L’actualité High-Tech de la semaine : Pinterest, Omicia, Linkedin, Yahoo!, Robert Scoble

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… c’est la première rubrique de cette nouvelle année du calendrier grégorien, et je me demande si elle ne serait pas en même temps un signal sur ce que nous réserve les nouvelles technologies Californiennes !

Lundi : Pinterest s’agrandit avec 2 nouveaux employés

 

L’histoire continue au sujet d’une théorie que j’affectionne selon laquelle une structure est incapable d’innovation majeure au delà d’une certaine taille… que je chiffre à 10 ! Un nouvel exemple avec Pinterest, assez impressionnante dans la rapidité de sa croissance et l’impressionnante valorisation dont elle a fait l’objet à l’occasion de sa dernière levée de fonds de $250 millions : $3,8 milliards !!! La startup dispose d’un petit trésor de guerre pour se permettre d’accélérer dans sa roadmap produit, et le moyen le plus facile n’est pas de renforcer ses équipes mais bien d’en acquérir une. Ce type de « acqui-hire » (du recrutement par du rachat de startup) a déjà été évoqué dans ces colonnes, et en l’occurrence c’est une startup développant une plateforme de reconnaissance d’image qui vient de grossir les rangs de Pinterest (évalués à 200 employés, un sacré ratio de valorisation par employé). Visualgraph, c’est a priori deux « employés » d’une startup qui vient juste de fêter ses un an, dont un ex-Google, dont pas grand monde n’avait entendu parler… c’est ça aussi, la magie de la Silicon Valley : c’est fou les progrès que l’on peut faire en un an là ou des sociétés comme Intel, avec OpenCV, ou dans une moindre mesure IQ Engines (rachetée par Yahoo!), ont passé bien du temps et consacré quelques millions de $. Une loi de Moore inversée, sans doute. En tout cas, une belle opération de communication ne fait jamais de mal. Il s’agit de la quatrième startup « rachetée » par Pinterest depuis sa création.

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Mardi : la grosse vague du médical

 

On n’arrête plus la Silicon Valley et le domaine de la santé, qui est en train d’explorer tous les territoires imaginables dans un domaine qui coute si cher aux États-Unis : pas de sécurité sociale (enfin plutôt elle arrive, la fameuse Obama Care, qui vient d’être relancée en ce mois de janvier), la santé reste un luxe et l’affaire des assurances privées. Avec Omicia, pas question de vous gratouiller les gènes (comme avec DNANexus) mais plutôt permettre aux médecins de vérifier vos petits génomes pour s’assurer d’une éventuelle présence de maladie grâce à une plateforme dédiée sur Internet. La société est basée à Emeryville, de l’autre coté du Bay Bridge, et elle vient de subir un coup de turbo après plus de douze années d’existence en obtenant $6,8 millions en levée de fonds, sans Google Venture pour une fois parmi les investisseurs. Le service de base est gratuit (tarif maximum affiché : $99) et il prend juste quelque petites heures pour fair le tour d’un génome : à coup sûr, un progrès apporté par Internet dans l’établissement d’un diagnostic. Pourquoi se priver de certaines inventions ou améliorations technologiques lorsqu’elles se présentent ?!

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Mercredi : Linkedin se plaint d’être harcelé par des robots

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Linkedin fait partie de ses réseaux spécialisés qui ont un grand besoin de justifier leur utilité au quotidien, au point de rendre la possibilité de connexion un peu trop facile aux yeux de certains (à en croire le nombre de demandes que je peux recevoir chaque jour de la part de personnes que je ne connais pas, c’est criant). Mais encore : c’est devenu un lieu de « chasse » particulièrement prisé des recruteurs, qui spamment à tout va (croyez que bien que si vous cherchez un travail, ce n’est pas vous qu’ils vont contacter), à tel point que cela peut devenir contre-productif tellement vous êtes spammé. En règle générale, de toute façon, sur Linkedin, vous êtes spammés à longeur de journée quand vous commencez à avoir un réseau significatif. C’est la nature de ce type de réseau spécialisé ! Et nous vous plaignez pas, sur le concurrent « made in France », Viadéo, c’est bien pire, ce sont les champions du Monde de spam. Donc, pour en revenir à Linkedin, ils ont trouvé les responsables de ce spam : les robots ! Linkedin vient donc de déposer une plainte contre X, accusant un certain « John Doe » de créer des milliers de profils qui viennent polluer le site de profils fictifs. Linkedin a identifé que ce type d’attaque a commencé en mai 2013… il n’est jamais trop tard pour bien faire le ménage dans sa base. A l’image des Twitter, de Facebook, et autres réseaux sociaux bienheureux en fonds et en audience, Linkedin n’est pas épargné par ce business du social media dont les gurus marketing et autres agences web nous rabattent les oreilles à longueur de tweets et de like : bienvenu au royaume du chiffre et du futile, pour ne pas dire de l’inutile.

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Jeudi : Yahoo! et une histoire de vermine digitale

 

Vous n’imaginez pas ce qui vient d’arriver à Yahoo!… une autre histoire de robots, mélangé à quelque chose qui s’apparente à de la vermine. Si, si, vous allez voir : un logiciel malicieux coincé quelque part dans les serveurs de Yahoo! a transformé des ordinateurs d’utilisateurs européens ayant surfé sur le site du géant de Sunnyvale en machines à générer des bitcoins. Je m’explique : les bitcoins ont besoin d’espace mémoire pour procéder aux transactions d’échanges de  monnaies traditionnelles en devises digitales. Il y a donc eu des hackers malins utilisant l’espace mémoire de millions d’ordinateurs lambda pour effectuer leurs affaires… Incroyable ! C’est arrivé seulement en Europe, et pas d’ordinateur Apple, des ordinateurs tournant avec Windows (bonne publicité indirecte pour la marque de Cupertino au passage), pendant quatre jours ! Ce type de malversations, assez incroyable à imaginer comment cela peut arriver, prouve bien plusieurs choses : d’abord qu’Internet est un véritable gruyère avec des trous et qu’on ne peut plus se fier du tout sur la protection de ses informations et de son matériel. Que ce soit la NSA américaine ou un hacker snipper chinois, si on souhaite avoir accès à vos informations, on y arrive. Ensuite, même si la devise Bitcoin fascine l’intelligence, tant son système est complexe, c’est aussi un territoire où le non-droit est une règle… Rappelez vous l’histoire de ce site web américain Silk Road où une bonne partie des transactions sur de la drogue se monétisait en Bitcoins… A choisir entre ce diable de Google, et un monde pleins de virus, mon coeur balance…

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Vendredi : Happy Birthday, Robert Scoble!

 

C’est bientôt l’anniversaire de Robert Scoble, le blogueur-météorite de la Silicon Valley. Je dis météorite parce que partout où Robert Passe, ce sont des milliers de followers qui débarquent, et il n’a pas d’équivalent dans les nouvelles technologies (en langue anglaise, mais pas seulement). Son parcours proferssionnel ne met pas en avant de grands noms, mis à part un passage de trois ans chez Microsoft, mais c’est un monstre de communication qui a su se batir une réputation, un réseau, une image, par sa disponibilité, sa patience, sa passion, sa compréhension du business en général. Robert, c’est le roi des geeks. Geek de la première heure, geek à toutes les heures. Même sous sa douche. Bon, il n’est pas toujours facile, et je ne suis pas toujours d’accord avec lui, et je ne lui en veut pas tant que ça quand il se met à me postillonner dessus alors que j’émets un avis contraire au sien. Mais bon, il n’est pas parfait, Robert, il est humain. Et je l’aime bien quand même, Robert. Alors il nous a fait, bien sûr, le coup de la prédiction pour 2014. Elle tient en plusieurs mots : la guerre des appareils connectés, et surtout Apple. Il espère aussi une nouvelle vague d’itérations et voir surgir des acteurs traditionnels avec de nouveaux modèles… peut être avec Google aussi.  Bon anniversaire, Robert, et au fait, très joli ta nouvelle barbe. Tu me ressembles un peu plus comme ça.

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Son dernier livre : The Age of Context (co-écrit avec Shel Israel)

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Linkedin, Affirm et Max Levchin, Paypal, Rabb.it, Twillio & Stripe

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Linkedin sur les traces des outils collaboratifs ?

 

Après avoir franchi la barre des 200 millions d’utilisateurs, après avoir ouvert en grand la porte aux recruteurs qui savent se montrer reconnaissants, ce qui n’est pas sans poser de problèmes à un grand nombre d’utilisateurs (tout comme leurs trop nombreuses campagnes emailing), le géant des réseaux sociaux professionnels de Moutain View a tout de même une action à valoriser ($175 en ce moment), des actionnaires à satisfaire, et de nouveaux horizons monétaires à explorer… voire de nouvelles fonctionnalités à proposer. La voie qui semble avoir été choisie, selon Jeff Weiner, son CEO, lors d’une conférence à San Francisco, est d’aller chercher dans des marchés déjà explorés par d’autres les outils collaboratifs, permettant de favoriser la communication entre membres d’une même société, lors de sa connection sur Linkedin. De là à imaginer Linkedin lorgne vers des produits comme Yammer ou Chatter, autant dire, aller chatouiller Microsoft et Salesforce, et proposer des outils de communications privés…à voir, car c’est un autre métier Monsieur. Des tests sont déjà menés permettant des communications privées et sécurisées. A suivre !

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Mardi : Affirm, Max Levchin de retour dans le business des paiements

 

Je dois l’avouer : j’ai un faible pour Max Levchin, l’un des co-fondateurs de Paypal qui poursuit une véritable carrière de serial entrepreneur (pas comme beaucoup le prétendent il faut bien le dire) : après la vente de la plateforme de paiement à eBay, il crée Slide qui permettait de créer toutes sortes de widgets et slideshows sur Facebook, MySpace, qu’il revend à Google pour $182 millions, y reste quelque temps… investit dans des startups tels que Yammer, Pinterest entre autres, et le voilà de retour dans le paiement avec AffirmAffirm se veut de transformer la tendance d’achat sur mobile en une habitude d’achat… tout court ! L’application utilise un processus de connexion sur Facebook pour sécuriser les transactions, ce qui est plutôt original. Max Levchin décrit Affirm comme une carte digitale rechargeable plus qu’une carte bancaire. Après avoir essayé, j’en déduis que l’on va attendre un peu avant de se faire un avis définitif. Mais on peut dire qu’il y a une expertise dans l’équipe dans le domaine du paiement : reste à savoir s’ils sauront le transformer dans le monde du mobile. Ce post est un pari pour l’avenir !

Son intervention à la conférence DLD2013 vaut le déplacement : à lire

Mercredi : Paypal et son Coinstar

 

J’ai beaucoup de mal en ce moment à ne pas citer régulièrement Paypal qui sort des produits au pas de course, et une fois de plus c’est dans le monde offline que cela se passe. Les kiosques Coinstar vont désormais pouvoir connecter les pièces de monnaie récupérées avec le compte Paypal de ses utilisateurs. Les premières installations ont été faites pour le moment dans trois états (Ohio, Nord Californie et Texas), et laisse augurer du potentiel de développement de la solution sécurisée de Paypal que l’on va certainement retrouver sur d’autres dispositifs comme payer son parking, son essence, ses courses à Home Depot, allez savoir si l’époque n’est pas si proche où il sera possible de faire ses courses munis de son seul mot de passe ? Science fiction, ou réalité ?!

Paypal sur Twitter : @Paypal

Jeudi : Rabb.it, du vidéo chat avec $3,3 millions pour décoller

 

Je dois avouer avoir rejoint le clan des utilisateurs de plus en plus mécontents de la qualité de service de Skype, alors que le besoin d’utilisation de ce type d’outils est en train d’augmenter. Alors forcément on cherche des solutions alternatives. Je n’ai pas été convaincu par la plateforme de vidéo conversation Airtime lancée par Sean Parker, ce qui n’est absolument pas le cas de Rabb.it. Développé par une startup de San Francisco, que j’ai découvert  lors d’une de mes visites à The Hatchery, un co-working space de San Francisco. Rabb.it vient d’annoncer avoir levé $3,3 millions, est en quelque sorte un produit made in France (in the US), car le CTO de la startup s’appelle Philippe Clavel, c’est un Supelec qui a fait l’essentiel de sa carrière aux États-Unis, qui sait clairement de quoi il parle. Cela va mériter une interview bientôt, je pense, d’ailleurs. Le reste de l’équipe est tout autant expérimentée, et le produit, une plateforme de vidéo-chat très performante, à essayer au plus vite. Parce que sans contacts dans un système, difficile de communiquer, alors rejoignez nous !

Rabb.it sur Twitter : @LetsRabbit

Vendredi : Twillio & Stripe, en route pour l’Europe !

 

L’Europe. Autant la Silicon Valley fascine le monde des startups en France, autant l’Europe devient une nécessaire équation pour les startups Américaines à un moment clé de leur croissance, quand les levées de fonds deviennent suffisantes, et que les parts de marché prises sur le continent vont servir de révélateur. Klout l’a bien compris, alors que la startup envisageait d’ouvrir un bureau à Londres… ce n’est jamais arrivé. C’est un bel exemple pour réaliser que les Américains sont tout autant démunis que les Européens qui débarquent à San Francisco. Et la formule est bien plus compliquée, du fait de la fragmentation des différents marchés, de la localisation des marchés en B2C aux pratiques business divergentes en B2B. Et pour celles qui atterrissent à Londres, ils vont mettre un certain temps à comprendre ce que le mot Europe veut dire. Mais nos amis américains apprennent vite ! A ce titre, c’est amusant de voir deux startups de la Silicon Valley, la plateforme de mobile cloud computing Twillio et la plateforme de paiement Stripe (encore, je sais), venir s’attaquer à l’Europe avec toutes deux la même stratégie vis à vis des développeurs :

– pour Twillio, la mise en place d’un fond de encourager la communauté des développeurs locaux, pour batir des applicationsusant sa technologie de voix sur IP, et les candidatures pour bénéficier de ce fond avec le support de l’incubateur de Mountain View 500Startups sont possibles jusqu’au 1er mai sur ce site,

– pour Stripe, la société permet aux sites web et développeurs d’accepter les paiements en ligne avec l’addition de quelques lignes de codes, et à ce sujet un evangéliste est recherché pour représenter la société sur Paris (postuler ici).

Twillio sur Twitter : @twilio

Stripe sur Twitter : @stripe

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

La dictature des chiffres au pays des startups et du digital

Je suis un ancien Directeur Financier, qui a passé des heures à travailler sur les chiffres, à relever des chiffres d’affaires, calculer des marges brutes, déterminer des résultats nets, publier des prévisions de trésorerie. La seule manipulation que l’on s’autorise : essayer de mieux les comprendre pour pouvoir anticiper. Maintenant, je travaille dans Internet, je baigne dans le web, parfois plutôt fâché avec la monétisation, mais amoureux d’une autre famille de chiffres : l’audience, l’utilisateur, la page vue, le download.

Le dernier buzz du moment, c’est Mailbox. Créée par l’équipe d’Orchestra, en janvier 2011 à Palo Alto, déjà $5 millions en banque, il s’agit d’une application qui actuellement agite la communauté tech, l’application qui va révolutionner votre messagerie. Il y a eu Sparrow, une autre application iOS de messagerie, qui a excité la blogosphère avec son rachat par Google, alors on rejoue le film. Mais tout comme les deuxièmes épisodes de blockbuster, il faut aller plus loin dans le marketing, le viral, le buzz. Comment attirer l’attention sur un sujet dèjà traité… Et bien ils ont eu la bonne idée…

Ils ont décidé de gérer la rareté, le privilège d’être dans les premiers, le « je me sens VIP », via le « reservation system » : c’est important, disent-ils, pour batir une expérience email de classe mondiale, c’est le compte goutte utilisateur en quelque sorte. C’est comme faire une pré-commande du dernier Coldplay, sauf que Coldplay on sait qui c’est. Version 0 le 6 décembre, la V1 est arrivée le 7 février, avec une version corrigeant des erreurs le 8 février (oui, déjà). Près de 4.000 revues dans l’Apple Store (du bon et du très mauvais). Coup de fusée sur Techcrunch en décembre 2012, quelques copies d’écrans ici et là, et du tweet sur « Ca y est, je l’ai ! », « A mon tour », « ouah, les boules, 600.000 devant moi ! ». Etc. Presque 1 million déjà au compteur, sans que on y soit déjà arrivé en terme d’utilisateurs. Le record du download de l’application que l’on n’a pas encore utilisé. Bon coup marketing, maintenant, croyez-y ou pas. Chacun son camp, mais les chiffres, ça fluctue vous savez.

Puisque l’on parle de marketing et de chiffres, arrêtons nous sur Linkedin et son opération des 200 millions d’utilisateur…

Fichtre, mon profil fait partie des 1% de profils les plus vus sur Linkedin! Aucun rapport avec le nombre de vos connexions (même si un peu, mais quand même, il faudrait auditer l’algorithme), ça fait combien ? 2 millions. Ok. So what?! Et bien je tweet, je Facebook. On joue sur votre rareté, un infini petit qui fait de vous un grand dans un monde de connexions. Le plus petit votre chiffre est, le plus grand vous êtes : supposé être un vecteur de croissance qui vous motive à décupler vos efforts de demandes de connexions. Cette campagne marketing a plutôt eu du succès sur les réseaux sociaux. Maintenant il y en a qui pensent que la qualité, c’est mieux que la quantité, et plus encore : trop d’agitation, trop « d’impersonnalisation », selon Om Malik ou Cap Watkins.

Klout, Kred, et Koi d’autres ? Le social media, c’est un peu aussi la dictature des chiffres. Je me suis retrouvé notifié bien malgré moi dans une autre campagne de chiffres… le Klout de tes amis :

Klout, une autre startup, réussit la performance de sortir un chiffres de tout ce que je peux dire et raconter ici et là, pour finalement me classer en fonction du nuage qui s’opère autour de mes dires. Plus je parle, plus on me suit, plus on réagit, plus je grossis… en poids digital. On imagine le résultat, en tweets, en update, qui fait bien les affaires des Twitter, Facebook et autres.

Kred, développé par Peoplebrowsr, c’est le même combat, qui chose étonnante, me fait revenir à ce même 1% parmi les influenceurs… 130 millions au total qu’y disent. Je rentre dans la classe des 1.300.000. Je progresse ?! Je suis confus. Le plus impressionnant de tous, c’est la startup Canadienne Empire Avenue qui fait de vous des actions qui peuvent se vendre et s’acheter, avec une système de quotation digne d’une bourse financière traditionnelle. Tout un symbole.

La conclusion de tout cela, c’est de voir à quel point les startups d’aujourd’hui dirigent leur compagnie sur une stratégie d’acquisition au lieu d’être avant tout le laboratoire de leur propre produit. Internet, sa blogosphère, les levées de fonds de la Silicon Valley, laissent penser qu’il n’y a qu’une chose qui compte, c’est ce « growth rate » mis en avant par Robert Scoble (le Pape des bloggers Geeks), et qui permet d’injecter des fonds « avant de trouver le business model ». Je suis aussi surpris de constater l’absence de tableaux de bord dans bon nombres de startups que je fréquente, au-delà des solutions analytiques qui rendent compte de statistiques, il y a une globalité d’indicateurs qui rendent visible la direction que doit prendre une entreprise qui a peu d’essence dans le réservoir (description d’une startup en terme de mécanique). Mais cela fait souvent oublier que d’abord au premier plan, il y a le produit : celui qui fait l’acquisition et qui doit servir de tremplin vers la seule unité d’oeuvre qui compte dans une entreprise : le chiffre d’affaires. Les miracles sont possibles, mais une levée de fonds n’est pas nécessairement le signe d’une pérennité,c’est juste un plein d’essence.

L’actualité High-Tech de la semaine : 4K, Github, Linkedin, Dropbox, Streamweaver

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  4K, un nouveau code made in Vegas

Cette chronique hebdomadaire se devait d’évoquer le fameux CES, le concours Lépine à la sauce US (comme me l’a confié cette semaine Henri Seydoux, PDG de Parrot) où une bonne partie des geeks influenceurs se retrouvent tous les ans à Las Vegas début Janvier pour voir les nouveautés high-tech. A signaler, ici, une interview du CTO Guillaume Pinto de Parrot au sujet de leur nouveau produit, une petite perle… verte ! Tant de choses à dire, j’ai simplement choisi de mentionner ce mot magique dont on va certainement vous rabattre les oreilles : le 4K. Derrière ce nom de code, un format d’image numérique qui va consister à vous en mettre plein les pixels dans vos prochains téléviseurs, à commencer par Sony… de la télé HD pour faire simple. Une tendance du CES ? Vous en mettre plein la vue, encore et encore 🙂

Pour plus d’investigations sur ce qui s’est montré au CES, je vous conseille d’aller browser sur le site d’Ubergizmo (presque 300 articles sur le sujet, une belle performance…)

Mardi : Github et ses pertes de services

 

Github: mot qui désigne une plateforme logicielle où se sont écrites bon nombre d’histoires et de lignes de codes qui font partie de l’internet d’aujourd’hui. Société créée en 2008 à San Francisco, qui met à disposition un service d’hébergement pour les développeurs et leur projets, et qui a reçu $100 millions fin 2012 notamment du fonds Andreessen Horowitz, qui s’y connait un brin en terme de logiciels. « Outage » : Mot anglais qui signifie « interruption de services » en langage informatique. Le cauchemar des sociétés qui fournissent un service comme Github, c’est comme… plonger une ville entière pleines de développeurs et codeurs dans le noir, pas sur de retrouver les choses telles qu’elles étaient… Le problème, c’est que c’est a fait 4 fois en 5 mois que ça arrive. Des minutes qui durent une éternité… Et une réputation qui peut en prendre un sacré coup, s’il y a des trous dans le nuage. $100 millions, ça devrait permettre de racheter des serveurs, non ?!

Github sur Twitter : @github

Mercredi : Linkedin passe la barre des 200 millions de membres

 

200 millions. N’en déplaise au français Viadéo qui ne sais plus quoi dire ou faire pour tenter de coller à la roue du site leader des réseaux sociaux professionnels depuis bien des années, Linkedin continue d’avancer à pas de géant. Je me rappelle encore la visite de Linkedin à Mountain View en mars 2008… L’équipe célébrait à l’époque… 20 millions d’utilisateurs ! Bien que cette application ait encore, de mon point de vue, de gros progrès à faire sur l’application mobile (rapidité globale, exécution des recherches), et que le spamming de contact est un peu trop fréquent à mon goût, c’est devenu un site incontournable pour les relations professionnelles. Le succès mondial de Linkedin est remarquable : 13 nouveaux millions d’utilisateurs depuis le 1er novembre 2012, 160 millions de visiteurs uniques sur le site web, et plus de 64% des utilisateurs sont basés hors des États-Unis. Linkedin a complètement changé la donne sur le recrutement et une certaine façon de gérer ses contacts professsionnels… ce qui n’empêche pas certains influenceurs comme Om Malik de décider de ne pas s’en servir : « Linkedin, you are fired« . Le signe que l’on ne peut pas plaire à tout le monde, qu’il y a toujours un risque de retournement de tendances ? Qu’il faille veiller à la pertinence du service, qu’il faille se renouveler avec pertinence, clairement oui. Maintenant, à 200 millions…

Linkedin sur Twitter : @LinkedIn

Jeudi : petits problèmes de synchro chez Dropbox

Deuxième fail de la semaine : la société Dropbox a reconnu connaître des problèmes de synchronisation de téléchargements sur son site web, mais les données sont sauves. Ben voyons. Dropbox est une des stars du cloud computing, créée en 2007, basée à San Francisco, $257 milions obtenus en levée de fonds, qui vous sauvegarde vos données à coup de Giga(s), avec une facilité déconcertante de mise en place et d’utilisation. A tel point que vous pouvez vivre votre vie d’ordinateur aujourd’hui sans disque dur. Mais bon voilà, l’homme n’est pas éternel et les services de sauvegardes de données ne sont pas infaillibles, alors un bon conseil, ne mettez pas tous vos fichiers dans le même panier.

 

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Vendredi : Streamweaver, une startup de Nashville lève $1,3 millions

 

Streamweaver est une application iPhone qui permet de prendre des vidéos sous différents angles et de les diffuser avec ces différentes prises de vues, développée par une startup du Tennessee. A quoi cela sert-il vous me direz ? Je vous répondrai que c’est un moyen de lever $1,3 millions auprès de Chris Kelly, dont la particularité est d’avoir été Chief Privacy Officer & Head of Global Public Policy de Facebook pendant 4 ans, entre autres. Et qui est donc le principal investisseur de ce round. Et que c’est un bon exemple qu’on peut lever $1 millions pour à peu près n’importe quoi dans la Silicon Valley, avec tout le respect que je dois à l’équipe de Streamweaver. Mais ceci est une chronique, c’est à vous de vous faire un avis en téléchargeant l’application si vous avez le matériel qui convient.

Streamweaver sur Twitter : @StreamweaverApp

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Les conséquences possibles du Hack de Linkedin

L’affaire du Hack avait fait bien du bruit en Juin dernier. Imaginez le Fort Knox du réseau social des professionnels qui se fait dérober plus de 6 Millions de mots de passe et de données personnelles.

On vous dit suffisamment souvent qu’il faut changer ses mots de passe régulièrement, sinon le risque est réel que vos informations se retrouvent entre les mains de personnes dont vous ne connaissez pas les intentions…

Voici ce qui peut arriver :

Cet email a la couleur de Linkedin, mais chaque lien est en fait une poison vers un site qui n’a rien de très aimable. Je remercie au passage Google pour le bon filtrage effectué par les serveurs de Gmail. Coincé entre une « philippine.bonte@quelquechose » et une « philipp.lyall@jenesaisquoi », me voici en compagnie d’un email qui en dit long sur le nombre de plateformes de messagerie prêtes à décocher leurs flêches. L’emailing est vraiment devenu une plaie d’Internet. Rien ne dit avec certitude que ces informations proviennent du vol des informations fait au géant de Mountain View (désormais coté en bourse, plus de $100 l’action au NASDAQ, plus de 90 Millions de membres), mais j’ai tout de même un gros pressentiment !

La solution à ce type de menaces ne consiste pas seulement à protéger son mot de passe : c’est à mon sens devenu insuffisant, car rien suffisamment protégé de nos jours, tant la technologie a (silencieusement) fait d’énormes progrès. La parade ? Par exemple, utiliser des emails générique spécialement fabriqués pour être utilisé sur Linkedin par exemple, et sur chacun des réseaux sociaux et sites de e-commerce où vous vous rendez régulièrement. Avec un peu de chance,vous pourrez par exemple être accepté dans la version Beta d’un nouveau site web appelé Privowny, lancé par un entrepreneur Français de grande expérience, Hervé Le Jouan, dont la sécurité de vos données est au programme de ce nouveau service.

Dépêchez-vous !