L’actualité High-Tech de la semaine : “Ubériser” le parking, Accel, Reporty, Wezzoo et Wework

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : dur dur pour les startups à parking

Valet parkingOn pensait que tout le web allait se faire “ubériser”… Quand j’y pense, que je déteste ce terme, que l’on retrouve dans la bouche des ignorants de la chose Internet. Car effectivement, le fameux Travis Kalanick, big boss d’Uber, se moque bien de créer de nouvelles règles mais plutôt de maximiser aux sommets sa startup sur les pentes vertigineuses des valorisations et des milliards de dollars que les investisseurs ont pu faire valser à ce jour, sans vraiment vouloir changer la société : il la provoque pour voir jusqu’où il peut aller. Et on va changer le monde de la sorte ?! On veut en faire un modèle sociétal ? On verra bien où Uber va finir, alors personnellement je serai bien prudent d’en faire un verbe (je viens de découvrir que des gens en France avait ouvert un observatoire de l’ubérisation… franchement). Non, on ne peut pas tout réussir dans l’économie participative ou partagée, je ne sais plus comment la nommer. Zirx, Lux et autre Valet Anywhere sont en train de prendre la leçon que le parking à la demande demande bien des calculs pour arriver à trouver le bon modèle… Dans une ville comme San Francisco, où trouver une place de parking est un cauchemar, et où les prix des parkings sont parfois exorbitants, on pouvait imaginer que ce serait du tout cuit. Mais non. On a vu les T-shirts bleus des légions de Lux débarquer dans les rues avec leurs patinettes, mais derrière une apparente logique de marché, il y a des chiffres : des recettes, des coûts, un résultat. Et on a beau être au pays où on lève encore de l’argent sur une présentation et sans produit, où les business angels sont aussi nombreux que les cadres sup’ d’une SS2I Française, quand le cash part trop vite, la machine s’affole et le pivot n’est pas loin. Il a fallu du temps pour qu’Instacart trouve des positions favorables sur son marché de livraison de courses, et pour les parkings la parade reste à trouver. Toutes ces entreprises se sont donc transformées en prestataires d’évènements en attendant mieux, sachant que certaines ont d’ores et déjà mis la clé sous la porte. Il s’avère que cette activité est trop chère à développer car elle demande trop de main d’oeuvre. Et comme ces entreprises se trouvent de plus en plus obligée à embaucher les petites mains plutôt que de les prendre en intérim, la logique financière pour le coup reprend la parole. Il va falloir servir son bloc-note et sa calculette pour trouver le bon angle, sachant que chaque ville, surtout aux États-Unis, est différente avec ses propres habitudes et caractéristiques. Sortir du modèle à la demande pour aller vers d’autres plus en mode de rendez-vous. Trop tôt ?!

Mardi : Accel s’en fout de la bulle

Capital risqueC’est une nouvelle bulle, et elle va éclater. Les entreprises de la Valley commencent à annoncer des licenciements. Les VCs (Venture Capitalists) comme Google Ventures ont ralenti leurs investissements. Les élections Américaines approchent, et leur issue est plus qu’incertaine : qui va diriger le pays et avec quel politique ? C’est de plus en plus difficile de trouver de l’investissement, et les consignes ont été passées aux fonds de lever le pied en attendant que l’orage passe. La caravane passe, et Accel en profite pour lever un nouveau fonds de 2 milliards de dollars. Je me souviens de mes premiers pas à San Francisco où les fonds levaient environ 500 millions, c’était la taille moyenne. Maintenant, pour les grands fonds de la Valley (NEA, Andreessen Horowitz, et maintenant Accel Partners), c’est à coup de milliards. Ce sera 500 millions pour les petites startups Américaines en plein démarrage, et le reste pour les plus grosses. Il était temps, Accel n’avait pas levé de fonds depuis 2 ans, ça commençait à sentir le désintérêt des bailleurs de fonds des investissements technologiques. Ça leur a pris 2 mois pour rassembler la somme, ce qui semble bien dérisoire et totalement à contre-courant. Ce qui m’amuse dans ce cas, et je regrette n’avoir pu poser la question moi même, et ce qui m’intéresse surtout c’est d’où vient donc cet argent. Mais à défaut d’être indécente de curiosité, il y a des règles dans ce pays et dans ce métier, mais je serai prêt à parier qu’il sort des ATM d’Asie, tant la conquête de l’Empire Chinois a pris un importance. Après les banques, les fonds d’investissement ? En tout cas, les serial entrepreneurs Français, si vous voulez lever de l’argent, vous savez où ça se passe…

Mercredi : petite leçon de Startup Nation

ReportlyLa Startup Nation, c’est le surnom donné à Israel depuis la sortie d’un livre de deux journalistes Américains qui expliquaient les mécanismes rendant possible un niveau d’innovation très élevé pour un petit pays de moins de 10 millions s’habitants. Il faut dire que la population passe un temps certain à se consacrer à la protection d’un territoire entouré de gens qui ne leur veulent pas que du bien, et ça excite l’innovation à un point assez unique qui ne se retrouve pas à une si forte densité ailleurs. On a vu surgir les vidéos de conducteurs Russes installant des caméras à bord de leurs véhicules afin de se prémunir d’accidents provoqués. Aujourd’hui, nous ne sommes plus surpris de voir une Gopro sur le casque d’un motard. C’est une autre tendance qui devrait arriver depuis Israel, à savoir la possibilité de joindre les forces de police par vidéo en cas d’urgent afin de communiquer en toute clarté les accidents qui pourraient être provoqués. On ne compte plus les tentatives d’assassinats dans les rues de Jérusalem ou de Tel Aviv, et la startup Reporty (dont le Président est l’Ancien Premier Ministre Israélien Ehud Barak). Finis les coups de fils : désormais au plan national ce sont des appels vidéo, ave cla possibilité de communiquer par messages instantanés ou par SMS, avec géolocalisation intégrés lorsque l’on cherche à joindre la police. Ik est également possible d’utiliser le signal wifi pour une meilleure précision dans la localisation. Il s’agit d’une simple application mobile à télécharger.

Jeudi : gare aux pigeons avec Oombrella

Plume LabsIoT. Internet of Things. Les objets connectés. Je lisais une interview posant notamment la question du décollage des objets connectés en 2016 dont l’essence était de dire qu’il existe un problème de maturité sur ce marché. Il est vrai que s’il y a une conclusion que l’on puisse faire au retour du CES en Janvier dernier, c’est que les industriels semblent complètement paumés par rapport aux utilisateurs finaux, leurs clients et lire un peu trop la presse venue de la Silicon Valley qui leur annonce un grand boom sur ce marché, et qui se mettent à sortir des produits dans tous les sens sans se préoccuper des usages. C’est pathétique de voir tous ces objets inutiles alors qu’on a encore du mal à expliquer comment mettre en marche un routeur pour son wifi. Regardez ce dont sont capables ces startups : Wezzoo vient de lancer sur Quickstarter, la plateforme de financement participatif, un parapluie qui qui vous alerte en cas de pluie annoncée, ce qui est tout de même essentiel dans un pays comme la France où la météo est toujours prête à vous jouer un mauvais tour. D’autant plus que la startup Française PlumeLabs vient de faire un partenariat avec Twitter pour vous mettre à Londres (surement bientôt à Paris j’imagine) des pigeons équipés de sac à dos capteurs de pollution pour évaluer le niveau de dioxide de nitrogène et d’ozone, les deux ingrédients responsables de la pollution. Alors attention aux jets de fiente qui risquent de tomber encore plus qu’avant, votre parapluie vous sera bien utile. Franchement, foutre des sacs à dos sur des pigeons… On avait pas imaginé mieux depuis la guerre de 14.

Vendredi : Wework, la star des espaces de co-working 

WeworkJe ne vous ai jamais parlé de mon (petit) bureau mais en fait je travaille à l’intérieur d’un unicorne, en l’occurence dans un des nombreux centre de co-working de San Francisco proposé par WeWork. Wework, c’est un projet né dans les années 2008 à New York en partant d’une idée de fédérer plusieurs sociétés dans un même étage, qui a miraculeusement poussé comme un champignon atomique avec l’explosion du monde des startups et aussi la prise de conscience qu’il était possible de recycler ces immeubles qui parfois prennent à trouver preneurs dans un monde où l’immobilier de bureau avait du mal à se positionner avec des montagnes russes économiques qui font que les entreprises ont besoin de flexibilité. Effectivement, tout comme elles ont besoin de pouvoir adapter leurs ressources à leurs marchés, n’en déplaise aux perturbateurs de gauche qui veulent garder la France dans une économie du 20e siècle, les entreprises doivent pouvoir s’adapter en terme d’infrastructure sans nécessairement s’engager 9 ans dans un bail. Adam Neumann, un espèce d’entrepreneur mélange de Richard Branson, de Gandi et de Jerry Lewis, a su surfer sur la vague de la croissance de ce besoin et développer à coups de millions de dollars (1,43 milliards pour le moment) des bureaux à travers New York, San Francisco, Londres, Tel Aviv, Montreal, Berlin, Amsterdam, Shanghai, et encore plus à venir. Comme le dit Adam avec son sens de l’humour caractéristique, il a eu la chance de grandir dans un kibboutz et il a pu ainsi très jeune apprendre les avantages de la vie en communauté ! Ils ont également su rendre rentable le premier étage mis en place en 2008 et aujourd’hui sont à la tête d’une société valorisée quelques milliards, ont renvoyé Regus dans les archives et rachètent des startups comme Welkio qui prend en charge l’accueil de visiteurs dans des bureaux sur tablettes, pour le plus grand plaisir d’un Français de San Obispo, co-fondateur de la startup. Petit détail, le prix du bocal commence à 800 dollars. La France ? Malgré mes insistances, il semble que ce pays ne soit absolument pas une priorité, ni dans les plans. C’est franchement trop compliqué d’y gérer une entreprise ayant besoin de flexibilité. Et les mouvements constatés ces derniers temps est tout sauf un signe d’encouragement pour y lancer des investissements.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Prompt, Toyota, Blue Origin, HP Enterprise, General Motors

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Je suis Prompt

Prompt

Internet reste une affaire bien trop compliquée à prendre en main sur un ordinateur : processus d’enregistrement et d’accès, multiplication des expériences utilisateurs qui font que rien n’est pareil, ou tout est différent d’un site à l’autre, méconnaissance des règles de base permettant à un utilisateur lambda de se repérer dans cette jungle du code… Et puis il y a les navigateurs, au sein de chacun toutes ces fenêtres ouvertes. Bref on s’y perd dans ce micmac. Alors quand arrive une solution qui vous simplifie la vie, on ne peut qu’applaudir et se jeter dessus, ce que j’ai fait pour Prompt afin d’essayer cet outil qui tient dans une seule fenêtre 45 commandes. Pami ces commandes on trouve Gmail, Google Calendar, Wikipedia, Crunchbase, AngelList,Yelp, IMDB, Evernote, Uber, etc. Bon, il va falloir améliorer les codes de syntaxes pour utiliser chacune des applications pour envoyer un SMS, créer un RDV, commande un Uber. Mais je persiste à apprécier les tendances simplifiant l’expérience de communication avec une application dans son plus simple éléments. La reconnaissance vocale attendant au coin du feu, je rêve de voir cette facilité technologique avec Prompt pour rendre l’expérience joviale et simplifiée. Allez, c’est une jeune startup issue de l’incubateur YCombinator, la Rolls des incubateurs de la Silicon Valley… Encore un petit effort de code ! Sachant qu’avec Alexa, la voix qui fait tout chez Amazon, je ne serai pas surpris de voir plus d’application utilisant la voix. Un standard est en cours (on peut rêver) !

Mardi : Toyota et la mobilité

Blaid

 

Il est grand temps que les constructeurs automobile se regardent en face et comprennent que leur industrie n’est plus nécessairement dans cet obsession des gens de se faire refiler un caisson sur 4 roues, mais de se préoccuper de leur mobilité. Pour le coup, miracle, une division de Toyota Motor Corporation travaille sur le projet Blaid depuis 4 ans avec a pour objectif de mieux comprendre les besoins de mobilité de aveugles et malvoyants. Porté sur les épaules, le dispositif utilise des caméras, des haut-parleurs et des diffuseurs de vibration pour permettre au communiquer des informations à l’utilisateur. En retour, l’utilisateur interagit avec le dispositif grâce à la reconnaissance vocale et des boutons. Le projet est toujours en phase d’expérimentation. Toyota prévoit d’ajouter la cartographie, la reconnaissance d’objets et la reconnaissance faciale pour rendre l’appareil plus intuitif. À terme, l’objectif est de rendre la conduite plus sûre, sachant que le constructeur automobile japonais a travaillé déjà depuis plusieurs années sur le développement de la robotique pour accompagner le vieillissement de la population. “Toyota,c ‘est plus que les voitures ou les camions que nous construisons. Nous sommes convaincus de pouvoir jouer un rôle en travaillant sur les problèmes liés à la mobilité, notamment en proposant des solutions aux personnes à mobilité réduites”, a annoncé un des officiels de Partners Robotics, une Division de Toyota.

Mercredi : Jeff Bezos veut lui aussi vous envoyer en l’air

Blue Origin

Y a pas à dire : les nouveaux entrepreneurs de ce monde veulent tous aller faire joujou dans le ciel. C’est comme si les gens ayant un peu réussi sur terre on l’impression de s’emmerder sur ground zéro alors ils s’imagine en sauveurs de l’humanité en créant des véhicules qui peuvent aller et venir dans le ciel. Ça laisse rêveur mais en même temps on peut en tirer quelque constat… D’une part les grandes nations de ce monde sont complètement à la masse, parce que voir des Elon Musk et maintenant Jeff Bezos être capable de financer des compagnies qui construisent de tels engins en temps record et le tout avec des fonds privés (j’imagine, ça se passe aux États-Unis et non en France), c’est quand même une nouvelle époque dans laquelle on vit. Ensuite, quand on imagine ce que la science fiction a pu écrire sur le sujet des civilisations abritées sur des vaisseaux allant à travers les galaxies pour trouver un monde meilleur… Rappelez vous Jules Verne, il devait surement passer pour un illuminé par ses contemporains. Relisez donc ses aventures et vous verrez. Va savoir si Elon n’est pas à l’orée d’un truc inimaginable aujourd’hui, mais avec ce qu’il st en train de faire avec SpaceX. Donc Bezos, Mister Amazon est parti lui aussi dans la quête de l’espace avec la société Blue Origin qui annonce lancer des vols commerciaux suborbital. Jeff Bezos a fondé sa société il y a 15 ans en 2000, à Kent dans l’état de Washington, qu’il a décidé de laisser travailler sans tambour ni trompettes, à l’opposé de SpaceX qui ne cesse de communiquer sur ses vols, même ceux qui sont ratés. Jeff est un homme prudent et c’est aujourd’hui 600 employés qui vont ainsi voir, si je peux m’exprimer ainsi, voir le bout du tunnel et pouvoir se congratuler lors du lancement du premier “New Shepard”, nom donné à leur enfin spatial. Ce sera un vol de quelques minutes pour 6 passagers : commencez à économiser à mois que les sommes à 6 chiffrs ne soit pas un effort pour vous. Et là-bas, en France, y a pas un Niel ou un Granjon ou encore un Simoncini pour vous faire voyager dans l’espace ? Non, c’est vrai, c’est un pays d’intellectuels où des pseudo-scientifiques vous explique que l’homme qui va vivre 1.000 ans est déjà né. Le pays des Voltaire, pas celui des Armstrong. Le pays du passé dans le futur, pas le pays de l’action au service du futur.

Suivre la société Blue Origin sur Twitter : @BlueOrigin

Jeudi : HP prêt à “shipper”

HP Enterprise

On ne les attendait pas là. “Hewlett Packard” est encore parmi nous, à travers son entité HP Enterprise. Depuis la création de l’entreprise en 1939 qui allait devenir un des fleurons (passé) de la Silicon Valley, la société a vécu un moment déterminant en Novembre 2015 en se séparant en deux : Hewlett Packard Inc, qui continue de vendre du matériel et HP Enterprise qui vend du logiciel. Quelque mois après cette opération capitalistique, HP Enterprise arrive sur le marché avec une solution prête à être vendue sur le marché (on dit vulgairement “shipper” en langage de logiciel informatique) : il s’agit de machine learning et ça s’appelle Haven OnDemand. Il y a une course à l’intelligence informatique dans les arrière-cours des startups avec IBM et son Watson, et puis les Google et Microsoft et j’en passe bien sûr. L’objectif est de construire des ponts entre les systèmes informatiques, sachant que dans les années 90 c’étaient les sociétés de services qui se chargeaient de ce problème, avec plus ou moins de succès. Désormais, l’informatique s’est ouverte avec les API (les interfaces de programmation informatique) et des entreprises comme IBM et HP, les rois du services informatiques, essayent de reprendre une position dominante dans ce marché. Car dans l’informatique d’aujourd’hui, c’est par leur politique d’ouverture aux autres sites et applications qu’un service web, une application mobile, devient prédominante sur son marché. Et comme les règles ont un peu changé aussi, car désormais tout le monde travaille avec tout le monde, c’est sur de la technologie Microsoft (la plateforme Azure) que les services seront bientôt disponibles en mode beta. L’objectif est de proposer des analyses basées sur les sentiments, la reconnaissance vocale, car parler de machine learning, c’est un peu comme parler de la soupe aux choux : on sait ce que sait, mais pas forcément ce qu’il y a dedans. Ça commencera par un prix de $10 par mois. À suivre…

Suivre Haven onDemand sur Twitter : @HavenOnDemand

Vendredi : GM et son milliard pour Cruise Automation

Cruise Automation

On reste dans la voiture avec le constructeur Américain GM qui vient de faire l’acquisition d’une startup qui a construit système de pilotage automatique sur autoroute qui installe sur votre véhicule existant. La technologie de la société Cruise Automation, fondée en 2013, ayant levée moins de 20 millions de dollars avec une trentaine d’employés utilise des capteurs et la technologie avancée de vision artificielle pour garder votre véhicule dans sa voie avec une distance de sécurité de la voiture qui se trouve devant. Cette belle affaire technologique pour GM s’est élevée a priori aux alentours de 1 milliard de dollars, en cash et en actions. Quand même, avec une dernière valorisation de 90 millions de dollars lors de sa dernière levée de fonds, c’est plus qu’un achat, c’est un coup de foudre ! Ça fait un beau ratio de retour sur investissement pour les investisseurs en moins de 3 ans. Toi qui est serial entrepreneur (comme j’en vois hélas un peu trop souvent, parce que quand on fouille derrière, ben on y trouve pas grand chose), si tu t’y crois si malin, comme dirait Max Levchin, ancien CTO de Paypal, observe et cherche la bonne idée, le bon segment. Et le bon timing si tu veux faire fortune ! Chaque constructeur a sa propre cible pour éviter de se faire trop secouer par Google et ses voitures sans chauffeurs. Ford avait son partenariat avec une société de robotique, désormais GM avec ses 10 millions de véhicules vendus en 2015 à sa propre technologie pour avancer dans ce nouveau marché des véhicules (réellement) automatiques. La mobilité on vous dit !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : GoPro, Kiddle, le Pentagone, Amazon, Brighteye Innovations

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : GoPro rachète Stupeflix

download (4)C’est amusant, c’est à quelque jours près de SxSW (prononcer “South by South West”), la conférence dézinguée organisée tous les ans à Austin dans le Texas, la date anniversaire de ma rencontre avec Nicolas Steegman, il y a quelques années (en 2010), le fondateur de Stupeflix, qui a fait preuve d’une certain persistence pour arriver là ou sa société est arrivée, c’est à dire dans les draps de GoPro. Je dis les draps, parce que pour une startup qui rejoint une star de la tech, un rachat, c’est un peu toujours comme une nuit de noces… Et vas-y que tous les médias en causent, et que les coqs nationaux crient à tue-tête “Vive la France”. Au moins, on pourra dire que Stupeflix n’aura pas été Montebourisée. C’est quoi ? Je m’explique : autant on peut associer le Ministre de tutelle actuel du numérique au verbe “ubériser”, symbole d’un monde politique et économique qui vit un peu avec son temps, autant l’ère Montebourg aura été synonyme de destructeur de valeur de la « FrenchTech » comme ils disent à Paris en empêchant surtout le rachat de DailyMotion par Yahoo! On a beau dire que Yahoo! n’est pas spécialement dans de beaux draps en ce moment (décidément), ça a quand même donné un signal pourri à tout une industrie, et pas arrangé nos affaires en terme de réputation ici dans la Silicon Valley. Et le pire c’est qu’il est de retour aux affaires, Sir Arnaud. Startups, dépêchez vous de quitter le sol national avant qu’on ne vous nationalise. En attendant, la société Stupelix, spécialiste de la vidéo qui donne de super pouvoirs aux entreprises qui boivent sa potion magique, pour développer de très beaux contenus, qui avait connu ses petites heures de gloire avec son application mobile. On n’st pas bien sûr de ce que vont devenir les 26 employés de la startup, sachant que la majorité se trouvent à Paris, ce qui n’est pas la pote à coté de San Mateo en Californie. Ça va encore assécher la France de ses talents. Arnaud, reviens (c’est le cousin de Léon)…

Mardi : Kiddle, un moteur de recherche pour les enfants, tous les enfants ?!

_88513347_88513346Kiddle est un engin de recherche sur Internet développé au sein de “Custom Search Engine”, une plateforme que Google met à disposition des développeurs, dédié aux enfants, censé les protéger de ce qu’ils ne doivent pas trouver sur le web, qui ressemble un peu trop souvent à une grosse poubelle. On peut donc se créer son propre engin de recherche grâce au site “Custom Search Engine” si on le souhaite, c’est par ici que ça se passe. Mais visiblement, ce fameux site Kiddle n’est pas destiné à tous les enfants. En effet, les enfants vivant dans des couples mono-parentaux risquent de se sentir un peu isolé selon une découverte faite par la BBC. Certains mots se sont retrouvés ainsi censurés comme “lesbian”, “gay”, “bisexual”. En peu de clics, il était possible de retrouver que la création de cette engin de recherche était la création d’un certain Vladislav Golunov…et il faut reconnaître que la mentalité russe n’est pas la plus ouverte sur ce type d’évolution de notre société moderne. C’est ainsi que des parents et des professeurs se sont plaints de ce blocage, arguant que des enfants en recherche d’explication sur leur propre nature n’hésiteront pas aller chercher l’information où elle se trouve, et il est préférable que Kiddle soit en mesure d’apporter les premiers éléments de réponse. La censure doit toujours être mesurée par les exceptions qu’elle peut généré, le but n’étant pas d’isoler des communautés sous des prétextes de moralité non globale et non objectifs. Je me demande d’ailleurs quelles seront les conséquences de certaines censures récentes apparues en France récemment et voulues par les Autorités. La technologie, elle, se doit d’être globale, et indépendante. Kiddle n’est censé par stocker les données des utilisateurs. Après quelques essais, l’affaire semble être réglée.

Mercredi : Eric Schmidt à toutes les sauces

Google Executive Chairman Schmidt addresses the CDU party economic council in BerlinJe suis en général ravi des bonnes choses qui peuvent arriver à mes contemporains, mais je dois reconnaître qu’Eric Schmidt, ancien big boss de Google, m’impressionne particulièrement. Dans une ère du business mondial où des entreprises sont obligées de se battre sur des terrains un peu disons glissants dans des pays comme la Chine, les États-Unis donnent de drôles de leçons. Effectivement, pendant qu’Uber perd 1 milliard de dollars dans sa compétition au pays du soleil levant, où une startup Allemande d livraison à domicile se retire du marché Chinois du fait de pratiques déloyales de ses concurrents locaux (ventes à pertes) et que Qualcomm se fait pincer par l’autorité des marchés financiers US pour avoir distribuer des dessous de table à des officiels Chinois, et bien Monsieur Schmidt, dont la biographie indique qu’il est employé de la société Alphabet (Google quoi…) va se retrouver à la tête d’un Board au Pentagone (en clair le Département de la Défense Américain) chargé d’apporter les meilleurs innovations de la Silicon Valley à la connaissance de l’Armée Américaine. Décidément, c’est bien du monde qui a un souci avec la meilleure façon d’approcher l’innovation… au mépris peut être de certaines règles élémentaires de séparation du savoir, à défaut de séparation des pouvoirs. Comme quoi, chez certains, et aux États-Unis, c’est aussi le cumul des mandats qui posent problème…

Jeudi : Alexa continue de l’éclaircir la voix…

Alexa NestBon, Amazon est en train de nous refaire le coup du cloud. C’est un fait connu : le vendeur en ligne est devenu le roi du cloud, celui qui gagne à tous les étages, en reprenant une chanson de Gainsbourg. Je le soupçonne aussi, comme je l’ai déjà dit ici, de vouloir supplanter les acteurs de logistique, pour devenir à son tour un prestataire, et devenir ainsi incontournable dans la livraison. Quand on voit l’accord en Angleterre avec Morrisons pour servir des produits frais aux clients Amazon Prime et Amazon Pantry, on retrouve même le syndrome Netflix où Amazon va concurrencer les retailers tout en collaborant avec eux sur des activités off-line cette fois. Amazon investit dans l’air, sur mer et sur terre, alors affaire à suivre. Sur une autre domaine dans les objets connectés, pendant qu’ils sont tranquillement en train de se préparer dans l’arrière-cour de l’iOT, à signer des partenariats avec toutes les couches nécessaires du cloud, Amazon commence à ouvrir sa belle Alexa qui vous cause de sa très électronique voix pour la connecter avec tous les objets qui font de belles ventes, à commencer par le thermostat de Nest… Pas de meilleure façon de se développer à travers une nouvelle industrie qui n’arrête pas de faire parler d’elle et qui va inexorablement ses développer à grande échelle. Et je pense que cet appétit de connectivité d’Amazon ne va pas s’arrêter et qu’Alexa va avoir la voix qui risque de grossir (à défaut de le faire physiquement) dans les périodes à venir…

Vendredi : Brighteye Innovations veut vous faire trembler

iTensJ’ai déjà évoqué dans ces lignes le plaisir de voir arriver la technologie qui rend la vie des gens plus facile, notamment dans la prévention des risques de santé comme le cancer. Ça ne va jamais assez vite, mais c’est mieux que rien. Parfois néanmoins, ça va trop vite, voire trop loin. En ancien sportif de haut niveau, j’ai appris que l’on ne pouvais pas tout faire en terme de thérapie, notamment après des blessures nécessitant des traitements aux petits oignons. Dans le cas de Brighteye Innovations, la société basée à Akron dans l’Ohio a choisi de financer par l’appel au peuple via Indiegogo un système permettant de se soigner soit même par un mécanisme de stimulation électrique des muscles par l’intermédiaire d’un patch que l’on dispose là où ça fait mal qui s’appelle iTens. En théorie parce qu’à moins de soupçonner nos amis d’avoir créer un nouveau sex toy déguisé, il est à mon sense déconseillé de se faire ce type de traitement soit même sans un avis médical. Les kinésithérapeutes ne font pas toutes ces études pour rien, et un mauvais traitement, ou un traitement inadapté, peut créer des problèmes là où il n’y en a pas. Ce type de produit est tout à fait significatif d’une période où l’on ne prend pas toujours le temps de réfléchir au produit que l’on aimerait bien créer, et ce n’est pas un agrément de la FDA (Food and Drug Administration) qui m’empêchera de penser que cet iTens est une ânerie. Je trouve certaines positions de la FDA à l’égard de nouveaux standards de nutrition plutôt discutables, et il ferait mieux de se focaliser à accepter des agréments bien plus importants eu égards aux problèmes de santé publique. Si ça vous tente, rendez vous sur la page Indiegogo, et jugez en par vous même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Rocketbook, Masterclass, Treat, Luna et Brain

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Rocketbook, le cahier qui recycle le micro-onde

Rocketbook WaveJ’adore ces nouvelles technologies de l’inutile au premier abord, ça permet de remplir des pages sans intérêts. La force de Rocketbook Wave, c’est de les rendre infinies (les pages inutiles). Je m’explique : Joe Lemay est l’heureux fondateur de la société Rocket Innovations, basée à Boston, et il a inventé le cahier qui s’efface quand on le passe au micro-onde. Il a du en avoir, des réunions sans fins avec prises de notes sans avenir lorsqu’il travaillait chez Oracle ou encore Salesforce, et certainement en tirer quelques inspirations. Il a donc choisi l’année dernière la plateforme de financement participatif de la cote Ouest, Indiegogo, pour proposer un cahier numérique qui, accompagné d’une application mobile spécialement développée pour cette occasion, permet de stocker les informations que l’on y consigne sur des applications comme Dropbox, Evernote ou Google Drive, à l’aide d’un stylo spécial que l’on peut trouver dans le commerce. Ce cahier à la particularité d’effacer les informations qui y sont écrites après un passage de 30 secondes au micro-ondes. Fallait y penser. 25.000 personnes l’ont commandé, il a réussi à obtenir plus d’un million de dollars pour cette campagne, et 35.000 cahiers qui seront bientôt livrés. Rebelote cette année sur Kickstarter cette fois, il reste encore 30 jours, alors c’est le moment de souscrire pour avoir son petit cahier… pour ceux qui ont encore un four à micro-onde chez eux !

Suivre Rocket Innovations sur Twitter : @RocketInno

Mardi : Dustin Hoffman est mon nouveau prof

Dustin Hoffman on MasterclassIl y a pléthore de fantasmes à réaliser pour toutes les groupies du monde, mais je connais une technologie qui va es ravir. Enfin je parle d’un simple site internet permettant de suivre des cours avec ses stars favorites… Masterclass, une startup de San Francisco, explore le terrain des plateformes d’éducation en proposant des classes servies par des stars. Imagine un cours de jonglages avec Zlatan, un cours de haine raciale avec Dieudonné, un cours de communication avec Jean-François Coppé, un cours de journalisme avec Bernard Tapie… La liste pourrait être longue, mais il faudra se contenter dans un premier temps de Dustin Hoffman pour apprendre le métier d’acteur (5 heures de session), ou Serena Williams (2 heures)pour jouer au tennis. Usher (16 vidéos), Cristina Aguilera, et Kevin Spacey récemment sont d’autres atouts pour bien faire vendre le site et c’est un petit 15 millions de dollars qui viennent d’être encaissés pour continuer de proposer par exemple un petit cours à $90 avec Dustin… C’est clairement le boum de ce type d’activités après les préconisateurs comme Udemy ou encore Coursera, mais sur le format bien connu des masterclass pour la danse, la comédie, etc. Beaucoup de startups s’y sont lancées, et l’avantage de Masterclass est d’avoir des noms pour attirer le public, même si je ne suis pas bien certains que les $90 me permettraient au final de décrocher un bon rôle au cinéma ! Vous me direz : mais comment ils ont fait pour les avoir ?! Et bien l’un des fondateurs connait l’une des filles de Dustin Hoffman. Et quand on a un gros poisson dans l’affaire, en général les autres suivent. C’est comme la pêche aux investisseurs, même topo. Parlant d’investisseurs, il semblerait que certaines stars de la plateforme aient mis de l’argent dans l’affaire (Spacey, Usher…). Mais on en saura pas plus sur le business model !

Teaser pour le MasterClass de Dustin Hoffman : https://www.youtube.com/watch?v=qRKLjGurI8E

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Mercredi : Trick or Treat…votre alimentation ?!

TreatLa malbouffe…on y revient. Nous sommes tellement empêtrés dans nos habitudes de vie, à commencer par le mode culinaire hérité de nos parents. Et par dessus tout ça, il faut aller vite parce qu’on a vraiment de moins en moins de temps pour soi. Pour comprendre ce qui est bon pour soi, et pas forcément ce que l’on aime. Et ça donne de l’obésité, du sur-poids, du mal vivre. Tout le monde n’a pas la chance de vivre avec un coach en diététique, ni d’avoir les moyens de s’en payer les services. Alors voilà, c’est là où intervient la technologie ! L’application Treat, pour les heureux possesseurs d’iPhone, permet de collaborer avec un coach spécialisé en nutrition afin d’améliorer les habitudes alimentaires. L’objectif de cette application est de se concentrer sur les régimes qui permettront d’aider le système immunitaire à mieux fonctionner, au moins pour certains soucis comme l’eczéma ou le psoriasis. C’est véritablement sur cet aspect que se situe l’avenir de l’alimentation moderne : plus se concentrer sur la qualité et non plus la quantité. C’est enfoncer a priori une porte ouverte, mais quand on parle de qualité, c’est revenir aux bases : ce n’est pas simplement se nourrir avec des aliments sains, mais des aliments qui vont servir à se porter mieux… un peu comme se soigner, mais de façon préventive, grâce à une bonne connaissances de ses gènes, de ses caractéristiques. Je m’achèterai bien un iPhone rien que pour essayer et voir ce que l’application propose. Car malheureusement il va falloir un peu attendre pour que l’on reconsidère à la fois la connaissance que nous avons de nous-mêmes biologiquement (vous connaissez 23andme?!), et disposer d’un véritable GPS de son alimentation (ça, ça devrait arriver bientôt). Stay tuned.

Lire le blog de Treat : http://blog.treatapp.io/

Le site de Treat : http://treatapp.io/

Jeudi : Luna , la nounou qui traduit le cri du bébé

LunaAvoir un enfant n’est jamais chose facile… et je ne parle pas du premier, c’est encore pire. Il faut trouver le juste équilibre entre son intuition (qui, il faut bien le dire, manque souvent quand on manque d’expérience), et le conseils de sa vieille tante (ou de sa belle-mère, ça dépend des cas) quand bébé se met à crier. Mais qu’est ce qu’il veut bien nous dire ?! Bon, à cette âge là, dans les grandes lignes, ça ne veut pas dire grand chose d’autre un cri de bébé autre que : je suis fatigué, j’ai faim ou je ne suis pas bien. En même temps, le bon sens, ça peut quand même aider , il suffit d’avoir de bonnes oreilles et du bon sens. Alors si vous manquez des ces deux éléments de base, ça arrive, Luna (une fois encore, si vous êtes l’heureux possesseur d’un iPhone) est là pour ça : l’application mobile “traduit” le pleurs du bébé dans un langage compréhensible pour les parents. Alors attention à la batterie du smartphone si ça arrive hors de la maison, pace que sinon ce sera panique totale ! Attention, les suggestions ne garantissent pas du résultat, alors n’hésitez pas à demander l’avis d’un médecin avant de vous fiez à ce diagnostic !

Vendredi : Brain vous fait chauffer le cerveau avec ses serveurs

Jerry YueBon, après Google, toutes ces startups d’intelligence artificielle, le big data, et je ne sais quoi d’autres : quoi de neuf ?Il y a Jerry Yue. 25 ans au compteur et la bio qui tue : “Jerry a commencé à programmer à l’âge de 8 ans. Il a inventé plusieurs applications ayant au total plus de 10 millions d’utilisateurs et reçu plus de $10 millions d’investissement. Il est en train d’essayer de réinventer le navigateur.” Comment fait-on pour ré-inventer le navigateur ? Et bien grâce à l’intelligence artificielle pardi ! Donc comment ça veut marcher : leur algorithme sert les informations les plus pertinentes dans le contexte de l’utilisateur sans qu’il lui soit nécessaire de parcourir les résultats de recherche. “Google est un moteur de rechercher, Brain est un moteur de motivation” (en anglais Jerry parle de “ambition engine”, je lai donc traduit de cette façon). Jerry veut créer un assistant virtuel pour chaque utilisateur en laissant les utilisateurs rentrer non seulement qui ils sont, mais aussi ce qu’ils font, et ce qu’ils veulent faire dans le futur. De cette façon, le moteur de Brain fournira les informations les plus pertinentes par rapport à l’utilisateur au fur et à mesure qu’il avance par rapport à ses objectifs recherchés , faisant ainsi correspondre les informations à la matrice créée par l’utilisateur. Brain devrait aussi faire combiner ces matrices à une plateforme sociale permettant de connecter les utilisateurs ayant les mêmes objectifs. La mission de Brain selon Jerry est de servir l’internaute dans un contexte pertinent en toute circonstance. Jerry vient de trouver un investisseur de son pays d’origine, la Chine, pour assurer les premiers développement ($1,5 millions). “La différence de temps entre le besoin d’une personne et la capacité de le satisfaire via Internet est en train de se réduire. Le cerveau humain et Internet sont en train de converger”, dit Jerry. Que l’n soit d’accord ou pas, c’est bien dit !

Suivre Jerry Yue sur Twitter : @Jerryshengyue

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : la santé, Amazon, Google, MyBlend et Justin

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : faire de la technologie c’est surtout être au service des gens

Photo: Alamy, FilesJe ne sais pas pour vous, mais je trouve que cette saloperie de cancer gagne du terrain. Et ça ne s’arrange pas avec l’âge. Alors la détection, c’est un élément clé de la lutte de ce fléau. Malheureusement je ne parle pas de notre alimentation, même si c’est je pense un des problème de base. Je vis aux États-Unis et à ce titre, je me sens en première ligne sur ce point : on mange peut être bien à San Francisco, on trouve de bon produits, mais globalement ça reste le pays de la “malbouffe”, où plus d’un Américain sur 3 est obèse… en 2010 ! Imaginez maintenant… J’ai déjà parlé de Color Genomics, cette startup qui cherche à faire avancer les méthodes préventives en démocratisant l’accès aux tests génétiques, notamment pour prévenir le cancer du sein, ou le cancer des ovaires, , dont le prix de ce type de test passe d’environ entre $1,500 et $4,000 à $249 avec Color Genomics. Dans la même démarche, des scientifiques de Californie viennent de développer un test qui permet de détecter avec précision la présence supposée d’un cancer au sein de votre organisme en recherchant parmi les fluides qui circulent dans le corps : la salive peut aider dans ce mécanisme. Le test pourrait couter dans les $20, et il dure 10 minutes ! Les essais en clinique vont commencer cette année, avec l’approbation espérée de la FDA (Food & Drug Administration qui gère ce type d’autorisation)…dans les deux ans !!! Deux ans : il faut croire que ces fonctionnaires ont d’autres chats à fouetter que des urgences de santé publique. Avec un peu de chance, le Docteur Wong espère le test être disponible dans les 10 ans en Grande-Bretagne. Hum. En France, ça se passe comment se type d’expérimentation ? Ça intéresse quelqu’un ?! Autre message d’espoir, des chercheurs du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine ont développé une imprimante 3D capable de reproduire des os, des muscles et du cartilage en pièces détachées qui peuvent pousser après des implantations : les fils d’impression sont composés d’un gel comprenant des cellules souche et du plastique bio-dégradables. Ça tombe bien, j’ai une ligamentoplastie au genou gauche qui donne des signes d’affaiblissement.

Mardi : Amazon et sa course contre la montre

Amazon NowAmazon introduit la livraison depuis les restaurant en 1 heure à San Diego. Ce marché est assez encombré avec Postmates, Doordash, Uber, sans compter les applications qui vous font l’effet “kiss-cool”, c’est à dire qui cuisinent et qui livrent comme Munchery et SpoonRocket. Mais rien de résiste à Amazon. Et je ne serais pas surpris d’entendre parler de Google un de ces quatre, sachant qu’ils ont annoncé récemment la livraison de produits frais à San Francisco et Los Angeles. Je peux vous garantir que les deux startups de San Francisco ont énormément de mal à développer leurs activités malgré les fonds levés et les apparences, mais en fait ils sont en train de servir de lièvre aux géants d’Internet qui s’amusent à tester un certain nombre de services par ci par là. Pour Amazon, c’est donc 16 codes postaux qui sont disponibles, permettant un suivi de la livraison de a jusqu’à z. C’est juste pour voir. C’est comme cet essai à venir de service de type “Chronodrive” sur Sunnyvale, les boutiques de livres, les achats d’avions et de bateaux pour leur permettre de se passer des services des grosses entreprises de livraison comme Fedex ou UPS… Et si Amazon nous refaisait le coup d’Amazon Web Services mais dans le domaine de la chaîne logistique ? Cela fait un bail qu’Amazon délivre des millions de paquets à travers le monde, alors pourquoi ne pas externaliser et devenir ainsi une grande entreprise de Supply Chain ? Livrer pour Amazon et qui le veut bien ? A force de startups qui tentent par tout les moyens d’atteindre le succès dans le monde très fermé de la logistique, un grand comme Amazon peut frapper d’un grand coup sur cette industrie ?! Amis de San Diego, faites nous part de votre ressenti client, pour voir si c’est une plaisanterie ou pas, cette livraison dans l’heure !

Suivre Amazon Prime Now sur Twitter : @AmazonPrimeNow

Mercredi : Google et sa livraison en 4 heures

Google ExpressEt donc oui, voilà donc Google qui s’y cogne à la livraison de vos courses. Certains pensent que Google est une bonne alternative au combat qu’il convient de mener contre le géant de Seattle, et en attendant, à moins de ne pas avoir une petite fenêtre sur ce qui se passe aux États-Unis, Google fait un peu le même coup qu’Amazon avec son principal concurrent Netflix, cherche à travailler avec toutes les entreprises dans le monde du numérique tout en ayant un pied dans le monde du réel, qui n’est pas sans taquiner un retail dont tous le monde accuse de leur manque de dynamisme, empêtrés qu’ils sont avec leur mètres carré. Justement : les livraisons pourront partir de Costco (sorte de Metro local), de Whole Foods (sorte de Monoprix local pour les bobos San Franciscain) ou encore Smart & Final (genre Auchan ou Carrefour) pour San Francisco : on est donc dans une relation entre partenaires pour ces 3 acteurs de supermarchés. Il y a eu quelques allers retours sur cette activité chez Google Express (fermeture de centres de distribution dans la région de San Francisco par exemple) et ce nouvel épisode ne rend pas vraiment transparente la stratégie de Google en la matière. En tout cas, c’est parti pour San Francisco et Los Angeles pour des livraisons chrono en 4 heures en moyenne, pour une commande minimale de $35, avec un surcoût pour recevoir des produits périssables de $3, et un surcoût de $5 si vous n’êtes pas membre de Google Express qui coûte $95 par an.

Suivre Google Express sur Twitter : @GoogleExpress

Jeudi : My Blend, une histoire pleine de paroles

My BlendLes applications mobiles ont fait long feu depuis l’apparition de l’iPhone qui a créé un véritable miroir aux alouettes où se se jeté des millers de développeurs à la recherche des millards d’Instagram, Whatsap. Peu d’élus naturellement, pour des bourses dont l’accès coûte cher : on n’a pas accès comme ça aux équipes de Google Ventures, aux Family Office de certaines stars de la très riche Silicon Valley. On a songé à créer le média de demain à partir des tablettes, et à ce sujet je me demande bien où en est Flipboard, qui remue de temps en temps, mais rarement. On a créé de belles applications mobiles, qui se sont fondues dans des géants comme Google ou encore Box. On a imaginé booster le jeu sur smartphone, qui a cherché ensuite à faire du m-commerce, pour se re-concentrer sur la messagerie, sans vraiment convaincre autrement que par les levées de fonds auprès de grandes corporations. On a fait de bons coups dans le domaine de la vidéo sur mobile… enfin pas toujours. Et puis de temps, on a un petit coup de coeur, comme avec cette application My Blend qui vous transforme une vulgaire messagerie en un magazine facile à consulter : une belle promesse d’interface utilisateur qui n’a que peu évolué depuis des lustres. Une succession de lignes qui se superposent. On clique et boum. Pourquoi ne pas “se scénariser” ses emails avec des caractères de polices qui changent, des fonds qui s’adaptent aux sujets : le travail, les rendez-vous, les échéances, les bonnes nouvelles, les mauvaises nouvelles avec du noir, du rose, du bleu, du vert, des coeurs… Malheureusement je n’ai pas d’iPhone et je n’ai pas pu trouver une vidéo pour voire à quoi cela ressemble, comme bien souvent dans le buzz de ces produits qui passent au gré des envois de sociétés de relation presse et de nos paresses de blogueurs. Merci pour m’avoir lu.

Vendredi : Justin n’est pas content

SDFIl y a une règle d’or à respecter à San Francisco, surtout de la part de la communauté tech : ne JAMAIS dire de mal de cette ville. La chose a déjà été essayé il y a quelques années et cela avait déjà fait grand bruit. Il y a trop de gens qui font de l’argent dans cette cité, alors il faut se la fermer. Pourtant, quand on vient pour la première fois, sauf si l’on vient dans la cadre d’un safari touristique organisé par un guru digital ou une quelconque agence Parisienne, il est difficile de ne pas constater les écarts incroyables entre les Tesla garées le long de Mission Street et la 5e rue, et ce pauvre bougre qui s’est installé sa paillasse avec des murs imaginaires où il médite avec quelques mégots récupérés ici ou là. Sans parler de ces pans de rue entiers transformés en camping improvisé. Donc le fameux Justin, CEO de la startup Commando.io, composé d’un salarié dont lui même, s’est demandé quelle coup de pub il pourra faire à sa société : une petite lettre adressée au Maire et au Chef de Police de San Francisco (visiblement il a du mal à s’occuper). On le comprend, Justin, il en a marre de voir du caca. Tendu dans son effort de changer le monde des serveurs informatiques, obsédé par l’accompagnement de l’escalade exponentielle du cloud, Monsieur est fatigué de jongler entre les tentes pour aller travailler. Et ça ne fait que 3 ans qu’il habite San Francisco ! On ne peut même plus inviter sa famille tranquille : on croise des fous, hors de contrôle, qui se mettent à vous agiter leurs parties génitales en plein spectacle de rue… “Ca va être une véritable révolution”, prévient-il. Justin, va donc faire un tour vers la Delancey Foundation, sur Embarcadero, et faire un peu de volontariat avec cette fantastique organisation pour essayer de comprendre ce que ça veut dire, de vivre dans le monde d’aujourd’hui à San Francisco. Sors de ta startup qui ne va pas change grand chose au monde de la tech, et comme beaucoup de personnes ici, vois ce que tu peux faire d’utile, au lieu de couiner sur Medium avant de te prendre une volée de bois vert sur Twitter

Lire le post de Justin Keller : http://justink.svbtle.com/open-letter-to-mayor-ed-lee-and-greg-suhr-police-chief

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Hired, German Klimenko, Lyft, Google et Zach

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Hired et la poule ou l’oeuf de l’emploi

Breaz.ioL’emploi : le cancer du politique. Il ne sait pas comment le traiter, l’anticiper, et ça lui coûte toujours la peau. C’est la plus grande supercherie de ce capitalisme post-XXe siècle, où les États, endettés par des décades de déficit budgétaire, ne peuvent plus soutenir de grandes politiques de construction, et donc d’embauches. Et ça fait belle lurette que les Gouvernements ne font plus la loi dans l’économie moderne ? Alors qu’est-ce qui lui reste, à cette triste syndicaliste qui vient nous hurler dans les oreilles au Journal de 20 heures la perte du job de sa vie ?! Certainement pas la BPI et ses millions investis dans le numérique qui va soi disant sauver le monde de l’emploi de demain. Il va en falloir du temps pour que les Blablacar, les Blabladeezer, les Blablakisskiss et tout la smallah digitale du Frenchtech remplissent la caisse à centaine de milliers d’emplois qu’on rempli des familles d’industriels au cours du XXe siècle. Alors il y a les startups. Il y a ceux comme Paul Duan et son Bayes Impact (c’est une “non-profit”, pas une ONG au passage) qui veut faire la nique au chômage, avec l’aide de Pole Emploi ou pas. Et puis d’autres comme Hired qui aimerait bien que l’on foute à la benne les sites de recrutement qui n’ont pas encore fait leur cure de jeunesse. Quand j’entends parler de place de marché, ça résonne bien mieux à mes oreilles que des sites où l’on envoie des dizaines de CV avec des taux de réponse qui poussent au suicide. Un marché, ça bouge, ça jacasse, ça donne des ailes… “For the world’s knowledge workers…” : au service des connaissances des travailleurs. C’est bon ça, ça va lui plaire à notre travailleuse de Bretagne. Sachant qu’il va falloir lui expliquer que son boulot, c’est un peu à elle d’aller se le chercher, voire le créer. Hired, c’est 40 nouveaux millions levés auprès d’investisseurs privés (oui, tu as bien lu, pas des fonds publics), et avec un peu d’effort, il viendraient-y pas nous donner un coup de main en France, à lui culbuter sa courbe, au chômage ?! Ni une ni deux : une petite bien de chez nous, Breaz, viens de se faire racheter alors à suivre. Message personnel à Corentin : je ne sais pas comment vous avez fait ce coup, mais bravo pour la performance en si peu de temps. Et au boulot, y en a peut être bien 10 millions en calèche.

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Mardi : German Klimenko pour inspirer les politiciens Français

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Vladimir Putin, German KlimenkoOn se plaint, dans les salons feutrés de l’inteligentsia numérique Parisienne, des inepties de notre classe politiques en terme de politique technologique, pour peu que ces deux mots puissent être utilisés par pair. La dernière en date : cette idiotie (et j’aimerais bien ici utiliser un mot qui commence par un c) de la part d’une députée socialiste de vouloir mettre en place un système d’exploitation made in France (excuse my english) au titre de « reconquérir la maîtrise de notre destin sur les réseaux informatiques pour procéder à l’extension de la République dans cette immatérialité informationnelle qu’est le cyberespace ». Les politiciens veulent remettre des contrôles au frontières, je propose d’instaurer des test anti-alcool à l’Assemblée Nationale. Et vas-y que je vais couiner à Bruxelles pour ces vilains Californiens qui ne payent pas d’impôts, que je te coupe les accents de notre patrimoine linguistique (d’accord, aucune rapport). La France a trouvé son mettre en la matière, en Russie, ce qui ne surprendra personne et en contentera plus d’un d’ailleurs. Ce fameux German Klimenko vient d’être nommé spécialiste attitré auprès de son éminence le Cardinal Putin pour les affaires d’Internet. Il a hurlé haut et fort (vieux souvenir nostalgique de son service militaire au service de la Nation Socialiste) qu’il allait mettre à genoux les Google et Apple en leur sommant de payer plus d’impôts. Il va retirer Microsoft des milliers d’ordinateurs gouvernementaux pour mettre Linux à la place (t’as raison, c’est bien plus sûr comme système…). C’est bien simple, dans le texte (traduit du russe vers l’anglais puis le français, alors excusez l’approximation) : “ Lorsque je servais dans l’armée , il y avait des instructions soumises aux officiers . En cas de non respect, on vous donnait trois jours pour satisfaire les ordre. Il est entendu que, le troisième jour , la réponse était toujours “oui”.” Ça nous promet de belles rubriques en perspectives de la part d’un fin connaisseur d’Internet qui est fondateur de LiveInternet, un portail d’information aux 20 millions de visiteurs mensuels d’un des pays les plus ouverts à la Démocratie despotique d’un seul homme. Ça va faire des jaloux chez nous, attention à la sur-enchère.

Suivre German Klimenko sur Twitter : @Germanklimenko (camarade, que fais-tu sur Twitter ?!)

Mercredi : Lyft se prépare pour un lifting d’actionnaires

LyftIl paraitrait que le VC de Menlo Park Andreessen Horowitz & Founders Fund, l’un des investisseurs les plus réputés de la Silicon Valley, dont l’un des fondateurs est le fondateur de Netscape (qui a pour ainsi dire inventé Internet grâce à son browser — excuse my english) aurait vendu pour $148 millions d’action de Lyft (je rappelle : cette startup n’est pas cotée en bourse) à un Prince du pétrole (la holding du Prince al-Waleed pour être précis), sachant que, à la même période, dans les mêmes eaux que la récente levée de fonds de la startup de San Francisco pour $1 milliard… dont le fameux Prince est naturellement un des initiateurs. On y verrait un signe de méfiance de la part d’a16z (le nom de code d’Andreessen Horowitz) sans doute, sachant qu’ils ont visiblement loupé le train d’investissement d’Uber. San Franciscain, il est temps de montrer votre amour pour la compagnie aux moustaches roses, car selon l’un des as de la finance de la Silicon Valley, Lyft, ça sent le sapin.

Suivre Lyft sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Google et son beacon Eddystone en route

EddystoneÇa y est, Google recolle enfin à la roue d’Apple de terme de beacon. Non, pas le bacon, mais vous savez, ces petits trucs qui sont dans vos téléphones qui marchent tous seuls, qu’on ne comprend pas bien ce que ça fait, sauf que pour le coup ça vous fout à poil toute la confidentialité de votre présence. Pour ceux qui n connaissent pas les “beacon”, c’est tout simplement un mouchard collé à votre connection Bluetooth qui peut servir quand on lui chatouille les antennes. C’est Apple qui a initié le mouvement avec ce nouveau protocole en 2013, soucieux de servir encore plus le consommateur… Enfin bref. Google a appelé son propre protocole Eddystone. Ne vous inquiétez pas, aucun média ne vous fera peur avec cette nouvelle technologie, puisque ça fait avancer le business de la publicité dont ils sont si friands. Vous alerter sur ce sujet, ce serait comme se tirer une balle dans le pied. Donc, le beacon sera bientôt actif pour vous notifier lorsque vous passer près d’un espace de parking libre, ou lorsque le prochain train que vous attendez entre en gare. Il sera possible de cliquer sur un lien pour avoir plus d’informations. Rassurez vous, cette information sera surement utilisée pour vous envoyez des coupons de réductions, voire notifier votre présence à toute organisation en ayant fait la demande, par voie autorisée ou non. Vous savez, Internet et son monde mobile sont un véritable gruyère dans lequel un peu de savoir technologique suffit pour s’infiltrer et glaner des informations dont vous n’avez même idée qu’elles sont disponibles sur votre “smartphone”. Y a qu’à se servir !

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Vendredi : comment foutre votre iPhone en l’air grâce à Zach

ZachJe suis parfois surpris de voir jusqu’où peuvent aller ces spécialistes des technologies. Il faut savoir que des blogueurs se font sponsoriser (donc payer) pour publier régulièrement tout et n’importe quoi, tant que ça fait du buzz. Je le sais, j’ai eu un PC offert comme ça un jour de faiblesse, mais je puis assurer que depuis lors toutes ces lignes sur Lexpress.fr se sont faites sans aucune source autre que mes inspirations matinales. Ce qui va donc suivre ici est donc complètement inutile, et je n’hésiterai pas un instant pour même le faire rimer avec “débile”. Je vais donc vous parler de Zach Straley, que je soupçonne d’être de l’Ohio, et d’être un peut trop addictif aux vidéos. Imaginez vous que Zach vient de découvrir comment planter votre iPhone6 pour toujours. Découvrir un bug du système de l’exploitation d’Apple, pour un bug, c’est comme découvrir une nouvelle molécule, une nouvelle planète, un nouveau vaccin, sauf que ça ne sert à rien sauf à se faire mousser par une communauté qui ressemble un peu à une horde de jeunes gens en tongs et sweat à capuche. Une certaine forme de Millenial (ça m’inquiète d’ailleurs pour le sort de notre planète). Alors Zach, il a trouvé que si vous indiquez le 1er Janvier 1970 comme date du jour de votre iPhone, et bien il ne marchera plus du tout ! Une valeur équivalente de 1.000 euros, des heures de montage dans les montagnes Chinoises évaporées, et la garantie à faire marcher si elle s’applique encore. On le sait, le monde des technologies n’est pas un monde parfait. Mais par moment, on se dit qu’il y en a qui n’ont vraiment rien à faire de leur dix doigts. Encore un qui doit faire la queue la veille avec sa tente devant l’Apple store pour acheter son Graal en avant-première. Je mets le lien ici, mais je répète : cette procédure met votre iPhone hors fonction pour toujours !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Microsoft, Amazon, Tumblr, Aira, et la mobilité

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Microsoft et son histoire à la Commandant Cousteau 

Project NatickDes chercheurs travaillant chez Microsoft ont conclu récemment que le futur des datas centers se trouvent dans les océans. Ils sont marrants, ces gars de la technologie. Après nous avoir bien pourri la planète avec toutes ces usines pour fabriquer tous ces appareils, ces composants, en se servant au passage allègrement dans des mains d’oeuvre bon marché à travers la planète… Après nous avoir bien pourri l’espace avec toutes ces coquilles de fusée et autres satellites qui naviguent autour de l’exosphere, nos amis ont décidé de s’attaquer à ce qui nous reste le plus précieux : les océans. C’est donc sous les océans que les serveurs vont faire des bulles avec leurs 0 et leurs 1. Les serveurs seront supposés être relié au sol ferme depuis des cables de fibre optique. C’est supposé résoudre le problème de surchauffe des serveurs, ainsi qu’améliorer l’efficacité des transmissions. Ce joli projet de Microsoft a pour nom Project Natick. Vous pourrez voir sur le site web le sourire à plein dent d’ingénieurs qui pense avoir trouvé l’innovation du siècle. Je ne garantis pas la même réaction sur la faune aquatique locale, et même plus si jamais ce projet vienne à convertir un quelconque comité d’investissement à Redmond, Washington. Le premier essai a eu lieu dans l’Océan Pacifique, près de San Luis Obispo, à environ 30 pieds de profondeur. Le nom du prototype (Leona Philpot), qui a donné satisfaction, a été choisi parmi l’un des personnages du jeu vidéo développé par Microsoft, Halo. Probablement le genre de jeu qui vous donne des cauchemars.

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Mardi : Amazon veut faire du mal au retail

Amazon_Books_-_Online_ExperienceJe les entends souvent, même depuis San Francisco, tous ces as Français du numérique qui ne cessent de taper sur la tête du secteur de la distribution, prêts à donner la leçon (le consulting, ça paye toujours de nos jours) sans jamais vraiment parler d’autre chose que ce “digital”, le doigt magique qui va les sauver de la faillite. La faute à qui ? Amazon. Amazon, le Bon Dieu des geeks du e-commerce, celui par qui tout va, tout passe. Celui qui a montré la voie, celui qui montre l’exemple. Amazon et sa valeur boursière, Amazon et ses entrepôts du futur. Amazon, Bezos, le futur du retail, qu’ils disent. Maintenant, la rumeur, c’est qu’Amazon devrait ouvrir 300 à 400 librairies, selon une fuite d’un responsable de centres commerciaux aux États-Unis visiblement en discussion avec le géant de Seattle, “semant la panique à travers toutes la distribution”. À ce jour, Barnes & Noble, la référence en la matière, c’est 640 magasins. 300 à 400, normalement, ça met des années à se mettre en place, donc on peut douter du sérieux du truc. En même temps, c’est Amazon. Un premier ‘Amazon bookstore” a déjà été ouvert en novembre 2015. Il semblerait que des recrutements soient en cours dans la Californie du Sud. La rumeur (une autre) indique même que c’est Steven Kessel, l’homme qui a fait le Kindle, qui revient aux affaires après un congé sabbatique, “pour donner la leçon au retail”. Des brevets ont même été déposés…Le paiement serait fait au moment où le client sort du magasins avec ses articles, sachant qu’il aura été préalablement identifié. Bref, toutes ces histoires démontrent bien que ce n’est pas demain que les magasins vont disparaître de notre paysage. Vous imaginez, vous, un quartier sans magasin ?! Comme dit le proverbe, les experts digitaux aboient, le retail travail et une bonne partie du digital trépasse.

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Mercredi : Tumblr vient de faire du mal à Yahoo!

David Karp et Marissa MayerC’est beau la vie d’une startup, surtout d’un point de vue comptable : très basique. D’un coté, il y a une sorte de capital social qui se transforme automatiquement en fonds de roulement, approvisionné par de bien généreux bienfaiteurs. De l’autre coté, se déversent les dépenses, qui coulent tant que la colonne opposée est approvisionnée. Mieux encore, il y a des bouts de papier qui se transforme en monnaies sonnantes et trébuchantes : ça s’appelle des “convertible notes”. C’est fou ce que Powerpoint a fait comme progrès. Tu m’étonnes que ces incubateurs Parisiens poussent ces jeunes “à devenir entrepreneurs”. “Tout le monde peut devenir entrepreneur”. Oui, en fait, on a tous appris un jour à dépenser notre argent de poche, c’est le début du capitalisme de startup. En parlant de jeune, c’est 1 milliard de dollars qu’il a touché, le jeune David Karp, lorsque Dame Marissa Mayer a mis le grappin sur Tumblr. Soit disant que ce serait bon pour les chiffres d’audience de Yahoo!. La grande dictature du digital : l’audience. Comme si Internet était devenu une grande télévision, permettant toutes les folies financières imaginables. Seulement voilà, Tumblr n’a pas fait les $100 millions promis par Marissa. Les chiffres d’audience aux états-Unis n’ont pas progressé entre la date de rachat, Juillet 2013, et Octobre 2015. La punition ne se fait pas tarder : moins-value de $230 millions dans les comptes de Yahoo! en 2015. D’où sort le montant ? Quelques approximations analytiques, extrapolé par le coût du mètre carré à Sunnyvale et le trio vainqueur du prochain Tour de France. Quand une société n’arrive pas à dégager $100 millions en chiffre d’affaires, ça vaut combien selon vous ?

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Jeudi : Aira veut continuer à aider les non-voyants

Aira.ioParfois, on se dit qu’on l’aime bien, cette structure capitalistique des startups qui distribue les dollars à la pelle chaque semaine, surtout quand c’est pour financer de réelles technologies qui se mettent au service de l’humain. La startup Aira, basée à La Jolla en Californie, développe une solution de vidéo embarquée permettant à des personnes non voyantes de se faire guider lors de leur déplacements. La personne en difficulté peut ainsi se faire aider par des agents ou des membres de sa famille grace à des messages audio. La société vient de faire une levée de fonds de $2,5 millions. Sa précédente levée de $800.000 a permis de déployer la solution auprès d’une centaine de non voyants, et rendre compte du succès de la solution. Aira a désormais un peu plus de carburant pour aider les quelques 20 millions de personnes non voyantes recensées aux États-Unis. 2,5 millions, c’est un début ! Lux Capital, un des investisseurs, spécialisés dans les technologies émergentes dédiées aux sciences de la vie, à levé son quatrième fonds l’année passée pour un montant de $350 millions.

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Vendredi : ça bouge dans la mobilité

AlexaIl ne se passe pas une semaine sans qu’un segment ne soit l’objet d‘une actualité assez variée. Prenons ce vendredi 5 Février et le secteur de l’automobile par exemple. La startup Zirx, basée à San Francisco, vient de décider d’abandonner son activité de services de valets aux particuliers afin de se consacrer au marché des entreprises. L’application mobile Moovit vient de sortir une nouvelle fonctionnalité permettant aux utilisateurs de ce service de guidage des transports publics de bénéficier de suggestions en temps réel sur ses trajets habituels selon le traffic en cours. Une nouvelle application mobile appelée Goshare permet d’emprunter des camionnettes ou de bénéficier de la conduite de propriétaires de ces véhicule pour des trajet nécessitant de déplacer des produits de grand taille (pour les heureux propriétaires d’un iPhone pour le moment). Amazon lance un service sur sa plateforme Echo et la fameuse borne parlante Alexa la possibilité de commander un Uber et suivre l’évolution de la course. Rien ne dit que la chose a été prévu de fonctionner aussi lors de l’annulation de la course par le conducteur. Et last but not least, Elon Musk évoque dans une question posée lors d’un évènement public avoir pensé à construire un avion électrique. En fait, ce mec, c’est Batman. La mobilité a de beaux jours devant elle…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-tech du jour : des dollars de toutes les couleurs dans la Silicon Valley

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Il ne se passe pas une journée sans qu’il ne se passe pas quelque chose par ici. Quelques petits exemples à suivre, en ce qui concerne les moyens de financement qui sont le sujet d’occupation principal de nos petites et grandes startups…

Pinterest

Pinterest annonce sur son blog la prochaine mise à disposition des achats de pins, ce qui devrait ouvrir une nouvelle voie de monétisation à la société de San Francisco, créée en 2009. Ainsi, lorsqu’un bouton bleu apparaîtra en haut d’une image, il sera donc possible d’acheter la chose en question. Il sera possible de payer par Apple Pay ou par carte bancaire. Les marques disponibles seront Macy’s, Neiman Marcus et Nordstrom, des revendeurs poussés par Demandware comme Cole Haan et Michaels, et des milliers de boutiques sur Shopify telles que Poler Outdoor Stuff et SOBU. Si l’on est un business, il faudra s’adresser aux Shopify ou Demandware pour pouvoir les mettre en place. Le blog professionnel de Pinterest n’indique pas quel sera le pourcentage retenu par Pinterest. Et c’est pour le moment réservé aux États-Unis.

 

Instagram

Instagram annonce sur son blog de futures interactions telles que des boutons ‘Shop Now (« Acheter maintenant »),’ ‘Install Now (« Installer maintenant »),’ ‘Sign Up (« S’enregistrer maintenant »),’ & ‘Learn More’ (« Apprendre plus »). Instagrasm devrait se servir des données disponibles sur Facebook pour mettre en place des campagnes ciblées. Et oui, vous êtes fichés, avec toutes ces heures passées sur Facebook, vous croyez que ça mène où un réseau social gratuit ?! Il y a à ce jour 2 millions de business qui achètent de la publicité sur Facebook. « We’re excited ».

IMGUR

Imgur, société créée en février 2009 à San Francisco, classé 15e site Internet aux États-Unis selon Alexa, lance les articles promotionnels permettant aux partenaires de lapplication de faire apparaître des photos qui seront donc payantes pour les annonceurs. La startup a levé $40 millions à ce jour.

 

6Wunderkinder

Un petit crochet vers l’Allemagne avec les Berlinois de 6Wunderkinder viennent de se faire racheter par Microsoft pour une somme non révélée, alors que la startup avait levé $23,9 millions pour le moment. Ce sont 13 millions d’utilisateurs de cette application permettant de créer et gérer des tâches. Ils vont voir à quelle sauce leur application fêtiche va  être mangée !

Fitbit

Fitbit, société créée à San Francisco en mai 2007 à San Francisco, qui vend des bracelets « intelligents » vous aidant à mesurer certaines activités physiques dans la journée, qui a levé à ce jour $66 millions, se prépare à effectuer sa prochaine introduction en bourse avec pour objectif d’obtenir $358 millions, soit quelques 22 millions d’action à s’échanger entre $14 à $16. La société a fait un chiffre d’affaires de $745,4 millions en 2014, vendus presque 21 millions d’appareils en total à fin mars 2015.

Vimeo

Vimeo vient d’annoncer sur son blog le lancement de l’offre de vidéo sur demande, permettant aux créateurs de vidéos  de louer ou vendre l’accès aux vidéos, tout en reversant seulement 10% de la transaction factuée à l’utilisateur. Cela peut concerner des programmes de vidéos ou bien des vidéos à l’unité. Vimeo a été créée en 2007 à New York.

Purch

Dernier petit tour vers le Nord Est de la Californie avec le champion de la levée de fonds de la journée, Purch Group, vient de lever $135 millions en Serie C, ce qui amène ce groupe de média basé dans l’Utah spécialisé dans la technologie et la science avec plus de 20 sites comme@SpaceDotCom, @LaptopMag à avoir levé au total $175 millions.

Belle journée, que des sous.

 

 

 

L’actualité High-tech du jour : Propel(x)

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Cette Silicon Valley me surprendra toujours… Son objectif, que l’on trouve dans tous les dépliants un peu poussiéreux, reste le même : « Nous voulons changer le monde ». Et c’est aujoutd’hui une armée de petites fourmis de toute sorte qui arpentent les rues de South of Market sur San Francisco, le quartier des startups. C’est une légion en sweater et capuche qui prend le Caltrain (le RER local) dans un sens le matin, et d’autres qui arrivent de l’opposé, entre San Jose et San Francisco, avec pour une bonne partie la fameuse bicyclette du nerd qui vit à San Francisco avec la casquette de Poupou. C’est un wagon de Teslas qui défile sur la 101 ou la 280, (les autoroutes qui mènent au paradis des Facebook, Google ou Apple) ou encore une chaîne infinie de bus équipés de wifi, siège aéro-dynamique pour un max de confort de gens dont la bien être est primordial.

La région entière de ceux qui touchent à la tech et aux pognons ont tous les yeux rivés sur tout ce qui sort du Delaware (là où toutes les startups s’enregistrent), le NASDAQ (là où elles rêvent toutes d’aller) et leurs comptes en banque (la phase intermédiaire entre les deux). Mais ça ne suffit pas. Ou plus.  Comment tirer le maximum de cet effort communautaire, et dénicher la vraie pépite ? Comment mettre la main sur le vrai prochain Google. Où est elle, celle qui va faire du jackpot qu’à représenté Facebook pour tout l’écosystème de la Silicon Valley à ce jour ue vulgaire partie de pocker gagnant entre bons petits amis ?

Un rapport avec la choucroute ?
Un rapport avec la choucroute ?

Les fondateurs de Propel(x) ont pensé à tout. Après Techcrunch pour parler encore et toujours des dernières startups qui font l’actualité, après AngelList pour lister tous les gentils Business Angels (les GO du numérique) et les mettre en relation avec les startups pour aider leur financement, après ProductHunt, une sorte de plateau de striptease de startups où il faut parquer un maximum de like comme au casino, Propel(x) est une plateforme censée recenser les startups à technologie dite « profonde ». C’est un nouveau concept de startups, celles qui sont enracinées dans une découverte révolutionnaire ou une innovation technologique. Merde, je croyais que c’était le cas de toutes les startups de la Silicon Valley ! Quelle déception ! 2 années de chroniques qui tombent à l’eau, comme ça, ce soir. Je vous ai donc menti, je me suis fourvoyé.

Game over, allez, c’est l’Amérique  tout de même, un  nouvel horizon qui s’annonce devant nous, on va enfin nous montrer ce que c’est, la vraie startup qui déchire tout, qui va vous envoyer dans les mystères de la technologie, qui va changer le monde comme on ne la jamais vu.

A très vite, sur Propel(x), la startup qui disrupte plus blanc que blanc. Ne me demandez pas quels sont les critères, puisque je n’ai pas personnellement essayé, mais cela ressemble à un inventaire assez pousée de ce que vous souhaitez proposer à travers votre produit, soumis par une startup elle même dont les co-fondateurs ont tous deux 25 annés d’expérience de consulting dans la banque (notamment). Gare, donc, aux questions qui tuent et qui feront de votre startup un vulgaire copycat. Si vous passez les tests, c’est le financement assuré, dirons nous. C’est le YCombinator de la platforme de startups, plus loin que tout ce qui a été imaginé jusqu’à présent, et c’est peu de le dire. Ils viennent de lever $1,5 millions.

Les résultats à ce jour ? À part la startup nommée Neurogsatrx, inconnu de Crunchbase (le dictionnaire des startups) et fondée par un Français ancien de Laroche (pour un montant de $175.000, dont l’objectif est de traiter les désordres gastroentérologiques), le tout est pour le moment bien discret. Assez inhabituel, je dirais. Soyons bon joueur, et souhaitons leur bonne chance 🙂

Propel(x)
Equity crowdfunding/diligence platform for deep technology startups

L’actualité High-tech du jour : Zappos

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Je me rappelle avoir été recruté il y a bien longtemps comme contrôleur de gestion dans un groupe de distribution avec comme mission de mettre en place les nouveaux tableaux de bord issu d’un nouveau système d’information dessiné par le fameux cabinet McKinsey & Compagnie. Cette entreprise a joui tout au long de ma carrière dans ce milieu (et donc en France) d’être une des meilleures en terme de conseil en stratégie. Comme souvent, cette entreprise était appelé par des entreprises en difficulté pour appliquer des méthodes sur mesure ayant, dans ce contexte, un objectif simple : trouver les meilleurs prétextes pour licencier. C’était le cas de mon entreprise à cette époque, et j’avais donc le privilège d’appliquer la méthode, non pas pour contribuer au licenciement, fort heureusement, mais mesurer les progrès financiers et aussi les progrès en terme de productivité.

Tony Hsieh
Tony Hsieh

Autre époque, autre lieu, même méthode, avec une personnalité, quelque peu décriée injustement par certain en France (dont la collaboration n’a pas porté ses fruits, ce qui ne mérite pas nécessairement une vulgaire mauvais publicité) : j’ai nommé Tony Hsieh. Le fondateur de Zappos fait régulièrement l’actualité par ses méthodes de management volontairement hors du cadre habituel. La société Zappos a été créé en janvier 1999, vend des chaussures en ligne avec une culture du suivi client très poussée et attentive. et a été rachetée par Amazon en juillet 2009 pour $1,2 milliard . Tony Hsieh a toujours aimé pratiquer des recettes en management assez originales, par exemple en donnant des primes conséquentes en fin de période d’essai en cas de départ de ses salariés pour s’assurer de leur fidélité, il encourageait la mobilité totale au sein de son entreprise (un Directeur Financier pouvait très bien se retrouver à la logistique si tel était son choix.

Delivering Hapiness
Delivering Hapiness

Inspiré de ses méthodes, Tony a écrit« Delivering Hapiness, A Path to Profits, Passion, and Purpose » (« Livrer du bonheur, un chemin vers les profits, la passion et l’atteinte de l’objectif »), dont on a parlé ici en octobre 2013, qui est devenu une société de conseil permettant aux entreprises d’apprendre à manager des employés heureux. Toy a également initié le programme Downtown Vegas dont ‘un des objectifs fut de redonner une nouvelle vie au quartier central historique de Las Vegas (le siège historique de Zappos a toujours été situé dans le Nevada), qui n’a toujours pas rempli ses promesses, à tel point que Tony s’en est désengagé en fin d’année dernière , malgré la promesse d’y avoir investi $350 millions… Le résultat de cette opération reste en question, mais malgré tout Tony y a déplacé son entreprise, et il est désormais possible de donner un peu de nouvelles sur son projet de holacratie dont j’ai parlé en janvier 2014.

Pour en revenir, cette espèce d’entreprise du 21e siècle, qui a souhaité pousser encore plus loin sa logique de partage et d’égalité managériale en adoptant un système inspiré d’holacratie arrive aux même conclusion qu’un simple entreprise de distribution dans les années 90 basée en Région Parisienne. L’holacratie revient pour faire simple à supprimer les niveaux hiérarchiques et les titres. Plus de Directeur de ceci, plus de chef, plus de pyramide. Seulement 1.500 salariés directement responsables de l’entreprise, à travers 400 groupes qui ont été créés à cette occasion. Tony a ressorti sa prime au départ suffisamment attractive pour voir quasiment 15% des effectifs décider d’en profiter pour quitter l’entreprise. Il leur avait été demandé de la possibilité de toucher cette prime si la perspective de cette nouvelle organisation ne répondait pas de leurs souhaits.

Tony Hsieh avait d’ailleurs coté Henry Ford dans son email d’explication à ses salariés leur faisant connaître cette opportunité. Quelque peu surprenant de la part d’un entrepreneur se voulant moderne de citer ce qui s’est fait de plus basique dans l’approche du capitalisme industriel. Pour en revenir à mon introduction, McKinsey & Compagnie ou halocratie, même combat. Quand les difficultés sont là, il y a toujours de bons moyens pour tailler dans les effectifs. Avec Tony, au moins, on demande poliment aux salariés…

 

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Vendredi 8 mai 2015

A plus tard pour la suite…