les spécialistes, comme dirait Fred Cavazza, car elle montre un signe d’intérêt de la part de Dropbox, un des poids lourd de la Silicon Valley, pour une société ayant comme spécialité le contenu (de la musique), avec une technologie permettant de donner accès à ses fichier (morceaux musicaux, playlists) n’importe où sur Internet. Pas sûr que Dropbox se lance dans la publication de contenu 9et non plus sa gestion), a fortiori dans la musique, mais soit plutôt venu chercher une technologie, voire embaucher une équipe, car c’est une solution généralement utilisée dans la Silicon Valley pour accélérer des phases de développement, là où les équipes techniques n’ont pas forcément les ressources…ou les talents ! On peut tout imaginer, tant la concurrence est forte sur ce segment, et je laisse ces prédictions de fin d’année aux analystes, dont c’est le pain blanc. A noter qu’une version de la version iOS de Dropbox vient de sortir vendredi dernier, à voir de plus près !

Jeudi : Paypal lance MyCash aux États-Unis


Paypal fait feu de tout bois, sous l’impulsion de son Président startuper David Marcus, que vous pouvez voir témoigner à la conférence LeWeb ici, par exemple par l’annonce récente de ces nouvelles « Paypal MyCash Card », des cartes physiques de rechargement de comptes Paypal, disponibles à travers des réseaux physiques dans plus de 30.000 points de ventes aux États-Unis. La volonté de Paypal de s’affirmer comme l’acteur numéro 1 du paiement mobile est indéniable, alors que’en face la concurrence fait des pas en arrière : la société Veriphone a décidé cette semaine d’arrêter une offre concurrente de la startup Square (un lecteur de carte que l’on dispose sur son smartphone) jugée non rentable car « devant être accompagné d’une offre additionelle pour être compétitive ». Paypal a lancé une offre concurrente, Paypal Here, en Mars dernier. Ça bouge dans le monde des paiements, dans la Silicon Valley !

Vendredi : Kleiner Perkins ouvre un bureau supplémentaire en Chine 

Kleiner Perkins, pour être précis Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), un nom qui fait rêver plus d’un entrepreneur de startup, est un des VC les plus représentatifs dans la Silicon Valley, avec presque $1,5 Milliards de fonds levés à ce jour, qui a investi dans Amazon en 1995, Google en 1999, dans Twitter en 2010 et un nombre incroyable de startups. La société vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau de liaison à Tianfu Software Park, à Chengdu dans l’Ouest dans la Chine, et suit ainsi le mouvement de cette Asie conquérente dans le domaine de la technologie, et pourra ainsi accompagner un peu plus sur le terrain ce qui se passe dans l’un des « tech park » les plus important d’Asie. La Chine est vaste, et pour bien la couvrir il faut un présence multiple, et pas seulement être présent à Shanghai ou à Pekin. Bien que la Silicon Valley voit affluer un nombre impressionnant d’entrepreneurs du monde entier, les VCs se déploient eux aussi à l’international, tout comme maintenant certains acteurs de l’investissement early-stage comme Dave McClure qui passe sa vie tel « un Geek on a plane« , à la recherche de la perle rare à travers le monde, et au contact de l’entrepreneurial local.  C’est toujours mieux en tout d’avoir ce type d’actualité plutôt que defrayer la chronique avec une Partner portant plainte pour harcèlement vis à vis d’un supérieur (ici comme partout ailleurs, ça ne vole pas bien haut dans la Silicon Valley…).

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Ashton « Jobs » Kutcher, iOS et Android, Facebook et le Commissariat de Police de Mountain View, Cloudera et Udemy

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Ashton Kutcher, Ange ou acteur ?!

Les deux, mon Capitaine ! Non, ne vous méprenez pas : ce n’est pas Steve Jobs pris en photo en 1981, allez voir sur ce lien, (c’est le vrai à l’époque avec une  photo prise par Tony Korody/Sygma/Corbis)… Non, il s’agit d’Ashton Kutcher, le célèbre acteur Américain, 34 ans, qui sera le Steve Jobs d’un film appelé « Jobs » (dirigé par Joshua Michael Stern) à paraître sur les écrans à l’occasion de la cloture du prochain Festival Sundance 2013 (organisé par Robert Redford). La ressemblance est assez frappante, et il faut avouer que Kutcher n’est pas un inconnu dans le milieu des nouvelles technologies, puisque le fameux @aplusk sur Twitter accumule aussi les $ Millions investis dans des startups comme Airbnb, SocialCam (revenu à Autodesk), Grubwithus, Fab.com, Path, Blekko, Flipboard, Zaarly, etc. Des investissements assez hétéroclites, certainement effectué au gré de ses passages dans la Silicon Valley et favorisé par quelques bonnes âmes qu’il est surement bon de connaître… également une bonne façon d’avoir une publicité avec une star Hollywoodienne à bon prix !

Mardi :  la course aux chiffres entre iOS et Android

Chitika, un réseau de publicité online et d’analyses de données, vient de publier une étude réalisée sur 6 mois en relevant parmi un grand nombre d’impressions publicitaires concernant les connexions provenant d’appareils iOS ou Android. Cet essai eu lieu entre le 27 Mai et le 27 Novembre dernier. Les statistiques montrant le nombre d’appareils vendus et la progressive domination de la plateforme Android par rapport à iOS se succèdent, il n’en reste pas moins que la conclusion de cette étude est sans appel : c’est iOS qui génère le plus de traffic web. Apple tire notamment le bénéfice de sa présence dominante sur le marché des tablettes.

Mercredi : Mountain View Police Department et Facebook

Décidément, les Américains de la Silicon Valley me surprendront toujours, avec leur recherche d’être à la pointe de tout en terme de nouvelles technologies… Cette fois-ci, il s’agit du Commissariat de Police de Mountain View qui a récemment utilisé sa page Facebook pour faire une recherche à témoin suite à plusieurs détournements de fonds($20.000 au total) effectués dans une agence Wells Fargo locale par la même femme qui prenait différentes apparences. Bon, d’accord, Mountain View est la ville du siège de Google, mais tout de même, quelle modernisme ! Le résultat, du pur Facebook : une quarantaine de Like, plus de 250 Share, une cinquantaine de commentaires… qui visiblement ne font pas avancer le schmilblick… Une belle initiative citoyenne toutefois, n’est-ce pas le rôle de la Police d’être proche de sa population ?!

Jeudi : Cloudera, Big Data Platform, et ses $65 nouveaux Millions


Vive le Coud Computing ! On me demande bien souvent quelles sont les tendances dans la Silicon Valley, et il y en a une qui me tente bien souvent à mettre en avant : la big data. Nombreuses sont les entreprises qui détiennent des informations et masse et qui ne savent pas comment les gérer… Bon en même temps, ça consomme visiblement le cash rapidement puisque Cloudera, qui a déjà levé $40 Millions en 11/11, vient de lever cette fois $65 Millions. Il y a eu déjà eu $25 Millions en 10/10, ils vont avoir du mal pour le prochain round en 13/13. Une IPO peut être ?! Cloudera est une société qui co-développe et distribue Apache Hadoop, une plateforme Open Source qui aide à gérer les informations en grande masse  pour bon nombre d’entreprises, parmi les plus importantes. $141 Millions levés au total pour une valorisation de $700 Millions (il est bien rare d’avoir ce type d’informations…). L’année qui vient de s’écouler est placée sous le signe de l’effet « kiss cool » : doublement des revenus, doublement des salariés, doublement des clients, doublement des données. Objectif : soutenir cette croissance. N’empêche, la Silicon Valley semble parfois comme un puit sans fonds…

Vendredi : nouvelle levée de fonds pour Udemy

Une autre belle réussite typiquement Silicon Valley, Udemy, fondé par l’entrepreneur d’origine Turque Eren Bali, vient de lever $12 Millions. Arrivé il n’y a pas si longtemps que cela avec son équipe de développeurs Turques à San Francisco, avec un passé dans la création d’entreprise et une expérience d’ingénieur (of course), Eren Bali ne cesse de progresser depuis 2010. Udemy est une plateforme d’éducation en ligne, qui propose des vidéos de formation sur différentes thématiques, et payant… Secteur en pleine croissance, les sociétés dans ce domaine se multiplie et il semble qu’il y ait encore de le place sur ce marché aux États-Unis (Khan Academy, etc.). Croissance du Chiffre d’Affaires sur un an : +400% !

Amis Européens (et Français), concurrents potentiels, attention, Udemy risque d’arriver rapidement en Europe (un demi-million d’étudiants utilisateurs à travers le monde) !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Path, KakaoTalk, Google, Startup Chile et Fab.com

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Path à la recherche de points de croissance en Asie 

Dave Morin, une des icônes de la Silicon Valley (du fait notamment de son passage chez Facebook), aujourd’hui CEO de Path,et à qui on ne refuse pas un article dans le gossip numéro 1 de la Région, continue donc de faire la une régulièrement et ce malgré un faible rapport Investissement/Audience (soit $41 Millions investis pour environ 3 Millions d’utilisateurs confirmés en Juin). Bien que je trouve cette application communautaire plutôt prometteuse dans son concept, il est clair que Path reste un très mauvais élèves selon l’un des principal critère dans ce que l’on appelle le berceau de l’innovation : l’audience. Bien que la somme levée en Février 2011 soit conséquente, il n’en reste pas moins que  l’application est gratuite, que les revenus doivent être loins pour suffire à couvrir le « burn » mensuel (c’est comme ça que l’on appelle le montant dépensé pour une startup qui a levé des fonds auprès d’investisseurs, tout un symbole). Il se peut qu’il y ait rapidement urgence :

– soit de faire augmenter les revenus significativement, et rapidement, ce qui ne me semble pas être pour demain,

– soit de se préparer d’ores et déjà à une prochaine levée de fonds… et pour cela, il faut des chiffres et une courbe de croissance…

Clairement le Japon est un pays historiquement un gros consommateur de mobile, habitué à utiliser sa caméra intensivement. Le pari Asiatique pour une relance de Path, pour de l’audience et pourquoi pas plus de business, c’est mon analyse. Il est temps que le compteur des chiffres s’affole un peu !

Mardi :  Kakaotalk et la communication sans coûts

Ras-le-bol des factures d’opérateurs de téléphonie mobile toujours trop chères, vive les applications permettant de communiquer gratuitement ! L’avènement des smartphones change les règles petit à petit, années après années. Pour le geeks qui n’ont pas suivi l’actualité, il y a même Orange qui s’en mêle avec Libon (non, pas l’architecte de la Grèce Ancienne, mais une application de voix sur Internet qui coute $2,99 par mois) ! Il y avait Tango (basée à Palo Alto), qui avec ses 75 millions d’utilisateurs a fait une bonne partie du chemin vers le mass market, il y a maintenant Kakaotalk qui semble avoir bien décollé avec 66 millions d’utilisateurs enregistrés, et surtout visiblement avec un revenu significatif (plus de $50 millions venant de jeux sur mobiles à priori), ce qui n’étonnerait personne de la part d’une société Sud Coréenne. Ce qui est intéressant avec Kakaotalk est leur capacité à proposer de nouvelles fonctionnalités, dont la plus récente est de pouvoir autoriser des appels en groupe avec 5 participants au maximum. Bon à savoir, à suivre !

Mercredi : Ca se passe comme ça chez Google

Et oui, ainsi va la vie chez Google, qui avec ses plus de 30.000 employés (hors Motorola) continue de travailler sur ses différentes lignes de produits, et du haut de ses milliards en banques (plus de 40 fin Juin 2012) n’hésite pas également à acquérir de nouvelles startups, à un rythme assez intensif… Ainsi, au titre des améliorations de produits, il y a par exemple la possibilité désormais de modifier des tableurs de Google Drive depuis son application sur iOS ou Android (et oui, on ne dit plus Google Docs…). De l’autre coté, c’est au tour d’IncentiveTargeting de rejoindre la société de Mountain View. Google investit à travers cette opération dans le e-commerce avec cette startup créée en Février 2007 qui permet à la grande distribution de fournir un message marketing spécifique à l’attention des fabricants dans l’industrie alimentaire. L’objectif est de mettre en place des campagnes marketing avec la possibilité d’en mesurer l’impact automatiquement… Deux jours plus tard, c’est au tour des Canadiens de BufferBox de rejoindre Google,  qui elle se positionne dans le secteur de la logistique (un kiosque de livraison self-service et automatisé), créé en Juin 2011, donc nettement plus récente !

Jeudi : Startup Chile, 6ème !


On associe souvent le mot « startup » à la Silicon Valley, mais en fait c’est aujourd’hui devenu un mouvement mondial ! Ce mouvement est favorisé lui même par la présence d’au moins 1/3 d’entrepreneurs venus depuis partout dans le monde pour créer la startup de leur rêve entre San Francisco et San José en Californie. Et donc à travers le monde surgissent aujourd’hui (et depuis quelque temps déjà) des incubateurs qui veulent favoriser l’accès à la création d’entreprise, comme au Chili avec Startup Chile. Et même plus encore : Startup Chile favorise cette globalisation en accueillant des entrepreneurs de tous les pays avec leur sixième Promotion au sein de laquelle 105 startups viennent de 31 différents pays ! L’incubateur investit $40 K en prise de capital, et en contre-partie les fondateurs doivent rester au mois six mois au Chili. Cet incubateur est notamment financé par le Gouvernement Chilien et un eco-système qui a été créé autour d’investisseurs locaux. Il est désormais interdit de ne pas prendre au sérieux des pays comme le Chili en terme de technologie ! Mais surtout, la France devrait bien s’inspirer de cette initiative. Il sera peut être même bientôt indispensable de le faire, avec la fuite de jeunes talents qui ont du mal à trouver chaussures à leurs pieds, pas tant pour des raisons de fiscalité mais pour l’ensemble de l’écosystème qui n’est pas à la hauteur (salaires, capital risque, …). Garder les talents, attirer les talents, ouvrir les frontières de l’entrepreneuriat et de la créativité. « It’s time, Baby! ». More than time.

Vendredi : Fab.com et les ventes sur mobiles

Il y a actuellement quelques discussions entre des investisseurs de startups aux États-Unis sur le potentiel d’Internet dans le secteur des consommateurs, comme Dave McClure, qui dirige l’incubateur 500Startups à Mountain View, qui lui considère qu’il y a encore des belles promesses de développement. Et pendant que tout le monde passe son temps à discuter, l’e-commerce continue de progresser et on peut constater que des startups comme Fab.com, créée en Décembre 2009 et basée à New York, se sont fait une place dans la vente online d’articles design. A l’occasion de la gigantesque semaine de discount incluant le fameux Black Friday, cette période de solde a également eu de belles performances sur Internet où Fab.com a réalisé un chiffre d’affaires de $6,5 Millions dont 1/3 des ventes ont été faites sur un mobile (smartphone, tablette…), ce qui est tout simplement phénoménal ! De l’autre coté de l’Atlantique, une société comme One Kings Lane, qui vend des articles pour la maison, commence à faire un montant de ventes qui commence à forcer le respect… Le commerce online ne se limite pas à eBay ou Amazon, et des niches sont surement encore à explorer…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Color Labs, Pulpfingers, Foursquare et Instagram, Microsoft, et Everlane

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : retour à la case départ pour Bill Nguyen, CEO de Color Labs

Peut être vous rappelez vous de Color Labs… Une idée d’application très avant-gardiste, lancée par une équipe dirigée par Bill Nguyen, qui compte à lui seul près d’1 Milliard de Dollars d’exit : Lala.com racheté par Apple pour $80 Millions en Décembre 2009, OneBox acquise pour $850 Millions en 1999 par Phone.com, sans oublier Seven Networks qu’il a créé en 2000.

Pourquoi avant-gardiste, Color ? « Bring people together through proximity, social and visual presentation » : utiliser la technologie pour rapprocher les gens, de façon visuelle (au départ c’était une application mobile de prise de photos). Vive la magie des vrais réseaux locaux, les réseaux de proximité ! Malheureusement, et ce malgré la présence d’un CTO Français (encore et toujours…), le produit n’a jamais été à la hauteur des espérances. Le fait d’avoir levé $41 Millions avait mis la barre assez haute ! Après quelques départs, l’entreprise a donc été reprise par Apple pour $7 Millions. Et le 31 Décembre, c’est fini.

Maintenant, c’est au tour des gossips de s’emparer d’une plainte déposée par un ancien salarié fondateur contre le CEO. Là où il y a de l’argent et des difficultés, les procès ne sont jamais loins. Vous pouvez alors comprendre pourquoi on est capable de voir ce genre de navets diffusés sur la chaine Américaine Bravo (sorte de série sur les startups dans la Silicon Valley).

Mardi : La techno Alsacienne à l’honneur avec Pulpfingers racheté par 500PX 

Une belle semaine pour deux talentueux développeurs-entrepreneurs Alsaciens, les très discrets David Charlec et Jérôme Scheer, créateurs des applications ISO500 et Photopular. Ils vont désormais s’habituer à des connexions quotidiennes avec le Canada, à Toronto précisément, siège de la société 500PX, qui se décrit comme une communauté de photographes  au services des meilleures professionnels. Une belle histoire pour des passionnés qui vont pouvoir s’adosser  à un site important qui va leur permettre de voir l’avenir en plus grand ! Il est clair que les facilités offertes aujourd’hui par les technologies telles que le langage de développement iOS par exemple offrent des perspectives souvent inattendues lorsque le talent permet de croiser le succès. Vive l’Alsace !

Mercredi : la journée des badges… Instagram inspiré par Foursquare

Alors que l’équipe de Foursquare tente de convaincre des investisseurs de rajouter $50 Millions pour une société qui génère $2 Millions de revenus avec 25 Millions d’utilisateurs enregistrés dont 8 Millions qui sont actifs au moins une fois par mois (selon le Wall Street Journal), Instagram, qui n’a plus à se soucier de sa valorisation ou de rechercher des fonds, vient de tranquillement lancer un système de badge pour aider à promouvoir son image au sein de ce réseau social… C’est toujours rageant de voir que ses (bonnes) idées trouvent souvent preneur… Malgré les critiques que l’on peut adresser à Foursquare vis à vis de son Business Model (ce qui ne regarde d’ailleurs que Foursquare soi même et ses investisseurs), Dennis Crowley et son Team a clairement rendu évident le succès à attendre des mécanismes de gamification, où se sont engouffrés des Bunchball ou encore Badgeville. Allez Dennis, la route est longue mais ce n’est pas une impasse !

Jeudi : Microsoft sur les pas de Google ?


Comment ça ?! Microsoft veut concurrencer Google et ses lunettes ? Et oui, le berceau de l’innovation, la Silicon Valley, c’est aussi un peu la fosse aux lions, et on n’a pas d’états-d’âme, comme en Allemagne (réputée pour ses copycat), à s’engouffrer dans une brèche ouverte par d’autres. Bon, si on y regarde de plus près, le brevet déposé par Microsoft est juste un « EVENT AUGMENTATION WITH REAL-TIME INFORMATION », c’est à dire des lunettes connectées pour être utilisées dans le contexte d’évènements en directs, et pas pour utiliser du contenu. Vous saisissez la nuance, moi à peine. « Filed in May 2011 » : enregistrée en Mai 2011. Ben voyons. Ca va peut être interesser Marc Simoncini, à la tête de sa nouvelle société Sensee, cette concurrence autour des lunettes. On n’a surement encore rien vu.

Vendredi : Everlane fait son Block Friday

Black Friday, États-Unis, après la dinde, le déluge : tradionnellement tous les ans à la même époque, c’est le jour des bonnes affaires, et bien souvent l’occasion d’échauffourées dans les Safeway et autres BestBuy… Et maintenant, c’est au monde du e-commerce de s’y coller, cat c’est bien sûr l’occasion de faire ses emplettes avec la perspectives des fêtes de Noël qui approchent. Everlane, une startup de San Francisco qui développe un site de e-commerce de vêtements de luxe et de design ne mange pas de ce pain là : il a été décidé de mettre le site « hors ligne » à l’occasion de cette journée.

« Nous voulons aider les consommateurs à moins consommer en créant des produits en moindre quantité mais qui durent plus longtemps » : la qualité et non la quantité ! Bon coup de publicité !

 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !