L’actualité High-tech du jour : Jeff Bezos veut vous envoyer en l’air

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

BlueOrigin

J’aurais pu vous parler aujourd’hui du retour de Mark Pincus au manche de Zynga, de ces sociétés aux valorisations de plus du milliard de dollar qui ont fait parler d’elle comme Sprinklr (qui rachète GetSatisfaction, entreprise rencontrée il y a bien longtemps dans les bureaux de South Park, installé dans les anciens bureaux d’un certain… Twitter), Domo (levée de fonds de $200 millions avec une valorisation de $2 milliards… ils sortent d’où ceux-là ?!), Square, Twitter, … c’est fou ce que la société moderne a comme effet sur le monde de l’entreprise qui soudainement voit fleurir toutes ces startups qui valent des milliards. Des milliards qui trainent dans des fichiers Excel compliqués, validés par des auditeurs en mal d’honoraires. Peut être que tous ces serials entrepreneurs vont nous le sauver, ce monde du capitalisme, allez savoir.

Non, j’ai choisi de parler de choses concrètes et à défaut de parler de la Silicon Valley, nous remontons un peu au Nord de la Côte Ouest des États-Unis pour évoquer Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, dont le siège est à Seattle. Nous avons déjà un fêlé  en Californie en la personne d’Elon Musk qui, au contact de la Nasa, qui a des bureaux près de chez Google, à Mountain View, s’est mis en tête de révolutionner l’industrie spatiale avec Space-X, créé en 2001, et nous construit des fusées non jetables qui reviennent à la niche sans dégâts. Pas de jaloux, Bezos a choisi de faire pareil en 2011 en créant BlueOrigin à Kent, dans l’État du Washington. Après tout, Sir Branson l’a bien fait lui aussi. Et il paye les pots récemment cassés le pauvre, tuant tout de même un pilote dans l’affaire l’année passée dans des essais de sa navette à faire des voyages dans l’espace.

Ça ne vous cause pas, Kent ? C’est la banlieue de Seattle, quelques 120.000 habitants, connu pour être un centre important de la société Boeing. Ben oui, Bezos ne vas tout de même pas aller chercher la main d’oeuvre dans les déserts du Nevada. Donc, BlueOrigin est en train de passer petit à petit les tests nécessaire à cette industrie d’une grande exigence, tant technique que financière. Ils vont bientôt accrocher la capsule au tout et faire des essais cette année. Lui aussi veut révolutionner l’industrie aéro-spatiale, et explorer le système solaire. Le bébé s’appelle BE-3.

BlueOrigin BE-3
April 7, 2015 – Blue Origin’s BE-3 engine throttles to its maximum 110,000-lbf thrust during acceptance testing at the company’s dedicated facility in West Texas.

Les Américains sont restés de grands cow-boys, à toujours vouloir conquérir plus. Amazon, le Washington Post pour l’un, Paypal, Tesla, Hyperloop et j’en passe pour l’autre, la métaphore est facile en les imaginant conquérants de l’espace. C’est sur qu’entre les sécheresses Californiennes qui durent et les tremblements de terre qui comment à inquiéter dans les regions où l’on exploite le gaz de schiste, la Terre va bientôt être complètement pourrie, et il est grand temps pour ces géants du digital à explorer l’au-delà. Vive l’Amérique.

Jeff qui regarde sa fusée qui s'envole

Vous disiez, au sujet de Twitter, vous penseriez que j’en parlerais ? Racheté par Google, Yahoo! ? Par la bonne et moi ? Je vais vous dire : je m’en fous. C’est de la non-information. On verra bien ce qui se passe. Laissons les bosser et on en parlera une fois que c’est fait.

Suivre BlueOrigin sur Twitter : @BlueOrigin

A demain pour la suite…

Petits échanges entre Om Malik et Jack Dorsey, CEO de la société Square

Om Malik, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, est un jeune homme de 47 né à New Delhi, désormais citoyen américain, et l’un des sages de la Silicon Valley depuis quelques années déjà. Fondateur du blog consacré aux nouvelles technologies GigaOm, un puissant média de la région, il ést également partenaire du fonds d’investissement True Ventures, qui investit essentiellement dans des startups en phase de démarrage.

C’est désormais le troisième épisode de la conférence Roadmap, organisée par Om Malik et son équipe. Om a la capacité de mettre les grands de cette Silicon Valley en confiance, et de nous gratifier d’échanges de très haut niveau, par sa capacité à examiner chaque sujet très simplement : le cloud, le mobile, le jeu, leurs business modèles, leur écosystème, et ceci loin de tout le brouhaha qui rend parfois un peu surréaliste la banlieue Sud de San Francisco. Mais il sait également amener ces confidences qui font la différence. Et avec Jack Dorsey, c’est du petit lait.

Jack Dorsey est un de co-fondateurs de Twitter, qui veut devenir le maire de New York, et qui a lancé en 2009 Square. Square est la société dont on parle le plus en ce moment. Non seulement parce que Jack Dorsey est un homme qui sait communiquer, et il y a beaucoup d’histoires dans les médias en ce moment. Mais aussi parce que Square est en train de bousculer violemment le monde du paiement sur téléphones mobiles.

La grande force de Square est d’essayer de « coller à la vie des gens » et de trouver les moyens de simplifier des processus très simples (le « end to end experience ») : « we want to meet our customers where they are », « nous voulons être à là où nos clients ont besoin de nous ». Tout le monde continue d’utiliser l’agent liquide, les chèques, ont besoin d’argent à tout moment. Les commerçants ont besoin de disposer d’autres d’informations que le montant de la transactions, mais également les quantités. L’équipe de Square passe énormément de temps à observer l’usage fait par les différents produits commercialisés par Square, car comme l’avoue Dorsey un peu naïvement, « nous ne sommes pas des commerçants, nous ne sommes pas des vendeurs »… d’où ce constant effort de simplification dans les produits proposés.

A l’image de cette nouvelle offre, Square continue sa marche en avant dans la simplicité et les usages en lançant Cash, qui donne la possibilité d’envoyer du cash vers d’autres possesseurs de “debit card” par un simple email. Il suffit de composer un email en indiquant l’adresse du bénéficiaire, mettre le montant dans l’objet et indiquer en copie cash@square.com et l’envoyer. Lors du premier envoi, l’utilisateur sera dirigé vers le site web de Square pour entrer son propre numéro de carte. Les applications iPhone et Android ne font que préparer l’email. Le produit est soit disant 100% sécurisé. Square n’est pas la première startup à proposer ce “produit”, mais le buzz autour de la personnalité de Jack Dorsey, par ailleurs co-fondateur de Twitter, en pleine préparation de son entrée en bourse, fait l’objet d’une revue de presse disproportionnée. Ce qui sert bien les intérêts de Square depuis le début, même si l’entreprise s’est staffée de hauts potentiels ces derniers temps.

Pour en savoir plus : https://square.com/cash

Le secret de Square ? La capacité de Jack Dorsey de capitaliser l’attention, les fonds ($341 millions à ce jour), les gros « poissons », je veux dire les gros profils (ex-Googler, Paypal, etc.), et une culture d’entreprise orientée vers l’exécution et le partage d’information (toutes les notes de réunions y compris les présentations des Board meetings sont partagées par les 600 employés). Si comme moi vous en doutez, écoutez Dorsey pendant son interview, et passez le au détecteur de mensonges. Bonne visualisation…

Une semaine dans la Silicon Valley : Techshop

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

DIY. Do It Yourself. Mon premier contact avec ce terme remonte à l’époque où je faisais des rapports de veille pour un grand distributeur dans le bricolage à qui on est en train de casser le business à défaut des pieds parce qu’il ouvre ses magasins le dimanche. Mais je m’égare… DIY, dans le monde du bricolage, c’est donner le pouvoir au consommateur de faire tout soi même dans la maison. Dans le monde tout court, c’est donner un chance au individus de se prendre par la main et de créer de ses propres mains un produit, pourquoi pas créer une nouvelle activité. Dans cette catégorie il y a ce que certains appellent ça des « FabLab ». Techshop, c’est plus que ça. Ce n’est pas un effet de mode. Ca a pignon sur rue, à San Francisco. Il n’y a pas de sponsors derrière, juste des gens passionnés par leurs matières (le bois, l’acier, le tissu, le plastic…) qui vont vous aider ou vous apprendre à utiliser le matériel disponible que vous n’avez pas les moyens ou les ressources pour les accueillir.

C’est donc un lieu d’apprentissage : il y a toute sorte de cours disponibles pour travailler les matières, se servir de logiciels complexes, pour faire des prototypes, pour faire de l’électronique, pour se servir d’une imprimante 3D… Il suffit de devenir membre pour un peu moins de $200 par mois pour être en mesure de prendre des cours afin de se lancer ensuite dans sa propre production. Pour pouvoir aller plus vite sur certains types de matériels qui ont leur liste d’attente (une spécialité bien américaine), il faut débourser parfois quelques $ supplémentaires. Il y a 7 locations à ce jour aux États-Unis, et l’atelier de San Francisco notamment présente du sérieux matériel prêt à être utilisé.

Techshop a son lot de « success stories » : la DodoCase, une couverture pour iPad lancé en 2010 conjointement au produit d’Apple qui, selon la légende, a rapporté $1 million de revenus en 90 jours. James McKelvey y aurait conçu les fameux lecteurs de cartes bancaires de Square, l’autre société de Jack Dorsey, un des fondateurs de Twitter. Il y le kayak en mode origami Oru qui a levé $440.000 sur Kickstarter. Il y a aussi certaines grosses entreprises implantées localement comme Levis ou Nike qui viennent s’inspirer des bonnes poussières régénérescentes à San Francisco pour bricoler quelques spécimens qui deviendront les produits de demain.

On peut se mettre à rêver : imaginer des bassins d’emploi en danger avec des tas de main d’oeuvre qualifiés se prendre au jeu de poursuivre dans leur expertise en entrant dans le Techshop spécialement mis en place dans la région, améliorant ses connaissances et se mettant à apprendre un nouveau métier, se mettant à vendre ses produits. Un peu à l’image du Techshop ouvert en 2010 à proximité de l’usine Frod de Detroit, vous savez, la zone sinistrée dont on a beaucoup entendu parler ces dernier temps dans les médias. On commence par Aulnay ? Plutôt que payer des gens à rien faire, redonnons leur confiance dans leurs dix doigts. Pas besoin de lire Makers, le livre de Chris Anderson pour se mettre à bouger les lignes, comme nos hommes politiques le disent si bien (sachant que la seule qui les intéresse, c’est souvent leur ligne de crédit bancaire).

Ca tombe bien, Techshop débarque en Europe, et en France, pour le coup ! Si cela peut contribuer à créer de nouvelles vocations et continuer de pousser le tissu des TPE à travers le pays, ce ne serait qu’une bonne chose pour les courbes du chômage chères à notre bien aimé Président. Il n’est pas encore très clair sur la façon dont Techshop va arriver sur notre territoire, mais mon petit doigt me dit que Grenoble n’y sera pas étranger, et que le nom de Saclay semble être sur le dossier.

A suivre…

 

L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Windows Phone, Dwolla, LexMachina, LendingClub, Square

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : votre iPhone bientôt comme un Windows Phone?!

 

Je le dis et je le répète depuis que Nokia a mis entre mes mains un Windows Phone lors du lancement de Here en novembre 2012 à San Francisco : Windows Phone est l’interface utilisateur le plus agréable, et sa simplicité d’usage me fait oublier la faiblesse du portefeuille d’applications disponibles. C’est comme un retour au source à la simplicité, avec un téléphone dont la batterie n’est pas épuisée au bout d’une demi-journée… J’ai affronté les postillons d’un Robert Scoble (qui visiblement n’a pas gardé un bon souvenir de son avant-dernier employeur), et les remarques de nombreux autres mais le constat pour moi est assez clair, après une longue utilisation d’un iPhone et d’un téléphone Android. Et bien il semble que Sir Jony Ive, designer en chef d’Apple depuis 1992 et amené au sommet de la société par Steve Jobs, semble le croire aussi selon les rumeurs sur la prochaine version d’iOS7, le logiciel de l’iPhone et de l’iPad. « Flat » qu’il serait, loin du brillant et des icones minuscules qui vous demandent une paire de lunettes pour vir de près, passé un certain âge, mais aussi plus . Même s’il faut reconnaître l’apport significatif de l’iPhone qui a révolutionné le design des téléphones qui en avaient bien besoin, souhaitons qu’Innsbruck, le nom de code interne chez Apple d’iOS renouvelle un tant soit peu un interface utilisateur qui a besoin d’un nouveau coup de fouet.

Suivre Jony Ive sur Twitter : @JonyIve

Mardi : Dwolla lève des fonds et ouvre à San Francisco

Les plateformes de paiement se multiplient et continuent de lever des fonds, ce qui donne une idée de la taille des marchés et de la confiance des investisseurs dans ce domaine. Il faut dire que les banques et les cartes bancaires ne font pas vraiment grand chose pour faire avancer l’expérience utilisateur, occupés comme ils le sont avec leur systèmes archaïques et leur effectifs pléthoriques. Paypal et Square qui se font la course aux Etats-Unis, Paypal qui investigue le off-line, Bitcoin qui se développe, Ribbon qui se bagarre avec Twitter… et Dwola qui lève $16,5 millions et qui vient s’installer dans la Silicon Valley, tout près d’Andreessen Horowitz, son nouvel investisseur. Dwolla est une plateforme de paiement qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent, et enfin de percevoir des fonds. Qu’y a-t-il de particulier avec Dowlla ? A en croire son nouvel investisseur, il s’agit de Ben Milne et Charise Flynn, les co-fondateurs, ce qui est une nième leçon pour les startupers qui souhaitent lever de l’argent : la confiance est avant tout dans l’équipe ! Après s’être enregistré sur la plateforme, on comprend ce qui fait que Dwolla est particulier : très simple, et ultra-connecté avec ce qui fait le quotidien des consommateurs-geeks de demain, avec son intégration avec Twitter, Facebook et Linkedin notamment. Pour ce type de segment, $16,5 millions est une formalité (ce n’est pas un si grand montant, et ça va être vite dépensé), il va falloir maintenant recruter et passer à la vitesse supérieure en terme d’utilisateur, et rien de tel que San Francisco au lieu de Des Moines pour cela, même si on a Ashton Kutcher comme investisseur (il est orginaire de l’Iowa).

Suivre Dwolla sur Twitter : @Dwolla

L’annonce sur le blog de Dwolla ici.

Mercredi : LexMachina et le big data

 

On entend souvent dire au sujet des nouvelles tendances : la big data, c’est l’avenir ! Et en général, quand on dit ça, on a tout dit. C’est quoi le big data ?! Tout simplement, savoir gérer les données en masse… mais dans quelle marché, ou plutôt, dans quelle niche ?! LexMachina a trouvé son créneau, à savoir aider les entreprises dans le créneau de la propriété intellectuelle et des  grâce à une technologie de traitement naturel du langage développée à l’université de Stanford. La société, créée en 2009, vient de lever $4,9 millions, permet de rechercher les informations précieuses nécessitées par l’antériorité des informations de plus en plus nombreuses dans les jugements, qui devient un véritable casse-tête pour les sociétés d’avocats. eBay et Microsoft figurent parmi les clients de LexMachina. Concept, technologie, marché, client : la quadrature du cercle de la startup.

Suivre LexMachina sur Twitter : @LexMachina

Jeudi : Renaud Laplanche est géant !

Je dois reconnaître que Renaud Laplanche n’est pas un entrepreneur comme un autre. Il a commencé en 2006 LendingClub, une société aux États-Unis sur un sujet absolument nouveau : un site de prêt entre personnes physiques, sans d’intermédiaires, permettant de donner accès à des prêteurs solvables. Certains choisissent le thème de l’économie partagée en 2013 pour une conférence, Renaud, lui, a commencé il y a 7 ans, sur un secteur ultra réglementé : le site de l’avènement du peer to peer dans le monde fermé de la finance, et du crowd sourcing dans son ensemble. Renaud a réussi à convaincre des business angels en mai 2007 pour $2  millions, puis a fait 6 autres tours de table pour atteindre $95 millions au total. Il a entre temps obtenu l’enregistrement de LendingClub auprès des autorités financières Américaines (la SEC dans le cas présent), l’obligeant à une période d’arrêt de 6 mois, en 2008. 2.000 prêts générés à l’époque pour un montant total de $19 millions. En novembre 2012, c’est $1 milliard au total de prêts financés sur LendingClub, et l’entreprise devient profitable. Google vient de rejoindre le pool des investisseurs et Renaud Laplanche vient de lever $125 millions, pour une valorisation de $1,55 milliard. L’introduction en bourse est en marche. Renaud vient de rejoindre le Panthéon des entrepreneurs Français de la Silicon Valley qu’il faut désormais citer sans faute, et le plus en vue avec derrière lui Jean-Baptiste Rudelle de Criteo et Bertrand Diard de Talend, pour citer les principaux. Ce qu’il est en train de faire au États-Unis et dans le secteur des prêts aux personnes est tout juste énorme !

Suivre LendingClub sur Twitter : @LendingClub

Vendredi : Square croit au pouvoir du check-in

 

Dennis Crowley, CEO de Foursquare, l’a promit, Square va-t-il le réussir ? Le check-in a le pouvoir d’atteindre le mass market, mais alors que beaucoup de gens se posent la question de l’intérêt d’une application qui se limite à ce que Foursquare propose, imaginer que ce soit une fonctionnalité d’une application qui propose des paiements… c’est une autre histoire, et ça peut marcher !  Ainsi Square a décidé de mettre en place une fonction de recommandation locale, afin de suggérer un lieu à visiter suite à l’historique des achats. Il y a beaucoup à espérer d’une base de données transactionnelles, dans les extensions d’usage s qui peuvent être proposées. Même Paypal doit certainement commencer à y penser quand on voit l’évolution de son application iPhone. C’est naturellement loin d’être evident à l’inverse, comme on peut le constater avec les difficultés de développement du revenu de Foursquare, qui continue pourtant d’avoir des défenseurs… comme certains de ses investisseurs. Square a des arguments à faire valoir, avec 3 millions d’utilisateurs, et 330.000 commerçants. Et Square vient de recruter lourdement avec un ancien Directeur du Retail Marketing chez Paypal et une Française ex VP SMB Global Sales chez Google. Attention les yeux.

Suivre Square sur Twitter : @Square

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitter et Instagram, HotelTonight, Dropbox, Paypal, Kleiner Perkins

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  la guerre des images continue avec Twitter et Instagram

Et voilà Twitter qui « s’intagramise » : je veux dire par là  que Twitter vient juste de proposer à ses utilisateurs de mettre des filtres lors prise de photos  accompagnant un tweet, dans la nouvelle version de son application iPhone et Android (grâce au service proposé par la startup New-Yorkaise Aviary). Définitivement, l’utilisation de filtres lors de prises de photos à partager sur les réseaux sociaux initiée par Instagram était une innovation dans ce domaine. Définitivement, le téléchargement de photographies est devenu une activité majeure au sein des réseaux sociaux, les chiffres se multiplient à ce sujet. À l’annonce d’Instagram la semaine passée indiquant que l’intégration au nouveau système de cartes de Twitter était définitivement interrompu (pas vraiment convaincu d’ailleurs de la réponse de Kevin Systrom, patron d’Instagram, à ce sujet à la conférence LeWeb), vient s’ajouter une nouvelle version avec un nouveau design de caméra (et un nouveau filtre, mazette). Il s’agit  notamment entre Twitter et Facebook une véritable course contre la montre aux nouveaux interfaces, aux interconnections (ou pas), et certains pensent que cette nouvelle fonctionnalité proposée par Twitter peut réduire significativement la valeur d’Instagram. Evidemment il s’git d’une discussion qui n’a plus lieu, puisque Instagram a déjà été racheté, et il n’est pas sûr que les utilisateurs changent d’application aussi facilement (ils restent fidèles aux application où leurs photos sont stockées en majorité).

Mardi :  HotelTonight se déploie en Europe… Continentale !

C’est vraiment parti pour HotelTonight en Europe… continentale, avec le lancement de la Belgique, les Pays-Bas… et la France, à travers 2 villes (Paris et Nice). Ah, et au Mexique, aussi. HotelTonight est une application mobile (iOS et Android) qui permet de trouver des chambres d’hotels autour de sa géolocalisation au dernier moment et à des prix réduits. L’équipe a passé quelques mois à préparer la localisation des applications sur ces différents marchés, pour être disponible dans 2 villes seulement en France, pour le moment, et dans 4 langues (français donc, allemand, italien et espagnol). Certainement un signe de prudence sur  un marché online du voyage et de l’hotellerie actuellement en pleine révolution (notamment avec Airbnb sur le marché de la location entre particuliers) où la startup marseillaise VeryLastRoom est déjà présente… Malgré ses 3,7 Millions de téléchargements à ce jour (essentiellement sur le marché US), HotelTonight devra réussir là où des startups de la Silicon Valley comme Yelp n’ont pas encore vraiment réussi : disposer d’un inventaire qui fasse la différence et qui installe l’application comme un « must have »… localement. Une startup comme Airbnb est sur la bonne voie (même si des difficultés peuvent apparaître à tout moment, et j’y reviendrai bientôt), grâce à la qualité du listing qui est disponible sur son site, et aussi du fait de la présence d’une représentation locale qui peut aider à faire la différence sur des aspects  marketings, et de référencement.

Mercredi : Dropbox acquiert la startup Audiogalaxy

 

Alors que de plus en plus de monde commence à savoir ce qu’est Dropbox (une solution de stockage de données online), peu de personnes avaient connaissance de la société Audiogalaxy, que la startup de San Francisco vient d’acquérir. Cette acquisition est un signe intéressant pour les spécialistes, comme dirait Fred Cavazza, car elle montre un signe d’intérêt de la part de Dropbox, un des poids lourd de la Silicon Valley, pour une société ayant comme spécialité le contenu (de la musique), avec une technologie permettant de donner accès à ses fichier (morceaux musicaux, playlists) n’importe où sur Internet. Pas sûr que Dropbox se lance dans la publication de contenu 9et non plus sa gestion), a fortiori dans la musique, mais soit plutôt venu chercher une technologie, voire embaucher une équipe, car c’est une solution généralement utilisée dans la Silicon Valley pour accélérer des phases de développement, là où les équipes techniques n’ont pas forcément les ressources…ou les talents ! On peut tout imaginer, tant la concurrence est forte sur ce segment, et je laisse ces prédictions de fin d’année aux analystes, dont c’est le pain blanc. A noter qu’une version de la version iOS de Dropbox vient de sortir vendredi dernier, à voir de plus près !

Jeudi : Paypal lance MyCash aux États-Unis


Paypal fait feu de tout bois, sous l’impulsion de son Président startuper David Marcus, que vous pouvez voir témoigner à la conférence LeWeb ici, par exemple par l’annonce récente de ces nouvelles « Paypal MyCash Card », des cartes physiques de rechargement de comptes Paypal, disponibles à travers des réseaux physiques dans plus de 30.000 points de ventes aux États-Unis. La volonté de Paypal de s’affirmer comme l’acteur numéro 1 du paiement mobile est indéniable, alors que’en face la concurrence fait des pas en arrière : la société Veriphone a décidé cette semaine d’arrêter une offre concurrente de la startup Square (un lecteur de carte que l’on dispose sur son smartphone) jugée non rentable car « devant être accompagné d’une offre additionelle pour être compétitive ». Paypal a lancé une offre concurrente, Paypal Here, en Mars dernier. Ça bouge dans le monde des paiements, dans la Silicon Valley !

Vendredi : Kleiner Perkins ouvre un bureau supplémentaire en Chine 

Kleiner Perkins, pour être précis Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), un nom qui fait rêver plus d’un entrepreneur de startup, est un des VC les plus représentatifs dans la Silicon Valley, avec presque $1,5 Milliards de fonds levés à ce jour, qui a investi dans Amazon en 1995, Google en 1999, dans Twitter en 2010 et un nombre incroyable de startups. La société vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau de liaison à Tianfu Software Park, à Chengdu dans l’Ouest dans la Chine, et suit ainsi le mouvement de cette Asie conquérente dans le domaine de la technologie, et pourra ainsi accompagner un peu plus sur le terrain ce qui se passe dans l’un des « tech park » les plus important d’Asie. La Chine est vaste, et pour bien la couvrir il faut un présence multiple, et pas seulement être présent à Shanghai ou à Pekin. Bien que la Silicon Valley voit affluer un nombre impressionnant d’entrepreneurs du monde entier, les VCs se déploient eux aussi à l’international, tout comme maintenant certains acteurs de l’investissement early-stage comme Dave McClure qui passe sa vie tel « un Geek on a plane« , à la recherche de la perle rare à travers le monde, et au contact de l’entrepreneurial local.  C’est toujours mieux en tout d’avoir ce type d’actualité plutôt que defrayer la chronique avec une Partner portant plainte pour harcèlement vis à vis d’un supérieur (ici comme partout ailleurs, ça ne vole pas bien haut dans la Silicon Valley…).

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !