L’actualité High-Tech de la semaine : Calm, Light Speed Ventures, Shyp, GoPro et Moment, Telegram

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Golden Gate Bridge

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner d’histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Un peu de Calm

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« Software is eating the world » : cette phrase bien connu du plus célèbre des investisseurs de la Silicon Valley, Marc Andreessen, co-fondateur d’Andreessen Horowitz, et surtout co-fondateur de Netscape, l’entreprise américaine qui a été pionnière du World Wide Web avec son navigateur web Netscape Navigator. Il a raison, Marco, parce que décidément ces petits génies de l’informatique ne cessent de réfléchir où caser le monde numérique, là où on aurait plutôt besoin qu’il nous lâche la grape digitale. Deux Britanniques se sont lancés dans une mission à rendre jaloux un autre Marco (celui dont on entend beaucoup parler ces jours-ci) : rendre le monde plus heureux et plus sain. Ben voyons… Le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’ils viennent de trouver des investisseurs avec $25 millions pour les aider à continuer de faire le job.

L’application (qui s’appelle Calm), puisqu’il s’agit d’une application pour smartphone,  a été  élue application de l’année en 2017, et ceci a du être convaincant à l’idée d’évaluer la société pour un montant de $250 millions. Mais surtout : Calm annonce avoir atteint plus de 21 millions d’utilisateurs, et a généré $22 millions de chiffre d’affaires en 2017 (ou $40 millions, selon le média qui raconte leur histoire, et ils ne s’accorde pas à ce propos). Enfin une startup qui lève des sous, mais surtout qui en gagne ! Quel rafraichissement… Ça vous coutera $12,99 par mois, $4,99 par mois si vous vous engagez sur l’année et $299,99 pour la vie. Au fait, ça fait quoi ? Calm crée un contenu audio qui aborde « les problèmes de santé mentale les plus importants de l’ère moderne » : le stress, l’anxiété, la dépression et l’insomnie. L’application contient plus de 100 heures d’audio pour plusieurs jours, avec des histoires pour vous apporter le sommeil, des leçons de méditation, des sons de la nature, des vidéos et de la musique pour la méditation. Enfin, de là à prétendre devenir la marque du 21e siècle, et devenir le « Nike de l’esprit », ça veut dire quoi ? Dernière anecdote : l’un des fondateurs, Michael Acton Smith, a été nommé Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) dans le cadre des récompenses du Nouvel An 2014 pour services rendus aux industries créatives, l’un des plus jeunes à avoir reçu le prix. My Gosh!

 Et encore une histoire de gros sous

Photo by Pepi Stojanovski on Unsplash
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On vous a parlé ici la  semaine dernière d’une grosse levée de fonds dans la Silicon Valley pour un investisseur, un VC (venture capitalist). Vous trouvez que je râle quand je lis dans la presse Française que la Silicon Valley, c’est mort. C’est au tour cette semaine de Lightspeed Venture Partners de lever $1,8 milliard avec deux fonds. Un pour la poche gauche, l’autre pour la poche droite, sans doute. Lightspeed est connu pour avoir été un des investisseurs de la première heure de Snapchat. Nous manquons de détails, mais je suis certain que l’argent sera bien placé, et fera plein d’heureux et d’heureuses n’en pouvant plus de vouloir changer le monde eux aussi. L’investisseur a fait a ce jour 624 investissements dans des startups.

Coincidence de calendrier, un autre investisseur voisin, General Catalyst, lève son neuvième fonds de $1,375 milliards. Sa dernière levée remonte à 2016 : c’est fou comme l’argent coule dans la Bay Area ! L’objectif sera autant pour servir les entreprises au démarrage de leur activité que pour les plus confirmées. Après Battery Ventures et ses $1,4 milliards en février et Sequoia qui postule pour un ensemble de fonds d’une valeur de $12 milliards, c’est fermer le caquet aux pessimistes du coin qui prévoyaient une baisse des activités des VC en pleine Trumpitude. Ben c’est loupé, et c’est tant mieux pour les startups, allez, soyons positif.

Shyp patatras

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Vous connaissez le terme « deadpool », dans le langage des startups ? C’est là où vont finir les entreprises qui n’auront pas les plaisirs d’un Chapter 11,  qui signifie un redressement judiciaire en droit des sociétés français, mais la mort subite, sans passage par un quelconque plan de sauvetage. Ça arrive tous les jours à côté de chez vous. Pour Shyp, c’est fait. Basé à San Francisco, créé en juillet 2013, $62 millions levés et parti en fumée. Fallait bien essayer, n’est-ce pas ? Shyp s’était attaqué à un bien grand problème : l’acheminement du colis dans sa première phase, c’est à dire celle qui normalement vous amène au bureau de poste le plus proche. Ou le bureau d’UPS ou de Fedex, s’agissant des États-Unis.

 « À mon avis, je trouve incroyable de voir combien de ces startups ne gagnent pas vraiment d’argent. Et les VCs sont en mesure de lever des fonds cpour financer ces entreprises qui pourraient ne pas fonctionner à long terme.  » Voici comment s’exprimait en 2016 un certain Kevin Biggon, CEO de Shyp. Il y croyait encore, au potentiel de ce marché : « Les consommateurs ont aimé le produit. Les petites entreprises ont adoré. Mais ce que nous n’avons pas fait, c’est construire une entreprise durable dès le premier jour. » Euh, oui ?! Il faut dire, fort de ses levées de fonds, la startup avait déployé ses services à Chicago, Los Angeles, et New York. Ça s’appelle un grand écart, et malgré le fait de se concentrer de nouveau sur sa base dans la Bay Area, il était sans doute trop tard pour donner l’illusion d’une profitabilité au moment où l’équilibre semblait se dessiner. Quant la confiance d’un investisseur est perdu, c’est le write-off qui se dessine dans la comptabilité de ce dernier, c’est à dire l’inscription d’une provision pour perte qui signifie le début de la fin. « L’investissement que nous avons reçu, tout ce que nous avons obtenu, n’était pas justifié par rapport au niveau d’activité où l’entreprise se trouvait. Et je pense que ça nous a vraiment fait mal. Les attentes étaient trop élevées. Nous avions beaucoup de capital. Nous avons dû le dépenser. Et je ne pense pas que nous étions prêts à le faire. Nous avons grandi prématurément. ». Belle conclusion du CEO, pour ceux qui comprendrons.

 Le hardware, c’est dur

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La société GoPro, qui commercialise des caméras d’action depuis 2004, lance un nouveau modèle coûtant $200 de conception similaire aux précédents modèles Hero 5 et 6.Les performances en matière de capture vidéo et la qualité d’image sont meilleures, le contrôle vocal et la stabilisation numérique et l’étanchéité jusqu’à 30 pieds ont été ajoutés.

Pourtant, il y a peu (Janvier 2018), GoPro annonçait la suppression de 250 emplois, soit 20 % de ses effectifs, passant de 1,700 en 2016 à 1,000. Ces licenciements ont fait suite à une série de mauvais résultats, dûs notamment à la concurrence de produits moins chers. GoPro annonça également l’arrêt de son drone Karma et son désengagement du secteur.

Au même moment, Moment (non, je ne radote pas, c’est le nom de la startup) est en plein lancement de produits sur le site de financement participatif Kickstarter un produit qui s’adapte sur votre iPhone, votre Samsung Galaxy ou votre Google Pixel pour produire des vidéos d’une autre dimension. Pourquoi s’enquiquiner à développer des caméras alors que le smartphone a prouvé depuis bien longtemps son utilité en la matière. Il suffit de l’améliorer un peu, et c’est ce que propose la joyeuse bande de créateurs portant le nom de Moment. Basé à Seattle, Moment est un collectif de photographes, de vidéastes, de designers et d’ingénieurs « qui croient que le monde est meilleur lorsque vous vous perdez et que vous suivez votre objectif ». Décidément. Et ils proposent donc ce Moment Filmmaker Collection, composé d’un étui à piles iPhone X, d’une lentille anamorphique, d’un support de filtre et d’un contrepoids à cardan. Leur lentille anamorphique permet de développer une distance focale plus large dans la direction horizontale et une distance focale plus longue dans la verticale. Ouf. Vous pouvez maintenant capturer une image super grand angle avec la faible profondeur de champ inhérente et la perspective d’un téléobjectif. C’est le Saint Graal du cinéma, avec votre smartphone. Ces braves gens ont levé plus du million de dollars pour ce projet, et peut-être plus encore, la campagne se terminant le 20 avril. Ceci dit, les mésaventures de Giroptic, autres stars de Kickstarter et spécialiste des caméras, qui a terminé dans le caniveau, nous rappelle que dans le monde du hardware, il faut être prudent dans ses prédictions.

Quézaco ICO ?

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Telegram n’est pas une entreprise comme les autres. Les frères Durov, co-fondateurs de l’entreprise, sont à l’origine de VKontakte, le réseau social d’origine russe, qu’ils ont laissé aux main d’hommes proches de Poutine, après avoir revendiqué une certaine méfiance et défiance à l’égard du régime politique de leur pays. Ils se sont ensuite lancés dans leur nouvelle entreprise : Telegram. Nikolai Dourov a créé un nouveau protocole de communication sur lequel il allait fonder Telegram, tandis que son frère Pavel a apporté un soutien financier au projet à travers son fonds Digital Fortress, basé aux États-Unis et créé alors qu’il dirigeait encore VK. Les deux frères, opposants de Vladimir Poutine, souhaitaient développer un moyen de communiquer hors du regard du FSB, le service secret russe chargé des affaires de sécurité intérieure. La création d’un compte se fait de façon similaire à WhatsApp. Il est possible d’accéder à son compte et de recevoir ses messages à la fois sur mobile et ordinateur, de créer un pseudonyme sans divulguer son numéro de téléphone. Rien de spécial en apparence, sauf que récemment les deux frères ont décidé de lever des fonds pour le développement de l’entreprise à travers une ICO. Blockchain, Bitcoin, ICO… Le monde des nouvelles technologies devient de plus dur à suivre et à comprendre. Une Initial Coin Offering (ICO) est une méthode de levée de fonds fonctionnant avec l’émission d’actifs numériques échangeables contre des crypto-monnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens » (des jetons numériques), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain (une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle). Le marché des ICO est régulièrement pointé du doigt pour ses tendances spéculatives jugées parfois irrationnelles, pour le relatif vide juridique dans lequel il évolue, et pour le manque de transparence de certaines opérations. La Securities and Exchanges Commission des États-Unis a déclaré le 25 Juillet 2017 que les sociétés Blockchain doivent obéir aux lois fédérales, ce qui a pour conséquence  de mettre les ICO sous surveillance, surtout après le vol frauduleux commis lors de l’opération relative à Ethereum,  un cousin du bitcoin (l’autre monnaie virtuelle de type monnaie cryptographique). Donc les 2 frangins ont donc décidé de passer par une ICO pour lever des fonds (plutôt qu’une levée de fonds traditionnelle), avec un total de $1,7 milliards levés à ce jour (pour les détail de cette déclaration à la SEC, c’est par ici). Ça ne va pas faire plaisir à Poutine, qui leur cherche toujours des poux dans la tête avec Telegram. Alors avec tous ces sous en plus, le Vladimir…

Remerciements à Wikipédia pour cet article.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Grubhub, Kalanick, Khosla Ventures, IBM et Walmart

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Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Grubhub se déploie dans la Bay Area

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J’ai toujours été surpris de la discrétion de la société Grubhub dans un marché très à la mode et disputé par des entreprises comme Amazon, Uber, et Yelp notamment, depuis sa création en 2004. Grubhub opère dans le secteur de de la livraison de repas préparés au domicile des particuliers. Après environ $300 millions levés, la société est entrée en bourse en 2014. Sur l’exercice 2017, son chiffres d’affaires s’est élevé à $683 millions, en progression de 40% par rapport à l’exercice précédent. Avec un taux de marge de 52% (je parle ici du Gross Profit, qui déduit les coûts des marchandises vendues), vous ne me croirez pas, parlant d’une ancienne startup à caractère technologique, qu’elle est même profitable depuis plusieurs exercices, avec un montant de $100 millions pour ce même exercice. Je n’ai certes pas audité ses comptes, mais je crois ces chiffres sur parole et c’est plutôt une sacré performance dans un secteur ou une des anciennes stars de San Francisco, Sprig avec ses $45 millions levés en Series A, a fermé ses portes en 2017.

Comme bien tant d’autres, avec toutefois la société de Palo Alto Doordash et ses $721 millions de levée (merci Softbank) qui continue sa route néanmoins.

Dans le même temps, Uber continue de piailler son rôle de leader mondial en devenir dans ce domaine avec Uber Eats sans avoir rien prouvé à ce jour à part dépenser les milliards de dollars chaque trimestre, et difficile de dire ce que donne Amazon Restaurants sur le sujet tant on parle de tout et de rien au sujet du géant de Seattle, comme on l’appelle dans la presse spécialisée. Quant à Yelp, l’autre compagnie de San Francisco a négocié sa spin-off Eat24 à…devinez qui…Grubhub depuis l’été dernier sur une base de $287,5 millions en cash, ce qui vous donne une idée des sommes en jeu sur ce marché.

Grâce à cet accord, après avoir soigneusement évité la Bay de San Francisco pour grandir dans le Mid-West (sans oublier notamment le rachat de la New-Yorkaise Seamless entre autres), c’est désormais 80,000 restaurants qui peuvent faire l’objet d’une livraison dans la Baie de San Francisco à travers la plateforme de Grubhub, dans le prolongement des négociations pour le rachat de Eat24.

 Il est de retour…

Pour ceux qui parlent un bon anglais

Travis Kalanick, l’ancien patron d’Uber qui a été jeté à la porte en juin dernier suite à une série de controverses majeures, semble avoir trouvé son prochain rôle après l’annonce il y a quelques semaines de son nouveau fonds d’investissement. Kalanick a déclaré sur Twitter (ça économise les frais d’agence) que son fonds investirait 150 millions de dollars pour prendre notamment une participation majoritaire dans City Storage Systems, ou CSS, basée à Los Angeles (histoire de ne pas trop rester dans les pattes de pas mal de gens à San Francisco), tout en y prenant la direction de l’entreprise (“Mister baller is back”). Il s’agit d’une société de portefeuille axée sur le réaménagement de biens immobiliers en difficulté, avec deux entreprises, CloudKitchens et CloudRetail, qui se concentrent sur le réaménagement des actifs en difficulté dans ces deux domaines. CSS se concentre sur la réaffectation des actifs immobiliers en difficulté tels que les parkings ou les centres commerciaux abandonnés et les transforme en espaces adaptés aux nouvelles industries, telles que la livraison de nourriture ou la vente au détail en ligne. D’ici à que l’on retrouve Kalanick traîner dans les couloirs d’Uber Eats, certains ont déjà fait le pari.

Petit rappel pour les amnésiques, Kalanick avait démissionné d’Uber après avoir fait face à un procès intenté à Waymo au sujet de la fuite de secrets commerciaux, à une bataille continue avec les actionnaires existants (dont les courageux Benchmark Capital) et aux répercussions d’une enquête sur le harcèlement menée par l’ancien procureur général Eric Holder, fruit d’une culture d’entreprise, disons, menée à l’image de son boss.

Le nouveau fonds de Kalanick, qu’il a appelé 10100, ou «dix cent» ,  serait donc axé sur «la création d’emplois à grande échelle», avec des investissements dans l’immobilier, le commerce électronique et «l’innovation émergente en Inde et en Chine». Souhaitons leur simplement bonne chance, à tous ces gens.

Quand les fonds va, tout va

Vinod Khosla dans les champs de la Silicon Valley

Vinod Khosla, né le 28 janvier 1955, est un ingénieur et homme d’affaires américain d’origine indienne. Khosla est répertorié par le magazine Forbes comme un milliardaire, ayant fait sa fortune en tant que co-fondateur de Sun Microsystems, où il était l’un des fondateurs en 1982, puis il devint General Partner de la société d’investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers en 1984 où il a commencé sa carrière d’investisseur.

Sa page Wikipedia nous informe qu’il a été impliqué en 2010, dans un différend juridique après avoir empêché l’accès du public à Martins Beach (à quelques miles au Sud de Half Moon Bay) sur sa propriété. Mais ça, on s’en fout, on a mieux à découvrir au sujet de cet investisseur qui vient de lever un nouveau fonds de $1,4 milliard (je mets un “s” ou pas ?!).

Khosla a fondé sa propre société de capital-risque, Khosla Ventures, en 2004. La société est basée à Menlo Park en Californie, sur Sand Hill Road, là où se trouve la majorité des VCs de la Silicon Valley et gérait jusqu’il y a quelques jours environ 2,8 milliards (là, j’en mets un, de “s”) de dollars de capitaux d’investisseurs ainsi que des investissements financés par Khosla lui-même. Il faut dire que Sun Micro Systems a bien enchaîné les milliards de dollars jusqu’à son rachat par Oracle en 2009, assurant à Vinod .

Khosla est spécialisé dans les domaines du Cleantech et les start-ups de technologies de l’information. Avec pas moins de 70 “exits”, c’est à dire de nombre de sociétés vendues après y avoir investi, dont notamment Yammer, racheté par Microsoft pour $1,2 milliard. Avec d’autres partenaires “corporate”, comme on dit, c’est à dire les grandes entreprises, comme Cisco, Khosla Ventures finance l’un des meilleurs découvreurs de talents avec l’accélérateur de startups The Alchemist, basé sur San Francisco. C’est certain que ce nouveau fonds prouve, si c’était encore nécessaire, que La Silicon Valley séduit toujours les capitalistes. Ce nouveau fonds, à ce jour le sixième fonds de capital-risque de la société, a été appelé d’une façon très inventive «Khosla Ventures VI, L.P.» permettra de lever jusqu’à 1 milliard de dollars. Le deuxième fonds sera axé sur des transactions pour des projets plus “early stage” sous le nom de «Khosla Ventures Seed D, L.P.» et pourra gérer jusqu’à 400 millions de dollars. Ça laisse présager encore plein de sousous dans les poches des serials entrepreneurs de startups.

 Les vieux de 40 ans prennent un bouillon chez Big Blue

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Tout le monde connaît IBM : créée en 1911, spectateur historique depuis cette date, dans le domaine des sciences, et au delà (pas toujours du bon coté de la force pour des raisons propres au business, j’imagine), Big Blue est incontournable dans bon nombre d’innovations. Ce rôle est joué avec plus ou moins de succès, notamment avec leur nouveau bébé Watson dans le domaine de l’intelligence artificielle, qui a certes connu de bons sujets d’applications dans le domaine de la santé, que dans le retail par exemple. Mais les faits sont là : IBM tient une place de choix dans tout ce que se passe dans le monde informatique.

Maintenant, c’est aussi une entreprise cotée en bourse. Qui veut dire action cotée en bourse, veut dire chiffre d’affaires, marges, résultats et dividendes. Sans parler des robots et toutes ces sciences sur lesquelles travaille IBM qui sont censées bientôt remplacer tout le monde. IBM vient de couper plus de 20.000 employés américains âgés de 40 ans ou plus au cours des cinq dernières années, selon une enquête de récente de ProPublica, un organisme sans but lucratif basé à New York qui se décrit comme un site d’informations indépendant spécialisé dans journalisme d’investigation d’intérêt public. La publication allègue qu’IBM n’a pas fourni aux travailleurs âgés le suivi administratif auquel ils ont légalement droit, et a mis en lumière un préjudice en défaveur de certaine catégorie d’âge lors de la mise en œuvre des licenciements. ProPublica informe également que les responsables ont encouragé certains membres du personnel à postuler pour de nouveaux rôles, tout en demandant aux départements des ressources humaines de ne pas les employer. Le rapport affirme que ces mesures s’inscrivaient dans le cadre de vastes mesures de réduction des coûts qui ont permis à l’entreprise de faire venir de jeunes travailleurs à des salaires plus bas.

Si je comprends bien, ce n’est plus après 50 ans qu’on est bon pour la casse chez IBM, mais 40. Les temps sont car apparemment on n’arrête pas le progrès dans les nouvelles technologies.

Les derniers aveux de Marc Lore, CEO de Jet.com ?

La compétition du Retail au États-Unis fait rage avec l’avènement du e-commerce qui petit à petit fait son nid, pour le plus grand bénéfice à ce jour d’Amazon qui a investi depuis belle lurette sur le panier numérique. Bien que les parts de marché soient encore à prendre, la plupart des Retailers Américains se sont pris les pieds dans le tapis du “brick and mortar”, à négliger la formation continue du suivi de la satisfaction client et aussi celle des progrès de la technologie. Historiquement, le métier de Retailer est un métier de marchandage et de remplissage de rayon pour la plus grande satisfaction des ménagères. Aujourd’hui et depuis bien longtemps, c’est toute la famille qui achète et les prescripteurs dans la vraie vie ont foutu une bonne claque à l’âge moyen dans les sondages IPSOS. Et les petits pioupious, ça vit sur les smartphones et les ordinateurs.

Aux États-Unis, le seul à avoir pris le bon virage à ce jour, et le chantier est encore en cours, c’est Walmart, le plus gros Retailer du monde. Créé en 1962 par Sam Walton, c’est aujourd’hui quelques 12.000 magasins à travers le monde, $500 milliards de chiffre d’affaires, un profit net de $10 milliards, et 2,3 millions d’employés (dont 1,4 aux États-Unis). Le tout détenu encore par la Famille Walton à 51% (dont la fortune est valorisée à quelques $130 milliards). Walmart a bien fait ses courses dans le monde du e-commerce en rachetant Jet.com (pour environ 3 milliards de dollars), Bonobos (vêtements pour hommes), Modcloth (vêtements pour femmes), Shoes.com (ça vu, tu comprends l’anglais…), récemment Parcel (spécialiste de la livraison du dernier kilomètre) et même Vudu (locations de films sur internet). C’est une véritable armée de spécialistes du online qui est désormais disponible et qui travaille sur le Walmart de demain. Et il ne faut pas oublier les divisions Walmart e-commerce, Walmart Labs et Store No 8 qui travaillent sur les fonctionnalités numériques d’aujourd’hui, celles disponibles dans 2 ans et les autres dans 5 ans, avec une multitude d’ingénieurs basés ici aux États-Unis et en Inde, comme tout le monde désormais. Et oui, la France est peut être un réservoir de talents dans le domaine informatique, comme vous pouvez le lire en long et à travers dans la presse Française, mais c’est en Inde que se développe une bonne partie des choses qui deviennent un joli succès de la Silicon Valley. Marc Lore, fondateur de Jet.com, est intervenu récemment lors de la conférence Shoptalk à Las Vegas pour affirmer que Walmart restait en “mode achat” car elle cherche à différencier son offre de produits en ligne pour concurrencer Amazon.com. Les acquisitions futures se situeront probablement dans une fourchette de 50 à 300 millions de dollars, et même plus, a déclaré Lore. “Nous cherchons et parlons à plus d’entreprises que nous n’avons jamais eu… et nous sommes définitivement dans un mode d’acquisition.”  Il a également déclaré que le groupe continuerait d’investir dans Jet.com pour attirer les millennials urbains et prospères sur New York, San Francisco et dans d’autres grandes villes. L’achat de startups avec leur propre inventaire spécialisé fait partie de cette stratégie : “Avoir une poignée de marques ne suffit pas”.

L’actualité High-Tech de la semaine : Theranos, Apple et Saleforce and co, le NASDAQ, Trump et Walmart

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Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Ça dégaine pour Theranos

Elizabeth Holmes, CEO de Theranos

Suite et fin de l’histoire avec la startup Theranos, star des années Techcrunch en 2014, avec la SEC (US.Securities and Exchange Commission, le « gendarme de la Bourse » américaine) qui charge Theranos, la fondatrice Elizabeth Holmes, et l’ancien président Ramesh Balwani de fraude. La compagnie et Holmes ont accepté les accusations sans toutefois admettre d’avoir effectué des actes répréhensibles. Holmes paiera une amende 500.000$, et sera interdite de servir dans certains rôles au sein des entreprises publiques. Elle devra retourner les 18,9 millions d’actions restantes qu’elle a obtenues pendant la période de fraude; et renoncer à son droit de vote de Theranos en convertissant ses actions ordinaires de catégorie B en actions ordinaires de catégorie A (c’est technique, mais précis, mon cher Watson). De cette façon, si Theranos est acquise ou liquidée, Holmes profitera pas de fruits de la vente à partir du moment où au moins 750 millions de dollars auront été restitués aux actionnaires de Theranos. Balwani, quant à lui, fera face à des accusations devant les tribunaux.  Quant tu es Président d’une société aux États-Unis, tu as plutôt intérêt à faire attention à ce qui se passe en son sein. Voire éviter de pousser un peu trop Mémé dans les orties, en exigeant de tes employés à faire ce que l’éthique réprouve. En tout cas, mieux vaut avoir des compétences dans le secteur du médical : le software a beau « manger » le monde, mieux vaut se méfier des leçons bien connues des amateurs des fables de La Fontaine (genre jouer avec le feu – sic). La SEC allègue que Theranos a amassé plus de 700 millions de dollars durant la période de fraude. Quand même. Tout est parti d’un article du Wall Street Journal (et oui, certains journalistes font leur job sur les sujets tech). Ces braves gens ont tout de même levé plus du milliard de dollars pour cette société créée en 2003. Comme quoi, lever des fonds, ça ne prouve pas toujours le bienfondé de ceux qui les lèvent.

C’est le jour des courses dans la Silicon Valley

Money, money, money!

La même semaine, ce n’est pas moins de 3 rachats de startups qui ont été annoncées par les stars de la Bay Area. Tout d’abord Apple, qui a racheté la startup développant Texture, un kiosque numérique offrant un accès illimité à un catalogue de magazines. On imagine bien ce qu’Apple compte en faire. Salesforce rachète CloudCraze, plate-forme développé dans l’écosystème de Salesforce proposant une suite d’outils de vente et de marketing. Ne cherchez pas le montant, c’dest de toute façon certainement moins chez et plus rapide que de développer le truc soi même. Dans la catégorie des moins connus, il y a la société de spécialisée informatique Palo Alto Networks acquiert la société de solutions de sécurité dans le cloud Evident.io. Comme son nom de l’indique pas, la société Palo Alto Networks est basée à Santa Clara : ça, c’est pour les grands fans de la Silicon Valley, et les précieux quant aux détails historiques. Les heureux propriétaire de la startup Evident.io vont se partager $300 millions avant impôts, pour une levée totale de $49 millions. Not bad. Un joli coup pour un de ses investisseurs, In-Q-Tel, qui n’est rien d’autre que… la société effectuant des investissements pour le compte de la CIA. Oui Madame. Quoi ? Vous avez dit ? Et la GDPR dans tout ça ? Euh… Tiens, en parlant de GDPR, la société d’information financière  Experian, bien connue pour son système informatique en forme de gruyère (petit rappel pour les non initiés ici) acquiert la société basée au Royaume-Uni ClearScore, spécialisée dans l’aide aux prises de décision financières pour les particuliers, pour $385  millions. Souhaitons que l’audit informatique ait été fait par des gens sérieux.

Qui n’en veut du NASDAQ ?

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La course à l’IPO continue. Bien que les résultats de l’introduction en bourse au temple des valeurs technologiques au NASDAQ ait fait les preuves que c’est toujours bon qui s’en occupent, et un peu moins pour ceux de l’autre coté de la barrière, cela n’arrête pas le flux des prétendants dont peu de gens on entendu parler, et comprennent encore moins ce qu’ils font pour aller chercher les patates et faire ding dong avec la cloche (une vieille tradition locale). Voyez un peu : la société de sécurité informatique Zscaler fait récemment son entrée dans le Nasdaq. La nature de leur activité est aussi compliquée à comprendre que le fait d’essayer de prononcer le nom de la société sans postillonner.  Déposé confidentiellement pour $100 millions l’été dernier (les cachotiers…), l’offre avait initialement prévu de vendre des actions de 10 millions d’actions au prix de $10 à $12 chacune, avait ensuite élargi le placement à 12 millions d’actions de 13 $ à 15 $ chacune, selon le bon principe disant que qui peut le plus, peut le moins. N’est ce pas. Finalement évalué à 16 $ par action, évaluant de fait la société à 1,9 milliard de dollars, négociation fut ouverte à 27,50 $ par action, permettant ainsi à l’entreprise d’amasser 192 millions de dollars. Bon, pour la plus-value pour les boursicoteurs, faudra attendre un peu. Et pas plus tard que cette semaine aussi, la plate-forme d’automatisation d’abonnement pour les entreprises Zuora vient à son tour de candidater pour la Bourse de New York sous le symbole ZUO, après avoir levé 242 M $ à ce jour. L’histoire ne dit pas quel est le chiffre d’affaires de Zuora (on y parle de volume de contrats gérés, en bon nombre, c’est certain), et encore moins si l’entreprise est profitable. Et ce sera bientôt le cas de Spotify, qui sera introduite en bourse le 3 avril prochain, dont on peut bien se demander si un jour cette entreprise gagnera finalement de l’argent. Les pertes sont proportionnelles à la croissance d’augmentation du chiffre d’affaires ! Enfin, Dropbox vise à lever près de 650 millions de dollars, selon un récent un dépôt à la SEC montrant que la société prévoit d’offrir des actions 36M à 16 $ à 18 $ chacun. C’est le moment de péter votre Livret A.

V’la Trump qui fait de l’interventionnisme !

Le Président des États-Unis d’Amérique

Le président Donald Trump a tué le projet de rachat de Qualcomm parBroadcom, invoquant des problèmes de sécurité nationale, selon un communiqué publié lundi par la Maison Blanche. « Il existe des preuves crédibles qui portent à croire que Broadcom Limited, une société anonyme organisée en vertu des lois de Singapour (Broadcom) … en exerçant le contrôle de Qualcomm Incorporated (Qualcomm), une société du Delaware, pourrait prendre des mesures qui pourraient compromettre la sécurité nationale des États-Unis « , indique le communiqué. Bon, tout ça, c’est une histoire de semi-conducteurs qui veulent être calife à la place du calife, qui cherchent la taille critique tout en faisant les beaux jours des banques et avocats d’affaires. Comprenez bien, ces gens là n’ont pas de weekends et il faut bien qu’ils trouvent des trucs à faire, des coûts à réduire, que sais-je. Forbes a déjà fait le boulot d’expliquer les raisons du truc, alors allez donc voir . C’est sûr que de voir Qualcomm passer sous un pavillon autre qu’Américain, ça lui a foutu les jetons au grand Donald. Qualcomm est une des gros employeurs de la région de San Diego, en Californie du Sud (dans les 30.000 et quelques), une des régions où se concentre l’industrie de la Défense Américaine. C’est certain que ça fait drôle de voir une telle implication du pouvoir exécutif Américain se mêler des affaires privées, mais il faut reconnaître que Trump n’avait pas encore appuyé sur tous les boutons qu’implique sa fonction, dont celui de passer pour un bon père socialiste. Voilà, c’est fait. Du coup, ni une ni deux, l’ancien président de Qualcomm, Paul Jacobs, travaille sur une offre d’acquisition de la société, rapporte le Financial Times, informant le conseil d’administration de Qualcomm de ses projets et ayant déjà approché un certain nombre d’investisseurs, y compris SoftBank. Pas des Américains ça, il a pas suivi, Paulo…

Retail is not dead!

Photo by Aquib Akhter on Unsplash – Les clichés ont la peau dure

Les grands gourous du Retail et les Rois de la Transformation Numérique vous l’annoncent à tord et à travers : Amazon va tuer tout le monde. Et tout ça. Pendant ce temps, et bien les gros bras du métier comme Walmart font leur vie, et surtout leurs courses. Walmart est en pourparlers pour investir 7 milliards de dollars dans l’entreprise de commerce électronique Flipkart. Basée en Inde, l’opération permettrait à Walmart d’acquérir environ un tiers de la société, ou encore Walmart achèterait 40% de Flipkart. Ça papote encore sur les centimes. C’est sûr qu’à coté les annonces du père Bompard, ça ressemble à des pets de souris ! Le marché Indien intéresse pas mal de monde, à savoir Amazon notamment avec l’ami Bezos qui veut investir $5 milliards sur un marché de 1,3 milliards d’habitants. Ça en fait du monde qui va fait ses courses. Créé en 2017, Flipkart fait $3  milliards en chiffre d’affaires, emploie 33,000 employés. Il semblerait qu’une partie des entreprises de l’écosystème de Flipkart soient enregistrées à Singapour. Ça ne m’étonnerait pas que Donald vienne mettre le bout de son nez dans cette histoire, on ne sait jamais avec lui, il est tellement surprenant. Walmart investissant des milliards hors des États-Unis, au lieu de créer de l’emploi sur le sol américain, pensez vous !

 

Des outils de ressources humaines au service du retail

Des outils de ressources humaines au service du retail

La dernière édition de la NRF et de son Retail Big Show (la grande messe du Retail aux États-Unis, chaque mois de Janvier à New York) s’etai bien cachée de nous donner les signes du séisme qui allait dévaster un bon nombre d’enseignes lors du premier semestre : la liste des entreprises fermant des magasins ne cesse de s’allonger mois après mois. Ceci étant dit, en cherchant bien, une tendance a émergé grâce à quelques startups sur une valeur que nous connaissons bien : l’humain au centre, et là je parle des attentions apportées à quelques startups aux vendeurs en magasin, une des clés de voûte de l’industrie du retail. Il est clair que leur motivation, leur connaissance des produits et des mises à jour, leur capacité à interagir en fonction des situation, voir leur capacité à accélérer la vente sont ces petites choses qui font la différence sur le terrain. C’est l’occasion d’un passage en revue des apports de la technologies dans les métiers du Retail, du recrutement jusqu’à la gestion… et la prévision.

Flexibilité de la force de vente sur le terrain

La société Tulip Retail, créée en 2013 à Toronto, Canada, était une des startups mis en avant durant la conférence de la NRF pour son application disponible sur smartphone et sur tablette dont l’utilisation doit permettre aux vendeurs des éléments déterminants :

  • support à la vente : la présence d’un vendeur dans un rayon est le meilleur point de contact commercial, et il est impensable en 2017 que l’on doive se contenter d’une étagère pour diriger un client vers un produit qui n’est pas forcément là au moment T mais bien entendu disponible en stock. Et là, nul besoin d’aller vers son écran IBM noir et vert qui n’est pas forcément disponible ou même prêt du point de vente,
  • personnalisation de la vente : les nouvelles technologies en terme de gestion et traitement d’image, par exemple, permettent aujourd’hui de proposer en temps réel ou presque une personnalisation d’une offre basée sur un recommandation de produit, par exemple, dans le secteur de la mode, de proposer toute une série d’accessoires alors que nous renseignons notre client sur la dernière robe à la mode,
  • paiement à la volée : comment peut on imaginer en 2017 d’être encore obligé de toujours faire la queue, alors que l’on a par exemple un seul produit entre les mains et que l’on aimerait bien passer à autre chose et non pas attendre… Les propositions d’Amazon et de son “Amazon Go” permettant de payer en sortant sans aucune procédure sont encore de la science fiction (très cher à développer, même pour Amazon, et sûrement pas encore fiable), mais rien n’empêche un vendeur de permettre au client de payer son ou ses quelques articles et de leur permettre de quitter le magasin en ayant également automatisé la procédure de dé-sécurisation du produit.,
  • formation continue : la vie d’un produit ne se résume par à une fiche d’inventaire sur informatique, d’un étique sur une étagère : c’est un produit vivant, qui bouge en stock mais aussi dans sa forme. Comment gérer sans support informatique quelques centaines de référence dont on à la charge, avec toutes les autres tâches qui incombent au vendeur. C’est de plus un éléments de partage de la culture, qui remotive et qui donne un dynamisme à la fonction. Apple, dont les magasins sont la référence en terme d’accueil client, propose tous les jours un moment de détente et d’information à ses employés à travers leur application mobile maison (puisque bien sûr chacun dispose d’un smartphone). Moment permettant de partager un peu plus la fidélité à la marque, en même temps que l’on se renseigne sur les nouveautés.

Il n’y a rien de surprenant d’apprendre que Tulip Retail dispose d’un accord avec Apple pour distribuer son système au moyen d’un accord commercial qui devrait aider la startup… si les prix pour en disposer n’était malheureusement pas à la hauteur de la réputation de la marque à la pomme. Comme toujours, d’autres startups ont pris ce créneau pour proposer la même chose moins cher : comme quoi, c’est la bataille du juste prix, ou du prix le plus bas, même dans la Silicon Valley ! En tout cas, on m’a toujours dit qu’un bon ouvrier devait avoir de bon outils !

Flexibilité du recrutement grâce aux nouvelles technologies

La législation aux États-Unis laisse plus de flexibilité dans le droit du travail et elle a permis de voir émerger des applications mobiles qui se concurrencent le marché des employés journaliers qui n’est pas une exception dans ce pays, à commencer par Forge. Forge a vu le jour en 2015 avec notamment une co-fondatrice de 23 ans à l’époque, Stacey Ferreira, qui avait déjà créé et revendu sa première startup… deux ans auparavant. Sa prétendue jeunesse ne l’avait pas empêché d’être sensibilisée aux difficultés rencontrées par les commerçants, petits et grands, pour trouver une main d’oeuvre qualifié, et rapidement, mais surtout pour une grande partie de la population Américaine qui vit sans compte bancaire et souffre de trouver facilement du travail localement. C’est ainsi que Stacey choisit de quitter ses études pour rejoindre le Peter Thiel Fellowship, un programme entrepreneurial permettant de financer une partie des besoins de jeunes entreprises, avec également une logistique matérielle, et mettre en marche une application mobile qui aujourd’hui rapproche les magasins et les chercheurs de travail sur courte durée. L’avantage de ce type de solutions et de permettre de garder un suivi des emplois effectués par les salariés d’un jour, jusqu’à leur permettre d’obtenir des qualifications avec les répétitions des missions exercées au sein d’un même magasin : une façon de se distinguer sur un emploi avec un système qui en quelque sorte cumule les bonnes notes. Il n’est pas rare de cumuler des jobs et cette main d’oeuvre n’avait pas vraiment encore à ce jour un outil pour faire autre chose que les petites annonces du quartier… et de nos jours tout le monde à un portable.

L’application permet de mettre en place un portail mobile pour l’entreprise pour attirer les talents. Elle apporte des outils de planification et de gestion des heures disponibles, et la jeune startup ne cesse d’améliorer l’outil au niveaux des critères de recherche : deux ans après sa création, on arrête jamais d’apporter des améliorations, et bon nombre de concurrents sont venus se positionner sur ce type de services. C’est à coup sûr un outil permettant la réactivité à court terme, sinon en temps réel, des besoins d’un métier aussi exigent que le Retail

Les chatbots, une autre solution de recrutement en devenir

Un chatbot est un robot animé par un logiciel capable de dialoguer avec un individu par l’intermédiaire d’un service de conversations automatisées effectuées en grande partie en langage naturel. L’avantage de ce type de ce solution qui se démocratise de plus en plus dans les entreprise et pas seulement les sociétés de haute technologie permettent en générale de simplifier les échanges et offrent davantage de proximité entre un service et ses utilisateurs. C’est une opportunité pour des entreprises qui veulent se démarquer de la concurrence par sa modernité et de l’image innovante que cela apporte. La génération Y ne passe plus nécessairement par les petites annonces, ou les CV en papier : ils ont les deux pieds dans le numérique.

Bien que les progrès soit lents car gérer des bibliothèques de questions et réponses grâce aux progrès de l’intelligence artificielle n’a pas totalement fait ses preuves, il y a toutefois une grande capacité d’analyse en volume ce qui simplifie la gestion de la quantité, sachant qu’à un moment un humain viendra prendre le relais pour poursuivre la conversation. Et comme les algorithmes sont censés s’améliorer au fur et à mesure des requêtes qu’il ne comprennent pas, on ne peut qu’espérer voir ces outils être de plus en plus performants. L’élément déterminant pour une entreprise dans son recrutement, c’est l’immédiateté qu’apporte le numérique, qui par sa technologie a instauré une culture de l’instantané. C’est un gain de temps pour les recruteurs, et pour les candidats une sensation de prise en charge qui va favoriser son engagement et sa fidélisation, d’une certaine façon. C’est enfin une expérience de recrutement ludique qui permet de personnaliser la relation d’une façon plus conviviale. À condition de ne pas chercher à répondre à des questions trop complexes, car c’est l’échec assuré et une image allant à l’encontre du résultat escompté

Et si on mettait des robots dans les magasins ?

Même si l’on a pu apercevoir quelques petits robots par ci par là à la NRF, la thématique du remplacement de l’humain par les robots fait débat en ce moment, sans parler des fantasmes que peut créer son intégration avec l’intelligence artificielle dont on a déjà parlé dans ces colonnes.

On peut déjà voir dans les allées de certains magasins aux États-Unis un robot  nommé Tally, développée par la société Simbe Robotics à San Francisco, qui ne sert pour le moment qu’à détecter les produits manquants dans les étagères. Une étude d’un cabinet de consulting stratégique de New York annonçait il y a peu le chiffre de “6 à 7,5 millions d’emplois qui seraient supprimés dans les prochaines années”. On parle tout de même de 16 millions d’Américains travaillant dans cette industrie. Une drôle de prédiction alors que justement l’objectif des cas d’usage imaginés à ce jour par les sociétés développant des robots (en mettant à l’écart ceux qui comme Softbank et anciennement Aldebaran se contente d’amuser la galerie dans les centres commerciaux) sont de débarrasser les vendeurs de tâches leur empêchant de se consacrer à la chose essentielle que l’on peut trouver dans le magasin : un client.

D’autres comme Lowe’s imagine utiliser les robots pour interagir avec les clients dans le magasin. J’imagine la tête de clients en train de parler à une machine… Quand je pense au faible succès que je rencontre avec mon Amazon Echo pour m’apporter des réponse que j’obtiens rapidement en tapant une requête sur Google… il va s’en passer du temps avant que l’on se passe des vrais gens, même pour passer à la caisse : un client reste un client, avec ses caddies et ses problèmes à utiliser une technologie pas toujours au point. On sera toujours content de trouver quelqu’un pour vous aider, et pas celui qui fait la queue derrière vous. Le Président de la maison mère de Taco Bell’s prévoit de remplacer ses employés par des machines d’ici 10 ans. Il est certain que le problème du paiement à la caisse va bien finir par se résoudre de façon automatique. Voyons d’abord comment se positionnera ce type de restauration rapide dans 10 ans !

Une autre apport de la technologie au service du recrutement : l’intelligence artificielle au service de la donnée

Le recrutement est un élément clé de la gestion des ressources humaines pour une enseignes étant donné la complexité grandissante d’une industrie en plein mutation et la nécessaire juste équation étant donné les rigueurs réglementaires qui peuvent être souvent un obstacle, ou du moins un nombre de candidats qui va en augmentant avec la situation du marché de l’emploi. Comment être sûr de bien gérer les volumes de candidatures, et de ne pas se tromper dans le choix du candidat ?

Des startups comme HiredScore, basée à New York et créée en 2012, apporte une technologie utilisant la puissance des données qui va fournir une analyse en temps réel, et une hiérarchisation des candidats sur la base de données approfondies et d’intelligence artificielle provenant de milliers de sources au-delà du CV, y compris les données publiques et les données d’entreprise. La solution de fournit également des informations approfondies sur les processus de recrutement pour aider certaines des plus grandes entreprises à progresser dans le cadre d’un programme de ressources humaines axé sur les données. Les systèmes classique de ressources humaines ne suffisent plus en l’état et doivent s’adapter eux aussi à l’exigence qu’attendent aujourd’hui les entreprises ayant besoin de systèmes délivrant des réponses en temps réel et qui ont la capacité d’avoir la capacité d’apporter des réponses toujours plus pertinentes face au choix des personnes que l’on souhaite recruter.

La place de marché : une solution aussi pour le recrutement

Un Chti de la Silicon Valley l’a bien compris : les systèmes d’informations de demain doivent être intelligent mais aussi ils doivent s’ouvrir vers l’extérieur et céder aux sirènes des places de marché. Jérôme Ternynck a créé SmartRecruiters en 2010 avec celle logique de proposer aux entreprises une solution riche de solutions qu’il serait bien incapable de développer à lui tout seul, étant donné la diversité des besoins à résoudre. Les startups proposant des services ciblés dans le domaine du recrutement peuvent venir s’intégrer à la place de marché SmartRecruiters, ce qui complète l’offre de la plateforme et apporte à la startup le trafic qu’elle aurait certainement du mal à acquérir elle même. De l’autre côté, les personnes cherchant un emploi sont assurés d’avoir en face une entreprise cherchant à la recruter disposant d’outils assurant une meilleure relation dans le parcours de recherche. Rien de pire qu’une candidature sans réponse ou une mauvaise adéquation au poste. SmartRecruiters propose notamment de faire des enregistrements vidéo, et répondre ainsi à un agrandissement de la mobilité constatée par une économie qui exige de la part des chercheurs d’emplois à élargir leur champs de recherche.

C’est dans les périodes difficiles que l’on se rend compte que le premier argument de vente d’une entreprise est sa politique de ressources humaines : comment elle recrute, comme elle gère son personnel, comment elle les bichonne dirons nous. D’un point de vue business on juge la qualité d’une organisation sur sa capacité à anticiper, voire agir en temps réel. Les nouvelles technologies, combinant le smartphone, l’intelligence artificielle, les chatbots ont passé un nouveau palier sur les quelques années qui viennent de s’écouler et dont les possibilités permettent d’aller au delà des outils de ressources humaines que l’on a connu ces dernières décades : c’est devenu également un critère de performance pour l’activité de l’entreprise, et un élément de séduction pour pouvoir d’attirer les talents.

Les 3 Lois du Bonheur au Travail

Travail et bonheur font très bon ménage si ces deux notions sont accompagnées de lois très simples qui vont permettre de diffuser l’une sur l’autre : la culture, tout d’abord, qui assure la permanence de l’application du principe. La technologie ensuite, qui s’avère un excellent complément aux méthodes managériales en permettant de les diffuser au plus grand nombre, et de façon plus pérenne. Enfin, le partage, ou dirons nous une meilleure approche du partage du fruit de l’expansion, produit des effets qui ont faire leur preuve dans bon nombre de cas qui ne nous sont pas inconnus… Le tout à la mode de la Silicon Valley !

1. Le bonheur par la culture

Photo by Toa Heftiba on Unsplash

Le bonheur au travail est une notion bien entendue des entreprises qui comprennent l’enjeu de la compétitivité moderne. Les théoriciens en ont parlé dans les années 80 avec notamment l’ouvrage “L’entreprise du 3e type” d’Archier et Sérieyx, deux spécialistes de sociologie appliquée aux entreprises, à la grande époque de la mode de la culture d’entreprise, qui se préoccupait déjà d’une autre forme de management. De nos jours les entrepreneurs de la Silicon Valley ont bien été obligés de s’y faire. Cette relation directe entre le bonheur et le travail s’est imposée en Californie du Nord depuis l’avènement des entreprises comme Google, Uber, Facebook, qui se livrent une véritable guerre des talents. Les écosystèmes où la main d’oeuvre manque, comme c’est le cas depuis la reprise économique en 2008 nous apprend beaucoup sur le renversement à opérer en management pour gérer ses talents et leurs compétences : les garder, et les recruter.

 Cela explique pourquoi d’autres entreprises qui ont réussi comme Grubhub (une entreprise basée à Chicago qui livre les repas des restaurants au bureau ou à domicile), ou Snapchat à Los Angeles, ne veulent surtout pas s’installer dans la Baie de San Francisco. Tout est fait pour que le salarié se sente comme chez lui : buffet de nourriture ouvert toute la journée et même certaines entreprises comme Airbnb mettent en avant le manger bio pour dire à quel point ils aiment prendre soin de leurs petits chéris. Il n’est pas rare de pouvoir emmener son petit toutou au bureau, sans parler de la flexibilité des horaires, ou la possibilité sans broncher du télétravail qui est rentré dans les moeurs. Et je ne parle pas des tables de ping-pong, des baby-foot, cours de yoga, séances de massage, navettes de bus, le tout sans pénalités fiscales ou défiance sur la productivité du travailleur : un salarié pourrait presque partir dans l’heure s’il le souhaite.

À quelques heures de là, à Las Vegas, une entreprise rachetée depuis lors par Amazon (Zappos qui vend des chaussures en ligne) a décidé de mettre en place des mesures assurant le bonheur de ses salariés par différentes méthodes. Ce fut d’abord la flexibilité au niveau des fonctions dans l’entreprise, avec la possibilité de passer d’un service à un autre, quelque soit la nature du travail. Il y avait également la prime au départ en période d’essai : vous pouviez toucher quelques milliers de dollars en cas de départ pendant la période d’essai, pour bien s’assurer de la volonté du nouvel embauché d’être sur la bonne priorité (son emploi plus que l’argent, qui ne fait pas toujours le bonheur comme on le sait). Il y eut le stade ultime : la mise en place d’un système de holacratie, une forme d’organisation de la gouvernance basée sur la mise en œuvre formalisée de l’intelligence collective : plus de chefs, plus de patrons, une organisation qui s’auto-gère par fonctions propres au métier de l’entreprise, plus que les services fonctionnels habituellement utilisés. Il est difficile de savoir si ce dernier système ait pu faire ses preuves, puisque la compagnie organisa dans la même période une réorganisation, mais toujours est-il que certains chefs d’entreprise comme Tony Hsieh, CEO de la société Zappos, suit un idéal. Cette quête s’est d’ailleurs transformé par l’écriture d’un livre, “Delivering Hapiness” et la création d’une entreprise chargée de mettre en application les principes du bonheur en entreprise comme business model.

passion-driven profit

Pas très loin de Lille, l’entreprise Boulanger a d’ailleurs décidé de concentrer leur activité autour du bonheur depuis 2010 avec comme mission de vendre de la Happy Technologie à ses clients, ce qui reste la phase finale du process. Au point de proposer un nouveau service de livraison de pièces détachées à domicile grâce à la technologie des imprimantes 3D et son nouveau service la “Happy 3D”. Qui peut mieux parler de bonheur qu’une entreprise qui elle même fonde son objectif commercial sur le bonheur de ses clients ?!

Une autre entreprise Nordiste, Kiabi, n’a-t-elle pas décidé de lancer “l’Happy Culture” afin de favoriser l’audace auprès de ses collaborateurs, faisant ainsi depuis 2013 la culture RH l’un des points forts de sa stratégie de développement. Les salariés réfléchissent sur l’organisation, la manière d’évoluer et de travailler en commun.

2. Le bonheur par la Technologie

D’abord un petit rappel que l’on oublie bien souvent : c’est parfois à se demander à quoi sert la technologie, quand on parcourt les médias, au delà des levées de fonds qui font le métier des investisseurs de capital-risque et qui servent ceux qui s’appellent eux mêmes des “serial-entrepeneurs”. Ces “serial-entrepeneurs” sont des gens qui créent des entreprises en série (souvent une, en vrai) et qui les revendent, qui trouvent des “exits” (réussissent à vendre leur startup). Rarement avec profit, mais il y a bien belles exceptions qui confirment la règle. Nous, on sait qu’être entrepreneur, c’est comme l’innovation, ça ne s’invente pas : c’est inné. Ce n’est pas une méthode, c’est comme une ADN qui vous colle à la peau et qui vous fait avancer dans les chemins certes tortueux mais exaltants de la création avec un grand C.

Donc la technologie, pour y revenir, nous savons aussi que c’est avant tout pour servir l’Homme, et donc l’organisation, par voie de conséqunce. Et là aussi, on peut y trouver un moyen de développer le bonheur au travail en utilisant des solutions qui vont permettre au salarié de se sentir bien encadré car bien formé, et bien informé : il devient un salarié engagé. Mais ça se mesure comment, un salarié engagé ?

Pouvoir parler de ses progrès, encourager les améliorations, avoir des opportunités d’apprendre et de progresser, savoir que leur opinions compte. Les raisons qui rendent un salarié sont nombreux.

Il y a de plus en plus de plateformes proposant ce type de solutions… Je propose une petite revue de quelques startups, en partant de certains cas d’études. Pour commencer, le premier constat simple est qu’une entreprise à l’écoute rend ses employés heureux. La startup Waggl basée à San Francisco a développé un service permettant aux managers de poster des requêtes à leurs équipes pour générer des discussions en interne au service, avec l’objectif de déterminer quelles réponses sont les meilleures au moyen d’un mécanisme de vote.

La société Butterfly se charge de mesurer la satisfaction au quotidien, après que les fondateurs aient pu évaluer au cours de leur carrière en grande entreprise que la motivation n’est pas toujours au rendez-vous au travail. Ils ont donc créé un outil de suivi de l’humeur, qu’ils décrivent comme un “bonheur intelligent et récurrent” pour être pleinement efficace. Il s’agit simplement de micro-enquêtes quotidiennes permettant aux entreprises d’avoir une vision claire et soutenue du niveau de bonheur de leurs équipes. La puissance de ce système consiste en son immédiateté et la possibilité de rétroaction instantanée des demandes. Il s’agit de ne pas traîner quand un problème surgit, sachant que naturellement la rétroaction reste anonyme. La liste des startups se développant sur le créneau de la mesure du bonheur au travail commence à s’allonger.

Autre chose : selon une étude récente commandée par la startup de Seattle TinyPulse, qui propose plus ou moins le même service que Waggl, la complainte majeure parmi les employés et les managers sur les évaluations de rendement de toute sorte est qu’ils prennent trop de temps. Aussi, dans le prolongement, ce qui est intéressant au sujet de ces réponses est que, de manière générale, responsables d’équipes et employés sont sur la même page au sujet de leurs plaintes. Une bonne raison pour mettre au panier les vieilles méthodes de revue annuelle du manuel du bon manager ?!
L’idée additionnelle proposée par TinyPulse est de rendre le processus d’évaluation amusant, voire même addictif. Donner trop de poids à ce que des événements récents peuvent avoir comme conséquences peut être difficile à gérer, mais ne rien faire sauf une fois ou deux par an… c’est définitivement trop tard.

Il faut savoir qu’Apple, souvent présentée comme une entreprise pratiquant l’excellence au niveau des équipes d’accueil et de ventes de ses magasins, autorise quotidiennement ses employés de consulter les informations mises à disposition depuis le terminal de ventes (un iPhone quelque peu amélioré) à raison de 20 minuts quotidiennes. Sur ce principe, la startup d’origine Australienne et basée désormais à San Francisco Myagi a développé une “plateform as a service” disponible sur tablette et smartphone permettant de partager les informations mettant à jour en temps réel les fiches produits fournies par les marques, d’autres plus générales sur l’entreprise afin de tenir motivée les équipes de ventes qui ont souvent besoin d’être challengées sur leurs performances… Un des rares secteurs où la gamification tant mise en avance il y a quelques années reste présente.

Myagi

Pour être complet sur ce sujet, il y a également Hyphen avec un peu de sang Français parmi les co-fondateurs même si la société est basée à San Francisco qui a choisi les mêmes cas d’usages en y rajoutant toutefois un soupçon d’analytiques pour explorer le prédictif dans la masse d’informations échangées. Sans parler de “machine learning’ (apprentissage automatique par le langage), le bonheur de chacun passe aussi par l’anticipation et le fait d’éviter des problèmes qui pourraient l’être. Tout un programme !

Hyphen

Un constat pour ce volet technologique : toutes ces compagnies ont développé avant tout une application mobile. Quand on vous dit que le monde d’aujourd’hui est “mobile first” (les développements doivent en priorité être faits sur téléphone portables), cela vaut aussi pour les applications dans le monde de l’entreprise : le bonheur dans l’entreprise doit désormais rentrer dans la poche des salariés !

3. Le bonheur par le partage

Pour citer un des chefs d’entreprise Français les plus charismatique : “La seule valeur d’une entreprise (…), c’est la valeur et la motivation de chaque personne qui la compose”. Il y a autre chose qui rapproche la Silicon Valley de Gérard Mulliez, c’est l’accès donné aux salariés au capital. Je le cite encore : “”Je me suis battu pour imposer [l’actionnariat salarié] à ma famille. Mais j’ai eu raison. Ça permet de réunir le capital et le travail.” La Silicon Valley l’a bien compris et il y a longtemps. La meilleurs façon d’attirer les talents, et de les rendre heureux par le travail, c’est de les rémunérer par le capital, les “stocks options” comme ils disent de ce côté de l’Atlantique. Aujourd’hui, et hier, les grandes entreprises comme Google, Facebook et Uber ont réussi grâce à l’engagement de milliers de développeurs en logiciel qui ont vu en leur entreprise une façon de se voir réussir non pas en tant que simple salarié mais aussi comme contributeur de son succès. C’est ce qui fait aujourd’hui la différence dans le monde des startups et qui crée ces vocations, des fois à un très jeune âge.

Quand la fiscalité s’en mêle, c’est à dire qu’elle sait se rendre discrète, mais efficace, c’est ce que l’on appelle un cocktail gagnant, et il suffit de voir ces hordes de jeunes salariés de startups se rendant à leur travail chaque matin : à leur rythme, mais d’un pas assuré, avec ce sentiment d’indestructibilité (qui peut se retourner contre eux s’ils se lancent eux mêmes par la suite dans l’entrepreneuriat, mais c’est une autre histoire). C’est la perceptible sensation de bonheur de ces salariés du 21e siècle qui voient la vie en rose.

Quand cela ne suffit pas, certains donnent l’exemple d’une autre façon comme ce dirigeant de startup de Seattle Gravity Payments qui décida en 2015 de donner 90% de son salaire à ses salariés pour qu’ils puissent tous bénéficier d’un salaire au minimum de $70,000. Il gagnait tout de même 1 millions de dollars. Ce fut donc 30 employés qui virent leur salaire doubler, et 40 autres augmenter significativement. Le CEO décida de cette opération après avoir vu une étude sur le bonheur en entreprise. L’initiative ne fut pas du goût de toute la Direction de l’entreprise, mais il ne s’arrêta pas en chemin pour autant. Un centaine d’autres entrepreneurs le contactèrent pour le féliciter de sa démarche pour ensuite lui emboîter le pas. C’est la force de l’exemple, il suffit d’un premier ! L’idée de ce fameux Dan Price était simple : rétablir la confiance au sein de l’entreprise et retrouver des niveaux de profitabilité qui étaient devenus rares. La réaction des clients de cette entreprise qui évolue dans le domaine des paiements fut également positive : quand les salariés rejoignent des clients dans le clan des heureux, c’est le double ticket gagnant !

Un nouveau job en entreprise : Chief Happy Officer

Arnaud Collery

Certains en ont fait une nouvelle fonction dans l’entreprise, et propose même une formation pour être prêt à diffuser cette dose de bonheur. Arnaud Collery a un passé à Hollywood et dans les stand-ups à l’Américaine, mais il ne rigole pas sur le sujet du bonheur au travail. Il croit à l’impérieuse nécessité de prendre la chose au sérieux et d’aider les entreprise à s’y coller en proposant une formation qu’il avait jusqu’à présent choisi de ne pas proposer en France. Mais comme il me l’a récemment avoué, il pense que le pays semble tellement prêt au changement vu qu’il s’est déjà mis en marche, qu’il a décidé lui même de revenir un peu au bercail pour partager cette science du bonheur qu’il a appris dans ses voyages à travers le monde.

Alors si ça vous dit, vous les dirigeants d’entreprise ou les DRH qui me lisent à cet instant et qui voulez y tâter et distiller du bonheur dans votre entreprise, c’est par que ça se passe, et c’est bientôt !

Intervention d’Arnaud sur le sujet pour vous en faire une idée :

Chronique New-Yorkaise

Fatigué de ses histoires sans queues ni têtes dans la Silicon Valley, j’ai trouvé sympathique de faire une petite pause New Yorkaise dans ces chroniques qui ont parfois bien du mal à se réveiller. Et de partager une drôle d’idée : j’imaginais Spotify annoncer prochainement ouvrir une boutique à New York.

Union Square Shopping

Jeudi 17 Août 2017. Comme à son habitude en cette période, New York est chaud, et humide. Une grosse averse vient de tomber sur la ville, créant des rivières de boue se déversant autour du Washington Square Park. Assis à la terrasse de la Maison Kayser, une boulangerie aux accents Français, sur Broadway, à un bloc de Union Square, les responsables du magasin discute du trafic du magasin, des habitudes du quartier. Assis avec mon chocolat et une baguette viennoise aux pépites de chocolat, j’écoute la rue.

C’est une banque qui a pignon sur rue en face, dans un immeuble de couleur aluminium. Avant juin 2009, c’était un Virgin Megastore. Ouvert en 2006, fermé 3 ans plus tard, ce magasin eut l’honneur d’être la plus grosse boutique de vente de musique dans Manhattan. De la dimension de celui que l’on a connu avenue des Champs Élysées, le Megastore a certainement rendu la mariée belle lors de la vente de la marque Virgin en 2007.

Boutique Amoeba à Los Angeles

Cette fermeture, c’était un des signaux d’une industrie de la musique qui allait devenir quelque peu moribonde dans le monde physique, où aujourd’hui seules certaines enseignes et leurs magasins résistent. Elles résistent soit en s’étant spécialisées, soit en réduisant la voilure, soit en se diversifiant encore plus. Ainsi, la FNAC en France par exemple a ajouté encore plus de catégories de produits d’équipements de la maison, jusqu’à fusionner avec Darty. Pour en revenir aux États-Unis, à part lorsqu’on se promène chez Amoeba à San Francisco ou à Los Angeles, par exemple, avec la renaissance du vinyl, qui est d’ailleurs une bien belle arnaque (je parle des 33 tours à $25), et avec cette ambiance spéciale du groove local, les parcours d’achats de musique dans un Target ou un Best Buy ressemblent vraiment à une opération liquidation permanente.

On le pressentait bien à cette époque en Europe chez les spécialistes de l’industrie musicale et des labels, bien avant le lancement de l’iPhone en 2007 qui allait rendre la musique encore plus près d’un clic d’achat sur votre téléphone portable : la consommation de musique deviendrait numérique. C’en était fini des jeux des industriels obstiné à vendre l’innovation avec de nouveaux formats physiques, plus grands en capacité de stockage, mais incapables de lutter contre des débits des réseaux opérateurs qui passèrent à la vitesse supérieure sous la pression de la concurrence dans ce secteur.

Sans chercher à être exhaustif ici avec les différentes plateformes qui allaient marquer l’histoire de la musique numérique, Pandora Radio allait ouvrir la voie en 2000 avec son service automatisé de recommandation musicale poussé par un Music Genome Project. Derrière ce nom de code magique, un moteur d’intelligence artificielle. Ces deux lettres capitale « AI » ne faisait pas encore briller les yeux des investisseurs, les fameux VCs de startups, toujours à la recherche de ce qui peut se rentabiliser grâce aux lignes de codes : mais c’est la preuve de la désuétude de cette mode.

Et puis Spotify. La Suède, pays d’origine de la startup, créée huit années plus tard, a gagné la course des plateformes numériques d’écoute musicale, même si le siège est aujourd’hui à New York. C’est à Spotify que je pensais, là assis, en écoutant parler de la période où Virgin aider à rendre la musique accessible, dans un univers physique à rendre la FNAC complètement ringarde (je n’ai malheureusement connu que le magasin Parisien).

Spotify, c’est toute la musique que tu veux ou presque, gratuit avec de la pub, ou sans pub mais avec un abonnement forfaitaire. Spotify, c’est une victime de l’arnaque d’Internet dans sa version « cloud » : plus des gens se servent de sa plateforme, plus l’entreprise a besoin de serveurs qui coûtent de l’argent, encore plus d’argent. La boucle exponentielle infernale : 140 millions d’utilisateurs à travers le monde, 60 millions de clients payants, un chiffre d’affaires à presque 3 milliards de dollars, $600 millions de perte en 2016.

Et si le Retail venait au secours de Spotify ?

Fermes de serveurs dans l’espace

Alors qu’il y a toujours des petits malins pour s’imaginer calife à la place du calife aux États-Unis, comme Tidal récemment, ou Napster, il y a du gros en face avec Apple Music, Google Play Music, Amazon Music Unlimited. Spotify se doit de trouver des solutions de croissance pour affronter la concurrence, pour attirer les « zannonceurs » (le plat favori des médias tech du petit web Français, vous savez) parce que la pub fait encore vivre de nos jours. Envoyer des serveurs de stockage informatique dans l’espace, avec des meilleurs coûts et de meilleurs débit, pour améliorer sa rentabilité ? C’est en cours de construction, ça ne vas pas arriver demain. Que reste-t-il ?

La première solution, c’est l’Uberisation. Et là je propose une nouvelle définition du verbe, qui me paraît s’imposer étant donné les déboires de l’ex-startup de Kalanick, le Robin des Bois qui voulait sauver la population des méchants taxis de la terre, et qui s’est pris les pieds dans le tapis de l’arrogance technologique et d’une certaine forme de cavalerie (la fuite en avant). Uberiser aujourd’hui, c’est fonder son principe de croissance sur des cycles d’investissement sans fin, en espérant que quelque chose viendra sauver le bateau face à une rentabilité quasiment impossible à trouver. Bon, Spotify, ce sont des Suédois, des vikings. Ça ne rigole pas tous les jours, mais ça ne prend pas ses vessies pour des lanternes.

Pop-up Store en Suède

C’est là que j’ai eu l’idée du scoop de l’été : Spotify va ouvrir son premier magasin, ici, à New York, à quelque pas de leur siège dans le quartier du Flatiron. Bon, ce n’est surement pas la première fois que Spotify doit réfléchir à tâter au brick and mortar. Personnellement, je trouve que c’est un très bonne idée. Naturellement.

Alors que le monde du Retail traditionnel ne cesse de s’interroger sur son avenir, sa taille, et la température du jour d’Amazon, les petits jeunes players du e-commerce ont commencé une grande farandole de création de magasin : Bonobos, Birchbox (et sa boutique à Paris), Casper, Warby Parker. Il est évident que personne n’a intérêt à voir le centre ville se vider, ça dévalue le mètre carré, c’est mauvais pour les affaires. Regardez par exemple la Station F dans le Sud Est Parisien dont tout le monde parle en ce moment, le paradis des startups. Il fallait bien se dévouer pour permettre à l’indice immobilier du quartier de se refaire une santé. On n’avait pas pensé mieux depuis qu’un homme politique avait voulu se faire construire une bibliothèque à son nom.

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Le Retail new look a la côte. Alors pourquoi par un remake du Megastore à la sauce Suédoise, pour vendre des abonnements Spotify dans des kiosques d’écoute de musique, où l’on pourrait commander le merchandising que l’on trouve de plus en plus aux côtés des descriptions des artistes :  achats d’albums physiques personnalisés, Tshirts et mugs à gogo.

Pourquoi pas mettre en place des scènes de concert interactives, retranscrites en réalité augmentée partout dans la monde, où tous les artistes délaissés et ignorés par les distribution de revenus de Spotify pourrait venir se faire connaître sur une scène alternative. Pourquoi ne pas concurrencer des sites de ventes de spectacles, et là je pense en particulier à StubHub, qui est une autre belle dans la monde du web où bon nombre de concerts se font hackés par des pros du systèmes D qui s’approprient les places des meilleurs concerts. Et vous vous retrouvez avec des prix de ticket et des frais additionnels astronomiques.

La musique est faite pour se partager dans la vraie vie, et franchement un endroit dédié à la musique avec tout ce que les services innovants pourraient apporter : ça manque dans notre espace de vie. Souhaitons donc que l’Amérique soit encore à l’initiative d’un nouveau mouvement, et dans le domaine de la musique, c’est sur Spotify que je parie.

L’actualité High-Tech de la semaine : les startups de la famille Trump

En cette semaine pleine de surprises à l’occasion des élections aux États-Unis, j’ai choisi de transformer cette habituelle série qui se veut historiquement un suivi hebdomadaire de la vie des startups en me concentrant cette fois sur les investissements de la famille Trump, au sens large, dans cet écosystème. L’occasion de se familiariser avec un futur Président décrié, pour les raisons que chacun entend, mais dont l’environnement reste méconnu. Le début d’une nouvelle ère (« Bon sang, encore 4 ans », dirait la marionnette de Jacques Chirac) qui risque de ne pas être de tout repos…

Spring avec la fille

SpringLa base de données spécialisée dans l’investissement CB Insights  mentionne la fille de Donald Trump issue de son premier mariage, Ivanka Trump, parmi les investisseurs de Spring une société créée en 2013, spécialisée dans la ventes d’articles fashion (vêtements et accessoires). Le montant levé à cette occasion est de 7,5 million de dollars dont le détail n’est pas nécessairement public, mais cela montre que la descendance du businessman sait s’allier avec un intéressant panel d’investisseur au rang desquels figure un fond d’un certain Groupe Arnault, un des investisseurs leaders de cette levée de fonds. Parmi la liste, il y a un fonds dont le nom avec deux lettre, GV, ne laisse aucune ambiguïté sur le faut qu’il s’agisse de Google Ventures. Pour la petite histoire, une deuxième levée de fond de 25 millions de dollars a été effectuée avec une bonne partie des investisseurs de la première levée de fond institutionnelle en Avril 2015. Sachant que Yuri Milner, l’investisseur Russe connu pour son investissement dans Facebook et sa propriété de 100 millions de dollars à Los Altos Hills s’est joint à la ronde (ah oui, il cherche aussi la présence d’autres êtres dans l’Univers). Si on rajoute SV Angel et l’inévitable Ron Conway qui investit dans tous les coins et le fameux podcasteur énervé de Gary Vaynerchuk et son fond invité au premier tour…. Cela fait un joli cocktail avec Arnault, un investisseur Russe et Google, et la fille Trump, et cela vous donne un bonne idée de la façon dont l’argent tourne dans ce joli monde de bisounours des startups. Et de bien belles discussions en meeting de Conseil auprès du feu dans la cheminée.

Ivanka bis

TwingtaleJe serais incomplet en omettant qu’Ivanka a investi personnellement en 2015 dans une startup de Los Angeles qui s’appelle Twigtale. Twigtale permet de construire des histoires sous forme de livres dont la construction se fait depuis leur site web. Cette mignonne startup a pour l’instant seulement bénéficié d’investissements personnels de Larry Page, Anne Wojcicki (ex-Madame Sergey Brin, l’autre co-fondateur de Google), co-fondatrice de 23andme, une startup qui travaille sur les informations disponibles depuis votre ADN, Wendi Murdoch, qui fut la troisième épouse de Rupert, aussi un club de business angels d’Harvard, et plein d’autres invités de marque que je ne connais pas, mais certainement de bonnes fréquentations californiennes.

Kickstarter avec le gendre

KickstarterPour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la révolution du financement participatif, Kickstarter doit sembler inconnu, ou alors tu viens juste de t’acheter un ordinateur et un accès Internet. Kickstarter permet à des porteur de projet de machines ou d’équipement de faire un appel public à l’investissement. Tu fais une belles vidéo, tu bricoles un prototype, tu raconte une belle histoire autour de ton idée, et Kickstarter te mets en relation avec des gens intéressé d’acheter ton produit. Bon, après tu cours en Chine pour trouver un fabricant et ensuite tu t’inscris aux cours du soir pour comprendre comme fonctionne la distribution, mais ce n’est pas le sujet ici. Le fameux Jared Kushner, mari de sa fille Ivana que je prédis comme le levier favori de notre nouveau Président auprès de la communauté Juive et Israël, comme tout bon représentant des États-Unis (sa fille s’est naturellement convertie au Judaïsme) apparaît donc comme investisseur de Kickstarter, créée en 2009, basée également à New York. Le fils Kushner est un habitué des inscriptions aux grandes écoles Américaines à coup de subvention de la part de son riche papa, si l’on en croit Wikipedia (c’est bien d’aimer ses enfants et de les aider), et il a su prouver à son tour qu’il sait investir dans l’immobilier, en prenant notamment une part majoritaire dans le Time Square Building dans Manhattan. De l’immobilier au biens mobiliers, il n’y a qu’un pas, et le fameux Jared, au passé Démocrate dans sa jeunesse, est en bonne compagnie avec le gratin des investisseurs habituels de la Silicon Valley comme Chris Sacca ou Caterina Fake. Même le co-fondateur et CEO de Twitter Jack Dorsey. Allez, la politique n’a pas d’autre odeur que l’argent, qui d’ailleurs n’en n’as pas, une je prédis de belles nuits de noces entre Trump et la Silicon Valley. On pari ?! L’investissement total fut de 1o millions de dollars…

Le gendre (encore) avec Hot Potato

Facebook Updates Groups Feature To Help Sort FriendsNous retrouvons le fameux Jared investisseur en Series A d’un site qui permet de rassembler les amis à l’occasion d’un évènement. Une belle brochette de copains de la Silicon Valley qui ont investi dans la patate chaude : Dave Morin, un ancien ponte de Facebook, le couple Banister, investisseur dans Paypal et toutes les startups qui ont réussi dans la Silicon Valley depuis plus de 10 ans, et encore Ron Conway etc. Besoin de vous faire un dessin ou vous avez compris déjà grâce au chapitre précédent ? Attends, c’est pas fini : devine qui a racheté Hot Potato en 2010 pour 10 millions de dollars en cash ? Regarde la photo en en-tête de ce chapitre…Il faut reconnaître que ce fut un petit tour d’investissement de 1,42 millions de dollars. Mais quand même. Plutôt le nez fin comme business angel, le Jared, et un beau portefeuille de connaissances dans la Baie de San Francisco.

Le gendre et sa boite, son frère, suite et fin

Thrive CapitalJared est un entrepreneur actif dans l’immobilier et à ce titre a fait développer la société familiale Kushner Companies (« Building the Future »). Il est membre du Board d’une startup de San Francisco dénommée 42Floors qui propose une plateforme sur Internet qui propose des offres de bureaux disponibles pour la location et pour la vente selon des critères géographiques. À ce titre, pour cette startup qui a levé 17,4 millions de dollars, il fréquente certainement des personnes déjà citées plus haut mais également Dave McClure, un des apôtres de l’investissement du Business Angel dans la Silicon Valley, le co-fondateur de Reddit Alexis Ohanian, et quelques investisseurs comme Bessemer Venture Capital (basé à Menlo Park, qui a investi dans Linkedin et autres), et aussi un certain Thrive Capital. Thrive Capital est un fond d’investissement cumulé de 1,3 milliards de dollars sur 5 levées successives), ayant fait à ce jour 112 investissements dans 77 sociétés sur les informations dans Crunchbase (un annuaire de startups) sont exacts, dont le Managing Partner n’est autre que Joshua Kushner, son frère. On y trouve un peu de tout avec Github, Jet.com, Assembly, Stripe, et de toutes les tailles en terme d’investissements (Series A,B, C, D, un vrai cocktail gagnant. 14 sociétés ont déjà fait l’objet d’une vente : Jet.com, racheté par Walmart pour 3 milliards de dollars, Instagram, racheté par Facebook pour 1 milliards de dollars, Twitch racheté par Amazon pour 970 millions de dollars. Le duo de frères a été notamment co-fondateurs d’une société connectant les investisseurs et les opérateurs dans le domaine de l’immobilier, Cadre (ou RealCadre pourêtre précis) devenue depuis un investissement de ce fameux Thrive Capital. Je fais une pause, je m’égare sans doute.

Bob, le frère

Les 2 frangins TrumpSelon ces mêmes sources de CB Insights, Robert Trump, l’un de ses frères encore en vie, était un investisseur dans une startup de l’Utah dénommée Ifollo qui servait de prétexte au partage de nouvelles concernant les célébrités de ce monde entre ses membres. Le site web n’est désormais plus actif… Ce site a-t-il subi le même sort que le site de Gawker mis à mal par Peter Thiel, l’un des principaux supporters de Donald Trump, pour avoir divulgué des informations délicates au sujet de son frère Donald ???!!! Oui, là, clairement, je m’égare. Mais j’imagine que ce petit tour du monde des startups, dans lequel la Silicon Valley n’est jamais très loin, dont on dit qu’elle s’est opposée durant toutes ces élections, a servi modestement non pas à démontrer mais éclairé au moins que Donald Trump n’est pas si éloigné. Bien sur, la posture démocrate n’est pas feinte, loin de moi cette idée d’imaginer que la politique est un spectacle, mais à quelques encablures du nouveau Président des États-Unis, par les liens du mariage ou du Saint Capital, je n’arrive pas à me persuader que ces deux là ne vont pas finir par s’entendre publiquement. Parce qu’en fouillant un peu là où il faut savoir chercher (et je n’ai fait que m’en approcher un tout petit peu), et bien, le business, ça reste le business. Surtout au pays du rêve Américain.

Bonus : une petite visite géographique de la Californie ici pour se détendre et comprendre l’enjeu de cette région et son importance aux États-Unis d’Amérique : https://www.youtube.com/watch?v=JfBUzhfDb6Y

L’actualité High-Tech de la semaine avec TechCrunch Disrupt  San Francisco : honneur à la Belgique

La grande fête de la tech “made in San Francisco” vient de prendre fin. Techcrunch, le site de référence du monde de la startup depuis 2005 nous propose sa vision des nouvelles technologies à travers un évènement de 3 jours de conférence et de big bazar avec des startups en quête de visibilité et d’investisseurs. À cette occasion, j’ai décidé de me consacrer au pays des Diables Rouges dans la foulée de Thierry Henry dont j’admire la décision d’aller continuer à apprendre le métier d’entraineur avec l’équipe Nationale de Belgique. Ainsi, on ne pourra pas dire que tous les articles consacrés à la Belgique sont tous écrits avec cette habituelle condescendance vis à vis du plat pays qui nous aime bien. Parce que coté start-ups, ils ne dépensent peut être pas des millions dans le hashtag #FritesTech comme en France, mais en tout cas coté entrepreneurs, ça envoie du bois. Naturellement, tout cela sans GMO (garantie 100% non sous-traitée).

Techcrunch Disrupt San Francisco

Lundi : on fait le point sur les ventes avec Salesflare

SalesflareSalesflare est un outil de CRM de vente en mode intelligence artificielle qui aide les entreprises à vendre mieux, avec moins d’effort. Il rappelle qui il faut contacter, recueille des renseignements sur les clients, et enregistre toutes les interactions avec les clients dans la solution. Ceci est rendu possible par la façon dont Salesflare traite les informations provenant des données de courrier électronique, du téléphone, de l’agenda, des médias sociaux, du web. Salesflare est également intégré avec Outlook, Gmail et travaille sur le bureau et les appareils mobiles. Alors que les grandes kermesses annuelles d’Oracle et de Salesforce s’approchent à grand pas, nos amis d’Anvers ont bien choisi le lieu pour se développer !

Site Internet: http://salesflare.com/

Mardi, c’est réunion avec Crowbeamer

CrowdBeamerCrowdBeamer permet de diffuser une source vidéo (par exemple à partir de son ordinateur portable, mais aussi à partir de sources d’affichage numérique ou d’appareil photo) sur un réseau Wi-Fi spécifique. Il est possible de diffuser à proximité la présentation ou la vidéo sur son propre appareil, dans la mesure où l’on se trouve à proximité du diffuseur. Il est aussi possible de prendre des clichés, prendre des notes, ou exporter le contenu vers d’autres logiciel. Ce produit a été développé pour les réunions en plein air, pour le partage de contenu sur des lieux publics, et la diffusion sur les bus ou dans le métro.

Site Internet : https://www.crowdbeamer.com/

La vidéo explicative : https://vimeo.com/130922123

Mercredi : collaborer, c’est vaincre avec Bizzmine

BizzmineChaque organisation dispose d’un nombre considérable de données importantes qui ne peuvent pas être intégrées dans un ERP ou un logiciel de CRM. Lancé en 2016, BizzMine est construit autour de trois concepts majeurs: collecter, collaborer et partager, comme bon nombre de logiciels dans ce segment. BizzMine permet de recueillir toutes les informations et les documents essentiels sans codage, et laisse les équipes de collaborer par le biais des processus de workflow. Il est possible de présenter des données en temps réel dans des tableaux de bord. Tout en en ligne.

Site Internet: http://www.bizzmine.com/

Jeudi : aujourd’hui, on fait du prototype avec Cr3do

CreadoCr3Do est une société jeune et dynamique spécialisée dans les solutions d’impression 3D professionnelles pour les prototypes de pièces, pour des produits à utiliser dans des produits finis.Cr3Do s’est spécialisé sur le marché des petites et moyennes entreprises, pour lesquelles la plateforme peut apporter une flexibilité de production qu’elles n’ont pas encore. La startup n’est pas basée à Anvers, mais à Hasselt, une ville qui me rappelle de bons vieux souvenirs d’ERP.

Site Internet : http://cr3do.be/

Vendredi, on finit la semaine en mode écologie avec Qpinch

QpinchUn énorme potentiel d’énergie est actuellement gaspillé dans les procédés industriels. Qpinch réalise l’amélioration des processus d’actifs industriels en recyclant la chaleur des déchets industriels dans le processus de la vapeur pour être réutilisée. Cela paraît simple et évident, mais qui propose cela ? On ne voit pas ce type de procédé tous les jours : la technologie est applicable dans toutes les grandes industries qui utilisent la chaleur industrielle, y compris l’alimentation, l’industrie chimique, du papier et de la pâte, du ciment et des centrales électriques. Le système a été développé pour proposer des traitements de températures exceptionnelles, avec des temps de récupération uniques. La société a été créée en 2012 et elle est basée à Anvers.

Site Internet : http://www.qpinch.com/

Démonstration sur site : https://www.youtube.com/watch?v=cG7v68E57YA

C’est weekend : les activités avec EventPulse, les prévisions de films avec ScriptBook, et on se rencontre avec Chestnote

EventPulseEventPulse est un fournisseur intégré pour l’industrie de l’événementiel qui mesure « le pouls de votre événement». Son objectif est de rendre la technologie de l’événement aussi simple qu’il y paraît en misant sur le cloud, le mobile, le NFC, le tout intégré. Il propose également une variété de badges et bracelets adapté pour différents types d’événements. Il vous aider à mettre en place la session et la numérisation de l’atelier – soutenu par la signalisation. La société a été créée en 2012 et elle est basée à Gent. Rendez-vous est donné au prochain festival hippique de Knooke pour notamment payer sa petite coupette avec le pass EventPulse 🙂

Site Internet : http://www.event-pulse.com/

La vidéo explicative : https://vimeo.com/161541310

Le Festival Hippique de Knokke avec EventPulse : https://vimeo.com/137483081

ScriptBookScriptBook est une solution d’intelligence artificielle ciblant l’industrie du cinéma. Elle aide les parties prenantes dans l’industrie du cinéma dans l’anticipation des résultats du box-office et dans les prévisions de ventes en VOD pour les films dès leur phase de développement. En utilisant l’intelligence artificielle pour analyser les scénarios des films, le système de prévision de ScriptBook fournit une évaluation objective de la valeur commerciale d’un script avant son financement, sa production et la distribution d’un film. En d’autres termes, il permet de choisir les meilleurs histoires basées sur un script seul. Certains médias américains prennent ce sujet très au sérieux…

Site Internet : https://www.scriptbook.io/

ChestnoteChestnote, c’est le contraire de Snapchat. Dans un monde où tout va toujours plus vite, toutes les communications qui nous entourent sont basées sur la messagerie instantanée. Chestnote pense que certains messages méritent le bon contexte. Basée à Anvers, la start-up permet par sa technologie à tout message de révéler son contenu au bon moment, et au bon lieu. L’application donne le pouvoir de décider quand et où les messages (photo, vidéo, texte ou audio) peuvent être consultés. La valeur émotionnelle du message provient de la puissance liée à son décalage de réception par rapport à son émission.

Site Internet : http://www.chestnote.com/

À propos de Startup.be, organisateur du voyage, et des start-ups en Belgique :

Au total, il y a actuellement plus de 1.500 start-ups «numériques» dans le secteur technologique en Belgique.

En 2015, les entreprises technologiques belges ont levé 150 millions € avec 41 sociétés. Bien que ces chiffres seuls ne disent pas grand-chose, il montre que – par rapport aux données 2016 – le rythme d’investissement en Belgique augmente assez rapidement. Dans la première moitié de 2016, les startups technologiques basées en Belgique ont collectivement levé 56 tours de financement d’une valeur combinée de 106 millions €.

La croissance des investissements a surtout eu lieu au stade dit « early-stage ». Dans la première moitié de 2016, 33 des 56 levées du pays – ou 60% – étaient inférieurs à 5 millions €. Alors qu’un certain nombre de jeunes entreprises ont été créés et se sont financées, la majorité du capital levé a concerné en fait deux sociétés.

Les plus grands «pics» d’investissements technologiques du paysage belge de l’année passée ont été conduits par trois grosses levées de plus de 20 millions de dollars avec Collibra ($23 millions en Septembre 2015), Showpad ($50millions en mai 2016) et Auro Technologies ($28 millions en Juin 2016). Bien que la Belgique soit encore loin des chiffres des principaux écosystèmes technologiques Européens, on ne peut nier que la chose technologique se développe rapidement aussi en Belgique.

Deux tiers des start-up en Belgique sont en modèle B2B, à l’opposé des 2/3 constatés dans la Silicon Valley. Ceci n’est pas  une surprise, étant donné que la Belgique est en plein milieu de la Banane Bleue, la région la plus diversifiée en terme de  capacités industrielles en Europe.

Pour la première fois, un groupe de huit entreprises innovantes tech belges a donc choisi de faire le voyage à San Francisco pour prendre part  la conférence TechCrunch Disrupt conférence, et d’évaluer leur concept auprès de leurs pairs américains.

Ce voyage a été organisé par Startup.be, un one-stop-shop pour l’entrepreneuriat technologique belge. Leur but est d’offrir  aux entrepreneurs un accès facile et qualitatif à tous les instruments de soutien belges, aux investisseurs, à différents programmes et activités spécialisées.

Pour le plaisir, un petit souvenir en vidéo :

Merci pour vos clics et à la prochaine !

PS : vas-y Titi, les écoute pas et fais donc ta carrière comme tu l’entends… 

Training National Soccer Team of Belgium

L’actualité High-Tech de la semaine : du VC et des sous, Theranos, Snapchat, Amazon, DIY

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Happy July the 4th, par ici le pognon

CamembertLe 4 Juillet est un jour de fête républicaine aux États-Unis, et le haut lieu du capitalisme a eu de bonne raisons de voir sa communauté d’investisseurs particulièrement travailleuse la dernière semaine de Juin : $998,380,000 en 52 levées de fonds (1 milliard de dollars pour ceux qui ont un problème avec les zéros). Les 3 secteurs vainqueurs sont le monde de l’entreprise (le B2B) avec 14 levées ($303,800,000), puis le biotech et le monde de la santé avec 12 levée ($282,980,000) et enfin le “Consumer Internet” (le B2C) avec 5 levées ($136,200,000). 4,5 milliards de dollars pour le mois de Juin. Ben voyons ! Le pire, c’est que vous n’avez jamais entendu parler des startups concernées, je suis prête en en parier ! La plus importante levée de fonds est pour Rimini Street, qui vend un logiciel de support au service, basée aux États-Unis et en Inde (certainement pour la partie développement du logiciel) avec $125 millions de la part d’un fonds New-Yorkais.Puis vient ensuite ThriveMarket, un site web de ventes de produits de grande consommation avec notamment un investisseur basé également à New York mais ayant quelques racines Parisiennes. Et enfin il y a pas moins de 4 levées de fonds d’environ $50 millions avec une société qui construit des petits jouets sous forme de robots intelligents (Anki, basé à San Francisco, $52,5 millions), une autre dans le domaine des nouvelles générations de traitement par pilules (Morphic Therapeutic dans le Massachusetts, pour $51,5 millions). Aussi Earlens Corporation, pour aider les malentendants (Menlo Park, Californie, $51 millions), et pour finir US Health Vest, spécialisé dans le traitement comportemental (New York, $50 millions). SmartRecruiters, une place de marché pour les ressources humaines créée par le Français Jerome Ternynck et basée à San Francisco vient pour sa part de lever $30 millions. Cocorico 🙂

Mardi : Theranos, pire que le tetanos

Elizabeth HolmesJe me souviens d’une intervention d’Elizabeth Holmes lors d’un évènement Techcrunch à San Francisco : une femme, avec un produit incroyable, à la tête d’une unicorne ! Et voilà t-y pas que dans les salons on raconte l’histoire : “Vous imaginez, juste avec une petite goutte de sang, dans un délai de quelques jours, pour 3 francs six sous” ? Quand je repense à cet idiot de journaliste John Schieber en train de se faire prendre du sang lors de l’interview… Effectivement, derrière le coté spectaculaire du produit censé prendre beaucoup moins de sang, donner des meilleurs résultats en moins de temps pour moins chers, l’entreprise Theranos s’est faite rattraper par le succès en étant incapable de répondre aux allégations de certaines organisations sur le fonctionnement de sa technologie. Les mauvaises langues diront qu’Elizabeth a pu démarrer son entreprise et sans doute la développer dans un univers strictement réglementé grâce aux appuis politiques d’une famille bien positionnée dans cet univers, mais néanmoins employer des personnes non qualifiés pour un travail mettant en situation la santé des individus est une erreur injustifiable, ne pas être en mesure de respecter le calibrage des machines censées détecter des infections, ne pas disposer de protocole solide pour faire marcher le tout… On veut bien y croire à vos histoire de startups “lean”, “agile”, dont les consultants digitaux et autres accélérateurs nous ressassent les mérites à longueur de journée. Mais faut quand même pas prendre les vessies pour des lanternes comme on dit chez nous. L’innovation a ses limites. Walgreens a eu les siennes en mettant fin aux accords, la CMS (Centers for Medicare and Medicaid Services) leur cherche des poux dans la tête. Fini les belles interviews avec sa jolie voie de basse, les milliards de valorisation. Maintenant, c’est au tour de la U.S. House of Representatives, l’une des 2 chambres du U.S. Congress, qui représente le pouvoir législatif Américain, qui demande des comptes.

Mercredi : Snapchat, ça va secouer

Bureaux de Snapchat à Los AngelesJe constate à distance qu’il y a encore une forme de condescendance en France vis à vis de Snapchat, qui d’ailleurs vient de recruter sur Paris un spécialiste des médias venant de chez Warner Bros, et pas un “pubard” comme c’est le cas des autres réseaux sociaux (il y a aussi des politicards, mais c’est une autre histoire), qui va permettre de dérouler une autre forme de vente de publicité que je n’ai pas encore vu ou entendu. Et franchement j’y crois, même si mes gros doigts ont bien du mal à se faire à la gymnastique nécessaire pour le meilleur usage de la chose, et que je ne peux donc utiliser tout le potentiel d’amusement du bouzin ! Voici donc une nouvelle fonctionnalité, appelée “Memories” en anglais, qui permet d’archiver ses posts, à l’opposé de ce qu’à pu proposer Snapchat jusqu’à présent puisque les photos ou les vidéos étaient temporairement accessibles. Donc il est désormais possible de revenir en arrière sur ses publications, sait-on jamais… Dans la course à l’audience, il n’est jamais trop tard pour changer d’avis par rapport à une stratégie d’usage… même si dans le cas de Snapchat, ça va être plutôt difficile de faire machine arrière si jamais des utilisateurs en gros nombre sont insatisfaits de voir leurs oeuvres publiées dans le cloud pour l’éternité… D’un seul coup (ou presque), vos publications deviennent modifiables, améliorées, de nouvelles histoires peuvent être créées, l’outil de recherche permet d’identifier des éléments apparaissant dans vos snaps (wouaou !). Il y a même une section “My eyes only” pour n pas tout dévoiler de ses moments intimes. C’est un grand moment pour Snapchat qui a désormais 5 ans, et qui se colle tant dans la construction du produit que pour le commercialiser vis à vis des marques qui veulent y investir de l’argent en réclames (pour ne pas dire publicité) : garder l’authenticité de ce que l’on y partage, l’amusement que cela procure, et la grande attention apportée à l’utilisateur. Il y a énormément de promotions que se permettent aujourd’hui les réseaux sociaux que Snapchat se refuse de faire pour le moment. On verra où tout cela peut aller avec le temps, mais il faut reconnaître que sur des tas de points, Snapchat ne se veut pas une société de la Silicon Valley… à commencer par ses bureaux au bord de la plage de Venice Beach !

Jeudi : Amazon va ouvrir une boutique de livres dans New York

Livraison 2018-2019Je les entends d’ici, un peu comme Bernard Gui que l’on annonçait dans la France du Moyen-Âge et qui signifiait la fin de la soit disante hérésie, ces inquisiteurs digitaux : c’est la fin des Retailers, Amazon les détruit sur Internet, ça va être la même chose dans les magasins physiques. Pause. Va falloir arrêter de parler dans tous les sens, les gars. Oui, grâce à Amazon, on peut se faire livrer tout et n’importe quoi chez soi. Oui, avec Amazon, on a appris que de livrer dans les 48 heures maximum, c’est une règle essentielle dans le e-commerce. Oui, Amazon est une entreprise incroyablement professionnelle dans son métier, dans son approche, et c’est un véritable rouleau compresseur dans son genre. Mais je pense que tout n’est pas parfait, et que c’est peut être même le partenaire idéal pour certaines choses dans le Retail, enfin certainement plus que d’autres sociétés qui s’y risquent tout en se gavant sur votre dos dans un business tel que la publicité. Bref, je me comprends. Je dis qu’Amazon qui prévoir d’ouvrir un magasin de livres dans New York, c’est une excellente nouvelle pour les Retailers. C’est la preuve du succès de leur modèle, puisque un des acteurs les plus significatifs dans le e-commerce vient prendre des risques dans un métier qu’il connaît peu. France Loisirs avait donc raison, et depuis bien longtemps. Bon, d’accord, Barnes and Noble a fermé quelques magasins ces derniers temps. Mais en fait il s’agit juste de mélanger quelques recettes d’innovation dans vos mètres carrés… Parce que je peux vous dire qu’avec toutes les visites de magasins que je peux faire dans certaines villes aux États-Unis, il ne se passe pas grand choses pour les grandes chaînes… L’exemple vient par le bas, le Retail petit et qui bouge. Bon, en même temps, le magasin va ouvrir dans une partie de l’immeuble de Hudson Yards qui devrait être fini en fin 2018, début 2019. Internet peut bien s’écrouler d’ici là… En parallèle, Amazon vient de signer un accord de $30 millions pour vendre des e-books aux écoles de New York, l’un des district les plus important des États-Unis, avec une option d’extension pour deux années additionnelles et $34.5 millions.

Vendredi : le “do-it-yourself” au service des jeunes

DIYLa société DIY Co développe et un site web et une application mobile sur iOS et Android qui permet au jeunes jusqu’à l’âge de 14 ans d’apprendre à devenir des chefs, des inventeurs, et j’en passe. Si j’avais été un peu plus motivé aux cours de travaux manuels dans ma jeunesse, j’aurai sans doute découvert une vocation. Mais faut dire que Monsieur Chauvet, c’était pas un mec fun (oui, je me rappelle encore son nom). Alors que là, grâce aux digital cher à nos inquisiteurs prêts à vous numériser sur place, et bien on peut apprendre tout en s’amusant. Alors forcément, Monsieur Chauvet ou un smartphone, ça change du tout au tout. Surtout que la chose a été développé avec une chaîne spécialisé pour les jeunes, Cartoon Network, et certains programmes peuvent coûter $99 à l’année avec une période d’essai de 7 jours. La startup produit tous les cours avec des instructeurs spécialement choisis et parfois embauchés pour l’occasion. La chaîne Cartoon Network s’est engagé à investir $30 millions dans des projets supportant l’initiative “STEAM” (pour science, technologie, ingénierie, arts and mathématiques) et naturellement la plateforme de DIY Co. tombe bien à cet égard, sachant qu’ils ont déjà collaboré ensemble par le passé. Et bien entendu, les interactions privilégieront le mobile, qui devient vrai l’objet où tout se passe, plus que jamais. “You can get this in school” (“vous ne pouvez pas avoir ça à l’école”, le motto de la startup) : à force de vouloir changer une école que personne ne veut qu’elle change, en France en particulier, avec la société qui évolue mais des fonctionnaires prostrés dans leur vision, c’est sûr que nos gamins passent leurs vies sur des tablettes et des téléphones portable, même si c’est pour apprendre à faire des choses dans la vraie vie. Trop triste.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine selon Techcrunch Disrupt  en  Live depuis New York

La grande fête de la tech habituellement “made in San Francisco” bat son plein cette semaine mais cette fois dans la ville de la grosse pomme. Techcrunch, le site de référence du monde de la startup depuis 2005 nous propose sa vision des nouvelles technologies à travers un évènement de 3 jours de conférence et de big bazar avec des startups en quête de visibilité et d’investisseurs. Plutôt que de commenter les commentaires trop policés des speakers (on a beau être issu du monde des startups, on en oublie pas pour autant les discours de convenance, comme les grandes entreprises du 2oe siècle), j’ai choisi de faire ma petite semaine habituelle imaginaire à partir de quelques entrepreneurs que j’ai rencontré au hasard (ou pas) des stands et de leur faire un peu de publicité… Naturellement, tout cela sans GMO (garantie 100% non sous-traitée).

Lundi : fais dodo, l’enfant do avec Cinemood

CinemoodJe vois trop de parents abandonner leurs enfants aux délices de la tablette qui fout la paix, du smartphone qui fait enfin souffler. J’ai été papa, et c’est bien compréhensible, mais avec le recul, je me dis quand même que c’est bien de partager des histoires ensemble, s’émerveiller avec son petit bout, faire tomber la larme en revoyant Dumbo l’éléphant… le tout sur grand écran, comme au cinéma ! Avec les pop-corns et tout ça ! Cinemood, c’est tout petit, ça tient dans la main comme le schmilblick, et il est déjà pré-chargé avec des films. Le cloud est là pour permettre de télécharger de nouvelles aventures, pour diffuser des films depuis son compte Netflix… ou sa clé USB. Bon ce n’est pas encore en Français, mais va savoir, la happy technologie ça fait des miracles souvent alors… à suivre ! L’appareil est connecté avec une application disponible à la fois pour les iPhones et les téléphones Android.

La vidéo qui va vous faire craquer : https://www.youtube.com/watch?v=cY-Xx2vmhSY

Pour acheter le produit en exclusivité sur Indiegogo : https://www.indiegogo.com/projects/cinemood-v-2-mini-cinema-projector-for-families#/

Mardi : allo Papy, c’est facile avec Ily

IlyBon, la startup Insensi n’a pas vraiment de moi pour faire parler d’eux dans les médias, tant son CEO a bien fait parler de lui en France (et ailleurs), et je vais peut être donner l’impression d’écrire pour un pote (parce que ça fait un bail que je connais Ilan Abehassera) mais franchement quel pari pour ce New Yorkais d’adoption qui n’y connaissait pas grand chose dans le monde du hardware et du retail… et il l’a fait, réuni l’équipe qui va bien, et il l’a bien fait ! Je vais enfin pouvoir communiquer avec des personnes importantes de ma famille de l’autre coté de l’Atlantique pour qui je n’avais pas encore trouvé l’outil idéal. Oui, désolé de me répéter, mais je ne vois absolument rien de smart dans le smart phone, et les cas d’usages demandent parfois d’autres types d’appareil, sans nécessairement parler de sécurité. Les Apple et autres Google nous ont fait supprimer les lignes fixes et les téléphones de première génération, mais il reste un besoin pour un appareil fixe, fiable, familial, solide et simple. Et ce n’est pas demain que ça pourra être votre télévision, une tablette multi-usages, voire même Skype, même si je sais que pour beaucoup c’est déjà très bien. A vouloir tout faire papa-maman comme on dit, on ne trouve que des applications qui font tout, un peu, et très mal. Ily, c’est prévu pour connecter la famille, en tout sécurité, ça réplique les besoins d’une famille de tous les jours qui a besoin de se laisser des messages, transmettre des dessins, se parler, se voir, en direct ou en différé. Et basta. Pour ceux qui se posent la question sur la signification du nom : I Love You. ILY !!!

La vidéo pour vous faire craquer : https://www.youtube.com/watch?v=IbEYjUeg3rA

Pour acheter le produit en exclusivité sur kickstarter : https://www.kickstarter.com/projects/ily/ily-the-smart-home-phone-that-connects-generations

Mercredi : conduire en tout sécurité avec Hudway

HudwayOn ne compte plus les accidents avec ces foutus smartphones dont on n’arrive pas à décrocher. Il faut absolument répondre, envoyer un message, et on a beau raconter ce que l’on veut, les équipementiers n’ont pas réussi à occuper le terrain de la voiture avec les outils de communications. Surtout, même en situation de mobilité, même au volant, on est tenté de continuer en consommateur de mobile comme si on était dans son canapé ou en train de marcher dans la rue. Mais ce n’est pas la même chose, et surtout on met les autres en dangers, au delà de se mettre soit même en situation critique. Hudway a réussi son coup en 2015 en réussissant à réunir $600.000 et quelques, et 9.000 clients à servir en Juin de cette année (15.000 produits en tout). On pose le support avec le smartphone qui se reflète dans l’écran sur la plage avant de son véhicule et c’est parti pour avoir un écran à sa disposition pour se diriger, communiquer, grâce à un appareil très cosy et confortable à regarder tout en restant les yeux dirigés vers la route, là où ils sont censés être posés. Je déconseille le visionnage de film en plein conduite, mais pour le reste ça donne très envie de s’en acheter un. Vous vous rappelez toutes ces vidéos d’accident déclarés en Russie ? C’est devenu une vraie culture là-bas pour se protéger contre les accidents volontaires et eux aussi disposent de très bon ingénieurs, donc nous n serons pas surpris d’apprendre que ce produit à été imaginé quelque part aux alentours de Moscou. Prix de vente avant son lancement : $49.

Pour l’acheter avant qu’il ne soit plus cher : http://hudwayglass.com/

Jeudi : mets la musique dans ton casque en toute sécurité avec Domio

DomioIl est naturellement interdit de conduire un véhicule à 2 roues et un casque de musique… D’abord parce que ce n’est pas pratique, question de place, et puis surtout c’est dangereux. Dangereux pour soi et les autres, comme toujours. Mais bon, on ne se refait pas. C’est long un trajet en deux roues, sur l’autoroute, et on aime parfois un peu avoir l’adrénaline d’un bon Van Halen sur la 101 (non vraiment, je ne recommande pas). Pourquoi pas un tour de vélo dans la forêt avec un requiem de Mozart dans la forêt de Fontainebleau. Un belle poudreuse en snowboard avec les Beach Boys, what else ?! Domio a la solution parfaite pour vous avec un diffuseur de musique qui transforme le casque en une enceinte résonante. Les brevets inventés par cette entreprise originaire de Toronto permettent de transmettre des ondes de sons à travers des vibrations. On imagine un smartphone derrière tout cela une fois de plus et zou. Il faudra attendre le mois prochain pour en savoir plus et le pré-commander sur Kickstarter pour $125. 9 heure d’autonomie en batterie ! Le tout stream de la musique avec une connexion Bluetooth et c’est parti tout schuss !

Le lien vers le site : http://domio.one/

Vendredi : vendredi, c’est Tortilla, merci Flatev !

FlatevVous connaissez la tortilla Mexicaine ? A ne pas confondre avec la tortilla espagnole car elle se fait à base de farine de maïs et pas avec des oeufs. Et vous savez quoi ? Bientôt, vous pourrez aller vous cuire une tortilla mexicaine comme vous vous faites actuellement un bon Nespresso grâce à un cocktail assez amusant d’un mexicain du cru vivant au pays de Nestlé qui a eu le mal du pays ! Flatev ressemble à une grosse machine qui pour le moment prend un peu de place sur le comptoir de la cuisine (enfin aux États-Unis elles sont plutôt grande) mais transforme une capsule de maïs en une belle tortilla organique et non GMO comme c’est dit dans la vidéo. Il y a différentes saveurs disponibles (à la cannelle, épicé…) et il y en a donc pour tous les goûts et les moments de la journée. Carlos se trouvait dans le meilleur pays possible pour trouver les fournisseurs permettant de transformer l’idée en réalité, et son esprit d’entrepreneur à fait le reste. Comme quoi il s’en passe des chose à Zurich !

Pour la commander sur Kickstarter : https://www.kickstarter.com/projects/1104354043/the-artisan-tortilla-maker?token=b83e7978

Le site web : http://flatev.com/

Merci pour vos clics et à la semaine prochaine !