L’actualité High-Tech de la semaine : Bluefin Labs, NewRelic, Ribbon, StartX et Basecamp

La rubrique organique (et sans viande de cheval) pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Twitter rachète la société d’analyse de TV sociale Bluefin Labs

Cocorico, et haro sur la concurrence dans la vidéo pour Twitter ! Peu de temps après l’improbable lancement de Vine que l’on essaye de nous faire prendre pour le prochain Pinterest (pour ceux qui ont déjà compris Pinterest), cette fois-ci Twitter vient d’acquérir Bluefin Labs, une société créée en 2008, basée à Cambridge dans le Massachusetts, qui se propose d’apporter des solutions aux annonceurs, aux agences de publicité et aux réseaux de télévision sur un créneau bien spécifique : la « TV sociale ». Pourquoi cocorico ? Le Monsieur qui vous sourit sur la photo est français : il s’appelle Jean-Philippe Maheu et après un parcours l’ayant mené d’AT Kearney, Razorfish, Ogilvy et Publicis, il a juste eu le temps de travailler 7 mois comme CEO chez Bluefin Labs avant le rachat. Pour ceux qui se demandent encore quel est le modèle économique de Twitter, ce rachat va fournir quelques informations. A force de voir Twitter sur les écrans de télévision, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils commencent à s’attaquer sérieusement au sujet… Les données tirées de la plateforme de  Bluefin Labs permettent de tracer les commentaires et autres liens sociaux exprimés lors des spectacles et des publicités qui sont regardés à la télévision. Bluefin Labs est issu du MIT Lab dont on a déjà parlé ici.

Bluefin Labs sur Twitter : @Twitter

Mardi : joli plan de relance de $80 millions pour NewRelic

  Vous devez bien vous demander ce qu’est NewRelic, que j’ai eu l’occasion de voir un peu partout ces derniers temps dans les différentes conférences High-Tech dans la Baie de San Francisco, très certainement annonciateur que l’équipe voulait que l’on (enfin les investisseurs) pense à elle. Les investisseurs aiment bien cela, les sociétés qui dépensent en marketing. NewRelic, c’est l’entreprise parfaite dans un monde Internet où les applications commencent à faire la loi un peu partout : créée en février 2008, basée à San Francisco, avec désormais $115 millions au compteur, NewRelic offre une solution de SaaS (Software As A Service) de gestion de performances pour des services de Cloud computing et des applications Web déployées en Ruby, Java, .NET ou PHP. Lew Cirne, le fondateur, n’en est pas à sa première tentative puisqu’il a déjà vendu une société à Computer Associates en 2006. Avec 35.000 clients actifs et $80 millions en banque, et tout l’écosystème de sociétés de logiciel disponible à 60 miles à la ronde, Lew semble bien parti pour une deuxième success story. Mais comme dit le proverbe, l’argent ne fait pas le bonheur… d’une startup toujours, il y a encore quelques étapes à franchir.

NewRelic sur Twitter : @NewRelic

Mercredi : Ribbon lève $1,6 millions pour acheter sur Internet en 1 click… ou presque

On pensait avoir tout vu en terme de paiement sur Internet, mais il y a toujours de nouveaux acteurs prêts à s’attaquer à une niche ou s’accrocher à une quelconque (supposée vache à lait), Facebook ou Twitter entre autres dans le cas présent. Ribbon a même convaincu AngelPad, un incubateur de San Francisco, créé notamment par un ex Google Thomas Korte, de croire en leur destin en les intégrant à leur programme. Et la roue continue de tourner pour Ribbon avec un nouvel apport de $1,6 millions qui vont permettre de continuer à développer cette solution permettant de vendre des biens sur Facebook, Twitter, par email par exemple, et tout cela grâce à un simple lien… « If you can copy/paste, you can sell on any platform with Ribbon » : si vous pouvez copier/coller un lien, vous pouvez vendre sur n’importe quelle plateforme avec Ribbon… Concept assez simple, encore quelques réglages nécessaires dans l’exécution… mais quelle simplicité ! Pour la petite histoire, l’investisseur en question, Tim Draper, l’homme qui n’hésite pas à chanter sa chanson « The Riskmaster » en conférence, et c’est l’un des Business Angel les plus réputés de la Silicon Valley (les paroles sont disponibles sur ce post). Vous en voyez des business angels chanter sur scène en France ?!

Ribbon sur Twitter : @Ribbon

Jeudi : L’incubateur de Stanford StartX récolte $400.000

Alors qu’en France, j’imagine que l’on continue de se poser la question comment rapprocher l’universitaire et le monde de l’entreprise, que l’on distribue des petits paquets de quelques milliers d’Euros à titre de micro investissements en étant persuadé d’avoir fait une bonne action, nos amis de Stanford et leur incubateur-accélérateur StartX viennent d’obtenir $400.000 de quelques sponsors comme Cisco, AT&T et Groupon pour un montant total récolté de $1,5 millions depuis sa création. Pas de blabla, du cash, de l’action. Et derrière c’est un montant de $100 millions de fonds qui a été levés par les startups incubées par ce programme depuis sa création… Et ceci dans une région où, il faut bien l’avouer, sous le prétexte de l’entrepreneurship du web, s’est développé une véritable nouvelle chaîne de valeur du capital risque qui, je puis vous l’assurer, ne fera pas la même erreur que lors de la fameuse première bulle. Il va sans dire que parmi les investisseurs de ces startups figurent un grand nombre d’anciens de Stanford… un cercle vertueux au possible ! Parmi les levées de fonds les plus remarquables, on peut citer Gameclosure, une plateforme pour développer le HTML5 au maximum de ses possibilités dans le domaine du jeu, qui avait récolté $12 millions.

StartX sur Twitter :  @StartX

Vendredi : Basecamp est enfin disponible sur iOS

Basecamp est un des premiers outils de gestion de projet collaboratif qui a été utilisé par des générations d’utilisateurs puisque le produit développé par 37Signals est sorti en 2004. Il ne reste plus qu’un des 3 co-fondateurs au sein de l’entreprise de Chicago, ce qui explique surement pourquoi la plateforme ne disposait pas encore de son application iOS… ce qui est chose faite désormais. Malheureusement disponible sur iPhone seulement, ce qui est bien dommage car franchement il me semble que ce produit mérite certainement tout autant une version iPad, nettement plus commode à utiliser en règle générale sur des outils dits de productivité, selon la classification Apple, ou business dans le cas de Basecamp. Comme quoi le mobile a encore de bons jours devant lui, et il reste tout de même quelques pans du web qui mettent un peu de temps à passer à l’ère du mobile. C’est encore possible en 2013.

37Signals sur Twitter : @37signals

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Airmobs du MIT Media Lab, Foursquare, Lyft, Penultimate et Evernote, Dijit Media et Miso

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger ! Lundi :  Airmobs, le MIT Media Lab à l’assaut du partage de réseau

Je l’avais mentionné dans la première chronique de l’année, le monde n’est pas si connecté qu’on veut bien le dire. Du moins avec son smartphone, car coincé entre des réseaux opérateurs toujours trop chers en  accès données, particulièrement en déplacement à l’étranger, les choses ne bougent guère dans ce domaine. Alors, lorsque je trouve un produit qui s’attaque à ce créneau, ça mérite que l’on laisse tomber la Silicon Valley pour Boston, Côte Est, afin de parler d’Airmobs, un des projets du MIT Media Lab, un laboratoire de recherche multi-disciplinaire qui dépend du fameux MIT. « Inventer un meilleur futur » : voilà un bien noble dessein, et j’en viens à Airmobs, développé par Eyal Toledano, qui nous vient d’Israel où il a notamment travaillé pour Samsung, et qui a développé une application Android permettant de partager votre accès aux données via les réseaux téléphoniques d’un téléphone à un autre, depuis l’accès Wifi disponible sur ces appareils. Les kilos de données « prêtés » peuvent se transformer en crédits de datas réutilisables, notamment en zone d’absence de réseau. « L’idée est d’étendre le principe du « donner pour ensuite recevoir »afin d’inciter les gens de partager leur plan de données. Du Peer-to-Peer plutôt moral, je trouve ! L’application a été développée  intelligemment, avec entre autres un contrôle de la puissance de la batterie et du réseau opérateur, de la détection de mouvement, pour adapter la puissance du signal. Je propose de remplir une pétition afin d’encourager Eyal de publier l’application sur Google Play Store. Jamais les opérateurs n’accepteront de collaborer sur ce terrain, il faudra donc compter sur une communauté d’utilisateurs pour créer l’usage, fusse-t-il nécessaire de passer par des « marécages » pour y arriver. J’y reviendrai.

MIT Media Lab sur Twitter : @MIT Media Lab

Mardi : Foursquare, Acte 2, adresse le monde de l’entreprise

 

Ca y est : Foursquare s’occupe du marché des entreprises avec la nouvelle application Foursquare for business ! Trop longtemps entre les mains des geeks, il était temps de permettre aux business locaux de disposer d’outils de pilotage de leurs sites sur Foursquare. Ceci devrait, en toute logique, aider la plateforme a augmenter l’investissement des professionnels sur Foursquare, et la montée du chiffre d’affaires, un des problèmes majeurs de la startup. C’est encore un parcours du combattant pour déclarer ses différents business, preuve d’inexpérience dans le service mais que ne ferait-on pas pour piloter ses activités sur une plateforme qui fait si souvent l’actualité dans la Silicon Valley ?! Il est possible de crééer des offres spéciales pour attirer les utilisateurs de Foursquare, analyser les résultats de ces opérations en temps réel grâce à des outils d’analyse, et prendre les mesures adéquates.

Foursquare sur Twitter : @Foursquare

Mercredi : Lyft poursuit son expansion et lève $15 millions

J’ai déjà évoqué Lyft dans ces colonnes, et les choses semblent bien aller pour Zimride, la société qui est à l’origine du service, et son services de transport entre individus (les conducteurs se transforment en chauffeurs de taxi le temps d’un trajet). Indépendamment du succès croissant de sites web qui mettent en relation des utilisateurs sans intermédiaires (Zipcar, Airbnb, Kickstarter), une nouvelle vague du Web Relationnel (ou Web Personnel, Web Interactif, Real Time Web, appelez-le comme vous voulez) est en train d’arriver à maturité, derrière la couche bien superficielle, il faut le dire, de ce que tout le monde appelle le Social Media (qui n’est qu’un prétexte à atteindre des annonceurs en manque de tendances). Le vrai Web, le Web des utilisateurs, arrive ! Lyft fait partie de ces nouveaux usages qui sont en train d’émerger grâce à Internet, et ce sont de nouvelles générations d’utilisateurs qui arrivent, et Lyft est en train de couvrir le spectre du transport solidaire, avec désormais une activité sur Los Angeles, rendue possible notamment avec des discussions avec la California Public Utilities Commission qui va aider à rendre cette nouvelle solution de transport deployable à grande échelle ! Vive les moustaches roses !

Lyfy sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Penultimate réapparaît avec Evernote

Penultimate, c’est une histoire à la sauce Silicon Valley dont bien des jeunes startupers français devraient s’inspirer… mais pas forcément pour ce que vous imaginez. Penultimate est en effet un produit développé par une société créée en mai 2010, qui a été rachetée par Evernote en mai 2012… qui réapparaît en produit Evernote dans l’AppStore mise à jour, et c’est une bonne nouvelle car c’est vraiment un beau produit permettant de prendre des notes à la volée, qui peuvent désormais être intégrée automatiquement dans la gamme de produits Evernote, l’un des gros succès du moment. La version 4 de l’application est désormais gratuite. La leçon de cette histoire, c’est sur la capacité d’amener  des produits niches comme Penultimate au sommet de la gloire, ce qui est quasiment impossible car il est très rare que des applications mobiles fassent le bonheur et surtout la richesse de ceux qui l’ont créé… sauf dans la Silicon Valley où il existe toujours un plus gros que vous pour vous racheter. Développer une fonctionnalité comme Penultimate, c’est devenu presque impossible pour Evernote, et par conséquent il n’ont qu’à faire une proposition de reprise voire d’embauche. Ben Tozzo est désormais « Head of Penultimate Product » dans une startup qui marche bien, et dont les stocks options sont encore attrayants. Je doute qu’un Penultimate à rayonnement local en Europe aurait beaucoup de mal à percer. Il faut penser large : marché, mais aussi exit, car le destin de beaucoup de startup est tout de même de finir quelque part. De préférence pas dans ce qu’on appelle le deadpool.

Penultimate sur Twitter : @PenultimateApp

Vendredi : Dijit Media acquiert Miso

Le deuxième écran excite beaucoup de gens car il y a toujours quelqu’un qui considère qu’il n’y a pas assez de publicité à la télévision, et encore plus d’argent à solliciter auprès des annonceurs (bis), alors on réfléchit aux moyens de vous en mettre plus, notamment par l’intermédiaire des appareils qu’il est désormais possible de connecter comme les smartphones, ou encore les tablettes. Il y a également une approche un peu plus technologique du sujet, et c’était le créneau de la startup Miso qui a su grandir sa base d’utilisateurs jusqu’à 100.000 utilisateurs pour séduire Dijit Media, connu pour être la société qui a développé le guide TV sur iOS NextGuide. Miso a développé à ce jour deux applications permettant d’inter-agir, se déclarer et se connecter depuis son iPhone et son iPad, avec sans aucun doute de très instructives données sur les expériences comportementales. Cela n’empêchera pas Dijit Media de fermer prochainement les applications. La TV sociale n’est pas de tout repos, mais il s’agit en tout cas d’une exit pour l’équipe de Miso (c’est toujours mieux que le deadpool), et assurément une expertise additionnelle pour Dijit Media.

DijitMedia sur Twitter : @Dijitdotcom

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : un dîner pas con du tout, Techcrunch et Livefyre, Netflix+Youtube=DIAL, Vine et Twitter, YCombinator et Watsi

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Tout sauf un dîner de cons

Dans un monde où la concurrence fait rage, dans un monde du web où la monétisation se fait rare et où l’audience dirige tout, rien de mieux qu’un petit gueuleton entre bons amis pour se réconcilier, se donner des petits coups de main sur des idées ou du business, ou des bons tuyaux pour des petits placements en bon père de famille (il suffit de consulter les levées de fonds initiales des startups qui font de la Silicon Valley un paradis pour jeunes nouveaux riches pour comprendre comment ça marche). Il est très rare que je reprenne des articles vus ça et là sur Business Insider (ça ressemble un peu trop pour moi à du Paris Match du web), mais cette photo était trop belle pour que je l’ignore. Marissa Mayer (Patronne de Yahoo!), Dave Morin (CEO de Path et investisseur dans des startups), Drew Houston (CEO de Dropbox), Dick Costolo (CEO de Twitter), Jeremy Stoppelman (CEO de Yelp), Johnny Ive (SVP chez Apple), Mike Cassidy (Directeur chez Google sur des projets tels que les lunettes ou le véhicule autonome)… Mais où est donc Facebook ?! Nothing more to report.

Mardi : Techcrunch revoit son site web, acte 1

 

Techcrunch, comme beaucoup de plateformes de blogging, avait cédé aux sirènes de Facebook pour insérer des commentaires sur ses posts avec la promesse de l’effet « kisscool » : une plus grande facilité pour saisir des commentaires, à savoir moins de frictions pour s’enregistrer, et puis, d’ailleurs, qui n’a pas de compte Facebook aujourd’hui, donc l’assurance de combattre l’un des nerfs de la guerre sociale : l’engagement. Clairement, il est vrai que c’est très simple de poster des commentaires sur ce type de blogs, les diffuser automatiquement sur Facebook et donc très commode auprès de l’intelligentsia tech pour mettre en copie des personnes qui peuvent favoriser le buzz autour de votre prose. Ceci étant, c’est malheureusement aussi l’assurance de récupérer du spam, ou mieux encore, de l’attaque en règle sur votre produit bien loin des règles de politesse d’usage… qui n’existe plus depuis bien longtemps d’ailleurs sur Internet! Techcrunch, qui a décidé d’améliorer un certain nombre de choses sur son site web (c’est quand même le site numéro 1 dans l’écosystème des startups, standing oblige), a donc choisi la startup Livefyre pour assurer la gestion des commentaires, startup située à quelques blocs dans San Francisco. Un bon petit coup de pouce, et un bon coup de pub ! A vous de tester…

Techcrunch sur Twitter : @Techcrunch

Mercredi : Netflix et Youtube s’associent dans le deuxième écran

On savait que le « second écran » était une grande tendance du moment, mais de là à imaginer que Google via ses equipes de Youtube et Netflix travailleraient ensemble sur un nouveau protocole… Le second écran, c’est l’intégration d’une tablette, d’un smartphone en interaction lors du visionnage d’un programme sur sa télévision. Ca veut dire jouer, communiquer et échanger lorsque l’on regarde une émission, un match de sport, un film… La télévision ayant du mal à se renouveler du fait de ses sources de financement, de la multiplication des canaux de diffusion, d’Internet qui prend de plus en plus de place, il a donc fallu intégrer un nouvel acteur pour entrer dans la scène. L’idée du protocole imaginé par Youtube et Netflix, l’un des principaux acteurs de la diffusion de films sur Internet aux États-Unis, est d’aider les développeurs travaillant sur des applications de second écran à se lancer sur des télévisions et autres produits connectés. Sony, Samsung, Hulu et la BBC entre autres ont déjà rejoint le projet. Les chaînes de télévision française, à notre connaissance, et ce malgré de fréquents trajets dans la Silicon Valley, ne sont pas dans la liste. Pourquoi cette alliance ? « Nous voulons faire avancer cette industrie » ont ils déclaré après avoir été plutôt discrets jusqu’à présent. L’union fait la force en quelque sorte : peu de temps après que Netflix ait appris que Youtube travaillait sur le sujet, la décision était prise de joindre les efforts. « Discovery and launch » : ce protocole devrait servir à faciliter la connexion à la télévision depuis le smartphone par exemple, et également la découverte sur les différents programmes disponibles (ce qui va  aider sérieusement les développeurs grâce à ce nouveau standard)… En clair, l’idée est de concurrencer Airplay, et donc Apple et proposer une offre plus complète favorisant l’écosystème de développements autour de leurs plateformes.

Article sur GigaOm pour en savoir plus : « The story behind Dial… »

Le site de Dial : DIscovery And Launch

Jeudi : Twitter lance Vine, une nouvelle application de vidéo

 

Je vous ai parlé de Streamweaver dans cette rubrique, où il s’agissait d’enregistrer des vidéos sous différents angles : et voilà que Twitter s’y met aussi… via une startup rachetée l’année dernière, Vine. Comme quoi, et je ne cesserai de le répéter ici et ailleurs, la Silicon Valley est définitivement un endroit où les projets s’inspirent les uns des autres, comme partout ailleurs, en France ou en Allemagne. La manipulation est assez tactile, pour un résultat que je trouve au final beaucoup moins intéressant que le produit développé par Lightt par exemple… d’autant que cela ne se partage pas encore sur les réseaux sociaux… Malgré leur relative expérience d’Internet , que ce soit en marketing comme (et surtout en éxécution), rien n’est fait quand il s’agit pour une société comme Twitter de sortir de son domaine de compétence, et racheter une société n’est pas toujours la solution. D’autant plus que Facebook a rapidement retiré la possibilité de rechercher ses amis sur leur plateforme pour empêcher de favoriser l’effet viral : pas folle la guêpe, pas d’effet d’accélération d’audience à espérer de ce coté… Même le contenu pornographique semble avoir décidé de venir leur casser la modération ces derniers jours. Dure la vie de startup !

Le blog de Vine : Vine.co

Vendredi : Watsi, la première startup à but non lucratif de YCombinator

Il faut toujours finir sur une note positive, et je suis heureux de parler de la première startup à but non lucratif financée par YCombinator, l’incubateur de Paul Graham qui fait souvent l’actualité dans la Silicon Valley, par son originalité, son coté précurseur, sa personnalité… même si ça me fait bizarre de parler de financer du « non-profit » dans un écosystème où le modèle économique est déjà une grande enigme, alors le non lucratif… Mais soyons positif et parlons de Watsi, dont l’objet est de permettre à des donateurs de financer des traitements médicaux pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Il s’agit là d’aider les pays en développement à s’attaquer à la fracture médicale, en clair la grande difficulté de permettre à des populations au Malawi, en Éthiopie ou au Kenya de se soigner avec des traitements quels qu’ils soient, même au moindre coût… Point important : 100% de la donation sert au financement du traitement des personnes qui se déclarent sur le site, que l’on choisit personnellement et à qui on peut donner au moins $5, et il est proposé de faire un suivi sur la façon dont le traitement se déroule. On parle ici d’opérations un peu lourdes, qui peuvent coûter $200, $400. Même si le projet semble à priori fantastique humainement, et que Paul Graham avoue avoir trouvé en Watsi « une des utilisations les plus révolutionnaires qu’il ait vu sur Internet », cette exposition de candidats déclarés aux soins crée un sentiment trouble et surtout ne doit pas nous faire oublier que la solution à ce problème dramatique de l’accès aux soins est plus un problème à régler de façon globale plutôt qu’individuelle, et qu’il ne faut pas relâcher l’effort . Mais restons positif, avons nous dit.

Watsi sur Twitter : @Watsi

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Paypal, DogPatch Labs, Silvercar, SurveyMonkey et Voxer

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Paypal se déploie dans les magasins à travers les États-Unis

Il semble que Paypal ait entamé une accélération de ses activités, sans aucun doute lié à l’impact de leur nouveau Président, David Marcus, un entrepreneur issu du monde des startups (sa startup Zong a été rachetée par eBay en août 2011). David Marcus est Président de Paypal depuis Avril 2012. Le terrain d’action de Paypal n’est plus uniquement le paiement en ligne, mais également le paiement en magasin puisque depuis mai 2012 Paypal a signé des accords avec 16 grandes marques de distribution aux États-Unis  (dont Home Depot, Abercrombie & Fitch, Barnes & Noble, Foot Locker, Office Depot, etc.) pour que les clients de ces sociétés puissent payer avec la solution spécialement mise en place par Paypal avec ces entreprises. C’est maintenant dans 18.000 magasins au total qu’il sera possible de le faire, Paypal continuant inlassablement de signer de nouveaux accords, tout en ayant adapté son application mobile et notamment iOS pour une expérience encore plus locale avec de la géo-localisation. Pour les Françcais vivant aux États-Unis qui veulent s’y essayer, il faut tout d’abord se rendre sur le site Paypal Anywhere. Cela s’appelle boucler la boucle !

Paypal sur Twitter : @Paypal

Mardi : Dogpatch Labs ferme ses incubateurs de Palo Alto et New York

 

Dans la foulée des incubateurs comme YCombinator à Mountain View, l’un des précurseurs dans la Silicon Valley, ou Plug and Play Tech Center à Sunnyvale, on a pu assister à une poussée d’espaces dédiés aux startups, de San Francisco à San José. Objectif : créer de véritables pépinières pour faire fructifier des millions (des millionnaires ?) en puissance. Opportunité pour des regroupements de consultants en mal de clients, ou pour des Business Angels en manque de sensations, un prétexte pour des opérations immobilières, des espaces de co-working space qui veulent murir, ou simplement de véritables vocations, tout y est ou presque pour expliquer ce phénomène. Il y a également des VCs qui s’y sont risqués comme Polaris Ventures, basés à Waltham dans le Massachusetts, qui a ouvert des incubateurs à Palo Alto, New York, Cambridge (Massachusetts) et Dublin. Ils ont notamment investi dans Automattic, la société qui publie WordPress, et dans des startups plutôt dans des domaines scientifiques. Aux dernières nouvelles. Et voilà, finis, Palto Alto et New York, fermés. « Palo Alto et New York ont bon nombres de communités comme Dogaptch. Beaucoup on adopté la philosophie d’un espace ouvert. Nous ne sommes plus uniques sur ces marchés ». Vive Dublin, en Ireland, où il semble qu’il y ait des choses à explorer du coté de la vieille et verte Europe. Quand un marché sature, il faut prendre des décisions, et qui mieux que des VCs pour en prendre et montrer l’exemple ?!

Dogpatch sur Twitter : @DogpatchLabs

Mercredi : Silvercar, une service de location de voitures en aéroport

 

J’ai parlé récemment de Zipcar dans cette rubrique et à ce sujet son ancien CTO Luke Schneider lance ce lundi 21 Janvier Silvercar, un service de locations de voitures en aéroport, à l’aéroport de Dallas, qui est un bon point névralgique pour ce type d’activité, étant donné sa taille. Il y a du Crunchfund (un VC « early stage » et son fameux duo de bloggers MG Siegler et Michael Arrington) et du Dave Morin (le CEO de Path) dans un tour de table de… $11,5 millions déjà levés avec moins d’une année d’existence. Il faut dire que 200 véhicules Audi A4 pour un lancement et 5% de parts de marché à prendre ne se trouvent pas sous le sabot, mais bien dans la puce d’une Silicon Valley .

Silvercar sur Twitter : @Silvercar

Jeudi : SurveyMonkey lève $450 millions

Qui a dit que c’était la crise ?! un exemple : SurveyMonkey, une société créée en 1999, spécialisée dans l’élaboration de sondages en ligne (à coup de plus d’un million de réponses par jour), basée à Palo Atlo, Portland (Oregon) et au Portugal (une entreprise fétichiste avec les implantations en P visiblement), vient d’annoncer renoncer à une introduction en bourse… et vient de lever $450 millions (avec notamment Google dans le tour de table)… $450 millions divisés par 1,5 millions de questionnaires en ligne par jour… ça fait un amortissement sur  300 jours. Je plaisante bien sûr, c’est un peu plus compliqué que cela.

SurveyMonkey sur Twitter : @SurveyMonkey

Vendredi : Voxer vs Facebook, la guerre pour les utilisateurs

 

Imaginez que vous disposiez d’un champ que vous avez labouré pendant des mois et d’un seul coup, votre distributeur d’eau vous coupe les moyens d’irriguer vos cultures… Panne sèche ! C’est ce qui vient d’arriver à Voxer, une startup établie à San Francisco (ayant reçu $30 millions d’investisseurs en avril 2012) , dont l’objet est de transformer votre smartphone en talkie walkie. Pratique, pas cher, et comme beaucoup d’autres startups comme SocialCam ou d’autres, ils ont su utiliser l’ascenseur d’audience qu’est Facebook (en surfant avec la limite de ce qui est autorisé en spam). Mais voilà : Facebook a dit « Stop ». C’est fini. Plus possible d’aller chercher de nouveaux contacts parmi vos amis sur Facebook. Fini le spam. « Vous ne respectez pas les conditions générales », vous savez, ces fameuses TOS qui bougent en fonction de ce que les réseaux sociaux veulent faire de vos données personnelles… Ce que je trouve intéressant dans cette histoire, ce n’est pas tant les élucubrations commerciales entre deux sociétés (c’est eux que ça regarde avant tout), mais la façon dont Facebook  réagit, signe que la guerre de l’audience touche tout le monde, que l’on va désormais se battre sur tout pour sauvegarder son taux de croissance et de rétention. Il y a énormément d’applications qui se soient lancées dans le segment du chat (même des opérateurs comme Orange s’y sont mis), et qui vont continuer à le faire, mais j’ai toujours dit que Facebook pourrait mettre tout le monde d’accord. Il suffit juste de la bonne fonctionnalité, et je pense qu’ils y travaillent sérieusement. Fini le web ouvert, les graphes sociaux collaboratifs, vive le « Compuserve spirit » (ce qui est à moi n’est pas à toi) !

Voxer sur Twitter : @Voxer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Une journée au Metreon, avec Flurry… la suite avec plus de chiffres !

Rien de tel qu’un évènement sponsorisé par Flurry aujourd’hui à San Francisco pour passer en revue les acteurs qui font l’actualité, en particulier dans le domaine du mobile. Flurry est devenu un acteur significatif dans ce segment,  une des principales sociétés à aider les applications mobiles à mener des campagnes publicitaires, les mesurer, et finalement également mieux monétiser dans cette économie nouvelle qu’est devenu le mobile.

J’ai entendu une phrase, qui a été maintes fois re-tweeté et qui montre bien comment parfois la Silicon Valley sait (aussi) faire preuve d’amnésie : le chiffres d’affaires dans le domaine des applications mobiles serait passé de 0 en 2008 à $16 milliards en 2012. Bien que le deuxième chiffre me paraisse incroyablement élevé (mais je ne veux pas nécessairement remettre en cause la parole de celui qui l’a cité, à savoir le CEO de Flurry), je m’insurge clairement contre le deuxième en me permettant de rappeler qu’avant l’Apple Store et tous ses clones, il y avait un monde appelé J2ME (Java pour mobile) que des entreprises comme Gameloft ont bien connu depuis la fin des années 90. On a surfé sur les portails dits « wap », téléchargé des millions de jeux Java bien avant que l’Apple Store soit né. Essentiellement en Europe et en Asie, il faut bien le dire.

En attendant, en ce qui concerne les chifrres, à ce détail prêt, la présentation du CEO de Flurry Simon Khalaf nous a régalé en partageant des informations qui sincèrement méritent de faire l’objet d’un post…

À suivre…


Une journée au Metreon, San Francisco, avec Flurry

Rien de tel qu’un évènement sponsorisé par Flurry aujourd’hui à San Francisco pour passer en revue les acteurs qui font l’actualité, en particulier dans le domaine du mobile. Flurry est devenu un acteur significatif dans ce segment,  une des principales sociétés à aider les applications mobiles à mener des campagnes publicitaires, les mesurer, et finalement également mieux monétiser dans cette économie nouvelle qu’est devenu le mobile.

A la question posée à certains « vieux » acteurs comme Pandora, ou Yelp, si vous aviez à commencer comme une  « mobile company », l’auriez vous fait ? Ils ont naturellement répondu oui, car aujourd’hui on peut enfin dire que le marché est là en terme d’audience pour le mobile. Reste à installer la monétisation, et ce n’est pas Android qui va nous aider là… Microsoft, invité à un pannel, a à peine été évoqué durant la journée.

Quels sont les acteurs à signaler rencontrés aujourd’hui à la conférence ?

Poshmark est une « place de marché » mobile construite au service d’expériences « realtime » dans des magasins, comme par exemple en participant à des micro-évènements utilisant des thématiques spécifiques. Créée en février 2011, la startup est basée à Menlo Park et a levé $15,5 millions. Oui, vous avez bien lu, la société a moins d’un an. Achetez, vendez, partagez, participez, tout cela depuis son iPhone. Si vous saviez le nombre d’applications que j’ai vu démarrer ces 2 dernières années dans ce segment… certainement pas la dernière !

Paltalk est un fournisseur  de solutions de communication de contenus audio et vidéo, avec semble-t-il plus de 150 millions d’utilisateurs enregistrés et près de 10 millions de visiteurs uniques à travers le monde. Paltalk est disponible sur PC, sur appareils mobiles et tablettes. Créée en juin 1998, basée à New York, ayant levé $6 millions en 2004, si vous ne connaissez pas encore cette solution de chat, essayez la, ce type de produit est en train de pousser partout comme des champignons !

Silvercar est une nouvelle solution de location de voitures disponibles en aéroport, le tout opéré à partir d’un site web ou de son iPhone ou encore depuis son téléphone Android. L’idée est de faciliter la complexité se déplacer en voyages d’affaires par exemple, dans une voiture de classe mondiale et à un prix abordable. Le lancement du service sera fait lundi prochain, à Dallas, avec 200 véhicules fraîchement mis à disposition pour l’occasion. Crazy ! Créée il y a 10 mois, l’entreprise a déjà levé $11,5 millions. Insane. La société est basée à Austin, Texas. Souhaitons qu’ils nous prépare la même chose à l’aéroport d’Austin pour le prochain SXSW en mars !

Quelques chiffres mentionnés pendant la conférence…

– 1.3 millions de téléphone Android activés quotidiennement,

– économie des applications mobiles en 2012 : $16 milliards (really ?!),

– aux États-Unis, on utilise plus le mobile qu’Internet sur son ordinateur le soir, et concurrence la télévision (168 minutes pour le mobile par jour, 127 minutes pour la télévision),

– 68% de l’usage du mobile se fait à la maison…

Les chiffres du mobiles deviennent vraiment massifs, et pas nécessairement ceux que l’on pense !

 À suivre…

C’est quoi la Silicon Valley…

Brève d’un soir depuis San Francisco…

La Silicon Valley, quand on s’y frotte, c’est une grosse bulle au service du capital risque et sa longue traîne : le Business Angel, le Early Stage, puis le VC. La Silicon Valley, quand on s’y pique, c’est une cour géante à ciel ouvert, pleine de jeunes avec des dollars pleins les poches.  La Silicon Valley, c’est la sur-enchère à l’audience avant celle du chiffre d’affaires. La Silicon Valley, c’est la course à la valo, le trot au seed puis le galop à la seria A, la serie B, la serie C. La Silicon Valley, c’est l’antichambre de l’IPO, le couloir de l’espoir qui mène au NASDAQ.

Quand on s’y penche un peu plus, derrière la bulle, il y a la disruption, la vraie innovation avec Sonitus et sa prothèse dentaire qui rend les sourds de nouveau sensibles aux sons, Pursanova avec sa solution qui rend l’eau plus liquide et permet aux fermiers d »améliorer leur productivité laitière d’un coté, à des industries qui utilise l’eau dans leur processus industriel d’être significativement moins polluante de l’autre, c’est le computational imaging ou comment amener de l’image d’une façon dans les télévisions telle qu’elle n’a pas encore été imaginée.

La Silicon Valley, c’est aussi le give back. C’est la reconnaissance de ceux qui ont réussi, l’argent coule à flot ou presque, on n’hésite pas à donner un coup de main en retour, parce que la réussite, ça se communique.

La Silicon Valley, c’est le chemin qui peut mener aux nouveaux matériaux de demain, dans 10 ans. La Silicon Valley, c’est la patience qui mène au produit qui change tout en 5 ans.

La Silicon Valley, c’est l’argent disponible au capital risque comme nulle part ailleurs, et c’est une mentalité. C’est la Tour de Babel des entrepreneurs.

Voilà pourquoi c’est unique, et c’est nulle part ailleurs…

Extrait d’un ouvrage à paraître bientôt…

L’actualité High-Tech de la semaine : 4K, Github, Linkedin, Dropbox, Streamweaver

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  4K, un nouveau code made in Vegas

Cette chronique hebdomadaire se devait d’évoquer le fameux CES, le concours Lépine à la sauce US (comme me l’a confié cette semaine Henri Seydoux, PDG de Parrot) où une bonne partie des geeks influenceurs se retrouvent tous les ans à Las Vegas début Janvier pour voir les nouveautés high-tech. A signaler, ici, une interview du CTO Guillaume Pinto de Parrot au sujet de leur nouveau produit, une petite perle… verte ! Tant de choses à dire, j’ai simplement choisi de mentionner ce mot magique dont on va certainement vous rabattre les oreilles : le 4K. Derrière ce nom de code, un format d’image numérique qui va consister à vous en mettre plein les pixels dans vos prochains téléviseurs, à commencer par Sony… de la télé HD pour faire simple. Une tendance du CES ? Vous en mettre plein la vue, encore et encore 🙂

Pour plus d’investigations sur ce qui s’est montré au CES, je vous conseille d’aller browser sur le site d’Ubergizmo (presque 300 articles sur le sujet, une belle performance…)

Mardi : Github et ses pertes de services

 

Github: mot qui désigne une plateforme logicielle où se sont écrites bon nombre d’histoires et de lignes de codes qui font partie de l’internet d’aujourd’hui. Société créée en 2008 à San Francisco, qui met à disposition un service d’hébergement pour les développeurs et leur projets, et qui a reçu $100 millions fin 2012 notamment du fonds Andreessen Horowitz, qui s’y connait un brin en terme de logiciels. « Outage » : Mot anglais qui signifie « interruption de services » en langage informatique. Le cauchemar des sociétés qui fournissent un service comme Github, c’est comme… plonger une ville entière pleines de développeurs et codeurs dans le noir, pas sur de retrouver les choses telles qu’elles étaient… Le problème, c’est que c’est a fait 4 fois en 5 mois que ça arrive. Des minutes qui durent une éternité… Et une réputation qui peut en prendre un sacré coup, s’il y a des trous dans le nuage. $100 millions, ça devrait permettre de racheter des serveurs, non ?!

Github sur Twitter : @github

Mercredi : Linkedin passe la barre des 200 millions de membres

 

200 millions. N’en déplaise au français Viadéo qui ne sais plus quoi dire ou faire pour tenter de coller à la roue du site leader des réseaux sociaux professionnels depuis bien des années, Linkedin continue d’avancer à pas de géant. Je me rappelle encore la visite de Linkedin à Mountain View en mars 2008… L’équipe célébrait à l’époque… 20 millions d’utilisateurs ! Bien que cette application ait encore, de mon point de vue, de gros progrès à faire sur l’application mobile (rapidité globale, exécution des recherches), et que le spamming de contact est un peu trop fréquent à mon goût, c’est devenu un site incontournable pour les relations professionnelles. Le succès mondial de Linkedin est remarquable : 13 nouveaux millions d’utilisateurs depuis le 1er novembre 2012, 160 millions de visiteurs uniques sur le site web, et plus de 64% des utilisateurs sont basés hors des États-Unis. Linkedin a complètement changé la donne sur le recrutement et une certaine façon de gérer ses contacts professsionnels… ce qui n’empêche pas certains influenceurs comme Om Malik de décider de ne pas s’en servir : « Linkedin, you are fired« . Le signe que l’on ne peut pas plaire à tout le monde, qu’il y a toujours un risque de retournement de tendances ? Qu’il faille veiller à la pertinence du service, qu’il faille se renouveler avec pertinence, clairement oui. Maintenant, à 200 millions…

Linkedin sur Twitter : @LinkedIn

Jeudi : petits problèmes de synchro chez Dropbox

Deuxième fail de la semaine : la société Dropbox a reconnu connaître des problèmes de synchronisation de téléchargements sur son site web, mais les données sont sauves. Ben voyons. Dropbox est une des stars du cloud computing, créée en 2007, basée à San Francisco, $257 milions obtenus en levée de fonds, qui vous sauvegarde vos données à coup de Giga(s), avec une facilité déconcertante de mise en place et d’utilisation. A tel point que vous pouvez vivre votre vie d’ordinateur aujourd’hui sans disque dur. Mais bon voilà, l’homme n’est pas éternel et les services de sauvegardes de données ne sont pas infaillibles, alors un bon conseil, ne mettez pas tous vos fichiers dans le même panier.

 

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Vendredi : Streamweaver, une startup de Nashville lève $1,3 millions

 

Streamweaver est une application iPhone qui permet de prendre des vidéos sous différents angles et de les diffuser avec ces différentes prises de vues, développée par une startup du Tennessee. A quoi cela sert-il vous me direz ? Je vous répondrai que c’est un moyen de lever $1,3 millions auprès de Chris Kelly, dont la particularité est d’avoir été Chief Privacy Officer & Head of Global Public Policy de Facebook pendant 4 ans, entre autres. Et qui est donc le principal investisseur de ce round. Et que c’est un bon exemple qu’on peut lever $1 millions pour à peu près n’importe quoi dans la Silicon Valley, avec tout le respect que je dois à l’équipe de Streamweaver. Mais ceci est une chronique, c’est à vous de vous faire un avis en téléchargeant l’application si vous avez le matériel qui convient.

Streamweaver sur Twitter : @StreamweaverApp

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Happy New Innovation Year, Apple, Avis & Zipcar, 500Startups et Dave McClure,Waze et… Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où l’année se termine

2012, dure année pour les geeks… Il est toujours aussi difficile de se connecter dans un monde soit disant ultra-connecté. En mode wifi, on est prêt à payer pour un petit bout de réseau, un peu, et c’est la guerre pour en trouver, et Fon n’y a rien fait. Coté mobile, on nous vante les mérites des smartphones et de leur immense pouvoir applicatif… que l’on est obligé de mettre au placard dès que l’on voyage, au risque de se faire matraquer au niveau de sa facture opérateur. Inutile, le smartphone ! En parlant de smartphone, et de ces joujoux toujours plus performants comme l’iPhone, ou pire Android : obligé d’être branché à une prise électrique au bout d’une demi-journée d’utilisation, quelle scandale ! Quant aux prises et cables en tout genre, être obligé de promener en permanence avec une trousse remplie de connecteurs, c’est franchement pas comme ça que je voyais l’an 2000. On a beau devenir milliardaire en 7 ans, grâce aux réseaux sociaux, on nous sert toujours les mêmes sauces technologiques. Ca met du temps à disrupter, ouvrir de nouvelles voies. Puisse 2013 nous apporter des nouveautés qui change la donne d’une technologie pas toujours innovante, dans le fond, pour nous, les geeks. Bonne année à vous, d’ailleurs, geeks ou non geeks !

Mes aventures sur Twitter : @PhilJ

Mardi :  iOS7, c’est déjà parti

Alors que d’autres éditeurs de logiciels pousse de nouvelles versions de leur logiciels avec la plus grande difficulté, tant en terme de développements que de marketing, Apple et son iOS continue la belle histoire d’amour commencée en juin 2007 avec la communauté des développeurs. Bien que ce soit devenu une espèce de bulle un peu imprévisible, la place de marché applicative initiée par Apple pour servir ses iPhone et iPad a permis d’initier bon nombre d’histoires de produits (Siri, Flipboard, Waze, …) et des vocations à travers le monde (on développe sur iOS partout aux Amériques, en Europe, en Asie, en Afrique…). Quitte à devenir un terrain miné pour des acteurs comme Facebook, trop prudent dans leur approche de produit mobile du fait d’une certaine méfiance à l’égard de la société de Cupertino, qui fait un peu le jour et la nuit sur L’AppStore. Maintenant voilà, des développeurs, à la faveur de relations bien entretenues avec les équipes techniques d’Apple (à ce sujet, tenez vous prêts pour la prochaine WWDC), commencent déjà à faire chauffer du code sur la base de la nouvelle version d’iOS7 et de l’iPhone6… qui vont mettre encore quelques mois à arriver sir le marché !

Le site des développeurs Apple : Developer

Mercredi : Le groupe Avis Budget rachète Zipcar

Une belle nouvelle pour un acteur disruptif sur le segment de la location de vehicules : la société Zipcar, créée en janvier 2000 à Cambridge (Massachusetts), introduite en bourse en avril 2011 après avoir levé $60,7 millions, que l’on ne cesse de voir à San Francisco du fait d’un grand nombre de véhicules en circulation, vient d’être racheté par le groupe Avis Budget pour $500 millions en cash soit $12,25 l’action ($8,24 en clôture au 31/12/2012). Zipcar a 760.000 membres, a fait un CA de $242 millions en 2011, est présent en Amérique du Nord et au Royaume Uni, et il ne fait aucun doute que la location à la Zipcar vont continuer à se développer autour des réseaux historiques du groupe, avec souhaitons le le maximum de répercussions pour le client final : véhicules disponibles en nombre suffisant pour les citadins qui considèrent qu’une voiture coûte trop chère, pas d’intermédiaire dans le processus de location (on accède au véhicule à l’aide d’une carte), location flexible et financièrement avantageuse surtout sur les courts trajets (on peut louer une voiture pour une heure), on ne paye pas l’essence (l’abonnement, qui a différente formule, couvre le carburant et l’assurance). Il faut signaler que Robin Chase, ex-CEO de la société Zipcar, s’est associée à la famille Mulliez et leur groupe Mobivia sur un modèle où les particuliers louent leurs propres véhicules avec Buzzcar : l’approche communautaire sera peut être la prochaine étape… et  il y a vraiment trop de voitures en circulation, alors espérons que ça bouge sur ce créneau !

Zipcar sur Twitter : @zipcar

Jeudi : 500Startups ouvre un co-working space à New York

500Startups est un incubateur de la Silicon Valley dont on parle souvent puisque c’est un des plus significatifs en terme de notoriété. C’est l’initiative d’un ancien marketeur de Paypal, qui a travaillé avec Tim O’Reilly sur la défunte conférence Web2.0 à San Francisco, et lancé le 1er fond destiné au startups développant des produits sur l’écosystème Facebook… entre autres. Un sacré personnage, père de famille et grand voyageur devant l’éternel, agitateur de la Revolution 2.0 comme il dit, qui a vu sortir des pépites comme  Twilio, TaskRabbit, Wildfire Interactive, avec son nouvel incubateur, et j’en passe. Dave est un des relais les plus puissant de la Silicon Valley, et l’un des plus bruyant parfois, mais c’est pour la bonne cause. Alors voilà, 500Startups, basé à Mountain View, a désormais un pied à New York, histoire d’élargir le processus d’incubation, parce qu’il n’y a pas que la Silicon Valley pour la réussite d’une startup. Et je signale que 500Startups est toujours à la recherche de la 1ère startup française dans laquelle il pourrait investir. Un comble.

500Startups sur Twitter : @500startups

Vendredi : Apple ne va pas racheter Waze

 

Je me demande bien pourquoi, en écrivant ces lignes, je vais faire des commentaires sur un évènement qui n’a pas lieu. Voilà l’affaire : la nouvelle carte sur iPhone développée par les équipes d’Apple ne va pas très bien alors on imagine qu’une startup Israélienne, Waze en l’occurence, qui permet aux utilisateurs d’indiquer aux-mêmes l’état du traffic sur une carte routière sur leur smartphone va sauver la situation. Parce que c’est comme ça, le business des startups. Ca aime bien que l’on parle d’elle, parce qu’il y a des armées de canonniers de bloggers prêts à apporter de l’eau au moulin, ou de l’huile sur le feu, et je ne parle pas des perruches sur Twitter (je parle de ces accrocs au RT). A quoi ça sert tout ça ? D’abord donc, à faire tourner les « rotatives du web » (pas de papier, du mot clé). Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter… Tout le monde discute avec tout le monde, parce que ça fait tourner le business. Alors ça sert aussi à faire monter les valorisations, les enchères, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec du Instagram à $1 milliard. Ca s’appelle la distribution de valeurs,  à ne pas confondre avec la création de valeurs : le ciblage des bénéficiaires est… plus précis. C’est parti pour un bon cru 2013 !

Waze sur Twitter : @waze

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Crac, Indie Gogo et Coder Dojo « Hoh Oho », Facebook, Ouya et Lyft

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  le jour où le silence est d’or

Il existe de nombreuses règles en terme de communication d’entreprise lorsque l’on veut atteindre les médias pour l’annonce d’une nouvelle société, d’un nouveau produit, d’une levée de fonds. Pour une startup par exemple, cela peut devenir un parcours du combattant, où il faut user de la patience (et une certaine aptitude au harcèlement), et beaucoup de relationnel… Et puis il y a les nouveaux outils online, comme PRnewswire qui, pour une somme modique (moins de $2.000), vous permet de laisser une trace sur la toile puisque les communiqués de presse publiés sur ce site sont repris parfois par des Yahoo! News et autres. On peut donc commencer à raconter son histoire (la queue de la comète), qui finira bien par être reprise à un moment par le média de vos rêves… En attendant, il y a une question élémentaire à se poser : quand publier ?! Durant un grand évènement (à l’occasion d’une conférence…) ? Dans ce cas, il faut être sûr de son affaire et avoir bien préparé le coup de feu, ou bien cela pourrait finir en pet de mouche  parmi un troupeau d’éléphants en train de barrir (pardonnez moi l’expression, petit clin d’oeil à un entrepreneur Français de San Francisco, Roi des #pigeons, et Prince des métaphores…). Mais surtout, on ne publie rien la veille de Noël, comme cette compagnie de location de véhicule basée à Los Angeles qui diffuse le 24 décembre une espèce de mélange de message de prévention routière et de publi-reportage. Inefficace, probablement.

PRnewswire sur Twitter : @PRnewswire

Mardi :  CodeDojo, le Père Noël digital

 

CoderDojo est une association à but non lucratif fondée en Irlande en juin 2011 par James Whelton et Bill Liao, dont l’objectif est d’apprendre aux jeunes de 7 a 17 ans à coder, développer des sites web, des applications, des jeux, etc. Il existe des centres aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. CoderDojo vient de lancer une campagne de récolte de dons sur IndieGogo, l’autre site de crowd-funding (financement collectif) basé à San Francisco (Kickstarter, son principal concurrent, est basé à New York) pour l’ouverture d’un centre éducatif… à New York. L’objectif est de réunir $7.000, et c’est beau de compter sur le Père Noël (oui, qui vous savez…) pour un oeuvre dédiée aux enfants, finalement. L’enjeu d’un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies, ça commence par l’éducation de ces sciences aux jeunes générations, mais certainement pas, selon mon point de vue, par remplacer le latin par la programmation au collège ou encore au programme des CE2, comme j’ai pu le lire ici et là (j’ai eu un peu de pratique avec eux par le passé…). Il faut arrêter de se regarder le nombril digital, et donc seulement viser à encourager la pratique, car la technologie reste un moyen, et non une finalité, n’en déplaise aux influenceurs-faiseurs de tendance du digital, en France et ailleurs.  A ce propos, le seul CoderDojo Français est basé à Alençon, dans la Sarthe. Vive la province innovante !

CoderDojo sur Twitter : @CoderDojo

Mercredi : Mademoiselle Zuckerberg , l’histoire de l’arroseur arrosé

 


Un « scandale » éclate au grand jour dans l’eco-système de la Silicon Valley : la propre soeur de Mark Zuckerberg, Randi, qui a tout de même passé plus de 6 ans au Marketing chez Facebook, s’est fait prendre au piège de l’absence d’étanchéité entre les réseaux sociaux, qu’aucun Terms of Service ne peut protéger, avec la diffusion d’une photographie qu’elle a prise en famille  (avec son frère Mark of course), postée par elle même sur Facebook et qui s’est retrouvée diffusée sur Twitter. So what : d’abord, si on ne veut pas qu’une photo personnelle soit diffusée sur Internet, et bien on ne la publie pas, c’est plus sûr. Ensuite, avec ces allers/retours incessants sur les paramètres de confidentialité de Facebook, c’est comme réviser le code civil en permanence. Que la propre soeur du fondateur de Facebook soit surprise qu’une amie d’une amie (sur Facebook) puisse avoir accès à une photo qu’elle avait publié (sur Facebook), et bien… c’est l’histoire de l’arroseur arrosé ?! Je trouve d’ailleurs le tweet final de Randi sur cette affaire est à l’image du culot que l’on trouve habituellement chez son frère :  » Digital etiquette : demandez toujours la permission avant de poster des photos publiquement, ce n’est pas une question de paramètre de confidentialité, mais de décence humaine ». Peut être, mais ça sent le « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais », Mademoiselle Zuckerberg. Quand on publie des choses sur Internet, on n’est jamais vraiment sûr de l’utilisation qui peut en être faite. A commencer sur Facebook.

Randi Zuckerberg sur Twitter : @randizuckerberg

Jeudi : Ouya, ou comment mettre de l’Android dans la TV

On revient sur Kickstarter, le site de financement collectif, et l’une de ses plus belles pépites et réussite de collecte avec Ouya, une console de jeux vidéo d’un nouveau genre, créée notamment avec la collaboration d’un fameux designer en la personne d’Yves Behar (que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a quelques mois à l’occasion d’une conférence à San Francisco) et qui a récolté la bagatelle de $8.600.000 auprès de plus de 63.000 contributeurs ! L’idée du produit est simple : pour $99 les gamers achètent une console pour jouer sur sa télévision, où chaque jeu développé sur Android sera disponible via le Ouya store… de l’autre coté, une boîte à hacker par les développeurs Android pour développer toute sorte d’application connectée à une télévision. Les jeux, applications de streaming vidéo ou de musique que l’on pourra télécharger gratuitement feront l’objet de monétisation possible à l’intérieur de ces mêmes applications, afin de rémunérer les développeurs. La nouvelle du jour, c’est que les premières « consoles développeurs » commencent à être livrées… faites chauffer les codes ! Yallah Ouya, Viva la revolución !

Ouya sur Twitter : @playouya

Vendredi : Qui a déja pris un Lyft ?!

Lyft, l’application de co-voiturage sur iOS et Android de la startup de San Francisco Zimride, qui a fait sa réputation avec ses véhicules reconnaissables à leurs moustaches roses, se prépare à atteindre de nouvelles villes aux États-UnisLyft, c’est la possibilité pour les propriétaires de véhicules d’accepter des passagers pour un trajet et de se faire indemniser en retour, pour un tarif qui revient bien moins cher qu’un taxi. Le peer2peer, ou les utilisateurs au service des utilisateurs sans intermédiaires, continuent de se développer, comme Airbnb dans le modèle de la location de meublés, et c’est désormais au lobbying des taxis de subir les assauts des startups Californiennes, avec également Uber dans un autre segment. Lyft a été l’occasion pour Zimride d’accélérer sa croissance avec une campagne marketing assez fun (suite à une levée de fonds de $6 millions en septembre 2011) dans un secteur géographique favorable comme la Baie de San Francisco où le traffic est assez problématique, les allers-retours coûtent de plus en plus chers (péages sur le Bay Bridge et autres, l’essence,…), et surtout où les conducteurs respectent les lignes de carpooling situées à l’extrème gauche réservées aux voitures ayant au moins 2 passagers. Moins cher, et plus vite, voilà les bénéfices pour la personne qui va se transformer en chauffeur de taxi le temps d’un trajet. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a décidément trop de voitures en circulation (vous en pensez quoi, les Parisiens et banlieusards ?!), et il faut souhaiter que ce type de transport se déploient plus encore, grâce à Lyft aux États-Unis (bientôt Los Angeles et Seattle apparemment) et Blablacar en Europe (une startup de Français, forcément avec ce nom, basés à Londres), entre autres…

Lyft sur Twitter : @lyft

Voilà, c’est fini, à l’année prochaine pour de nouvelles actualités et aventures ! Passez de Joyeuses Fêtes en attendant…