L’actualité High-tech du jour : TheRealReal et ses $40 millions

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

TheRealReal

J’aime les belles coincidences. La porte que vous voyez ci-dessus, c’est la porte d’accès d’une entreprise de San Francisco qui vient de lever $40 millions, que j’ai visité hier grâce à une vieille connaissance. Ça m’a donné l’impression d’être un journaliste sur un scoop, alors que bien évidemment ce n’est pas mon métier (je le répète, au cas où), et que j’étais là pour réveiller de vieux souvenirs. La personne qui m’a fait visiter ses locaux dans ce grand entrepôt m’avait fait visiter quelque chose de similaire, là-haut, dans la banlieue Nord de Paris.

Cette société, qui n’a pas eu le succès escompté aux États-Unis, c’est vente-privée.com que j’ai eu le plaisir de fréquenter un peu au début de ma période à San Francisco. La société qui vient de lever cette jolie somme, c’est TheRealReal. C’est une entreprise de « luxury consignment », en bon Français qui sert de consigne à des objets de luxe. Qui peuvent se vendre pendant la période de consigne, comme vous pouvez bien l’imaginer. C’est Techcrunch qui le cite, donc naturellement je ne vais trahir aucun secret, le chiffre d’affaires pourrait être entre $100 à $200 millions, pour une société qui pourrait vous donner la chance de porter une robe qui a appartenu à Beyoncé, un sac rococo de Rihanna, ou une paire d’escarpin de Kim Kardashian. Que des grosses marques, je vous dis, pour cette entreprise créée en mars 2011 par une entrepreneuse du Net, Julie Wainwright, connue pour avoir été CEO de la société pionnière dans l’e-commerce Real.com en 1997, puis Pets.com en 1999, pour refaire l’histoire un tantinet. Sa rencontre avec Rati Levesque, connue elle aussi pour ses beaux succès dans le business du fashion, a fait le reste. Elles s’emploient toutes deux depuis à rendre le luxe un peu plus accessible, avec un business qui ressemble comme deux gouttes d’eau au métier des ventes privées, mais avec ce petit parfum sulfureux des stars de Los Angeles, où le business est le plus porteur pour cette startup aux désormais $83 millions de fonds levés.

La société dispose d’une équipe disséminée dans 18 villes pour aller authentifier les produits et les marques de luxe dans les garde-robes de ces dames, qui viennent donc faire le pick-up. Pour ce qui est reçu directement parTheRealReal, il y a une équipe qui réceptionne et valide l’authenticité des produits, qui sont ensuite dans la foulée mis en boite pour être mis en ligne dans le catalogue… une belle petite fourmilière, avec cet épice propre à San Francisco, dans une entreprise où se côtoient toutes les nationalités. Ça donne une petit coté fashion à une ville qui est plus connue pour son coté hippie, ça nous change.

Cette obsession de la recherche d’authenticité dans ce marché de niche qu’est le produit de luxe est censé aider dans la compétition avec le gros concurrent qu’est eBay, alors que le mastodonte de San Jose annonce faire entre $2 et $4 milliards dans ce segment. C’est tout de même franchement moins sexy, il faut bien avouer, de vendre sur eBay, ce qui donne de belle chance à la startup de San Francisco de poursuivre cette belle croissance et la route prometteuse d’une Serie D qui sent bon la Côte Est j’imagine. En chiffres, cela donne 3,5 million de membres, 315 salariés et des livraisons dans 61 pays, avec à ce jour 1 millions d’articles vendus. Et quand on pense à certains pays d’Asie qui raffolent de Louis Vuitton et toute la smalah.

Le prix proposé correspond entre 60 à 70% du prix d’origine du produit. Pour les hommes, qui ne sont tout de même pas oubliés, on va parler de bijoux et de montres, ce qui ne surprendra personne. N’en déplaise à Apple, ça reste encore un sacré marché, les montres d’hommes.

PS : si vous voulez faire un tour sur le site, inscription obligatoire. On veut savoir qui vient regarder les collections de ces belles dames !

TheRealReal

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A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : Zappos, Uber Bison Futé, Snapchat, eBay, DNAnexus

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… c’est la première rubrique de cette nouvelle année du calendrier grégorien, et je me demande si elle ne serait pas en même temps un signal sur ce que nous réserve les nouvelles technologies Californiennes !

Lundi : Zappos et la holacratie

On ne m’en voudra pas de faire un petit crochet par Las Vegas pour parler une nouvelle fois de Tony Hsieh (l’homme qui veut délivrer du bonheur dans vos entreprises) et sa société de commerce en ligne Zappos, qui a décidé de pousser encore plus loin sa logique de partage et d’égalité managérial en adoptant un système inspiré d’holacratie. L’holacratie  est un système organisationnel de gouvernance qui permet à une organisation de disséminer les mécanismes de prise de décision au travers d’une organisation fractale d’équipes auto-organisées. Ouf. Par fractal, on n’entend pas forcément « anarchie », mais des organisations indépendantes et adaptées, en opposition aux organisations pyramidales qui sont habituellement d’usage dans les entreprises. Le CEO de Zappos a ainsi décidé d’appliquer une nouvelle organisation sans descriptions de poste, et sans manager, en quelque sorte. Tous patrons. Ca plairait au salariés de Goodyear d’Amiens, tiens. Bon, en même temps, ils n’auraient plus de bouc émissaire local. Pour en revenir à Zappos, d’une certaine façon, c’est ainsi environ 1.500 employés qui ont ainsi accès directement au responsable de l’entreprise, mais également 1.500 salariés directement responsables de l’entreprise, à travers 400 groupes qui ont été créés à cette occasion. Les salariés choisissent les cercles en fonction de l’adéquation de leurs compétences au travail à effectuer, et de leur capacité à apporter des valeurs managériales. Tony continue le combat. Ca serait une bonne idée d’aller aussi délivrer ses bonnes manières chez son actionnaire, car il semble que ce soit un peu spartiate, comme régime, chez Amazon.

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Mardi : le CEO d’Uber vous fait le coup du bison futé

On n’arrête pas le progrès, avec le monde des startups. Après la miss météo et le bison futé bien connus des téléspectateurs, Travis Kalanick, CEO de la société Uber qui a lancé Uber en mars 2009 (et $307 millions au compteur de levées de fonds), qui permet de se passer des chauffeurs de taxis (jamais là quand on a besoin d’eux, et en général assez désagréables), vient de lancer un show d’un nouveau genre… Dans une interview vidéo récente, il n’est pas question de trouver le bon créneau pour partir en vacances, mais de sortir aux bonnes heures sans se faire plumer par ces nouveaux types de chauffeurs, qui savent très bien profiter des pics de fréquentations… et des nouvelles technologies pour profiter du système, et augmenter les tarifs. L’autre startup star aux États-Unis sur l’économie collaborative en terme de co-voiturage, Lyft, vient d’ailleurs de modifier son système afin de permettre de baser la transaction de courses non plus sur la base d’une contribution laissée au choix de la personne prise en charge, mais selon un tarif pré-défini par la startup. Il n’avait peut être pas tord, le Montebourg, a vouloir protéger la vieille économie de cette jeune génération de startups, sans limites, sans états, d’âmes… et parfois sans éthique. L’avenir le dira, mais il est indiscutable qu’il y a besoin de ces nouveaux acteurs pour essayer de pénétrer des marchés qui ont bien besoin d’un coup de jeune.

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Mercredi : la punition pour Snapchat

Snapchat est une des startups qui fait tourner la tête depuis quelques temps dans la Silicon Valley. Il n’y a jamais assez de sensationnel en stock pour la presse technologique locale (et pour les investisseurs en mal de millions et de profis) et pour une raison que l’on peut éventuellement comprendre, étant donné leurs millions d’utilisateurs, les applications permettant de publier leurs photos sur les réseaux sociaux font bien souvent la une. Il y eut Instagram, une grande et belle affaire pour beaucoup de monde (imaginez le coup de génie financier d’une société de moins de vingt personnes ayant fait l’objet d’une transaction de $1 milliard en ayant levé $57,7 millions seulement en trois tours de financement…). On pensait qu’on avait touché le plafond, mais c’était sans compter sans le génie de tous les conseillers financiers de la Silicon Valley, et ces millions de jeunes (les utilisateurs de Snapchat) qui aime ce voyeurisme futile et éphémère des photos sans mémoires… même Zynga, pourtant bien porté sur le sujet, n’y avait pas pensé. Parce que que c’est ça, Snapchat : un jeu pour ados. À $3 milliards (offre de rachat de Facebook), puis 4 milliards (offre de rachat de Google) le ticket. Snapchat, c’est un résumé de ce qu’est la Silicon Valley, parfois : une histoire de pognon (comment arriver à proposer de racheter une application qui prend des photos, gratuite, avec quelques millions d’utilisateurs, et beaucoup de zéros derrière les $). Une histoire juridique, puisque les co-fondateurs sont accusés d’avoir subtilisé le concept de l’application à un camarade de promo de Stanford. Une histoire de fous, puisque les propriétaires ont refusé deux fois une offre de reprise avec quelques milliards de $ à la clé. Dommage, à priori ce n’est pas une nouvelle opportunité pour les agences digitales de proposer un nouveau territoire d’honoraires et dépenser des sous dans les réseaux sociaux. En attendant, ces deux petits jeunes co-fondateurs de la startup viennent aussi d’inventer un nouveau concept d’annuaire de pages jaunes puisque l’essentiel des coordonnées des utilisateurs de l’application résidant aux États-Unis viennent de se faire publier à leur insu suite au hack de la base de données de Snapchat. Tout faux, les gars. On les avait pourtant prévenu.

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Jeudi : eBay prépare une nouvelle forme d’offrir

 

Plus que jamais, le paiement sur mobile reste une exception, et une expérience utilisateur qui reste à développer auprès du grand public. Ca reste une affaire de spécialiste, et surtout un terrain de jeu réservé à des entreprises qui ont de gros moyens : en développeurs, tout d’abord, et en ressources marketing, parce qu’il y a encore beaucoup de consommateurs à convaincre sur l’efficacité et la sécurité de ce type d’utilisation de leur téléphone. Les clients réguliers de Starbucks l’ont bien compris, puisqu’ils utilisent massivement une application mobile pour payer leur café (aux États-Unis), et obtenir des récompenses en retour. Il y a aussi les souscripteurs aux services de M-Pesa en Tanzanie et au Kenya qui sont heureux de payer leurs factures d’énergie par téléphone. Entre autres. Mais en général, l’expérience utilisateur reste le point de friction essentiel, alors il faut faire preuve de créativité et de simplicité. A ce titre, eBay, qui ne manque pas de moyens et qui dispose en Paypal d’une armée de spécialistes du sujet, vient de déposer des brevets permettant de distribuer des cadeaux sous forme de « jeton électronique ». Un cadeau peut ainsi être donné par un utilisateur d’un fournisseur de paiement à un destinataire qui peut être un membre de la famille de l’utilisateur, un ami, ou de toute autre personne. Le destinataire peut utiliser le « jeton » pour l’achat d’un produit en utilisant ce même prestataire de paiement. Jusque là, rien de révolutionnaire : sauf que l’achat peut se faire sans que le bénéficiaire soit obligé de créer son propre compte auprès dudit fournisseur de paiement de l’utilisateur. On imagine eBay utilisant Paypal comme « locomotive » pour ce nouveau produit : un client eBay pourrait utiliser un cadeau offert par un autre sans avoir à s’enregistrer nécessairement sur Paypal, qui serait le « distributeur » du jeton dans cet exemple. À suivre !

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Vendredi : ta DNA sur Internet, c’est dans les tuyaux

La perspective des progrès sur Internet laisse rêveur, mais pas forcément comme on peut l’imaginer, à une époque où n’importe quelle information peut se retrouver entre les mains de personnes pas forcément recommandables. Je m’explique : DNAnexus est une startup dont l’objet est de sauvegarder votre séquençage d’ADN sur I »nternet, censé proposer des services spécifiques d’analyse et de reporting, le tout en mode collaboratif. $15 nouveaux millions en banque (après une première serie A au même montant en octobre 2011), avec notamment Google Ventures dans le coup (forcément, avec le mot « nexus » dans le nom de la société, on s’en doutait…), ça va vous gratouiller ce que vous avez de plus intime sur vos données personnelles. Votre compte bancaire ?! Un détail, comparé aux chromosomes de  vingtième génération faisant de vous un des héritiers du trône d’Angleterre (imaginez…) qui, une fois révélé, ferait de vous un héritier prétendant à une partie de la fortune d’Élizabeth II. Bon, il est clair que de voir la sciences et les technologies progresser dans le monde de la santé rassure, mais en ces périodes agitées de transparence et de confidentialité bafouées, de ventes de données privées en tout genre, il y a de quoi hésiter deux secondes avant de remplir la pipette.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Jeff Bezos et le Washington Post, Facebook, Instacart, Mixbit et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : le nouveau destin du Washington Post 

 

La nouvelle est tombée comme une bombe venue de nulle part : Jeff Bezos fait l’acquisition du Washington Post pour $250 millions. Aucun rapport avec la Silicon Valley, mais c’est du lourd, alors on en cause. Naturellement, la nouvelle a excité la techosphère dans la mesure où l’un des leurs à pris position dans le monde de l’ancienne économie, dans la capitale du pays, à quelques blocs de la Maison Blanche. Jeff Bezos, 49 ans, né à Albuquerque, New Mexico, patron d’Amazon, le géant du e-commerce basé à Seattle, vient de prendre le contrôle d’un journal quotidien fondé en 1877, celui qui a révélé le scandale du Watergate au début des années 70, dont l’historique est truffé de moments symboles de la grande (et parfois moins grande) Histoire des États-Unis d’Amérique. La fortune de Jeff Bezos est estimée à $25 milliards : il peut tout s’offrir : construire une fusée pour aller vivre sur Jupiter, construire le TGV pour faire Seattle-Tokyo sous la mer, que sais-je. Non, il s’installe un bureau à coté de celui occupé par Barack Obama, ce qui veut tout dire sur ses ambitions futures. Il a bien envoyé son chien de blogger Henry Blodget, le CEO de Business Insider (qui appartient à Jeff Bezos) pour nous citer la sérénade : « il y a des synergies entre l’information digitale et le e-commerce qui n’on pas encore été explorées », « il y a encore des possibilités pour des marchés fragmentés comme le business media de devenir de gros business », « Amazon et le Post sont tous deux dans un business de livraison de biens locaux ». Tout ça pour $250 millions ?!  Comme l’a écrit Tom Foremski de Silicon Valley Watcher qui ne mâche jamais ses mots  » The price of $250m for The Washington Post is cheap compared with the future benefits to Mr. Bezos’ personal brand and his business interests. ». Ca parait évident, et il y a des histoires de fonds de pension pas encore éclaircis qui rendent l’affaire potentiellement plus juteuse encore. Le rachat a d’ailleurs déjà fait une victime : Benn Freed qui a écrit sur le sujet en se demandant comment un magnat de la Côte Est pouvait bien avoir à faire d’un journal bien éloigné de ses propres traditions locales, s’est fait licencier dans la journée par son employeur. Article pas compatible apparemment.

Disclosure : je suis originaire d’un pays dont la plupart des médias sont sous le contrôle d’industriels n’assurant d’aucune manière l’indépendance des journalistes, qui de toute façon sont également sous l’influence des hommes politiques qui dirigent ce pays. Donc assez familier du sujet.

Suivre Jeff Bezos sur Twitter : il n’y est pas.

Suivre le Post Bezos sur Twitter : @Washington Post

Mardi : le quotidien d’un géant qui s’appelle Facebook

Ca veut dire quoi, gérer un business comme Facebook ? Avant toute chose, faire tenir une plateforme qui, selon les derniers chiffres officiels, rassemblent : 699 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement, 1,155 milliards d’utilisateurs actifs mensuellement, 469 millions d’utilisateurs sur mobiles au quotidien (819 millions au mois), un chiffre d’affaires de $1,813 milliards (dont $1,599 millions dans la publicité). Des chiffres à donner le vertige pour une entreprise qui compte un peu de 5.000 employés au total, seulement. D’accord, mais ça veut dire quoi, améliorer un produit qui tourne ? Par exemple, jouer avec les lignes de code pour proposer de faire défiler vos news avec un plus grand confort, c’est à dire une plus grande pertinence, qui a le mérite en conséquence de vous faire passer plus de temps à naviguer sur Facebook et de pousser la catégorie indiquée ci-dessus à $1,813 milliards. Chaque fois qu’une personne visite le News Feeds de Facebook, il y a en moyenne 1.500 histoires potentielles disponible venant des amis, des gens suivis, des pages Facebook « likées » : l’astuce est donc de trouver un arbitrage permettant de rendre la lecture plus homogène… et addictive. « Science computing », on appelle ça.

Mercredi : la guerre des prix dans le service à domicile sur Internet 

 

Dans le domaine de la livraison à domicile, ils sont nombreux à vouloir se faire la peau d’Amazon, qui vient de lancer une offre tout récemment pour les supermarchés… Il y a eBay qui propose avec eBay Now de livrer sous 1 heure dans certaines zones de la Baie de San Francisco et sur New York, et ce pour $5, essentiellement pour des biens d’équipements. A l’autre bout de la chaine,  sur ce même créneau des courses de supermarché, il y a des startups comme Instacart qui vient de lancer un programme mensuel Express de livraison à domicile gratuit pour tout achat supérieur à $35 pour seulement $99 par an. L’idée est de couper l’herbe sous le pied d’Amazon et son offre à $299 annuels pour des livraisons à domicile sur Seattle et Los Angeles. La différence vient du fait que la startup ne stocke pas la nourriture : il y a 200 personnes disponibles pour livrer les courses faites chez Safeway, Trader Joe’s, Costco ou encore Whole Foods. Le fondateur de la startup de San Francisco (un ancien d’Amazon) qui a récemment levé une série A de $8,5 millions considère que l’offre Premium d’Amazon de $79 a fait beaucoup d’adeptes, et espère trouver de nombreux clients, même si certains magasins comme Wallmart ont une offre similaire, et qu’il y a de nombreux acteurs qui se sont lancés dans ce marché, sur d’autres régions aux États-Unis. La réponse d’Amazon viendra surement dans le fait que la Baie de San Francisco sera son prochain marché.

Instacart sur Twitter : @Instacart

Jeudi : un copycat de plus sur le segment des vidéos sur réseaux sociaux

 

Ca devait les démanger, les fondateurs de Youtube, qui ont pris la poudre d’escampette de Google en 2011 pour Chad Hurley et en 2009 pour Steve Chen afin de créer Avos, une société basée à San Mateo en Californie afin d’incuber leurs nouveaux projets : ils replongent dans le monde de la vidéo avec MixbitMixbit est une application mobile, disponible sur iPhone pour le moment, qui permet de prendre des vidéos et donc concurrence Vine et Instagram vidéos, mais sur un format absolument différent, avec toujours cette même contrainte de limitation d’enregistrement de clips de 16 secondes maximum. Mixbit permet de prendre des vidéos allant d’une seconde à une heure, avec ces fameuses séquences de 16 secondes qui peuvent être répétées 256 fois pour faire une séquence vidéo d’une heure, et de faire des éditions et du mixages, ce qui rend l’expérience plus riche, comme avec l’application Lightt. Il est clair que le duo a de l’expérience dans le domaine de la vidéo, il faudra un grand effort des utilisateurs pour venir réaliser la vision de l’équipe, à savoir raconter de grande histoires, et utiliser ces outils. Ils seront surement aidés par l’évangélisation faite depuis des lustres pour inciter les personnes à diffuser du contenu vidéo… sachant que les vidéos sont diffusés anonymement, ce qui est un autre croche-pied à ses concurrents… ou à sa future croissance, les utilisateurs des réseaux sociaux ayant tellement pris l’habitude de la démonstration nombriliste. Time will tell.

Vendredi : déjà un discount en vue pour les Google Glass

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué, parmi vos amis sur Facebook, des photos de profil dissimulant avec la plus grande difficulté cette joie intense et profonde de faire partie de la crème supérieure des geeks : je porte des Google Glass. Elles sont à moi, je les ai « portu », regardez moi. Moi moi. Et oui, avoir une paire de Google Glass n’est pas une mince affaire, parce qu’elles ont été distribués au compte goutte aux membres du Club « je pèse lourd sur les réseaux sociaux » ou celui de « j’ai des bons potes chez Google ». Et nous (faudrait-il qu’on les veuille, mais pourquoi pas) ? Et bien il va falloir attendre avant de savoir si elles seront remboursées par la sécu. D’abord parce qu’elles valent la bagatelle de $1,500, et ensuite parce que ce sont des lunettes sans verres pour le moment. Et oui, ce sont des lunettes pas faites pour voir, mais aider Google à mieux voir… ce que vous faites. Une rumeur venant de Chine nous indique qu’elles pourraient être distribuées au prix de $299… La plus grosse partie des lunettes ayant un prix de revient d’environ $30, ça leur laisse tout de même un peu de marge. Par contre un conseil, si vous vous en portez acquéreur, ne croisez jamais la route de  Scott Heiferman, le CEO de la startup Meetup : il a promis de pétez le nez au premier porteur de Google Glass qu’il croisera dans la rue. Faites gaffe.

Le dicton du jour : mieux vaut tard que jamais. Ceci afin d’expliquer que cette rubrique couvre l’actualité de la semaine passée, et non celle qui vient de s’écouler. Toutes nos excuses aux fans. Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Zynga, Yahoo!, July 4th, eBay, AngelList

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Mark Pincus passe le relais sur Zynga

Mark Pincus, le fondateur de Zynga qui passe les manettes de sa startup, l’ex-numéro 1 des jeux sur Facebook, c’est comme la fin d’une époque, et je l’espère pour Zynga (mais je n’y crois guère, sac de pommes de terre…), le début d’une nouvelle ère. Je me souviens bien cette fameuse soirée organisée dans les premiers locaux de la startup de San Francisco, en juin 2008, où j’étais loin d’imaginer qu’elle serait cotée au NASDAQ un jour. Mark Pincus a toujours été la figure de Zynga (après le toutou que vous pouvez voir ci-dessus, garanti d’origine), et c’est incroyable d’imaginer qu’il y ait des centaines de millions de personnes désireuses de payer pour télécharger une vache en rose, ou pour s’offrir un arrosoir en or plaqué pour son jardin magique. Les problèmes que l’on citent souvent pour une « web company », c’est tenir la charge, c’est trouver les moyens de déployer à grande échelle. Pour une société en bourse, l’objectif c’est surtout de durer et tenir ses promesses sur le long-terme. Ce qui fonctionne dans le jeu vidéo, ce sont les jeux qui ont trouvé leur niche, et leur cible : les hardcore gamers, ceux qui jouent « à la vie, à la mort », et qui  assureront des revenus sans faillir. Sur des jeux plus simples, grand public, et qui se développent sur des mécanismes plus proches d’une addiction court-termiste, il est difficile de planifier des revenus et de s’y tenir. Racheter des studios ou des équipes ayant développé des jeux à succès tiennent plus du jeu de roulettes et pas d’une stratégie telle qu’on l’attend à Wall Street. L’avenir dira si avoir choisi un grand nom chez un constructeur de console de jeu vidéo, Don Mattrick, ex-patron de « l’interactive entertainment » chez Microsoft, résoudra ce complexe casse-tête conduisant à aligner des downloads dans des tableaux Excel trouvant leurs origines dans un business plutôt difficile à anticiper.  Ca tombe plutôt bien, Steve Balmer, patron de Microsoft, avait envie de rajeunir ses cadres chez le géant de Seattle…

Suivre Zynga sur Twitter : @Zynga

Ne pas perdre le contact avec Mark Pincus sur Twitter : @MarkPinc

Suivre Don Mattrick sur Twitter : je vous laisse trouver le bon compte

Mardi : Yahoo! continue ses courses avec Qwiki

C’est amusant comment la vie d’une startup est faite : alors que Qwiki avait récemment changé de direction, après avoir prétendu changer le monde grâce à sa technologie de recherche multimedia (qui consistait en fait à intégrer des paragraphes sortis de Freebase et Wikipedia), Marissa Mayer, CEO de Yahoo! et accessoirement membre du jury du concours de startups Techcrunch Disrupt gagné par la startup en 2010, s’est rappelé au bon souvenir de la startup New Yorkaise, et s’est probablement dit que ça pourrait faire une belle affaire dans le portefeuille de produits de Yahoo! nouvelle version. Bien qu’à $50 millions, on peut juger que cela semble plus être une offre de récompense pour les investisseurs qui ont mis $10,5 millions au total, qu’un véritable prix de transaction habituel. Il est de toute façon très difficile d’avoir des chiffres précis sur le nombre d’utilisateurs. Le produit devrait être gardé sous son propre nom en tant qu’application iOS. Le lendemain, c’est au tour de Xobni d’être racheté, dont la promesse était de rendre votre boite email et liste de contacts plus intelligente (ça ne m’a pas frappé…). Ce rachat va permettre un quasi-équilbre entre les $48 millions offerts par Yahoo! pour la transaction et les $42,8 millions levés. Ca fait 17 sociétés acquises par Marissa Mayer depuis son arrivée.

Suivre Marissa Mayer sur Twitter : @marissamayer

Mercredi : un July 4th pas comme les autres

On ne rigole pas avec les droits constitutionnels aux États-Unis. Cette indépendance a été chèrement gagnée (avec le concours des autorités en charge de la France à l’époque d’ailleurs, ceci dit en passant), et l’histoire de Prism et de la cyber-surveillance de la NSA n’a pas encore été digérée… Du coup, un mouvement s’est créé sous l’impulsion de l’organisation Fight for the Future pour protester contre l’utilisation arbitraire d’internet selon eux non conformes aux droits des citoyens américains et des sociétés telles que WordPress.org, NamecheapReddit, Mozilla, CheezburgerMoveOn, et l’EFF, pour protester sur leurs sites web contre l’initiative de la NSA avec la redirection vers un site de pétition. Pas Facebook. Pas Google. Une belle occasion de remuer une nouvelle fois les lobbies en tous genre, pour la bonne cause : la sauvegarde de la confidentialité des informations. Sortant d’un récent voyage par avion assorti de 3 arrêts dans des aéroports de 3 pays différents, je me suis demandé ce que la sécurité serait sans un minimum de filtrage des passagers, et par extension, comment imaginer les états assurer un minimum de sécurité nationale sans un minimum de contrôles. A la vitesse où va l’information, et étant donné l’impact sur notre société, comment garantir à la fois la confidentialité et la sécurité ? Edward Snowden a sans doute eu raison de révéler le pot aux roses, mais il est grand temps de prendre conscience que nos informations n’ont plus aujourd’hui la certitude d’être inviolable. Chaque lettre tapée et rendue accessible sur Internet peut être un jour récupérée, ré-utilisée, vendue, exploitée, traquée, hackée. C’est ainsi.

Jeudi : July 4th, un bon jour pour les Belges 

On connaissait les Diables Rouges, le surnom de l’équipe nationale belge de football, un pays quelque peu malmené dans son histoire ces derniers temps, victime d’une guerre de ses deux communautés francophone et néerlandophone… C’est au tour de ses startups de faire parler d’elle, la souveraine Belgique, le lendemain de l’annonce de l’abdication du Roi Albert II, avec l’annonce de l’acquisition par eBay de deux sites 2dehands.BE (le flamand) & 2ememain.BE (le francophone) qui représentent à eux deux 5,5 millions de visiteurs uniques par mois. Ces deux sites rejoindront l’offre Classifieds Group d’eBay, présente à ce jour dans 25 pays. eBay se renforce donc sur ce territoire et se localise petit à petit à travers le monde. L’oiseau fait son nid.

Suivre  eBay sur Twitter : @eBayINC

Vendredi : AngelList, site incontournable sur le financement des startups

Naval Ravikant, c’est le startup boy par excellence, qui est en train de se faire une place au soleil dans le royaume des stars de la Silicon Valley. Au delà de ses réussites dans la revente de certaines de ses investissements à Twitter ou encore Google, c’est aussi le fondateur du site web AngelList, qui est en train de devenir un site majeur pour qui souhaite faire référencer sa startup et trouver les investisseurs de ses rêves : plus de 100.000 startups listées, plus de 500 introductions réalisées entre des entrepreneurs et des investisseurs sur AngelList par semaine…18.000 investisseurs accrédités (on ne s’improvise pas investisseurs aux États-Unis, il faut montrer patte blanche), qui ont assuré à ce jour 3.000 investissements. Environ. Le création de sa startup est devenu un  sport pratiqué dans bien des pays, et la principale friction provient essentiellement de la recherche de financement pour développer son produit. Même si nos recommendations vont dans le sens de bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, et qu’il est préférable de pouvoir s’autofinancer avant de faire appel au capital, il semble que chacun puisse avoir sa chance dans cette lotterie, et donc, si vous pensez argent, vous, créateurs de startups, pensez AngelList !

Suivre  AngelList sur Twitter : @AngelList

Suivre Naval Ravikant sur Twitter : @Naval

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un Français chez Google, Simpler, eBay et Goodwill, AnonyMouse, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : on s’arrache les talents Français dans la Silicon Valley 

 

J’avoue que le titre est quelque peu accrocheur, mais il y a tout de même un peu de vérité. La Silicon Valley adoooore les talents français, principalement nos ingénieurs. François Beaufort vient de rejoindre Google au poste de Chromium  evangelist (Avec Talend, Bonita Software et d’autres, l’open source Français est à une bonne place dans la Silicon Valley… ). Le monde d’Internet et du software d’aujourd’hui requiert de l’agilité et de la souplesse, et il faut reconnaître que les différentes écoles d’ingénieurs françaises préparent des têtes bien faites, qui savent s’adapter à des situations complexes et les résoudre  grâce à la technologie qui, rappelons le, n’est qu’un moyen, et non une finalité. J’entends des voix dans le fond de la salle : « Encore un talent perdu pour la France ». Non, Monsieur. D’abord parce que François sera basé sur Paris, avec un rôle global. Et puis parce que les talents sont légions en France, et beaucoup l’ignorent. Un IUT à Fontainebleau, ça peut finir chez Google pour un rôle global sur un domaine technique bien précis. Parce que des talents français qui vont voir ailleurs, ça laisse de la place pour un autre talent, en France, pour sortir de sa boîte et trouver le terrain d’expression nécessaire, car c’est bien connu que la nature a horreur du vide. A tel point que cette formation à la Française est mondialement reconnue, et cela attire des jeunes étudiants des quatre coins du globe. Elle est là, la réussite Française, elle existe, elle est prouvée : c’est déjà un succès, reconnu, acquis. Capitalisons dessus, et laissons les experts partir s’ils le veulent, d’autres les remplaceront, et c’est comme cela que l’on diffuse la French Touch, dans un monde global et ouvert. Bravo François, et bonne chance !

François Beaufort sur Google+

Mardi : une startup pour vous simplifier la paperasse, un rêve pour la France

 

J’ai eu l’occasion de vérifier récemment la lourdeur de l’administration Française, qui n’a pas toujours les employés qu’elle mérite, et l’on se prend à rêver de procédures sans papiers, sans queue, et sans personne dont le mépris qu’il vous accorde dans son temps de travail se cache à peine. On n’en fait jamais assez pour simplifier les procédures administratives, et il reste à a souhaiter que le choc de la simplification (sic) annoncé s’appliquera à tous les niveaux en France. Je n’ai pas non plus oublié le travail fastidieux lié aux procédures de droit du travail et de droit social, lorsque j’étais Directeur Financier. Simpler est une startup créée à San Francisco qui propose une solution qui centralise la paperasserie administrative concernant l’embauche de nouveau salarié sur un simple portail dans le cloud. Simpler vient de lever $1,25 millions, et on leur souhaite sincèrement bonne chance, car au delà de l’aspect administratif, il y a aussi les honoraires des experts spécialisés, qui sont parfois un peu loin de certaines réalités. Il est amusant de constater que le fondateur de cette startup vient du jeu (il a co-fondé Tinyco), un secteur qui embauche beaucoup en ce moment !

Simpler sur Twitter : @simplerco

Mercredi : eBay se lance dans le gentil e-commerce

 

Goodwill est un endroit très à la mode à San Francisco, mais pas pour les raisons que vous imaginez, et d’ailleurs il ne faut jamais dire que vous allez y faire des achats (vous savez, votre réputation…) : ce sont des magasins qui vendent des produits d’occasion (vêtements, meubles, livres…). En ces temps difficiles, c’est un moyen pour trouver des affaires à bon prix, voire parfois des choses très vintages ! eBay et Goodwill viennent de lancer ensemble « Sell It Forward » pour récupérer vos vêtements, chaussures ou sacs à main gratuitement, eBay vend ce qu’ils peuvent et les donateurs reçoivent 50% des ventes effectuées dans les 14 jours (sur leur compte Paypal of course), au delà de ce délai les objets sont transmis aux magasins Goodwill de San Francisco, San Mateo et Marin counties. J’appelle cela le gentil e-commerce, parce que c’est un nouveau cycle de ventes pour des affaires « gently-used. Sweet! Vous avez une réduction de vos taxes lorsque vous faites une donation à Goodwill. Avec Sell It Forward, you’re doing good!

eBay sur Twitter : @eBay

Goodwill sur Twitter : @SFGodwill

Jeudi : un site de soutien pour les jeunes homosexuels

Il y a des « printemps français » (pas de lien url ici, je vous laisse trouver vous même) qui me font mal à mon passeport, alors je suis particulièrement heureux de signaler cette initiative AnonyMouse qui vient d’être lancée à San Francisco, notamment par Aaron Moy, qui travaille chez Twitter, pour apporter de l’aide aux jeunes homosexuels qui ont besoin de support à un âge où beaucoup de choses se décident pour leur avenir, et où les familles ne sont malheureusement pas le terrain de support que l’on peut espérer attendre. On a beau être à une époque soit disant civilisée et moderne, on s’obstine à ignorer l’évidence et négliger l’évolution d’une société qui se développe avec amour sur d’autres bases que celles que la religion indique par exemple. AnonyMouse est né du souvenir d’un des co-fondateurs d’être dans l’impossibilité de trouver des personnes expérimentés pour parler de sujets disons… intimes. Sur le site AnonyMouse il est possible de disposer du suivi de « mentors », en l’occurrence des personnes accomplies et qualifiées pour faire un suivi totalement anonyme de problèmes pour le moment orientés vers la communauté LGBT. En attendant de l’élargir, je crains qu’il y ait un grande demande également autre que sur la communauté gay. « Aide toi, le ciel t’aidera »… et AnonyMouse tu contacteras.

Suivre AnonyMouse sur Twitter : @AnonyMouseApp

Suivre Aaron Moy sur Twitter : @AaronMoy

Vendredi : Apple et ses rumeurs

 

Il ne se passe pas une semaine, des jours sans que des rumeurs sortent sur Apple ceci, Apple cela, des nouvelles, des légendes. Que ferait-on sans Apple, un sacrée entreprise qui déclenche beaucoup de fantasmes dans la presse, et beaucoup de fans parmi ses clients. Rien que ce vendredi, jugez en plutôt : la sortie d’une manette de jeu dévoilée pendant la GDC, la sortie d’un service de iRadio pour cet été, iMessage qui ne sait pas filtrer les texto-spams et des développeurs iOS qui se voient visés par des campagnes de spamming, l’iPhone 5S devrait être lancé le 20 juin prochain, 8 mois seulement après la sortie de la version 5, Apple embauche des « Ground Truth Managers » pour le Japon, l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, les États-Unis, l’Afrique et   l’Asie/Pacifique pour contrôler le travail des équipes locales sur la collecte et le traitement des données de sa carte, et enfin Steve Jobs aurait autorisé en mars 2010 un de ses collaborateurs de montrer un iPad  à une amie mourante quelques jours avant le lancement de la tablette. Mais que la tech serait triste sans Apple, tout de même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !