Ca ressemble à quoi, être Google Glass client numéro 1 ?!

C’est tout à fait tendance de mettre en photo de profil sur Facebook (sic) une photo de soi portant les fameuses Google Glasses. Sentiment d’élitisme mélangé à du geek suprême, et, je crois sur parole les quelques personnes de mon entourage qui ont eu le plaisir d’essayer le produit, un produit tout à fait surprenant…

Mais alors là, être le premier client à réceptionner la première boîte livrée vous fait ressembler au premier timbre monégasque, qui vaut un sacré prix sur le marché de la philatélie. Alors si vous dormez avec votre peluche Android que vous avez acheté lors de votre passage au Googleplex, ou bien si vous collectionnez les autocollants Google sur votre ordinateur portable, cette vidéo est pour vous.

Si vous avez tremblé la première fois que vous avez vu la boîte à Gremlins s’ouvrir, voici 10 minutes 57 secondes de plaisir partagés sur Facebook  (encore) par Steve Lee, l’homme qui se trouve à la tête de l’équipe en charge. C’est tout frais. Comme un effeuillage sensuel, un strip tease de geek… Coté produit, tout reste à démontrer, mais par contre, coté marketing et buzz, c’est un cas d’étude à ciel ouvert !

L’actualité High-Tech de la semaine : Kabam, Barnes & Noble, Ribbon,Tynker, Motif Investing

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Kabam créé le fonds du fonds

Kabam est une société de développement de jeux spécialisée dans les « massively multiplayer social games » (MMSGs), créée en novembre 2006, basée à San Carlos, Californie, avec des bureaux à San Francisco et à Pékin en Chine. Environ 500 employés au compteur, la société a levé $125 millions dont $85 millions en mai 2011. Elle vient d’annoncer ouvrir un fonds de $50 millions afin de faciliter l’expansion des développeurs de jeux Japonais qui veulent pouvoir s’imposer en Europe et aux États-Unis. Kabam fournira les ressources en terme de marketing, d’outils analytiques et de localisation. Avec $180 millions de revenus en 2012 aux US, Kabam a de quoi venir, mais quand même, deux choses à dire : d’une part, la confirmation que les développeurs ne courent pas les rues dans la Baie de San Francisco (puisqu’il faut aller les chercher assez loin), et d’autre part la présence éventuelle à attendre d’une vague de développeurs Japonais qui veulent sans doute se développer à l’extérieur d’un marché probablement saturé ! En tout cas, le CEO Kevin Chou ici en photo donne l’impression d’un grand mécène dans l’histoire !

Suivre Kabam sur Twitter : @Kabam

Mardi : Barnes and Noble donne la leçon à la FNAC

 

Alors que la FNAC ne donne pas vraiment l’impression d’aller bien, ce qui ne l’empêche pas d’envisager une introduction en bourse (en fait PPR fait le ménage dans ses participations), et son Président Alexandre Bompard de venir récemment s’inspirer dans la Silicon Valley, selon mes sources. Mais il est bien tard, quand on voit la marche en avant entamée par son équivalent nord-américain, Barnes & Noble, qui parallèlement à un ajustement industriel classique (fermeture de magasins entre autres…), investit dans le digital de la plus intelligente des façons, notamment en tirant profit de la dynamique Silicon Valley par l’ouverture d’une filiale Nook Media à Palo Alto, dans laquelle Microsoft et Pearson ont investi $380 millions. Nook Media a ainsi lancé sa tablette électronique Nook, sollicite la communauté des développeurs pour apporter du contenu original, vous met du Pinterest dedans, et annonce le lancement de Nook Press, une plateforme innovante de publication dédiée aux auteurs. L’objectif est de permettre aux auteurs de créer des eBooks, de collaborer pour leur création et enfin de les publier à destination des possesseurs de Nook, des applications iOS, Android et sur le site web. Une société qui se développe, tente des paris, et vis avec son temps. Loin des FNAC et autres Virgin que l’on ferme avenue Champs Elysées. Non, ce n’est pas la faute à Amazon si Barnes & Noble innove (et en plus ça rime).

Suivre Barnes & Noble sur Twitter : @BNBuzz

Suivre Nook sur Twitter : @NookBN

Mercredi : hey, Ribbon, touche pas à mes tweets !

 

Ribbon, c’est un truc incroyable : en un lien court sur un tweet, vous vous retrouvez en train d’acheter le dernier 45 tours de Claude François ! Il y a plein de petits malins comme cette startup Ribbon, créée en en juillet 2012, avec $1,75 millions à dépenser, qui vous créé du T-commerce (du commerce sur Twitter voyons ?!) sur la base d’un lien généré prêt à vous encaisser. Sur Facebook aussi, sur Youtube… Malheureusement, le jour de la sortie de leur nouvelle fonctionnalité, Twitter (qui ne gagne naturellement rien sur la transaction), a décidé de faire un shut-down de Ribbon purement et simplement. Fini l’automatisation des lien sur Twitter, ça ne marche plus. Tu veux faire de l’argent avec ma plateforme, vient donc passer au tiroir caisse, semble dire Twitter. Tout comme Apple qui a décidé de soustraire de l’Apple Store un application, Appgratis, qui fait la promotion d’applications gratuites et qui vient de lever 10 millions d’euros. Lumière éteinte, d’un seul coup. Sans préavis.  Bon Ribbon, on essaye Facebook ?!

Suivre Ribbon sur Twitter (sait-on jamais) : @Ribbon

Jeudi : Tynker propose des têtes bien faites, pas bien pleines

 

Tariq Krim l’a rêvé, Tynker l’a fait. Lui préconise l’apprentissage des langages de programmation dès la 6e, ce qui, d’un point de vue d’un père de famille, même geek, paraît quelque peu idiot, mais au moins ça fait les choux gras dans la presse.  Tynker, un chouia plus spécialisé dans le domaine de l’éducation tout de même, vient de lancer un plateforme permettant de faire du code « visuel », en créant des histoires sur des sujets aussi divers que la géographie, la nature, les jeux utilisant la physique et les mathématiques par le dessin. On leur apprend à penser comme un programmeur, en fait. Le concept a été testé dans des écoles de la région.  Ce concept me va un peu mieux, comme je l’ai écrit ici déjà, le code est un moyen et non une finalité. Et il y a assez de choses à apprendre en 6e ! Sinon, à ce rythme, encore un petit effort, et peut être que nos jeunes générations viendront au monde avec des berceuses racontées en C++. La startup est basée à Mountain View et a levé $3,25 millions.

Suivre Tynker sur Twitter :@Tynker 

Vendredi : avec Motif Investing, et si on investissait financièrement dans vos idées ?!

 

On n’arrête pas le progrès : on pouvait déjà investir dans des actions d’entreprises, sur des biens, de la nourriture, des prévisions de pertes, des dettes… maintenant des idées. Étonnant que ce ne soit pas le pays qui n’a pas de pétrole qui ait trouvé le moyen de vous aider à investir dans un idée : c’est une startup de San Mateo, Californie, Motif Investing, qui s’y colle. Créée en juin 2010, Motif Investing trouve en fait les sociétés correspondant à une idée que vous trouvez digne de votre investissement : un produit, un concept, et on vous propose plusieurs « motifs », un portefeuille de stocks correspondant à ce que vous recherchez. La plateforme semble également disposer d’un flux social, ce qui permet aux investisseurs de communiquer entre eux. La société vient de lever $25 millions auprès du diable de la finance mondiale, Goldman Sachs, ce qui fait un investissement total de $51 millions.

Suivre Motif Investing sur Twitter : @MotifInvesting

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : du lourd en France, Marketo, Tableau, Storyworth et Storyginal, Philip Rosedale et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Microsoft, Facebook, Google, Twitter, Linkedin et Amazon ouvrent un fonds en France

Il devient de plus en plus délicat pour les leaders Américains des nouvelles technologies d’ouvrir ou de maintenir une activité en France et les raisons sont plus que nombreuses : les contrôles fiscaux incessants (Linkedin en a fait les frais récemment, avant cela Amazon), les taxes arbitraires censées équilibrer les enjeux de contenus des médias Français (la taxe Google), ou encore l’impossibilité pour Twitter de trouver un manager Français suffisamment compétent pour tenir les rênes de leur filiale à Paris. Il devient de plus en plus difficile pour les DRH de ces sociétés de se tenir à jour d’un code du travail sans cesse modifié, qui va devenir bientôt aussi épais qu’un bottin des Pages Jaunes. Afin de lutter contre les difficultés à la fois psychologiques pour leurs équipes de faire face au stress que représente de gérer une entité en France (des cas de suicides ont déjà été relevés chez certaines), mais surtout financières, car ces entreprises se retrouvent taxées de façon tout à fait aléatoire, un fonds de 200 millions d’euros a ainsi été constitué par les sociétés sus-nommées pour faire face aux honoraires d’avocats et de psychanalystes en tout genre leur permettant de faire face à cet écosystème qui s’avère un peu trop gaulois à leur goût. Ils sont (april) fools ces Français.

Mardi : IPO, trois lettres magiques pour le jackpot au NASDAQ avec Marketo et Tableau

 

Le même jour, deux sociétés Américaines, l’une de Californie à San Mateo Marketo, l’autre de Seattle Tableau Software, viennent d’annoncer avoir déposé des dossiers auprès des autorités financières (la fameuse SEC, Securities and Exchange Commission) pour faire appel aux marchés financiers. A savoir $75 millions pour Marketo, créée en janvier 2006, ayant levé $108 millions à ce jour, qui est une plateforme de SaaS permettant de lancer des campagnes marketing, dont le dernier chiffre d’affaires déclaré s’élève à $54,4 millions en 2012 ($14 millions en 2010) pour une perte cumulée de $82,2 millions. Et $150 millions pour Tableau Software, créée en janvier 2003, ayant levé $15 millions, dernier chiffre d’affaires déclaré en 2012 de $127,7 millions, avec un profit de $1,6 millions, qui développe un logiciel fournissant des données analytiques visuelles. L’IPO, c’est le rêve de toute une industrie et d’un écosystème qui voit se transformer en bons dollars des tonnes de papiers et de promesses… même si naturellement de la valeur se distribue un peu au passage au gré des différentes séries de levées de fonds. La dernière introduction au NASDAQ date d’octobre 2012 avec Workday. Une Silicon Valley sans IPO n’est plus vraiment une Silicon Valley (proverbe Californien).

Marketo sur Twitter : @Marketo

Tableau Software sur Twitter : @Tableau

Mercredi : une startup au service de la famille, ça existe, c’est StoryWorth

Avec tous ces réseaux sociaux, cette furie de l’audience et la course au Like, on perd la chose essentielle, ce qui fait de l’humanité cette chose unique au monde : sa mémoire. La mémoire est un des éléments essentiels de transmission du patrimoine d’une famille, d’une communauté, d’une civilisation. Pour s’en tenir aux familles, combien d’informations disparaissent de génération en génération ? Que sais-je véritablement de la raison qui a poussé mon père à s’engager à la fin de la deuxième guerre mondiale à l’âge de 17 ans, et se retrouver parmi les soldats qui ont libéré un camps de concentration en Alsace ? Rien. Qu’en est-il de toutes ces photos que l’on poste tous les jours sur Instagram ou ailleurs ? Comment retrouver son « fil de vie » ? Un an et demi après le lancement d’un projet similaire en France, qui s’appelle Storyginal, Storyworth vient de recevoir la bénédiction financière de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Même motivation pour Christophe Brun, fondateur de Storyginal ou pour Nick Baum, fondateur de Storyworth, permettre l’enregistrement des histoires familiales avant qu’elles ne se perdent à jamais. Quand la technologie permet d’aider à compenser une lacune grandissante de notre société moderne, une seule chose à faire : passez moins de temps sur Facebook, et allez à la rencontre de vos parents, grand-parents,  écrivez votre histoire, et retrouvez la mémoire avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Suivre Storyginal sur Twitter : @Storyginal

Suivre Storyworth sur Twitter : @Storyworth

Jeudi : choisir entre la vraie news, Facebook ou Philip Rosedale ?

 

Les rotatives ont beaucoup tourné ce jeudi avec la conférence de presse Facebook à Menlo Park. Mark Zuckerberg, dans le texte : « More than anything, we use our phones to connect with the people we care about. This is Facebook Home. ». Ok. Donc j’ai choisi de vous parler de Philip Rosedale. Vous connaissez ? C’est celui qui a co-fondé SecondLife, une des expériences de connexion digitale les plus géniales de ces… allez, ces dix dernières années… Bon malheureusement, tous le monde préfèrant « réseauter » sur des plateformes gratuites, SecondLife vit tranquillement mais sans grande fanfarre, et sans Philip qui a quitté la direction de l’entreprise… Ce fameux Philip Rosedale, qui vaut le déplacement, pour l’avoir rencontré dans son co-working space Coffe and Power, continue sa quête entrepreneurial et sociale, et il est possible de s’informer un tout petit peu sur son nouveau projet, High Fidelity, qui vient de lever $2,4 millions, et dont la principale information est la question suivante : « what will the information spaces of the future look like »… à quoi vont ressembler les espaces d’information du futur… Intriguant ! Je crois ce Monsieur capable de nous surprendre une nouvelle fois.

Philip Rosedale on Twitter : @PhilipRosedale

Vendredi : Google Glass… finally

 

Des semaines de rubriques sans en glisser un mot… j’allais friser la faute professionnelle, à défaut de parler une nouvelle fois de Google. Quand même, rien que la vidéo des lunettes du futur vaut le déplacement, on s’y croirait. Alors, ce sera très simple à utiliser, quand elles seront en vente fin 2013 ou début 2014, ces Goggle Glasses : c’est en fait une application web qui servira de support pour rendre sa lunette connectée (et donc sans application Android a priori), où il suffira de s’enregistrer à partir d’Oauth, une sorte de Facebook Connect poussé par Google, et avec la bénédiction d’une connection GPS . A partir de cette étape, les applications seront diffusées sur vos lunettes. A signaler : la grosse campagne de buzz orchestrée offrant une réservation de paire à ceussent et ceux les plus créatifs pour clamer sur Twitter : « If I had glasses », si j’avais les Google Glasses, qu’en ferais-je ? Ca donne un joli nuage qui parle de « love » et « life », coincés entre « media », « social »… et « marketing ». Et $1.500 tu débourseras. Quand même.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un Français chez Google, Simpler, eBay et Goodwill, AnonyMouse, Apple

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Lundi : on s’arrache les talents Français dans la Silicon Valley 

 

J’avoue que le titre est quelque peu accrocheur, mais il y a tout de même un peu de vérité. La Silicon Valley adoooore les talents français, principalement nos ingénieurs. François Beaufort vient de rejoindre Google au poste de Chromium  evangelist (Avec Talend, Bonita Software et d’autres, l’open source Français est à une bonne place dans la Silicon Valley… ). Le monde d’Internet et du software d’aujourd’hui requiert de l’agilité et de la souplesse, et il faut reconnaître que les différentes écoles d’ingénieurs françaises préparent des têtes bien faites, qui savent s’adapter à des situations complexes et les résoudre  grâce à la technologie qui, rappelons le, n’est qu’un moyen, et non une finalité. J’entends des voix dans le fond de la salle : « Encore un talent perdu pour la France ». Non, Monsieur. D’abord parce que François sera basé sur Paris, avec un rôle global. Et puis parce que les talents sont légions en France, et beaucoup l’ignorent. Un IUT à Fontainebleau, ça peut finir chez Google pour un rôle global sur un domaine technique bien précis. Parce que des talents français qui vont voir ailleurs, ça laisse de la place pour un autre talent, en France, pour sortir de sa boîte et trouver le terrain d’expression nécessaire, car c’est bien connu que la nature a horreur du vide. A tel point que cette formation à la Française est mondialement reconnue, et cela attire des jeunes étudiants des quatre coins du globe. Elle est là, la réussite Française, elle existe, elle est prouvée : c’est déjà un succès, reconnu, acquis. Capitalisons dessus, et laissons les experts partir s’ils le veulent, d’autres les remplaceront, et c’est comme cela que l’on diffuse la French Touch, dans un monde global et ouvert. Bravo François, et bonne chance !

François Beaufort sur Google+

Mardi : une startup pour vous simplifier la paperasse, un rêve pour la France

 

J’ai eu l’occasion de vérifier récemment la lourdeur de l’administration Française, qui n’a pas toujours les employés qu’elle mérite, et l’on se prend à rêver de procédures sans papiers, sans queue, et sans personne dont le mépris qu’il vous accorde dans son temps de travail se cache à peine. On n’en fait jamais assez pour simplifier les procédures administratives, et il reste à a souhaiter que le choc de la simplification (sic) annoncé s’appliquera à tous les niveaux en France. Je n’ai pas non plus oublié le travail fastidieux lié aux procédures de droit du travail et de droit social, lorsque j’étais Directeur Financier. Simpler est une startup créée à San Francisco qui propose une solution qui centralise la paperasserie administrative concernant l’embauche de nouveau salarié sur un simple portail dans le cloud. Simpler vient de lever $1,25 millions, et on leur souhaite sincèrement bonne chance, car au delà de l’aspect administratif, il y a aussi les honoraires des experts spécialisés, qui sont parfois un peu loin de certaines réalités. Il est amusant de constater que le fondateur de cette startup vient du jeu (il a co-fondé Tinyco), un secteur qui embauche beaucoup en ce moment !

Simpler sur Twitter : @simplerco

Mercredi : eBay se lance dans le gentil e-commerce

 

Goodwill est un endroit très à la mode à San Francisco, mais pas pour les raisons que vous imaginez, et d’ailleurs il ne faut jamais dire que vous allez y faire des achats (vous savez, votre réputation…) : ce sont des magasins qui vendent des produits d’occasion (vêtements, meubles, livres…). En ces temps difficiles, c’est un moyen pour trouver des affaires à bon prix, voire parfois des choses très vintages ! eBay et Goodwill viennent de lancer ensemble « Sell It Forward » pour récupérer vos vêtements, chaussures ou sacs à main gratuitement, eBay vend ce qu’ils peuvent et les donateurs reçoivent 50% des ventes effectuées dans les 14 jours (sur leur compte Paypal of course), au delà de ce délai les objets sont transmis aux magasins Goodwill de San Francisco, San Mateo et Marin counties. J’appelle cela le gentil e-commerce, parce que c’est un nouveau cycle de ventes pour des affaires « gently-used. Sweet! Vous avez une réduction de vos taxes lorsque vous faites une donation à Goodwill. Avec Sell It Forward, you’re doing good!

eBay sur Twitter : @eBay

Goodwill sur Twitter : @SFGodwill

Jeudi : un site de soutien pour les jeunes homosexuels

Il y a des « printemps français » (pas de lien url ici, je vous laisse trouver vous même) qui me font mal à mon passeport, alors je suis particulièrement heureux de signaler cette initiative AnonyMouse qui vient d’être lancée à San Francisco, notamment par Aaron Moy, qui travaille chez Twitter, pour apporter de l’aide aux jeunes homosexuels qui ont besoin de support à un âge où beaucoup de choses se décident pour leur avenir, et où les familles ne sont malheureusement pas le terrain de support que l’on peut espérer attendre. On a beau être à une époque soit disant civilisée et moderne, on s’obstine à ignorer l’évidence et négliger l’évolution d’une société qui se développe avec amour sur d’autres bases que celles que la religion indique par exemple. AnonyMouse est né du souvenir d’un des co-fondateurs d’être dans l’impossibilité de trouver des personnes expérimentés pour parler de sujets disons… intimes. Sur le site AnonyMouse il est possible de disposer du suivi de « mentors », en l’occurrence des personnes accomplies et qualifiées pour faire un suivi totalement anonyme de problèmes pour le moment orientés vers la communauté LGBT. En attendant de l’élargir, je crains qu’il y ait un grande demande également autre que sur la communauté gay. « Aide toi, le ciel t’aidera »… et AnonyMouse tu contacteras.

Suivre AnonyMouse sur Twitter : @AnonyMouseApp

Suivre Aaron Moy sur Twitter : @AaronMoy

Vendredi : Apple et ses rumeurs

 

Il ne se passe pas une semaine, des jours sans que des rumeurs sortent sur Apple ceci, Apple cela, des nouvelles, des légendes. Que ferait-on sans Apple, un sacrée entreprise qui déclenche beaucoup de fantasmes dans la presse, et beaucoup de fans parmi ses clients. Rien que ce vendredi, jugez en plutôt : la sortie d’une manette de jeu dévoilée pendant la GDC, la sortie d’un service de iRadio pour cet été, iMessage qui ne sait pas filtrer les texto-spams et des développeurs iOS qui se voient visés par des campagnes de spamming, l’iPhone 5S devrait être lancé le 20 juin prochain, 8 mois seulement après la sortie de la version 5, Apple embauche des « Ground Truth Managers » pour le Japon, l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, les États-Unis, l’Afrique et   l’Asie/Pacifique pour contrôler le travail des équipes locales sur la collecte et le traitement des données de sa carte, et enfin Steve Jobs aurait autorisé en mars 2010 un de ses collaborateurs de montrer un iPad  à une amie mourante quelques jours avant le lancement de la tablette. Mais que la tech serait triste sans Apple, tout de même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Une journée à la Game Developers Conference à San Francisco en images


J’écrivais la semaine passée de l’ouverture d’un nouveau studio de jeux sur mobile par Warner Bros, cette semaine est une nouvelle occasion de se rendre compte de l’invasion du gaming dans la ville célèbre pour ses hippies… et la Silicon Valley toute proche, où se trouvent bon nombres de studis de développement de jeux. La GDC, c’est la Game Developers Conference, un peu l’opposé du salon E3 qui a lieu en juin à Los Angeles, où ceux qui codent prennent la parole, appuyés par les gros « industriels » comme Microsoft, Intel, Facebook, qui viennent faire de l’évangélisme pour leurs propres plateformes.

Microsoft n’est pas venu les mains vides à la GDC : très actif dans le domaine des consoles, il y a un penchant naturel pour parler aux développeurs de jeu, et dans un nombre d’axes très variés :

– la conquête des tablettes,

– le développement d’expérience de deuxième écran avec Xbox Smartglass

– développement de jeux avec Windows Phone

– Utiliser l’In- Application Purchase avec Windows Phone…

Près de 40 mini-conférences en tout !

On vient à la GDC pour se renseigner, écouter les meilleurs spécialistes comme à l’époque des conférences du Web2.0 de Tim O’Reilly qui nous manque un peu, et les cafés et bars en tout genre aux alentours, comme le Savomar sur la photo à Yerba Buena, sont saisis d’assaut pour entamer des discussions de business. Ca sent le business à plein nez, la GDC ! Quoi par exemple ? Les nouvelles solutions de monétisation comme ADColony, Payelp ou FusePowered, de publicité comme Game Advertising Online ou Swrve, des controleurs pour amplifier l’expérience de jeux Android avec Moga, des solutions technologiques comme Havok, tous les secteurs sont couverts, des acteurs nouveaux attaquent le segment du jeu, et ça fait des sollicitations dans tous les sens. Croyez-moi sur parole !

Tous les prétextes sont bons pour « faire du jeu » : ici la chaîne dhôtel Radisson qui sponsorise un hackaton afin de solliciter les développeurs présents à la conférence pour proposer de développer en une journée une expérience de jeu à proposer aux clients de leur hotels, sur iPhone ou Android…

Le vainqueur du concours a proposé une application plutôt sympathique, jugez plutôt…

 

 

L’actualité High-Tech de la semaine : CNN Money, Kleiner Perkins, British Airways, tweets contre X, Warner Bros

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : la diversité des sociétés technologiques dans la Silicon Valley

CNN Money a mené une enquête (sur la base d’un « Freedom of Information Act requests », une sorte de requête publique) qui a démarré en août 2011 avec l’objectif de consulter une vingtaine d’entreprises technologiques de la Silicon Valley. L’objectif était de prendre le pouls de sa diversité en terme d’employés, auprès de 10 grosses compagnies et de 10 de plus petites tailles. Quelques entreprises ont bien voulu y prendre part, parmi elles Intel, Dell, Ingram puis Cisco, eBay… Ce fut assez difficile de réunir ces informations, par exemple en essayant de bénéficier du soutien des autorités en charge, et en se servant d’éléments déclaratifs qui sont normalement obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés (avec notamment le genre et l’origine ethnique). Des sociétés comme Apple, Facebook, Google, HP, IBM et Microsoft refusèrent de transmettre leurs informations. Le résultat est que les femmes sont sous-représentées, surtout dans les niveaux hiérarchiques managériaux, ainsi que les minorités techniques. Les positions sont majoritairement occupés par des hommes, et caucasien et plus loin dans les pourcentages d’origine asiatique. La Silicon Valley veut elle aussi garder ses chiffres secrets…

Mardi : quand les VCs de la Silicon Valley approvisionnent leurs startups en ingénieurs…

 

Alors qu’en France Xavier Niel crée la sensation en France en annonçcant qu’il va ouvrir une école gratuite dans les technologies, le VC Californien Kleiner Perkins fait parler de lui sur la deuxième promotion d’étudiants ingénieurs, recrutant 34 jeunes pour ce nouveau programme. La diversité semble dans ce cas un peu plus respectée ! Il a été reçu des applications de plus de 120 universités, représentant plus de 1.500 étudiants. L’idée est de recruter les meilleurs profils pour les startups de la Silicon Valley, histoire de pouvoir approvisionner en ingénieurs une région qui en manque cruellement, on ne le répètera jamais assez. Plus de 90% de la promotion 2012 a trouvé un job, l’ensemble est modeste comparativement aux 1.000 étudiants imaginés par Xavier Niel, mais toutes les initiatives sont bonnes à prendre lorsqu’on parle d’éducation, et d’emploi. J’ai assisté à un Hackaton organisé par une équipe de recruteurs sur le même modèle de recrutement de jeunes développeurs de différentes universités, et c’était assez réussi étant donné la qualité des projets qui avaient été développés à cette occasion : il s’agit de SignalFire.

KPCBFellows sur Twitter : @KPCBFellows

Mercredi : British Airways veut sauver l’innovation par du kérosène

 

Parler de la Silicon Valley, c’est aussi savoir parler du pire. Enfin, vu de ma fenêtre. La dernière idée issue d’un génie du marketing nous vient de British Airways, qui vient d’imaginer un mélange entre Ted (vous savez ces conférences qui font briller l’intelligence de ceux qui présentent et qui vous illuminent de savoir), et ce petit coté un peu prétentieux que l’on peut parfois trouver dans cet écosystème unique en son genre qu’est la Silicon Valley : voici « UnGrounded« , un évènement où les 100 personnes les plus remarquables de la Silicon Valley vont s’envoyer en l’air à l’occasion d’un vol San Francisco-Londres, « pour s’emparer des challenges qui vont affecter les prochaines générations d’innovateurs globaux ». Je leur proposerai bien aussi de parler de la pollution des avions et de leur conséquence sur la contribution au réchauffement climatique de la planète,et la  pollution chimique et les problèmes de santé pour les populations survolées. Oui, je sais, je suis parfois un peu rabat-joie. Si, en même temps on passait moins de temps à mettre en avant les problèmes, et plus à les résoudre… bref.

BritishAirways sur Twitter : @BritishAirways

Jeudi : les tweets, causes de pertes d’emplois à San Francisco


Très mauvaise semaine de rubrique, préparez vous à plonger dans les errements du social media, les souterrains bloguesques… suivez bien : dimanche dernier, à l’occasion de la conférence Pycon, qui contrairement aux apparences ne parle pas de ce fameux breuvage qui mélangé à de la bière crée un certain charme, mais qui traite de Python, le langage de programmation, un certaine Adria croit entendre des propos quelque peu misogynes derrière elle…  Elle se retourne, fait un grand sourire, prend une photo et tweet un 140 caractères assassin, dénonçant des propos peu recommandables, se plaint auprès de l’organisation de la conférence. Qui fait sortir les personnes en question (on est aux États-Unis Monsieur, pas de présomption d’innocence), et comme les pauvres avaient mis le T-shirt de leur employeur (une startup de San Francisco), et vu le boucan orchestré autour avec un peu de hashtag, se font virer manu militari (oui, on est aux États-Unis Monsieur). Lesquels s’expliquent par post interposé, ce qui rend l’histoire pas si claire que ça et la mauvaise blague pas évidente… si peu évidente d’ailleurs que l’employeur de la dame, qui est une société de service d’emails dans le cloud censée être au service des développeurs, la licencie dans la foulée parce qu’elle est payée à attirer les développeurs… plutôt que de leur donner des leçons de politesse, à mauvais escient, semble-t-il. Beaucoup de blogs par ci, de tweets par là, 5 jours de discussions stériles et des emplois perdus. Tournez 7 fois vos phalanges avant de tweeter, et réfléchissez bien à quoi on vous paye. Il semblerait qu’elle ait déjà trouvé un boulot.

Twitter

Vendredi : Warner Bros ouvre un studio à San Francisco

 

C’est à n’y plus rien comprendre. Warner Bros vient d’annoncer l’ouverture d’un studio digital à San Francisco, qui va être consacré au « free-to-play » mobile, au jeu social et au jeu web. On a toujours dit, même ici plus haut que les développeurs n’étaient pas légion dans la Baie de San Francisco, mais le facteur d’attraction de la Silicon Valley est définitivement fort Electronic Arts, Zynga, Namco, Konami pour les plus connus, mais il y a aussi énormément de studios avec quelques centaines de développeurs comme Kabam, Crowdstar… il n’y a pas (plus ?) que Los Angeles pour occuper le terrain du jeu sur la côte Ouest des États-Unis. La personne à la tête de ce studio n’est pas un inconnu, puisqu’il s’agit d’un vétéran du jeu mobile notamment en la personne de Greg Ballard, l’homme qui a fait de Glu ce que c’est aujourd’hui… un gros acteur de jeu sur mobiles basé à San Francisco. En même temps, pour faire la guerre comme on dit chez les bloggers, il faut bien être là où ça se passe non ? Ca fera l’affaire des recruteurs, la Game Developer Connection, c’est cette semaine à San Francisco, ça va chasser sec les talents !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Le buzz vidéo du weekend : une mosaïque à 66.000 pots

Il ne fait jamais oublier une chose élémentaire en technologie : c’est une science faite par les humains, pour les humains. Entre autres. Alors pour se mettre en beauté dans la perspective d’un premier wekend printanier en cette année 2013, j’ai voulu partager une vidéo qui mérite de faire le buzz, et qui a d’ailleurs commencé !

Pour sensibiliser le public à la nécessité de l’accès à l’eau potable pour tous, l’artiste multidisciplinaire Canadien Serge Belo a créé une mosaïque artistique d’eau comprenant 66 000 verres d’eau compostables et biodégradables remplis d’eau de pluie récupérée… dont le résultat est saisissant !

Après le post vertical sur Twitter, le nouveau stream sur Facebook qui nous fait étrangement penser à une version héritée de Myspace, voici le « colored rain water pot stream ». Enjoy!

A vendre à Alberta, Canada : maison et terrain de 1,5 hectares, bitcoins acceptés

J’ai déjà parlé ici de Bitcoin,  une monnaie électronique décentralisée. J’avais évoqué le montant de transactions qui ne cesse d’augmenter sur cette devise et force est de constater que les usages sont en train de se développer, et ce sont les utilisateurs qui s’y collent : un Canadien d’Alberta vient de mettre en vente sa maison son terrain de 1,5 hectares en vente, et il espère être la première personne à faire une transaction immobilière en bitcoins !

Il demande CAD$405.000, ou son équivalent en bitcoins ! « Nous espérons que cette opérations aidera bitcoin à devenir une forme de transaction plus reconnue », a-t-il déclaré. « Si une partie de la transaction s’effectue en bitcoins, cela permettra de réduire son prix ». Au taux de change de $60 le bitcoin, la maison couterait BTC6.750.

La valeur du bitcoin ne cesse d’augmenter désormais. La première transaction en bitcoins effctuée en mai 2010 fut l’achat de 2 pizzas pour BTC10.000. Avec cette somme, il pourrait aujourd’hui largement acquérir la maison de notre ami Canadien.

A une époque où des décisions venant d’autorités comme le Parlement européen ne voit pas d’autre issue pour sauver un système financier comme celui de Chypre que ponctionner une sorte de dîme des temps modernes sur les comptes bancaires des citoyens de ce pays (entre autres), mesure d’ailleurs rejetée par le Parlement… chypriote, il est peut être urgent de réfléchir à ce qui est en train de se passer avec les grands équilibres financiers.

C’est vraiment ce que l’on appelle une tendance…à la hausse ! Alors que l’on continue de s’interroger sur la véritable identité du créateur de ce système (un certain Satoshi Nakamoto), en 2008, inspiré d’autres concepts, des opérateurs comme la société Paymium a obtenu en France l’autorisation d’opérer comme une banque en France, après un accord signé avec notamment la société Aqoba (agréé par la Banque de France) et le Crédit Mutuel. Comme quoi la France n’est pas toujours en retard, en fait, même si je ne suis pas certain que ce soit l’endroit le plus facile pour faire adopter ce type de solution. Et justement… ça vaut la peine d’insister, je pense.

Taux de change (à titre d’illustration) :

Date Cours en euros
7 février 2011 4,15 €
9 août 2011 5,36 €
2 octobre 2011 3,76 €
25 novembre 2011 1,83 €
10 décembre 2011 2,30 €
25 janvier 2012 4,34 €
3 août 2012 8,51 €
15 août 2012 10,84 €
22 octobre 2012 8,94 €
15 janvier 2013 10,97 €
15 février 2013 20,31 €
6 mars 2013 36,56 €

 

L’actualité High-Tech de la semaine : Anyperk, Box et Seedcamp, Twitch, Paypal et Facebook, Mailbox et Dropbox

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Anyperk, un moyen de motiver ses salariés

Le monde du travail a besoin de se réinventer. Chaque nouveau passage en France met à l’évidence les difficultés d’un nombre grandissant d’industries, et surtout les problèmes de motivation des salariés. Au delà du contexte économique, et des méthodes de management locales peu innovantes, alors que la France a été assez novatrice à une époque avec la culture d’entreprise, la discipline d’intéressement est pour l’essentiel restée une loi permettant aux salariés de récupérer une (maigre) part du bénéfice d’une entreprise non reversée aux actionnaires. Une startup de la Silicon Valley a imaginé une plateforme permettant de faire bénéficier aux salariés d’une entreprise des avantages spécifiques auprès d’un certain nombre de marques. Un peu comme ci on avait créé un site web permettant de recenser tous les catalogues des cadeaux du CE (le Comité d’Entreprise, un autre standart français) dont peuvent bénéficier les salariés des entreprises ayant souscrit à ce fameux site web… et sur le principe que ça peut être Noël tous les jours. C’est aussi ça, la Silicon Valley, ça s’appelle Anyperk, c’est basé à San Francisco, c’est plein de fondateurs d’un peu plus de 20 ans, et ça vient de lever $1,4 millions. Elle est simple et belle, la vie en Californie.

Anyperk sur Twitter : @AnyPerk

Mardi : une approche de l’Europe très startup pour Box

 

Je l’ai déjà évoqué dans ces chroniques, l’Europe reste un sujet délicat pour des startups américaines pour qui il est temps de se lancer dans le grand bain du Vieux Continent. Box est une startup qui développe une solution de stockage de fichiers sur Internet. J’ai rencontré l’équipe en mars 2008, soit deux ans après son lancement, et la vague des nouveaux services de sauvegarde de fichiers qui se sont lancés depuis comme Dropbox, entre autres, n’a pas empêché Box de suivre son chemin. Plutôt implanté dans le B2B, ayant levé $284 millions au total donc $125 millions en décembre 2012 avec notamment Intel Capital, de nouveaux bureaux… Le CEO Aaron Levie est un entrepreneur très interessant, comme on en croise souvent dans la Silicon Valley,  il a quasiment commencé sa startup au lycée, et ça marche ! Maintenant l’Europe : Box vient d’annoncer un partenariat avec l’incubateur Européen Seedcamp, basé à Londres, le seul incubateur que je connaisse en Europe qui soit basé sur les mêmes mécanismes des incubateurs de la Silicon Valley qui apportent une vraie valeur (j’attends d’en voir un, enfin, émerger en France). Cet accord avec le Seedcamp va permettre d’atteindre une communauté d’une centaine startups qui se débrouillent plutôt bien, qui pourront utiliser ses services de façon privilégiée, et à l’inverse certaines startups auront la possibilité d’avoir Box comme partenaire, et pourquoi pas comme micro-investisseur. Reste maintenant à s’extirper hors de Londres et du Royaume-Uni et voir comment la communauté des startups et des développeurs permettra de pousser les services sur l’Europe continentale. Box a doublé en un an en Europe depuis juin 2012 !

Box sur Twitter : @BoxHQ

Mercredi : Twitch et ses millions… d’utilisateurs

 

Le jeu vidéo est un marché de niche plein de surprise : les éditeurs de jeu vidéo sont en train de muter dans leurs métiers, les constructeurs de plateformes essayent d’imaginer les fonctionnalités de demain, le joueur lambda recherche des typologie de jeux plus ludiques, mais il reste un consommateur imprévisible (si l’on en croit la courbe de l’action Zynga an NASDAQ), et enfin le jeu sur mobile continue sa progression. Twitch est une plateforme qui s’adresse aux hardcore gamers, les purs et durs, qui se spécialisent dans des styles de jeu, voire des jeux exclusivement. On peut y consulter des informations de toute sorte, s’abonner à des canaux vidéos spécialisés, des programmes de télévisions alternatifs ( avec des compétitions en tout genre…), et si on est fatigué de la publicité on peut même souscrire à leur programme Turbo à $8,99 par mois. Du chat, du shoot, et la startup va bientôt atteindre 30 millions de visiteurs uniques, visualisant environ 1,5 heures de vidéo, pour environ 600.000 broadcasters. Basée à San Francisco, voilà qui va faire plaisir aux investisseurs qui ont mis $15 millions l’année passée. Encore un petit effort, et on entendra parler de Twitch peut être comme cela a été le cas pour Bleacher Report. Et pendant ce temps là, IGN Entertainment change d’actionnaire. Avantage aux petites structures de nos jours…

Twitch sur Twitter : @TwitchTV

Jeudi : racheter, ça va plus vite que recruter


Il est clair que l’enjeu essentiel aujourd’hui dans la tech, « pour faire le prochain Facebook comme on dit », ce n’est pas d’avoir des idées. Vous êtes, en ce moment même, des centaines à avoir précisément la même idée. Vous êtes des petites dizaines à commencer à travailler dessus. Non, clairement, c’est l’exécution qui compte. C’est la rapidité de la réalisation qui fera que votre idée sera la première sur un marché, le leader, et ainsi de suite pour attaquer une nouvelle niche, un nouveau marché. Le même jour, c’est Paypal qui annonce avoir acquis la société de développement mobile Duff Research, basée à Sunnyvale, donc pas bien loin de San José, le QG de Paypal, et Facebook reprend la société Hot Studio, basée à San Francisco. Au dela de l’intuitu personae qui lie les entreprises acquéreuses et rachetées, c’est avant tout un apport de souplesse dans des organisations qui ont besoins d’aller vite. Un apport de flexibilité, un mot tabou en France (et regardez le résultat). Et des dirigeants qui poussent, comme David Marcus à Paypal ou l’ami Mark Zuck… ça pousse sec.

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Vendredi : 100 patates la Mailbox, vive Dropbox!

J’avais parlé ici même de Mailbox et de son buzz de chiffres, la preuve par $100 millions que c’était la bonne stratégie puisque Dropbox, le géant de San Francisco du stockage dans le could, vient d’acquérir la startup Mailbox… Tout ça alors que je viens juste enfin (comme par miracle) d’avoir enfin le droit d’accéder à l’application, alors que je pensais en avoir pour au moins 17 ans à attendre. Peut être qu’ils leur ont déjà prêté des serveurs, allez savoir. Tout ça donne quand même une impression de faire passer la tech pour un grand souk digital, avec les $$$ de la Silicon Valley comme joujoux. Enfin, si tout cela crée de la valeur…

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Mailbox sur Twitter : @dropbox (vous verrez…)

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

La France, ce pays où il fait bon entreprendre… avec Parrot

L’avantage de vivre en dehors d’un pays, c’est de voir un peu mieux ce qui peut s’y passer, d’une certaine façon : ça vous rend plus positif. Plus objectif ?! La Silicon Valley, c’est aussi un lieu de passage pour ces entreprises bleu-blanc-rouge qui viennent se positionner, participer à une conférence, satisfaite de leur positionnement dans un pays où il fait bon développer une entreprise (oui, je parle bien de la France)… en attendant d’aller voir ailleurs, selon les opportunités qui se présenteront, ou pas.

Parrot est une société qui n’était pas si connue jusqu’à son introduction en bourse. Créée en 1994 par notamment Henri Seydoux, issue d’une famille d’industriels connus en France, la société va se positionner sur le marché des appareils sans fils, notamment à destination des véhicules. Et ensuite il y a cette introduction en bourse en 2006. C’est souvent le début des ennuis pour une entreprise, soumise à une logique financière et de reporting, peu propice à s’inspirer de nouvelle tendances industrielles, et qui recherche plutôt les moyens de creuser encore plus profond les sillons d’une rentabilité que la compétition mondiale a tendance à malmener.

Pas chez Parrot, au contraire. Quand on y regarde de plus près, la société n’a cessé d’innover dans des produits utilisant la technologie sans fil pour différents usages, avec un mot d’ordre : faire de beaux produits. Des enceintes Zikmu par Philippe Starck, des cadres digitaux avec Martin Szekely… et enfin, l’AR Drone en 2010. Un drone hélicoptère commandé par iPhone avec quelques éléments de réalité augmentée intégrés, vendus en centaines de milliers d’exemplaires. Le même concept du sans-fil, avec cette fois la volonté d’apporter une nouvelle expérience de jeu, non plus derrière un écran mais en action réelle. La stratégie est d’investir dans un nouveau segment mais en y apportant un caractère disruptif. 2012, l’année du lancement du casque audio Zik, avec Philippe Starck.

Et enfin, 2013, encore le CES, le show techno de Las Vegas qui réussit si bien à l’entreprise qui sait aussi communiquer se développer (prudemment) à l’international, sur un nouveau segment : le jardinage et Flower Power, qui n’est pas un slogan hippy des 60’s mais bel et bien un nouveau produit. Pourquoi ? Pour vous aider à mieux jardiner, grâce à la technologie.

Écoutez un peu Guillaume Pinto, le CTO soi-même…

Parrot, c’est un peu la fameuse entreprise du 3e type d’Hervé Seryieyx et Georges Archier. Il n’y a pas que Zappos aux États-Unis pour démontrer ce qu’est une culture d’entreprise innovante. On sent bien chez l’équipe, quand on parle aux personnes du marketing par exemple, qu’il s’y passe quelque chose. Les ingénieurs sont valorisés dans leur travail, ils viennent aux trade-show, ils font la démonstration des produits sur lesquels ils ont travaillé. Ils peuvent voir de leurs yeux le resultats d’une R&D qui vous coince en général dans les labos, loin des yeux du public. Pas chez Parrot. Chiffres d’affaires en progression, résultat net positif à 24 millions d’euros en 2012, action autour de 27 euros. R&D en France, toujours.

Ils excellent même dans le marketing viral. Alors une autre vidéo, pour le plaisir.

Cette nouvelle rubrique se veut fraîche, et je souhaitons lui longue vie ! Vous êtes une société Française de passage dans la Silicon Valley ? Contactez moi !