L’actualité High-tech du jour : la Silicon Valley, le pays du melon ?

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

Eric Laurent

La Silicon Valley m’est venu aux oreilles en 1983, alors que je m’adonnais aux plaisirs de la programmation. Les développeurs n’étaient pas encore les rois, sauf, déjà, à cette époque, dans la Silicon Valley, qui avait inspiré Eric Laurent, journaliste Français, ancien de l’Université de Berkeley, avec son livre « La puce et les géants, de la révolution informatique à la guerre du renseignement« .

Aujourd’hui, tout le monde en parle. Le monde entier veut la copier, s’en inspirer, tenter de la copier, rêver de la voir disparaître, s’en émerveille, s’en offusque. Même Hollywood s’en plaint par instant : il y a encore de beaux restes de cette industrie où ont commencé les Lucas et Coppola, sur Folsom Street à San Francisco en 1969, avec le numérique qui commençait à pointer son nez. Des scénarios s’écrivent dans la Silicon Valley, des films se financent depuis la Silicon Valley. De là à devenir un tremplin pour des carrières, disons, hors du commun…

Il y en a eu un, et il n’est plus là parmi nous : Steve Jobs. Sa renommée a dépassé les limites de la technologie, son nom est cité en exemple, son décès a été célébré comme rarement, pour un homme qui n’a fait que vendre des biens de consommation. A part donner du travail à des milliers d’employés aux États-Unis, un peu ailleurs (et pas mal en Chine, il paraît), il n’a pas changé le monde, mais il l’a fait rêver. L’industrie dans son ensemble ne fait pas rêver. Mais nous sommes sauvés car nous l’avons trouvé, le nouveau Steve : il est Sud-Africain d’origine, il a co-fondé la société de paiement en ligne Paypal, il a créé la première voiture électrique que les riches de ce monde ont plaisir à acheter (Tesla), il est en train de construire la deuxième fusée non-jetable qui peut aller dans le ciel et revenir (SpaceX), et veut mettre Los Angeles (où il habite) à 20 minutes de San Francisco (où il a la majorité de ses business). Ça, c’est Hyperloop, le TGV va ressembler à une vieille locomotive. Il aide accessoirement ses cousins Rive à transformer l’industrie solaire en un succès commercial avec Solar City. Ils ne sont pas seulement bons qu’en rugby, ces Sud Africains.

La légende d’Elon Musk a déjà commencé, avec le lancement de sa nouvelle batterie à base de lithium-ion pour la maison, la PowerWall, avec aussi la sortie de sa biographie où l’on apprend qu’il était sur le point de vendre Tesla à Google car sa voiture magique ne se vendait pas (pour la bagatelle de $11 milliards, en 2013). Quand on voit ce que Tesla est devenu : Peugeot, Renault, ressemblent à des constructeurs d’automobile dignes des Lada des années 70. Musk  vient de renoncer à son salaire annuel (un peu plus de $37.000), quel exemple (il est milliardaire). Vous allez en bouffer, du Musk. A-t-il le melon, Elon ? Certains voit en lui un mégalomane, mais clairement lui tente de pousser les murs, en annonçant le jeu d’entrée. Pas comme certains qui vous racontent comment ils ont changé le monde suite à une déception sentimentale. C’est un mélange de Tintin et de Jules Verne, Elon.

Carly Fiorina parlant au Congrès 2015 du  Conservative Political Action Conference (CPAC) à National Harbor, Maryland, le 26 Février 2015.
Carly Fiorina parlant au Congrès 2015 du Conservative Political Action Conference (CPAC) à National Harbor, Maryland, le 26 Février 2015.

Au même moment où le buzz prend du volume, c’est une autre personnalité de la Silicon Valley qui fait l’actualité : Carly Fiorina, 60 ans (ça ne se fait pas de dire l’âge d’une dame aux États-Unis, mais c’est juste pour situer), ancienne patronne d’Hewlett Packard de 1999 à 2005, nommée par Forbes parmi les 10 femmes les plus puissantes du monde en 2004, a commencé sa carrière politique en 2006 en travaillant pour le Sénateur John McCain pour la campagne présidentielle de 2008, et c’est ce titre qu’elle a décidé de viser. Elle est Républicaine, et n’a jamais vraiment gagné d’élections. Le souvenir du rachat de Compaq pour $25 milliards n’a pas laissé que de bons souvenirs dans l’industrie. Et les restes d’HP font de la peine à voir. Le destin d’un pays comme l’Amérique a besoin de vainqueurs pour devenir Président. Elle a le melon, Carly ?! Ou alirs c’est le silicium qui surchauffe…

Lundi 4 mai 2015

A plus tard pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : HyperLoop, Bustle, Chegg, Swiftype, Ubuntu Hedge et Indiegogo

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Elon Musk, le Tintin des temps modernes

C’est amusant à quel point Elon Musk, cet entrepreneur américain né en Afrique du Sud, est en train de marquer l’imaginaire des personnes qui écrivent sur la Silicon Valley et les technologies… beaucoup le compare à Tintin, ce jeune reporter qui n’a peur de rien. Et franchement, ça fait un bien fou de voir un entrepreneur qui a déjà plutôt bien réussi « se mettre au service » de projets de plus en plus impressionnants mais néanmoins utiles, et non prétendre vouloir connecter la planète  entière pour des prétendues raisons humanitaires, quand on sait ce qu’Internet est capable de produire dans la famille des traqueurs pour de basses raisons publicitaires. Après Paypal, le système de paiement en ligne, Tesla et sa voiturette de luxe électrique, SpaceX, la navette qui fera bientôt des allers-retours entre l’espace et la planète Terre, voici HyperLoop, un nouveau système de transport alimenté par l’énergie solaire qui devrait relier San Francisco à Los Angeles en… une demi-heure ! Naturellement, le projet reste à affiner avant d’être validé industriellement, mais ce diable de Musk a pensé à ce que d’autres n’ont pas osé prononcer avant lui : le coût d’abord de l’installation (entre $6 à 10 milliards, bien loin des $70 milliards d’un autre projet de construction de train à grande vitesse), avec l’éventualité de transporter des véhicules, un transport écologique nourri à l’énergie solaire, un véhicule sécurisé (« une sorte de tube à basse pressurisation au sein duquel des capsules sont transportées à faible et à grande vitesse, reposant sur des coussins d’air pressurisé »), avec des départs toutes les 30 secondes, le tracé pourrait suivre l’autoroute I-5 et ainsi ne pas poser de problèmes d’environnement… Le monde de la technologie a besoin de plus de Musk en son sein, mais malheureusement il faut reconnaître qu’il a quelque chose d’assez exceptionnel !

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Mardi : focus sur ce qu’est un serial entrepreneur de la Silicon Valley

Bryan Goldberg est le jeune homme sur la gauche de cette photo. Nous sommes en 2009, il vient d’être célébré, avec ses trois autres camarades, un des meilleurs jeunes entrepreneurs en technologie par BusinessWeek. Ce sont les fondateurs de Bleacher Report, qui a été créé sur un constat très simple : tous les médias aux États-Unis qui parlent de sport (ESPN, Sports Illustrated…) ignorent ce que les fans peuvent penser de leur sport, de leur équipe… C’est justement ce qu’a fait Bleacher Report : parler de l’actualité du sport par l’intermédiaire des fans. En 2009, l’équipe a levé déjà $9 millions(un peu plus d’un an après le lancement du site web), puis ce sera deux autres tours pour un total de $32,5 millions avant que Time Warner Bros ne les rachète en août 2012 (aux alentours de $200 millions). L’équipe a eu l’intelligence de confié les rênes de l’entreprise à un CEO spécialiste, Brian Grey. Et aujourd’hui ? Après un passage à l’écriture sur le site web dédié aux mondes des startups et la Silicon Valley, PandoDaily, Bryan a décidé de se remettre en selle sur un sujet du moment : le média toujours, mais consacré au fashion cette fois. Avec un bon chèque en banque ($6,5 millions sans grand effort), et de beaux investisseurs dont notamment Google Ventures et Time Warner Investments (quelle surprise), Bryan va s’attaquer au marché avec Bustle occupé par Vogue Magazine et ses 1 millions de visiteurs uniques par mois. Facile de lever $10 millions de nos jours, quand on a déjà fait ses preuves dans la Silicon Valley… Cela n’a pas empêché notre ami de faire une petite erreur de jeunesse, en ayant eu la faiblesse de parler de son propre lancement sur PandoDaily (normal, il a les codes d’accès) en des termes…. disons qu’il a un peu arrangé l’histoire de la concurrence et du marché à sa façon. Comment lui en vouloir, il a fait amende honorable… et il n’a que 29 ans. Tout est facile si à cet âge là.

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Mercredi : Chegg en cours d’introduction en bourse

 

Ceux qui ont expérimenté le parcours du combattant des étudiants aux États-Unis comprendront assez bien les raisons du succès de Chegg : les livres de scolarité coûtent les yeux de la tête, et les queues pour récupérer son matériel sont sans comparaison avec ce que les étudiants français peuvent imaginer. Avec Chegg, c’est service livraison à la masion en moins d’une semaine, et pourquoi acheter un livre alors que louer revient moins cher ?! Et comme justement nous sommes aux États-Unis, et que cela fait un certain temps que Chegg est en service (depuis 2005), l’ex-startup de Santa Clara aux $195 millions levés depuis sa création vient de décider qu’il était temps de passer aux choses sérieuses et faire sonner la cloche du NASDAQ incessamment sous peu. La société réalise un chiffre d’affaires de plus de $200 millions désormais, reste en pertes ($49 millions en 2012) et elle a besoin de disposer de plus de moyens pour mettre à distance une certaine concurrence comme Kno (basée à Santa Clara également, quel hasard…), ou anticiper celle d’Amazon. Chegg propose désormais ses services dans plus de 6.400 universités dans le pays, donc parallèlement à l’entrée de nouveaux administrateurs venant d’entreprises influentes (dont le CEO des San Francisco 49ers, Jed York,  pour l’anecdote…), c’est $150 millions que l’entreprise va chercher à acquérir sur les marchés financiers.

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Jeudi : voici pour l’incubateur YCombinator est si populaire

Les incubateurs de startups ont poussé comme rarement ces dernières années, aux États- Unis et ailleurs, mais aucun à ce jour n’a réussi à arriver à la cheville de l’école de startups fondée par Paul Graham et son équipe à Mountain View, YCombinator… Dernier exemple en date : la startup Swiftype, lancée en janvier 2012, basée à San Francisco et dont l’objet est de proposer un moteur de recherche optimisé pour des sites web et des applications mobiles. Ce type de facilités aide la navigation sur les sites, favorise la conversion et les tableaux de bord proposés pour les analyses de données de navigation pour les sites ont convaincu 9 investisseurs différents de mettre $1,7 millions au pout pour voir. Typiquement, il est difficile pour une startup d’apporter des éléments solides et tangibles en terme de validation de business ou de marché en moins de 2 ans. Mais la garantie « morale » apportée par le sérieux mis par Paul Graham à faire réussir ses pépites garantit un taux assez élevé de chance de pouvoir faire une levée de fonds qui va suivre la modeste participation apportée par YCombinator lors du passage dela startup dans son programme. Et c’est là toute la réussite d’un incubateur, qui peut ainsi rentrer dans ses frais et gagner de l’argent lors de levées de fonds ultérieures… ou décider de rajouter au pot si un rêve est en train de se réaliser. Voici donc une autre belle affaire pour YCombinator, la suite au prochain numéro. Et il est intéressant au passage de noter cette constante spécialisation des différentes fonctions que l’on peut trouver sur un site web, ici avec le search et Swiftype, ou d’autres solutions pour les tutoriels, les agents virtuels, les outils de chat, etc., poussée oar des startups en quête de niches.

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Vendredi : il n’y a pas que Kickstarter dans la vie… il y a aussi Indiegogo

On a beaucoup entendu parler de Kickstarter, le site web qui permet de se faire financer  le lancement de son produit grâce aux dons que les personnes physiques peuvent effectuer en direct sur le site, sans d’autres intermédiaire : il suffit de mettre son produit en musique grâce à une page de lancement permettant de décrire le produit, de mettre une vidéo, d’expliquer les objectifs, d’évaluer les risques… C’est ensuite à vous de faire l’effort de faire fonctionner la viralité (le mot que l’on utilise dans le monde digital en lieu et place du bouche à oreille) qui dépendra de votre efficacité sur les réseaux sociaux tout autant que de l’intérêt intrinsèque de votre idée. Kickstarter est basé à New York et occupe beaucoup le terrain sur ce secteur. De l’autre côté du pays, il y a Indiegogo, basé à San Francisco, qui vient de batter son propre record de levée de fonds avec Ubuntu Edge, qui se présente comme la Formule 1 des mobiles avec des caractéristiques hors normes par rapport aux iPhone et autres Android, associées à des matériaux rendant le produit exceptionnel en tant qu’expérience utilisateur. Malheureusement, la compagnie Canonical, à l’origine du projet, n’a réussi à obtenir qu’un peu plus de $12 millions par rapport à un objectif de $32 millions, ce qui paraissait absolument incroyable à atteindre !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Surf Air, PrivatBank, The White House, Elon Musk, Prism

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : une autre façon de voyager avec Surfair

 

Vous prenez l’avion vous ? Comment ? On connait sa destination, le jour, on se renseigne auprès d’un agence, sur Internet. Vous le prenez souvent ? Vous cumulez les miles ? Bref. Surf Air, société basée à Santa Monica, vient d’apporter un vent frais pour les Californiens qui commutent souvent… par avion, en proposant un nouveau mode de fonctionnement : vous souscrivez à la compagnie aérienne selon un abonnement mensuel (le montant n’a pas encore été communiqué), et vous pouvez voyager sur la compagnie de façon illimitée. La procédure d’accès à l’avion est simplifié et ultra rapide, plus de confort, le parking est gratuit et illimité, le wifi est gratuit. N’en jetez plus. Los Angeles, Santa Barbara, San Francisco seront les destinations pour commencer, d’autres destinations sont prévues en Californie. La société vient d’obtenir l’accord de la FAA qui délivre les opérations d’opérer en tant que compagnie aérienne, et un deuxième tour de financement de $7 millions ($9,59 au total pour le moment). Il ne reste plus quà régler les problèmes de la couche d’ozone, et la boucle est bouclée. Elle est belle, la riche Californie !

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Mardi : la banque Ukrainienne Privatbank se prépare pour les Google Glass

Les spécialistes de technologie savent à quel point l’Ukraine est un pays assez développé sur ce sujet. Le secteur du développement offshore y est particulièrement actif. et l’on trouve une communauté de développeurs de toute sorte. Bon nombre de technologies de pointe (la reconnaissance d’image, les plateformes de vidéo, la gestion de giga-bases de données…) sont d’origine ukrainiennes. Et il n’est pas totalement surprenant de voir PrivatBank, l’un des principal établissement de crédit du pays, annoncer la disponibilité prochaine d’un service client sur les Google Glass. Après les QR codes, la commande vocale, la réalité augmentée, a priori ayant fait l’objet de développements de services par la passé pour les clients de la banque, de nouveaux usages seraient possible grâce aux lunettes. Les possibilité sont nombreuses, comme par exemple faire des transferts de fonds, consultater ses comptes, retirer de l’argent, régler aux pompes à essences ou au restaurant, ouvrir les portes de l’agence ?! Les spécialistes du pays savent aussi à quel point on n’y aime faire des annonces, alors comme dirait Saint Thomas, à suivre. « Ok Glass, give me money ».

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Mercredi : Fleur à San Francisco, c’est bien, et pendant ce temps là, le Gouvernement Américain…

La visite de notre Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique Fleur Pellerin, à San Francisco fut une vraie bonne nouvelle dans un monde du digital français un peu malmené ces derniers temps par le redressement productif et la culture, qui avancent par instant dans la mauvaise direction. Ce même jour, tout un symbole, de ce coté de l’Atlantique, le gouvernement américain annonçait des mesures concrètes en faveur des technologies par l’extension de mesure de renforcement des fameuses « patents », ces brevets qui sont un bon indicateur de la santé d’une écononmie des anciennes et nouvelles technologies. Le dépôt de brevets n’est pas clairement l’assurance d’une économie qui innove, mais elle est le reflet d’une ambition politique qui s’inquiète de la santé de son industrie. Et comme le montre l’actualité (Google, Apple, Samsung…), la santé d’une entreprise n’est pas nécessairement le fait d’une volonté commerciale, ou de la prépondérence du message marketing, comme le pensent à tort une bonne partie de l’intelligentsia qui dirige les sociétés françaises. J’ai encore eu une conversation récemment avec un groupe de Français en vote dans la Silicon Valley (avec plein d’annonceurs dedans) : le marketing n’est rien sans une politique innovante qui va prendre sa source dans la capacité d’une entreprise à proposer des options technologiques, Sans recherche fondamentale, sans recherche tout court, il n’y a pas d’avenir pour une entreprise moderne. Plutôt bizarre comme remarque, venant d’un pays qui forme les meilleurs ingénieurs que l’on puisse trouver. Et qui les laisse dans l’arrière-cour. L’objectif de ces mesure est de renforcer la protection des brevets, et donc encourager la dynamique dans ce domaine.

Les mesures annoncées « Fact Sheet » : White House Taks Force on High-Tech Patent Issues

Jeudi : un nom à retenir… Elon Musk

Un homme à suivre : 41 ans, Sud-Africain. A appris à programmer tout seul, a vendu son premier logiciel à 12 ans. Co-fondateur de Paypal. 5 enfants, 2 ex-femmes. Le genre d’individu pour qui les choses ne vont pas assez vite, sans doute. Tesla, c’est lui. La nouvelle coqueluche, la titine électrique aux allures de mini Testa Rossa que les bobos Californiens s’arrachent, et pas seulement. Comme on me l’a fait remarquer, on commence à les voit pululer dans les parkings privés de la Silicon Valley. Compagnie créée en 2003, il sera désormais bientôt possible de s’offrir ce petit bijou pour $350 par mois. Introduite en bourse en juillet 2010, les ventes sont en bonne santé dans une industrie pas toujours bien portante. Mais ça ne lui suffit pas, il a aussi l’espace. Avec Space Exploration Technologies, aka SpaceX, fondée en 2002, qui a inventé la capsule à aller dans l’espace ré-utilisable. La deuxième vient de revenir sur Terre, en train de faire sa toilette pour repartir au paradis dans quelques mois, dans quelques semaines… Il l’a appelé Dragon, sa navette de l’espace. Un Dragon pour un homme qui n’a surement pas fini de faire parler de lui. En tout cas, pas de plan d’introduction en bourse pour SpaceX pour le moment. Une à la fois. Quand même. « Only possible in very long term when Mars Colonial Transporter is flying regularly ». Je ne vais même pas traduire.

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Vendredi : un nom qui fout les boules… PRISM


Le prisme, c’est dans sa définition,  c’est un élément optique utilisé pour réfracter la lumière. Ca a pris un tout autre sens au Étas-Unis, ou décidemment la protection des informations est plutôt mise à mal, avec les révélations récentes du Guardian et du Washington Post au sujet de données personnelle stockées par la NSA (un organisme gouvernemental responsable du renseignement et de la sécurisation des systèmes de communications et de traitement des données du gouvernement américain). Un pont trop loin sans doute, d’aller se servir dans les serveurs de Google, Yahoo!, Facebook, Microsoft, etc. Verizon qui transmet ses données afin de permettre de traquer des pariculiers. Comme l’a dit Obama, comment assurer la sécurité à 100% et assurer 100% de confidentialité avec 0% d’inconvénient, et que des décisionss’imposent. Well. Soit. En attendant, Google dit que ce n’est pas de leur faute, il ne savait pas ce qui se passait : « What the … ». Ben voyons. Pas une grosse surprise, de toute façon. Il va falloir apprendre à vivre avec ce constat : nous sommes des consommateurs-sandwitchs, pris entre les modèles publicitaires et les organes gouvernementaux.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

PS : je tiens à m’excuser auprès de l’audience fidèle de ce blog pour ne pas avoir évoqué les rumeurs de levée de fonds de Snapchat pour $100 millions. Franchement, ce genre de nouvelles me fatigue, bien que ce soit une très bonne nouvelle pour l’entreprise, j’imagine. Mais cela ne fait pas vraiment avancer le schmilblick de ce grand cirque que peut être, par instant, la Silicon Valley.