L’actualité High-tech du jour : Google lance la Grande Foire aux brevets

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

« We invite you to sell us your patents ». Nous vous invitons à nous vendre vos brevets. Les brevets, le nerf de la guerre. La division mobile de Motorola avait été rachetée par Google pour compenser sa relative faiblesse en matière de brevets dans la téléphonie mobile, en pleine bagarre pour imposer Android face à Apple et son iOS.

Brevêts

Et bien ça continue. Allen Lo, Deputy General Counsel for Patents, s’est fendu d’un post sur le blog « Public Policy » de Google afin de proposer aux géniaux inventeurs de proposer leur « patent », ces brevets qui installent une technologie dans un confortable fauteuil, surtout aux États-Unis où les batailles sur le sujet sont monnaie courante. C’est le pays de cow-boys, ne l’oubliez pas. On ne perd pas ses habitudes ancestrales comme ça, regardez comment ils continuent de s’accrocher à la possibilité de vente libre des armes à feu. Dans le business ici, on n’hésite pas à dégainer son avocat. Un bon métier ici, comme ailleurs.

Google

La Patent Purchase Promotion est donc une place de marché expérimentale pour les brevets. Il faut y déposer ses informations entre le 8 et le 22 mai prochain. C’est effectivement une tache compliquée pour des personnes n’ayant pas les compétences d’un avocat, ni les moyens de s’en payer un. Et font souvent les choses à l’économie, et se font déposséder de géniales inventions comme cet entrepreneur Canadien Wayne Fromm inventeur de la canne à selfie (le « QuickPod ») en 2005, mais qui n’avait déposé le brevet que sur les États-Unis. Il est passé à coté du jackpot !

Google veut donc retirer la friction du dépôt du brevet, comme ils ont l’habitude de dire ici pour bien vous enrober le cupcake sur quelque chose qui ne va constituer en fait qu’une expérience de plus dans la vie du géant de Mountain View qui va pouvoir aspirer quelques idées ici ou là, ça ne fait jamais de mal. Les intérêts éventuels seront indiqués aux Géo Trouvetou à partir du 26 juin, et dans ce cas, des discussions auront lieu en terme de détails sur des points juridiques, afin de déboucher sur une proposition de transaction. Le tout devrait normalement être bouclé vers la fin du mois d’août (désolé de vous le dire, mais ça bosse dur ici en août).

Alors, à vos formulaires, et malgré tout, prenez conseil auprès d’un avocat avant sur les conditions de ce type d’opération et du risque à courir à transmettre votre poule aux oeufs d’or à une société comme Google. Je suis curieux de voir combien vont oser le faire. Allez donc demander conseil à Wayne Fromm, vous serez surement bien reçus !

Lundi 27 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : DNANexus

Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

DNANexus

Le hasard de l’actualité va me permettre d’évoquer une société dont j’ai parlé déjà en Janvier 2014, DNANexus, qui avait à l’époque annoncé une levée de fonds de $15 millions. Tout en parlant, pour le deuxième jour de suite, de génétique. Il s’agit une nouvelle fois, après Color Genomics (voir l’article paru hier), de DNAnexus. La startup, basée à Mountain View, a pour objet est de sauvegarder votre séquençage d’ADN afin de proposer des services spécifiques d’analyse et de reporting pour le traitement des pathologies, le tout en permettant de partager toutes ces données. Il est donc là non pas question de pipette, mais de traitement de données collaboratives dans le cloud, pour une startup qui semble abonnée aux levées de $15 millions puisqu’après cette levée de Janvier 2014, précédée par une Serie A en Octobre 2011 pour ce même montant, voilà donc $46 millions assemblés depuis la création de la startup en 2009.

Google Ventures, en bon voisin a Mountain View, avait fait partie des deux tours précédents, mais cette fois c’est une entreprise inscrite aux Îles Caïmans ayant ses bureaux en Chine (ainsi qu’aux États-Unis et en Islande, drôle de mélange), si j’ai bien tout suivi, qui vient de remplir le pot aux fraises. C’est en fait un accord industriel qui a été donc conclu avec une entreprise dont la plateforme est utilisée par bon nombre d’outils industriels dans le domaine pharmaceutique, de la biotechnologie et du médical, Wuxi Pharma Tech, et plus spécifiquement sa filiale Wuxi NextCode, qui propose un des systèmes les plus sophistiqués en matière d’usage des séquences de données pour proposer de meilleurs diagnostics et mieux traiter les pathologies.

WuXi PharmaTech

Il s’agit dans le cas présent d’un investissement stratégique qui va permettre en fait de développer un partenariat avec une société Californienne  rompue aux problématiques du cloud qui doit certainement être le chaînon manquant pour Wuxi NextCode, et ainsi accélérer ces problématiques de traitement des séquences de diagnostic. Ceci étant, en même temps, c’est une autre chaîne d’informations qui sera ainsi disponible, quelque part sur Internet, peut être la votre, respectant au passage les régulations en cours en Chine, ce qui me laisse plutôt sceptique à lire. Comparativement, le coup de fil à votre belle-mère, votre adresse email personnelle, ou encore la photo de la dernière pizza au poivron que vous avez prise sur Instagram semblent bien peu de choses. Vouloir se protéger du terrorisme sans pour autant sacrifier la confidentialité de ses informations personnelles, ce sont des belles théories. Mais parfois, à trop lire ce qui se passe dans le domaine de la santé et des technologies, on se dit que les vrais débats sont ailleurs.

Désolé, mais autant le débat sur la nouvelle loi de renseignement a tendance à m’ennuyer (et je suis pourtant conscient des enjeux), autant je ne peux m’empêcher d’avoir les idées mal placées sur ce sujet de données extra-personnelles sur sa santé, tant ça semble à la fois abstrait et… c’est en ce moment que ça se passe. Protégez vos données, mais surtout gardez votre salive près de vous. Une petite vidéo pour justement éviter de saliver :

Vous noterez cette propension de ces sociétés de traitement du génome à utiliser les même codes de couleur… big brother ?!

Wuxi NestCode

Color Genomics23andme

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 22 avril 2015

A demain pour la suite…

L’actualité High-tech du jour : Uber… qui va recruter chez Facebook

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

images
Facebook’s MPK20 building (Mark Zuckerberg/Facebook)

Les choses se font et se défont ¡a vitesse grand V dans la Silicon Valley ! La magie technologique, qui excite tant les fantasmes à travers le monde, a vu le point central de la Silicon Valley remonter de San Jose ou Santa Clara, bastion des premières pépites, vers Mountain View, puis Palo Alto, et c’est désormais San Francisco qui tient le haut du pavé. À Titre d’exemple, en 2014, selon CB Insights, les startups de la ville phare du moment ont levé $10,9 milliards en 584 deals, alors que la Silicon Valley à elle toute seule seulement $10,4 milliards seulement. Palo Alto $2,9 milliards, Mountain View, 1,7 milliards, Redwood City $1,3 milliards, San Jose $1,1 milliard, et ainsi de suite. Une lente révolution de l’écosystème des startups, et Uber est naturellement un des premiers responsables de cette suprématie de San Francisco.

Justement, alors que Facebook et son village interne en forme de Parc Disneyland avait depuis longtemps les faveurs de la communauté des développeurs, plus enclins à succomber aux sirènes de Menlo Park plutôt que celles de Mountain View, changement de braquet : les millions, c’est aussi sur San Francisco qu’il faut aller les chercher. Pas nécessairement dans la pépite de Jack Dorsey, Square, la startup de paiement, où les ingénieurs semblent partir en nombre ces derniers temps (alors qu’il fut un temps c’est jusque dans l’état major de Google à Mountain  View qu’il allait recruter), mais bien chez Uber, où les packages sont absolument inimaginables pour le commun des mortels. À en faire fondre les parachutes dorés de la noblesse des grands dirigeants Français, qui font encore parler d’eux dans la presse.

Zuckerberg n’en fait décidément pas assez. Pourtant, il s’applique, avec la construction d’un nouveau siège social, absolument futuriste (enfin pour ceux qui partagent la vision de la marque au f minuscule) avec un nouveau bâtiment en face des anciens locaux de Sun MicroSystems, le siège actuel, avec notamment un parc de 9 acres sur le toit. « “Nous voulons que notre espace de travail soit ressenti comme un mouvement perpétuel. Quand on entre dans le bâtiment, nous voulons ressentir le chemin qui reste à parcourir dans Notre Mission de connecter le monde ». Je ne sais pas si c’est cette vision quelque peu « scientologue » de la mission de Facebook qui a effrayé Joe Sullivan, ou bien les millions d’Uber, toujours est il que l’ex Grand Flic en chef de Facebook vient de rejoindre Uber. Le Chief of Security Officer, qui surveillait les hackers, les scammers, les hamsters (cherchez l’erreur), les pédophiles, et les poils de vénus en tout genre, est parti faire le ménage dans la grande maison tenue par Sir Travis Kalanick, sur Market Street, San Francisco.

Il faut dire que la maison commence à être bien grande, et la presse tech bon marché est à l’affut des moindres problèmes qui peuvent surgir avec toute cette masse de courses de transport désormais gérées par Uber un peu partout dans le monde. 12,000 conducteurs enregistrés sur la ville de San Francisco, m’a confié un chauffeur Uber il y a quelques jours, ça en fait du monde. Alors, avec tous les problèmes que doit affronter Uber, ici et là, du fait de lobby et de certains Gouvernements plutôt enclins à défendre le statu quo comme en Espagne, comme en France, comme en Allemagne, ce n’est pas le moment d’avoir des problèmes avec des chauffeurs Uber qui se prennent pour des taxis. « C’est une chance que d’aider à construire la culture d’une jeune organisation en pleine croissance, et de continuer à construire la sécurité et les initiatives de protection qui sont les bases du business d’Uber », avoue Joe, 46 ans. c’est sur qu’il va faire chuter la moyenne d’âge, Joe. 300 villes, 55 pays, il va en voir du pays, et du pain sur la planche, aussi (Félicie).

Jim Wilson/The New York Times
Jim Wilson/The New York Times

A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : Google, Twitter, Target, MetaCert, Unda

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Google n’en finit pas de grandir

 

Il est lointain le temps où GooglePlex, le siège que Google avait racheté à la société Silicon Graphics en 2006. Un nouveau géant des hautes technologies en avait remplacé un ancien, et le nom de Googleplex avait été choisi en hommage au chiffre 1010100 , le nom qui lui a été, soit en quelque sorte un image à l’infini !  Maintenant qu’il faut pousser les murs, puisqu’il faut bien avouer qu’à l’image de la Silicon Valley en ce moment et de toutes ces levées de fonds, le business est bon, l’entreprise recrute (peut être une des conséquences liées à la diffusion de ce navet)  et elle a besoin d’espaces supplémentaires. Ca va commencer par l’achat et la location d’un peu moins de 100.000 mètre carrés sur la ville de Santa Clara, soit suffisamment pour loger presque 6.000 employés. Cette expansion apparaît assez unique en son genre, sachant que des bureaux additionnels ont dèjà été loués sut Mountain View, et même Sunnyvale ! La société ayant autant poussé ses murs dans la région avait été Cisco, qui se tient beaucoup plus calme de nos jours. Il faut croire que le marché de la publicité sur Internet se porte bien, et avec toutes ses acquisitions, cela doit devenir un casse-tête de faire tenir tout le monde dans les locaux d’origine, avec toutes les orientations et ré-orientations stratégiques qui doivent secouer le géant d’Internet en perpétuel mouvement. Ce n’est pas fini, Google lorgne sur des bâtiments appartenant à la NASA toute proche (où nos amis Sergey et Larry ont droit à une sympathique piste d’atterrissage privée).

Mardi : Twitter et sa prochain introduction en bourse

Ca y est. Ce ne sont encore que des bouts de rumeur, mais Twitter, que j’imaginais au-dessus de la mêlée financière, ou plutôt au milieu (dans, il faut bien le dire, ce qui n’était en fait qu’une envolée lyrique), se prépare à entrer en bourse. Après avoir fait les embauches nécessaires, car il faut bien reconnaître que tout ce qui passe par les marchés financiers nécessite une gigantesque revue de contrats (tout est passé au peigne fin) et un bon tas de paperasse. Et du bon jus de cerveau pour gérer le tout et les urgences qui vont avec. Introduction en bourse espérée aux alentours de $1,5 milliards, entre 50 à 55 millions d’actions vendues entre $28 à $30, pour une valorisation entre $15 à $16 milliards. Ce qui intéressant, dans ce type d’opérations, c’est d’en apprendre un peu sur les chiffres financiers de l’entreprise : le chiffre d’affaires serait pour l’exercice 2013 entre $580 et $750 millions, avec, chose intéressante, a priori plus de 50% réalisé dans la publicité sur mobile. Ca semble bien fragile tout a, je suis très impatient de voir ce que ça va donner. Et naturellement me tenir en dehors de la transaction. Pour gagner de l’argent avec l’action Twitter, c’est en 2007 que j’aurai du agir. En tout cas, je vous ferai grâce de la comparaison de l’introduction en bourse de Facebook par rapport à celle de Twitter : c’est une histoire de riches.

Suivre Twitter sur Twitter : @Twitter

Mercredi : Target se diversifie

 

Netflix. Mot en 5 lettres, qui actuellement terrifie les diffuseurs de films en France. Finie, la boiboîte qui vous relie à votre monde imaginaire sur votre télévision. Un ordinateur, un iPad, un iPhone, et vous avez accès à un catalogue de films, de séries, de documentaires. Simple, haute qualité, pour (peut être) 15 euros. Netflix, c’est une grosse expérience, des millions d’abonnés et de gros moyens marketing. Pas des moyens de petits acteurs locaux. Qui n’ont rien à faire des lobbies du coins des opérateurs qui vous alimentent en wifi à la maison. La concurrence, Netflix connaît : sur ses propres terres, des acteurs de la distribution viennent s’attaquer au marché de la location de vidéos sur Internet. Target, géant de la distribution aux États-Unis et au Canada, un chiffre d’affaires de $73 milliards en 2012, dont le siege est à Minneapolis,  vient de lancer Target Ticket, avec un catalogue de 30.000 films et de épisodes de séries qu’il sera possible d’acheter à l’unité. Pas d’enregistrement, on paye lors de chaque location, tout simplement. Il y aura des possibilités de contrôle parental, et des possibilités de filtrage sur la violence par exemple. Si vous êtes possesseur de la carte de fidélité REDcard, un rabais de 5% est appliqué à chaque location. C’est disponible sur Android, iOS, PC, Mac, XBox360 et Roku.

Suivre Target sur Twitter : @Target

Jeudi : MetaCert  et le contrôle parental

 

Méfiez vous des gens avec qui vous partagez une bière, un soir dans cette belle ville de Londres (en ce qui me concerne, c’était quelque part en 2006), vous êtes peut être en face d’un entrepreneur en puissance de la Silicon Valley. C’est ainsi que j’ai rencontré Paul Walsh, un soir, qui a lancé MetaCert avec son épouse depuis San Francisco… et quoi de plus naturel pour un couple que de travailler sur une technologie visant à renforcer le contrôle parental sur Internet ! Ainsi, le projet de MetaCert est d’aller plus loin que les logiciels habituels tels que Norton ou Kapersky, qui, il faut l’avouer, ne sont pas des outils parfaits à cet égard. Créé en mars 2011, la palette de produits est désormais assez complète avec une application Chrome et Firefox, Android et iPad, avec deux modes disponibles : l’un pour les enfants de moins de 12 ans et des sites webs triés sur le volet, une autre  version pour adultes et enfants, avec un certain nombre de filtres « intelligents » qui se veulent plus efficaces que l’ensemble des logiciels disponibles sur le marché. Plus de 700 millions de pages web ont été répertoriées pour le moment. Pour continuer avec cette histoire, MetaCert est en train de lever des fonds sur AngleList, alors si vous êtes interessés de pouvoir utiliser le logiciel, il vous suffit de vous rendre sur la page de MetaCert sur AngelList et investir dans sa société… si vous vous êtes déclarés comme investisseurs sur cette plateforme, car on ne rigole pas avec le statut d’investisseur aux États-Unis !

Suivre MetaCert sur Twitter : @MetaCert

Vendredi : de l’art de servir l’utilisateur par la technologie

Rappelez vous la pub d’Apple qui allait changer la façon dont vous communiquez en vidéo sur votre téléphone portable : Facetime. Hormis aux États-Unis, et taux d’usage reste à démontrer, ça n’a jamais vraiment décollé, et cela n’a pas généré de grosses audiences… mais beaucoup de vocations dans le domaine de l’utilisation de la vidéo sur les téléphones mobiles. L’application Tango a pris le relais et approche des 200 millions d’utilisateurs, tout doucement, Skype est naturellement sur le segment… D’autres startups ayant noté l’intérêt croissant notamment des adolescents pour les applications de chat, on imaginé la combinaison des deux (le chat et la vidéo) et se sont lancés dans la course au download, en rêvant de courbes à la Snapchat… et le résultat est plutôt mitigé parmi les 3. L’une, basée en Israël, financée par quelques business angel aux États-Unis, s’est fait connaître par ses méthodes virales pas très catholiques comme on dit dans le métier, a priori atteint les 3 millions d’utilisateurs, mais c’est plutôt le calme plat depuis cet été. La deuxième, basée en Ukraine, en est à son troisième pivot après avoir proposé différents services de publications de vidéos sur mobile (Vine notamment et Instagram ont largement pris possession du créneau), et recherche un quatrième souffle en terme de financement. Et ses chiffres d’audience sont légèrement supérieurs à la troisième qui fait parler d’elle en ce moment (entre autres du fait d’avoir été sélectionnée par Dave McClure dans son fameux incubateur 500Startups) : Unda. La startup d’origine mexicaine vient de lancer un nouvelle campagne de recherche de fonds (et elle peut désormais le faire savoir, elle aussi sur AngelList, grâce au JOBS Act), mais ne déclare seulement que 25.000 utilisateurs enregistrés, et 10.000 actifs. Ce segment du mobile messaging en vidéo est un nouvel exemple qu’une technologie au point, même en étant multi-plateforme, n’est pas synonyme nécessairement de succès d’audience, et on touche là du doigt la limite que cet écosystème des startups peut avoir à transformer des visions un peu geeks en marché grand public, même auprès des jeunes. A défaut de diposer de gros moyens marketing, et encore, on touche du doigt que par moment les succès arrivent (souvent) par ce que les américains de la Silicon Valley appellent le « time to market », que je traduirai avec ma provocation habituelle en « gros coup de chance ». Pour nos tris startups, je pense qu’il va falloir patienter.

Suivre Unda sur Twitter : @Unda-app

PS : en ma qualité de mentor d’un incubateur en Ukraine dont la deuxième société mentionnée dans cet article est issu, j’ai préféré jouer la discrétion à son sujet. Mais le succès de levée de fonds d’Unda étant un bel exemple à sélectionner et à discuter, j’ai donc décidé de traiter ce sujet.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !