L’actualité High-Tech de la semaine : Expa, Netflix, Google, Zynga, Secret

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

Lundi : Garrett Camp, serial entrepreneur. Un vrai.

Garrett Camp est un enfant du Canada qui a su bien exploiter ses recherches dans le domaine des systèmes collaboratifs et des algorithmes évolutionnaires au sein de l’Université de Calgary pour choisir avec quelques amis ce qui serait la meilleure idée à développer. Nous sommes en novembre 2002, et il s’agira de créer StumbleUpon qui deviendra un des premiers outils de découvertes sur Internet permettant de partager des recommandations. La relocalisation de la société dans la Silicon Valley s’imposera pour une startup qui saura réunir des millions d’utilisateurs, $18,5 millions en levée de fonds, se faire acheter par eBay en mai 2007 pour $75 millions, pour redevenir indépendante en avril 2009 pour seulement $29 millions. Puis Garett, toujours bien au fait des choses sur Internet, va se retrouver co-fondateur de la société développant l’application de réservation de chauffeurs Uber, qui est en train de créer une vraie revolution collaborative partout où elle passe. Garrett a déposé un requête pour lever $75 milllions pour sa pépinière Expa, sorte de laboratoire d’Internet, au sein duquel il a déjà commencé à employer des talents dans différents domaines (design, expérience utilisateur, développeur…) afin de sortir  les produits de demain, tant il reste des secteurs à révolutionner dans le domaine des services, tant il est vrai que l’innovation reste trop lente, encore de nos jours, sur le web et ailleurs. Garrett est une des personnes les plus connectées de la Silicon Valley, et il a seulement 34 ans.

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Mardi : Netflix ne fera aucune fleur en Europe 

 

Alors que l’on nous raconte les supposés commandements de la Ministre déléguée à l’innovation à l’égard de la société de diffusion de films en continu sur Internet, à l’occasion d’un voyage un peu bruyant du Président de la République dans la Silicon Valley, toute l’équipe de Direction de Netflix se trouvait en voyage exploratoire en Europe pour déterminer le meilleur modus operandi (qui pourrait avoir un fort accent Luxembourgeois) pour s’y développer. Et assure une levée de fonds additionnelles de $400 millions sous forme d’émission de dette à échéance 2024. Suffisamment pour déployer les campagnes marketing nécessaires à faire connaître le service à travers les pays non encore couverts (à ce jour, uniquement le Royaume Uni, les Pays-Bas et la Scandinavie). Pas sûr toutefois que cela suffise pour contourner le problème essentiel de Netflix en France : naturellement pas le Gouvernement et son obsession à vouloir montrer qu’ils sont là pour diriger Internet dans ce beau pays, mais surtout les boitiers des principaux fournisseurs d’accès à Internet. En effet, aux États-Unis, déjà, certains opérateurs fournisseurs d’Internet ralentissent l’accès au site de Netflix au profit de leur offre propre de diffusion de film. Free, par exemple, ne ce gênera surement pas !

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Mercredi : le Diable au service de l’art et du code

On veut nous mettre du code partout ! Le code à l’honneur à travers l’art, c’est une nouvelle initiative de Google qui vient de lancer une nouvelle initiative visant à récompenser des artistes à travers le monde qui incorpore de la technologie dans leur processus créatif. Ouvert dans plusieurs langues (anglais, espagnol, français, russe), dans quasiment tous les pays (hormis Cuba, la Syrie, la Corée du Nord, l’Iran et le Soudan… et l’Italie et le Québec… faudra m’expliquer), il suffit de s’enregistrer en passant par son compte Github et déclarer son projet qui doit donc utiliser de la technologie pour se déclarer candidat. Il y a par exemple Atsushi Tabata, de Tokyo, qui propose un monde fantaisiste à découvrir par l’intermédiaire de Google Glass… Il y a 1000 Hands qui propose d’utiliser une application mobile pour contribuer à l’élaboration de lignes de dessin collectives qui se projette dans des lieux d’exposition… Light Echoes se propose de projeter des lumières et des textes à travers un train mobile, reproduisant les photos avec une longue exposition… Une énorme pause de poésie de la part d’un géant du web qui ne cesse de nous traquer digitalement, et qui pour l’occasion, fera deux shortlists successives parmi les projets les 5 avril et 9 avril depuis un Google Hangout,  et offrira finalement un prix de £25.000 au vainqueur lors d’un evènement final au Barbican à Londres le 15 avril… pour un tour du monde !

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Jeudi : Madrona Venture Group, un VC qui aide à dégraisser… pour mieux recruter !

 

Décidément, rien ne se passe comme nulle part ailleurs dans la Silicon Valley. Le rôle des fameux VCs est bien connu : ils assurent la partie d’investissement de capital risque pour ces fameuses entreprises d’un nouveau genre que l’on appelle les « start-ups », et distribuent les $ en fonctions de facteurs estimés de rentabilité, un peu à la tête du client, en fonction de son pedigree, de certaines informations de marché, ou de recommandations du voisin, lui aussi VC. C’est le cas de Madrona Venture Group, basé à Seattle, qui vient d’organiser une journée d’accueil pour des salariés de Zynga venant d’être licenciés. Ils ne sont pas rien dans ce qui arrive à Zynga, symbole d’une usure d’un système organisé de jeu sur réseaux sociaux qui n’a pas une durée de vie illimitée.Mais Zynga a la réputation de bien embaucher, et ces quelques centaines de licenciements opérés par Zynga sont une opportunité pour d’autres startups qui ont bien du mal à recruter… Dans le portefeuille de Madrona Venture Group, il y a Play-i dans le domaine du jeu, et bien d’autres certainement intéressées par quelques développeurs toujours très rares à dénicher.

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Vendredi : Secret, la thérapie sur smartphone

 

Partager un secret, c’est faire résonner ses souvenirs d’enfance, quand on apprenait à faire confiance à ses amis plutôt quà sa famille, la découverte de la prise de risque de s’ouvrir à d’autres sur son intimité, ses rêves, sa vie ! Puis, en grandissant, on apprend à se méfier des autres et de soi même, et ça finit souvent un jour chez un thérapeute. Mais maintenant il y a Secret ! On peut enfin dire tout ce que l’on pense, sans que chacun me sache qui vous êtes, et vous pouvez avoir des gens qui vont vous répondre, vous challenger, vous rassurez, vous encouragez. Je suggère que de se servir vite de l’application, ça peut avoir des effets bénéfiques, avant que la startup ne soit accusée par le Gouvernement français en place, grand spécialiste du contrôle d’internet dans notre pays, de laisser certaines conversations se dérouler de façon anonyme. C’est d’ailleurs devenu la startup à la mode, avec des soi-disant rumeurs sortant dans les gossips de la Silicon Valley qui n’en demandaient pas tant : Evernote se fait racheter (démenti par Phil Libin, le CEO), Mozilla en cessation de paiement (laissons leur un peu de temps encore…). C’est bon en tout cas de pouvoir partager ses secrets, comme au bon vieux temps. Sur iOS exclusivement, malheureusement.

Suivre Secret sur Twitter : @getsecret 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Internet.org, Netflix, Oxford Dictionaries, Foursquare, Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : connecter la planête pour le bienfait… de la publicité ?!

 

Les chiffres sont officiels : il reste 5 milliards de terriens à connecter à Internet. C’est bien Internet. Ca connecte les gens entre eux, ça permet d’éviter l’isolement de communautés, de donner accès à des personnes aux soins grâce aux téléphones portables, que sais-je… Nos amis des États-Unis, qui ont pour habitude et coutumes de conquérir (et dominer accessoirement) le monde ont lancé une belle initiative : Internet.org. « Everyone of us. Everywhere. Connected. ». Frissons dans tout le corps… Pour reprendre le pitch, Internet.org se veut être un partenariat mondial entre les leaders de la technologie, sans but lucratif, impliquant les communautés locales et les experts qui travaillent pour apporter l’Internet aux deux tiers de la population mondiale qui ne l’ont pas. Outils de partage des ressources et des meilleures pratiques, les partenaires d’Internet.org vont explorer des solutions dans trois grands domaines suivants : l’accessibilité, l’efficacité et les modèles d’affaires (dans le texte : « business models »). Voila, c’est dit. Le problème, c’est que le porte-parole et le plus en vue en ce moment à ce sujet, c’est Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. Avec tout le respect que j’ai pour un homme qui a créé quelque chose d’absolument extra-ordinaire, il y a incompatibilité majeure. Ca s’appelle être juge et parti dans un monde où la réclame, la locomotive du commerce de l’Internet, reste un moteur qui a tout sauf l’apparence d’une association objet humanitaire. Le mélange des genre, ça rend les choses floues. « But that criticism is kind of crazy« , répond Mark à ce type de remarque. C’est vrai, chacun son job. Voila, ça, c’est fait.

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Mardi : le château de cartes de Netflix 

 

Netflix est en train de passer à la vitesse supérieure : après un passage difficile suite à une politique de prix plus que contestable par rapport à sa base installée,  le courant est en train de bien passer de nouveau dans le bon sense, et parallèlement à un développement international en Europe qui va prendre du temps (mais soyons francs, Netflix fait un peu peur à tout le monde), et l’amélioration permanente du produit par de nouvelles fonctionnalités (comme la possibilité d’avoir au moins 5 profils différents pour un même compte, ceci afin de satisfaire les familles et leur simplifier la vie, la mise en place de liste personnalisée…), la société a décidé d’investir dans le contenu. Bien plus significatif que la récente campagne de bundle avec Google pour leur Chromecast, il y eut la diffusion exclusive de Breaking Bad sur le Royaume-Uni en juillet dernier, des accords de streaming avec CBS pour la série « Hostages »,  il y a aussi cette histoire de série TV « House of Cards » qui a été diffusée en exclusivité sur Netflix. Co-produite notamment par Kevin Spacey, qui y joue le rôle principal, ce dernier a fait une intervention assez remarquée dans le monde de la production télévisuelle : « donnez le contrôle à l’audience ». Fait important : Netflix n’a pas demandé la mise à disposition d’un pilote de , comme le veut la tradition dans cette industrie, ce qui a priori n’avait pas de sens étant donné le concept de la série, dont les caractères et les micro-histoires vont évoluer de façon significative au fur et à mesure des épisodes. Ceci avait également beaucoup de sens d’un point de vue économique ! Netflix a su se rendre compte, à partir des informations dont ils disposent, en qualité de compagnie Internet, que « House of Cards » correspond à ce qu’attend l’audience de Netflix. Ce qui est important, aussi, selon Kevin Spacey, est de ne plus trop réfléchir au format de diffusion, mais de le rendre disponible sur le nombre le plus possible de plateformes (télévision, iPad, ordinateur…), en format libre de choix, en quelque sorte, avec des contenus de qualités, que les spectateurs seront prêts d’acheter : « Les choses veulent des histoires : ils mourraient pour cela… et sont prêts à en parler sur tous les toits, réseaux sociaux, etc… ». Belle tribune de Monsieur Spacey !

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Mercredi : do you speak geeklish?!

 

Il devient bien difficile de suivre des conversations entre geeks de nos jours. L’anglais domine naturellement le langage des nouvelles technologies, malgré tous les efforts réunis du lobbying de de Bernard Pivot, du Larrousse et de Montebourg, et de l’autre coté d ela Manche, l’Oxford Dictionary a quelques longueurs d’avance il faut bien l’admettre… A titre d’exemple, le dictionnaire a déjà rendu officiel le mot « bitcoin » : « une monnaie numérique dans lequel les transactions peuvent être effectuées sans la nécessité d’une banque centrale ». Dans le domaine de l’internet sauvage : « hackerspace« , « un lieu où les personnes ayant un intérêt commun pour l’informatique et la technologie peuvent se réunir pour travailler sur des projets tout en partageant des idées, de l’équipement et des connaissances… ». Plus funky : « selfie » qui correspond à « une photographie que l’on a pris de soi, typiquement prise avec un smartphone ou d’une webcam et téléchargé sur un site médias sociaux », et Dieu si c’est devenu une pratique courante de nos jours ! « BYOD » : pas sur que cela passe bientôt dans le langage commun français : « pratique qui consiste à permettre aux employés d’une organisation d’utiliser leurs propres ordinateurs, smartphones et autres appareils à des fins professionnelles ». Une pratique qui devrait sans doute se répandre plus volontiers de nos jours : « digital detox« , « une période de temps pendant laquelle une personne renonce à utiliser des appareils électroniques tels que les smartphones ou les ordinateurs, considéré comme une opportunité pour réduire le stress ou se concentrer sur l’interaction sociale dans le monde physique ». On peut toujours rêver. Une dernière : « phablet », « un téléphone intelligent comportant un écran qui est d’une taille intermédiaire entre celle d’un téléphone intelligent typique et d’un ordinateur tablette ». Allez comprendre, c’est à en perdre son aphlabet.

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Jeudi : le coeur de Foursquare balance entre Microsoft et American Express

 

Après avoir lancé une offre dédiée aux entreprises, après avoir inspiré Instagram, après avoir levé jusqu’à $112 millions (dont $41 millions en dettes), Dennis Crowley et son équipe cherche la voie dorée qui devrait venir du monde de la corporate entreprise… pour une prise d’intérêt significative, à défaut d’un rachat pur et simple ?! Il semble que Microsoft et American Express soit dans une certaine phase de conversation ou de consultations ! Foursquare n’a à l’évidence pas résolu son problème de chiffres d’affaires (seulement $2 millions en 2012), à défaut d’avoir mis en place tout au long de ces années une plateforme très précieuses en terme de « point of interest », c’est à dire en quelque sorte une bibliothèques de lieux où bon nombre de startups viennent désormais se servir pour leurs propres besoins de géo-localisations. Et ça en fait beaucoup ! Je suis d’accord que pour Microsoft, Foursquare peut représenter une certaine avancée dans le monde des réseaux sociaux, sans pour autant devenir un avantage compétitif dans ce segment, les discussions sur l’utilité du checkin étant toujours un sujet d’actualité. De plus, Microsoft veut plus encore être mobile, et de ce point de vue Foursquare est très « tendance ». Pour American Express, la perspective de mise en place de programme de fidélité est une raison avancée, un peu comme Maximiles avait fait lors du rachat de la startup parisienne Dismoiou. Tout est une question de sous, comme toujours avec Foursquare et ses startups assez innovantes en terme de services qui ont du mal à passer à la vitesse du grand public… 6 millions de checkins par jour, c’est un bon début, mais c’est loin de faire le compte.

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Vendredi : flashback pour une histoire de montres

C’est fou comme le territoire des nouvelles technologies nous amène parfois dans un véritable retour vers le futur… du passé. Le média de San Francisco GigaOm vient de révéler le rachat en 2012 d’une startup appelée Wimm Labs, basée à Los Altos et créée en mars 2010, dont l’objectif était d’être une plateforme modulable permettant d’intégrer à du matériel des applications logicielles développées sur la base d’Android. En langage plus clair, la société travaillait notamment sur un projet de « smartwatch », terme non encore déposé auprès de l’Oxford Dictionaries, mais que l’on peut simplement traduire par « montre intelligente ». Il semblerait que ces industriels (Google, Samsung…) soient à la recherche de la moindre innovation permettant de faire passer Apple pour des « has-been », et ils ont décidé de se presser à nous faire les smartphones à nos poignets. Et oui, le smartphone, c’est lourd, ça déforme les poches, ça tombe et ça se casse. Accroché à votre poignet, cela devient plus simple à garder sur soi… en clair, après que des millions (surement) d’utilisateurs de téléphones portables se soient débarrassés de leurs montres, et bien on va désormais les ré-habituer à se la mette au poignet, avec quelques fonctionnalités digitales en plus de la montre traditionnelle. Il est clair que les projets de Google sur le sujet, du Galaxy Gear de Samsung (et même Sony) sur la montre du futur (sic) déchainent les exclusivités en tout genre chez nos amis les médias technologiques de la Côte Ouest. Apple, prends garde à toi, prochain épisode  le 10 septembre à Cupertino !

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité Hight-Tech de la semaine : Google Venture, Flextronics, Bidgely, Netflix, Ozy Media

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google Ventures investi dans un laboratoire de recherche 

 

Ce nouvel investissement prouve que Google Ventures est capable, disons, du plus surprenant en embauchant un blogueur grand spécialistes d’Apple (cherchez l’erreur) et par ailleurs financer à hauteur de $15 millions un laboratoire de recherche qui a décidé que le dépistage de l’autisme était un domaine qu’il fallait contribuer à améliorer. La société SynapDx a été fondée par Stanley Lapidus en 2010 à Lexington dans le Massachusetts, et avait obtenu avant cette série D signée avec Google Ventures, $17 millions de financement au total, notamment pour aider à mettre en place une étude clinique prospective sur 600 patients. Traditionnellement, l’autisme n’est pas définitivement identifié jusqu’à ce que les enfants aient atteint l’âge de 4 ans, ou plus. Le test sur lequel travaille SynapDx est conçu pour dépister le syndrôme plus tôt : il serait utilisé pour diagnostiquer les troubles de l’autisme vers les 2 ou 3 ans, ce qui contribuerait à augmenter la probabilité de succès des traitements aujourd’hui disponibles. Stan Lapidus est un entrepreneur spécialisé dans le domaine des sciences de la vie, issu de Cooper Union, une école inspirée de Polytechnique créée au 19e siècle à New York, et semble avoir le profil atypique pour changer ce que tout le monde pense impossible, sinon pénible. Go, Stan, go!

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Mardi : retour aux sources pour Flextronics

 

Flextronics est à l’origine une société fondée par Joe McKenzie en 1969 dans la Silicon Valley. Flex est une société offrant des services de conception, de fabrication, de distribution et de pièces de rechange à différents industriels dans le domaine des produits électroniques (LG, Apple, Cisco, HP…) . Flextronics a des chaînes de fabrication dans plus de 30 pays, et 200.000 employés. Après avoir changé de mains en 1980, le siège de l’entreprise est désormais à Singapour, et la société est cotée au NASDAQ (FLEX). La société a déjà mis les pieds dans le monde des startups en 2012 en incubant la statup Elementum, une société de gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCM) en mode SaaS, basée à Palo Alto, en Californie. Histoire de suivre le mouvement général consistant à prendre part à la danse du ventre de l’innovation actuellement en cours dans la Silicon Valley, Flextronics a annoncé la création d’un programme d’accélération d’entreprises appelé Lab IX qui fournira un large éventail de support à  des entreprises innovantes dans le domaine du matériel et du logiciel. Lab IX sera situé à Milpitas, en Californie, où l’entreprise à des bureaux, et se concentrera sur des sociétés ayant moins de trois années de développement de produits, et ayant levé moins de $5 millions. Lab IX offrira un espace de bureau et de stockage, l’introduction à de nouveaux services et de produits, un support avancé sur la conception et l’ingénierie, et l’accès à la chaîne d’approvisionnement mondiale de Flextronics et son expertise de fabrication. Le tout avec un ticket de $500.000. Si cela peut intéresser des startup françaises tentées par l’aventure, elle pourront tout autant sans doute chercher aussi un peu de réconfort auprès d’un des homme-clés de l’entreprise, Français, François Barbier, President of Global Opérations, un ancien d’Alcatel. Cette tendance des « FabLab » (le nom à la mode dans les milieux branchés parisiens de la haute technologie), ces laboratoires de fabrication, est beaucoup fondée sur la volonté de certaines industries, pas du tout au fait de ce qui se passe sur le terrain dans la Silicon Valley et qui veulent comprendre, et aussi sur la disponibilité de créateurs d’entreprise de tout âge et de tout poil qui ont flairé le bon filon (de pognon) qui y séjourne dans l’espoir de batir de nouvelles technologies pouvant devenir de nouvelles Business Unit dans de plus grosses sociétés. Et ça marche, il faut croire ! Être agile (également le nom d’une une méthode bien connue des startups pour faciliter le développement de produits), ça doit leur parler, à Flextronics.

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Mercredi : la technologie, ça économise  l’énergie avec Bidgely et ça la gâche avec Google

 

Le monde des nouvelles technologies est un monde imparfait. D’un coté, on peut voir des entreprises comme Bidgely développer un concept très interessant dans le domaine des économies d’énergie et lever $5 millions auprès de Khosla Ventures, un des VC phares de la Silicon Valley. Bidgely (qui signifie « électricité’ en Hindi), aide les consommateurs à économiser de l’argent en analysant leurs habitudes de consommation à partir de données énergétiques combinées avec un algorithme d’apprentissage automatique qui reconnaît les différents appareils, tels que les pompes de piscine ou les climatiseurs. A ce titre, Bidgely va un peu plus loin que les joujous applicatifs qui permettent de faire du pilotage à distance de ses appareils, sans véritablement aider intelligemment à gérer son compte d’énergie, et identifier ce qui coûte le plus en terme de facture énergétique parmi les appareils de sa maison ou de son appartement. Good point! Malheureusement (et là je reviens sur mon introduction), le même jour, Google, pensant surement bien faire, comme d’habitude, va offrir pour un valeur de $600.000 la mise à disposition de wifi gratuit pour 2 ans aux 31 parcs de San Francisco, probablement a partir d’avril 2014. C’est sur, « bourrer » la nature avec encore plus d’ondes et multiplier la présence d’appareils électroniques dans les zones naturelles, quel joli cadeau. Et on s’étonnera ensuite que le Pôle Nord puisse ressembler désormais à un grand lac. La technologie, et son besoin incessant de connexion et d’information, rend l’Homme fou. Enfin, si ça rend les électeurs heureux

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Jeudi : un coup de bundle pour Google et Netflix

 

Chromecast est le dernier gadget à la mode commercialisé par Google permettant aux utilisateurs d’envoyer du contenu vidéo et audio à partir de leurs smartphones, tablettes et ordinateurs portables vers leurs téléviseurs. L’appareil se branche sur la télévision depuis un port HDMI et extrait le contenu depuis Internet en se connectant au wifi. Le tout pour $35 ! L’idée d’une opération de communication a germé dans l’esprit de « marketeux » chez Netflix et Google, qui se sont rappelé une des règles d’or : faire du « bundle ». On associe deux produits en un pour en faire bénéficier les deux marques participantes en terme d’image et de communication. Plutôt une bonne idée toutefois que d’associer Netflix à cette clé de connexion, tous les moyens étant bon pour Netflix de gagner de nouveaux utilisateurs, car malgré certains accords de production ou de distribution de séries en tout genre, et malgré une présence de l’autre coté de l’Atlantique, Netflix continue de décevoir les analystes avec ses réalisations de nouvelles souscriptions. Pas vraiment un « big fail » (630.000 nouveaux souscripteurs au lieu de 700.000 prévus), mais tout le monde sait à quel point le marché de la finance est un milieu suffisamment stupide pour prendre à la lettre des prévisions chiffrées faites des mois avant leur réalisations… Et aujourd’hui sur Internet, les cycles budgétaires sont quelque peu déconnectés d’une réalité du cloud… bien impossible à maîtriser, bien malin celui qui a raison après quelques mois d’exécution ! Netflix, qui a réalisé un chiffre d’affaires de $3,6 milliards en 2012 pour un résultat net de $17 millions, est parti sur de bonnes bases pour le 1er semestre 2013 avec un chiffre d’affaires de $2,1 milliards, avec un bénéfice net de $32 millions. La location de DVD ne représente plus qu’un revenu de $475.000, et le streaming Européen un chiffre d’affaires de $308.000, sur les six premiers mois de l’année.Joli coup enfin pour Google qui souhaite naturellement rivaliser avec l’Apple TV. À suivre !

Suivre Netflix sur Twitter : @Netflix

Pour commander la Chromecast sur Internet (US only) : trop tard. c’est sold out !

Vendredi : le retour de Madame Jobs avec Ozy Media

 

Avant toute chose : non, ce n’est pas elle sur la photographie. Il reste de la place pour de nouveaux acteurs dans le domaine des médias online, qui soient riches en contenus et pas uniquement des magazines en ligne de recettes technologiques en tout genre : « Les 7 astuces de ceci » ou « Les 9 pièges à éviter de cela »… C’est l’occasion de parler de Laurene Powell Jobs, l’épouse de Steve Jobs, dont on entend moins parler, toujours, que son défunt mari, mais qui est tout à fait active, notamment à l’occasion du prochain lancement d’Ozy Media, qu’elle vient de contribuer à financer le lancement parmi d’autres investisseurs de la Silicon Valley. Ozy, c’est le projet d’un journaliste exérimenté de la télévision et entrepreneur, Carlos Watson, qui veut fédérer à travers son nouveau site d’information la « change generation », un concept plaisant qui ne se rattache pas à un groupe d’un certain âge, « une classe de gens informés, les gens pour qui le changement est un moteur…Un groupe qui ne fera pas seulement tolérer des choses différentes mais qui s’engagent dans des choses qui sont différentes ». Steve aurait probablement aimé cette génération, dont il était peut être un représentant. En attendant, les bureaux d’Ozy Media sont basés à Mountain View (et non à New York ou Los Angeles…), et Carlos watson n’est pas enclin à s’autoriser un interview avec Fortune. Ca commence bien ! La suite en septembre prochain…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : la Maison Blanche, Roku, l’état du Colorado, Matterport et Facebook

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : l’affaire du déblocage des téléphones aux États-Unis

 

Une loi votée aux États-Unis en 1998 appelée le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) a pour objectif de légiférer autour de la propriété industrielle et de ses conséquences dans le domaine digital, et à ce titre lutte contre les violations du droit d’auteur. A ce titre, le déblocage des nouveaux téléphones (afin de mettre une carte SIM d’un opérateur téléphonique différent de celle vendue avec le téléphone), dont les iPhones sont l’objet d’un véritable culte de la part des hackers, est donc devenu illégal pour tout téléphone acheté après le 26 janvier 2013 (sinon 5 ans de prison et $500.000 d’amende). On ne peut pas dire que la mesure ait véritablement plu au royaume des geeks, et une pétition a été lancée par Sina Khanifar (qui est notamment co-fondateur OpenSignal, une société qui relève une cartographie mondiale des réseaux téléphoniques grâce au concours de ses utilisateurs) pour exiger l’annulation de cette décision. Le fait de pouvoir débloquer son téléphone se justifie lorsque l’on voyage (les tarifs de communication à l’étranger sont clairement abusifs), et une véritable industrie s’est installée autour de cette afin de laisser la liberté de changer d’opérateurs au besoin… ce qui est possible aujourd’hui en France. Sina vient de recevoir un renfort de poids, après avoir rassemblé 114.000 votes,  en la personne de… la Maison Blanche : « It’s time to legalize cell phone unlocking« , il est temps de légaliser le déblocage de téléphone, qui nuance toutefois quelque peu la liberté totale de changement qui devrait être pratiquée, mais c’est un support de poids en faveur des consommateurs. Cela devrait contribuer à faire revenir le législateur en arrière (la Federal Communications Commission et le Department of Commerce’s National Telecommunications and Information Administration).

Sina Khanifar sur Twitter : @Sinak

Mardi : Roku lance un nouveau boîtier à $99

 

A force de vivre aux États-Unis, on prend un certain nombre d’habitudes en terme de divertissements et de facilité d’accès à un certain nombre de plateforme qui proposent des alternatives à une télévision qu’il est impossible de regarder tant la dose de publicité est intense. Insupportable. Le retour en France est toujours un peu décevant, avec sa fragmentation due aux acteurs donnant accès à Internet au fameux Triple Play (chacun défend son pré carré, et cela limite le choix), et à une législation qui empêche de bénéficier de films récents sur des plateformes de vidéo à la demande… il faut bien nourrir la chaîne de valeur (ventes de DVD, etc.), même au détriment du plaisir du consommateur. On accuserait peut être les diffuseurs « online » de tuer l’industrie du cinéma, comme on accuse « Amazon d’être le fossoyeur du livre en France »… Plaintes d’aveugles, de mon point de vue, sur l’évolution d’une consommation qui évolue, et c’est à l’industrie de s’adapter. Aux États-Unis, il y a notamment Roku qui vient de lancer la troisième version de son boîtier donnant accès à un certain nombre de solutions de vidéo à la demande et de chaînes, dont Netflix, Amazon Instant Vidéo, Hulu (qui rassemble un certain nombre de séries TV et de films), Vudu (autre offre de  programmes à la demande), etc., qu’il est possible de visionner en connectant un casque audio sur la télécommande… et surtout indépendante de tout fournisseur d’accès à internet. Du tout en un, du programme à l’infini. Une fois le boîtier de $99 en votre possession, vous pouvez souscrire aux différents services accessibles. Un vrai bouquet numérique !

Mercredi : Le Sénateur du Colorado nous refait-il le coup d’Iznogoud ?

Il n’y a pas que la presse Française, entre autres, pour interpeller les pouvoirs publics et prendre en exemple jalousement la Californie et sa Silicon Valley. VentureBeat titre : « Pourquoi le Colorado est la nouvelle Silicon Valley » à l’occasion d’une interview de John Hickenlooper, Sénateur du Colorado. Il n’est naturellement nullement question dans ses propos de proclamer une telle bêtise, il vient simplement d’initier un fonds d’un montant de $150 millions pour investir dans des startups du Colorado, où il a été élu en janvier 2011. Une partie de ces fonds vient d’argent privé, une autre part provient du programme de retraite de l’état du Colorado. La pression fiscale en Californie devient quelque peu difficile pour les startups, car il faut rappeler que la Californie à un déficit d’environ $28 milliard à supporter. Le Colorado peut être une solution pour héberger des startups, mais il y a encore à faire a priori pour faire évoluer l’écosystème, hormis un système éducatif décrit comme progressiste. Les états de Georgie, du Maryland et du Vermont ont déjà initiés ce genre de fonds.

Jeudi : Matterport et son système de scanner en 3D lève $5,6 millions


J’ai eu le plaisir de découvrir Matterport l’été dernier, soit quelques mois après sa sortie de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Il s’agit d’une technologie permettant de  « scanner » un lieu, des objets et de les restituer en 3D. L’application a été pendant quelques mois en phase de beta test avec un certain nombre d’industriels (il s’en est fallut de peu pour que l’un d’entre eux soit Français…). Il est possible de pré-commander une caméra sur leur site web, qui devrait être livrée à l’été prochain. En attendant, la série A devrait permettre à l’équipe d’aller plus loin dans l’exploration des différents marchés que peut ouvrir une solution permettant d’utiliser une technologie capable de créer des modèles 3D depuis des espaces existants.

Matterport sur Twitter : @Matterport

Vendredi : la marche forcée de Facebook

 

Après le lancement depuis Menlo Park d’une nouvelle version d’affichage du contenu publié sur le mur de Facebook (photos plus grandes, choix du contenu visualisé, meilleur cohérence entre le site web et les différentes version mobiles), et le jour de l’annonce du rachat de l’équipe qui a développé Storylane (le produit ne sera pas intégré à Facebook, et l’accès y est désormais fermé aux nouveaux utilisateurs), un produit censé aider « les individus à partager (sur les réseaux sociaux) les choses qui comptent », Facebook a lancé un nouvel appel de pied aux développeurs via Open Graph. En effet, les développeurs auront accès à plus de fonctions, plus exactement de verbes disponibles à travers le système de Facebook à savoir « run », « walk », « bike » (pour le fitness), « read », « rate », « quote », « want to read » (pour les livres) et « rate », « want to watch » (pour les films et la télé). Attendez vous à plus d’applications Facebook pour venir apparaître sur vos mur… et passer encore plus de temps sur votre réseau social préféré. L’audience, c’est de l’argent, et Facebook se doit d’explorer toutes les expériences utilisateurs possibles pour maintenir la fameuse courbe de croissance dans dans la perspective d’une bonne forme financière.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un dîner pas con du tout, Techcrunch et Livefyre, Netflix+Youtube=DIAL, Vine et Twitter, YCombinator et Watsi

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Tout sauf un dîner de cons

Dans un monde où la concurrence fait rage, dans un monde du web où la monétisation se fait rare et où l’audience dirige tout, rien de mieux qu’un petit gueuleton entre bons amis pour se réconcilier, se donner des petits coups de main sur des idées ou du business, ou des bons tuyaux pour des petits placements en bon père de famille (il suffit de consulter les levées de fonds initiales des startups qui font de la Silicon Valley un paradis pour jeunes nouveaux riches pour comprendre comment ça marche). Il est très rare que je reprenne des articles vus ça et là sur Business Insider (ça ressemble un peu trop pour moi à du Paris Match du web), mais cette photo était trop belle pour que je l’ignore. Marissa Mayer (Patronne de Yahoo!), Dave Morin (CEO de Path et investisseur dans des startups), Drew Houston (CEO de Dropbox), Dick Costolo (CEO de Twitter), Jeremy Stoppelman (CEO de Yelp), Johnny Ive (SVP chez Apple), Mike Cassidy (Directeur chez Google sur des projets tels que les lunettes ou le véhicule autonome)… Mais où est donc Facebook ?! Nothing more to report.

Mardi : Techcrunch revoit son site web, acte 1

 

Techcrunch, comme beaucoup de plateformes de blogging, avait cédé aux sirènes de Facebook pour insérer des commentaires sur ses posts avec la promesse de l’effet « kisscool » : une plus grande facilité pour saisir des commentaires, à savoir moins de frictions pour s’enregistrer, et puis, d’ailleurs, qui n’a pas de compte Facebook aujourd’hui, donc l’assurance de combattre l’un des nerfs de la guerre sociale : l’engagement. Clairement, il est vrai que c’est très simple de poster des commentaires sur ce type de blogs, les diffuser automatiquement sur Facebook et donc très commode auprès de l’intelligentsia tech pour mettre en copie des personnes qui peuvent favoriser le buzz autour de votre prose. Ceci étant, c’est malheureusement aussi l’assurance de récupérer du spam, ou mieux encore, de l’attaque en règle sur votre produit bien loin des règles de politesse d’usage… qui n’existe plus depuis bien longtemps d’ailleurs sur Internet! Techcrunch, qui a décidé d’améliorer un certain nombre de choses sur son site web (c’est quand même le site numéro 1 dans l’écosystème des startups, standing oblige), a donc choisi la startup Livefyre pour assurer la gestion des commentaires, startup située à quelques blocs dans San Francisco. Un bon petit coup de pouce, et un bon coup de pub ! A vous de tester…

Techcrunch sur Twitter : @Techcrunch

Mercredi : Netflix et Youtube s’associent dans le deuxième écran

On savait que le « second écran » était une grande tendance du moment, mais de là à imaginer que Google via ses equipes de Youtube et Netflix travailleraient ensemble sur un nouveau protocole… Le second écran, c’est l’intégration d’une tablette, d’un smartphone en interaction lors du visionnage d’un programme sur sa télévision. Ca veut dire jouer, communiquer et échanger lorsque l’on regarde une émission, un match de sport, un film… La télévision ayant du mal à se renouveler du fait de ses sources de financement, de la multiplication des canaux de diffusion, d’Internet qui prend de plus en plus de place, il a donc fallu intégrer un nouvel acteur pour entrer dans la scène. L’idée du protocole imaginé par Youtube et Netflix, l’un des principaux acteurs de la diffusion de films sur Internet aux États-Unis, est d’aider les développeurs travaillant sur des applications de second écran à se lancer sur des télévisions et autres produits connectés. Sony, Samsung, Hulu et la BBC entre autres ont déjà rejoint le projet. Les chaînes de télévision française, à notre connaissance, et ce malgré de fréquents trajets dans la Silicon Valley, ne sont pas dans la liste. Pourquoi cette alliance ? « Nous voulons faire avancer cette industrie » ont ils déclaré après avoir été plutôt discrets jusqu’à présent. L’union fait la force en quelque sorte : peu de temps après que Netflix ait appris que Youtube travaillait sur le sujet, la décision était prise de joindre les efforts. « Discovery and launch » : ce protocole devrait servir à faciliter la connexion à la télévision depuis le smartphone par exemple, et également la découverte sur les différents programmes disponibles (ce qui va  aider sérieusement les développeurs grâce à ce nouveau standard)… En clair, l’idée est de concurrencer Airplay, et donc Apple et proposer une offre plus complète favorisant l’écosystème de développements autour de leurs plateformes.

Article sur GigaOm pour en savoir plus : « The story behind Dial… »

Le site de Dial : DIscovery And Launch

Jeudi : Twitter lance Vine, une nouvelle application de vidéo

 

Je vous ai parlé de Streamweaver dans cette rubrique, où il s’agissait d’enregistrer des vidéos sous différents angles : et voilà que Twitter s’y met aussi… via une startup rachetée l’année dernière, Vine. Comme quoi, et je ne cesserai de le répéter ici et ailleurs, la Silicon Valley est définitivement un endroit où les projets s’inspirent les uns des autres, comme partout ailleurs, en France ou en Allemagne. La manipulation est assez tactile, pour un résultat que je trouve au final beaucoup moins intéressant que le produit développé par Lightt par exemple… d’autant que cela ne se partage pas encore sur les réseaux sociaux… Malgré leur relative expérience d’Internet , que ce soit en marketing comme (et surtout en éxécution), rien n’est fait quand il s’agit pour une société comme Twitter de sortir de son domaine de compétence, et racheter une société n’est pas toujours la solution. D’autant plus que Facebook a rapidement retiré la possibilité de rechercher ses amis sur leur plateforme pour empêcher de favoriser l’effet viral : pas folle la guêpe, pas d’effet d’accélération d’audience à espérer de ce coté… Même le contenu pornographique semble avoir décidé de venir leur casser la modération ces derniers jours. Dure la vie de startup !

Le blog de Vine : Vine.co

Vendredi : Watsi, la première startup à but non lucratif de YCombinator

Il faut toujours finir sur une note positive, et je suis heureux de parler de la première startup à but non lucratif financée par YCombinator, l’incubateur de Paul Graham qui fait souvent l’actualité dans la Silicon Valley, par son originalité, son coté précurseur, sa personnalité… même si ça me fait bizarre de parler de financer du « non-profit » dans un écosystème où le modèle économique est déjà une grande enigme, alors le non lucratif… Mais soyons positif et parlons de Watsi, dont l’objet est de permettre à des donateurs de financer des traitements médicaux pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Il s’agit là d’aider les pays en développement à s’attaquer à la fracture médicale, en clair la grande difficulté de permettre à des populations au Malawi, en Éthiopie ou au Kenya de se soigner avec des traitements quels qu’ils soient, même au moindre coût… Point important : 100% de la donation sert au financement du traitement des personnes qui se déclarent sur le site, que l’on choisit personnellement et à qui on peut donner au moins $5, et il est proposé de faire un suivi sur la façon dont le traitement se déroule. On parle ici d’opérations un peu lourdes, qui peuvent coûter $200, $400. Même si le projet semble à priori fantastique humainement, et que Paul Graham avoue avoir trouvé en Watsi « une des utilisations les plus révolutionnaires qu’il ait vu sur Internet », cette exposition de candidats déclarés aux soins crée un sentiment trouble et surtout ne doit pas nous faire oublier que la solution à ce problème dramatique de l’accès aux soins est plus un problème à régler de façon globale plutôt qu’individuelle, et qu’il ne faut pas relâcher l’effort . Mais restons positif, avons nous dit.

Watsi sur Twitter : @Watsi

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !