Facebook Important Message

Dear Philippe,
Your privacy is incredibly important to everyone who works at Facebook, and we’re dedicated to protecting your information. While many of us focus our full-time jobs on preventing or fixing issues before they affect anyone, we recently fell short of our goal and a technical bug caused your telephone number or email address to be accessible by another person.
The bug was limited in scope and likely only allowed someone you already know outside of Facebook to see your email address or telephone number. That said, we let you down and we are taking this error very seriously.
Describing what caused the bug can get pretty technical, but we want to explain how it happened. When people upload their contact lists or address books to Facebook, we try to match that data with the contact information of other people on Facebook in order to generate friend recommendations. Because of the bug, the email addresses and phone numbers used to make friend recommendations and reduce the number of invitations we send were inadvertently stored in their account on Facebook, along with their uploaded contacts. As a result, if a person went to download an archive of their Facebook account through our Download Your Information (DYI) tool, which included their uploaded contacts, they may have been provided with additional email addresses or telephone numbers.
Here is your contact Information (inadvertently accessible by at most 1 Facebook user):
x************x@x****.fr
x*******x@xxxxx.com
We estimate that 1 Facebook user saw this additional contact info displayed next to your name in their downloaded copy of their account information. No other info about you was shown and it’s likely that anyone who saw this is not a stranger to you, even if you’re not friends on Facebook.
We recognize that mistakenly sharing contact info is unacceptable, even if you are acquainted with people who saw these details, and we’ve taken measures to prevent this from happening again. For more information on the bug, please read our blog post.
All of us at Facebook take this issue very personally. We appreciate your ongoing use of Facebook, and are working every day to deliver the level of service you expect and deserve.
Thank you,
The Facebook Team

Voici l’email que je viens de recevoir à l’instant de la part de Facebook.

Qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? Nous sommes désarmés face à ce monde des réseaux sociaux, qui vit de vos données et qui ne peut les protéger face à une technologie de plus en plus complexe, où des armées de quelques 5.000 ingénieurs de logiciel ne peuvent rien contre des commandos digitaux qui trouveront systématiquement la faille pour aller se servir des informations les plus sensibles et les plus intimes.

Deux conseils :

– ne mettez rien sur Internet que vous ne voulez retrouver un jour disponible aux yeux de tous ou de certains,

– changez vos mots de passe réguli¡erement (une fois par semaine, une fois par mois, selon l’intensité de votre fréquentation de ces sites).

Vous pouvez vous faire aider de produits comme Privowny pour gérer et maîtriser un peu mieux votre identité digitale…

Exclusif : Instagram rachète Facebook

Chaque invitation de l’équipe de communication de Facebook est toujours l’occasion de rappeler un invité qui excite l’imagination des journalistes : la rumeur. La rumeur, c’est un incroyable moteur générateur des plus incroyables pour une entreprise qui a accompli, et là je le dis sérieusement, un parcours incroyable avec un peu plus de 5.000 employés, depuis sa création.

Alors, il faut le dire, tout le monde ici a envie d’être convié à Menlo Park pour voir Mark Zuckenberg, et penser à ce que pourrait être la nouvelle, et ainsi exciter les rotatives et le click, avec la rumeur, d’abord, et le « big announcement », en deuxième. Et là, une fois encore, c’est juste une nouvelle fonctionalité qui vient d’être proposée, de plus à travers Instagram : la possibilité de partager des vidéos.

 Je vous ai laissé une interligne afin de vous permettre de récupérer de cette nouvelle. J’imagine que vous connaissez la nouvelle d’Instagram rachetée par Facebook pour $1 milliard en avril 2012.

Des applications permettant de poster des courtes vidéos sur votre smartphone, il y en a en masse sur l’AppStore, GooglePlay, et j’en passe.

Tout d’abord, parmi les plus buzzy ces derniers temps, il y a Twitter et son Vine, sorti en janvier 2013 après le rachat de la startup en octobre 2012. Path, qui vient de faire l’objet d’une rumeur (et oui) d’une nouvelle levée de fonds entre $75 et $100 millions, qui permet d’enregistrer de courtes vidéos. Socialcam, dont on a parlé ici en juillet 2012, qui a été vendue $60 millions à Autodesk.

VidlyStilly, Loopcam, Tout, Highlightcam, plus loin de nous la startup 12seconds, en 2008. Bref, depuis que les smartphones existent, ils sont nombreux à vouloir proposer d’enregistrer et de publier des vidéos. Il semble que ce soit le bon moment. Le fameux time to market, sauf que là c’est gratuit.

Cette annonce de Facebook qui met en avant Instagram, c’est pour moi la surprise de cette nouvelle (d’où mon titre d’article absurde). Malgré le fait qu’Instagram soit passé de 20 millions à 130 millions d’utilisateurs, ce qui est la moindre des choses étant donné l’audience de Facebook, et en même temps une belle performance (accomplie par Socialcam, au passage, grâce à Facebook, qui a depuis fermé le robinet de l’ascenseur de social media, et on comprend aujourd’hui pourquoi), pourquoi tant de boucan ?! C’est tout de même assez rare de voir Facebook être en retard par rapport à ses concurrents, dont Twitter par exemple. … Quoi ? J’entends dans la salle quelqu’un me dire qu’il est possible d’enregistrer et de publier des vidéos sur Facebook depuis son smartphone. Ah, mais on ne peut pas utiliser de filtres. Ok… Bref.

« The power of cinema in your pocket », nous dit Kevin Systrom. Le pouvoir était surtout dans le show de la présentation, vraiment impeccable.

Désolé Kevin Systrom, que je respecte beaucoup, mais le pouvoir du cinéma, je l’ai trouvé ailleurs, dans un produit lancé en 2011, développé par une équipe passionnée par la volonté d’apporter aux utilisateurs de smartphone la possibilité de construire sont « digital life stream », sa trace de vie digitale, à destination de ses amis et de sa famille, et non aux annonceurs, avec une simplicité d’utilisation et juste ce qu’il faut d’outils pour permettre la publication de courtes vidéos pleines de vies et d’émotions : c’est Lightt.

« Lightt is life, la la, la lala… ». L’essayer, c’est l’adopter !

 Petite morale pour cette histoire : attention de ne pas trop crier au loup. Le proverbe explique qu’avertir d’un danger inexistant ou dont on a exagéré l’importance peut avoir pour conséquence le risque de ne pas être écouté en cas de vrai danger. C’est pareil pour le story telling dans la communication d’entreprise.

L’actualité High-Tech de la semaine : Yelp, Waze et Google, #Facebook, Foursquare et Microsoft, Path

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Yelp donne dans le « mobile awareness »

 

Le mobile n’a jamais été à ce jour le point fort de Yelp, je suis bien placé pour le savoir : le français Dismoiou (une application de geo-localisation très mobile) avait beaucoup de succès quant à sa value position lorsque le CEO de la startup, Gilles Barbier, se présentait à San Francisco. Yelp est devenu un site massivement utilisé, la société essaye de se développer en Europe, et elle se concentre désormais sur son application mobile. L’excellence de son application mobile est un must have de nos jours,  et cen’est pas Marissa Mayer, la CEO de Yahoo! qui me contredira. Surtout pour une compagnie qui ambitionne de rentrer au NASDAQ. Le mobile peut tout à fait être une source de revenus significatives par rapport à des activités web, du fait de l’audience mais aussi de la spécificité de la mobilité. Il y a encore beaucoup de gros acteurs du web dont l’application mobile est tout à fait en deça de ce que les utilisateurs peuvent attendre, comme Linkedin par exemple. Yelp vient donc de lancer « Nearby » dont; l’objectif est de forunir des suggestion d’endroits du fait de la localisation, des checkins et de l’activité de ses amis, de la météo, de l’heure dans la journée. 45% des recherches sur Yelp sont faites sur mobiles (chiffres du premier trimetre 2013), . Cet apport fonctionnel devrait donc certainement être bénéfique, sur iOS pour commencer, bientôt sur Android. Le blog post ne dit pas pour l’application Windows Phone, pauvre de moi…

Suivre Yelp sur Twitter : @Yelp

Mardi : Waze, la startup qui ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley

 

L’un des feuilleton du printemps de la Silicon Valley vient enfin de trouver son terme : la soci été israélienne Waze vient de trouver son acquéreur, et c’est Google qui a gagné le concours de « qui c’est qui va payer le plus cher ». Waze avait fait parler d’elle il y quelques temps avec Apple et j’avais même dit : »Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter…« . Waze, c’est une application mobile de carte routière dynamique grâce aux commentaires de ses utilisateurs. Bon, Twitter, c’était un peu tiré par les cheveux (ils se sont bien lancés dans la musique…), mais j’avais raison pour Facebook… Pas compliqué d’ailleurs à deviner, sauf que le CEO (que j’ai croisé plus d’une fois a Palo Alto) a dit non à Facebook soit disant « parce qu’il ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley ». Sans être dans le secret des Dieux, ça semble vouloir dire, « je veux me faire racheter mais ce n’est pas assez ». Google, qui envoie des ballons en l’air pour développer l’accès à Internet, et qui n’en est pas à un milliard près, semble avoir mis le nombre de zéros suffisants. Il faut comprendre, après tout, qu’une société qui a levé $67 millions en 3 séries, ne dispose plus que d’une partie infime de son capital, et que pour satisfaire tout le monde, c’est à dire avant tout ses investisseurs, il faut proposer le juste prix. 10 millions d’utilisateurs en janvier 2012, 20 millions en juillet 2012, 50 millions à ce jour, le courbe de croissance semble lancée. Il n’en reste pas moins qu’après Instagram il y a quelque temps, plus 1,1 milliard pour une société créée en 2007, et ayant 110 employés, ça fait cher. Quoi que cela représente $22 par utilisateur. Pas mal pour un produit non payant. Mazel Tov!

Suivre Waze sur Twitter : @Waze

Mercredi : nous sommes sauvés, il est possible de #hashtaguer sur Facebook


Bientôt dans tous les dictionnaires : le hashtag (symbole #). Nom masculin, apparu en 2007 par le génie d’un jeune geek Californien appelé Chris Messina (à ne pas confondre avec l’acteur américain) qui permet de résumer des messages en quelques caractères. Mode d’utilisation : on inscrit le symbole suivi du mot-clé. Plus fort que le tweet : le hashtag. Bon les américains sont habitués à utiliser ce symbole, dans la vie de tous les jours, mais quand même ce fut une bien belle idée, surtout à utiliser sur sur Twitter, la machine à vous raccourcir la pensée humaine. Du moins, son mode d’expression. Alors voilà, comme dirait Patrick, c’est à Facebook de s’y coller : c’est la grande nouveauté, après avoir été imaginé il y a 7 ans, les hashtags font leur apparition sur Facebook. Bon sang, mais c’est bien sur… si on arrive à regrouper des message sur des mots-clés, et que l’on donne la possibilité à plusieurs (des millions peut être) de se retrouver sur une thématique… et bien on vient de créer un nouveau modèle pour les annonceurs ! Imaginez un peu : #chocolat #restaurant #party, que sais-je ! « Les conversations publiques » ça s’appelle. On voit les hastags s’inscrire, comme les noms de ces contacts sur Facebook. En cliquant dessus, cela ouvre un conversation regoupant tous les posts utilisant le même code. Et allez jeter un coup d’oeil sur la droite, dans la colonne « Ads », par exemple…

Jeudi : Foursquare et Microsoft, les extrémités de la tech

 

D’un coté, Foursquare et ses applications mobiles, à peine $2 millions de revenu en 2012, qui vient d’annoncerune jolie opération baptisée « Time Machine » qui permet de visualiser une cartographie tout en image de ses checkins dans le passé. Ni Foursquare, ni Samsung ne se sont exprimés sur les détails de cette transaction, qui va mettre un peu de beurre dans les épinards de la startup. Souvent en avance dans certaines initatives, tels que la gamification, la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous, car le checkin n’est pas encore grand public, et les fameux « zannonceurs », Saint Sauveurs de bien des startups qui vous racontent les dernières tendances, restent encore assez prudents. De l’autre, Microsoft qui vient d’annoncer l’ouverture de Windows Store en collaboration avec BestBuy dans 500 magasins à travers le pays, et une centaine au Canada. Entre 140 à 200 mètres carré dédiés aux produits Microsoft, avec des mise en scènes de l’innovation apportée par les produits du géants de Seattle. Objectif recherché ? Notamment réagir à l’ouverture par Samsung de l’ouverture de mini-stores à l’intérieur de… BestBuy. Plus petits, Microsoft a préparé son offensive pour concurrencer le « constructueur » coréen qui est en train de faire un véritable raz-de-marée sur les smartphones, les tablettes et jen passe. Foursquare et Microsoft, deux mondes face à un géant venu d’Asie.

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Vendredi : le mirage Path


Oh my Gosh. Ca y est, ça a encore frappé. C’est tellement dingue, que même Techcrunch s’y est mis à quatre mains pour écrire ce qui n’est encore qu’un rumeur. La startup Path, dirigée par l’ex Facebook Dave Morin. Path est une application mobile que je décrivais, il y a quelque temps, comme le prochain… Facebook. Plus un état d’esprit, qu’une véritable vision. L’application a plafonné à quelques 2, 3 millions d’utilisateurs, et puis soudainement, paf, 10 millions, comme par enchantement. 12 millions au jour d’aujourd’hui. 2012 : levée de $30 millions avec une valorisation de $250 millions. Google propose d’acheter la startup $100 millions, Dave Morin dit non. 2013 : si ça se confirme, une nouvelle levée entre $75 et $100.000 pour une valorisation de $1 milliard. Pour une application permettant de prendre des photos, des courtes vidéos, etc… Gratuite. On ne prendrais pas un peu les canards pour des oies sauvages, dans la Silicon Valley ???!!! En même temps, on ne peut que se réjouir du succès des autres, c’est bon pour le business, l’argent circule, c’est jamais très bon quand le pognon reste entre les mêmes mains. Et puis pour une fois qu’un entrepreneur-business angel de la Silicon Valley investi dans des startups françaises (Dave Morin apparaît au capital de certaines, il doit avoir de bons amis chez nous), souhaitons lui bonne chance. Pour ce qui est de la logique industrielle, je vous laisse aller voir du coté des gossips de la Silicon Valley.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Mon E3 à moi

Ils sont venus, ils sont tous là… après le CES, le salon des geeks en tout genre qui a lieu à Las Vegas en janvier de chaque année, c’est au tour de Los Angeles d’être envahi par des meutes de journalistes, de bloggueurs et autres podcasteurs, de tous pays, qui viennent pour vous servir en retour les ingrédients de la nouvelle guerre des consoles de ci, ou je ne sais quelle autre lutte finale des éditeurs de ça… Vous allez donc être fournis en news de tous genre, photos et vidéos à l’appui. Je vous laisse vous rendre sur vos médias favoris pour des analyses scientifiques au millimètre.

En ce qui me concerne, et selon mes habitudes, j’ai choisi de vous parler de mon E3 à moi, une découverte de cette conférence où il convient de s’armer de boule quiès et de bonnes chaussures de marche. Le son y est fort à souhait, l’idée étant de vous en mettre pleins les mirettes et de montrer qui c’est qui a la plus grosse… caisse. Parce que l’E3, c’est avant tout un salon pour les professionnels, qu’y disent. Plus de 17 ans (mon oeil), et du business en perspective… bon disons que c’est plutôt comme un thermomètre pour prendre la température d’une industrie où, effectivement, c’est la guerre tout le temps !

Guerre des prix, guerre des tarifs où on y perd son latin, guerres des pixels, guerre des CPUs, guerre des franchises, guerre des consoles… n’en jetez plus ! Bon, il faut reconnaître que c’est tellement la guerre, que c’est plutôt compliqué en ce moment :

– Sega licencie une bonne partie de ses effectifs en Europe et aux Étas-Unis (à un tel point que même les files d’attente et le stand de Sega sont vides comme on peut le voir sur les photos ci-dessous)

Electronic Arts vient de procéder à de nouveaux licenciements, malgré une stratégie de rachat pas si ancienne (Playfish en 2009, Popcap Games en 2011 pour les plus significatifs),

Zynga (le spécialiste des jeux sociaux qui n’a jamais été vraiment présent avec un stand lors de l’E3) vient de licencier 520 personnes, soit 18% de ses effectifs…

Que faire pour éviter la débandade ? Investir est le maître mot, et des Français de Bretagne sont assez bons dans cet exercice. Habitué des recrutements de profils de gestionnaires plutôt que des commerciaux, Ubisoft allie la rigueur à la créativité, la fameuse French Touch, et ça leur réussit plutôt bien. C’est en fait rare de nos jour de pouvoir dire qu’il y a une entreprise français dans le trio de tête d’une industrie mondiale, alors bravo ! Je tiens à prévenir tout de suite notre pompier national, notre bien-aîmé Ministre du Redressement Productif, une bonne partie des studios n’est plus basé en France, car c’est un pays où il devient quasimment impossible de créer de l’emploi. Coincé entre une administration encore trop lourde, un droit de travail absolument indigeste, et des syndicats non représentatifs qui envoient tout le monde dans le mur, ce n’est pas gagné. Mais ça parle ben français en tout cas chez Ubisoft, et un parfait américain pour la foule qui se pressait à admirer les trailers et démonstrations de jeux.

Chapeau Monsieur Yves Guillemot, patron d’Ubisoft, en interview ci-dessous…Les jeux deviennent ultra connectés, ultra réalistes, à se demander si le jeu vidéo ne va pas finir pas croiser le chemin de l’industrie du cinéma sur certains segments et en mettre certains au chomage !

Sinon comment peut on innover dans le jeu ? Disney a trouvé un bout de solution (peut être) avec la possibilité d’intégrer l’interaction avec des figurines avec leur nouveau jeu Infinity qui sortira au mois d’août…

Il y a aussi d’autres acteurs alternatifs qui viennent rentrer dans la danse, comme nVidia avec sa nouvelle petite console de jeux Android Shield qui est plutôt plaisante à jouer avec, et, pour rester dans le monde Android, la société Ouya qui essaye de se faire une place dans ce monde après sa levée de fonds extraordinaire sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter. Les sites comme Kickstarter font appel aux personnes privées pour lever des fonds, et pour un produit correspondant à une console permettant de jouer à des jeux Android sur sa télévision, Ouya a levé $8,6 millions pour un objectif de $950.000. Une réussite inncroyable, qui laisse sceptique les spécialistes… le temps parlera, comme on dit. En attendant, cette présence d’Ouya à proximité du salon sans prendre part directement à l’évènement obligeait les joueurs à jouer dans des isoloirs…

Ceci est une plaisanterie, bien sûr…

On peut ressortir les vieux standards, qui a priori se portent plutôt bien, par exemple Pacman

L’autre possibilité, c’est aussi de mettre les gros moyens, par exemple :

Cet E3, à l’exemple de nombreux, s’est avéré particulièrement sage, dans l’avalanche de déploiements de moyens, même si les stands sont assez impressionnants, mais que je soupçonne d’être certainement recyclé d’années en années. Une grande mode : la couleur. Vert pour Microsoft et sa XboxOne…

Bleu pour Sony et sa PS4… la grande nouvelle du salon

Ah, oui, avec un peu de rouge aussi chez Sony. Vroum, vroum…

Bon, un petit conseil très important pour ceux qui se rendent ou qui veulent se rendre à l’E3 : ne pas oublier de passer au fameux The Original Pantry qui est un endroit exceptionnel pour un breakfast dont vous vous rappellerez… merci aux amis qui me l’ont fait découvrir 🙂

 

Comment trouver un job dans la Silicon Valley ?

Cette nouvelle bande annonce n’as pas du échapper aux fidèles lecteurs du blog (toujours) le plus en vue dans le monde des startups de la Silicon Valley, la 20th Century Fox a imaginé un film pour donner espoir à tous les quadras de Mountain View ou d’ailleurs qui cherchent un travail.

Dans un monde (et une région) où la jeunesse est la garantie d’une vie de milliardaire, il y a, fort heureusement, Hollywood pour se moquer de ses nouveaux standards qui nous sont désormais donnés en exemple dans le monde des startups, où l’on finit par avoir des complexes à l’aube de sa cinquantaine, à un age où l’on pense être suffisamment mûr pour changer le monde… allez savoir !

Alors pour trouver son job dans la Silicon Valley, ce qui est une chose que l’on me demande au moins une fois par semaine, il faudra patienter jusqu’au 26 juin pour aller s’amuser des aventures de Vince Vaughn et d’Owen Wilson au pays de Google, et essayer d’y trouver quelques conseils.

 

L’actualité High-Tech de la semaine : Surf Air, PrivatBank, The White House, Elon Musk, Prism

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : une autre façon de voyager avec Surfair

 

Vous prenez l’avion vous ? Comment ? On connait sa destination, le jour, on se renseigne auprès d’un agence, sur Internet. Vous le prenez souvent ? Vous cumulez les miles ? Bref. Surf Air, société basée à Santa Monica, vient d’apporter un vent frais pour les Californiens qui commutent souvent… par avion, en proposant un nouveau mode de fonctionnement : vous souscrivez à la compagnie aérienne selon un abonnement mensuel (le montant n’a pas encore été communiqué), et vous pouvez voyager sur la compagnie de façon illimitée. La procédure d’accès à l’avion est simplifié et ultra rapide, plus de confort, le parking est gratuit et illimité, le wifi est gratuit. N’en jetez plus. Los Angeles, Santa Barbara, San Francisco seront les destinations pour commencer, d’autres destinations sont prévues en Californie. La société vient d’obtenir l’accord de la FAA qui délivre les opérations d’opérer en tant que compagnie aérienne, et un deuxième tour de financement de $7 millions ($9,59 au total pour le moment). Il ne reste plus quà régler les problèmes de la couche d’ozone, et la boucle est bouclée. Elle est belle, la riche Californie !

Suivre Surfair sur Twitter : @ISurfTheSkies

Mardi : la banque Ukrainienne Privatbank se prépare pour les Google Glass

Les spécialistes de technologie savent à quel point l’Ukraine est un pays assez développé sur ce sujet. Le secteur du développement offshore y est particulièrement actif. et l’on trouve une communauté de développeurs de toute sorte. Bon nombre de technologies de pointe (la reconnaissance d’image, les plateformes de vidéo, la gestion de giga-bases de données…) sont d’origine ukrainiennes. Et il n’est pas totalement surprenant de voir PrivatBank, l’un des principal établissement de crédit du pays, annoncer la disponibilité prochaine d’un service client sur les Google Glass. Après les QR codes, la commande vocale, la réalité augmentée, a priori ayant fait l’objet de développements de services par la passé pour les clients de la banque, de nouveaux usages seraient possible grâce aux lunettes. Les possibilité sont nombreuses, comme par exemple faire des transferts de fonds, consultater ses comptes, retirer de l’argent, régler aux pompes à essences ou au restaurant, ouvrir les portes de l’agence ?! Les spécialistes du pays savent aussi à quel point on n’y aime faire des annonces, alors comme dirait Saint Thomas, à suivre. « Ok Glass, give me money ».

Suivre PrivatBank sur Twitter : @PrivatBank

Mercredi : Fleur à San Francisco, c’est bien, et pendant ce temps là, le Gouvernement Américain…

La visite de notre Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique Fleur Pellerin, à San Francisco fut une vraie bonne nouvelle dans un monde du digital français un peu malmené ces derniers temps par le redressement productif et la culture, qui avancent par instant dans la mauvaise direction. Ce même jour, tout un symbole, de ce coté de l’Atlantique, le gouvernement américain annonçait des mesures concrètes en faveur des technologies par l’extension de mesure de renforcement des fameuses « patents », ces brevets qui sont un bon indicateur de la santé d’une écononmie des anciennes et nouvelles technologies. Le dépôt de brevets n’est pas clairement l’assurance d’une économie qui innove, mais elle est le reflet d’une ambition politique qui s’inquiète de la santé de son industrie. Et comme le montre l’actualité (Google, Apple, Samsung…), la santé d’une entreprise n’est pas nécessairement le fait d’une volonté commerciale, ou de la prépondérence du message marketing, comme le pensent à tort une bonne partie de l’intelligentsia qui dirige les sociétés françaises. J’ai encore eu une conversation récemment avec un groupe de Français en vote dans la Silicon Valley (avec plein d’annonceurs dedans) : le marketing n’est rien sans une politique innovante qui va prendre sa source dans la capacité d’une entreprise à proposer des options technologiques, Sans recherche fondamentale, sans recherche tout court, il n’y a pas d’avenir pour une entreprise moderne. Plutôt bizarre comme remarque, venant d’un pays qui forme les meilleurs ingénieurs que l’on puisse trouver. Et qui les laisse dans l’arrière-cour. L’objectif de ces mesure est de renforcer la protection des brevets, et donc encourager la dynamique dans ce domaine.

Les mesures annoncées « Fact Sheet » : White House Taks Force on High-Tech Patent Issues

Jeudi : un nom à retenir… Elon Musk

Un homme à suivre : 41 ans, Sud-Africain. A appris à programmer tout seul, a vendu son premier logiciel à 12 ans. Co-fondateur de Paypal. 5 enfants, 2 ex-femmes. Le genre d’individu pour qui les choses ne vont pas assez vite, sans doute. Tesla, c’est lui. La nouvelle coqueluche, la titine électrique aux allures de mini Testa Rossa que les bobos Californiens s’arrachent, et pas seulement. Comme on me l’a fait remarquer, on commence à les voit pululer dans les parkings privés de la Silicon Valley. Compagnie créée en 2003, il sera désormais bientôt possible de s’offrir ce petit bijou pour $350 par mois. Introduite en bourse en juillet 2010, les ventes sont en bonne santé dans une industrie pas toujours bien portante. Mais ça ne lui suffit pas, il a aussi l’espace. Avec Space Exploration Technologies, aka SpaceX, fondée en 2002, qui a inventé la capsule à aller dans l’espace ré-utilisable. La deuxième vient de revenir sur Terre, en train de faire sa toilette pour repartir au paradis dans quelques mois, dans quelques semaines… Il l’a appelé Dragon, sa navette de l’espace. Un Dragon pour un homme qui n’a surement pas fini de faire parler de lui. En tout cas, pas de plan d’introduction en bourse pour SpaceX pour le moment. Une à la fois. Quand même. « Only possible in very long term when Mars Colonial Transporter is flying regularly ». Je ne vais même pas traduire.

Suivre Elon Musk sur Twitter : @ElonMusk

Vendredi : un nom qui fout les boules… PRISM


Le prisme, c’est dans sa définition,  c’est un élément optique utilisé pour réfracter la lumière. Ca a pris un tout autre sens au Étas-Unis, ou décidemment la protection des informations est plutôt mise à mal, avec les révélations récentes du Guardian et du Washington Post au sujet de données personnelle stockées par la NSA (un organisme gouvernemental responsable du renseignement et de la sécurisation des systèmes de communications et de traitement des données du gouvernement américain). Un pont trop loin sans doute, d’aller se servir dans les serveurs de Google, Yahoo!, Facebook, Microsoft, etc. Verizon qui transmet ses données afin de permettre de traquer des pariculiers. Comme l’a dit Obama, comment assurer la sécurité à 100% et assurer 100% de confidentialité avec 0% d’inconvénient, et que des décisionss’imposent. Well. Soit. En attendant, Google dit que ce n’est pas de leur faute, il ne savait pas ce qui se passait : « What the … ». Ben voyons. Pas une grosse surprise, de toute façon. Il va falloir apprendre à vivre avec ce constat : nous sommes des consommateurs-sandwitchs, pris entre les modèles publicitaires et les organes gouvernementaux.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

PS : je tiens à m’excuser auprès de l’audience fidèle de ce blog pour ne pas avoir évoqué les rumeurs de levée de fonds de Snapchat pour $100 millions. Franchement, ce genre de nouvelles me fatigue, bien que ce soit une très bonne nouvelle pour l’entreprise, j’imagine. Mais cela ne fait pas vraiment avancer le schmilblick de ce grand cirque que peut être, par instant, la Silicon Valley.

Quand la science fiction rejoint la réalité du monde des startups : The Eye Tribe et Volio

Pour ceux qui ont découvert Jules Verne dans leur adolescence, il est impossible d’imaginer ce qui a pu se passer dans la tête de Jule Verne, romancier né à Nantes en 1828 pour imaginer « Vingt mille lieus sous les mers », « De la Terre à  la lune », « L’île mystérieuse »… Plus près de nous, c’est Isaac Asimov et ses 3 lois de la robotique, mais il avait une excuse, il était un peu torturé par les mathématiques… La science va désormais beaucoup plus vite qu’au 19e siècle naturellement. Et je dois avouer, peut être du fait de mes lectures d’oeuvres de Theodore Sturgeon (« Les plus qu’humains », « Cristal qui songe ») ou de Frank Herbert (« la ruche d’Hellstrom« ) il y a bien longtemps, et malgré le fait de cotoyer des jeunes entrepreneurs en T-shirt et flip-flop à longueur de journées, je reste parfois admiratif de certaines oeuvres de startups. C’est parfois comme un flashback dans le futur !

Deux startups ayant lancé leur produit à l’occasion de la récente conférence Demo Mobile 2013, dédiée au mobile et qui a eu lieu à San Francisco ont particulièrement retenu mon attention…

The Eye Tribe : créée en septembre 2011, basée à Copenhague, Norvège,ayant levé $800K,rend possible le contrôle d’un appareil mobile juste en le regardant… Le logiciel combine une technologie de contrôle visuel avec les autres moyens physiques disponibles (le toucher, …) pour faciliter l’usage des appareils mobiles, grâce à des composants tout à fait standard… juugez en par la démonstration…

Reste à convaincre désormais des industriels de se pencher sur cette technologie… des opérateurs ?!

Volio : direction les États-Unis pour cette jeune startup créée en octobre 2011, avec des investisseurs de renom, qui emploie des ingénieurs à travers le pays pour proposer une expérienc ede vidéo interactive guidée par la voix d el’utilisateur… Ca nous rappeelle un peu le Qwiki dans sa version originale… vidéo :

Soyons clairs, je n’ai pas pu auditer les lignes de codes ni tester l’application en profondeur… mais franchement, ça fait rêver, non ?!

 

 

 

L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

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Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

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Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

La French Touch avec l’émission On Refait le Mac

Olivier Frigara et ses chroniqueurs de la fameuse émission On Refait le Mac (Cédric Ingrand de LCI, Fanny Bouton de Fanny’s Party et le mystérieux Monsieur X, ancien salarié d’Apple) ont mis à l’honneur la French Touch dans le domaine du jeu vidéo, et c’est un plaisir d’entendre un peu plus encore Emeric Thoa, également invité, co-fondateur des Game Bakers que l’on a déjà mis à l’honneur ici, qui en est un parfait exemple ce cette French Touch.

Ce podcast fut l’occasion d’adresser un petit message au passage de Monsieur X à l’attention de notre Ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie Numérique, Fleur Pellerin (bientôt en visite à San Francisco), en lui rappelant un sujet qu’elle a déjà évoqué : la possibilité d’intégrer le temps passé à la partie créative nécessaire à la conception d’un jeu vidéo dans le fameux crédit d’impôt. Ce ne serait pas un gros effort de la part du Gouvernement, et cela pourrait tellement aider des studios de la taille des Game Bakers !

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait de hautes études en politique pour comprendre que ce qui peut changer la donne dans le domaine de l’entrepreneuriat en France et sur lequel le Gouvernement a toute latitude : l’agressivité fiscale, Plutôt que taxer, sur-txer et re-taxer le capital, ce qui est un frein naturel et une incitation directe au Livret A pour les gens qui ont de l’argent (sans parler d’exil fiscal), il est urgent de créer des « îlots fiscaux ». Par îlot fiscal, j’entends des mesures d’incitation à investir pour ceux qui ont de l’argent, et , pour ceux qui veulent entreprendre avec, à défaut d’une aide financière directe, éviter les tracas d’organisations qui ont besoin de se financer, et qui viennent prendre l’argent là où il n’existe pas (je pense aux URSSAF par exemple). Pourquoi ne pas ouvrir des passerelles entre l’impôt sur le revenu et les différentes taxes fiscales, sociales sur les sociétés… Vous êtes payés aussi pour être créatifs, Mesdames Messieurs les politiques..

Il manque cruellement ce que l’on appelle le capital risque « early stage » pour aider l’entrepreneuriat à sa source, et je ne vois que Xavier Niel et son fond Kima Ventures qui soit une offre structurée dans ce domaine, et bien qu’il y ait des business angels de ci de là, c’est assez cahin caha et ce n’est pas assez. Il faut donc créer plus d’opportunités, et arrêter de se flageller en répétant sans cesse que la France est un pays où on n’aime pas le risque. Le risque, ça s’encourage, les lois ça peut aussi servir à cela. Les mentailités, ça se change, sur le terrain, pas dans les journaux.

 

L’actualité High-Tech de la semaine : General Electric, Hampton Creek Food, EatClubSF, Box, Atari

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : GE s’installe dans la Silicon Valley

 

Il n’y pas si longtemps que ça, les as de la finance, ce nétaient pas ces nouveaux anges blancs que sont les « vicis » (comme on dit, les gens du nouveau capital risque), mais une société comme GE (aka General electric) qui dominait certains verticaux, et qui était régulièrement cité en exemple de réussite. Dans la période où Jack Welch a dirigé la compagnie, de 1981 à 2001, « la valeur de l’action a augmenté de 4.000% », dit la légende… Et bien ça y est, les voilà enfin arrivés dans la Silicon Valley, avec l’ouverture de GE Ventures, avec une femme à la tête d’un montant annuel de $150 millions, à investir dans des incubateurs et des startups en mode de démarrage (« early stage », en anglais). La société sera basée à Sand Hill Road, Menlo Park, comme il se doit… il faut bien sur faire comme tout le monde : c’est l’avenue des VCs, là où se trouve la majorité des fonds de capital risque de la Silicon Valley. Pas pour y jouer un vrai rôle d’investisseur, mais plus pour trouver les moyens d’accélérer la croissance de la société et mieux gérer les partenariats avec les startups. C’est réaliste parce que de nos jours, avec $150 millions pour des startups, t’as plus rien. Petit à petit, l’Industrie (avec un i majuscule) fait son nid dans la Silicon Valley.

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Mardi : à bas les oeufs, vive les plantes !

 

Je ne cesse de m’inquiéter de la direction dans laquelle l’industrie alimentaire est en train de nous emmener : le mur. Production en masse, productivité, ça nous amène direct à un autre « p » comme… Mais la Silicon Valley est là pour nous sauver : finis les oeufs et le cholesterol, les poules empaquetées au centimètre carré dans des hangars sombres… vive les plantes ! La société Hampton Creek Foods, basée à San Francisco, travaille avec la plus grande méticulosité à substituer les oeufs de vos cookies, de votre mayonaise et autres par des plantes préparées avec amour par des scientifiques de la molécule et de la pâte fraîche avec un produit qui s’appelle ‘Beyond Eggs’. Après les oeufs, on rase les poules gratis, dirons nous. Avec en ce qui les concerne, $3 millions levés déjà. C’est nouveau, c’est intéressant, et ça montre que l’on n’en a pas fini avec la façon dont on veut vous remplir l’assiette. Petite visite guidée du laboratoire par ici

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Mercredi : un foodtruck à portée de son mobile

 

Quelle est la plus grosse industrie à San Francisco ? La bouffe !!! Et non, pas la tech, il faut bien nourrir cette population grossissante (dans tous les sens du terme), et notamment ces armées de startups qui courent un peu partout à l’heure du déjeuner. Voici la dernière trouvaille pour simplifier la vie et permettre aux restaurant de trouver un nouveau canal de distribution : le foodtruck mobile. Plus de 30 restaurants prennent part à cette grande initiative alimentaire, permettant de mettre à disposition différentes variétés de spécialités culinaires à portée de son mobile (pour passer commande et pour régler). Une camionette a été spécialement rénovée pour l’occasion, afin de servir du chaud bien frais. Il faudra pour le moment se trouver sur San Francisco à proximité de SOMA (le quartier des startups) et Financial District (le quartier des affaires).

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Jeudi : Box aqui-hire une perle d’application iPhone développée par Martin Destagnol

 

Je fais partie des privilégiés qui ont eu l’honneur de découvrir à San Francisco, il y a quelques mois, en avant -première, la nouvelle pépite de Martin Destagnol, l’homme qui avait lancé Plyce avec grand courage. Quelques aventures plus loin, Martin a pris le temps d’observer le terrain, afin de voir dans quelle direction aller une fois ce premier épisode de startup terminé, et surtout il a patiemment tricoté ce qui allait être une petite merveille d’application iOS. Son idée a été de développer ce que devrait normalement faire Dropbox, Box, ou Google Drive et qui sais-je encore. Bluffé je fus par la qualité du produit. 6 mois de codages bien léchés (parce que ce Martin est un esthète), conclus par un voyage savemment organisé par lui même pour trouver la meilleure chimie possible pour Folders, et c’est le jeune et néanmoins talentueux CEO de Box qui a emporté le morceau. Un bel exemple à suivre pour toutes les paires d’yeux françcaises qui sont braquées vers la Silicon Valley à la recherche de je ne sais quelle solution à leur problème d’emploi et de financement. Martin l’a imaginé, l’a fabriqué, l’a apporté sur un plateau, comme un grand (qu’il est d’ailleurs). Il l’a vendu. Et voilà le travail. Chapeau bas, Martin.

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Vendredi : mais qui a donc tué Atari ?!

 

Atari. La légende. Et bien, dans le jeu vidéo, les licences ont la vie dure. Après un nouveau coup d’accordéon des japonais de Sega qui viennent de conclure il y a quelques mois une grande opération de licenciement de ses équipes Européennes et Nord-Américaines (après la précédente vague qui a suivi l’arrêt de la Dreamcast en 2001), c’est au tour d’Atari. Après une première opération de mise sous protection de la loi sur les banqueroute aux États-Unis, histoire de se débarasser d’une maison-mère  Française devenue inutile, Atari US cherche $22,2 millions pour couvrir les pertes et continuer ses activités… Pas moins de 180 acheteurs potentiels se sont déclarés, ce qui paraît normal étant donné l’attraction de la marque : pionnier dans  les jeux d’arcades, pionnier dans les consoles de jeu vidéo, pionner dans les ordinateurs personnels. Et demain ?

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !