L’actualité High-Tech de la semaine avec TechCrunch Disrupt  San Francisco : honneur à la Belgique

La grande fête de la tech “made in San Francisco” vient de prendre fin. Techcrunch, le site de référence du monde de la startup depuis 2005 nous propose sa vision des nouvelles technologies à travers un évènement de 3 jours de conférence et de big bazar avec des startups en quête de visibilité et d’investisseurs. À cette occasion, j’ai décidé de me consacrer au pays des Diables Rouges dans la foulée de Thierry Henry dont j’admire la décision d’aller continuer à apprendre le métier d’entraineur avec l’équipe Nationale de Belgique. Ainsi, on ne pourra pas dire que tous les articles consacrés à la Belgique sont tous écrits avec cette habituelle condescendance vis à vis du plat pays qui nous aime bien. Parce que coté start-ups, ils ne dépensent peut être pas des millions dans le hashtag #FritesTech comme en France, mais en tout cas coté entrepreneurs, ça envoie du bois. Naturellement, tout cela sans GMO (garantie 100% non sous-traitée).

Techcrunch Disrupt San Francisco

Lundi : on fait le point sur les ventes avec Salesflare

SalesflareSalesflare est un outil de CRM de vente en mode intelligence artificielle qui aide les entreprises à vendre mieux, avec moins d’effort. Il rappelle qui il faut contacter, recueille des renseignements sur les clients, et enregistre toutes les interactions avec les clients dans la solution. Ceci est rendu possible par la façon dont Salesflare traite les informations provenant des données de courrier électronique, du téléphone, de l’agenda, des médias sociaux, du web. Salesflare est également intégré avec Outlook, Gmail et travaille sur le bureau et les appareils mobiles. Alors que les grandes kermesses annuelles d’Oracle et de Salesforce s’approchent à grand pas, nos amis d’Anvers ont bien choisi le lieu pour se développer !

Site Internet: http://salesflare.com/

Mardi, c’est réunion avec Crowbeamer

CrowdBeamerCrowdBeamer permet de diffuser une source vidéo (par exemple à partir de son ordinateur portable, mais aussi à partir de sources d’affichage numérique ou d’appareil photo) sur un réseau Wi-Fi spécifique. Il est possible de diffuser à proximité la présentation ou la vidéo sur son propre appareil, dans la mesure où l’on se trouve à proximité du diffuseur. Il est aussi possible de prendre des clichés, prendre des notes, ou exporter le contenu vers d’autres logiciel. Ce produit a été développé pour les réunions en plein air, pour le partage de contenu sur des lieux publics, et la diffusion sur les bus ou dans le métro.

Site Internet : https://www.crowdbeamer.com/

La vidéo explicative : https://vimeo.com/130922123

Mercredi : collaborer, c’est vaincre avec Bizzmine

BizzmineChaque organisation dispose d’un nombre considérable de données importantes qui ne peuvent pas être intégrées dans un ERP ou un logiciel de CRM. Lancé en 2016, BizzMine est construit autour de trois concepts majeurs: collecter, collaborer et partager, comme bon nombre de logiciels dans ce segment. BizzMine permet de recueillir toutes les informations et les documents essentiels sans codage, et laisse les équipes de collaborer par le biais des processus de workflow. Il est possible de présenter des données en temps réel dans des tableaux de bord. Tout en en ligne.

Site Internet: http://www.bizzmine.com/

Jeudi : aujourd’hui, on fait du prototype avec Cr3do

CreadoCr3Do est une société jeune et dynamique spécialisée dans les solutions d’impression 3D professionnelles pour les prototypes de pièces, pour des produits à utiliser dans des produits finis.Cr3Do s’est spécialisé sur le marché des petites et moyennes entreprises, pour lesquelles la plateforme peut apporter une flexibilité de production qu’elles n’ont pas encore. La startup n’est pas basée à Anvers, mais à Hasselt, une ville qui me rappelle de bons vieux souvenirs d’ERP.

Site Internet : http://cr3do.be/

Vendredi, on finit la semaine en mode écologie avec Qpinch

QpinchUn énorme potentiel d’énergie est actuellement gaspillé dans les procédés industriels. Qpinch réalise l’amélioration des processus d’actifs industriels en recyclant la chaleur des déchets industriels dans le processus de la vapeur pour être réutilisée. Cela paraît simple et évident, mais qui propose cela ? On ne voit pas ce type de procédé tous les jours : la technologie est applicable dans toutes les grandes industries qui utilisent la chaleur industrielle, y compris l’alimentation, l’industrie chimique, du papier et de la pâte, du ciment et des centrales électriques. Le système a été développé pour proposer des traitements de températures exceptionnelles, avec des temps de récupération uniques. La société a été créée en 2012 et elle est basée à Anvers.

Site Internet : http://www.qpinch.com/

Démonstration sur site : https://www.youtube.com/watch?v=cG7v68E57YA

C’est weekend : les activités avec EventPulse, les prévisions de films avec ScriptBook, et on se rencontre avec Chestnote

EventPulseEventPulse est un fournisseur intégré pour l’industrie de l’événementiel qui mesure « le pouls de votre événement». Son objectif est de rendre la technologie de l’événement aussi simple qu’il y paraît en misant sur le cloud, le mobile, le NFC, le tout intégré. Il propose également une variété de badges et bracelets adapté pour différents types d’événements. Il vous aider à mettre en place la session et la numérisation de l’atelier – soutenu par la signalisation. La société a été créée en 2012 et elle est basée à Gent. Rendez-vous est donné au prochain festival hippique de Knooke pour notamment payer sa petite coupette avec le pass EventPulse 🙂

Site Internet : http://www.event-pulse.com/

La vidéo explicative : https://vimeo.com/161541310

Le Festival Hippique de Knokke avec EventPulse : https://vimeo.com/137483081

ScriptBookScriptBook est une solution d’intelligence artificielle ciblant l’industrie du cinéma. Elle aide les parties prenantes dans l’industrie du cinéma dans l’anticipation des résultats du box-office et dans les prévisions de ventes en VOD pour les films dès leur phase de développement. En utilisant l’intelligence artificielle pour analyser les scénarios des films, le système de prévision de ScriptBook fournit une évaluation objective de la valeur commerciale d’un script avant son financement, sa production et la distribution d’un film. En d’autres termes, il permet de choisir les meilleurs histoires basées sur un script seul. Certains médias américains prennent ce sujet très au sérieux…

Site Internet : https://www.scriptbook.io/

ChestnoteChestnote, c’est le contraire de Snapchat. Dans un monde où tout va toujours plus vite, toutes les communications qui nous entourent sont basées sur la messagerie instantanée. Chestnote pense que certains messages méritent le bon contexte. Basée à Anvers, la start-up permet par sa technologie à tout message de révéler son contenu au bon moment, et au bon lieu. L’application donne le pouvoir de décider quand et où les messages (photo, vidéo, texte ou audio) peuvent être consultés. La valeur émotionnelle du message provient de la puissance liée à son décalage de réception par rapport à son émission.

Site Internet : http://www.chestnote.com/

À propos de Startup.be, organisateur du voyage, et des start-ups en Belgique :

Au total, il y a actuellement plus de 1.500 start-ups «numériques» dans le secteur technologique en Belgique.

En 2015, les entreprises technologiques belges ont levé 150 millions € avec 41 sociétés. Bien que ces chiffres seuls ne disent pas grand-chose, il montre que – par rapport aux données 2016 – le rythme d’investissement en Belgique augmente assez rapidement. Dans la première moitié de 2016, les startups technologiques basées en Belgique ont collectivement levé 56 tours de financement d’une valeur combinée de 106 millions €.

La croissance des investissements a surtout eu lieu au stade dit « early-stage ». Dans la première moitié de 2016, 33 des 56 levées du pays – ou 60% – étaient inférieurs à 5 millions €. Alors qu’un certain nombre de jeunes entreprises ont été créés et se sont financées, la majorité du capital levé a concerné en fait deux sociétés.

Les plus grands «pics» d’investissements technologiques du paysage belge de l’année passée ont été conduits par trois grosses levées de plus de 20 millions de dollars avec Collibra ($23 millions en Septembre 2015), Showpad ($50millions en mai 2016) et Auro Technologies ($28 millions en Juin 2016). Bien que la Belgique soit encore loin des chiffres des principaux écosystèmes technologiques Européens, on ne peut nier que la chose technologique se développe rapidement aussi en Belgique.

Deux tiers des start-up en Belgique sont en modèle B2B, à l’opposé des 2/3 constatés dans la Silicon Valley. Ceci n’est pas  une surprise, étant donné que la Belgique est en plein milieu de la Banane Bleue, la région la plus diversifiée en terme de  capacités industrielles en Europe.

Pour la première fois, un groupe de huit entreprises innovantes tech belges a donc choisi de faire le voyage à San Francisco pour prendre part  la conférence TechCrunch Disrupt conférence, et d’évaluer leur concept auprès de leurs pairs américains.

Ce voyage a été organisé par Startup.be, un one-stop-shop pour l’entrepreneuriat technologique belge. Leur but est d’offrir  aux entrepreneurs un accès facile et qualitatif à tous les instruments de soutien belges, aux investisseurs, à différents programmes et activités spécialisées.

Pour le plaisir, un petit souvenir en vidéo :

Merci pour vos clics et à la prochaine !

PS : vas-y Titi, les écoute pas et fais donc ta carrière comme tu l’entends… 

Training National Soccer Team of Belgium

L’actualité High-tech du jour : Propel(x)

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Cette Silicon Valley me surprendra toujours… Son objectif, que l’on trouve dans tous les dépliants un peu poussiéreux, reste le même : « Nous voulons changer le monde ». Et c’est aujoutd’hui une armée de petites fourmis de toute sorte qui arpentent les rues de South of Market sur San Francisco, le quartier des startups. C’est une légion en sweater et capuche qui prend le Caltrain (le RER local) dans un sens le matin, et d’autres qui arrivent de l’opposé, entre San Jose et San Francisco, avec pour une bonne partie la fameuse bicyclette du nerd qui vit à San Francisco avec la casquette de Poupou. C’est un wagon de Teslas qui défile sur la 101 ou la 280, (les autoroutes qui mènent au paradis des Facebook, Google ou Apple) ou encore une chaîne infinie de bus équipés de wifi, siège aéro-dynamique pour un max de confort de gens dont la bien être est primordial.

La région entière de ceux qui touchent à la tech et aux pognons ont tous les yeux rivés sur tout ce qui sort du Delaware (là où toutes les startups s’enregistrent), le NASDAQ (là où elles rêvent toutes d’aller) et leurs comptes en banque (la phase intermédiaire entre les deux). Mais ça ne suffit pas. Ou plus.  Comment tirer le maximum de cet effort communautaire, et dénicher la vraie pépite ? Comment mettre la main sur le vrai prochain Google. Où est elle, celle qui va faire du jackpot qu’à représenté Facebook pour tout l’écosystème de la Silicon Valley à ce jour ue vulgaire partie de pocker gagnant entre bons petits amis ?

Un rapport avec la choucroute ?
Un rapport avec la choucroute ?

Les fondateurs de Propel(x) ont pensé à tout. Après Techcrunch pour parler encore et toujours des dernières startups qui font l’actualité, après AngelList pour lister tous les gentils Business Angels (les GO du numérique) et les mettre en relation avec les startups pour aider leur financement, après ProductHunt, une sorte de plateau de striptease de startups où il faut parquer un maximum de like comme au casino, Propel(x) est une plateforme censée recenser les startups à technologie dite « profonde ». C’est un nouveau concept de startups, celles qui sont enracinées dans une découverte révolutionnaire ou une innovation technologique. Merde, je croyais que c’était le cas de toutes les startups de la Silicon Valley ! Quelle déception ! 2 années de chroniques qui tombent à l’eau, comme ça, ce soir. Je vous ai donc menti, je me suis fourvoyé.

Game over, allez, c’est l’Amérique  tout de même, un  nouvel horizon qui s’annonce devant nous, on va enfin nous montrer ce que c’est, la vraie startup qui déchire tout, qui va vous envoyer dans les mystères de la technologie, qui va changer le monde comme on ne la jamais vu.

A très vite, sur Propel(x), la startup qui disrupte plus blanc que blanc. Ne me demandez pas quels sont les critères, puisque je n’ai pas personnellement essayé, mais cela ressemble à un inventaire assez pousée de ce que vous souhaitez proposer à travers votre produit, soumis par une startup elle même dont les co-fondateurs ont tous deux 25 annés d’expérience de consulting dans la banque (notamment). Gare, donc, aux questions qui tuent et qui feront de votre startup un vulgaire copycat. Si vous passez les tests, c’est le financement assuré, dirons nous. C’est le YCombinator de la platforme de startups, plus loin que tout ce qui a été imaginé jusqu’à présent, et c’est peu de le dire. Ils viennent de lever $1,5 millions.

Les résultats à ce jour ? À part la startup nommée Neurogsatrx, inconnu de Crunchbase (le dictionnaire des startups) et fondée par un Français ancien de Laroche (pour un montant de $175.000, dont l’objectif est de traiter les désordres gastroentérologiques), le tout est pour le moment bien discret. Assez inhabituel, je dirais. Soyons bon joueur, et souhaitons leur bonne chance 🙂

Propel(x)
Equity crowdfunding/diligence platform for deep technology startups

L’actualité High-Tech de la semaine : Paul Graham, Ayasdi, Ustream, Yelp, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Paul Graham a parlé

 

Paul Graham est à l’origine un programmeur anglais qui a notamment vendu une startup à Yahoo! en 1998 (une application permettant de créer des boutiques en ligne). Orateur par excellence, et essayiste, il a lançé YCombinator (pour faire branché, à prononcer Ouaillessi), un incubateur de startups à Mountain View avec quelques compères, dont sa future épouse, en 2005 suite à une intervention au Harvard Computer Society. C’est un homme plutôt discret, bien qu’il n’hésite pas à faire porter sa voix et ses idées, et à mes yeux un des influençeurs les plus marquants du moment dans la Silicon Valley pour ce qui est de transformer une startup en machine à gagner (de l’argent, de nouveaux fonds, des propriétaires…). YCombinator est l’incubateur numéro 1 de la Silicon Valley en terme de performance « industrielle » (nombre de startups incubées et leur niveau d’activité une fois sortie) et de nombre de pépites (550 startups à ce jour). Paul vient de nous gratifier d’un nouvel article intitulé : « Things that don’t scale« . Je ne veux pas vous priver de la lecture de cet article par un résumé grossier, tant il y a de phrases qui font du sens et résonneront pour un grand nombre d’entrepreneurs de startups. L’idée générale est que c’est aux entrepreneurs d’aller au charbon pour aller chercher des utilisateurs, et d’en prendre bien soin. Il a de bons exemples à citer : Airbnb, qui a déjà passer l’océan avec succès, et Stripe qui arrive, là, maintenant.

Suivre Paul Graham sur Twitter (you must) : @Paulg

Suivre YC sur Twitter : @YCombinator

Mardi : devenir une entreprise brillante avec Ayasdi

 

Lorsque vous interrogez des personnes sur ce que sont les tendances d’Internet de nos jour, il est de bon ton de citer le « big data ». Tout comme, en son temps, citer le cloud computing relevait de la performance, bien que cela soit commun, et en place depuis des lustres. Donc, une fois qu’on a dit le big data, on dit quoi ? Ayasdi est probablement un bon exemple, et les $30 millions qui vont venir renflouer les caisses sont la preuve que c’est le modèle qui intéresse les investisseurs. C’est. comme on dit, la startup chaude du moment, sorti de l’anonymat (ou presque) en janvier dernier et qui en est déjà à son second tour, après un premier tour de $10 millions en septembre 2010 pour développer le produit. Ayasdi veut transformer la façon dont le monde utilise les données pour résoudre des problèmes complexes. Fondée en 2008, après quelques années de recherche à Stanford, a priori dans le cadre d’un projet appelé Com Top, Ayasdi travaille sur une nouvelle approche permettant aux entreprises de découvrir automatiquement et d’automatiser un aperçu de leurs données. La plate-forme de découverte appelée « Insight Discovery » utilise l’analyse des données topologiques en combinaison avec un ensemble de techniques de machine learning pour permettre aux scientifiques, aux experts et aux entreprises d’obtenir des données synthétisées sans avoir à écrire du code, faire des des requêtes ou poser des questions. Toutes les industries sont concernées par ce qu’Ayasdi peut aider à mieux analyser : la distribution, la santé, les télécoms, les services financiers, les services publics (je connais un bon client potentiel…), avec un solide argumentaire. Ayasdi signifie « rechercher » en langage Cherokee. Passionnant !

Suivre Ayasdi sur Twitter : @Ayasdi

Mercredi : un peu de comptabilité avec UStream

 

Ustream, c’est une des nombreuses plateformes de diffusion de vidéos en direct, bien loin de DailyMotion (message à l’attention de Nono le Ministre qui prend les internautes pour des enfants de choeur) sur un marché un peu différent. C’est l’occasion d’un peu de relevés de compteurs histoire de voir comment ça grandit, une startup de la Silicon Valley, grâce à la diffusion récente d’un communiqué de presse. Ustream a été créée en 2007, avec des bureaux à San Francisco, Los Angeles et Budapest (comme ça, vous savez où se trouvent les ingénieurs), Tokyo et Séoul. Levée de fonds : un peu plus de $60 millions, environ 250 personnes.  La plateforme est disponible en anglais, allemand, japonais, russe, espagnol et coréen.  Plus de 7 millions de vidéos ont été diffusées en direct sur le premier semestre 2013, et Ustream a désormais 24 millions d’utilisateurs (+48% par rapport à il y a un an), avec la perspective de passer la barre des 30 millions avant la fin de cette année. La société commercialise trois type d’offres à $99,  $499 et $999 et à ce titre il y a 40.000 live broadcasts payants par jours, avec parfois plus de 10 millions de personnes ayant consulté certains shows retransmis en live. Ustream a été par ses fondateurs pour permettre à leurs amis soldats oendant la guerre en Irak d’être en mesure de communiquer avec leur famille. Pour avoir cotoyé John Ham, un des co-fondateurs (ancien soldat lui même), dans ces incessants allers-retours autour du paté de bureaux, pendant quelques mois, il y a bien quelque chose qui est resté de cette période : du solide et du sérieux. Justement, chiffre d’affaires, rentabilité, qu’en est-il ? « Sorry, Ustream is a privately-owned company ». La transparence a ses limites, pour les startups dans la Silicon Valley.

Suivre UStream sur Twitter : @Ustream

Jeudi : Yelp, définitivement guéri du startupisme

 

La plus belle récompense pour un blogueur, c’est quand les faits lui donnent raison. Enfin, c’est comme ça qu’on le voit. « Elle a tout d’une grande« , Yelp, disais-je la semaine dernière. Même d’acquérir une startup qui effectue le même travail qu’un de vos partenaires en place, et non des moindres puisqu’il s’agit d’OpenTable, et de le remplacer par le nouveau venu dans votre portefeuille de produits. Cette startup que Yelp vient d’acquérir, c’est SeatMe, une jeune startup créée en mars 2011 qui passait par là avec une quinzaine de personnes, quelques fonds levés. SeatMe facture les restaurants pour un usage mensuel de leur système de reservation et de gestion de tables sur iPad. Les restaurants peuvent choisir de mettre à disposition leur système de réservation gratuitement ou payant. Les réservations peuvent se faire naturellement en ligne sur leur site web. Après une petite phase de ré-organisation, Yelp va donc pouvoir augmenter ses marges gagnées sur la réservation, sans faire quitter le site et ainsi également faciliter la vie de ses utilisateurs. Tout en s’alignant sur sa nouvelle stratégie d’améliorer son business transactionnel. Qu’est ce qui reste à faire pour OpenTable : racheter un concurrent de Yelp, peut être ?! Ca leur couterait surement plus cher que les $12,7 millions déboursés par Yelp pour racheter SeatMe.

Suivre Yelp sir Twitter (mais non, c’est simple) : @Yelp

Vendredi : comment se faire racheter par Apple

 

Le CEO de Locationary, Grant Ritchie, a écrit un article sur le blog Techcrunch il y a quelques mois qui s’intitulait : « Les 5 gros problèmes qu’Apple doit résoudre avec son application de cartographie ». A l’évidence, il y a encore quelques lecteurs pour le consulter quotidiennement, et notamment du coté de Cupertino. Après s’être essayé au jeu multi-joueurs, Grant le canadien de Toronto a créé sa startup en septembre 2009 pour se spécialiser dans une plateforme de gestion et d’échanges de données d’adresses de commerces locaux. Il a même levé $2,5 millions (américains). Après avoir lu son post, on comprend qu’il sait de quoi il parle, du haut de sa startup de 12 ou 14 employés, ce qui n’empêche pas le grand méchant Apple probablement de l’acqu-hire-érir et lui demander de passer de la feuille de blog aux travaux pratiques sur la plateforme quelque peu vieillissante et parfois inadaptée d’Apple. La querelle des Chefs n’a pas toujours arrangé les affaires de la Gaulle d’Astérix, et il est amusant de voir que c’est un lointain et petit voisin à qui parfois l’on pense pour soigner ses maux. Merci Techcrunch. Vous avez négocié une marge arrière en cas de rachat de la société hébergeant votre blogueur d’un jour ?! Visiblement, les spécialistes pensent que Locationary peut vraiment résoudre les problèmes de lancement de l’application de cartographie qui ont secoué si fort Apple dans sa marche idéale. Le nom de cette plateforme : Saturn. Vous y croyez, vous à Saturm, ou à la lune ?! A vos updates dans quelques 3 à 6 mois !

Suivre Locationary sur Twitter (plus pour très longtemps) : @Locationary

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Techcrunch Disrupt, la ruée vers l’or de la Silicon Valley ?

La ruée vers le $ ou la célébrité devrais-je dire, tant les nouveaux médias des nouvelles technologies comme Techcrunch ont sensiblement amené sur le devant de la scène ces startups dont ont parle tant de nos jours.

Il est loin le temps où Michael Arrington tenait les rênes de Techcrunch, fondé en 2005, avec sa légendaire désinvolture et un certain talent (multiple, à la fois visionnaire, provocateur et très orienté business, voir opportuniste à l’extrème). Désormais sous pavillon AOL, les conférences qui ont été créées en 2007 pour la première fois avec Techcrunch40 (puis Techcrunch50 et enfin Techcrunch Disrupt, et je vous épargnerai là les différents épisodes) semblent faire toujours recette, et ça commence ce prochain weekend avec le Hackaton.

A coté des désormais habituels concours de startups où sont sélectionnées les meilleurs sociétés qui ont postulé pour faire une démonstration sur la scène (à l’image de la légendaire conférence Demo qui existe elle depuis plus de 20 ans, mais en moins cher), il y a toujours de la place pour exposer au prix de quelques petits milliers de dollars et se faire remarquer par les gros influençeurs de la Silicon Valley  et espérer que le miracle arrive.

L’histoire peut se répéter pour de potentiels vainqueurs, dont certains par le passé ont été l’objet de réussites :

– Mint, vainqueur du trophée Techcrunch40 en 2007, s’est fait racheté par le géant Intuit (solutions de gestion pour les PME et TPE) pour $170 Millions en 2009,

– Yammer, vainqueur du Techcrunch50 en 2008, s’est fait racheté par Microsoft cette année pour $1,2 Milliards,

– Readbeacon, vainqueur Techcrunch50 en 2009, s’est fait racheté par la société Home Depot (le Castorama made in US).

A cette époque, Jason Calacanis, entrepreneur et homme de média connu, qui a lancé en Juin dernier LaunchTicker, un nouveau fil d’informations sur la High-Tech dans la Silicon Valley en 140 caractères (fallait y penser… et le faire), était associé à l’évènement, et malgré  son éviction naturelle et forcée, suite au rachat d’AOL, et le nouveau nom de baptème « Techcrunch Disrupt », les réussites sont relativement en bonne voie, mais demandent un peu de confirmations… naturellement :

– Soluto, Disrupt New York 2010, a levé $18 Millions au total, et poursuit son chemin,

– Qwiki, Disrupt San Francisco 2010, a levé $10,5 Millions au total, sans faire beaucoup d’étincelles pour le moment,

– GetAround, Disrupt New York 2011, surfe sur la vague du Peer-to-Peer très en vogue en ce moment (le service de personnes à personnes sur Internet, sans intermédiaires… ou presque), vient juste de lever $13,9 Millions au total,

– Shaker, Disrupt San Francisco 2011, a levé $15 Millions le mois qui a suivi son avènement à Disrupt,

– Enfin, UberConference, Disrupt New York 2012, fait parler d’elle de temps en temps avec ses mises à jours de produits…

On assiste à une nouvelle vague, les vagues nationales qui déferlent sur les évènements comme celle du Mexique ou encore le Brésil… Pour certains pays, le support donné aux startups est une volonté de montrer le dynamisme de leur économie via l’écosystème de startups locales, le tout visiblement encadré par des gens du terrain.

N’attendez pas que je vous parle de la France, qui brille par le talent de ses ingénieurs un petit peu partout parmi les startups de la Silicon Valley, sans parler de certaines pépites en phase d’allumage (Criteo, Talend, pour citer les plus avancées du moment…), mais dont les initiatives « nationales » restent moins évidentes à mettre en avant en terme de visibilité, d’opportunisme et de réussite, et la présence des startups Françaises à Disrupt sera une nouvelle fois l’objet d’initiatives privées.

On en recause, donc, affaire à suivre !