L’actualité High-Tech de la semaine : Sunnyvale, Caleb Elston, Reputation.com, Hootsuite, Chris Messina

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : un peu de géographie de la Silicon Valley 

 

La Silicon Valley est une région de Californie  dédiée aux nouvelles technologies qui s’étend disons depuis Redwood City, la ville qu’a choisi Oracle, Salesforces et bien d’autres, jusqu’à Sunnyvale (Yahoo!), Santa Clara (Intel, NVidia,…) et Cupertino (Apple). Palo Alto, Menlo Park et Mountain View sont un des réservoirs de startups les plus importants. Il y a un mouvement intéressant en train de s’opérer alors que la ville de Sunnyvale est en train d’aménager un centre ville des plus modernes, et très bien équipés, avec le Caltrain qui vous conduit direct en plein centre de San Francisco en moins d’une heure (quand même). Twitter vient d’annoncer ouvrir des bureaux à Sunnyvale justement, pour une cinquantaine d’employés, et ainsi être voisin de Google, Linkedin, Amazon (et son Lab’126), et même de Nokia faisant face à des bureaux d’Apple (le siège de Cupertino n’est pas très loin). Marissa Mayer va se sentir moins seule, et surtout les heureux salariés qui pourront y travailler vont en même temps quelque peu s’éloigner du fameux fog de San Francisco qui a le don de vous geler le clavier. L’occasion aussi pour tous ces acteurs de se rapprocher du San José Mercury News et de son célèbre journaliste Peter Delevett dont je vous conseille de lire les articles éclairés sur les différents sujets touchant la Silicon Valley.

Suivre Peter Delevett sur Twitter : @MercWireTap

Mardi : c’est quoi un startuper de la Silicon Valley?


J’ai rencontré Caleb Elston il y a bien longtemps déjà, alors qu’il était VP Product chez Justin.tv, la startup qui permet de diffuser du live broadcast, au Computer History Museum, en juin 2010. Il ressemblait à celui de droite, T-shirt corporate de circonstance, propos pas encore totalement assuré mais discours malgré tout bien rodé, Silicon Valley pitch oblige. Mais alors là, petit rappel tordage de cou à une légende : tous les jeunes entrepreneurs de la Silicon Valley ne sortent pas de Stanford, ni même de Harvard, ou naturellement de Berkeley : Caleb a fait ses études à Miami. Il ne va même pas rester un an et demi chez Justin.tv (il reste rarement plus de deux ans au même endroit), il a déja été fondateur ou co-fondateur trois fois, se ré-engage comme co-fondateur pour la quatrième fois et ce sera Yobongo, qui va durer moins de deux ans, lever $1,35 millions et se faire racheter par Mixbook (même pas le temps de regarder ce que faisait Yobongo, du coup). Et là, c’est reparti pour un coup de Techcrunch avec sa nouvelle startup, Delighted, alors qu’il n’a même pas encore sorti son produit, puisqu’il est en cours de développement : collecter le feedback de clients de commerces, comme les restaurants, de façon à permettre de laisser toute sorte de remarques ou de complaintes auprès de ces différents business. Une place à prendre sur ce segment, clairement. Que deviendrait ce joli monde des startups sans d’aussi sympathiques partenaires que Techcrunch ?! Ca me rappelle un certain Président de la République Française, avec qui ça bougeait tout le temps, ça ne s’arrêtait jamais. La Silicon Valley, c’est pareil : ça bouge, et ça cause, tout le temps.

Suivre Delighted sur Twitter (soyez prêts à dégainer vos emails) : @DelightedApp

Mercredi : le marché de la e-réputation s’automatise avec Reputation.com

 

J’ai été extrêmement amusé par l’annonce il y a quelque temps de l’association de la société de relations publiques d’Anne Méaux, qui susure aux oreilles du CAC40, et d’un entrepreneur spécialiste des micro-paiements dans des business… disons un peu roses, Rentabiliweb, pour former une joint-venture dans le domaine de la e-réputation (Repu7ation ça s’appelle). Je ne pense pas que la gestion de la e-réputation (pour les entreprises ou les personnes) ne s’improvise du jour au lendemain. Je ne pense pas que ce soit une opération qui puisse être opérée de façon manuelle, comme c’est le cas de la plupart des offres proposées par les agences de communication de la place parisienne. Je ne pense pas que ce soit des startups comme Klout ou des indices comme Kred qui soit la solution. Je crois à une réponse technologique pour un problème aussi complexe (identifier, suivre, maîtriser, réagir), et cela fait bien longtemps désormais que je suis avec attention la société fondé par Michael Fertik (en photo ci-dessus) en 2006, basée à Redwood City, avec ses $67,7 millions, Reputation.com. La société prévoir de mettre à disposition sur le marché des fonctionnalités permettant à ses clients de monétiser leur présence en ligne, comme par exemple en proposant de partager ses informations personnelles en échange  de rabais ou d’autres avantages. Non seulement Reputation.com se propose de gérer votre réputation de façon systématisée, mais elle va bientôt vous permettre d’en tirer profit. A coup sûr, une fois que Reputation.com va résoudre le problème de la mise en place de son réseau de distribution en Europe (un grand classique pour une startup de Californie qui choisit d’abord d’aller se faire tirer les oreilles par nos amis anglais en ouvrant un bureau à Londres, bien loin de l’Europe continentale), on risque d’en entendre parler et secouer un business qui ronronne plus qu’autre chose.

Suivre Reputation.com sur Twitter : @Reputation_Com

Jeudi : Hootsuite et une levée de poids lourd, chouette !

 

Le social media, ça rapporte beaucoup, qu’y disent. C’est peut être vrai pour les marques qui se font prendre au jeu de qui veut gagner des millions de fans, mais j’avoue être peu convaincu de cette nouvelle génération du marketing paresseux qui consiste à transmettre ce message aux clients des marques : « Follow me » ou encore « Like me », alors qu’en qualité de « financeur » de la marque, on s’attend à attendre plutôt du « Where are you? » ou encore « We Love you ». Dans tous les cas, il y en a pour qui le social media ça rapporte, et beaucoup : les startups. Et notamment Hootsuite, pour qui je fais une petite exception à ma règle interne en ce qui concerne la couverture régionale de cette rubrique (c’est une société canadienne), mais il y a de l’argent de la Silicon Valley (entre autres) qui vient d’arriver : $165 millions en série B. Je répète : cent soixante cinq millions de dollars. D’accord, Oracle a racheté Vitrue, Salesforce a racheté Buddymedia, Adobe a racheté Context Optional. Mais il vas falloir me démontrer où se trouve la valeur dans Hootsuite, à coté de ses outils, ne serait-ce que pour, déjà, passer à la version payante de Hootsuite (7 millions d’utilisateurs, 3,5% payants). Je viens d’y faire un nouveau tour, et franchement, depuis Tweetdeck dans sa version pré-Twitter, rien ne vient à me convaincre de payer quoi que ce soit, ayant eu l’habitude de ne pas payer pour ce type de commodités. De quoi donner bien du regret à certains acteurs ayant abandonné sans sous gagnés ce segment du social media. Mais bon, on ne gagne pas à tous les coups ! Par contre, chapeau bas à Hootsuite

Suivre Hootsuite sur Twitter : @Hootsuite

Vendredi : le retour de Chris Messina dans le grand bain des startups

 

Je vais vous parler de Chris Messina. Non, pas l’acteur, celui de gauche. L’homme d’Internet, celui de droite. La presse tech le décrit comme l’inventeur du hashtag, ce code # que l’on utilise désormais sur les réseaux sociaux, notamment Twitter ou Facebook, mais je trouve que c’est réducteur par rapport à ce garçon pas comme les autres que j’ai rencontré pour la première fois il y a bien longtemps, à Paris, lors d’un évènement qui sentait bon les débuts des co-working space à Paris… un bail (2007) ! « Agent of free will ». Chris fait partie de ses esprits qui pensent autrement, avant les autres, ailleurs que les autres. Il est mêlé à des mouvements contributifs, alternatifs, comme les Barcamp qu’il a co-fondé en 2005 (ce format de non-conférences où les participants font le contenu de la conférence eux-mêmes), les micro-formats qui est une approche sémantique visant à ré-utiliser les donnés du web pour en constituer un gigantesque base de données, les espaces de co-working au tout début de ce mouvement à San Francisco, Open ID qui se voulait être un standard ouvert d’identification sur Internet (dont il a été un des Board Member), malheureusement freiné dans son élan par Facebook Connect (et tout le monde pleure aujourd’hui sur les problèmes de confidentialité, c’est un peu stupide). Pour l’essentiel, Chris, c’est tout ça. Designer dans l’âme, avocat d’un Internet libre et ouvert. J’ai été très surpris de le voir rejoindre Google en janvier 2010 (et pas surpris à la fois), heureux de le voir prendre du service de nouveau 1.300 jours après au sein d’une startup appelée Neomob, une startup de 6 personnes, une place de marché pour l’art digital. C’est tout pour lui, ça, ça va réveiller son instinct de veille. « Alors Chris, c’est quoi l’Open Web » de demain ?

Suivre Chris Messina on Twitter : @ChrisMessina

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité Hight-Tech de la semaine : Google Venture, Flextronics, Bidgely, Netflix, Ozy Media

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google Ventures investi dans un laboratoire de recherche 

 

Ce nouvel investissement prouve que Google Ventures est capable, disons, du plus surprenant en embauchant un blogueur grand spécialistes d’Apple (cherchez l’erreur) et par ailleurs financer à hauteur de $15 millions un laboratoire de recherche qui a décidé que le dépistage de l’autisme était un domaine qu’il fallait contribuer à améliorer. La société SynapDx a été fondée par Stanley Lapidus en 2010 à Lexington dans le Massachusetts, et avait obtenu avant cette série D signée avec Google Ventures, $17 millions de financement au total, notamment pour aider à mettre en place une étude clinique prospective sur 600 patients. Traditionnellement, l’autisme n’est pas définitivement identifié jusqu’à ce que les enfants aient atteint l’âge de 4 ans, ou plus. Le test sur lequel travaille SynapDx est conçu pour dépister le syndrôme plus tôt : il serait utilisé pour diagnostiquer les troubles de l’autisme vers les 2 ou 3 ans, ce qui contribuerait à augmenter la probabilité de succès des traitements aujourd’hui disponibles. Stan Lapidus est un entrepreneur spécialisé dans le domaine des sciences de la vie, issu de Cooper Union, une école inspirée de Polytechnique créée au 19e siècle à New York, et semble avoir le profil atypique pour changer ce que tout le monde pense impossible, sinon pénible. Go, Stan, go!

Suivre SynapDx sur Twitter (you must) : @SynapDx

Mardi : retour aux sources pour Flextronics

 

Flextronics est à l’origine une société fondée par Joe McKenzie en 1969 dans la Silicon Valley. Flex est une société offrant des services de conception, de fabrication, de distribution et de pièces de rechange à différents industriels dans le domaine des produits électroniques (LG, Apple, Cisco, HP…) . Flextronics a des chaînes de fabrication dans plus de 30 pays, et 200.000 employés. Après avoir changé de mains en 1980, le siège de l’entreprise est désormais à Singapour, et la société est cotée au NASDAQ (FLEX). La société a déjà mis les pieds dans le monde des startups en 2012 en incubant la statup Elementum, une société de gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCM) en mode SaaS, basée à Palo Alto, en Californie. Histoire de suivre le mouvement général consistant à prendre part à la danse du ventre de l’innovation actuellement en cours dans la Silicon Valley, Flextronics a annoncé la création d’un programme d’accélération d’entreprises appelé Lab IX qui fournira un large éventail de support à  des entreprises innovantes dans le domaine du matériel et du logiciel. Lab IX sera situé à Milpitas, en Californie, où l’entreprise à des bureaux, et se concentrera sur des sociétés ayant moins de trois années de développement de produits, et ayant levé moins de $5 millions. Lab IX offrira un espace de bureau et de stockage, l’introduction à de nouveaux services et de produits, un support avancé sur la conception et l’ingénierie, et l’accès à la chaîne d’approvisionnement mondiale de Flextronics et son expertise de fabrication. Le tout avec un ticket de $500.000. Si cela peut intéresser des startup françaises tentées par l’aventure, elle pourront tout autant sans doute chercher aussi un peu de réconfort auprès d’un des homme-clés de l’entreprise, Français, François Barbier, President of Global Opérations, un ancien d’Alcatel. Cette tendance des « FabLab » (le nom à la mode dans les milieux branchés parisiens de la haute technologie), ces laboratoires de fabrication, est beaucoup fondée sur la volonté de certaines industries, pas du tout au fait de ce qui se passe sur le terrain dans la Silicon Valley et qui veulent comprendre, et aussi sur la disponibilité de créateurs d’entreprise de tout âge et de tout poil qui ont flairé le bon filon (de pognon) qui y séjourne dans l’espoir de batir de nouvelles technologies pouvant devenir de nouvelles Business Unit dans de plus grosses sociétés. Et ça marche, il faut croire ! Être agile (également le nom d’une une méthode bien connue des startups pour faciliter le développement de produits), ça doit leur parler, à Flextronics.

Suivre   sur Twitter : @Flextronics

Mercredi : la technologie, ça économise  l’énergie avec Bidgely et ça la gâche avec Google

 

Le monde des nouvelles technologies est un monde imparfait. D’un coté, on peut voir des entreprises comme Bidgely développer un concept très interessant dans le domaine des économies d’énergie et lever $5 millions auprès de Khosla Ventures, un des VC phares de la Silicon Valley. Bidgely (qui signifie « électricité’ en Hindi), aide les consommateurs à économiser de l’argent en analysant leurs habitudes de consommation à partir de données énergétiques combinées avec un algorithme d’apprentissage automatique qui reconnaît les différents appareils, tels que les pompes de piscine ou les climatiseurs. A ce titre, Bidgely va un peu plus loin que les joujous applicatifs qui permettent de faire du pilotage à distance de ses appareils, sans véritablement aider intelligemment à gérer son compte d’énergie, et identifier ce qui coûte le plus en terme de facture énergétique parmi les appareils de sa maison ou de son appartement. Good point! Malheureusement (et là je reviens sur mon introduction), le même jour, Google, pensant surement bien faire, comme d’habitude, va offrir pour un valeur de $600.000 la mise à disposition de wifi gratuit pour 2 ans aux 31 parcs de San Francisco, probablement a partir d’avril 2014. C’est sur, « bourrer » la nature avec encore plus d’ondes et multiplier la présence d’appareils électroniques dans les zones naturelles, quel joli cadeau. Et on s’étonnera ensuite que le Pôle Nord puisse ressembler désormais à un grand lac. La technologie, et son besoin incessant de connexion et d’information, rend l’Homme fou. Enfin, si ça rend les électeurs heureux

Suivre Bidgely sur Twitter : @Bidgely

Jeudi : un coup de bundle pour Google et Netflix

 

Chromecast est le dernier gadget à la mode commercialisé par Google permettant aux utilisateurs d’envoyer du contenu vidéo et audio à partir de leurs smartphones, tablettes et ordinateurs portables vers leurs téléviseurs. L’appareil se branche sur la télévision depuis un port HDMI et extrait le contenu depuis Internet en se connectant au wifi. Le tout pour $35 ! L’idée d’une opération de communication a germé dans l’esprit de « marketeux » chez Netflix et Google, qui se sont rappelé une des règles d’or : faire du « bundle ». On associe deux produits en un pour en faire bénéficier les deux marques participantes en terme d’image et de communication. Plutôt une bonne idée toutefois que d’associer Netflix à cette clé de connexion, tous les moyens étant bon pour Netflix de gagner de nouveaux utilisateurs, car malgré certains accords de production ou de distribution de séries en tout genre, et malgré une présence de l’autre coté de l’Atlantique, Netflix continue de décevoir les analystes avec ses réalisations de nouvelles souscriptions. Pas vraiment un « big fail » (630.000 nouveaux souscripteurs au lieu de 700.000 prévus), mais tout le monde sait à quel point le marché de la finance est un milieu suffisamment stupide pour prendre à la lettre des prévisions chiffrées faites des mois avant leur réalisations… Et aujourd’hui sur Internet, les cycles budgétaires sont quelque peu déconnectés d’une réalité du cloud… bien impossible à maîtriser, bien malin celui qui a raison après quelques mois d’exécution ! Netflix, qui a réalisé un chiffre d’affaires de $3,6 milliards en 2012 pour un résultat net de $17 millions, est parti sur de bonnes bases pour le 1er semestre 2013 avec un chiffre d’affaires de $2,1 milliards, avec un bénéfice net de $32 millions. La location de DVD ne représente plus qu’un revenu de $475.000, et le streaming Européen un chiffre d’affaires de $308.000, sur les six premiers mois de l’année.Joli coup enfin pour Google qui souhaite naturellement rivaliser avec l’Apple TV. À suivre !

Suivre Netflix sur Twitter : @Netflix

Pour commander la Chromecast sur Internet (US only) : trop tard. c’est sold out !

Vendredi : le retour de Madame Jobs avec Ozy Media

 

Avant toute chose : non, ce n’est pas elle sur la photographie. Il reste de la place pour de nouveaux acteurs dans le domaine des médias online, qui soient riches en contenus et pas uniquement des magazines en ligne de recettes technologiques en tout genre : « Les 7 astuces de ceci » ou « Les 9 pièges à éviter de cela »… C’est l’occasion de parler de Laurene Powell Jobs, l’épouse de Steve Jobs, dont on entend moins parler, toujours, que son défunt mari, mais qui est tout à fait active, notamment à l’occasion du prochain lancement d’Ozy Media, qu’elle vient de contribuer à financer le lancement parmi d’autres investisseurs de la Silicon Valley. Ozy, c’est le projet d’un journaliste exérimenté de la télévision et entrepreneur, Carlos Watson, qui veut fédérer à travers son nouveau site d’information la « change generation », un concept plaisant qui ne se rattache pas à un groupe d’un certain âge, « une classe de gens informés, les gens pour qui le changement est un moteur…Un groupe qui ne fera pas seulement tolérer des choses différentes mais qui s’engagent dans des choses qui sont différentes ». Steve aurait probablement aimé cette génération, dont il était peut être un représentant. En attendant, les bureaux d’Ozy Media sont basés à Mountain View (et non à New York ou Los Angeles…), et Carlos watson n’est pas enclin à s’autoriser un interview avec Fortune. Ca commence bien ! La suite en septembre prochain…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Paul Graham, Ayasdi, Ustream, Yelp, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Paul Graham a parlé

 

Paul Graham est à l’origine un programmeur anglais qui a notamment vendu une startup à Yahoo! en 1998 (une application permettant de créer des boutiques en ligne). Orateur par excellence, et essayiste, il a lançé YCombinator (pour faire branché, à prononcer Ouaillessi), un incubateur de startups à Mountain View avec quelques compères, dont sa future épouse, en 2005 suite à une intervention au Harvard Computer Society. C’est un homme plutôt discret, bien qu’il n’hésite pas à faire porter sa voix et ses idées, et à mes yeux un des influençeurs les plus marquants du moment dans la Silicon Valley pour ce qui est de transformer une startup en machine à gagner (de l’argent, de nouveaux fonds, des propriétaires…). YCombinator est l’incubateur numéro 1 de la Silicon Valley en terme de performance « industrielle » (nombre de startups incubées et leur niveau d’activité une fois sortie) et de nombre de pépites (550 startups à ce jour). Paul vient de nous gratifier d’un nouvel article intitulé : « Things that don’t scale« . Je ne veux pas vous priver de la lecture de cet article par un résumé grossier, tant il y a de phrases qui font du sens et résonneront pour un grand nombre d’entrepreneurs de startups. L’idée générale est que c’est aux entrepreneurs d’aller au charbon pour aller chercher des utilisateurs, et d’en prendre bien soin. Il a de bons exemples à citer : Airbnb, qui a déjà passer l’océan avec succès, et Stripe qui arrive, là, maintenant.

Suivre Paul Graham sur Twitter (you must) : @Paulg

Suivre YC sur Twitter : @YCombinator

Mardi : devenir une entreprise brillante avec Ayasdi

 

Lorsque vous interrogez des personnes sur ce que sont les tendances d’Internet de nos jour, il est de bon ton de citer le « big data ». Tout comme, en son temps, citer le cloud computing relevait de la performance, bien que cela soit commun, et en place depuis des lustres. Donc, une fois qu’on a dit le big data, on dit quoi ? Ayasdi est probablement un bon exemple, et les $30 millions qui vont venir renflouer les caisses sont la preuve que c’est le modèle qui intéresse les investisseurs. C’est. comme on dit, la startup chaude du moment, sorti de l’anonymat (ou presque) en janvier dernier et qui en est déjà à son second tour, après un premier tour de $10 millions en septembre 2010 pour développer le produit. Ayasdi veut transformer la façon dont le monde utilise les données pour résoudre des problèmes complexes. Fondée en 2008, après quelques années de recherche à Stanford, a priori dans le cadre d’un projet appelé Com Top, Ayasdi travaille sur une nouvelle approche permettant aux entreprises de découvrir automatiquement et d’automatiser un aperçu de leurs données. La plate-forme de découverte appelée « Insight Discovery » utilise l’analyse des données topologiques en combinaison avec un ensemble de techniques de machine learning pour permettre aux scientifiques, aux experts et aux entreprises d’obtenir des données synthétisées sans avoir à écrire du code, faire des des requêtes ou poser des questions. Toutes les industries sont concernées par ce qu’Ayasdi peut aider à mieux analyser : la distribution, la santé, les télécoms, les services financiers, les services publics (je connais un bon client potentiel…), avec un solide argumentaire. Ayasdi signifie « rechercher » en langage Cherokee. Passionnant !

Suivre Ayasdi sur Twitter : @Ayasdi

Mercredi : un peu de comptabilité avec UStream

 

Ustream, c’est une des nombreuses plateformes de diffusion de vidéos en direct, bien loin de DailyMotion (message à l’attention de Nono le Ministre qui prend les internautes pour des enfants de choeur) sur un marché un peu différent. C’est l’occasion d’un peu de relevés de compteurs histoire de voir comment ça grandit, une startup de la Silicon Valley, grâce à la diffusion récente d’un communiqué de presse. Ustream a été créée en 2007, avec des bureaux à San Francisco, Los Angeles et Budapest (comme ça, vous savez où se trouvent les ingénieurs), Tokyo et Séoul. Levée de fonds : un peu plus de $60 millions, environ 250 personnes.  La plateforme est disponible en anglais, allemand, japonais, russe, espagnol et coréen.  Plus de 7 millions de vidéos ont été diffusées en direct sur le premier semestre 2013, et Ustream a désormais 24 millions d’utilisateurs (+48% par rapport à il y a un an), avec la perspective de passer la barre des 30 millions avant la fin de cette année. La société commercialise trois type d’offres à $99,  $499 et $999 et à ce titre il y a 40.000 live broadcasts payants par jours, avec parfois plus de 10 millions de personnes ayant consulté certains shows retransmis en live. Ustream a été par ses fondateurs pour permettre à leurs amis soldats oendant la guerre en Irak d’être en mesure de communiquer avec leur famille. Pour avoir cotoyé John Ham, un des co-fondateurs (ancien soldat lui même), dans ces incessants allers-retours autour du paté de bureaux, pendant quelques mois, il y a bien quelque chose qui est resté de cette période : du solide et du sérieux. Justement, chiffre d’affaires, rentabilité, qu’en est-il ? « Sorry, Ustream is a privately-owned company ». La transparence a ses limites, pour les startups dans la Silicon Valley.

Suivre UStream sur Twitter : @Ustream

Jeudi : Yelp, définitivement guéri du startupisme

 

La plus belle récompense pour un blogueur, c’est quand les faits lui donnent raison. Enfin, c’est comme ça qu’on le voit. « Elle a tout d’une grande« , Yelp, disais-je la semaine dernière. Même d’acquérir une startup qui effectue le même travail qu’un de vos partenaires en place, et non des moindres puisqu’il s’agit d’OpenTable, et de le remplacer par le nouveau venu dans votre portefeuille de produits. Cette startup que Yelp vient d’acquérir, c’est SeatMe, une jeune startup créée en mars 2011 qui passait par là avec une quinzaine de personnes, quelques fonds levés. SeatMe facture les restaurants pour un usage mensuel de leur système de reservation et de gestion de tables sur iPad. Les restaurants peuvent choisir de mettre à disposition leur système de réservation gratuitement ou payant. Les réservations peuvent se faire naturellement en ligne sur leur site web. Après une petite phase de ré-organisation, Yelp va donc pouvoir augmenter ses marges gagnées sur la réservation, sans faire quitter le site et ainsi également faciliter la vie de ses utilisateurs. Tout en s’alignant sur sa nouvelle stratégie d’améliorer son business transactionnel. Qu’est ce qui reste à faire pour OpenTable : racheter un concurrent de Yelp, peut être ?! Ca leur couterait surement plus cher que les $12,7 millions déboursés par Yelp pour racheter SeatMe.

Suivre Yelp sir Twitter (mais non, c’est simple) : @Yelp

Vendredi : comment se faire racheter par Apple

 

Le CEO de Locationary, Grant Ritchie, a écrit un article sur le blog Techcrunch il y a quelques mois qui s’intitulait : « Les 5 gros problèmes qu’Apple doit résoudre avec son application de cartographie ». A l’évidence, il y a encore quelques lecteurs pour le consulter quotidiennement, et notamment du coté de Cupertino. Après s’être essayé au jeu multi-joueurs, Grant le canadien de Toronto a créé sa startup en septembre 2009 pour se spécialiser dans une plateforme de gestion et d’échanges de données d’adresses de commerces locaux. Il a même levé $2,5 millions (américains). Après avoir lu son post, on comprend qu’il sait de quoi il parle, du haut de sa startup de 12 ou 14 employés, ce qui n’empêche pas le grand méchant Apple probablement de l’acqu-hire-érir et lui demander de passer de la feuille de blog aux travaux pratiques sur la plateforme quelque peu vieillissante et parfois inadaptée d’Apple. La querelle des Chefs n’a pas toujours arrangé les affaires de la Gaulle d’Astérix, et il est amusant de voir que c’est un lointain et petit voisin à qui parfois l’on pense pour soigner ses maux. Merci Techcrunch. Vous avez négocié une marge arrière en cas de rachat de la société hébergeant votre blogueur d’un jour ?! Visiblement, les spécialistes pensent que Locationary peut vraiment résoudre les problèmes de lancement de l’application de cartographie qui ont secoué si fort Apple dans sa marche idéale. Le nom de cette plateforme : Saturn. Vous y croyez, vous à Saturm, ou à la lune ?! A vos updates dans quelques 3 à 6 mois !

Suivre Locationary sur Twitter (plus pour très longtemps) : @Locationary

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Shazam, Yelp, Coursera, Pebble, Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Shazam selon La Fontaine

Par moment, le milieu de la « tech » me fait penser à des fables de La Fontaine. Dans le cas de Shazam, l’application mobile permettant d’identifier les chansons que l’on soumet à cette technologie, on veut nous faire croire qu’un boeuf n’est en fait qu’une grenouille. Shazam est une technologie assez géniale, mais il n’y a pas grand chose à faire avec, cela reste une commodité. Seulement voilà, la startup a eu besoin d’investissements de la part de VCs pour faire connaître le produit, la marque, la développer géographiquement et sur un maximum de plateforme. Donc, ces Messieurs Dames en veulent pour leur argent. Alors ils essayent d’inventer toute sorte d’histoires autour de ce qui restera à jamais : une application cool, qu’on utilise une fois par mois, et pour lequel on est éventuellement prête à payer au téléchargement un modeste montant, et basta. L’opérateur sud-américain America Movile basé à Mexico City (plus de 250 millions usagers à travers le continent américain) vient de faire une bonne opération : un investissement de $40 millions pour avoir une histoire commerciale un peu branchée à ses abonnés qui achèteront leur smartphone avec l’application Shazam pré-téléchargée : la belle affaire ! Forcément, la startup alignent les chiffres avec 262.9 millions d’abonnés (téléchargements ?!), 10 millions de tags chaque jour (9 milliards au total), 70 millions d’utilisateurs actifs, 140 marques mondiales ayant utilisé Shazam dans des spots TV, etc. Il n’en reste pas mois que Shazam a été plutôt naïf dans ses tentatives de monétisation de son application qui était gratuite à l’origine. Se comporter comme une techno rigolote et pratique à utiliser pour des campagnes de publicité ne rendra jamais une startup rentable sur le long terme et capable de se hisser au hit parade des succès financiers, n’en déplaisent à ces investisseurs, à qui je souhaite toutefois d’arriver à leurs fins.

Suivre Shazam sur Twitter : @Shazam

Mardi : du nouveau chez Yelp

 

Ce qui est en train d’arriver à Yelp est une belle leçon de comment guérir du startupisme. C’est quoi, le startupisme ? C’est le fait pour une société de rester engluée dans son business model initial, généralement un modèle gratuit, dont la seule possibilité qui semble exister pour apporter un peu de revenu est le fameux modèle du 20e siècle : le revenu publicitaire. Lors de la récente conférence organisée par VentureBeat à San Francisco, le CEO de Yelp, Jeremy Stoppelman, annoncé que Yelp allait proposer un service de livraison à domicile de repas. L’idée est de permettre à tous ces consommateurs venant surfer sur le site de passer à l’étape suivante : acheter. Yelp avait déjà un pied dans ce business avec le partenariat signé avec le site de réservation de restaurant basé à San Francisco OpenTable, mais cette fois tout le processus d’achat se fera sans quitter le site, grâce aux services fournis par les startups Eat24 et Delivery.com. Le service sera disponible dans un premier temps sur San Francisco et New York. Yelp avait déjà commencé à se diversifier avec l’option « Call to Action » afin de permettre au commerçant d’adresser des promotions en direct au utilisateurs de Yelp. Avec cette possibilité nouvelle de creuser un peu plus la relation avec ses utilisateurs, en permettant en même temps de créer une nouvelle ligne de revenus (et je suis curieux de voir le résultat, tant Yelp est une marque forte aux États-Unis), Yelp est en train de faire un grand pas, et vous pensez bien qu’ils ne vont pas se contenter de servir des repas à domicile… Des partenariats sont en cours avec Booker, Demandforce (une filiale du groupe Intuit) et MindBody pour des prises de contacts directs pour d’autres catégories. Yelp est entré en bourse en mars 2012, et son action vaut un peu moins de $40 ($22 à l’introduction), a déclaré un chiffre d’affaires de $138 millions au 31/12/2012, avec une perte de $19 millions. Yelp constate en moyenne 10 millions de visites sur ses applications mobiles : une autre priorité avec notamment la possibilité de générer du contenu et suggérer des lieux, des actions. Ensuite, l’internationalisation doit surement devenir à terme un focus. Elle a bientôt tout d’une grande, Yelp.

Suivre Yelp sur Twitter : @Yelp

Mercredi : MOOC, un nouveau code à retenir avec notamment Coursera

Alors que le monde de l’éducation évolue dans l’espace du numérique, aux États-Unis (surement un peu partout sauf en France, le pays des acquis sociaux, et son désormais célèbre mammouth), des acteurs comme Coursera sont en train de préparer le support éducatif de demain, et ça marche plutôt bien pour eux. MOOC : Massive open online course, une véritable explosion de nouveaux acteurs digitaux. Coursera, un  conte de fée à la sauce Silicon Valley : fondée en 2012 par deux professeurs de Stanford, l’un ancien professeur associé en intelligence artificielle, Andre Ng (également très interessé par le machine learning…), et  Daphné Koller, dédiée au Computer Science Department depuis 1995, après un « postdoctoral researcher » obtenu à UC Berkeley. Basés à Mountain View, première levée de fonds en avril 2012 pour $16 millions en avril 2012, puis $6 millions en juillet 2012, puis $43 millions un an plus tard. C’est à se demander d’où viennent ces chiffres, et surtout où vont-ils ?! EdX, un site non lucratif, a obtenu un financement de $60 millions via Harvard et MIT, $20 millions pour Udacity : la course au millions, on verra pour la facturation plus tard, montrez moi vos courbes ?! 33 top universités dans le monde proposent à travers Coursera des cours online, gratuitement. Pourquoi ? « Pace que leur technologie permet de la diffuser auprès de potentiels millions d’étudiants, pas seulement quelques centaines ». One line machine learning, étant donné les profils, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait une technologie derrière. Sept langues sont d’ores et déjà disponibles, et les types de cours, leurs présentations, la qualité des contenus rend le tout particulièrement attrayant. Le catalogue en langue non anglaise en est à son début, il faudra être patient. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est aussi le fait de ne pas négliger le désir des étudiants d’être sur les réseaux sociaux en proposant des connexions avec Facebook, Twitter, Google+. Coursera, l’essayer, c’est l’adopter !

Suivre Coursera sur Twitter : @Coursera

Jeudi : Pebble, l’Internet des objets se porte bien

 

Pebble, l’un des succès de Kickstarter en 2012 avec plus de $10 millions obtenus sur un objectif de $100.000 pour sa « montre intelligente », poursuit sa croissance avec l’annonce de pré-commande de 275.000 articles, et 1 millions de téléchargements de son application mobile. Qui porte une montre de nos jours, alors qu’il est si simple de regarder l’heure sur son téléphone ?! Le pari de la startup de Palo Alto de proposer une montre connectée à son smartphone permettant d’avoir des alertes en cas d’appels ou de réception d’emails, de SMS ou de notifications sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) semble sur une bonne voie. Il est également possible d’avoir un suivi de ses activités sportives (golf, jogging, vélo…). Rien de révolutionnaire a priori, mais un succès populaire qui se confirme en proposant un produit au design assez marqué, dont il est possible de modifier l’apparence, avec trois choix de coloris pour le moment. L’entreprise a presque 30 salariés désormais, dont les principales préoccupations sont de permettre de livrer la demande, et réfléchir aux prochaines fonctionnalités à proposer, ayant récolté un tour de serie A de $15 millions auprès d’un investisseur. Un accord exclusif de distribution a été signé avec BestBuy.

Suivre  sur Twitter : @Pebble

Vendredi : Lyft vend Zimride

Voici une belle histoire concernant une startup qui a su intelligemment évoluer dans son métier de base. Au départ, il y avait Zimride. Un site web créé en 2007 destiné à aider les internautes à trouver des personnes permettant de faire du co-voiturage pour des longs trajets, pour les universités et les entreprises. Plutôt bien vu, car il n’y a pas véritablement de solutions de co-voiturage disponibles, même si dans les faits des bouts de services existent, sans avoir véritablement décollé : Ridenow, Carpoolworld font figures d’ancêtres mais les données ont véritablement changé. Le co-voiturage est complètement rentré dans les moeurs dans la baie de San Francisco, et par exemple la gare routière de San Francisco prend désormais en considération ce moyen de locomotion. En attendant, Zimride a eu les plus grandes difficultés à développer son traffic, jusqu’à lancer les voitures à moustache : Lyft. Des $ en suffisance sur le compte en banque ($85 millions pour le moment), et surtout la vente désormais officielle Zimride (le site et de son système de réservation) au géant de la location Enterprise Holdings (les marques Enterprise, Alamo et National), qui va permettre à la startup de se concentrer sur son application mobile, et qui lui a donné une opportunité de valoriser ses actifs, avec du cash à la clé ! Cette transaction est l’exemple flagrant qu’il existe des synergies industrielles possibles entre le monde des startups et les grosses entreprises. Tout est une question d’intelligence de business, et c’est une belle preuve de maturité de la part des équipes de Lyft, entre autres.

Suivre Lyft sur Twitter : @Lyft

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Zynga, Yahoo!, July 4th, eBay, AngelList

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Mark Pincus passe le relais sur Zynga

Mark Pincus, le fondateur de Zynga qui passe les manettes de sa startup, l’ex-numéro 1 des jeux sur Facebook, c’est comme la fin d’une époque, et je l’espère pour Zynga (mais je n’y crois guère, sac de pommes de terre…), le début d’une nouvelle ère. Je me souviens bien cette fameuse soirée organisée dans les premiers locaux de la startup de San Francisco, en juin 2008, où j’étais loin d’imaginer qu’elle serait cotée au NASDAQ un jour. Mark Pincus a toujours été la figure de Zynga (après le toutou que vous pouvez voir ci-dessus, garanti d’origine), et c’est incroyable d’imaginer qu’il y ait des centaines de millions de personnes désireuses de payer pour télécharger une vache en rose, ou pour s’offrir un arrosoir en or plaqué pour son jardin magique. Les problèmes que l’on citent souvent pour une « web company », c’est tenir la charge, c’est trouver les moyens de déployer à grande échelle. Pour une société en bourse, l’objectif c’est surtout de durer et tenir ses promesses sur le long-terme. Ce qui fonctionne dans le jeu vidéo, ce sont les jeux qui ont trouvé leur niche, et leur cible : les hardcore gamers, ceux qui jouent « à la vie, à la mort », et qui  assureront des revenus sans faillir. Sur des jeux plus simples, grand public, et qui se développent sur des mécanismes plus proches d’une addiction court-termiste, il est difficile de planifier des revenus et de s’y tenir. Racheter des studios ou des équipes ayant développé des jeux à succès tiennent plus du jeu de roulettes et pas d’une stratégie telle qu’on l’attend à Wall Street. L’avenir dira si avoir choisi un grand nom chez un constructeur de console de jeu vidéo, Don Mattrick, ex-patron de « l’interactive entertainment » chez Microsoft, résoudra ce complexe casse-tête conduisant à aligner des downloads dans des tableaux Excel trouvant leurs origines dans un business plutôt difficile à anticiper.  Ca tombe plutôt bien, Steve Balmer, patron de Microsoft, avait envie de rajeunir ses cadres chez le géant de Seattle…

Suivre Zynga sur Twitter : @Zynga

Ne pas perdre le contact avec Mark Pincus sur Twitter : @MarkPinc

Suivre Don Mattrick sur Twitter : je vous laisse trouver le bon compte

Mardi : Yahoo! continue ses courses avec Qwiki

C’est amusant comment la vie d’une startup est faite : alors que Qwiki avait récemment changé de direction, après avoir prétendu changer le monde grâce à sa technologie de recherche multimedia (qui consistait en fait à intégrer des paragraphes sortis de Freebase et Wikipedia), Marissa Mayer, CEO de Yahoo! et accessoirement membre du jury du concours de startups Techcrunch Disrupt gagné par la startup en 2010, s’est rappelé au bon souvenir de la startup New Yorkaise, et s’est probablement dit que ça pourrait faire une belle affaire dans le portefeuille de produits de Yahoo! nouvelle version. Bien qu’à $50 millions, on peut juger que cela semble plus être une offre de récompense pour les investisseurs qui ont mis $10,5 millions au total, qu’un véritable prix de transaction habituel. Il est de toute façon très difficile d’avoir des chiffres précis sur le nombre d’utilisateurs. Le produit devrait être gardé sous son propre nom en tant qu’application iOS. Le lendemain, c’est au tour de Xobni d’être racheté, dont la promesse était de rendre votre boite email et liste de contacts plus intelligente (ça ne m’a pas frappé…). Ce rachat va permettre un quasi-équilbre entre les $48 millions offerts par Yahoo! pour la transaction et les $42,8 millions levés. Ca fait 17 sociétés acquises par Marissa Mayer depuis son arrivée.

Suivre Marissa Mayer sur Twitter : @marissamayer

Mercredi : un July 4th pas comme les autres

On ne rigole pas avec les droits constitutionnels aux États-Unis. Cette indépendance a été chèrement gagnée (avec le concours des autorités en charge de la France à l’époque d’ailleurs, ceci dit en passant), et l’histoire de Prism et de la cyber-surveillance de la NSA n’a pas encore été digérée… Du coup, un mouvement s’est créé sous l’impulsion de l’organisation Fight for the Future pour protester contre l’utilisation arbitraire d’internet selon eux non conformes aux droits des citoyens américains et des sociétés telles que WordPress.org, NamecheapReddit, Mozilla, CheezburgerMoveOn, et l’EFF, pour protester sur leurs sites web contre l’initiative de la NSA avec la redirection vers un site de pétition. Pas Facebook. Pas Google. Une belle occasion de remuer une nouvelle fois les lobbies en tous genre, pour la bonne cause : la sauvegarde de la confidentialité des informations. Sortant d’un récent voyage par avion assorti de 3 arrêts dans des aéroports de 3 pays différents, je me suis demandé ce que la sécurité serait sans un minimum de filtrage des passagers, et par extension, comment imaginer les états assurer un minimum de sécurité nationale sans un minimum de contrôles. A la vitesse où va l’information, et étant donné l’impact sur notre société, comment garantir à la fois la confidentialité et la sécurité ? Edward Snowden a sans doute eu raison de révéler le pot aux roses, mais il est grand temps de prendre conscience que nos informations n’ont plus aujourd’hui la certitude d’être inviolable. Chaque lettre tapée et rendue accessible sur Internet peut être un jour récupérée, ré-utilisée, vendue, exploitée, traquée, hackée. C’est ainsi.

Jeudi : July 4th, un bon jour pour les Belges 

On connaissait les Diables Rouges, le surnom de l’équipe nationale belge de football, un pays quelque peu malmené dans son histoire ces derniers temps, victime d’une guerre de ses deux communautés francophone et néerlandophone… C’est au tour de ses startups de faire parler d’elle, la souveraine Belgique, le lendemain de l’annonce de l’abdication du Roi Albert II, avec l’annonce de l’acquisition par eBay de deux sites 2dehands.BE (le flamand) & 2ememain.BE (le francophone) qui représentent à eux deux 5,5 millions de visiteurs uniques par mois. Ces deux sites rejoindront l’offre Classifieds Group d’eBay, présente à ce jour dans 25 pays. eBay se renforce donc sur ce territoire et se localise petit à petit à travers le monde. L’oiseau fait son nid.

Suivre  eBay sur Twitter : @eBayINC

Vendredi : AngelList, site incontournable sur le financement des startups

Naval Ravikant, c’est le startup boy par excellence, qui est en train de se faire une place au soleil dans le royaume des stars de la Silicon Valley. Au delà de ses réussites dans la revente de certaines de ses investissements à Twitter ou encore Google, c’est aussi le fondateur du site web AngelList, qui est en train de devenir un site majeur pour qui souhaite faire référencer sa startup et trouver les investisseurs de ses rêves : plus de 100.000 startups listées, plus de 500 introductions réalisées entre des entrepreneurs et des investisseurs sur AngelList par semaine…18.000 investisseurs accrédités (on ne s’improvise pas investisseurs aux États-Unis, il faut montrer patte blanche), qui ont assuré à ce jour 3.000 investissements. Environ. Le création de sa startup est devenu un  sport pratiqué dans bien des pays, et la principale friction provient essentiellement de la recherche de financement pour développer son produit. Même si nos recommendations vont dans le sens de bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, et qu’il est préférable de pouvoir s’autofinancer avant de faire appel au capital, il semble que chacun puisse avoir sa chance dans cette lotterie, et donc, si vous pensez argent, vous, créateurs de startups, pensez AngelList !

Suivre  AngelList sur Twitter : @AngelList

Suivre Naval Ravikant sur Twitter : @Naval

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Snapchat, Saleforce et Oracle, Socrata, Clinkle, Adobe et Neolane

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : la Silicon Valley a accouché d’un nouveau monstre, Snapchat

Evan Spiegel et Bobby Murphy sont deux étudiants de Stanford. Ils se sont rencontrés en 2009. Evan est titulaire d’un B.S. en Product Design (2012) et Bobby en Mathematical & Computational Science (2010). Snapchat, leur produit, permet de prendre des photos avec son smartphone (iPhone et Android). La photo reste accessible sur l’application tant que l’utilisateur garde son doigt pressé sur la photo sur l’écran de son smartphone. Après la photo disparait. C’est une idée créée par des étudiants dans le cadre de leur cours à Stanford, lancé en septembre 2011. A ce jour, c’est 200 millions de photos prises par jour. Cible des utilisateurs : entre 13 à 24 ans.  Evan et Bobby sont à peine plus vieux (22 et 24 ans). C’est à l’évidence une application qui flirte avec le non autorisé, je laisse imaginer à quoi des adolescents (ou adolescents attardés) peuvent jouer en se prenant en photo instantanée. La startup vient de lever $60 millions. Ca fait $73 millions au total. L’application est gratuite, mais elle plaît parce qu’elle a de belles courbes. Bien sexy. Et j’en connais qui vont se faire un paquet de pognon de profit. Instagram, épisode sex and teens, faites vos jeux, rien ne va plus.

Suivre Snapchat sur Twitter : @Snapchat

Mardi : Salesforce et Oracle, leçon de business à l’américaine

 

Salesforce.com et Oracle, ce sont deux ennemis jurés. Marc Benioff, enfant de San Francisco, qui pèse pas loin de 3$3 milliards, en train de dépasser son maître, Larry Elison,  patron d’Oracle, où il a lui-même passé 13 ans.Benioff, patron de Salesforce.com, créée en 1999, c’est du « tout-cloud ». Toutes les solutions possibles que l’on peut imaginer pour une entreprise sont vendus par Salesforce.com, qui n’a pas hésité à dépenser pour accueilir des solutions tierces. Larry, lui, pèse un peu plus de $40 milliards, et il est bien embêté, Larry : ses actionnaires ne sont pas très satisfaits des courbes de croissance. Alors Larry, dans sa bonne sagesse, va chercher des partenaires dans le cloud pour renforcer ses offres, et notamment intégrera Salesforce.com avec ses solutions Fusion HCM et Financial Cloud, tandis que Salesforces.com de son coté va utiliser le système Oracle Linux, la Datavase Oracle et la plateforme Java Middleware. Seuls les spécialistes comprendront le détail. Ce qu’il faut retenir, c’est que parfois les pires ennemis que l’on puissent imaginer sont capables de s’envoyer des emails et trouver des terrains de collaborations. Coopérer, sinon c’est mourir ?

Suivre Oracle sur Twitter : @Oracle

Suivre Salesforce.com sur Twitter : @Salesforce

Mercredi : Socrata, l’open data gouvernemental qui s’achète


C’est bien connu, en France, on fait avancer la technologie d’un point de vue politique en faisant des lois, parfois en lançant des appels d’offres histoire de faire tourner un peu le business vers des entreprises françaises, et ça permet de doper la croissance dans les nouvelles technologies. Il y eu le moteur de recherche Européen, il y a maintenant le projet Data.Gouv.fr, le projet « open data » du Gouvernement français, qui dépend directement du Premier Ministre. Contrairement aux idées reçues des journalistes français, l’idée n’est pas de mettre l’État Français à nu, simplement de donner accès à des donnés publiques utiles. Difficile de savoir combien ça a pu couter exactement, toujours est-il que de l’autre coté de l’Atlantique il y a Socrata, une startup qui vient de lever $18 millions, qui propose de mettre sa technologie au service de toute administration qui veut mettre à disposition des « silos » d’informations. La ville de San Francisco utilise les services de la startup de Seattle, créée en 2007, et qui va pouvoir continuer sa croissance, après une première levée de fonds en 2008 de $6,5 millions.

Suivre Socrata sur Twitter : @Socrata

Jeudi : Clinkle, la règle des 25 en format US

 

Il était une fois un « twitos » du nom de Marc Simoncini, business angel dans ses loisirs, qui proposa, comme ça, dans le vent twiteresque, de faire une donation de 25.000 euros à des projets soumis par de jeunes gens âgés de moins de 25 ans. Histoire de « remplacer les parents de cette génération » qui veut elle aussi non pas s’engager dans l’administration, mais voler avec les pigeons dans les méandres tortueux mais passionnants de la startup. Il fut sauvé par ses camarades de jeux habituels, notamment Xavier Niel, le Saint des startupers français. Changement de cadre : Palo Alto, son western où les millions coulent à flots, et un jeune homme de moins de 25 ans, qui répond au nom de Lucas Duplan, qui a lancé Clinkle et qui se propose de mettre tout votre porte-monnaie dans votre téléphone. Oui, vous avez bien entendu, tout votre portfeuille. Duplan, Stanford vous avez dit ? Ils ont du entendre l’appel de Simoncini, parce que c’est 25 patates qu’ils lui ont donné. Et pas n’importe qui, s’il vous plaît, du lourd, du très lourd. Non mais, qui c’est qui tweet le plus fort par ici (non, pas allo, s’il vous plaît) ?

Suivre  Clinkle sur Twitter : @Clinkle

Suivre Marc Simoncini sur Twitter (sait-on jamais, il fera peut être un truc pour les plus de 50 ans, les délaissés du net) : @MarcSimoncini

Vendredi : Adobe  rachète Neolane… mais que fait Montebourg ?


Ca devait arriver, et Adobe a profité d’un moment de relâchement d’Arnaud de Montebourg, probablement en vacances à Caracas. C’est ainsi une entreprise fondée en 2001, et 250 employés qui passent à l’ennemi, avec une fuite de cerveaux en perspective, et bien peu cher payé avec seulement $600 millions… en cash en plus, tellement Adobe avait peu confiance en ces Français dont on ne sais jamais quoi attendre. Plus sérieusement, Adobe va ainsi continuer à renforcer son offre dans le domaine du marketing online et Neolane vivre de beaux jours de croissance au sein d’un gros player de la Silicon Valleyet de son offre Marketing Cloud. On aurait tellement souhaité qu’un tel bonheur arrive à d’autres, et cela confirme ainsi l’excellence d’une French Touch dans la tech, qui avait déjà un pied à l’international, et plus de 400 clients à travers le monde.

Suivre Neolane sur Twitter : @Neolane

Suivre Adobe sur Twitter : @Adobe

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Fullscreen, Homejoy, Zynga & Twitter, Leap Motion, et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoignfullScreener sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : FullScreen, la startup qui fait du neuf avec du vieux

 

Fullscreen est ce que l’on appelle en anglais technique un « online multichannel network », ce que l’on peut traduire  en l’espèce par une plateforme qui vient vous en rajouter une couche par dessus Youtube. Comme tout produit développé par les équipes de Google, qui brillent par leur intelligence « all together » mais dont la simplicité des outils n’est pas la première des qualités, des sociétés comme Fullscreen sont parfois utiles pour vous simplifier la vie pour gérer votre canal Youtube, dans son exposition et sa monétisation. Tout le monde n’a pas les moyens de recevoir les équipes commerciales locales de Youtube et se faire aider dans l’optimisation de ses chaines, ni les capacités techniques pour le faire. Fullscreen, c’est un peu comme ces poissons qui viennent se nourrir auprès des gros prédateurs, en toute intelligence. Pour les bons services des utilisateurs finaux, avec le bon vouloir des acteurs en place, et non pas pour tirer un certain profit de la situation, comme certaines sociétés dont une française qui est venu se mettre un peu trop près de la gueule nourricière. Comme le dit la pub, 2,5 milliards de vues sur les vidéos supportées par sa plateforme, plus de 10.000 canaux, et une nouvelle levée de fond qui vient s’ajouter à $30 millions déjà encaissés. Peu de risque que Google leur couper le robinet. Enfin souhaitons leur, tout est possible dans la Silicon Valley.

Suivre Fullscreen sur Twitter : @FullScreen

Mardi : Homejoy, la niche de niche

 

Cette chronique va ressembler à une pub pour du liquide vaisselle, mais à quoi bon. « Et le ménage moumoune ? ». Pas de problème, Homejoy est là pour vous servir. Après des services comme Redbeacon, Angie’s List, TaskRabbit, Zaarly aux États-Unis, et j’en passe (Aladom.fr en France, s’il vous plait), il y a Homejoy pour s’occuper d’une chose, mais alors bien : le ménage. Avec un nouveau petit $1,7 millions en poche, et notamment le co-fondateur de Paypal Max Levchin a son Board, Homejoy, une (encore !) pépite sortie de l’incubateur de Paul Graham YCombinator, change de nom (Pathjoy, c’était un peu vague) et vont aiderd’un coté les personnes en recherche de travail ou sous-employés pour fournir de l’autre coté une prestation que tout le monde recherche (enfn, ceux qui peuvent se le permettre) : le ménage à domicile. Et comme ces belle têtes de la Silicon Valley savent exploiter un filon, il s’agit maintenant de proposer un programme permettant aux entreprises de payer le ménage à domicile à leurs employés. On ne sait plus quoi faire pour choucohuter ses salariés dans la Silicon Valley, mais il y a toujours une startup pour pointer du nez et proposer une nouveauté ! Homejoy est disponible à San Francisco (of course), New York, Los Angeles, Boston, Washington DC, Seattle… 19 villes au total !

Suivre Homejoy sur Twitter : @Homejoy

Mercredi : Twitter et Zynga, deux histoires opposées


Le même jour, deux annonces qui n’ont rien à voir et qui montre deux stratégies bien différentes… D’un coté, la startup de jeux sociaux Zynga qui annonce le rachat d’une société de gaming basée à Chicago, SpookyCoolLabs, 40 personnes dédiées au jeux de casino, qui va aider la société de Mark Pincus à décoller sur ce secteur, après le lancement de leur premier jeu en avril dernier au Royaume-Uni. Objectif : pousser l’usage, faire pousser les courbes d’audience et de revenus en intégrant un studio. Sega par exemple n’a pas eu à s’en plaindre en acquérant les studios anglais développant Football Manager et Total War. Souhaitons à Zynga la même réussite (quoique, quand on regarde l’histoire de Sega en ce moment…), De l’autre, Twitter qui rachète Spindle, une application de géo-localisation en temps réel… qui va être envoyée à la poubelle, ou presque. Quelques lignes de codes et de nouveaux ingénieurs au service et à la cause de Twitter qui visiblement travaille sur le sujet. Acqui-hire. Même cause, différent effet. C’est comme ça que ça se passe tous les jours, dans la Silicon Valley.

Suivre SpookyCoolLabs sur Twitter : @SpookyCoolLabs

Suivre Spindle sur Twitter : ça sert à rien, ça va fermer

Jeudi : Leap Motion, elle a tout d’une grande

 

La bonne santé d’une startup s’évalue de différentes manières. Il y en a une qui est typiquement « Silicon Valley » : un fond qui est levé pour financer des startups qui vont dévdelopper des applications sur la technologie d’une autre startup. Un bel exemple en l’occurence avec Unity 3D, une plateforme technologique de 3D pour les développeurs dans le jeu vidéo. Et puis maintenant il y a Leap Motion, qui touche un autre domaine dans la 3D : lamreconnaissance des mouvements. Créée en octobre 2010, basée à San Francisco, il n’est plus possible d’ignorer cette société qui rend le film Minority Report aussi dépassé que La Grande Vadrouille au hit des choses à connaître de nos jours au sommet de la branchitude. Grande précision dans la restitution d’un mouveau réalisé à l’aide d’un capteur sur un écran, on fait difficilement mieux, et la startup continue de développer… et de se developper. Et c’est au tour désormais des développeurs tiers de venir utiliser les lignes de code que Leap Motion rend disponibles (les fameux APIs), avec la possibilité de se voir financer une partie des développements grace à un fond de $25 millions spécialement créé par Highland Capital, un des investisseurs de Leap Motion. 65.000 developpeurs se sont déclarés interessés, dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, la sécurité… et le « big data ». Attendez vous à voir des éléphants voler par troupeau d’ici peu. Un belle reconnaissance pour Leap Motion.

Suivre Leap Motion sur Twitter : @Leap Motion

Vendredi : Google Mine, bientôt « yours »


Scoop : à peine remis de Google I/O et de toutes ses annonces, que je n’ai pas encore eu le temps de toutes ramasser, Google nous « tease » avec un nouveau produit : Google Mine. Un nouveau produit intégré avec Google+…   …   …   …   …   …   …   … eh, revenez, je n’ai pas fini !!! Google Mine, c’est un moyen de rester au contact avec les objets que vous possédez, ou que vous aimeriez avoir en votre possession, à partager avec vos cercles. Autant dire, avec beaucoup de monde, car franchement les cercles de Google+, on ne peut pas dire qu’ils soient très… privés. Soyons créatifs, à quoi cela pourrait-il servir ? A partager votre collection de timbres ? Votre dernière collec’ Panini ? Suivre des conversations sur des objets précis, obtenir des recommandations, saisir des occasions à saisir, bref, un moyen de passer un peu plus de temps sur Google+. Et ça sert à quoi, Facebook ? Et bien, tout est manuel, là-bas. L’idée de Google, c’est de tout automatiser. Et vous connaître encore plus, pardi. La belle affaire ! Stay tuned ! C’est en phase de test en interne pour le moment au sein des équipes à Mountain View.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Yelp, Waze et Google, #Facebook, Foursquare et Microsoft, Path

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Yelp donne dans le « mobile awareness »

 

Le mobile n’a jamais été à ce jour le point fort de Yelp, je suis bien placé pour le savoir : le français Dismoiou (une application de geo-localisation très mobile) avait beaucoup de succès quant à sa value position lorsque le CEO de la startup, Gilles Barbier, se présentait à San Francisco. Yelp est devenu un site massivement utilisé, la société essaye de se développer en Europe, et elle se concentre désormais sur son application mobile. L’excellence de son application mobile est un must have de nos jours,  et cen’est pas Marissa Mayer, la CEO de Yahoo! qui me contredira. Surtout pour une compagnie qui ambitionne de rentrer au NASDAQ. Le mobile peut tout à fait être une source de revenus significatives par rapport à des activités web, du fait de l’audience mais aussi de la spécificité de la mobilité. Il y a encore beaucoup de gros acteurs du web dont l’application mobile est tout à fait en deça de ce que les utilisateurs peuvent attendre, comme Linkedin par exemple. Yelp vient donc de lancer « Nearby » dont; l’objectif est de forunir des suggestion d’endroits du fait de la localisation, des checkins et de l’activité de ses amis, de la météo, de l’heure dans la journée. 45% des recherches sur Yelp sont faites sur mobiles (chiffres du premier trimetre 2013), . Cet apport fonctionnel devrait donc certainement être bénéfique, sur iOS pour commencer, bientôt sur Android. Le blog post ne dit pas pour l’application Windows Phone, pauvre de moi…

Suivre Yelp sur Twitter : @Yelp

Mardi : Waze, la startup qui ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley

 

L’un des feuilleton du printemps de la Silicon Valley vient enfin de trouver son terme : la soci été israélienne Waze vient de trouver son acquéreur, et c’est Google qui a gagné le concours de « qui c’est qui va payer le plus cher ». Waze avait fait parler d’elle il y quelques temps avec Apple et j’avais même dit : »Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter…« . Waze, c’est une application mobile de carte routière dynamique grâce aux commentaires de ses utilisateurs. Bon, Twitter, c’était un peu tiré par les cheveux (ils se sont bien lancés dans la musique…), mais j’avais raison pour Facebook… Pas compliqué d’ailleurs à deviner, sauf que le CEO (que j’ai croisé plus d’une fois a Palo Alto) a dit non à Facebook soit disant « parce qu’il ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley ». Sans être dans le secret des Dieux, ça semble vouloir dire, « je veux me faire racheter mais ce n’est pas assez ». Google, qui envoie des ballons en l’air pour développer l’accès à Internet, et qui n’en est pas à un milliard près, semble avoir mis le nombre de zéros suffisants. Il faut comprendre, après tout, qu’une société qui a levé $67 millions en 3 séries, ne dispose plus que d’une partie infime de son capital, et que pour satisfaire tout le monde, c’est à dire avant tout ses investisseurs, il faut proposer le juste prix. 10 millions d’utilisateurs en janvier 2012, 20 millions en juillet 2012, 50 millions à ce jour, le courbe de croissance semble lancée. Il n’en reste pas moins qu’après Instagram il y a quelque temps, plus 1,1 milliard pour une société créée en 2007, et ayant 110 employés, ça fait cher. Quoi que cela représente $22 par utilisateur. Pas mal pour un produit non payant. Mazel Tov!

Suivre Waze sur Twitter : @Waze

Mercredi : nous sommes sauvés, il est possible de #hashtaguer sur Facebook


Bientôt dans tous les dictionnaires : le hashtag (symbole #). Nom masculin, apparu en 2007 par le génie d’un jeune geek Californien appelé Chris Messina (à ne pas confondre avec l’acteur américain) qui permet de résumer des messages en quelques caractères. Mode d’utilisation : on inscrit le symbole suivi du mot-clé. Plus fort que le tweet : le hashtag. Bon les américains sont habitués à utiliser ce symbole, dans la vie de tous les jours, mais quand même ce fut une bien belle idée, surtout à utiliser sur sur Twitter, la machine à vous raccourcir la pensée humaine. Du moins, son mode d’expression. Alors voilà, comme dirait Patrick, c’est à Facebook de s’y coller : c’est la grande nouveauté, après avoir été imaginé il y a 7 ans, les hashtags font leur apparition sur Facebook. Bon sang, mais c’est bien sur… si on arrive à regrouper des message sur des mots-clés, et que l’on donne la possibilité à plusieurs (des millions peut être) de se retrouver sur une thématique… et bien on vient de créer un nouveau modèle pour les annonceurs ! Imaginez un peu : #chocolat #restaurant #party, que sais-je ! « Les conversations publiques » ça s’appelle. On voit les hastags s’inscrire, comme les noms de ces contacts sur Facebook. En cliquant dessus, cela ouvre un conversation regoupant tous les posts utilisant le même code. Et allez jeter un coup d’oeil sur la droite, dans la colonne « Ads », par exemple…

Jeudi : Foursquare et Microsoft, les extrémités de la tech

 

D’un coté, Foursquare et ses applications mobiles, à peine $2 millions de revenu en 2012, qui vient d’annoncerune jolie opération baptisée « Time Machine » qui permet de visualiser une cartographie tout en image de ses checkins dans le passé. Ni Foursquare, ni Samsung ne se sont exprimés sur les détails de cette transaction, qui va mettre un peu de beurre dans les épinards de la startup. Souvent en avance dans certaines initatives, tels que la gamification, la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous, car le checkin n’est pas encore grand public, et les fameux « zannonceurs », Saint Sauveurs de bien des startups qui vous racontent les dernières tendances, restent encore assez prudents. De l’autre, Microsoft qui vient d’annoncer l’ouverture de Windows Store en collaboration avec BestBuy dans 500 magasins à travers le pays, et une centaine au Canada. Entre 140 à 200 mètres carré dédiés aux produits Microsoft, avec des mise en scènes de l’innovation apportée par les produits du géants de Seattle. Objectif recherché ? Notamment réagir à l’ouverture par Samsung de l’ouverture de mini-stores à l’intérieur de… BestBuy. Plus petits, Microsoft a préparé son offensive pour concurrencer le « constructueur » coréen qui est en train de faire un véritable raz-de-marée sur les smartphones, les tablettes et jen passe. Foursquare et Microsoft, deux mondes face à un géant venu d’Asie.

Suivre Samsung France sur Twitter : @SamsungFrance

Suivre Microsoft sur Twitter : @Microsoft

Suivre Foursquare sur Twitter : @Foursquare

Vendredi : le mirage Path


Oh my Gosh. Ca y est, ça a encore frappé. C’est tellement dingue, que même Techcrunch s’y est mis à quatre mains pour écrire ce qui n’est encore qu’un rumeur. La startup Path, dirigée par l’ex Facebook Dave Morin. Path est une application mobile que je décrivais, il y a quelque temps, comme le prochain… Facebook. Plus un état d’esprit, qu’une véritable vision. L’application a plafonné à quelques 2, 3 millions d’utilisateurs, et puis soudainement, paf, 10 millions, comme par enchantement. 12 millions au jour d’aujourd’hui. 2012 : levée de $30 millions avec une valorisation de $250 millions. Google propose d’acheter la startup $100 millions, Dave Morin dit non. 2013 : si ça se confirme, une nouvelle levée entre $75 et $100.000 pour une valorisation de $1 milliard. Pour une application permettant de prendre des photos, des courtes vidéos, etc… Gratuite. On ne prendrais pas un peu les canards pour des oies sauvages, dans la Silicon Valley ???!!! En même temps, on ne peut que se réjouir du succès des autres, c’est bon pour le business, l’argent circule, c’est jamais très bon quand le pognon reste entre les mêmes mains. Et puis pour une fois qu’un entrepreneur-business angel de la Silicon Valley investi dans des startups françaises (Dave Morin apparaît au capital de certaines, il doit avoir de bons amis chez nous), souhaitons lui bonne chance. Pour ce qui est de la logique industrielle, je vous laisse aller voir du coté des gossips de la Silicon Valley.

Suivre Path sur Twitter : @Path

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Surf Air, PrivatBank, The White House, Elon Musk, Prism

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : une autre façon de voyager avec Surfair

 

Vous prenez l’avion vous ? Comment ? On connait sa destination, le jour, on se renseigne auprès d’un agence, sur Internet. Vous le prenez souvent ? Vous cumulez les miles ? Bref. Surf Air, société basée à Santa Monica, vient d’apporter un vent frais pour les Californiens qui commutent souvent… par avion, en proposant un nouveau mode de fonctionnement : vous souscrivez à la compagnie aérienne selon un abonnement mensuel (le montant n’a pas encore été communiqué), et vous pouvez voyager sur la compagnie de façon illimitée. La procédure d’accès à l’avion est simplifié et ultra rapide, plus de confort, le parking est gratuit et illimité, le wifi est gratuit. N’en jetez plus. Los Angeles, Santa Barbara, San Francisco seront les destinations pour commencer, d’autres destinations sont prévues en Californie. La société vient d’obtenir l’accord de la FAA qui délivre les opérations d’opérer en tant que compagnie aérienne, et un deuxième tour de financement de $7 millions ($9,59 au total pour le moment). Il ne reste plus quà régler les problèmes de la couche d’ozone, et la boucle est bouclée. Elle est belle, la riche Californie !

Suivre Surfair sur Twitter : @ISurfTheSkies

Mardi : la banque Ukrainienne Privatbank se prépare pour les Google Glass

Les spécialistes de technologie savent à quel point l’Ukraine est un pays assez développé sur ce sujet. Le secteur du développement offshore y est particulièrement actif. et l’on trouve une communauté de développeurs de toute sorte. Bon nombre de technologies de pointe (la reconnaissance d’image, les plateformes de vidéo, la gestion de giga-bases de données…) sont d’origine ukrainiennes. Et il n’est pas totalement surprenant de voir PrivatBank, l’un des principal établissement de crédit du pays, annoncer la disponibilité prochaine d’un service client sur les Google Glass. Après les QR codes, la commande vocale, la réalité augmentée, a priori ayant fait l’objet de développements de services par la passé pour les clients de la banque, de nouveaux usages seraient possible grâce aux lunettes. Les possibilité sont nombreuses, comme par exemple faire des transferts de fonds, consultater ses comptes, retirer de l’argent, régler aux pompes à essences ou au restaurant, ouvrir les portes de l’agence ?! Les spécialistes du pays savent aussi à quel point on n’y aime faire des annonces, alors comme dirait Saint Thomas, à suivre. « Ok Glass, give me money ».

Suivre PrivatBank sur Twitter : @PrivatBank

Mercredi : Fleur à San Francisco, c’est bien, et pendant ce temps là, le Gouvernement Américain…

La visite de notre Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique Fleur Pellerin, à San Francisco fut une vraie bonne nouvelle dans un monde du digital français un peu malmené ces derniers temps par le redressement productif et la culture, qui avancent par instant dans la mauvaise direction. Ce même jour, tout un symbole, de ce coté de l’Atlantique, le gouvernement américain annonçait des mesures concrètes en faveur des technologies par l’extension de mesure de renforcement des fameuses « patents », ces brevets qui sont un bon indicateur de la santé d’une écononmie des anciennes et nouvelles technologies. Le dépôt de brevets n’est pas clairement l’assurance d’une économie qui innove, mais elle est le reflet d’une ambition politique qui s’inquiète de la santé de son industrie. Et comme le montre l’actualité (Google, Apple, Samsung…), la santé d’une entreprise n’est pas nécessairement le fait d’une volonté commerciale, ou de la prépondérence du message marketing, comme le pensent à tort une bonne partie de l’intelligentsia qui dirige les sociétés françaises. J’ai encore eu une conversation récemment avec un groupe de Français en vote dans la Silicon Valley (avec plein d’annonceurs dedans) : le marketing n’est rien sans une politique innovante qui va prendre sa source dans la capacité d’une entreprise à proposer des options technologiques, Sans recherche fondamentale, sans recherche tout court, il n’y a pas d’avenir pour une entreprise moderne. Plutôt bizarre comme remarque, venant d’un pays qui forme les meilleurs ingénieurs que l’on puisse trouver. Et qui les laisse dans l’arrière-cour. L’objectif de ces mesure est de renforcer la protection des brevets, et donc encourager la dynamique dans ce domaine.

Les mesures annoncées « Fact Sheet » : White House Taks Force on High-Tech Patent Issues

Jeudi : un nom à retenir… Elon Musk

Un homme à suivre : 41 ans, Sud-Africain. A appris à programmer tout seul, a vendu son premier logiciel à 12 ans. Co-fondateur de Paypal. 5 enfants, 2 ex-femmes. Le genre d’individu pour qui les choses ne vont pas assez vite, sans doute. Tesla, c’est lui. La nouvelle coqueluche, la titine électrique aux allures de mini Testa Rossa que les bobos Californiens s’arrachent, et pas seulement. Comme on me l’a fait remarquer, on commence à les voit pululer dans les parkings privés de la Silicon Valley. Compagnie créée en 2003, il sera désormais bientôt possible de s’offrir ce petit bijou pour $350 par mois. Introduite en bourse en juillet 2010, les ventes sont en bonne santé dans une industrie pas toujours bien portante. Mais ça ne lui suffit pas, il a aussi l’espace. Avec Space Exploration Technologies, aka SpaceX, fondée en 2002, qui a inventé la capsule à aller dans l’espace ré-utilisable. La deuxième vient de revenir sur Terre, en train de faire sa toilette pour repartir au paradis dans quelques mois, dans quelques semaines… Il l’a appelé Dragon, sa navette de l’espace. Un Dragon pour un homme qui n’a surement pas fini de faire parler de lui. En tout cas, pas de plan d’introduction en bourse pour SpaceX pour le moment. Une à la fois. Quand même. « Only possible in very long term when Mars Colonial Transporter is flying regularly ». Je ne vais même pas traduire.

Suivre Elon Musk sur Twitter : @ElonMusk

Vendredi : un nom qui fout les boules… PRISM


Le prisme, c’est dans sa définition,  c’est un élément optique utilisé pour réfracter la lumière. Ca a pris un tout autre sens au Étas-Unis, ou décidemment la protection des informations est plutôt mise à mal, avec les révélations récentes du Guardian et du Washington Post au sujet de données personnelle stockées par la NSA (un organisme gouvernemental responsable du renseignement et de la sécurisation des systèmes de communications et de traitement des données du gouvernement américain). Un pont trop loin sans doute, d’aller se servir dans les serveurs de Google, Yahoo!, Facebook, Microsoft, etc. Verizon qui transmet ses données afin de permettre de traquer des pariculiers. Comme l’a dit Obama, comment assurer la sécurité à 100% et assurer 100% de confidentialité avec 0% d’inconvénient, et que des décisionss’imposent. Well. Soit. En attendant, Google dit que ce n’est pas de leur faute, il ne savait pas ce qui se passait : « What the … ». Ben voyons. Pas une grosse surprise, de toute façon. Il va falloir apprendre à vivre avec ce constat : nous sommes des consommateurs-sandwitchs, pris entre les modèles publicitaires et les organes gouvernementaux.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

PS : je tiens à m’excuser auprès de l’audience fidèle de ce blog pour ne pas avoir évoqué les rumeurs de levée de fonds de Snapchat pour $100 millions. Franchement, ce genre de nouvelles me fatigue, bien que ce soit une très bonne nouvelle pour l’entreprise, j’imagine. Mais cela ne fait pas vraiment avancer le schmilblick de ce grand cirque que peut être, par instant, la Silicon Valley.

L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

Suivre WordPress sur Twitter : @wordpress

Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

Suivre Blekko SF sur Twitter : @Blekko

Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !