L’actualité High-Tech de la semaine : Enjoy, Lyft, Microsoft, Tesla, Schoold

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Enjoy vous délivre de la Happy Technologie

EnjoyJe ne vois pas le futur du web dans une sorte de monde à économie partagée. Ce n’est pas Internet qui va changer le monde, sinon ça se saurait déjà. Par contre, ça peut aider la société en général, ne serait-ce que sortir certains métiers de leur situation de rentes, n’en déplaise à Nicolas Rousselet venu faire la promotion de son livre sur les merveilles d’un État fort (et garant de la sécurisation de ses activités), à San Francisco, et créer quelques emplois. On peut donc désormais toutes sortes de services, notamment avoir accès à des concierges 2.0 que vous pouvez désormais employés à façon grâce à des startups comme Enjoy. Fondée en 2014, Enjoy va un peu plus loin que les Instacart ou Postmates puisque vous avez la possibilité d’y trouver l’expert qu’il vous faut. Ces gens ne sont pas là que pour vous faire vos courses ou vous livrer vos achats… “It’s time to enjoy”, qu’ils disent. Tu m’étonnes. On te prends pour un gogo dans bien des cas sur Internet, que ce soit pour être un chauffeur (ça, c’est un autre sujet), ou un investisseur virtuel pour des nouveaux produits révolutionnaires dont tu ne verras sans doute jamais la couleur, ou pour utiliser des smartphones de l’industrie du XXe siècle. Où elle est, la happy technologie qui te simplifie la vie ?! Pour installer ton routeur, ta nouvelle webcam, … Tout ça c’est plein de fil et il faut l’attendre le plaisir de voir son nouveau joujou marcher… quand il ne s’agit pas de le retourner là où il vient. Enjoy te le livre dans les 4 heures, avec quelqu’un qui sait y faire. Il peuvent même revenir si c’est nécessaire ! Après San Francisco, New York, voici Los Angeles sur la roadmap. Avec 80 millions de dollars pour carburant, ça peut laisser voir venir si le chiffre d’affaires ne suit pas, mais c’est un gros morceau à attaquer, tant pour le déployer avec les ressources humaines nécessaires. Peut être le bon endroit pour envoyer la startup vers la voie du succès. Jackpot ?!

Mardi : Lyft s’attaque au morceau du co-voiturage

Lyft CarpoolLes startups sont nombreuses à s’être attaquées au co-voiturage sur San Francisco sachant, qu’il y a déjà une infrastructure avec des arrêts prévus à cet effet à proximité de la gare routière et des entrées du Bay Bridge par exemple (le pont qui vous emmène de l’autre coté de la Baie), toujours du monde à attendre sur ces arrêts, i y a aussi les voies de gauche sur les autoroutes (respectées, c’est un pays civilisé ici à cet égard) qui permettent d’aller plus vite. Il y a (il y eut…) Lyft Line, Uber Pool, Uber Commute, Uber Destinations, et Uber Hop. Quand on y regarde de près, Lyft est la startup qui se rapproche le plus dans l’esprit au co-voiturage. Voila donc que Lyft relance le braque dans le co-voiturage pour aller chercher un peu plus d’audience et d’activité auprès d’une nouvelle population grâce à un service dédié, permettant de prendre au passage n’importe quel passager. Il suffira de se déclarer ouvert à prendre un passager sur sa route, et ainsi il sera possible de profiter de la fameuse ligne gauche du carpool avec $10 en poche, tandis que le passager lui payera entre $4 à $10. C’est une offre plus éthique puisqu’il s’agit de partager son chemin (de fait on a sa propre destination) avec une limitation du profit possible. Il faut reconnaître qu’il a a du chemin à faire ici car pour prendre bien souvent les différentes autoroutes de la Baie de San Francisco avec mon trois-roues, je constate qu’il y a énormément de personnes seules dans leur “commute” et les files de gauche réservées aux véhicules à plus de 2 ou 3 passages sont de vrais boulevards (une étude indique que 76% des Américains vont au travail seuls dans leur voiture). Pas sûr que la bande à Blablacar soit mûre (un jour ?!) à l’idée de se frotter au marché US (avec Meetic, Vente-Privée, il a de bons exemples à suivre), et elle a sans doute raison. À ce titre, le succès de ce service sera un petit test, l’idée étant d’aller chercher des conducteurs “non-professionnels”.

Mercredi : Microsoft et sa réalité virtuelle

HoloLensAlors que les médias s’excitent de plus en plus sur tous ces noms de code comme AI (l’intelligence artificielle), VR (la réalité virtuelle), que Mark Zuckerberg tente d’épater la galerie avec ses Oculus, ses caméras à 360 degrés, et que Samsung suit le peloton du buzz avec différentes gammes de produits, Microsoft suit son bonhomme de chemin et il n’en faudrait pas beaucoup pour que cela passe inaperçu. Microsoft, vu depuis la Silicon Valley, a du mal à exciter les développeurs avec ses lancements, mais pour autant, continue de développer sa roadmap avec dans la famille “je t’en mets plein la vue” j’ai nommé Holo Lens. Non, ce n’est pas un nouveau fan club de l’équipe de football Nordiste, mais une sorte de casque élégant avec des verres transparents, au travers duquel vous pouvez voir le monde autour de vous avec des objets 3D flottant dans les airs, ou encore des écrans virtuels sur le mur de votre salon. Wouaou Baraboo. Le projet Baraboo (nom de code d’origine) a démarré avec notamment le Brésilien d’origine Alex Kipman (chez Microsoft depuis 2001), a demandé 5 années de travail dans le secret pour aboutir en ce Printemps 2016 à une livraison de 3.000 kits de développements pour proposer un peu de contenu à sous-traiter parce que pour le moment, la bibliothèque est un peu vide. Il faudra attendre pour faire joujou avec les hologrammes dans son salon. Les délais annoncés début 2015 n’ont pas été tenus.

Jeudi : Tesla Model 3, partez !

TeslaJ’ai du mal à parler des coups d’annonce dans la tech sur ces lignes, car je trouve que les colonnes des médias tech en sont pleins, et je ne vois pas ce que je peux apporter de plus dans cette recherche de la tendance et de l’exclu, c’est tellement plus sympa de faire des commentaires quand on a du recul avec les choses. Mais bon, il faut bien lancer un peu de mots clés qui compte dans la vie d’un blog dédié aux nouvelles technologies, alors voilà, je vais sortir le mot magique : Tesla. Tesla a réveillé une industrie endormie, bringuebalante, où les principales nouvelles consistaient à compter les licenciements dans chaque pays : un cataclysme. Et Elon Musk est arrivé, sans se presser, et il a réussi à redonner à cette industrie un peu de lustre d’antan, avec ses véhicules de luxe électriques, qui plus que jamais donne raison au fameux cliché : l’essayer, c’est l’adopter. Ça ricane beaucoup moins dans les salons de l’automobile, d’autant plus que c’est le lancement de la Model 3, un véhicule électrique beaucoup plus accessible au prix de $35.000, loin des $70.000 qu’il fallait sortir au moins pour les précédents modèles. A tel point que l’on a pu voir des files d’attente pour réserver sa “tuture” comme pour le dernier iPhone de Tonton Jobs. Et encore : tous les détails des caractéristiques du véhicule n’ont pas été révélées. On croit rêver, c’est comme acheter un joujou parce qu’on a vu les plus riches de la classe jouer avec. 325.000 réservations ont été annoncées par Tesla : le chiffre fait frémir. America is back!

Vendredi : Schoold et le ROI spécial étudiants

SchooldQuand on vous dit que tout ne va pas si mal en France… le monde de l’éducation aux États-Unis est vraiment un monde difficile. La technologie peut parfois être un petit reflet de la société, regardez plutôt. Schoold est une société développant une application “de planification de carrière” pour les jeunes prétendant poursuivre leurs études au “college” aux US, c’est à dire l’université dans notre système. Les étudiants sont confrontés à de nombreux défis aujourd’hui, et ils recherchent des informations personnalisées pour poursuivre leurs études… pour ceux qui en ont les moyens, ou ceux qui peuvent s’en donner les moyens à coup d’emprunts à faire frémir un exploitant agricole bien de chez nous. Grâce à notamment un algorithme et des informations personnalisées saisies par le jeune prétendant, Schoold vise à sensibiliser les étudiants sur les coûts et les avantages de fréquenter tel ou tel collège. Cet outil est censé leur permettre de prendre des décisions fondées sur des informations adaptées à leurs besoins et objectifs individuels. En clair, l’application essaye d’imaginer un retour sur investissement en fonction du coûts des études, en extrapolant les options de carrière, le potentiel de gains, et la satisfaction au travail. 500.000 téléchargements le premier mois : un détail dans la masse de la population Américaine, mais en même temps un bon indicateur des difficultés de sa jeunesse face au coût astronomique de l’éducation supérieure de ce pays, et de son interrogation à la nécessité de certains de s’endetter dès l’âge de 18 ans pour des montants qui se chiffrent en dizaines de milliers de dollars.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : deadpool ou presque, Mozilla, Text925, Google, et la musique

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : lundi noir pour les startups

DeadpoolDeapool, c’est la fosse commune des startups. Pour bien comprendre ce que signifie de se lancer dans le monde des startups, et bien c’est se prendre un échec de plein fouet sans pouvoir chercher d’excuses ou d’autres moyens pour continuer. Ça a été le cas pour Next Step Living qui vient d’annoncer un arrêt subit et définitif de ses activités après avoir reçu 85 millions de dollars, ce qui fait tout de même un sacré paquet de pognon qui s’est envolé. La startup était toutefois sur un sujet plutôt sensible pour le grand public, a savoir dans l’audit énergétique de la maison ou des bâtiments en proposant des diagnostics et également une palette de services, mais cela ne suffit pas toujours. 2008 à 2016 : plus de 300 personnes désormais sans emplois… Comme quoi ça n’arrive pas qu’en France, et on ne va pas pour autant les retrouver défiler dans la rue ou aller pointer aux ASSEDIC ; la couverture en Californie n’excède pas 26 semaines dans le meilleur des cas, avec une indemnisation de $450 par semaine maximum… Le montant vous pousse à trouver une solution très vite, ou bien c’est l’assurance d’avoir de gros problèmes très rapidement… du style être obligé d’aller piocher du coté des food stamps, les Restos du Coeur locaux. Parce que le prix des loyers, ici, c’est bonbon. Plus de chances pour Jumio, une société de paiement et de vérification d’identités sur Internet, qui se voit dans l’obligation de faire appel à un Robin des Bois d’un certain genre, à savoir le co-fondateur de Facebook, Eduardo Saverin, visiblement de retour aux USA après un petit exil fiscal à Singapour qui a du bien se passer pour lui. Ce retour va lui donner la possibilité d’aider la startup à remettre en marche ses actifs, et d’autres startups comme la société de règlements sur Internet Transferwise d’éviter de se retrouver fort mal dépourvue… L’objectif d’un entrepreneur et d’une entreprise est de résister aux aléas qui peuvent parfois prendre l’apparence d’organisations administratives qui n’ont pas le même penchant pour la sauvegarde de la personne morale, qui reste la seule solution connue à ce jour face au fléau du chômage qui reste le problème majeur du 21e siècle.

Mardi : mardi noir pour Mozilla

MozillaBon, en fait, on en a vu d’autres avec Mozilla. C’est comme le modèle Open Source, toujours en train de vivre aux crochets d’un web qu’ils sont censés purifier et de personifier, ça s’accroche aux branches du net. Mais personne ne veut vraiment bâtir un meilleur Internet : c’est du pognon qu’il faut, on n’est pas là pour enfiler des bits ou des octets. Alors bon an mal an, Mozilla perçoit ses cotisations de Google et des autres, essaye de sortir des nouveautés (ils en ont accroché de beaux trophées, d’ailleurs, dans l’histoire du web), s’essaye au mobile en vous annonçant le joyau du mobile sain de composant et d’esprit lors du Mobile World Congress à Barcelone. Et puis zou, fait le coût de l’accordéon parce que, vraiment, on leur a rien demandé à Mozilla pour nous vendre leur sorte de smartphone qui avait une bien drôle de tête. Faudrait faire un peu d’études de marché et d’école de design avant de s’entêter. Mais, pas grave, parce que comme tout le monde en ce moment, quand il n’y a plus de perspectives dans le mobile, on se rappelle que le smartphone est un objet connecté alors ce n’est pas bien compliqué de recycler tout ça dans l’IoT comme on dit dans les salons branchés. Et ça, croyez bien, à en juge par le bazar que j’ai pu constater lors du CES à Las Vegas en Janvier dernier, on va vous en faire bouffer, de l’objet connecté : à toutes les sauces, de toutes les couleurs, sans trop savoir si vous en avez besoin, comment vous en avez besoin, quand vous en auriez besoin. Ça me rappelle une certaine fourchette intelligence, star d’un CES, qui n’est pas allé beaucoup plus loin que les spots de TV où elle a brillé de mille feux pendant quelques semaines. Je fais confiance aux équipes de Mozilla pour nous évangéliser les produits connectés de demain qui ne vont pas mettre en danger la confidentialité de vos informations, tel un chevalier en croisade dans un monde qui se fout depuis bien longtemps de savoir quel pourrait être le standard qui va satisfaire tout le monde. Au moins il pourront garder les beaux bureaux en face de la Baie de San Francisco.

Mercredi : un petit coup de SMS pour un boulot avec Text925

Text925Allez, on va être un peu plus léger pour ce troisième jour de la semaine avec la startup Volley, basée à Menlo Park tout à coté des investisseurs, une boutique de développeurs qui développe des applications, qui ont entendu les éclats de voix de mon ami Paul Duan qui pense que l’on ne s’attaque pas assez au problème du chômage (et il s’en occupe depuis des mois maintenant). Enfin, surtout, on ne donne pas assez d’outils aux personnes en recherche d’un job, parce qu’il paraît désormais assez évident que le travail ne se trouve plus sous le sabot d’une agence de recherche d’emplois. On a un peu oublié que les outils sont là, à commencer par le téléphone portable, celui dont on a parlé ci-dessus, et qui reste l’éléments essentiel de rapprochement des gens entre eux : l’arme utilise pour se connecter et trouver ce que l’on recherche. Text925 est un outil tout simple : l’utilisateur donne son code postal, son numéro de téléphone et il va pouvoir communiquer par SMS pour envoyer ses informations et répondre à l’opérateur de la société qui va se charger d’aider la personne à trouver un boulot. C’est simple, c’est gratuit, on ne leur a rien demandé mais il y a surement quelque chose qui a du déranger la startup pour se décider à se lancer dans cette espèce de quête humanitaire. Il faut être honnête, je ne comprends pas toujours quelles sont les motivations de ces jeunes entrepreneurs technologiques, mais en même temps, c’est à l’image de leur âge, de leurs rêves et ambitions. Si ce n’est pas eux qui le font, qui à leur place, quand on voit que rien n’a vraiment changé depuis la création de Pôle Emploi en France en 2008, sans parler de ses ancêtres précédents (on remonte à 1958). Vive les petites boutiques du mobile ! et avec Text925, pas de blablabla, ça reste de l’huile de coude, l’intelligence artificielle de la plateforme n’est pas pour aujourd’hui. Je me suis inscrit, alors a suivre !

Jeudi : Google, un coup en retard dans la voix

Google

Alexa a la grosse cote en ce moment. Elle parle dans de plus en plus dans ls foyers Américains. Et par voie de conséquence, on parle de plus en plus d’elle. Ils sont comme ça chez Amazon : ce sont des commerçants dans l’âme, alors ils sont là pour faire du business. Ça veut dire penser client, usage, produit. Produit qui marche. Il a mis 15 ans à envoyer sa première fusée, le Jeff Bezos avec BlueOrigin, mais ça y est, elle vole et elle atterrit sans dégats. Bon, pas sur un bateau perdu dans l’océan, mais Jeff ce n’est pas Elon, il fait les choses simplement (vous avez sans doute vu l’atterrissage de SpaceX). Donc, je parlais de ceux comme amazon qui font du business. Et puis il y a les autres, qui essayent tout ce qui bouge, et aime bien regarder ce qui marche chez les autres. Ça y est, Google travaille en secret sur un appareil d’assistance contrôlé par la voix, mécontent de voir que sa pépite achetée à prix d’or Nest souhaitait collaborer avec Amazon. Ça semble rassurer un peu plus les utilisateurs, qui se méfient visiblement plus de Google qu’Amazon pour installer une sortie d’espion dans son salon qui va répondre au doigt et à l’oeil aux questions du petit… mais qui sait si les sons ne peuvent pas également devenir sortant… Quel débat incessant, que cette foutue donnée. Surtout que quand on parle chez soi, on fait surement moins attention que lorsque l’on tape sur un clavier. Donc Google travaille à rattraper son retard, tout seul, et sans son Nest aux claviers.

Vendredi : les milliards perdus de l’industrie musical

En avant la musique !Spotify vient encore nous faire le coup de nous annoncer un nouveau cap dans le nombre de ses abonnés : 30 millions. Quelle réussite, cette nouvelle génération d’acteurs dans l’industrie de la musique, qui nous amène tout ça tout seul sur nos PC, nos Mac, nos smartphones, nos écrans connectés. Imaginez un peu les royalties que tout ce beau monde. Spotify, Apple Music, Youtube peuvent rapporter. Des milliards vous dites ? Stop ! Le montant évalué aux États-Unis est de $385 millions pour l’année 2015. Moins de $400 millions pour du gratuit, de l’infini, de l’illimité, à perte de vue. Ramené aux nombres d’utilisateurs, ça donne quoi ? Des centimes, peut être, ce n’est pas avec ces pouièmes que l’on va nous trouver le futur Miles Davis, le successeur de Radiohead quand ils vont prendre leur retraite. C’est sur qu’on gagne plus d’argent à louer son canapé sur Airbnb que de chercher à percer dans un monde plein de jeunes crétins que des millions de fans suivent tels des écervelés sur les réseaux sociaux. Ils n’ont pas de pension alimentaire à payer, eux ! Mais ce n’est pas tout : quand on apprend que le marché du vinyl, sur la même année, représente plus de $400 millions (416 pour être précis), on se dit qu’il y a une drôle d’histoire sur le fait de comprendre ce que les gens attendent vraiment par rapport à la musique. C’est vrai que c’est beau, un vinyl. Qui n’a pas passé des heures à écouter “We Will Rock You” en contemplant, les yeux un peu dans la vide, la pochette verte et ce robot avec les membres de Queen ensanglantés dans sa main ? C’est simple : le marché de la musique a vu des milliards de dollars s’évaporer grâce à cette nouvelle génération de plateforme qui a cherché comme souvent à aller plus vite que… la musique et qui aujourd’hui se bagarrent dans les salles d’attente des investisseurs pour aller chercher le revenu qu’il n’auront peut être jamais auprès du grand public, gavé de contenus devenus sans valeur, à consommer sans modération.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : “Ubériser” le parking, Accel, Reporty, Wezzoo et Wework

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : dur dur pour les startups à parking

Valet parkingOn pensait que tout le web allait se faire “ubériser”… Quand j’y pense, que je déteste ce terme, que l’on retrouve dans la bouche des ignorants de la chose Internet. Car effectivement, le fameux Travis Kalanick, big boss d’Uber, se moque bien de créer de nouvelles règles mais plutôt de maximiser aux sommets sa startup sur les pentes vertigineuses des valorisations et des milliards de dollars que les investisseurs ont pu faire valser à ce jour, sans vraiment vouloir changer la société : il la provoque pour voir jusqu’où il peut aller. Et on va changer le monde de la sorte ?! On veut en faire un modèle sociétal ? On verra bien où Uber va finir, alors personnellement je serai bien prudent d’en faire un verbe (je viens de découvrir que des gens en France avait ouvert un observatoire de l’ubérisation… franchement). Non, on ne peut pas tout réussir dans l’économie participative ou partagée, je ne sais plus comment la nommer. Zirx, Lux et autre Valet Anywhere sont en train de prendre la leçon que le parking à la demande demande bien des calculs pour arriver à trouver le bon modèle… Dans une ville comme San Francisco, où trouver une place de parking est un cauchemar, et où les prix des parkings sont parfois exorbitants, on pouvait imaginer que ce serait du tout cuit. Mais non. On a vu les T-shirts bleus des légions de Lux débarquer dans les rues avec leurs patinettes, mais derrière une apparente logique de marché, il y a des chiffres : des recettes, des coûts, un résultat. Et on a beau être au pays où on lève encore de l’argent sur une présentation et sans produit, où les business angels sont aussi nombreux que les cadres sup’ d’une SS2I Française, quand le cash part trop vite, la machine s’affole et le pivot n’est pas loin. Il a fallu du temps pour qu’Instacart trouve des positions favorables sur son marché de livraison de courses, et pour les parkings la parade reste à trouver. Toutes ces entreprises se sont donc transformées en prestataires d’évènements en attendant mieux, sachant que certaines ont d’ores et déjà mis la clé sous la porte. Il s’avère que cette activité est trop chère à développer car elle demande trop de main d’oeuvre. Et comme ces entreprises se trouvent de plus en plus obligée à embaucher les petites mains plutôt que de les prendre en intérim, la logique financière pour le coup reprend la parole. Il va falloir servir son bloc-note et sa calculette pour trouver le bon angle, sachant que chaque ville, surtout aux États-Unis, est différente avec ses propres habitudes et caractéristiques. Sortir du modèle à la demande pour aller vers d’autres plus en mode de rendez-vous. Trop tôt ?!

Mardi : Accel s’en fout de la bulle

Capital risqueC’est une nouvelle bulle, et elle va éclater. Les entreprises de la Valley commencent à annoncer des licenciements. Les VCs (Venture Capitalists) comme Google Ventures ont ralenti leurs investissements. Les élections Américaines approchent, et leur issue est plus qu’incertaine : qui va diriger le pays et avec quel politique ? C’est de plus en plus difficile de trouver de l’investissement, et les consignes ont été passées aux fonds de lever le pied en attendant que l’orage passe. La caravane passe, et Accel en profite pour lever un nouveau fonds de 2 milliards de dollars. Je me souviens de mes premiers pas à San Francisco où les fonds levaient environ 500 millions, c’était la taille moyenne. Maintenant, pour les grands fonds de la Valley (NEA, Andreessen Horowitz, et maintenant Accel Partners), c’est à coup de milliards. Ce sera 500 millions pour les petites startups Américaines en plein démarrage, et le reste pour les plus grosses. Il était temps, Accel n’avait pas levé de fonds depuis 2 ans, ça commençait à sentir le désintérêt des bailleurs de fonds des investissements technologiques. Ça leur a pris 2 mois pour rassembler la somme, ce qui semble bien dérisoire et totalement à contre-courant. Ce qui m’amuse dans ce cas, et je regrette n’avoir pu poser la question moi même, et ce qui m’intéresse surtout c’est d’où vient donc cet argent. Mais à défaut d’être indécente de curiosité, il y a des règles dans ce pays et dans ce métier, mais je serai prêt à parier qu’il sort des ATM d’Asie, tant la conquête de l’Empire Chinois a pris un importance. Après les banques, les fonds d’investissement ? En tout cas, les serial entrepreneurs Français, si vous voulez lever de l’argent, vous savez où ça se passe…

Mercredi : petite leçon de Startup Nation

ReportlyLa Startup Nation, c’est le surnom donné à Israel depuis la sortie d’un livre de deux journalistes Américains qui expliquaient les mécanismes rendant possible un niveau d’innovation très élevé pour un petit pays de moins de 10 millions s’habitants. Il faut dire que la population passe un temps certain à se consacrer à la protection d’un territoire entouré de gens qui ne leur veulent pas que du bien, et ça excite l’innovation à un point assez unique qui ne se retrouve pas à une si forte densité ailleurs. On a vu surgir les vidéos de conducteurs Russes installant des caméras à bord de leurs véhicules afin de se prémunir d’accidents provoqués. Aujourd’hui, nous ne sommes plus surpris de voir une Gopro sur le casque d’un motard. C’est une autre tendance qui devrait arriver depuis Israel, à savoir la possibilité de joindre les forces de police par vidéo en cas d’urgent afin de communiquer en toute clarté les accidents qui pourraient être provoqués. On ne compte plus les tentatives d’assassinats dans les rues de Jérusalem ou de Tel Aviv, et la startup Reporty (dont le Président est l’Ancien Premier Ministre Israélien Ehud Barak). Finis les coups de fils : désormais au plan national ce sont des appels vidéo, ave cla possibilité de communiquer par messages instantanés ou par SMS, avec géolocalisation intégrés lorsque l’on cherche à joindre la police. Ik est également possible d’utiliser le signal wifi pour une meilleure précision dans la localisation. Il s’agit d’une simple application mobile à télécharger.

Jeudi : gare aux pigeons avec Oombrella

Plume LabsIoT. Internet of Things. Les objets connectés. Je lisais une interview posant notamment la question du décollage des objets connectés en 2016 dont l’essence était de dire qu’il existe un problème de maturité sur ce marché. Il est vrai que s’il y a une conclusion que l’on puisse faire au retour du CES en Janvier dernier, c’est que les industriels semblent complètement paumés par rapport aux utilisateurs finaux, leurs clients et lire un peu trop la presse venue de la Silicon Valley qui leur annonce un grand boom sur ce marché, et qui se mettent à sortir des produits dans tous les sens sans se préoccuper des usages. C’est pathétique de voir tous ces objets inutiles alors qu’on a encore du mal à expliquer comment mettre en marche un routeur pour son wifi. Regardez ce dont sont capables ces startups : Wezzoo vient de lancer sur Quickstarter, la plateforme de financement participatif, un parapluie qui qui vous alerte en cas de pluie annoncée, ce qui est tout de même essentiel dans un pays comme la France où la météo est toujours prête à vous jouer un mauvais tour. D’autant plus que la startup Française PlumeLabs vient de faire un partenariat avec Twitter pour vous mettre à Londres (surement bientôt à Paris j’imagine) des pigeons équipés de sac à dos capteurs de pollution pour évaluer le niveau de dioxide de nitrogène et d’ozone, les deux ingrédients responsables de la pollution. Alors attention aux jets de fiente qui risquent de tomber encore plus qu’avant, votre parapluie vous sera bien utile. Franchement, foutre des sacs à dos sur des pigeons… On avait pas imaginé mieux depuis la guerre de 14.

Vendredi : Wework, la star des espaces de co-working 

WeworkJe ne vous ai jamais parlé de mon (petit) bureau mais en fait je travaille à l’intérieur d’un unicorne, en l’occurence dans un des nombreux centre de co-working de San Francisco proposé par WeWork. Wework, c’est un projet né dans les années 2008 à New York en partant d’une idée de fédérer plusieurs sociétés dans un même étage, qui a miraculeusement poussé comme un champignon atomique avec l’explosion du monde des startups et aussi la prise de conscience qu’il était possible de recycler ces immeubles qui parfois prennent à trouver preneurs dans un monde où l’immobilier de bureau avait du mal à se positionner avec des montagnes russes économiques qui font que les entreprises ont besoin de flexibilité. Effectivement, tout comme elles ont besoin de pouvoir adapter leurs ressources à leurs marchés, n’en déplaise aux perturbateurs de gauche qui veulent garder la France dans une économie du 20e siècle, les entreprises doivent pouvoir s’adapter en terme d’infrastructure sans nécessairement s’engager 9 ans dans un bail. Adam Neumann, un espèce d’entrepreneur mélange de Richard Branson, de Gandi et de Jerry Lewis, a su surfer sur la vague de la croissance de ce besoin et développer à coups de millions de dollars (1,43 milliards pour le moment) des bureaux à travers New York, San Francisco, Londres, Tel Aviv, Montreal, Berlin, Amsterdam, Shanghai, et encore plus à venir. Comme le dit Adam avec son sens de l’humour caractéristique, il a eu la chance de grandir dans un kibboutz et il a pu ainsi très jeune apprendre les avantages de la vie en communauté ! Ils ont également su rendre rentable le premier étage mis en place en 2008 et aujourd’hui sont à la tête d’une société valorisée quelques milliards, ont renvoyé Regus dans les archives et rachètent des startups comme Welkio qui prend en charge l’accueil de visiteurs dans des bureaux sur tablettes, pour le plus grand plaisir d’un Français de San Obispo, co-fondateur de la startup. Petit détail, le prix du bocal commence à 800 dollars. La France ? Malgré mes insistances, il semble que ce pays ne soit absolument pas une priorité, ni dans les plans. C’est franchement trop compliqué d’y gérer une entreprise ayant besoin de flexibilité. Et les mouvements constatés ces derniers temps est tout sauf un signe d’encouragement pour y lancer des investissements.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Prompt, Toyota, Blue Origin, HP Enterprise, General Motors

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Je suis Prompt

Prompt

Internet reste une affaire bien trop compliquée à prendre en main sur un ordinateur : processus d’enregistrement et d’accès, multiplication des expériences utilisateurs qui font que rien n’est pareil, ou tout est différent d’un site à l’autre, méconnaissance des règles de base permettant à un utilisateur lambda de se repérer dans cette jungle du code… Et puis il y a les navigateurs, au sein de chacun toutes ces fenêtres ouvertes. Bref on s’y perd dans ce micmac. Alors quand arrive une solution qui vous simplifie la vie, on ne peut qu’applaudir et se jeter dessus, ce que j’ai fait pour Prompt afin d’essayer cet outil qui tient dans une seule fenêtre 45 commandes. Pami ces commandes on trouve Gmail, Google Calendar, Wikipedia, Crunchbase, AngelList,Yelp, IMDB, Evernote, Uber, etc. Bon, il va falloir améliorer les codes de syntaxes pour utiliser chacune des applications pour envoyer un SMS, créer un RDV, commande un Uber. Mais je persiste à apprécier les tendances simplifiant l’expérience de communication avec une application dans son plus simple éléments. La reconnaissance vocale attendant au coin du feu, je rêve de voir cette facilité technologique avec Prompt pour rendre l’expérience joviale et simplifiée. Allez, c’est une jeune startup issue de l’incubateur YCombinator, la Rolls des incubateurs de la Silicon Valley… Encore un petit effort de code ! Sachant qu’avec Alexa, la voix qui fait tout chez Amazon, je ne serai pas surpris de voir plus d’application utilisant la voix. Un standard est en cours (on peut rêver) !

Mardi : Toyota et la mobilité

Blaid

 

Il est grand temps que les constructeurs automobile se regardent en face et comprennent que leur industrie n’est plus nécessairement dans cet obsession des gens de se faire refiler un caisson sur 4 roues, mais de se préoccuper de leur mobilité. Pour le coup, miracle, une division de Toyota Motor Corporation travaille sur le projet Blaid depuis 4 ans avec a pour objectif de mieux comprendre les besoins de mobilité de aveugles et malvoyants. Porté sur les épaules, le dispositif utilise des caméras, des haut-parleurs et des diffuseurs de vibration pour permettre au communiquer des informations à l’utilisateur. En retour, l’utilisateur interagit avec le dispositif grâce à la reconnaissance vocale et des boutons. Le projet est toujours en phase d’expérimentation. Toyota prévoit d’ajouter la cartographie, la reconnaissance d’objets et la reconnaissance faciale pour rendre l’appareil plus intuitif. À terme, l’objectif est de rendre la conduite plus sûre, sachant que le constructeur automobile japonais a travaillé déjà depuis plusieurs années sur le développement de la robotique pour accompagner le vieillissement de la population. “Toyota,c ‘est plus que les voitures ou les camions que nous construisons. Nous sommes convaincus de pouvoir jouer un rôle en travaillant sur les problèmes liés à la mobilité, notamment en proposant des solutions aux personnes à mobilité réduites”, a annoncé un des officiels de Partners Robotics, une Division de Toyota.

Mercredi : Jeff Bezos veut lui aussi vous envoyer en l’air

Blue Origin

Y a pas à dire : les nouveaux entrepreneurs de ce monde veulent tous aller faire joujou dans le ciel. C’est comme si les gens ayant un peu réussi sur terre on l’impression de s’emmerder sur ground zéro alors ils s’imagine en sauveurs de l’humanité en créant des véhicules qui peuvent aller et venir dans le ciel. Ça laisse rêveur mais en même temps on peut en tirer quelque constat… D’une part les grandes nations de ce monde sont complètement à la masse, parce que voir des Elon Musk et maintenant Jeff Bezos être capable de financer des compagnies qui construisent de tels engins en temps record et le tout avec des fonds privés (j’imagine, ça se passe aux États-Unis et non en France), c’est quand même une nouvelle époque dans laquelle on vit. Ensuite, quand on imagine ce que la science fiction a pu écrire sur le sujet des civilisations abritées sur des vaisseaux allant à travers les galaxies pour trouver un monde meilleur… Rappelez vous Jules Verne, il devait surement passer pour un illuminé par ses contemporains. Relisez donc ses aventures et vous verrez. Va savoir si Elon n’est pas à l’orée d’un truc inimaginable aujourd’hui, mais avec ce qu’il st en train de faire avec SpaceX. Donc Bezos, Mister Amazon est parti lui aussi dans la quête de l’espace avec la société Blue Origin qui annonce lancer des vols commerciaux suborbital. Jeff Bezos a fondé sa société il y a 15 ans en 2000, à Kent dans l’état de Washington, qu’il a décidé de laisser travailler sans tambour ni trompettes, à l’opposé de SpaceX qui ne cesse de communiquer sur ses vols, même ceux qui sont ratés. Jeff est un homme prudent et c’est aujourd’hui 600 employés qui vont ainsi voir, si je peux m’exprimer ainsi, voir le bout du tunnel et pouvoir se congratuler lors du lancement du premier “New Shepard”, nom donné à leur enfin spatial. Ce sera un vol de quelques minutes pour 6 passagers : commencez à économiser à mois que les sommes à 6 chiffrs ne soit pas un effort pour vous. Et là-bas, en France, y a pas un Niel ou un Granjon ou encore un Simoncini pour vous faire voyager dans l’espace ? Non, c’est vrai, c’est un pays d’intellectuels où des pseudo-scientifiques vous explique que l’homme qui va vivre 1.000 ans est déjà né. Le pays des Voltaire, pas celui des Armstrong. Le pays du passé dans le futur, pas le pays de l’action au service du futur.

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Jeudi : HP prêt à “shipper”

HP Enterprise

On ne les attendait pas là. “Hewlett Packard” est encore parmi nous, à travers son entité HP Enterprise. Depuis la création de l’entreprise en 1939 qui allait devenir un des fleurons (passé) de la Silicon Valley, la société a vécu un moment déterminant en Novembre 2015 en se séparant en deux : Hewlett Packard Inc, qui continue de vendre du matériel et HP Enterprise qui vend du logiciel. Quelque mois après cette opération capitalistique, HP Enterprise arrive sur le marché avec une solution prête à être vendue sur le marché (on dit vulgairement “shipper” en langage de logiciel informatique) : il s’agit de machine learning et ça s’appelle Haven OnDemand. Il y a une course à l’intelligence informatique dans les arrière-cours des startups avec IBM et son Watson, et puis les Google et Microsoft et j’en passe bien sûr. L’objectif est de construire des ponts entre les systèmes informatiques, sachant que dans les années 90 c’étaient les sociétés de services qui se chargeaient de ce problème, avec plus ou moins de succès. Désormais, l’informatique s’est ouverte avec les API (les interfaces de programmation informatique) et des entreprises comme IBM et HP, les rois du services informatiques, essayent de reprendre une position dominante dans ce marché. Car dans l’informatique d’aujourd’hui, c’est par leur politique d’ouverture aux autres sites et applications qu’un service web, une application mobile, devient prédominante sur son marché. Et comme les règles ont un peu changé aussi, car désormais tout le monde travaille avec tout le monde, c’est sur de la technologie Microsoft (la plateforme Azure) que les services seront bientôt disponibles en mode beta. L’objectif est de proposer des analyses basées sur les sentiments, la reconnaissance vocale, car parler de machine learning, c’est un peu comme parler de la soupe aux choux : on sait ce que sait, mais pas forcément ce qu’il y a dedans. Ça commencera par un prix de $10 par mois. À suivre…

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Vendredi : GM et son milliard pour Cruise Automation

Cruise Automation

On reste dans la voiture avec le constructeur Américain GM qui vient de faire l’acquisition d’une startup qui a construit système de pilotage automatique sur autoroute qui installe sur votre véhicule existant. La technologie de la société Cruise Automation, fondée en 2013, ayant levée moins de 20 millions de dollars avec une trentaine d’employés utilise des capteurs et la technologie avancée de vision artificielle pour garder votre véhicule dans sa voie avec une distance de sécurité de la voiture qui se trouve devant. Cette belle affaire technologique pour GM s’est élevée a priori aux alentours de 1 milliard de dollars, en cash et en actions. Quand même, avec une dernière valorisation de 90 millions de dollars lors de sa dernière levée de fonds, c’est plus qu’un achat, c’est un coup de foudre ! Ça fait un beau ratio de retour sur investissement pour les investisseurs en moins de 3 ans. Toi qui est serial entrepreneur (comme j’en vois hélas un peu trop souvent, parce que quand on fouille derrière, ben on y trouve pas grand chose), si tu t’y crois si malin, comme dirait Max Levchin, ancien CTO de Paypal, observe et cherche la bonne idée, le bon segment. Et le bon timing si tu veux faire fortune ! Chaque constructeur a sa propre cible pour éviter de se faire trop secouer par Google et ses voitures sans chauffeurs. Ford avait son partenariat avec une société de robotique, désormais GM avec ses 10 millions de véhicules vendus en 2015 à sa propre technologie pour avancer dans ce nouveau marché des véhicules (réellement) automatiques. La mobilité on vous dit !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : GoPro, Kiddle, le Pentagone, Amazon, Brighteye Innovations

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : GoPro rachète Stupeflix

download (4)C’est amusant, c’est à quelque jours près de SxSW (prononcer “South by South West”), la conférence dézinguée organisée tous les ans à Austin dans le Texas, la date anniversaire de ma rencontre avec Nicolas Steegman, il y a quelques années (en 2010), le fondateur de Stupeflix, qui a fait preuve d’une certain persistence pour arriver là ou sa société est arrivée, c’est à dire dans les draps de GoPro. Je dis les draps, parce que pour une startup qui rejoint une star de la tech, un rachat, c’est un peu toujours comme une nuit de noces… Et vas-y que tous les médias en causent, et que les coqs nationaux crient à tue-tête “Vive la France”. Au moins, on pourra dire que Stupeflix n’aura pas été Montebourisée. C’est quoi ? Je m’explique : autant on peut associer le Ministre de tutelle actuel du numérique au verbe “ubériser”, symbole d’un monde politique et économique qui vit un peu avec son temps, autant l’ère Montebourg aura été synonyme de destructeur de valeur de la « FrenchTech » comme ils disent à Paris en empêchant surtout le rachat de DailyMotion par Yahoo! On a beau dire que Yahoo! n’est pas spécialement dans de beaux draps en ce moment (décidément), ça a quand même donné un signal pourri à tout une industrie, et pas arrangé nos affaires en terme de réputation ici dans la Silicon Valley. Et le pire c’est qu’il est de retour aux affaires, Sir Arnaud. Startups, dépêchez vous de quitter le sol national avant qu’on ne vous nationalise. En attendant, la société Stupelix, spécialiste de la vidéo qui donne de super pouvoirs aux entreprises qui boivent sa potion magique, pour développer de très beaux contenus, qui avait connu ses petites heures de gloire avec son application mobile. On n’st pas bien sûr de ce que vont devenir les 26 employés de la startup, sachant que la majorité se trouvent à Paris, ce qui n’est pas la pote à coté de San Mateo en Californie. Ça va encore assécher la France de ses talents. Arnaud, reviens (c’est le cousin de Léon)…

Mardi : Kiddle, un moteur de recherche pour les enfants, tous les enfants ?!

_88513347_88513346Kiddle est un engin de recherche sur Internet développé au sein de “Custom Search Engine”, une plateforme que Google met à disposition des développeurs, dédié aux enfants, censé les protéger de ce qu’ils ne doivent pas trouver sur le web, qui ressemble un peu trop souvent à une grosse poubelle. On peut donc se créer son propre engin de recherche grâce au site “Custom Search Engine” si on le souhaite, c’est par ici que ça se passe. Mais visiblement, ce fameux site Kiddle n’est pas destiné à tous les enfants. En effet, les enfants vivant dans des couples mono-parentaux risquent de se sentir un peu isolé selon une découverte faite par la BBC. Certains mots se sont retrouvés ainsi censurés comme “lesbian”, “gay”, “bisexual”. En peu de clics, il était possible de retrouver que la création de cette engin de recherche était la création d’un certain Vladislav Golunov…et il faut reconnaître que la mentalité russe n’est pas la plus ouverte sur ce type d’évolution de notre société moderne. C’est ainsi que des parents et des professeurs se sont plaints de ce blocage, arguant que des enfants en recherche d’explication sur leur propre nature n’hésiteront pas aller chercher l’information où elle se trouve, et il est préférable que Kiddle soit en mesure d’apporter les premiers éléments de réponse. La censure doit toujours être mesurée par les exceptions qu’elle peut généré, le but n’étant pas d’isoler des communautés sous des prétextes de moralité non globale et non objectifs. Je me demande d’ailleurs quelles seront les conséquences de certaines censures récentes apparues en France récemment et voulues par les Autorités. La technologie, elle, se doit d’être globale, et indépendante. Kiddle n’est censé par stocker les données des utilisateurs. Après quelques essais, l’affaire semble être réglée.

Mercredi : Eric Schmidt à toutes les sauces

Google Executive Chairman Schmidt addresses the CDU party economic council in BerlinJe suis en général ravi des bonnes choses qui peuvent arriver à mes contemporains, mais je dois reconnaître qu’Eric Schmidt, ancien big boss de Google, m’impressionne particulièrement. Dans une ère du business mondial où des entreprises sont obligées de se battre sur des terrains un peu disons glissants dans des pays comme la Chine, les États-Unis donnent de drôles de leçons. Effectivement, pendant qu’Uber perd 1 milliard de dollars dans sa compétition au pays du soleil levant, où une startup Allemande d livraison à domicile se retire du marché Chinois du fait de pratiques déloyales de ses concurrents locaux (ventes à pertes) et que Qualcomm se fait pincer par l’autorité des marchés financiers US pour avoir distribuer des dessous de table à des officiels Chinois, et bien Monsieur Schmidt, dont la biographie indique qu’il est employé de la société Alphabet (Google quoi…) va se retrouver à la tête d’un Board au Pentagone (en clair le Département de la Défense Américain) chargé d’apporter les meilleurs innovations de la Silicon Valley à la connaissance de l’Armée Américaine. Décidément, c’est bien du monde qui a un souci avec la meilleure façon d’approcher l’innovation… au mépris peut être de certaines règles élémentaires de séparation du savoir, à défaut de séparation des pouvoirs. Comme quoi, chez certains, et aux États-Unis, c’est aussi le cumul des mandats qui posent problème…

Jeudi : Alexa continue de l’éclaircir la voix…

Alexa NestBon, Amazon est en train de nous refaire le coup du cloud. C’est un fait connu : le vendeur en ligne est devenu le roi du cloud, celui qui gagne à tous les étages, en reprenant une chanson de Gainsbourg. Je le soupçonne aussi, comme je l’ai déjà dit ici, de vouloir supplanter les acteurs de logistique, pour devenir à son tour un prestataire, et devenir ainsi incontournable dans la livraison. Quand on voit l’accord en Angleterre avec Morrisons pour servir des produits frais aux clients Amazon Prime et Amazon Pantry, on retrouve même le syndrome Netflix où Amazon va concurrencer les retailers tout en collaborant avec eux sur des activités off-line cette fois. Amazon investit dans l’air, sur mer et sur terre, alors affaire à suivre. Sur une autre domaine dans les objets connectés, pendant qu’ils sont tranquillement en train de se préparer dans l’arrière-cour de l’iOT, à signer des partenariats avec toutes les couches nécessaires du cloud, Amazon commence à ouvrir sa belle Alexa qui vous cause de sa très électronique voix pour la connecter avec tous les objets qui font de belles ventes, à commencer par le thermostat de Nest… Pas de meilleure façon de se développer à travers une nouvelle industrie qui n’arrête pas de faire parler d’elle et qui va inexorablement ses développer à grande échelle. Et je pense que cet appétit de connectivité d’Amazon ne va pas s’arrêter et qu’Alexa va avoir la voix qui risque de grossir (à défaut de le faire physiquement) dans les périodes à venir…

Vendredi : Brighteye Innovations veut vous faire trembler

iTensJ’ai déjà évoqué dans ces lignes le plaisir de voir arriver la technologie qui rend la vie des gens plus facile, notamment dans la prévention des risques de santé comme le cancer. Ça ne va jamais assez vite, mais c’est mieux que rien. Parfois néanmoins, ça va trop vite, voire trop loin. En ancien sportif de haut niveau, j’ai appris que l’on ne pouvais pas tout faire en terme de thérapie, notamment après des blessures nécessitant des traitements aux petits oignons. Dans le cas de Brighteye Innovations, la société basée à Akron dans l’Ohio a choisi de financer par l’appel au peuple via Indiegogo un système permettant de se soigner soit même par un mécanisme de stimulation électrique des muscles par l’intermédiaire d’un patch que l’on dispose là où ça fait mal qui s’appelle iTens. En théorie parce qu’à moins de soupçonner nos amis d’avoir créer un nouveau sex toy déguisé, il est à mon sense déconseillé de se faire ce type de traitement soit même sans un avis médical. Les kinésithérapeutes ne font pas toutes ces études pour rien, et un mauvais traitement, ou un traitement inadapté, peut créer des problèmes là où il n’y en a pas. Ce type de produit est tout à fait significatif d’une période où l’on ne prend pas toujours le temps de réfléchir au produit que l’on aimerait bien créer, et ce n’est pas un agrément de la FDA (Food and Drug Administration) qui m’empêchera de penser que cet iTens est une ânerie. Je trouve certaines positions de la FDA à l’égard de nouveaux standards de nutrition plutôt discutables, et il ferait mieux de se focaliser à accepter des agréments bien plus importants eu égards aux problèmes de santé publique. Si ça vous tente, rendez vous sur la page Indiegogo, et jugez en par vous même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Rocketbook, Masterclass, Treat, Luna et Brain

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Rocketbook, le cahier qui recycle le micro-onde

Rocketbook WaveJ’adore ces nouvelles technologies de l’inutile au premier abord, ça permet de remplir des pages sans intérêts. La force de Rocketbook Wave, c’est de les rendre infinies (les pages inutiles). Je m’explique : Joe Lemay est l’heureux fondateur de la société Rocket Innovations, basée à Boston, et il a inventé le cahier qui s’efface quand on le passe au micro-onde. Il a du en avoir, des réunions sans fins avec prises de notes sans avenir lorsqu’il travaillait chez Oracle ou encore Salesforce, et certainement en tirer quelques inspirations. Il a donc choisi l’année dernière la plateforme de financement participatif de la cote Ouest, Indiegogo, pour proposer un cahier numérique qui, accompagné d’une application mobile spécialement développée pour cette occasion, permet de stocker les informations que l’on y consigne sur des applications comme Dropbox, Evernote ou Google Drive, à l’aide d’un stylo spécial que l’on peut trouver dans le commerce. Ce cahier à la particularité d’effacer les informations qui y sont écrites après un passage de 30 secondes au micro-ondes. Fallait y penser. 25.000 personnes l’ont commandé, il a réussi à obtenir plus d’un million de dollars pour cette campagne, et 35.000 cahiers qui seront bientôt livrés. Rebelote cette année sur Kickstarter cette fois, il reste encore 30 jours, alors c’est le moment de souscrire pour avoir son petit cahier… pour ceux qui ont encore un four à micro-onde chez eux !

Suivre Rocket Innovations sur Twitter : @RocketInno

Mardi : Dustin Hoffman est mon nouveau prof

Dustin Hoffman on MasterclassIl y a pléthore de fantasmes à réaliser pour toutes les groupies du monde, mais je connais une technologie qui va es ravir. Enfin je parle d’un simple site internet permettant de suivre des cours avec ses stars favorites… Masterclass, une startup de San Francisco, explore le terrain des plateformes d’éducation en proposant des classes servies par des stars. Imagine un cours de jonglages avec Zlatan, un cours de haine raciale avec Dieudonné, un cours de communication avec Jean-François Coppé, un cours de journalisme avec Bernard Tapie… La liste pourrait être longue, mais il faudra se contenter dans un premier temps de Dustin Hoffman pour apprendre le métier d’acteur (5 heures de session), ou Serena Williams (2 heures)pour jouer au tennis. Usher (16 vidéos), Cristina Aguilera, et Kevin Spacey récemment sont d’autres atouts pour bien faire vendre le site et c’est un petit 15 millions de dollars qui viennent d’être encaissés pour continuer de proposer par exemple un petit cours à $90 avec Dustin… C’est clairement le boum de ce type d’activités après les préconisateurs comme Udemy ou encore Coursera, mais sur le format bien connu des masterclass pour la danse, la comédie, etc. Beaucoup de startups s’y sont lancées, et l’avantage de Masterclass est d’avoir des noms pour attirer le public, même si je ne suis pas bien certains que les $90 me permettraient au final de décrocher un bon rôle au cinéma ! Vous me direz : mais comment ils ont fait pour les avoir ?! Et bien l’un des fondateurs connait l’une des filles de Dustin Hoffman. Et quand on a un gros poisson dans l’affaire, en général les autres suivent. C’est comme la pêche aux investisseurs, même topo. Parlant d’investisseurs, il semblerait que certaines stars de la plateforme aient mis de l’argent dans l’affaire (Spacey, Usher…). Mais on en saura pas plus sur le business model !

Teaser pour le MasterClass de Dustin Hoffman : https://www.youtube.com/watch?v=qRKLjGurI8E

Suivre MasterClass sur Twitter : @Masterclass

Mercredi : Trick or Treat…votre alimentation ?!

TreatLa malbouffe…on y revient. Nous sommes tellement empêtrés dans nos habitudes de vie, à commencer par le mode culinaire hérité de nos parents. Et par dessus tout ça, il faut aller vite parce qu’on a vraiment de moins en moins de temps pour soi. Pour comprendre ce qui est bon pour soi, et pas forcément ce que l’on aime. Et ça donne de l’obésité, du sur-poids, du mal vivre. Tout le monde n’a pas la chance de vivre avec un coach en diététique, ni d’avoir les moyens de s’en payer les services. Alors voilà, c’est là où intervient la technologie ! L’application Treat, pour les heureux possesseurs d’iPhone, permet de collaborer avec un coach spécialisé en nutrition afin d’améliorer les habitudes alimentaires. L’objectif de cette application est de se concentrer sur les régimes qui permettront d’aider le système immunitaire à mieux fonctionner, au moins pour certains soucis comme l’eczéma ou le psoriasis. C’est véritablement sur cet aspect que se situe l’avenir de l’alimentation moderne : plus se concentrer sur la qualité et non plus la quantité. C’est enfoncer a priori une porte ouverte, mais quand on parle de qualité, c’est revenir aux bases : ce n’est pas simplement se nourrir avec des aliments sains, mais des aliments qui vont servir à se porter mieux… un peu comme se soigner, mais de façon préventive, grâce à une bonne connaissances de ses gènes, de ses caractéristiques. Je m’achèterai bien un iPhone rien que pour essayer et voir ce que l’application propose. Car malheureusement il va falloir un peu attendre pour que l’on reconsidère à la fois la connaissance que nous avons de nous-mêmes biologiquement (vous connaissez 23andme?!), et disposer d’un véritable GPS de son alimentation (ça, ça devrait arriver bientôt). Stay tuned.

Lire le blog de Treat : http://blog.treatapp.io/

Le site de Treat : http://treatapp.io/

Jeudi : Luna , la nounou qui traduit le cri du bébé

LunaAvoir un enfant n’est jamais chose facile… et je ne parle pas du premier, c’est encore pire. Il faut trouver le juste équilibre entre son intuition (qui, il faut bien le dire, manque souvent quand on manque d’expérience), et le conseils de sa vieille tante (ou de sa belle-mère, ça dépend des cas) quand bébé se met à crier. Mais qu’est ce qu’il veut bien nous dire ?! Bon, à cette âge là, dans les grandes lignes, ça ne veut pas dire grand chose d’autre un cri de bébé autre que : je suis fatigué, j’ai faim ou je ne suis pas bien. En même temps, le bon sens, ça peut quand même aider , il suffit d’avoir de bonnes oreilles et du bon sens. Alors si vous manquez des ces deux éléments de base, ça arrive, Luna (une fois encore, si vous êtes l’heureux possesseur d’un iPhone) est là pour ça : l’application mobile “traduit” le pleurs du bébé dans un langage compréhensible pour les parents. Alors attention à la batterie du smartphone si ça arrive hors de la maison, pace que sinon ce sera panique totale ! Attention, les suggestions ne garantissent pas du résultat, alors n’hésitez pas à demander l’avis d’un médecin avant de vous fiez à ce diagnostic !

Vendredi : Brain vous fait chauffer le cerveau avec ses serveurs

Jerry YueBon, après Google, toutes ces startups d’intelligence artificielle, le big data, et je ne sais quoi d’autres : quoi de neuf ?Il y a Jerry Yue. 25 ans au compteur et la bio qui tue : “Jerry a commencé à programmer à l’âge de 8 ans. Il a inventé plusieurs applications ayant au total plus de 10 millions d’utilisateurs et reçu plus de $10 millions d’investissement. Il est en train d’essayer de réinventer le navigateur.” Comment fait-on pour ré-inventer le navigateur ? Et bien grâce à l’intelligence artificielle pardi ! Donc comment ça veut marcher : leur algorithme sert les informations les plus pertinentes dans le contexte de l’utilisateur sans qu’il lui soit nécessaire de parcourir les résultats de recherche. “Google est un moteur de rechercher, Brain est un moteur de motivation” (en anglais Jerry parle de “ambition engine”, je lai donc traduit de cette façon). Jerry veut créer un assistant virtuel pour chaque utilisateur en laissant les utilisateurs rentrer non seulement qui ils sont, mais aussi ce qu’ils font, et ce qu’ils veulent faire dans le futur. De cette façon, le moteur de Brain fournira les informations les plus pertinentes par rapport à l’utilisateur au fur et à mesure qu’il avance par rapport à ses objectifs recherchés , faisant ainsi correspondre les informations à la matrice créée par l’utilisateur. Brain devrait aussi faire combiner ces matrices à une plateforme sociale permettant de connecter les utilisateurs ayant les mêmes objectifs. La mission de Brain selon Jerry est de servir l’internaute dans un contexte pertinent en toute circonstance. Jerry vient de trouver un investisseur de son pays d’origine, la Chine, pour assurer les premiers développement ($1,5 millions). “La différence de temps entre le besoin d’une personne et la capacité de le satisfaire via Internet est en train de se réduire. Le cerveau humain et Internet sont en train de converger”, dit Jerry. Que l’n soit d’accord ou pas, c’est bien dit !

Suivre Jerry Yue sur Twitter : @Jerryshengyue

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : la santé, Amazon, Google, MyBlend et Justin

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : faire de la technologie c’est surtout être au service des gens

Photo: Alamy, FilesJe ne sais pas pour vous, mais je trouve que cette saloperie de cancer gagne du terrain. Et ça ne s’arrange pas avec l’âge. Alors la détection, c’est un élément clé de la lutte de ce fléau. Malheureusement je ne parle pas de notre alimentation, même si c’est je pense un des problème de base. Je vis aux États-Unis et à ce titre, je me sens en première ligne sur ce point : on mange peut être bien à San Francisco, on trouve de bon produits, mais globalement ça reste le pays de la “malbouffe”, où plus d’un Américain sur 3 est obèse… en 2010 ! Imaginez maintenant… J’ai déjà parlé de Color Genomics, cette startup qui cherche à faire avancer les méthodes préventives en démocratisant l’accès aux tests génétiques, notamment pour prévenir le cancer du sein, ou le cancer des ovaires, , dont le prix de ce type de test passe d’environ entre $1,500 et $4,000 à $249 avec Color Genomics. Dans la même démarche, des scientifiques de Californie viennent de développer un test qui permet de détecter avec précision la présence supposée d’un cancer au sein de votre organisme en recherchant parmi les fluides qui circulent dans le corps : la salive peut aider dans ce mécanisme. Le test pourrait couter dans les $20, et il dure 10 minutes ! Les essais en clinique vont commencer cette année, avec l’approbation espérée de la FDA (Food & Drug Administration qui gère ce type d’autorisation)…dans les deux ans !!! Deux ans : il faut croire que ces fonctionnaires ont d’autres chats à fouetter que des urgences de santé publique. Avec un peu de chance, le Docteur Wong espère le test être disponible dans les 10 ans en Grande-Bretagne. Hum. En France, ça se passe comment se type d’expérimentation ? Ça intéresse quelqu’un ?! Autre message d’espoir, des chercheurs du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine ont développé une imprimante 3D capable de reproduire des os, des muscles et du cartilage en pièces détachées qui peuvent pousser après des implantations : les fils d’impression sont composés d’un gel comprenant des cellules souche et du plastique bio-dégradables. Ça tombe bien, j’ai une ligamentoplastie au genou gauche qui donne des signes d’affaiblissement.

Mardi : Amazon et sa course contre la montre

Amazon NowAmazon introduit la livraison depuis les restaurant en 1 heure à San Diego. Ce marché est assez encombré avec Postmates, Doordash, Uber, sans compter les applications qui vous font l’effet “kiss-cool”, c’est à dire qui cuisinent et qui livrent comme Munchery et SpoonRocket. Mais rien de résiste à Amazon. Et je ne serais pas surpris d’entendre parler de Google un de ces quatre, sachant qu’ils ont annoncé récemment la livraison de produits frais à San Francisco et Los Angeles. Je peux vous garantir que les deux startups de San Francisco ont énormément de mal à développer leurs activités malgré les fonds levés et les apparences, mais en fait ils sont en train de servir de lièvre aux géants d’Internet qui s’amusent à tester un certain nombre de services par ci par là. Pour Amazon, c’est donc 16 codes postaux qui sont disponibles, permettant un suivi de la livraison de a jusqu’à z. C’est juste pour voir. C’est comme cet essai à venir de service de type “Chronodrive” sur Sunnyvale, les boutiques de livres, les achats d’avions et de bateaux pour leur permettre de se passer des services des grosses entreprises de livraison comme Fedex ou UPS… Et si Amazon nous refaisait le coup d’Amazon Web Services mais dans le domaine de la chaîne logistique ? Cela fait un bail qu’Amazon délivre des millions de paquets à travers le monde, alors pourquoi ne pas externaliser et devenir ainsi une grande entreprise de Supply Chain ? Livrer pour Amazon et qui le veut bien ? A force de startups qui tentent par tout les moyens d’atteindre le succès dans le monde très fermé de la logistique, un grand comme Amazon peut frapper d’un grand coup sur cette industrie ?! Amis de San Diego, faites nous part de votre ressenti client, pour voir si c’est une plaisanterie ou pas, cette livraison dans l’heure !

Suivre Amazon Prime Now sur Twitter : @AmazonPrimeNow

Mercredi : Google et sa livraison en 4 heures

Google ExpressEt donc oui, voilà donc Google qui s’y cogne à la livraison de vos courses. Certains pensent que Google est une bonne alternative au combat qu’il convient de mener contre le géant de Seattle, et en attendant, à moins de ne pas avoir une petite fenêtre sur ce qui se passe aux États-Unis, Google fait un peu le même coup qu’Amazon avec son principal concurrent Netflix, cherche à travailler avec toutes les entreprises dans le monde du numérique tout en ayant un pied dans le monde du réel, qui n’est pas sans taquiner un retail dont tous le monde accuse de leur manque de dynamisme, empêtrés qu’ils sont avec leur mètres carré. Justement : les livraisons pourront partir de Costco (sorte de Metro local), de Whole Foods (sorte de Monoprix local pour les bobos San Franciscain) ou encore Smart & Final (genre Auchan ou Carrefour) pour San Francisco : on est donc dans une relation entre partenaires pour ces 3 acteurs de supermarchés. Il y a eu quelques allers retours sur cette activité chez Google Express (fermeture de centres de distribution dans la région de San Francisco par exemple) et ce nouvel épisode ne rend pas vraiment transparente la stratégie de Google en la matière. En tout cas, c’est parti pour San Francisco et Los Angeles pour des livraisons chrono en 4 heures en moyenne, pour une commande minimale de $35, avec un surcoût pour recevoir des produits périssables de $3, et un surcoût de $5 si vous n’êtes pas membre de Google Express qui coûte $95 par an.

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Jeudi : My Blend, une histoire pleine de paroles

My BlendLes applications mobiles ont fait long feu depuis l’apparition de l’iPhone qui a créé un véritable miroir aux alouettes où se se jeté des millers de développeurs à la recherche des millards d’Instagram, Whatsap. Peu d’élus naturellement, pour des bourses dont l’accès coûte cher : on n’a pas accès comme ça aux équipes de Google Ventures, aux Family Office de certaines stars de la très riche Silicon Valley. On a songé à créer le média de demain à partir des tablettes, et à ce sujet je me demande bien où en est Flipboard, qui remue de temps en temps, mais rarement. On a créé de belles applications mobiles, qui se sont fondues dans des géants comme Google ou encore Box. On a imaginé booster le jeu sur smartphone, qui a cherché ensuite à faire du m-commerce, pour se re-concentrer sur la messagerie, sans vraiment convaincre autrement que par les levées de fonds auprès de grandes corporations. On a fait de bons coups dans le domaine de la vidéo sur mobile… enfin pas toujours. Et puis de temps, on a un petit coup de coeur, comme avec cette application My Blend qui vous transforme une vulgaire messagerie en un magazine facile à consulter : une belle promesse d’interface utilisateur qui n’a que peu évolué depuis des lustres. Une succession de lignes qui se superposent. On clique et boum. Pourquoi ne pas “se scénariser” ses emails avec des caractères de polices qui changent, des fonds qui s’adaptent aux sujets : le travail, les rendez-vous, les échéances, les bonnes nouvelles, les mauvaises nouvelles avec du noir, du rose, du bleu, du vert, des coeurs… Malheureusement je n’ai pas d’iPhone et je n’ai pas pu trouver une vidéo pour voire à quoi cela ressemble, comme bien souvent dans le buzz de ces produits qui passent au gré des envois de sociétés de relation presse et de nos paresses de blogueurs. Merci pour m’avoir lu.

Vendredi : Justin n’est pas content

SDFIl y a une règle d’or à respecter à San Francisco, surtout de la part de la communauté tech : ne JAMAIS dire de mal de cette ville. La chose a déjà été essayé il y a quelques années et cela avait déjà fait grand bruit. Il y a trop de gens qui font de l’argent dans cette cité, alors il faut se la fermer. Pourtant, quand on vient pour la première fois, sauf si l’on vient dans la cadre d’un safari touristique organisé par un guru digital ou une quelconque agence Parisienne, il est difficile de ne pas constater les écarts incroyables entre les Tesla garées le long de Mission Street et la 5e rue, et ce pauvre bougre qui s’est installé sa paillasse avec des murs imaginaires où il médite avec quelques mégots récupérés ici ou là. Sans parler de ces pans de rue entiers transformés en camping improvisé. Donc le fameux Justin, CEO de la startup Commando.io, composé d’un salarié dont lui même, s’est demandé quelle coup de pub il pourra faire à sa société : une petite lettre adressée au Maire et au Chef de Police de San Francisco (visiblement il a du mal à s’occuper). On le comprend, Justin, il en a marre de voir du caca. Tendu dans son effort de changer le monde des serveurs informatiques, obsédé par l’accompagnement de l’escalade exponentielle du cloud, Monsieur est fatigué de jongler entre les tentes pour aller travailler. Et ça ne fait que 3 ans qu’il habite San Francisco ! On ne peut même plus inviter sa famille tranquille : on croise des fous, hors de contrôle, qui se mettent à vous agiter leurs parties génitales en plein spectacle de rue… “Ca va être une véritable révolution”, prévient-il. Justin, va donc faire un tour vers la Delancey Foundation, sur Embarcadero, et faire un peu de volontariat avec cette fantastique organisation pour essayer de comprendre ce que ça veut dire, de vivre dans le monde d’aujourd’hui à San Francisco. Sors de ta startup qui ne va pas change grand chose au monde de la tech, et comme beaucoup de personnes ici, vois ce que tu peux faire d’utile, au lieu de couiner sur Medium avant de te prendre une volée de bois vert sur Twitter

Lire le post de Justin Keller : http://justink.svbtle.com/open-letter-to-mayor-ed-lee-and-greg-suhr-police-chief

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Hired, German Klimenko, Lyft, Google et Zach

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Hired et la poule ou l’oeuf de l’emploi

Breaz.ioL’emploi : le cancer du politique. Il ne sait pas comment le traiter, l’anticiper, et ça lui coûte toujours la peau. C’est la plus grande supercherie de ce capitalisme post-XXe siècle, où les États, endettés par des décades de déficit budgétaire, ne peuvent plus soutenir de grandes politiques de construction, et donc d’embauches. Et ça fait belle lurette que les Gouvernements ne font plus la loi dans l’économie moderne ? Alors qu’est-ce qui lui reste, à cette triste syndicaliste qui vient nous hurler dans les oreilles au Journal de 20 heures la perte du job de sa vie ?! Certainement pas la BPI et ses millions investis dans le numérique qui va soi disant sauver le monde de l’emploi de demain. Il va en falloir du temps pour que les Blablacar, les Blabladeezer, les Blablakisskiss et tout la smallah digitale du Frenchtech remplissent la caisse à centaine de milliers d’emplois qu’on rempli des familles d’industriels au cours du XXe siècle. Alors il y a les startups. Il y a ceux comme Paul Duan et son Bayes Impact (c’est une “non-profit”, pas une ONG au passage) qui veut faire la nique au chômage, avec l’aide de Pole Emploi ou pas. Et puis d’autres comme Hired qui aimerait bien que l’on foute à la benne les sites de recrutement qui n’ont pas encore fait leur cure de jeunesse. Quand j’entends parler de place de marché, ça résonne bien mieux à mes oreilles que des sites où l’on envoie des dizaines de CV avec des taux de réponse qui poussent au suicide. Un marché, ça bouge, ça jacasse, ça donne des ailes… “For the world’s knowledge workers…” : au service des connaissances des travailleurs. C’est bon ça, ça va lui plaire à notre travailleuse de Bretagne. Sachant qu’il va falloir lui expliquer que son boulot, c’est un peu à elle d’aller se le chercher, voire le créer. Hired, c’est 40 nouveaux millions levés auprès d’investisseurs privés (oui, tu as bien lu, pas des fonds publics), et avec un peu d’effort, il viendraient-y pas nous donner un coup de main en France, à lui culbuter sa courbe, au chômage ?! Ni une ni deux : une petite bien de chez nous, Breaz, viens de se faire racheter alors à suivre. Message personnel à Corentin : je ne sais pas comment vous avez fait ce coup, mais bravo pour la performance en si peu de temps. Et au boulot, y en a peut être bien 10 millions en calèche.

Suivre Hired sur Twitter : @Hired_HQ

Mardi : German Klimenko pour inspirer les politiciens Français

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Vladimir Putin, German KlimenkoOn se plaint, dans les salons feutrés de l’inteligentsia numérique Parisienne, des inepties de notre classe politiques en terme de politique technologique, pour peu que ces deux mots puissent être utilisés par pair. La dernière en date : cette idiotie (et j’aimerais bien ici utiliser un mot qui commence par un c) de la part d’une députée socialiste de vouloir mettre en place un système d’exploitation made in France (excuse my english) au titre de « reconquérir la maîtrise de notre destin sur les réseaux informatiques pour procéder à l’extension de la République dans cette immatérialité informationnelle qu’est le cyberespace ». Les politiciens veulent remettre des contrôles au frontières, je propose d’instaurer des test anti-alcool à l’Assemblée Nationale. Et vas-y que je vais couiner à Bruxelles pour ces vilains Californiens qui ne payent pas d’impôts, que je te coupe les accents de notre patrimoine linguistique (d’accord, aucune rapport). La France a trouvé son mettre en la matière, en Russie, ce qui ne surprendra personne et en contentera plus d’un d’ailleurs. Ce fameux German Klimenko vient d’être nommé spécialiste attitré auprès de son éminence le Cardinal Putin pour les affaires d’Internet. Il a hurlé haut et fort (vieux souvenir nostalgique de son service militaire au service de la Nation Socialiste) qu’il allait mettre à genoux les Google et Apple en leur sommant de payer plus d’impôts. Il va retirer Microsoft des milliers d’ordinateurs gouvernementaux pour mettre Linux à la place (t’as raison, c’est bien plus sûr comme système…). C’est bien simple, dans le texte (traduit du russe vers l’anglais puis le français, alors excusez l’approximation) : “ Lorsque je servais dans l’armée , il y avait des instructions soumises aux officiers . En cas de non respect, on vous donnait trois jours pour satisfaire les ordre. Il est entendu que, le troisième jour , la réponse était toujours “oui”.” Ça nous promet de belles rubriques en perspectives de la part d’un fin connaisseur d’Internet qui est fondateur de LiveInternet, un portail d’information aux 20 millions de visiteurs mensuels d’un des pays les plus ouverts à la Démocratie despotique d’un seul homme. Ça va faire des jaloux chez nous, attention à la sur-enchère.

Suivre German Klimenko sur Twitter : @Germanklimenko (camarade, que fais-tu sur Twitter ?!)

Mercredi : Lyft se prépare pour un lifting d’actionnaires

LyftIl paraitrait que le VC de Menlo Park Andreessen Horowitz & Founders Fund, l’un des investisseurs les plus réputés de la Silicon Valley, dont l’un des fondateurs est le fondateur de Netscape (qui a pour ainsi dire inventé Internet grâce à son browser — excuse my english) aurait vendu pour $148 millions d’action de Lyft (je rappelle : cette startup n’est pas cotée en bourse) à un Prince du pétrole (la holding du Prince al-Waleed pour être précis), sachant que, à la même période, dans les mêmes eaux que la récente levée de fonds de la startup de San Francisco pour $1 milliard… dont le fameux Prince est naturellement un des initiateurs. On y verrait un signe de méfiance de la part d’a16z (le nom de code d’Andreessen Horowitz) sans doute, sachant qu’ils ont visiblement loupé le train d’investissement d’Uber. San Franciscain, il est temps de montrer votre amour pour la compagnie aux moustaches roses, car selon l’un des as de la finance de la Silicon Valley, Lyft, ça sent le sapin.

Suivre Lyft sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Google et son beacon Eddystone en route

EddystoneÇa y est, Google recolle enfin à la roue d’Apple de terme de beacon. Non, pas le bacon, mais vous savez, ces petits trucs qui sont dans vos téléphones qui marchent tous seuls, qu’on ne comprend pas bien ce que ça fait, sauf que pour le coup ça vous fout à poil toute la confidentialité de votre présence. Pour ceux qui n connaissent pas les “beacon”, c’est tout simplement un mouchard collé à votre connection Bluetooth qui peut servir quand on lui chatouille les antennes. C’est Apple qui a initié le mouvement avec ce nouveau protocole en 2013, soucieux de servir encore plus le consommateur… Enfin bref. Google a appelé son propre protocole Eddystone. Ne vous inquiétez pas, aucun média ne vous fera peur avec cette nouvelle technologie, puisque ça fait avancer le business de la publicité dont ils sont si friands. Vous alerter sur ce sujet, ce serait comme se tirer une balle dans le pied. Donc, le beacon sera bientôt actif pour vous notifier lorsque vous passer près d’un espace de parking libre, ou lorsque le prochain train que vous attendez entre en gare. Il sera possible de cliquer sur un lien pour avoir plus d’informations. Rassurez vous, cette information sera surement utilisée pour vous envoyez des coupons de réductions, voire notifier votre présence à toute organisation en ayant fait la demande, par voie autorisée ou non. Vous savez, Internet et son monde mobile sont un véritable gruyère dans lequel un peu de savoir technologique suffit pour s’infiltrer et glaner des informations dont vous n’avez même idée qu’elles sont disponibles sur votre “smartphone”. Y a qu’à se servir !

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Vendredi : comment foutre votre iPhone en l’air grâce à Zach

ZachJe suis parfois surpris de voir jusqu’où peuvent aller ces spécialistes des technologies. Il faut savoir que des blogueurs se font sponsoriser (donc payer) pour publier régulièrement tout et n’importe quoi, tant que ça fait du buzz. Je le sais, j’ai eu un PC offert comme ça un jour de faiblesse, mais je puis assurer que depuis lors toutes ces lignes sur Lexpress.fr se sont faites sans aucune source autre que mes inspirations matinales. Ce qui va donc suivre ici est donc complètement inutile, et je n’hésiterai pas un instant pour même le faire rimer avec “débile”. Je vais donc vous parler de Zach Straley, que je soupçonne d’être de l’Ohio, et d’être un peut trop addictif aux vidéos. Imaginez vous que Zach vient de découvrir comment planter votre iPhone6 pour toujours. Découvrir un bug du système de l’exploitation d’Apple, pour un bug, c’est comme découvrir une nouvelle molécule, une nouvelle planète, un nouveau vaccin, sauf que ça ne sert à rien sauf à se faire mousser par une communauté qui ressemble un peu à une horde de jeunes gens en tongs et sweat à capuche. Une certaine forme de Millenial (ça m’inquiète d’ailleurs pour le sort de notre planète). Alors Zach, il a trouvé que si vous indiquez le 1er Janvier 1970 comme date du jour de votre iPhone, et bien il ne marchera plus du tout ! Une valeur équivalente de 1.000 euros, des heures de montage dans les montagnes Chinoises évaporées, et la garantie à faire marcher si elle s’applique encore. On le sait, le monde des technologies n’est pas un monde parfait. Mais par moment, on se dit qu’il y en a qui n’ont vraiment rien à faire de leur dix doigts. Encore un qui doit faire la queue la veille avec sa tente devant l’Apple store pour acheter son Graal en avant-première. Je mets le lien ici, mais je répète : cette procédure met votre iPhone hors fonction pour toujours !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Microsoft, Amazon, Tumblr, Aira, et la mobilité

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Microsoft et son histoire à la Commandant Cousteau 

Project NatickDes chercheurs travaillant chez Microsoft ont conclu récemment que le futur des datas centers se trouvent dans les océans. Ils sont marrants, ces gars de la technologie. Après nous avoir bien pourri la planète avec toutes ces usines pour fabriquer tous ces appareils, ces composants, en se servant au passage allègrement dans des mains d’oeuvre bon marché à travers la planète… Après nous avoir bien pourri l’espace avec toutes ces coquilles de fusée et autres satellites qui naviguent autour de l’exosphere, nos amis ont décidé de s’attaquer à ce qui nous reste le plus précieux : les océans. C’est donc sous les océans que les serveurs vont faire des bulles avec leurs 0 et leurs 1. Les serveurs seront supposés être relié au sol ferme depuis des cables de fibre optique. C’est supposé résoudre le problème de surchauffe des serveurs, ainsi qu’améliorer l’efficacité des transmissions. Ce joli projet de Microsoft a pour nom Project Natick. Vous pourrez voir sur le site web le sourire à plein dent d’ingénieurs qui pense avoir trouvé l’innovation du siècle. Je ne garantis pas la même réaction sur la faune aquatique locale, et même plus si jamais ce projet vienne à convertir un quelconque comité d’investissement à Redmond, Washington. Le premier essai a eu lieu dans l’Océan Pacifique, près de San Luis Obispo, à environ 30 pieds de profondeur. Le nom du prototype (Leona Philpot), qui a donné satisfaction, a été choisi parmi l’un des personnages du jeu vidéo développé par Microsoft, Halo. Probablement le genre de jeu qui vous donne des cauchemars.

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Mardi : Amazon veut faire du mal au retail

Amazon_Books_-_Online_ExperienceJe les entends souvent, même depuis San Francisco, tous ces as Français du numérique qui ne cessent de taper sur la tête du secteur de la distribution, prêts à donner la leçon (le consulting, ça paye toujours de nos jours) sans jamais vraiment parler d’autre chose que ce “digital”, le doigt magique qui va les sauver de la faillite. La faute à qui ? Amazon. Amazon, le Bon Dieu des geeks du e-commerce, celui par qui tout va, tout passe. Celui qui a montré la voie, celui qui montre l’exemple. Amazon et sa valeur boursière, Amazon et ses entrepôts du futur. Amazon, Bezos, le futur du retail, qu’ils disent. Maintenant, la rumeur, c’est qu’Amazon devrait ouvrir 300 à 400 librairies, selon une fuite d’un responsable de centres commerciaux aux États-Unis visiblement en discussion avec le géant de Seattle, “semant la panique à travers toutes la distribution”. À ce jour, Barnes & Noble, la référence en la matière, c’est 640 magasins. 300 à 400, normalement, ça met des années à se mettre en place, donc on peut douter du sérieux du truc. En même temps, c’est Amazon. Un premier ‘Amazon bookstore” a déjà été ouvert en novembre 2015. Il semblerait que des recrutements soient en cours dans la Californie du Sud. La rumeur (une autre) indique même que c’est Steven Kessel, l’homme qui a fait le Kindle, qui revient aux affaires après un congé sabbatique, “pour donner la leçon au retail”. Des brevets ont même été déposés…Le paiement serait fait au moment où le client sort du magasins avec ses articles, sachant qu’il aura été préalablement identifié. Bref, toutes ces histoires démontrent bien que ce n’est pas demain que les magasins vont disparaître de notre paysage. Vous imaginez, vous, un quartier sans magasin ?! Comme dit le proverbe, les experts digitaux aboient, le retail travail et une bonne partie du digital trépasse.

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Mercredi : Tumblr vient de faire du mal à Yahoo!

David Karp et Marissa MayerC’est beau la vie d’une startup, surtout d’un point de vue comptable : très basique. D’un coté, il y a une sorte de capital social qui se transforme automatiquement en fonds de roulement, approvisionné par de bien généreux bienfaiteurs. De l’autre coté, se déversent les dépenses, qui coulent tant que la colonne opposée est approvisionnée. Mieux encore, il y a des bouts de papier qui se transforme en monnaies sonnantes et trébuchantes : ça s’appelle des “convertible notes”. C’est fou ce que Powerpoint a fait comme progrès. Tu m’étonnes que ces incubateurs Parisiens poussent ces jeunes “à devenir entrepreneurs”. “Tout le monde peut devenir entrepreneur”. Oui, en fait, on a tous appris un jour à dépenser notre argent de poche, c’est le début du capitalisme de startup. En parlant de jeune, c’est 1 milliard de dollars qu’il a touché, le jeune David Karp, lorsque Dame Marissa Mayer a mis le grappin sur Tumblr. Soit disant que ce serait bon pour les chiffres d’audience de Yahoo!. La grande dictature du digital : l’audience. Comme si Internet était devenu une grande télévision, permettant toutes les folies financières imaginables. Seulement voilà, Tumblr n’a pas fait les $100 millions promis par Marissa. Les chiffres d’audience aux états-Unis n’ont pas progressé entre la date de rachat, Juillet 2013, et Octobre 2015. La punition ne se fait pas tarder : moins-value de $230 millions dans les comptes de Yahoo! en 2015. D’où sort le montant ? Quelques approximations analytiques, extrapolé par le coût du mètre carré à Sunnyvale et le trio vainqueur du prochain Tour de France. Quand une société n’arrive pas à dégager $100 millions en chiffre d’affaires, ça vaut combien selon vous ?

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Jeudi : Aira veut continuer à aider les non-voyants

Aira.ioParfois, on se dit qu’on l’aime bien, cette structure capitalistique des startups qui distribue les dollars à la pelle chaque semaine, surtout quand c’est pour financer de réelles technologies qui se mettent au service de l’humain. La startup Aira, basée à La Jolla en Californie, développe une solution de vidéo embarquée permettant à des personnes non voyantes de se faire guider lors de leur déplacements. La personne en difficulté peut ainsi se faire aider par des agents ou des membres de sa famille grace à des messages audio. La société vient de faire une levée de fonds de $2,5 millions. Sa précédente levée de $800.000 a permis de déployer la solution auprès d’une centaine de non voyants, et rendre compte du succès de la solution. Aira a désormais un peu plus de carburant pour aider les quelques 20 millions de personnes non voyantes recensées aux États-Unis. 2,5 millions, c’est un début ! Lux Capital, un des investisseurs, spécialisés dans les technologies émergentes dédiées aux sciences de la vie, à levé son quatrième fonds l’année passée pour un montant de $350 millions.

Suivre Aira sur Twitter : @Aira

Vendredi : ça bouge dans la mobilité

AlexaIl ne se passe pas une semaine sans qu’un segment ne soit l’objet d‘une actualité assez variée. Prenons ce vendredi 5 Février et le secteur de l’automobile par exemple. La startup Zirx, basée à San Francisco, vient de décider d’abandonner son activité de services de valets aux particuliers afin de se consacrer au marché des entreprises. L’application mobile Moovit vient de sortir une nouvelle fonctionnalité permettant aux utilisateurs de ce service de guidage des transports publics de bénéficier de suggestions en temps réel sur ses trajets habituels selon le traffic en cours. Une nouvelle application mobile appelée Goshare permet d’emprunter des camionnettes ou de bénéficier de la conduite de propriétaires de ces véhicule pour des trajet nécessitant de déplacer des produits de grand taille (pour les heureux propriétaires d’un iPhone pour le moment). Amazon lance un service sur sa plateforme Echo et la fameuse borne parlante Alexa la possibilité de commander un Uber et suivre l’évolution de la course. Rien ne dit que la chose a été prévu de fonctionner aussi lors de l’annulation de la course par le conducteur. Et last but not least, Elon Musk évoque dans une question posée lors d’un évènement public avoir pensé à construire un avion électrique. En fait, ce mec, c’est Batman. La mobilité a de beaux jours devant elle…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Recueil d’histoires de talents Français de San Francisco

C’est Noël, période où généralement les médias spécialisés se mettent au reportage bouche-trou, au hasard par exemple un publi-reportage sur des personnalités du web de l’année qui s’annoncent, qui sent bon l’article de complaisance, mais il faut bien de tout pour faire un monde. Alors, en cette fin d’année, j’ai choisi pour réveiller un peu ce blog qui s’endort un article qui sent, lui, le réchauffé, certes, mais qui a le mérite de mettre à l’honneur des personnes qui eux aussi agissent sur le terrain, au service de leur startup, de leur entreprise, de leur passion. C’est amusant de parler d’un ingénieur autrement par le fait qu’il est co-fondateur d’une startup qui veut changer le monde, ou qu’il travaille pour une entreprise qui prétend vouloir changer le monde.

C’est fatigant, à force, de vouloir toujours changer le monde. Surtout qu’on ne le voit pas tant changer, ce monde. Par contre, les passions, elles, font bouger les montagnes. Je l’ai vu. Tout comme le web, le mobile, le réseau social, Internet va vite, parce qu’il est nourri par des gens passionnés. Alors vite, retour sur ces Français de l’année 2015 que j’ai croisé au hasard de San Francisco, là où tout peut arriver. Ces gens méritent que l’on parle d’eux deux fois.

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Alexei Chemanda, c’est un jeune co-fondateur de la startup Motionlead, qui encore étudiant à l’EPITA, une école d’ingénieur à Paris, travaille sur un nouveau produit qui fait de la publicité mobile animée.

Alexei a une formule toute trouvée pour toi, jeune qui arrive à San Francisco, qui sait que Craigslist tient en son sein l’appartement de tes rêves, mais comment faire pour le trouver ? Alors, cette formule magique ?

Ce problème en mathématiques est le « Sultan’s Dowry ». En français, ça se traduit par prendre le premier appartement venu ou savoir comment saisir la bonne opportunité en un coup de rien.

Ce problème indique qu’il faut regarder au moins environ 1/3 de ses choix pour se fixer une base comparative, et ensuite, dans les 2/3 restants, de prendre une solution.

Alexei a, lui, une légère variante… organiser un paquet de visites pour un week-end donné (en gros le premier week-end de présence sur place) en sélectionnant uniquement des appartements qui répondent à ses critères :

  • Si c’est dans mon budget + / – 10% ?
  • Si il est assez proche du bureau ?
  • Si il est assez proche des transports (pour aller dans SF le Caltrain par exemple, ou des bus etc.) ?
  • Si l’appartement a un bon WalkScore …
  • Fais un tour sur Google Street view : si les alentours conviennent…
  • Si on reste plus d’un an, regarder si l’appartement est rent-controlled, c’est à dire que le loyer ne peut pas bouger au delà d’une infime augmentation, sinon on s’en fout…

Une fois que l’on compile cette liste (au moins 10 appartements), faire des rendez-vous qui se suivent, tous casés dans 1 weekend (laisser 25 minutes maximum par appartement, plus temps d’aller d’appartement en appartement). Préparer son dossier pour tout soit tout prêt pour signer le lease sur le champs.

Quand on commence les visites, regarder au moins 30% des appartements de sa liste avant de prendre une décision. Une fois que l’on a vu 30% des appartements, prendre le premier appartement (petite variante par rapport au problème du Sultan : potentiellement un que l’on a déjà vu) qui vous plait. Ca ne veut pas dire « parfait », ça veut dire « dans lequel je me vois vivre, même si X et Y c’est pas top ».

Pour Alexei, la meilleure façon d’être gagnant sur tous les fronts : avoir un appartement rapidement, un appart sympa, sans perdre trop de temps pour les visites, et “move on” !

PS : ce conseil n’est pas valable lorsqu’il s’agit de familles, ou des ingénieurs plus seniors. Mais en sortant de l’école, c’est parfait.

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Adrien Friggeri, lui, n’était pas nécessairement destiné à se faire des bons petits plats à San Francisco une fois sorti de l’École Normale Supérieur de Lyon. Et pourtant…

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Nos jeunes Français expatriés de la Silicon Valley ont du talent : ça se sait depuis belle lurette ici à San Francisco, et on ne compte plus ces accents qui sentent bons nos campagnes françaises un peu partout dans les sociétés de la Californie. À commencer par les plus connues d’entre elles.

Adrien Friggeri est un homme curieux de beaucoup de choses et qui développe des talents en dehors de son expertise dans la science de la donnée… Si vous voulez ce que ça peut vouloir dire, être data scientist, que l’anglais ne vous rebute pas, allez donc jeter un oeil sur cet article co-écrit avec des collègues de Menlo Park : “Cupid in your network”.

Bon, on n’est pas vraiment dans cette rubrique pour parler de Zuckerberg, mais plutôt d’Heinlein, Robert de son prénom, dont une des citations est le leitmotiv de notre Adrien : “A human being should be able to change a diaper, plan an invasion, butcher a hog, conn a ship, design a building, write a sonnet, balance accounts, build a wall, set a bone, comfort the dying, take orders, give orders, cooperate, act alone, solve equations, analyze a new problem, pitch manure, program a computer, cook a tasty meal, fight efficiently, die gallantly. Specialization is for insects.”

Oui, avant de changer le monde, un homme doit savoir changer une couche d’un bébé, écrire un sonnet, construire un mur, cuisiner un délicieux repas, combattre efficacement, mourir élégamment. Bon, on ne vous en demande pas autant dans l’immédiat, juste, dans le cas d’Adrien, savoir tricoter des chaussettes. De Facebook à Phildar, il n’y a qu’un pas (ça me rappelle avoir été bercé par les aiguilles multicolores de ma maman, de ce bruit de métronome, tic tac tic tac, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, les pelotes partout dans le salon, les félicitations de vieilles dames parfumées au Phildar du coin à l’endroit de ma mère qui avait – et a toujours – un talent sans pareil pour vous tricoter n’importe quoi).

Chaussettes à Adrien

Bon, ce n’est pas ce qu’il préfère réaliser, mais le résultat est là. Moi, j’achète ! Ne pas être dans une petite case, apprendre à faire plein de choses, sans cesse. L’art est pour Adrien un domaine intéressant, et bien que ce soit le tricot en ce moment qui l’occupe, il a bien envie de se remettre à l’ébénisterie d’ici la fin de l’année, il a d’ailleurs un projet de lampe qu’il voudrait terminer. Cette année, c’est décidé, ce sont 3 nouvelles compétences qu’il veut acquérir…

Mise à jour : pour avoir suivi ses activités sur Facebook, je pense qu’Adrien a rempli son objectif.

Le concours du geek qui a la plus grosse en général c’est : “j’ai eu mon premier Amstrad quand j’avais 3 ans”, ou encore “j’ai découvert Internet en 1992″, des trucs du genre. Clairement, Jérôme Petazzoni, c’est à l’âge de 6 ans que les bits et les octets ont commencer à le travailler, alors que pour d’autres, ce sont les dents qu’ils commençaient à perdre.

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Mais point de ce jeu-là avec Jérôme. C’est un esthète, qui ose pousser le verbe jusqu’à parler de l’art du code, ou du code comme un art. Il y a bien de la musique d’ascenseur, pourquoi à l’inverse ne pas considérer le code comme un art ? Quand on voit certains écrans avec toutes ces lignes de programmation multicolores, on n’y comprend sûrement rien, mais il est possible d’y voir des formes. Pas moins abstrait que certaines oeuvres abstraites…

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Mais il peut se permettre ces comparaisons, Jérôme. Non pas du fait qu’il soit un Tinkerer Extraordinaire, ce qui ne veut pas dire grand chose pour le commun des mortels, d’ailleurs. Non, il peut se le permettre, parce que c’est aussi un artiste, Jérôme. C’est un musicien. Un musicien qui a trouvé plaisir dans le parallèle de son métier, qui l’amène à prêcher la Docker parole à travers les continents et dans l’exploration des instruments de musique de toute sorte. Et on va les compter ensemble.

10 ans de piano, depuis l’âge de 6 ans, ça vous forme un musicien. Rompu aux exercices de solfège, qu’il a enfin fini de comprendre à force de travailler les notes sur différents instruments, ça ne lui suffisait pas. Explorer les containers de logiciel, base de construction du lego de sa startup, c’est sa nouvelle pratique, mais bien avant cela, il y eut une liste impressionnante d’instruments qu’il a découvert, visiblement avec gourmandise et curiosité. Faire du piano, c’est bien, mais l’orgue, ça a quel son ? En voilà 2.

Le hasard d’une vie vous met des fois sur le chemin d’une guitare basse, et cela va devenir son 3e instrument, et l’un de ses préférés. Ne vous étonnez pas de le trouver en train de faire un jam quelque part dans un des lieux musicaux de San Francisco, il adore ça ! Ensuite, passer de la guitare basse à la guitare à 12 cordes, il n’y a pas un grand pas à sauter, il faut bien soigner la rythmique et les soirées au coin du feu. Ça fait 4.

Le hasard des vacances vous met parfois sur le chemin d’un saxophone alto. Enfin un instrument à vent, qui vous rappelle vos souvenirs d’écoles, et la fameuse flûte (ça fait 6), un peu plus compliqué pour souffler et boucher les trous, mais quel son !

Le hasard d’un don familial, ça vous fait hériter d’un harmonica. Ce rectangle si bluesy et si subtil à manipuler afin de trouver les sons qui vont bien, dans une certaine forme de courbes de souffle qui vous crée des notes sucrées ou salées. De l’harmonica à l’ocarina, il n’y a qu’un pas. Et ça fait 8, tant pis pour la rime.

Le hasard d’un séjour à Prague, ça vous fait gratter un ukulélé. Le premier qui me dit que c’est comme une guitare, c’est qu’il n’a jamais essayé. 9.

Un musicien vous manque ? Point de batteur ? Que nenni, voici Jérôme Petazzoni. La rythmique, on vous dit ! et de 10 !

Attendez, je vous ai gardé le dernier pour la fin. Quel est l’instrument le plus technologique de tous ? Le plus incroyable ? Le plus improbable ?

Celui qui a dit le violon sort. Non, il y a mieux. Ça…

 Thérémine

Vous l’aurez tous reconnu : le thérémine.

Inventé dans les années 20 par un certain Lev Sergeyevich Termen, dit Leon Theremin, Russe de Saint-Petersbourg qui a vécu quasiment centenaire, le thérémine est un des plus anciens instruments de musique électronique. “Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l’instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste. Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la hauteur de la note, en faisant varier sa distance par rapport à l’antenne verticale. L’antenne horizontale, en forme de boucle, est utilisée pour faire varier le volume selon sa distance par rapport à la main gauche.”. Merci Wikipedia. Regardez plutôt…

Ça en vaut bien 10 pour un seul, de savoir jouer de cet instrument, mais ça fera tout de même 11. C’est tout Jérôme, ce thérémine, une discipline poussée dans son schéma a priori le plus abstrait, mais en fait, tout simple. Tout comme Docker, qui veut vous simplifier le monde du World Wide Web, si fragmenté, un morceau d’Over the Rainbow sur thérémine, c’est toute la magie de la technologie au service de l’humain et de l’émotion.

Merci Jérôme Petazzoni, l’homme aux 11 instruments. Le voici aux commandes d’un Power Point à Londres pour en savoir plus sur le rôle d’un Tinkerer Extraordinaire chez Docker.

Share ButtonMise à jour : Docker est une startup fondée par Solomon Hyke en 2010, l’année des Jeux Olympiques de Vancouver au Canada, année aussi où 33 mineurs ont été libérés d’un puit de mine après 68 jours d’emprisonnement forcé suite à une explosion. 5 années pour arriver à une valorisation d’unicorne, c’est déjà pas mal (désolé, mais je n’arrive pas à utiliser le mot « licorne », c’est suffisamment débile comme ça en anglais).
Pour suivre l’histoire de Ludovic Copéré, il va vous falloir mettre votre ceinture, parce que le voyage va aller par monts et par vaux jusqu’à arriver à la raison pour laquelle nous allons parler de tango dans cet article.

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Non, pas l’application mobile basée à Mountain View, rachetée par Alibaba, le géant Chinois de l’e-commerce, dont l’un des co-fondateurs est un Français. Le tango, cette magnifique danse, dont l’origine doit localement faire l’objet de discussions sans fins entre l’Argentine et l’Uruguay. Un peu comme le Mont Saint-Michel, que se dispute les Normands et les Bretons.

Les sources d’inspiration du tango varient selon les langages : Polka, Flamenco, Habanera, Milonga ? Ou les 4 ensemble ? Toujours est-il qu’à l’origine cela s’appelait le “tango criollo”. Le tango Créole, qui trouvera son inspiration au sein de la communauté Africaine issue de l’esclavage, et son “candombe”.

 

Son diplôme de l’École Centrale de Lille en poche, Ludovic part pour le (Grand) Nord, la Suède, pour aller s’immerger dans l’industrie du mobile (nous sommes en 2003, mais le récent “crash” de la bulle du Web 1.0 d’alors n’a pas retenu Ludovic dans nos vertes prairies), et notamment passer un double-diplôme à KTH, l’Institut Royal de Technologie de Stockholm (en Suédois s’il vous plaît). Les télécoms dans la contrée d’Ericsson donc (et d’Abba et d’IKEA pour s’occuper le week-end). Je conseille la lecture d’une de ses publications sur i-mode, l’internet sur téléphone portable imaginé par l’opérateur NTT DoCoMo au Japon (également commercialisé en Europe), qui fut un des précurseurs de l’Internet mobile et l’inventeur du concept de partage de valeur aujourd’hui omniprésent via les App-stores. Toute ma jeunesse.

 

Très vite, sa carrière le dirige vers Sony, icône naturelle de l’innovation Japonaise pour cet amateur de culture nippone. Et du pays il va en voir : Paris, Londres, New-York. Télévision HD, IPTV, Web 3.0 et Internet des Objets. et l’IP, L’Intellectual Property, le nerf de la guerre, dans les nouvelles technologie, et la technologie tout court. La propriété intellectuelle, sa création, sa stratégie, sa valorisation. Le nerf de la guerre… et le Japon.

Enfin. Un grand moment dans la vie de Ludovic, et le début de deux passions. Tout d’abord, la rencontre à Tokyo avec sa future épouse, Mari, et (nous y arrivons enfin!) le tango, vecteur d’inspiration pour ces deux mélomanes (le classique, le jazz). Le tango, c’est par définition une alchimie de culture et de genres. Une habile dualité de science et d’art (ses études en Suède furent-elle prémonitoires, la devise de son université étant “Vetenskap och Konst” – “Science et Art” ?). Définitivement latin dans son inspiration, mais finement structuré dans sa pratique, avec une précision qui ne peut que convenir à une culture Japonaise. Quel meilleur endroit peut on imaginer pour démarrer cette danse à deux ? Quelle meilleur moyen pour imaginer vivre la musique pour ces deux passionnés ?

Regardez cette vidéo que m’a envoyé Ludovic, et surtout écoutez, pour imaginer…

Silicon Valley, enfin, nous y voilà. Un nouveau départ dans la continuité pour Ludovic, toujours chez Sony, plus de 10 années au total (le bougre est fidèle en affaires comme en amours !) où son rôle d’évangélisation de l’innovation et de catalyseur du futur prend une nouvelle dimension, via les interactions qu’il mène auprès l’écosystème des startups. Un nouveau départ pour Ludovic et Mari, dans une région elle aussi aux confluents des cultures, et où il n’est pas difficile de trouver des endroits pour pratiquer deux fois par semaine, le week-end éventuellement, le tango. Le tango, quand tu commences, c’est dur de l’arrêter.

Entrepreneurs de startups, désireux de passer dans le radar de Sony dans la Silicon Valley, si vous voulez croiser Ludovic, vous auriez pu tenter votre chance aux Championnats des États-Unis de Tango à San Francisco du 2 au 5 avril dernier, au Marriott Hotel à deux pas de l’aéroport de San Francisco. Non pas que nos deux danseurs ont concouru, mais ils sont certainement allé admirer les danseurs professionnels à cette occasion.

Tango !!!

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Articles initialement publiés en 2015 sur le blog TechMeUp