L’actualité High-Tech de la semaine : Starwood Hotels, HomeHero, Blue Bottle, Yahoo!, IPO

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

 Lundi : Starwood Hotel, les premières graines de l’hotel numérique à Cupertino

Je vais faire un peu de publicité pour une chaîne d’hôtel, et j’en suis ravi ! Les industries dites traditionnelles ont beaucoup de mal à entrer dans le monde digital, et c’est bien souvent grâce aux startups que des choses bougent pour le meilleur confort des consommateurs. Par exemple, la startup de San Franisco HotelTonight vient de signer des accords avec dix grandes compagnies hôtelières pour apporter encore plus de choix pour réserver sa chambre à prix cassé comme nulle part ailleurs. Mais c’est de Starwood Hotel, propriétaire de l’hôtel Aloft à Cupertino dont je veux parler dans l’immédiat. Inspirée par sa présence au coeur de la Silicon Valley et de ses modèles d’innovation à répétition, la direction de l’hôtel a décidé de donner un accès direct à ses chambres depuis le smartphone pour les clients ayant réservé une chambre : finie la queue à l’accueil, on accède à sa chambre en toute simplicité… Une clé virtuelle est reçue dans une application mobile à télécharger, qui déclenchera l’ouverture grâce à la technologie Bluetooth. Compatible pour les iPhone 4S et supérieures, ou encore Android version 4.3 et supérieures. Ok, c’est Bluetooth. Mais il y a un début à tout. A terme, c’est plus de 100 hôtels concernés.

Suivre Starwood sur Twitter : @StarwoodBuzz 

Mardi : la société moderne ignore les seniors, HomeHero est là pour prendre le relais 

 

C’est un fait : nous ne nous occupons pas de nos ainés comme certaines civilisations peuvent encore le faire, dans les pays d’Afrique par exemple. Tout le monde est concerné. Et qui c’est qui va s’en occuper, hein ?! Ce n’est pas une question de difficulté, d’énergie, ou de stress. Juste une question de priorité. HomeHero, une startup basée à Santa Monica, qui bénéficie du soutien d’un incubateur local appelé Science Inc., créée en mai 2013 pour répondre à ce type de besoins, vient de lancer ses services dans la région de Los Angeles permettant aux familles de trouver des personnes qualifiées en mesure de prendre soin des seniors dans leurs lieux de vie. C’est donc une nouvelle place de marché que les deux fondateurs essayent de mettre en place depuis la Californie avec deux différents niveaux de service, du plus simple au plus sophistiqué en terme d’accès aux informations qualifiées. Après la Californie du Sud, d’autres états viendront s’ajouter… je conseille vivement la Floride ! Souhaitons un peu plus de technologie dans un monde qui a décidé d’en finir avec ses seniors, une population pourtant en croissance constante.

Suivre HomeHero sur Twitter : @HomeHero

Mercredi : Blue Bottle, l’art du café à San Francisco

Connaissez vous le gibraltar ? Non, je ne parle pas du territoire Britannique situé dans la mer Méditerranée, mais d’un subtil dosage entre le café et le lait qui renvoit le capuccino et autre café-crème aux archives du zinc. Il s’appelle « cortado » en Espagne, « noisette » en France. Tout est dans la proportion de lait, et dans son intégration : pas de sorte de mousse dans votre verre pour faire joli (ça ne se sert pas dans une tasse), c’est un parfait équilibre qui vous fait aimer le lait avec le café. Le gibraltar, ce sont les cafés Blue Bottle de San Francisco qui me l’ont fait découvrir, où la préparation des cafés en tout genre est un véritable art, c’est comme faire de la poterie avec des grains de café… avec la petite touche finale qui fait magiquement apparaître une feuille, un coeur, c’est comme vous voulez, à vous de découvrir la forme qui vous agrée… Blue Bottle est une société crée à Okland en 2002, une sorte de témoin de cette génération startup qui a grandit à San Francisco, où les cafés et point de vente Blue Bottle se multiplie (5 cafés à San Francisco, 4 à New York). Il n’y a pas que les Google bus et le « technology bashing » qui mérite d’être cité lorsque l’on parle de cette éclosion de technologie, il y a aussi des choses qui inspirent l’imagination. Blue Bottle vient de lever $25.75 millions auprès de stars de la Silicon Valley, après une levée en 2012 avec notamment… Google Ventures. Et oui. Comme un pied de nez à l’actualité que l’on veut vous servir en ce moment, au sujet de la Silicon Valley, où tout n’est pas rose, mais bon, prenez donc un café, ça vous détendra.

Suivre Blue Bottle sur Twitter : @BlueBottle

Jeudi : Yahoo! continue sa stratégie d’acquisition  

 

Vous rappelez vous de Donna ? Non, ce n’est pas une femme, mais une promesse d’assistante virtuelle qui n’a jamais vraiment décollé. La startup qui développe Donna s’appelle Incredible Labs, qui est à la base un nom difficile à assumer, je trouve. Le problème pour toutes ces société qui veulent transformer votre mobile comme un appreil intelligent est qu’il demande au smartphone des choses qui ne sont pas compatibles avec sa nature propre. Je m’explique : le monde des technologie s’est fait plaisir en appelant « smartphone » les téléphones de nouvelle génération, disposant de la capacité d’intégrer des applications, des données, donnant le champ libre à de nouveaux usages. Le problème, c’est que ça reste un téléphone, et surtout un appareil que l’on veut utiliser dans un contexte mobile : les données que l’on y intègre doivent être courtes, instantanées, géo-localisées, mais c’est tout sauf un bureau, où on est assis, on prends le temps et on a a disposition toutes ses données. L’interconnection entre ses données « sédentaires » et l’usage nomade que l’on veut faire de son téléphone mobile n’existe pas vraiment encore aujourd’hui. Tout comme Google Now, les calendriers intelligents, l’usage nécessaire en phase de mobilité reste très sommaire… et le macine learning n’est pas encore vraiment une spécialité mobile. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des sociétés comme Yahoo! qui se sont fait une priorité du mobile, et qui sont des acheteurs potentiels pour des startups qui ont poussé du bout de codes qui fera gagner du temps à ces sociétés web qui cherchent encore le miracle avec cette industrie du téléphone. Heureux donc pour Incredible Labs, désormais filiale du géant de Sunnyvale.

Vendredi : des introductions en bourse à gogo en 2014

Faites chauffer la planche à billets, 2014 va être une belle année à IPO. « Initial Public Offer » : c’est l’effet « kiss-cool » : une mise à zéro des compteurs pour ceux qui veulent joindre l’aventure entrepreneuriale par l’intermédiaire de la bourse et ses commissaires aux comptes et auditeurs, grands pachas du reporting, et le pactole pour ceux qui ont versé sans compter des millions espérant voir un jour la prise de risque se transformer en un océans de dollars. Pour la plus grande satisfaction de leurs créditeurs, de paisibles vieillards ayant troqué leur bas de laine pour s’acoquiner avec leur jeune entrepreneur, serial killer de l’innovation. Au programme : Aaron Levie, qui n’a cessé de travailler pour Box depuis sa sortie de collège, dont l’objectif est de vous aider à stocker vos fichiers dans le cloud, et qui n’a rien connu d’autres qu’El Camino Real, à Palo Alto, qu’il a quitté récemment pour Los Altos, même avenue, quelques blocs plus loin, mais cette fois avec plus de 1.000 employés, plus de $400 millions levés, des milliers de clients facturés pour quelques $100 millions de revenus et un nouveau Directeur Financier arraché à l’éditeur de logiciel SAP. A ma droite, Coupons.com, quant à lui, c’est une société créée en 1998 (bien avant Groupon), qui distribue des coupons digitaux, et qui espère lever $100 millions après avoir obtenu $277 millions auprès des capitaux risqueurs. Ses revenus sont d’un peu plus de $100 millions, et la société n’est toujours pas profitable. Vous achèterez, ou bien ?!

Suivre Coupons sur Twitter : @Coupons 

Suivre Box sur Twitter : @BoxHQ 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

La Silicon Valley et ses joyeuses boules de Noël

J’aime profiter de cette accalmie forcée entre deux dates monopolisant significativement certains parties du monde occidental pour faire un peu d’extrapolation… Le monde est fait d’équilibres et de déséquilibres, et la Silicon Valley (et San Francisco) ne font pas exception à la règle…

La pauvreté ne cesse de progresser dans cette bonne ville de San Francisco. Son maire, Edwin Lee, n’a de cesse de clamer sa ville comme la première place de l’innovation dans le monde, et pousse la pauvreté hors de ses quartiers habituels comme Tenderloin, en favorisant fiscalement l’implantation d’entreprises comme Twitter, Square, ceci ne la fait bien entendu pas disparaître. Au contraire, elle apparaît au grand jour dans différents quartiers de la ville et apporte la preuve que, comme partout, à Paris ou ailleurs, les choses ne s’arrangent pas pour beaucoup de gens. Dans la Silicon Valley, il suffit par exemple de traverser l’autoroute 101 en passant de West Palo Alto vers les quartiers Est pour comprendre que même si il y a un boom économique actuellement dans la région, ce n’est pourtaut pas au profit de tous.

Justement, les Googlers (aka les salariés de Google) commencent à faire grincer des dents, sur Okland ou ailleurs, comme si les salariés du géant de la publicité sur Internet  n’ayant pas d’autres moyens de se rendre au travail par bus spécialement affrétés devaient avoir à se sentir responsable de la misère qui se développe. On pourrait tout autant accuser les nouveaux petits millionnaires de Facebook ou Twitter en combinaison tong/T-shirt d’acheter des maisons ou appartements comme des petits pains dans la Baie de San Francisco. Ce signe de mécontentement, particulièrement agressif et assez inhabituel, dans une région réputée pour être assez hippie et tranquille, n’est surement que l’expression d’une minorité, et pas uniquement parce que les bus de Google ne reverse pas de subsides aux villes faisant l’objet d’arrêts quotidiens. Trop de selfies sans doute montrant l’exubérance de bonheur des uns, ou trop de bouffies sur Instagram, Facebook et autres comptes sur Twitter. Catherine Bracy, qui travaille pour l’organisation Code For America, a sa propre idée sur le sujet, et c’est plutôt bien dit :

Tim Drapper, issu d’une famille d’investisseurs de père en fils, pense avoir trouvé une solution radicale pour la Californie… la diviser en 6 sous-états…

Dont un état qui s’appellerait… Silicon Valley. Of course.

Sans être un spécialiste en droit constitutionnel américain, après une courte consultation de quelques commentaires, on ne peut éviter de penser qu’il sagit là d’une idée bien saugrenue. Les objectifs annoncés semblent bien maigres, comme par exemple : une meilleure représentation d’élus au Senat, en ratio (presque 40 millions d’habitants, il faut bien dire), un encouragement à une meilleure compétition (des taux de valuation des startups, et ainsi faire baisser la bulle Internet ?!), et un nouveau départ pour chacun de ces états. Ce Monsieur n’a pas fait de commentaires particuliers à l’égard de la répartition de la dette de l’état de Californie qui est d’environ $130 milliards, selon des estimations en septembre dernier. Peut être propose-t-il de contribuer personnellement à son remboursement, il n’a pas souhaité répondre à ma question. Pour les aficionados, vous pourrez lire sa proposition en détail ci -dessous.

Bon, en même temps, ce Monsieur aime pousser la chansonnette avec sa chanson The Riskmaster… sans complexe, sans commentaire :

Ceci étant, quelque semaines avant lui, un certain Srinivasan, co-fondateur d’une startup dans le domaine de la génétique, s’exprimait lui aussi pour une indépendance de la Silicon Valley, afin de créer une société toute dédiée aux technologies dans une région a priori le centre du monde du sujet, et qui continue de souffrir d’une sorte de siège de la part de Washington, New York ou Los Angeles. Ca ne va pas aider en tout cas à stopper cet espèce de Silicon Valley « bashing » bien inhabituel : j’en veux pour preuve la levée de boucliers lancée par un jeune startupers de New York, après son exil forcé dans la Silicon Valley après sa première levée de fonds…

Ca n’avait pas plu du tout, mais depuis quelque temps, l’arrogance supposée de la Silicon Valley semble faire recette par les gossips tels que Business Insider, qui n’hésite pas à faire du rentre-dedans… Faites sonner Montebourg, après nous piquer nos cerveaux (j’entends les ingénieurs français qui ont fait la France, reine de l’Industrie du 19e siècle), ils veulent nous piquer notre désormais très célèbre arrogance… Ces Californiens n’ont peur de rien.

Un peu plus à l’Est… Ils sont fous ces Finlandais : un groupe de chercheurs, d’un nouveau genre, membres de la Nordic Society for Invention for Discovery veulent réussir à faire parler vos toutous et minous (dans la langue de Shakespeare pour commencer) grâce à des capteurs qui vont mesurer l’activité électrique du cerveau de Mirza et Totor par l’intermédiaire d’électrodes placées sur leur crane…

Pas des Californiens, à l’évidence, mais assurément excités de partager leurs découvertes au monde entier, et la Silicon Valley puisqu’ils ont choisi la plateforme de crowd-founding (finance participative) de San Francisco Indigogo pour faire financer leur nouveau produit. Ils l’ont appelé : « No more woof ». Mais pourquoi ???!!! Quand je vois les dégâts causé par le social media et tout ce magma verbal désormais disponible sur Facebook ou Twitter, j’imagine ce que ça pourrait donner avec nos animaux de compagnie, témoins de nos vies futiles… Je vous laisse admirer la page d’accueil de cette fameuse Nordic Society for Invention for Discovery, ça devrait vous aider à comprendre… c’est fumant.

Finissons sur un note joyeuse avec la société de capital risque First Round Capital (basée à New York, pour changer, mais qui investit aussi massivement sur la côte Ouest) qui célèbre une année pleine d’investissements tels que :

– Warby Parker, soit $60 millions dans le e-commerce des lunettes…

– Planet Labs, soit $52 millions avec d’anciens scientifiques de la NASA qui veulent changer la façon dont on accède à l’information… tout un programme (non spatial)

Knewton, soit $52 millions pour apporter une plateforme de formation en ligne qui soit adaptable à chacun,

HotelTonight, $45 millions pour réserver sa chambre d’hotel au dernier moment et à prix discounté,

Ondeck, soit $42 millions pour aider les PME à avoir un meilleur accès au capital,

Homejoy, soit $38 millions qui veut vous nettoyer votre maison quand vous le souhaitez pour $20 par jour, etc.

De la serie A, B, C, D, du seed comme s’il en pleuvait ! Pour un total de $608 millions au total pour 2013.

Vous connaissez la première raison pourquoi un investisseur va mettre de l’argent dans votre « startup » ? C’est parce que vous, personnellement, avez fait la différence, vous avez su faire passer un message subliminal qui sent bon le retour sur investissement… Après avoir visionné cette vidéo, je vous laisser le soin de méditer si vous voulez qu’un des partenaires de cette société siège au Board de votre entreprise. Bonne méditation.

Mais bon, le bonheur n’a pas d’odeur, c’est surement eux qui doivent avoir raison ! Vive la Silicon Valley ! Comme le dit Catherine Bracy à la conclusion de son intervention, la Silicon Valley est certainement un des endroits où il y a plus de chance de voir l’innovation surgir. Certainement plus qu’en Europe, et surtout en France où l’on peut entendre le Gouvernement trop souvent citer le « patriotisme industriel » (on voit où ça nous mène, pensez quand même à vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre), et clamer que l’innovation n’aille pas trop vite, « il faut faire balancer le progrès et l’innovation avec les capacités des industriels traditionnels »… qui pour certains n’hésitent pas à licencier massivement, faute de solutions. Bullshit, comme ils disent ici.

Au fait, saviez que certains ici, ainsi Peter Thiel, co-fondateur du leader mondial de paiement Paypal qui avait donné un premier financement de $500.000, enviage de repousser les frontières… où l’homme pourrait vivre sur de nouveaux espaces sur mer ?

Des cités flottantes. Appelez moi Jules Verne, s’il vous plaît. Et vivement 2014.

Le journal High-Tech de la semaine : Labor Day, Lithium Technologies, Carnegie Mellon, HotelTonight, Path et Pinterest/Phillies

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : aujourd’hui, c’est le 1er mai aux États-Unis

Le 2 septembre 2013 fut un jour spécial : chaque année, le premier lundi de septembre est l’occasion de célébrer le jour du travail : « labor day ». C’est un jour que les américains passent tranquilles en famille, au lieu d’aller se rassembler en masse dans les rues pour le assurer le spectacle mise en place par quelques agités. Ici on travaille dur, les congés sont rares, et quand on a une occasion de se reposer, on en profite, avec la satisfaction du travail accompli. Donc, en résumé, il ne se passe pas grand chose, dans le monde des technologies, en règle général. Sauf une petite nouvelle tombée la veille : Microsoft, en pleine révolution annoncée avec la mise en retraite de Steve Balmer à l’horizon, a confirmé avoir accepté le principe de l’acquisition de la division « devices » de Nokia pour $7,17 milliards. On s’en doutait un peu, étant de la façon dont les négociations avaient eu lieu lors de la mise en place du partenariat initial, le mariage paraissant tellement évident.Certains ont même été jusqu’à penser que le CEO de Nokia (un ex-Microsoft), avait été embauché pour cela : voyons, de tels plans n’existent jamais entre de si grandes compagnies… Après le duo Motorola/Google, voici le tango Nokia/Microsoft en route, avec un sacré job à suivre (synergies industrielles, commerciales, et le reste qui vient ensuite).

Mardi : Lithium Technologie et sa mezzanine 

Cet article, dédié au social media, va révéler pleins de découvertes… Tout d’abord, oui, le social media, ça marche et ça rapporte, quand cela consiste à s’occuper de ses clients, et de ses conversation avec ses clients, et des discussions entre ses clients… Vous avez compris. BuddyMedia s’est fait racheter par Salesforce, Jive Software qui suit son chemin un peu plus orienté « logiciel d’entreprise » avec presque $70 millions levés à ce jour. Et puis il y a Lithium Technologies, qui vient de rajouter $50 millions à ses $92 précédents millions, une « mezzanine financière » préalable à sa prochaine introduction en bourse… Ca veut dire quoi ? Ca veut dire prendre un peu plus de hauteur en chiffres d’affaires dans le cadre d’une vague de recrutements de commerciaux, ça coute cher l’humain. Ca veut dire disposer de moyens financiers pour mettre un coup d’accélérateur au marketing et à la communication. Et probablement s’arranger pour montrer des courbes de croissance qui n’ouvriraient pas encore l’autoroute de la profitabilité. Pour Lithium, l’objectif est de développer plus encore leur plateforme de communauté en ligne.  Lithium est déjà présente en Europe, avec son traditionnel bureau à Londres, et à l’instar d’Evernote, eBay et bien d’autres, un bureau pour l’Europe continentale… en Suisse bien sûr. Non seulement malheureuse de louper l’opportunité de créer le prochain Facebook, nous laissons ses petites soeurs aller créer de la valeur et de l’emploi chez nos petits voisins. Vous imaginez : « Paris, capitale Européenne du logiciel » , avec toute la main d’oeuvre disponible… Non, c’est sur, il vaut mieux laisser nos ingénieurs aller engraisser les SSII locales, l’informatique à la française, c’est ça. La Silicon Valley, elle, elle pousse, tout le temps. Pas toujours le chiffres d’affaires…

Suivre Lithium Technologies sur Twitter : @LithiumTech

Mercredi : une université qui recrute plus de femmes en informatique, ça existe

 

On peut raconter ce que l’on veut : dans le monde de la technologie, des nouvelles technologies, de toues les technologies que vous voulez, la seule place que l’on accorde aux femmes, c’est au marketing ou dans la communication. Voire à la Direction Générale. Sérieusement, des entreprises comme Google ont permis à des Marissa Mayer de se hisser au sommet d’une des entreprises les plus importantes de l’histoire d’Internet. Et quel travail fait en un an… il ne manque plus que cela se transforme dans les courbes de chiffre d’affaires. Au niveau des universités, Carnegie Mellon a annoncé un résultat assez incroyable : 42% d’augmentation de femmes entrant dans le département Computer Science de cette université basée à Pittsburgh en Pennsylvanie, avec un campus également dans la Silicon Valley. Ils sont appliqué des recettes assez simples : tout d’abord, aller à la rencontre des jeunes femmes dans les lycées pour recruter, puis élargir les compétences requises à sciences et mathématiques, pas uniquement la programmation. au sein même du programme, il est accordé plus d’importance à des sujets plus large comme par exemple : comment la technologie informatique peut améliorer la société humaine. On encourage les étudiants à s’impliquer dans des organisations non commerciales afin de résoudre des problèmes technologiques qui ont du sens. Enfin, un programme appelé Women @ SCS a été créée pour encourager et supporter par du mentoring, pratique assez courante dans la Silicon Valley : pas de bizutage ici, les anciens prennent soin des nouveaux, tout au long de l’année. Des évènements sont également organisés sur des thématiques proches aux femmes dans ce monde de geeks. Bravo, Carnegie Mellon.

Suivre Carnegie Mellon Silicon Valley sur Twitter : @CMUSiliconValley

Jeudi : HotelTonight continue de déployer ses ailes

 

Je me rappelle encore l’interview de Sam Shank, CEO de la startup HotelTonight, qui venait juste de s’installer dans ses nouveaux locaux à San Francisco. C’était un peu avant l’été 2011, et bien que conscient de la lourdeur des sites permettant de dénicher des offres de dernière minute, la question était posée sur la réussite d’une startup développant une application mobiles proposant trois offres au quotidien d’hotel à prix discounté : comment développer ce produit à grand échelle ? Il semble qu’en septembre 2013, soit deux années après, que la question ne soit plus à l’ordre du jour, lorsque l’on regarde la profondeur du catalogue disponible aujourd’hui aux États-Unis et ailleurs. Surtout, Sam vient de lever $45 millions pour poursuivre le développement au delà des 12 pays déjà ouverts (pour 120 destinations couvertes au total). Cela fait $80 millions au total et un signe de confiance des investisseurs face à un phénomène qui semble suivre le succès de l’autre startup de San Francisco dédiée à l’hébergement, Airbnb. « Nous n’avons pas besoin d’argent », à déclaré Sam Shank : ils ont trouvé la bonne formule entre le produit et l’offre, et sont prêts à ouvrir d’autres continents tels que l’Asie. quand vous voyez vos gros concurrents tels que Expedia ou Priceline copier ce que vous faites, c’est bon signe !

Suivre HotelTonight sur Twitter : @HotelTonight

Vendredi : baston pour un logo

Quand vous croisez Dave Morin, le CEO de Path, l’un des nombreux autres réseau social permettant de partager ses photos en petit comité (pas plus de 150 connexions possible), c’est comme si vous aviez le gendre idéal en  face de vous, avec ses lunettes d’instituteurs. L’ancien concepteur de Facebook Connect n’est pas si gentil qu’il a l’air, étant donné qu’il a décidé d’attaquer en justice Pinterest pour l’empêcher d’acquérir la propriété d’une certaine forme de la lettre « p », leurs logos étant assez similaires. Les forces en présence ? A ma gauche, Path, créé en novembre 2010, avec $41,2 millions (d’argent levés au compteur), et peut être plus de 10 millions d’utilisateurs. A ma droite, Pinterest, créé en 2009 (donc avant Path), $338 millions levés, et les utilisateurs, et bien on s’approche plutôt des 100 millions. Toutes les explications plus ou moins techniques de la blogosphère ne m’empêcheront  pas de penser que Path cherche à se faire un peu de publicité et avec un peu de chance un peu d’argent sur le dos de Pinterest. Il y en a un qui pourrait les mettre d’accord tous les deux en les trainant en justice : les Philadelphia Phillies, éequipe de Major League de base-ball, club créé en 1883. C’est le logo que j’ai mis à droite de celui de Pinterest. Vous en pensez quoi ?!

Suivre Path sur Twitter : @Path

Suivre Pinterest sur Twitter : @Pinterest

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Une nouvelle discipline : les HotelTonight Booking Olympics

Les Jeux Olympiques, forcément le sujet qui buzz en ce moment. Aussi un bel exemple d’endroit où l’on décide d’aller au dernier moment, oui mais, comment se faire héberger ?!

Les sites de réservations ont sérieusement pris du plomb dans l’aile. A force de trop se regarder dans le rétroviseur, les Expedia, Hotels.com et autres LastMinute ont fini par oublier une chose très simple : ils ne sont plus forcément très efficaces en terme d’offres, et surtout hors sujet selon les nouvelles tendances, comme le PeerToPeer, ou, autre exemple,  ce dont est capable une application mobile.

C’est ce qu’a réussi Airbnb, le nouveau site communautaire qui met en relation des personnes qui ont un lieu d’accueil disponible avec d’autres qui recherchent un endroit où séjourner. Une nouvelle pratique est en train de se mettre en place, la mise en relation sans intermédiaire pour trouver son prochain lieu de résidence pour les vacances, et la Silicon Valley est en passe de réussir un nouveau succès dans le monde du Consumer sur Internet… ou San Francisco devrais-je dire, puisqu’il y a de plus en plus de startup basée à San Francisco et qui se font remarquer comme hier Zynga, Twitter, aujourd’hui Airbnb… et pourquoi pas HotelTonight ?!

Justement, récemment à Londres pour LeWeb version UK, Sam Shank, CEO de la société HotelTonight (créée en Décembre 2010, ayant déjà levé $35,7 Millions), déclarait « Les smartphones donnent la direction au marché”. HotelTonight offre la possibilité de trouver un hotel pour le soir même à un prix totalement compétitif… J’avais essayé il y a quelques temps, et il faut reconnaître que les listings se sont améliorés depuis, et ce qu’il y a de redoutable avec le smartphone : la localisation ! Pour trouver quelque chose à portée de mains, par exemple une chambre d’hotels, quoi de mieux que son téléphone portable ! Aucune des sociétés mentionnées tout au début de cet article n’y avait pensé.

Il y a surement du vrai dans sa vision, et justement sa société, en bonne société Californienne, toujours très adroite pour communiquer et raconter de belles histoires, a récemment créé les HotelTonight Booking Olympics 🙂

Il s’agit d’un graphique comparatif d’utilisation de leur application sur les plateformes iOS et Android…