Une semaine dans la Silicon Valley : Eventbrite

Après le Gold Rush du 19e siècle, plus que jamais la Silicon Valley est un nouvel exemple du rêve américain version haute-technologies imaginé par la Californie, le paradis de la Côte Ouest des États-Unis. Mais il n’y a pas que Facebook et les startups dans la vie… ou presque. Une équipe de Canal+ composée de 5 femmes travaillant dans différentes fonctions transversales du groupe (communication, documentaire et marketing), a été choisie pour rencontrer des acteurs qui excellent dans leur domaine pour bouger les lignes, comme on dit chez nous. Voici ce que vous pourriez voir en une semaine passée dans la Baie de San Francisco, suivez le guide :)

Les chansons sont toujours un peu les mêmes dans le domaine des médias et des nouvelles technologies, et spécialement en France au sujet de ce qui se passe outre Atlantique : ça parle de Facebook, Google, Twitter, quand il ne s’agit pas des fabricants Apple, et toute la clique des gadgets téléphoniques qui se bagarrent à longeur de posts ou d’article sponsorisés. Pour des startups comme Eventbrite, c’est un peu plus difficile de se faire connaître, et ce n’est pas simplement une affaire de relation presse mal maîtrisée. Eventbrite fait rarement la une, par méconnaissance journalistique ou manque d’intérêt des scribouillards qui veulent pousser du spectaculaire, pas du standard.

Eventbrite, c’est tout sauf standard. Tout d’abord, c’est une couple qui dirige l’entreprise. Plutôt rare, mais remarquable. Surtout quand on sait que Julia et Kevin Hartz (ci-dessus) sont des business angels qui ont investi dans tout ce qui se fait de bon dans la Silicon Valley (Pinterest et bien d’autres). Maintenant, ils n’aiment pas autant le bruit que d’autre ici, donc ça caquette moins hors du pays. Le CTO, c’est à dire la « colonne serveurale » et technique du l’entreprise, est un Français, Renaud Visage (ci-dessous). Pas si standard ça, mais facile à joindre en tout cas ! C’est une introduction en bourse à suivre, et en attendant un tour de $60 millions réalisé en avril dernier, qui porte à $140 millions au total le montant de capital obtenu auprès d’investisseurs. Eventbrite, c’est une meute de concurrents bien loin des 150 millions de tickets bientôt vendus. Très loin. Et les chiffres progressent un peu partout dans le monde avec les 7 langues disponibles.

Eventbrite, ce n’est pas seulement un site web pour des Internautes, c’est la possibilité pour les TPE et PME de promouvoir leur activités en organisant des évènements  en constituant des bases de données clients, et de tirer du revenus. C’est la possibilité pour les grosses entreprises de gérer leurs évènement et de mettre Excel et les maux de tête définitivement à la poubelle. C’est la possibilité pour les créateurs de contenus, les médias, d’avoir un partenaire qualifié et spécialisé pour mettre en place des partenariats tels que ToughMudder récemment, permettant de démultiplier la viralité de leurs évènement à travers 3 pays en même temps. Eventbrite, c’est une société qui vient de racheter 2 startups, l’une basée en Angleterre pour améliorer la découverte d’évènements, l’autre basée en Argentine pour mieux adresser le marché Sud-Américain. Améliorer son produit, se développer internationalement. Standard, mais le signe d’un leader sur son marché, les signes d’une grande société Internet de la Silicon Valley.

Ah, alors si tout cela vous a intéressé, sachez donc qu’Eventbrite est une plateforme de billetterie en ligne en self-service  pour créer des événements, vendre des billets et de gérer les inscriptions à des épreuves de toute sorte et de tout taille.

La société est basée à San Francisco, 651 Brannan Street.

Du Bleu Blanc Rouge dans la Silicon Valley : TapCanvas avec Adrien Cahen

Le flux d’entrepreneurs, de développeurs, ou de chercheurs de fortunes qui viennent tenter l’expérience dans la Silicon Valley ne s’arrête jamais. Parmi eux, beaucoup de Français, et je propose de les rencontrer, et d’écouter ce qu’ils ont à partager !

Adrien Cahen est une personne à rencontrer… si on arrive à trouver un créneau disponible, car comme beaucoup de personnes ici, il a beaucoup à faire, surtout quand on se lance dans le grand bain de la startup. Après un beau parcours de « web developer ++ » en France, Adrien a fait partie des équipes de Yahoo! pendant presque 4 ans en Californie, pour arriver ensuite chez Twitter… mais non, pas plus de 2 ans, car il avait mieux à faire surement : tenter le grand saut de l’entrepreneuriat, l’objectif de tant de développeurs doués vivant au royaume des geeks !

Adrien a démarré sa nouvelle « venture » en février de l’année dernière avec un partenaire qui n’est pas inconnu en la personne de Josh Merrill, l’homme qui a fait Mogotix, une startup qui a fait parler d’elle avec son application mobile permettant de gérer des évènements. Ils se sont trouvés notamment grâce à un site web de recherche de talents techniques qui marche plutôt bien à San Francisco, en l’occurrence WhiteTruffle, avec, là aussi un Français à interviewer bientôt, Alex Deve.

J’ai retrouvé Adrien il y a quelques mois leur du lancement de Tapcanvas chez AOL à Palo Alto. TapCanvas, c’est une plateforme pour aider les personnes sans connaissances techniques spécifiques à construire leur application mobile. Il y a beaucoup d’acteurs dans ce segment, la spécificité de TapCanvas réside dans le fait qu’ils utilisent des technologies web comme HTML5 pour aider à construire des applications utilisables sur mobiles en général et non pas à destination exclusivement de l’AppStore ou autre Google Play. Un partenariat vient de se signer avec la société Eventbrite de San Francisco (un concurrent de Mogotix en quelques sorte, c’est comme cela dans la Silicon Valley…) pour la création d’applications dédiées aux évènements. La boucle est bouclée, TapCanvas est en quelque sorte la possibilité de « scaler » le concept de Mogotix (un modèle qui puisse trouver un marché de croissance). Un premier financement d’amorce à $200K a financé les développements, et c’est désormais un autre tour de financement à suivre prochainement pour aller encore plus loin.

Vous pouvez vous enregistrer sur la plateforme et l’essayer, c’est (encore) gratuit.

NB : je m’excuse de l’enthousiasme qui m’a fait utiliser un mot peu journalistique vers la fin de l’interview, la passion m’a emporté une fois de plus…