Revolution of Work! Ekwity, la Startup de la semaine

Chaque semaine, une thématique qui fait l’actualité en France (ou ailleurs), et la réponse apportée par une startup de la Silicon Valley…
« La Révolution du Travail » : un vrai cri du coeur à une époque plus que difficile, et pas uniquement pour le Gouvernement en France face à un veritable défi de société, mais bien sur pour beaucoup de Français qui ne savent plus à quel Saint se vouer.
Nous sommes également a l’epoque de changements majeurs dans l’organisation du travail, avec un réel espoir du coté de la micro-entreprise (et pas simplement du fait de l’éclosion du phénomène startup) : face à  une croissante démotivation de l’intérêt à son travail constaté dans les grandes entreprises, pourquoi ne pas créer son propre job, sa propre entreprise !
Un des premiers problème est de compléter les compétences dont on ne dispose pas (le marketing, la finance ou autre), sachant que lorsqu’on démarre une nouvelle activité… l’objectif est de gagner de l’argent, et pas d’en dépenser !
Le développement du Cloud computing et des offres de SaaS (Software As A Service), étant ce qu’il est, un entrepreneur Français a trouvé un service pouvant aider sur ce type de problème au lancement d’une entreprise, et pas seulement… Nicolas Charron a créé Ekwity, un nouveau service sur Internet.
L’Express.fr : Tu as décidé de te lancer dans la création d’une plateforme permettant aux entreprises de trouver les compétences nécessaires à leur fonctionnement sans forcément avoir les moyens de payer un spécialiste ou de recruter une personne. Peux tu préciser son objet, et sa cible ?
Nicolas Charron : Nous avons créé Ekwity afin de permettre aux entrepreneurs de recruter. C’est notre mission principale. Au début d’une aventure entrepreneurial, dans toute industrie, le manque de moyens financiers oblige à restreindre l’embauche de talents et réduit considérablement le bon développement et le potentiel de tout projet. Pourtant, l’argent n’est pas la première motivation d’un candidat qui décide de s’investir dans un projet ou de rejoindre une société. Aujourd’hui, Ekwity est l’alternative unique qui base le recrutement sur une entente mutuelle des parties autour de termes flexibles de compensation et de collaboration. Pour te donner un exemple concret, une candidate qui possède 8 années d’expérience en marketing, contribue en ce moment 12 heures par mois dans une startup en échange de parts et d’un espace dédié où elle peut travailler durant la semaine.
LE : Qu’est ce qui te pousse a croire qu’il y a matière a proposer une offre de service pérenne dans ce secteur ?
NC : Il y a suffisamment de matière. Depuis quelques années, nous constatons tous que certaines méthodes et habitudes de collaboration ont radicalement évoluées sur les plans culturels et économiques, dans chaque pays. L’entrepreneuriat et les créations d’entreprises sont continuellement en croissance. L’accès aux freelances en ligne et le télétravail font désormais partie du quotidien. Je dirais qu’il y a maintenant urgence à répondre à cette opportunité précise.
LE : Quels sont les objectifs que tu te fixes a terme avec cette plateforme?
NC : Notre objectif est avant tout de rendre la collaboration possible et intéressante entre un entrepreneur et un candidat. A terme, nous souhaitons notamment qu’Ekwity devienne l’outil de sourcing privilégié pour les porteurs de projets et créateurs d’entreprise.
LE : Crois tu aux chances de ce type d’offre en France par exemple et pourquoi ?
NC : Bien sur. Nous sommes confiants que les Français(es) accepteront d’être flexibles sur leurs termes de compensations et aimeront avoir l’opportunité de s’investir dans des projets qui les motivent et les passionnent. Par ailleurs, il y a déjà quatre Français qui travaillent chez Ekwity.

Sparrow Mail, du bleu blanc rouge chez Google

L’affaire va commencer à sortir peu à peu dans la blogosphère, et la presse spécialisée. Vous ne trouverez beaucoup d’informations détaillées sur le rachat de Sparrow par Google (franchement je vous laisse chasser l’information sur Google…). C’est quasiment un rachat par mois chez Google en ce moment après Quickoffice, Meebo, KikScore, Motorola Mobilty, TxVia et Milk.

Tous ceux qui souffrent avec les solutions de messagerie électronique sur leur iPhone, leur Mac ou même Gmail (je ne parlerai pas d’Outlook ou de Lotus Notes que je n’ai pas utilisé depuis des siècles…), et qui ont croisé Sparrow sur leur chemin, savent de quoi on parle…

C’est tout de même incroyable qu’une société comme Google, armé de 30.000 salariés et prétendument sacrément brillants, vienne malgré tout chercher une entreprise pour laquelle vous ne trouverez pas plus de 2 salariés sur la toile (Dominique Leca et Viet Hoa Dinh), créée en Octobre 2010, et qui n’a eu accès au capital risque que pour un montant surement  raisonnable (et encore, et peu importe !).

Clairement le produit a fait un excellent buzz, et Sparrow fait partie de ces équipes typiquement talentueuse coté ingénierie, se concentrant sur un produit  qui fait des choses simples, et qui sait se faire remarquer et aller aux évènements qui comptent par rapport à son activité (rappelez vous la WWDC). L’exécution est le mot clé de cette période Internet/Mobile, définitivement ce qui a fait la différence pour l’équipe. Et Sparrow, c’est sacrément beau !

Alors soyez les bienvenus à Mountain View, Messieurs !

La belle aventure de SocialCam

En voilà une histoire qu’elle est jolie :

– Février 2011 : lancement de l’application SocialCam pour la création d’une application d’enregistrement de vidéos sur mobiles par la société Justin.tv, connue dans le monde du vidéo broadcast,

– Février 2012 : incorporation d’une nouvelle société avec 3 salariés venant de Justin.tv, avec notamment le CEO, et, vous me voyez venir, un certain Guillaume Luccisano (le Français de la Team) qui avait rejoint cette société en Octobre 2010.

SocialCam est donc une spin-off de Justin.tv qui n’arrivait pas à avancer suffisamment vite (une trentaine de salariés seulement…) sur le décollage du produit (secteur un peu en concurrence). Elle fait un petit passage au YCombinator de Paul Graham (3 mois), réunit une équipe de Business Angels de la Silicon Valley qui a de quoi faire rougir les Emirs du Qatar, fait un passage viral à faire rougir Pinterest (je n’ai vu aucun chiffre paraître alors je les garde pour moi, mais c’est tout simplement complètement dingue…) au point de pouvoir concurrencer de gros réseaux sociaux sur certains comptes de marques…

– Juillet 2012 : SocialCam est rachetée $60 Millions par Autodesk, société qui commercialise des logiciels de 3D (pour faire simple).

Bien heureux que je suis, j’ai pu rencontrer Guillaume la semaine passée dans leur nouveaux locaux :

Il faut naturellement se montrer satisfait d’une telle évolution, ce qui ne manque pas tout de même de laisser rêveur sur la rapidité d’un tel exit pour une société aussi petite en taille et aussi grande par le nombre d’utilisateurs. Il semble que la société continuera ses activité indépendamment de sa maison-mère. On peut imaginer peut être que la chasse aux vidéo amateurs est désormais lancée, après le rachat par Autodesk de deux sociétés dans le domaine de l’édition photo et du DoItYourself.

Je dois dire qu’en bon praticien de la vidéo, et amateur du sujet, depuis notamment la version « Seesmic » canal historique lancée par Loic Le Meur il y a quelques années (qui n’avait pas pu voir le jour sur smartphones, ceci étant), j’ai rarement vu une application aussi bien achevée et commode à utiliser sur un appareil mobile.

Les Viddy, VideofyMe, HighLightCam, Magisto et autres concurrents ont intérêt à attacher leur ceinture. Comme on dit souvent, dans ce monde des startups qui ressemble souvent à un film de science fiction, il ne peut en rester qu’un.

Aucun doute n’est permis, la Silicon Valley est Rock’nRoll en 2012 !