L’actualité High-Tech de la semaine : Upstart, Shapeways, Exitround, Heroku, ouah ouah aka Swifto

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Upstart propose le capital risque au service des nouveaux entrants dans la vie active

Dave Girouard, ancien patron de la Division Enterprise chez Google, s’attaque au capital risque sur un modèle tout à fait interessant : la contre-partie de fonds investis dans des post-diplômés est rémunérée en pourcentage de leurs revenus futurs ! Il est évident que les diplômés démarrent dans la vie activie peu préparés à ce qui les attend : non seulement ils n’ont pas de fonds puisqu’ils sont endettés par le financement de leur études (particulièrement vrai aux États-Unis, mais ils n’ont pas nécessairement l’expérience pour entamer leur carrière professionelle… qui n’est pas forcément de créer une startup, projet un peu tarte à la crème de nos jours. Upstart s’attaque à ces deux problèmes en même temps puisque les jeunes diplômés qui réussissent à travers la plateforme leur recherche de fonds obtiennent à la fois des investisseurs pour les financer mais également des mentors. Le système a l’air de fonctionner puisque $1 million d’investissements ont été formulées, et la société, basée Palo Alto, vient d elever sa série A pour un montant de $5,9 millions. Il n’y aurait aucune honte à ce que le principe soit copié ici en France, je suis très enthousiaste sur ce type de service !

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Mardi : Shapeways prend le leadership sur l’impression en 3D

 

On parle beaucoup d’imprimantes 3D en ce moment, une preuve de l’avancée du DYI (do it yourself, faites le vous même) grâce à la puissance du vrai « Web2.0 », le web au service du consommateur (que je dissocie volontairement du social media, qui n’est selon moi qu’une bouillie marketing évoluée au service des marques en manque de créativité). Shapeways, société New-Yorkaise créée en mars 2007, avec une forte DNA hollandaise puisque sortie d’un incubateur créé par Philips (excellente initiative pour un industriel, on voit ça un jour en France ?!), est en train de prendre une importance significative dans ce nouveau business des places de marché d’impression en 3D. Sur une marché qui voit de nombreux concurrents apparaître un peu partout, Shapeways vient de lever un nouveau tour de $30 millions qui devrait donner les moyens nécessaire pour envoyer l’entreprise dans les sommets. Les chiffres sont tout de même de 300.000 utilisateurs et 60.000 téléchargements d’objets 3D chaque mois. Selon un de ses investisseurs, « maintenant nous commençons à visualiser l’impact de la technologie (et du web en particulier, mais ça c’est moi qui le dit) sur le monde physique ». Shapeways a même ouvert un centre d’impression physique à New York. Je souhaite bon courage à la concurrence.

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Mercredi : vive le match-making à la sauce Silicon Valley

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacob Mullins par le passé et je l’avais trouvé très dynamique : il s’avère qu’il a de bonnes idés aussi ! Il a démarré Exitround il y a 2 mois et vient de lancer officiellement une place de marché « d’acquire-hire » pour les startups. Quest-ce que c’est ? Vous en avez déjà entendu parler sans le savoir, il s’agit d’une sorte de place de marché de startups. Il y a de nombreux cas de « rachats d’entreprises » dans cet ecosystème, qui ne sont parfois que des embauches  d’équipes, sans avoir véritablement de stratégie lié au produit. Cela va donc de la startup qui veut se donner du prestige à racheter une équipe (voire une seule personne) sous le prétexte d’acquérir une startup, à celle qui fait l’objet d’une transaction dans le cadre d’une réelle startégie d’acquisition d’innovation pour de grandes entreprises, comme ça l’est parfois avec des startups issues de YCombinator, l’un des meilleurs incubateurs de la Silicon Valley (sinon le meilleur au regard de ses performances). Et c’est aussi l’ultime solution pour une startup qui, à court de carburant, doit disparaître. C’est une niche pleine d’opportunités, et Jacob a bien noté ce mécanisme (il est d’ailleurs Partner  d’une banque d’investissement), et cherche ainsi à industrialiser la possibilité d’étudier des rachats stratégiques en toute discrétion. Vive le match-making à la sauce startup !

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Jeudi : Heroku à l’assaut de l’Europe… en mode beta !

 

Heroku est une plateforme permettant aux applications des développeurs de se déployer sans avoir à gérer spécifiquement les serveurs ou encore le système d’administration. La société, basée à San Francisco, a décidé d’accélérer son développement à l’international et en Europe spécifiquement  en proposant ses services en mode beta… et notamment grâce à une structure de serveurs dédiés en Europe. Même service, matériel dédié à la région. Ce qui est interessant dans cette approche de lancement , c’est notamment de savoir qu’en fait Heroku… est une société rachetée par Salesforce en décembre 2010, ce qui ne l’empêche visiblement pas de continuer son fonctionnement comme toute startup en phase de croissance. A méditer face à tous ces rachats d’entreprises destructeurs de valeurs.

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Vendredi : ouah ouah ouhauohaouha Swifto

 

« Maintenant nous commençons  à visualiser l’impact de la technologie sur le monde physique »… sur les chiens aussi. Je re-cite la phrase de cet investisseur de Shapeways, au moment même ou d’autres croient tellement en l’amour de l’être humain pour son toutou qu’ils sont prêts à mettre $2,5 millions dans une startup qui veut industrialiser la gestion de la ballade de votre meilleur ami par des tiers. Il faut déclarer son bon pédigree sur le site de Swifto pour être agréé « sorteurs de chiens » et être mis en relation à l’autre bout de la chaîne humaine avec des propriétaires de Pepito ou Mirza qui recherchent un tiers de confiance. Le top du top : non seulement en charge de la partie relationnelle et transactionnelle, la startup fournit également le matériel GPS adéquat pour s’assurer que le petit animal est bien sorti aux heures prescrites, et dans le périmètre qui a déterminé. J’ai fait une petite entorse à ce journal en citant un startup de New York, tellement je suis surpris que cette idée n’ait pas jaillit d’un bel esprit de Stanford. $1 million de revenu prévu au compteur en 2013, rien que cela, et déjà trois nouvelles villes prévues dans la roadmap d’ici 2014, dont San Francisco. Of course. Pour le Uber des promeneurs des chiens, qu’y disent.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : EA, Rovi et Facebook, l’Université de Champaign dans l’Illinois, Disconnect, le Président Tchétchène

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : EA arrête des jeux sur Facebook

 

Ca ne doit pas être de tous repos de s’occuper des jeux sociaux sur Facebook avec des annonces comme celle faite pas EA sur son blog: The Sims Social, lancé en août 2011, SimCity Social lancé en juin 2012, et Pet Society, un jeu Playfish à l’origine (rachetée par EA $400 millions en novembre 2009) lancé en août 2008, vont s’arrêter le 14 juin prochain. Passé de millions à l’infiniment petit est toujours délicat pour un gros éditeur habitué aux grosses licences sur lesquelles il faut bien investir… mais c’est un tout autre métier. Et les plus provocateurs diront que cette affaire de mercenaires du jeu comme Playfish, Playdom (racheté par Disney) ou Zynga (racheté par le NASDAQ, et les temps sont durs pour eux) ont été de belles affaires financières… mais il est difficile de rester sur les hauteurs des scores et d’audience par rapport à une population de joueurs a priori assez versatile, et où il s’avère que les mêmes règles de profitabilité se retrouvent dans le jeu vidéo : 1 ou 2 jeux sont profitables par rapport à une dizaine de jeux lancés par un éditeur. Concernant les fans, s’ils en restent, de ses jeux, c’est sur le catalogue des jeux Pop Cap (autre société rachetée par EA) qu’il faudra aller se dégourdir le clavier.

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Mardi : Facebook va aller se servir dans le catalogue de Rovi

 

C’est bien connu : c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes. Facebook vient d’annoncer un partenariat avec Rovi, société basée à Santa Clara en Californie et créée en 1983, pour apporter plus de contenus concernant les films et la télévision. Une drôle de nouvelle dans la mesure où Facebook a plutôt l’habitude de compter sur lui même et ses propres développements pour satisfaire sa base d’utilisateurs. Ceci étant,il ne faut pas mélanger le contenant et le contenu, et il sera certainement profitable en terme de délais et de qualité de contenus d’aller piocher dans les bases de films, de TV shows et de célébrités que peut proposer Rovi, qui propose une solution technologique de découverte et de management de contenus de divertissement. Plutôt qu’espérer monter une base de données fondée sur le contenu téléchargé par les utilisateurs, le fantasmes de beaucoup de startups qui ont cru pouvoir le faire par le passé, sans vraiment réussir. Selon Facebook, l’interaction autour des films et TV shows devrait significativement grossir dans les deux ans qui viennent. Et les revenus publicitaires aussi, entend-on au fond de la salle.

PS : un accord du même type a été signé avec Google et Rovi en 2012.

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Mercredi : attention, peut être une batterie innovante au tournant !

J’ai bien failli en tomber de mon siège, et pour le coup, c’est bien au delà de la Silicon Valley que je suis aller chercher l’information. Dans l’Illinois, à Champaign, où ils ne font peut être pas des bulles avec du raisin, mais une batterie qui devrait venir mettre un petit coup de balai dans une industrie bien paresseuse et un monde de geek où il nous faut encore batailler avec des kilomètres de cable. Un groupe de chercheurs de l’Université de Champaign a donc mis au point une micro-batterie aux facultés très avancées. Petite en taille (quelques millimètres), mais puissante en énergie, elle permet notamment de recharger mille fois plus vite que des batteries concurrentes, grâce à un montage spécifique de ses composants et un nouveau design permettant la RGV (recharge à grande vitesse), pour faire simple et court. Ce n’est pas encore destiné au marché grand public, mais plus sur des applications dans les communications radio notamment, Ca reste évolutif, et le signe que de bricoler les choses un peu différemment peut créer des miracles. Avec des moyens. A méditer du coté français !

Jeudi : après la vague du connect, le Disconnect

Après les grandes périodes de chaleur sociale, où l’on cherche à vous connecter de partout, tout le temps, voici arriver la période glaciaire de la confidentialité des données, avec Disconnect, un service vous proposant de bloquer plus de 2.000 sites web, selon la nouvelle mise à jour du produit… qu’il n’est possible d’utiliser uniquement sur Chrome et Firefox (qui en terme d’utilisation sur Internet représentent environ 40%)… et on ne peut vraiment leur reprocher de ne pas être présent sur Internet Explorer. A priori, cela ralentit un peu les performances des requêtes, ce qui ne va pas être simple à accepter d’emblée. Mais c’est un effort essentiel, quand on voit à quel point on peut être traqué sur Internet. En lisant cet article sur Techcrunch, c’est pas moins de 79 trackers qui me suivent et analysent mon parcours, comment je browse, où je clique. Comment je le sais ? J’utilise ça. Quand on maîtrise son identité digitale, que l’on agit  de façon responsable sur Internet, la confidentialité ne pose pas un problème, sauf quand on commence à entrevoir l’invisible monde qui se déroule à l’abri de nos regards. Et là, ça fait réfléchir.

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Vendredi : le terrorisme social, c’est facile, silencieux et c’est gratuit

Ce que j’entends par terrorisme social, c’est l’utilisation des réseaux sociaux à des fins de propagande, disons, plutôt discutable. Ramzan Kadyrov n’est pas à proprement parler quelqu’un de très fréquentable : c’est le Président de la République de Tchétchénie. Son pays a malheureusement fait l’actualité (une fois de plus) avec l’explosion du Marathon de Boston, perpétrée par des ressortissants Tchétchènes. Ce Monsieur, que rien n’arrête dans son anti-américanisme, est allé publié une photo sur son compte Instagram avec l’ajout d’un communiqué à l’attention des autorités américaines, dans son style. La photo est toujours sur Instagram (c’est bon pour la publicité), 5.515 Likes, pas loin de 1.000 commentaires que je vous laisse  apprécier à sa juste valeur. Vive le web2.0. The end pour la semaine.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Kabam, Barnes & Noble, Ribbon,Tynker, Motif Investing

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Kabam créé le fonds du fonds

Kabam est une société de développement de jeux spécialisée dans les « massively multiplayer social games » (MMSGs), créée en novembre 2006, basée à San Carlos, Californie, avec des bureaux à San Francisco et à Pékin en Chine. Environ 500 employés au compteur, la société a levé $125 millions dont $85 millions en mai 2011. Elle vient d’annoncer ouvrir un fonds de $50 millions afin de faciliter l’expansion des développeurs de jeux Japonais qui veulent pouvoir s’imposer en Europe et aux États-Unis. Kabam fournira les ressources en terme de marketing, d’outils analytiques et de localisation. Avec $180 millions de revenus en 2012 aux US, Kabam a de quoi venir, mais quand même, deux choses à dire : d’une part, la confirmation que les développeurs ne courent pas les rues dans la Baie de San Francisco (puisqu’il faut aller les chercher assez loin), et d’autre part la présence éventuelle à attendre d’une vague de développeurs Japonais qui veulent sans doute se développer à l’extérieur d’un marché probablement saturé ! En tout cas, le CEO Kevin Chou ici en photo donne l’impression d’un grand mécène dans l’histoire !

Suivre Kabam sur Twitter : @Kabam

Mardi : Barnes and Noble donne la leçon à la FNAC

 

Alors que la FNAC ne donne pas vraiment l’impression d’aller bien, ce qui ne l’empêche pas d’envisager une introduction en bourse (en fait PPR fait le ménage dans ses participations), et son Président Alexandre Bompard de venir récemment s’inspirer dans la Silicon Valley, selon mes sources. Mais il est bien tard, quand on voit la marche en avant entamée par son équivalent nord-américain, Barnes & Noble, qui parallèlement à un ajustement industriel classique (fermeture de magasins entre autres…), investit dans le digital de la plus intelligente des façons, notamment en tirant profit de la dynamique Silicon Valley par l’ouverture d’une filiale Nook Media à Palo Alto, dans laquelle Microsoft et Pearson ont investi $380 millions. Nook Media a ainsi lancé sa tablette électronique Nook, sollicite la communauté des développeurs pour apporter du contenu original, vous met du Pinterest dedans, et annonce le lancement de Nook Press, une plateforme innovante de publication dédiée aux auteurs. L’objectif est de permettre aux auteurs de créer des eBooks, de collaborer pour leur création et enfin de les publier à destination des possesseurs de Nook, des applications iOS, Android et sur le site web. Une société qui se développe, tente des paris, et vis avec son temps. Loin des FNAC et autres Virgin que l’on ferme avenue Champs Elysées. Non, ce n’est pas la faute à Amazon si Barnes & Noble innove (et en plus ça rime).

Suivre Barnes & Noble sur Twitter : @BNBuzz

Suivre Nook sur Twitter : @NookBN

Mercredi : hey, Ribbon, touche pas à mes tweets !

 

Ribbon, c’est un truc incroyable : en un lien court sur un tweet, vous vous retrouvez en train d’acheter le dernier 45 tours de Claude François ! Il y a plein de petits malins comme cette startup Ribbon, créée en en juillet 2012, avec $1,75 millions à dépenser, qui vous créé du T-commerce (du commerce sur Twitter voyons ?!) sur la base d’un lien généré prêt à vous encaisser. Sur Facebook aussi, sur Youtube… Malheureusement, le jour de la sortie de leur nouvelle fonctionnalité, Twitter (qui ne gagne naturellement rien sur la transaction), a décidé de faire un shut-down de Ribbon purement et simplement. Fini l’automatisation des lien sur Twitter, ça ne marche plus. Tu veux faire de l’argent avec ma plateforme, vient donc passer au tiroir caisse, semble dire Twitter. Tout comme Apple qui a décidé de soustraire de l’Apple Store un application, Appgratis, qui fait la promotion d’applications gratuites et qui vient de lever 10 millions d’euros. Lumière éteinte, d’un seul coup. Sans préavis.  Bon Ribbon, on essaye Facebook ?!

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Jeudi : Tynker propose des têtes bien faites, pas bien pleines

 

Tariq Krim l’a rêvé, Tynker l’a fait. Lui préconise l’apprentissage des langages de programmation dès la 6e, ce qui, d’un point de vue d’un père de famille, même geek, paraît quelque peu idiot, mais au moins ça fait les choux gras dans la presse.  Tynker, un chouia plus spécialisé dans le domaine de l’éducation tout de même, vient de lancer un plateforme permettant de faire du code « visuel », en créant des histoires sur des sujets aussi divers que la géographie, la nature, les jeux utilisant la physique et les mathématiques par le dessin. On leur apprend à penser comme un programmeur, en fait. Le concept a été testé dans des écoles de la région.  Ce concept me va un peu mieux, comme je l’ai écrit ici déjà, le code est un moyen et non une finalité. Et il y a assez de choses à apprendre en 6e ! Sinon, à ce rythme, encore un petit effort, et peut être que nos jeunes générations viendront au monde avec des berceuses racontées en C++. La startup est basée à Mountain View et a levé $3,25 millions.

Suivre Tynker sur Twitter :@Tynker 

Vendredi : avec Motif Investing, et si on investissait financièrement dans vos idées ?!

 

On n’arrête pas le progrès : on pouvait déjà investir dans des actions d’entreprises, sur des biens, de la nourriture, des prévisions de pertes, des dettes… maintenant des idées. Étonnant que ce ne soit pas le pays qui n’a pas de pétrole qui ait trouvé le moyen de vous aider à investir dans un idée : c’est une startup de San Mateo, Californie, Motif Investing, qui s’y colle. Créée en juin 2010, Motif Investing trouve en fait les sociétés correspondant à une idée que vous trouvez digne de votre investissement : un produit, un concept, et on vous propose plusieurs « motifs », un portefeuille de stocks correspondant à ce que vous recherchez. La plateforme semble également disposer d’un flux social, ce qui permet aux investisseurs de communiquer entre eux. La société vient de lever $25 millions auprès du diable de la finance mondiale, Goldman Sachs, ce qui fait un investissement total de $51 millions.

Suivre Motif Investing sur Twitter : @MotifInvesting

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : du lourd en France, Marketo, Tableau, Storyworth et Storyginal, Philip Rosedale et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Microsoft, Facebook, Google, Twitter, Linkedin et Amazon ouvrent un fonds en France

Il devient de plus en plus délicat pour les leaders Américains des nouvelles technologies d’ouvrir ou de maintenir une activité en France et les raisons sont plus que nombreuses : les contrôles fiscaux incessants (Linkedin en a fait les frais récemment, avant cela Amazon), les taxes arbitraires censées équilibrer les enjeux de contenus des médias Français (la taxe Google), ou encore l’impossibilité pour Twitter de trouver un manager Français suffisamment compétent pour tenir les rênes de leur filiale à Paris. Il devient de plus en plus difficile pour les DRH de ces sociétés de se tenir à jour d’un code du travail sans cesse modifié, qui va devenir bientôt aussi épais qu’un bottin des Pages Jaunes. Afin de lutter contre les difficultés à la fois psychologiques pour leurs équipes de faire face au stress que représente de gérer une entité en France (des cas de suicides ont déjà été relevés chez certaines), mais surtout financières, car ces entreprises se retrouvent taxées de façon tout à fait aléatoire, un fonds de 200 millions d’euros a ainsi été constitué par les sociétés sus-nommées pour faire face aux honoraires d’avocats et de psychanalystes en tout genre leur permettant de faire face à cet écosystème qui s’avère un peu trop gaulois à leur goût. Ils sont (april) fools ces Français.

Mardi : IPO, trois lettres magiques pour le jackpot au NASDAQ avec Marketo et Tableau

 

Le même jour, deux sociétés Américaines, l’une de Californie à San Mateo Marketo, l’autre de Seattle Tableau Software, viennent d’annoncer avoir déposé des dossiers auprès des autorités financières (la fameuse SEC, Securities and Exchange Commission) pour faire appel aux marchés financiers. A savoir $75 millions pour Marketo, créée en janvier 2006, ayant levé $108 millions à ce jour, qui est une plateforme de SaaS permettant de lancer des campagnes marketing, dont le dernier chiffre d’affaires déclaré s’élève à $54,4 millions en 2012 ($14 millions en 2010) pour une perte cumulée de $82,2 millions. Et $150 millions pour Tableau Software, créée en janvier 2003, ayant levé $15 millions, dernier chiffre d’affaires déclaré en 2012 de $127,7 millions, avec un profit de $1,6 millions, qui développe un logiciel fournissant des données analytiques visuelles. L’IPO, c’est le rêve de toute une industrie et d’un écosystème qui voit se transformer en bons dollars des tonnes de papiers et de promesses… même si naturellement de la valeur se distribue un peu au passage au gré des différentes séries de levées de fonds. La dernière introduction au NASDAQ date d’octobre 2012 avec Workday. Une Silicon Valley sans IPO n’est plus vraiment une Silicon Valley (proverbe Californien).

Marketo sur Twitter : @Marketo

Tableau Software sur Twitter : @Tableau

Mercredi : une startup au service de la famille, ça existe, c’est StoryWorth

Avec tous ces réseaux sociaux, cette furie de l’audience et la course au Like, on perd la chose essentielle, ce qui fait de l’humanité cette chose unique au monde : sa mémoire. La mémoire est un des éléments essentiels de transmission du patrimoine d’une famille, d’une communauté, d’une civilisation. Pour s’en tenir aux familles, combien d’informations disparaissent de génération en génération ? Que sais-je véritablement de la raison qui a poussé mon père à s’engager à la fin de la deuxième guerre mondiale à l’âge de 17 ans, et se retrouver parmi les soldats qui ont libéré un camps de concentration en Alsace ? Rien. Qu’en est-il de toutes ces photos que l’on poste tous les jours sur Instagram ou ailleurs ? Comment retrouver son « fil de vie » ? Un an et demi après le lancement d’un projet similaire en France, qui s’appelle Storyginal, Storyworth vient de recevoir la bénédiction financière de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Même motivation pour Christophe Brun, fondateur de Storyginal ou pour Nick Baum, fondateur de Storyworth, permettre l’enregistrement des histoires familiales avant qu’elles ne se perdent à jamais. Quand la technologie permet d’aider à compenser une lacune grandissante de notre société moderne, une seule chose à faire : passez moins de temps sur Facebook, et allez à la rencontre de vos parents, grand-parents,  écrivez votre histoire, et retrouvez la mémoire avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Suivre Storyginal sur Twitter : @Storyginal

Suivre Storyworth sur Twitter : @Storyworth

Jeudi : choisir entre la vraie news, Facebook ou Philip Rosedale ?

 

Les rotatives ont beaucoup tourné ce jeudi avec la conférence de presse Facebook à Menlo Park. Mark Zuckerberg, dans le texte : « More than anything, we use our phones to connect with the people we care about. This is Facebook Home. ». Ok. Donc j’ai choisi de vous parler de Philip Rosedale. Vous connaissez ? C’est celui qui a co-fondé SecondLife, une des expériences de connexion digitale les plus géniales de ces… allez, ces dix dernières années… Bon malheureusement, tous le monde préfèrant « réseauter » sur des plateformes gratuites, SecondLife vit tranquillement mais sans grande fanfarre, et sans Philip qui a quitté la direction de l’entreprise… Ce fameux Philip Rosedale, qui vaut le déplacement, pour l’avoir rencontré dans son co-working space Coffe and Power, continue sa quête entrepreneurial et sociale, et il est possible de s’informer un tout petit peu sur son nouveau projet, High Fidelity, qui vient de lever $2,4 millions, et dont la principale information est la question suivante : « what will the information spaces of the future look like »… à quoi vont ressembler les espaces d’information du futur… Intriguant ! Je crois ce Monsieur capable de nous surprendre une nouvelle fois.

Philip Rosedale on Twitter : @PhilipRosedale

Vendredi : Google Glass… finally

 

Des semaines de rubriques sans en glisser un mot… j’allais friser la faute professionnelle, à défaut de parler une nouvelle fois de Google. Quand même, rien que la vidéo des lunettes du futur vaut le déplacement, on s’y croirait. Alors, ce sera très simple à utiliser, quand elles seront en vente fin 2013 ou début 2014, ces Goggle Glasses : c’est en fait une application web qui servira de support pour rendre sa lunette connectée (et donc sans application Android a priori), où il suffira de s’enregistrer à partir d’Oauth, une sorte de Facebook Connect poussé par Google, et avec la bénédiction d’une connection GPS . A partir de cette étape, les applications seront diffusées sur vos lunettes. A signaler : la grosse campagne de buzz orchestrée offrant une réservation de paire à ceussent et ceux les plus créatifs pour clamer sur Twitter : « If I had glasses », si j’avais les Google Glasses, qu’en ferais-je ? Ca donne un joli nuage qui parle de « love » et « life », coincés entre « media », « social »… et « marketing ». Et $1.500 tu débourseras. Quand même.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un Français chez Google, Simpler, eBay et Goodwill, AnonyMouse, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : on s’arrache les talents Français dans la Silicon Valley 

 

J’avoue que le titre est quelque peu accrocheur, mais il y a tout de même un peu de vérité. La Silicon Valley adoooore les talents français, principalement nos ingénieurs. François Beaufort vient de rejoindre Google au poste de Chromium  evangelist (Avec Talend, Bonita Software et d’autres, l’open source Français est à une bonne place dans la Silicon Valley… ). Le monde d’Internet et du software d’aujourd’hui requiert de l’agilité et de la souplesse, et il faut reconnaître que les différentes écoles d’ingénieurs françaises préparent des têtes bien faites, qui savent s’adapter à des situations complexes et les résoudre  grâce à la technologie qui, rappelons le, n’est qu’un moyen, et non une finalité. J’entends des voix dans le fond de la salle : « Encore un talent perdu pour la France ». Non, Monsieur. D’abord parce que François sera basé sur Paris, avec un rôle global. Et puis parce que les talents sont légions en France, et beaucoup l’ignorent. Un IUT à Fontainebleau, ça peut finir chez Google pour un rôle global sur un domaine technique bien précis. Parce que des talents français qui vont voir ailleurs, ça laisse de la place pour un autre talent, en France, pour sortir de sa boîte et trouver le terrain d’expression nécessaire, car c’est bien connu que la nature a horreur du vide. A tel point que cette formation à la Française est mondialement reconnue, et cela attire des jeunes étudiants des quatre coins du globe. Elle est là, la réussite Française, elle existe, elle est prouvée : c’est déjà un succès, reconnu, acquis. Capitalisons dessus, et laissons les experts partir s’ils le veulent, d’autres les remplaceront, et c’est comme cela que l’on diffuse la French Touch, dans un monde global et ouvert. Bravo François, et bonne chance !

François Beaufort sur Google+

Mardi : une startup pour vous simplifier la paperasse, un rêve pour la France

 

J’ai eu l’occasion de vérifier récemment la lourdeur de l’administration Française, qui n’a pas toujours les employés qu’elle mérite, et l’on se prend à rêver de procédures sans papiers, sans queue, et sans personne dont le mépris qu’il vous accorde dans son temps de travail se cache à peine. On n’en fait jamais assez pour simplifier les procédures administratives, et il reste à a souhaiter que le choc de la simplification (sic) annoncé s’appliquera à tous les niveaux en France. Je n’ai pas non plus oublié le travail fastidieux lié aux procédures de droit du travail et de droit social, lorsque j’étais Directeur Financier. Simpler est une startup créée à San Francisco qui propose une solution qui centralise la paperasserie administrative concernant l’embauche de nouveau salarié sur un simple portail dans le cloud. Simpler vient de lever $1,25 millions, et on leur souhaite sincèrement bonne chance, car au delà de l’aspect administratif, il y a aussi les honoraires des experts spécialisés, qui sont parfois un peu loin de certaines réalités. Il est amusant de constater que le fondateur de cette startup vient du jeu (il a co-fondé Tinyco), un secteur qui embauche beaucoup en ce moment !

Simpler sur Twitter : @simplerco

Mercredi : eBay se lance dans le gentil e-commerce

 

Goodwill est un endroit très à la mode à San Francisco, mais pas pour les raisons que vous imaginez, et d’ailleurs il ne faut jamais dire que vous allez y faire des achats (vous savez, votre réputation…) : ce sont des magasins qui vendent des produits d’occasion (vêtements, meubles, livres…). En ces temps difficiles, c’est un moyen pour trouver des affaires à bon prix, voire parfois des choses très vintages ! eBay et Goodwill viennent de lancer ensemble « Sell It Forward » pour récupérer vos vêtements, chaussures ou sacs à main gratuitement, eBay vend ce qu’ils peuvent et les donateurs reçoivent 50% des ventes effectuées dans les 14 jours (sur leur compte Paypal of course), au delà de ce délai les objets sont transmis aux magasins Goodwill de San Francisco, San Mateo et Marin counties. J’appelle cela le gentil e-commerce, parce que c’est un nouveau cycle de ventes pour des affaires « gently-used. Sweet! Vous avez une réduction de vos taxes lorsque vous faites une donation à Goodwill. Avec Sell It Forward, you’re doing good!

eBay sur Twitter : @eBay

Goodwill sur Twitter : @SFGodwill

Jeudi : un site de soutien pour les jeunes homosexuels

Il y a des « printemps français » (pas de lien url ici, je vous laisse trouver vous même) qui me font mal à mon passeport, alors je suis particulièrement heureux de signaler cette initiative AnonyMouse qui vient d’être lancée à San Francisco, notamment par Aaron Moy, qui travaille chez Twitter, pour apporter de l’aide aux jeunes homosexuels qui ont besoin de support à un âge où beaucoup de choses se décident pour leur avenir, et où les familles ne sont malheureusement pas le terrain de support que l’on peut espérer attendre. On a beau être à une époque soit disant civilisée et moderne, on s’obstine à ignorer l’évidence et négliger l’évolution d’une société qui se développe avec amour sur d’autres bases que celles que la religion indique par exemple. AnonyMouse est né du souvenir d’un des co-fondateurs d’être dans l’impossibilité de trouver des personnes expérimentés pour parler de sujets disons… intimes. Sur le site AnonyMouse il est possible de disposer du suivi de « mentors », en l’occurrence des personnes accomplies et qualifiées pour faire un suivi totalement anonyme de problèmes pour le moment orientés vers la communauté LGBT. En attendant de l’élargir, je crains qu’il y ait un grande demande également autre que sur la communauté gay. « Aide toi, le ciel t’aidera »… et AnonyMouse tu contacteras.

Suivre AnonyMouse sur Twitter : @AnonyMouseApp

Suivre Aaron Moy sur Twitter : @AaronMoy

Vendredi : Apple et ses rumeurs

 

Il ne se passe pas une semaine, des jours sans que des rumeurs sortent sur Apple ceci, Apple cela, des nouvelles, des légendes. Que ferait-on sans Apple, un sacrée entreprise qui déclenche beaucoup de fantasmes dans la presse, et beaucoup de fans parmi ses clients. Rien que ce vendredi, jugez en plutôt : la sortie d’une manette de jeu dévoilée pendant la GDC, la sortie d’un service de iRadio pour cet été, iMessage qui ne sait pas filtrer les texto-spams et des développeurs iOS qui se voient visés par des campagnes de spamming, l’iPhone 5S devrait être lancé le 20 juin prochain, 8 mois seulement après la sortie de la version 5, Apple embauche des « Ground Truth Managers » pour le Japon, l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, les États-Unis, l’Afrique et   l’Asie/Pacifique pour contrôler le travail des équipes locales sur la collecte et le traitement des données de sa carte, et enfin Steve Jobs aurait autorisé en mars 2010 un de ses collaborateurs de montrer un iPad  à une amie mourante quelques jours avant le lancement de la tablette. Mais que la tech serait triste sans Apple, tout de même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Anyperk, Box et Seedcamp, Twitch, Paypal et Facebook, Mailbox et Dropbox

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Anyperk, un moyen de motiver ses salariés

Le monde du travail a besoin de se réinventer. Chaque nouveau passage en France met à l’évidence les difficultés d’un nombre grandissant d’industries, et surtout les problèmes de motivation des salariés. Au delà du contexte économique, et des méthodes de management locales peu innovantes, alors que la France a été assez novatrice à une époque avec la culture d’entreprise, la discipline d’intéressement est pour l’essentiel restée une loi permettant aux salariés de récupérer une (maigre) part du bénéfice d’une entreprise non reversée aux actionnaires. Une startup de la Silicon Valley a imaginé une plateforme permettant de faire bénéficier aux salariés d’une entreprise des avantages spécifiques auprès d’un certain nombre de marques. Un peu comme ci on avait créé un site web permettant de recenser tous les catalogues des cadeaux du CE (le Comité d’Entreprise, un autre standart français) dont peuvent bénéficier les salariés des entreprises ayant souscrit à ce fameux site web… et sur le principe que ça peut être Noël tous les jours. C’est aussi ça, la Silicon Valley, ça s’appelle Anyperk, c’est basé à San Francisco, c’est plein de fondateurs d’un peu plus de 20 ans, et ça vient de lever $1,4 millions. Elle est simple et belle, la vie en Californie.

Anyperk sur Twitter : @AnyPerk

Mardi : une approche de l’Europe très startup pour Box

 

Je l’ai déjà évoqué dans ces chroniques, l’Europe reste un sujet délicat pour des startups américaines pour qui il est temps de se lancer dans le grand bain du Vieux Continent. Box est une startup qui développe une solution de stockage de fichiers sur Internet. J’ai rencontré l’équipe en mars 2008, soit deux ans après son lancement, et la vague des nouveaux services de sauvegarde de fichiers qui se sont lancés depuis comme Dropbox, entre autres, n’a pas empêché Box de suivre son chemin. Plutôt implanté dans le B2B, ayant levé $284 millions au total donc $125 millions en décembre 2012 avec notamment Intel Capital, de nouveaux bureaux… Le CEO Aaron Levie est un entrepreneur très interessant, comme on en croise souvent dans la Silicon Valley,  il a quasiment commencé sa startup au lycée, et ça marche ! Maintenant l’Europe : Box vient d’annoncer un partenariat avec l’incubateur Européen Seedcamp, basé à Londres, le seul incubateur que je connaisse en Europe qui soit basé sur les mêmes mécanismes des incubateurs de la Silicon Valley qui apportent une vraie valeur (j’attends d’en voir un, enfin, émerger en France). Cet accord avec le Seedcamp va permettre d’atteindre une communauté d’une centaine startups qui se débrouillent plutôt bien, qui pourront utiliser ses services de façon privilégiée, et à l’inverse certaines startups auront la possibilité d’avoir Box comme partenaire, et pourquoi pas comme micro-investisseur. Reste maintenant à s’extirper hors de Londres et du Royaume-Uni et voir comment la communauté des startups et des développeurs permettra de pousser les services sur l’Europe continentale. Box a doublé en un an en Europe depuis juin 2012 !

Box sur Twitter : @BoxHQ

Mercredi : Twitch et ses millions… d’utilisateurs

 

Le jeu vidéo est un marché de niche plein de surprise : les éditeurs de jeu vidéo sont en train de muter dans leurs métiers, les constructeurs de plateformes essayent d’imaginer les fonctionnalités de demain, le joueur lambda recherche des typologie de jeux plus ludiques, mais il reste un consommateur imprévisible (si l’on en croit la courbe de l’action Zynga an NASDAQ), et enfin le jeu sur mobile continue sa progression. Twitch est une plateforme qui s’adresse aux hardcore gamers, les purs et durs, qui se spécialisent dans des styles de jeu, voire des jeux exclusivement. On peut y consulter des informations de toute sorte, s’abonner à des canaux vidéos spécialisés, des programmes de télévisions alternatifs ( avec des compétitions en tout genre…), et si on est fatigué de la publicité on peut même souscrire à leur programme Turbo à $8,99 par mois. Du chat, du shoot, et la startup va bientôt atteindre 30 millions de visiteurs uniques, visualisant environ 1,5 heures de vidéo, pour environ 600.000 broadcasters. Basée à San Francisco, voilà qui va faire plaisir aux investisseurs qui ont mis $15 millions l’année passée. Encore un petit effort, et on entendra parler de Twitch peut être comme cela a été le cas pour Bleacher Report. Et pendant ce temps là, IGN Entertainment change d’actionnaire. Avantage aux petites structures de nos jours…

Twitch sur Twitter : @TwitchTV

Jeudi : racheter, ça va plus vite que recruter


Il est clair que l’enjeu essentiel aujourd’hui dans la tech, « pour faire le prochain Facebook comme on dit », ce n’est pas d’avoir des idées. Vous êtes, en ce moment même, des centaines à avoir précisément la même idée. Vous êtes des petites dizaines à commencer à travailler dessus. Non, clairement, c’est l’exécution qui compte. C’est la rapidité de la réalisation qui fera que votre idée sera la première sur un marché, le leader, et ainsi de suite pour attaquer une nouvelle niche, un nouveau marché. Le même jour, c’est Paypal qui annonce avoir acquis la société de développement mobile Duff Research, basée à Sunnyvale, donc pas bien loin de San José, le QG de Paypal, et Facebook reprend la société Hot Studio, basée à San Francisco. Au dela de l’intuitu personae qui lie les entreprises acquéreuses et rachetées, c’est avant tout un apport de souplesse dans des organisations qui ont besoins d’aller vite. Un apport de flexibilité, un mot tabou en France (et regardez le résultat). Et des dirigeants qui poussent, comme David Marcus à Paypal ou l’ami Mark Zuck… ça pousse sec.

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Vendredi : 100 patates la Mailbox, vive Dropbox!

J’avais parlé ici même de Mailbox et de son buzz de chiffres, la preuve par $100 millions que c’était la bonne stratégie puisque Dropbox, le géant de San Francisco du stockage dans le could, vient d’acquérir la startup Mailbox… Tout ça alors que je viens juste enfin (comme par miracle) d’avoir enfin le droit d’accéder à l’application, alors que je pensais en avoir pour au moins 17 ans à attendre. Peut être qu’ils leur ont déjà prêté des serveurs, allez savoir. Tout ça donne quand même une impression de faire passer la tech pour un grand souk digital, avec les $$$ de la Silicon Valley comme joujoux. Enfin, si tout cela crée de la valeur…

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Mailbox sur Twitter : @dropbox (vous verrez…)

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Linkedin, Affirm et Max Levchin, Paypal, Rabb.it, Twillio & Stripe

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Linkedin sur les traces des outils collaboratifs ?

 

Après avoir franchi la barre des 200 millions d’utilisateurs, après avoir ouvert en grand la porte aux recruteurs qui savent se montrer reconnaissants, ce qui n’est pas sans poser de problèmes à un grand nombre d’utilisateurs (tout comme leurs trop nombreuses campagnes emailing), le géant des réseaux sociaux professionnels de Moutain View a tout de même une action à valoriser ($175 en ce moment), des actionnaires à satisfaire, et de nouveaux horizons monétaires à explorer… voire de nouvelles fonctionnalités à proposer. La voie qui semble avoir été choisie, selon Jeff Weiner, son CEO, lors d’une conférence à San Francisco, est d’aller chercher dans des marchés déjà explorés par d’autres les outils collaboratifs, permettant de favoriser la communication entre membres d’une même société, lors de sa connection sur Linkedin. De là à imaginer Linkedin lorgne vers des produits comme Yammer ou Chatter, autant dire, aller chatouiller Microsoft et Salesforce, et proposer des outils de communications privés…à voir, car c’est un autre métier Monsieur. Des tests sont déjà menés permettant des communications privées et sécurisées. A suivre !

Linkedin sur Twitter : @LinkedIn

Mardi : Affirm, Max Levchin de retour dans le business des paiements

 

Je dois l’avouer : j’ai un faible pour Max Levchin, l’un des co-fondateurs de Paypal qui poursuit une véritable carrière de serial entrepreneur (pas comme beaucoup le prétendent il faut bien le dire) : après la vente de la plateforme de paiement à eBay, il crée Slide qui permettait de créer toutes sortes de widgets et slideshows sur Facebook, MySpace, qu’il revend à Google pour $182 millions, y reste quelque temps… investit dans des startups tels que Yammer, Pinterest entre autres, et le voilà de retour dans le paiement avec AffirmAffirm se veut de transformer la tendance d’achat sur mobile en une habitude d’achat… tout court ! L’application utilise un processus de connexion sur Facebook pour sécuriser les transactions, ce qui est plutôt original. Max Levchin décrit Affirm comme une carte digitale rechargeable plus qu’une carte bancaire. Après avoir essayé, j’en déduis que l’on va attendre un peu avant de se faire un avis définitif. Mais on peut dire qu’il y a une expertise dans l’équipe dans le domaine du paiement : reste à savoir s’ils sauront le transformer dans le monde du mobile. Ce post est un pari pour l’avenir !

Son intervention à la conférence DLD2013 vaut le déplacement : à lire

Mercredi : Paypal et son Coinstar

 

J’ai beaucoup de mal en ce moment à ne pas citer régulièrement Paypal qui sort des produits au pas de course, et une fois de plus c’est dans le monde offline que cela se passe. Les kiosques Coinstar vont désormais pouvoir connecter les pièces de monnaie récupérées avec le compte Paypal de ses utilisateurs. Les premières installations ont été faites pour le moment dans trois états (Ohio, Nord Californie et Texas), et laisse augurer du potentiel de développement de la solution sécurisée de Paypal que l’on va certainement retrouver sur d’autres dispositifs comme payer son parking, son essence, ses courses à Home Depot, allez savoir si l’époque n’est pas si proche où il sera possible de faire ses courses munis de son seul mot de passe ? Science fiction, ou réalité ?!

Paypal sur Twitter : @Paypal

Jeudi : Rabb.it, du vidéo chat avec $3,3 millions pour décoller

 

Je dois avouer avoir rejoint le clan des utilisateurs de plus en plus mécontents de la qualité de service de Skype, alors que le besoin d’utilisation de ce type d’outils est en train d’augmenter. Alors forcément on cherche des solutions alternatives. Je n’ai pas été convaincu par la plateforme de vidéo conversation Airtime lancée par Sean Parker, ce qui n’est absolument pas le cas de Rabb.it. Développé par une startup de San Francisco, que j’ai découvert  lors d’une de mes visites à The Hatchery, un co-working space de San Francisco. Rabb.it vient d’annoncer avoir levé $3,3 millions, est en quelque sorte un produit made in France (in the US), car le CTO de la startup s’appelle Philippe Clavel, c’est un Supelec qui a fait l’essentiel de sa carrière aux États-Unis, qui sait clairement de quoi il parle. Cela va mériter une interview bientôt, je pense, d’ailleurs. Le reste de l’équipe est tout autant expérimentée, et le produit, une plateforme de vidéo-chat très performante, à essayer au plus vite. Parce que sans contacts dans un système, difficile de communiquer, alors rejoignez nous !

Rabb.it sur Twitter : @LetsRabbit

Vendredi : Twillio & Stripe, en route pour l’Europe !

 

L’Europe. Autant la Silicon Valley fascine le monde des startups en France, autant l’Europe devient une nécessaire équation pour les startups Américaines à un moment clé de leur croissance, quand les levées de fonds deviennent suffisantes, et que les parts de marché prises sur le continent vont servir de révélateur. Klout l’a bien compris, alors que la startup envisageait d’ouvrir un bureau à Londres… ce n’est jamais arrivé. C’est un bel exemple pour réaliser que les Américains sont tout autant démunis que les Européens qui débarquent à San Francisco. Et la formule est bien plus compliquée, du fait de la fragmentation des différents marchés, de la localisation des marchés en B2C aux pratiques business divergentes en B2B. Et pour celles qui atterrissent à Londres, ils vont mettre un certain temps à comprendre ce que le mot Europe veut dire. Mais nos amis américains apprennent vite ! A ce titre, c’est amusant de voir deux startups de la Silicon Valley, la plateforme de mobile cloud computing Twillio et la plateforme de paiement Stripe (encore, je sais), venir s’attaquer à l’Europe avec toutes deux la même stratégie vis à vis des développeurs :

– pour Twillio, la mise en place d’un fond de encourager la communauté des développeurs locaux, pour batir des applicationsusant sa technologie de voix sur IP, et les candidatures pour bénéficier de ce fond avec le support de l’incubateur de Mountain View 500Startups sont possibles jusqu’au 1er mai sur ce site,

– pour Stripe, la société permet aux sites web et développeurs d’accepter les paiements en ligne avec l’addition de quelques lignes de codes, et à ce sujet un evangéliste est recherché pour représenter la société sur Paris (postuler ici).

Twillio sur Twitter : @twilio

Stripe sur Twitter : @stripe

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Ce n’est qu’un au revoir, Monsieur Andrew Mason…

Le buzz des 48 précédentes heures…

(Ceci est pour les employés de la société Groupon, mais je le diffuse publiquement, car, de toute façon, il y aura des fuites)

Chers gens de Groupon,

Après plus de quatre années intenses et merveilleuses en tant que PDG de la société Groupon, j’ai décidé de passer plus de temps avec ma famille… Non, je rigole, j’ai été viré aujourd’hui. Si vous vous demandez pourquoi… vous n’avez pas fait attention. Des chiffres controversées à l’occasion de notre premier semestre, les deux derniers trimestres qui s’avèrent très faibles et qui nous font manquer nos objectifs, une valeur de l’action stationnaire qui évolue à près d’un quart de sa valeur d’introduction, les événements parlent d’eux-mêmes. En tant que PDG, je suis responsable.

Vous faites des choses incroyables chez Groupon, et vous méritez que le monde extérieur vous donne une seconde chance. Je suis en phase avec cela. Un PDG tout frais pourra vous apporter cette chance. Le conseil d’administration est enaccord avec la stratégie que nous avons dével0ppé au cours de ces derniers mois, et je ne vous ai jamais vu autant travailler ensemble aussi efficacement. Il est temps de permettre à Groupon de souffler un peu face aux rumeurs publiques.

Pour ceux qui se sentent préoccupés pour ma situation, s’il vous plaît, ne le soyez pas. J’aime Groupon, et je suis vraiment fier de ce que nous avons créé. Je suis d’accord avec le fait d’avoir échoué dans cette partie du voyage. Si Groupon était Battletoads (une franchise de jeu vidéo NDLR), ce serait comme si j’avais fait tout ce chemin vers les Terra Tubes, sans mourir, sur ma première partie. Je suis vraiment chanceux d’avoir eu l’opportunité d’amener la société à ce niveau avec vous tous. Je vais maintenant prendre un peu de temps pour décompresser (…), et peut-être vais-je trouver un moyen de canaliser cette expérience en quelque chose de productif.

S’il y a un morceau de sagesse que le modeste pèlerin que je suis aimerais partager : ayez le courage de démarrer un produit avec des clients. Mes plus grands regrets sont les moments où j’ai laissé un grand nombre de données statistiques maîtriser mon intuition concernant ce qui est le meilleur pour nos clients. Ce changement de leadership vous donne une certaine marge de manoeuvre permettant de briser les mauvaises habitudes et d’offrir un bonheur durable à vos clients. Ne manquez pas cette occasion!

Vous me manquerez terriblement.

Love,

Andrew

Andrew Mason est l’ancien CEO de Groupon, une histoire de startup à dormir debout : créée en novembre 2008 à Chicago, introduite en bourse en novembre 2011, avec un modèle qui en a laissé plus d’un relativement pensif : les sociétés ayant fait des offres promotionnelles sur Groupon, les clients qui semblent se lasser de ce type d’offre, et les personnes ayant investi dans ses actions. Aujourd’hui cotée $5 (à la peine) l’action, bien loin de la valeur d’introduction, sa capitalisation est tombée à $3,3 milliards, son résultat opérationnel est tombé dans le rouge.

Groupon, c’est juste un site qui met en relation les marchands ayant des offres promotionnelles avec des clients potentiels. Un site web, des emails, et des transactions. A grande échelle, comme jamais fait auparavant.

Avoir de l’humour, trait de caractère reconnu chez Andrew, c’est une chose, mais la lettre aux salariés de Groupon, qui n’a pas du surprendre les salariés qui le connaissent bien, a certainement du faire l’objet d’une validation en terme de communication (de son coté, surement pas du coté de la compagnie), et je suis prêt à en faire le pari. Le CEO d’une startup, c’est aussi le panache.

Beaucoup de commentaires sont apparus ici et là vantant le courage qu’il a eu d’exposer ainsi son départ, mais je trouve sa petite note  peu surprenante, en fait, de la part d’un jeune homme de 31 ans qui a malgré tout un peu brulé les étapes.

Le mois dernier, LivingSocial, une petit concurrent de Groupon, a annoncé perdre $650 million en 2012.

Etc-ce le bon moment pour partir d’une industrie qui peine à confirmer son potentiel ? Merci en tout cas Andrew pour ce joli billet, et ce n’est qu’un aurevoir.

 

L’actualité High-Tech de la semaine : Yahoo! et Gree, Qwiki, Bitcoin, Google et la prison d’état de Saint Quentin en Californie

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Gree+Yahoo!=GxYz

Tout le monde le sait, le Japon se trouve juste en face des États-Unis et parler d’un accord entre deux sociétés japonaises ne laissent jamais la Californie bien loin dans les discussions, du moins en toile de fond, surtout dans le dans le monde d’Internet. Yahoo! Japan, détenu à 33% par le géant (et toujours géant) Californien, vient de créer une « joint venture » avec Gree (autre société japonaise) dont l’objectif sera de se consacrer au développement de jeux sociaux pour smartphones. N’en déplaisent à nos Américains qui s’imaginent avoir inventé le mode des applications avec l’AppStore en 2008, ce sont nos autres amis Japonais qui avant avait déjà développé un marché florissant dans ce domaine. Vers 2007, une société comme Sega au Japon faisait environ $150 millions de revenus avec les jeux mobiles. Il y a une vraie culture du mobile et du jeu au Japon, et un vrai intérêt de la part des société niponnes envers la Silicon Valley afin de venir prendre part à l’essor de ces places de marché digitales qui se développent (AppStore, Google Play…). C’était cette stratégie qui avait motivé le rachat d’Openfeint, une plateforme communautaires de joueurs (qui a réunit jusqu’à 900 applications et 10 millions de joueurs), par Gree en avril 2011 pour $104 millions. La joint-venture japonaise ne dispose pour le moment que de $2 millions, mais je trouve qu’on voit beaucoup de Gree en ce moment à San Francisco, et pas seulement dans son ciel traditionnellement brumeux. A suivre, plus de jeux voire des acquisitions…

Gree Games sur Twitter : @GREEgames

Mardi : Qwiki.com et son application iPhone

Je me souviens encore l’émoi suscité par la démonstration de Qwiki lors de Techcrunch Disrupt en 2010. Le produit semblait vraiment avoir de la gueule, comme on dit dans le métier, et ça chatouillait l’intelligence artificielle ce machin (voix mécanique de robot et tout). Les Français dans la salle n’en pouvait plus de gigoter sur leur chaise, étant donné que sur la scène se trouvait un certain Louis Monnier, le fondateur du moteur de recherche Altavista. Louis n’y est plus, mais la startup existe toujours, et vient de sortir une application iPhone qui permet de créer des histoires à partir de vos photos, notamment en les regroupant de façon à pouvoir être edité pour partager une histoire avec vos amis. En quelque sorte la même chose que Vine, ou encore Echograph à quelques détails près, avec de la musique en plus. A force de chercher à faire des pivots de leur produits pour trouver la bonne formule, les startups de la Silicon Valley tournent sur elles-mêmes, telles des toupies, et perdent doucement leur intérêt, malgré tout le respect que je dois à l’équipe. 125.000 downloads en 6 jours, 27.000 histoires (qwikis) créées. Soit, mais attendons la suite.

Qwiki sur Twitter :  @Qwiki

Mercredi : Bitcoin, une autre forme de paiement, vous connaissez ?

J’ai bien été tenté de parler de la confirmation de la nouvelle levée de fonds de 200 millions de Pinterest, mais j’ai décidé d’attendre de comprendre les vraies raisons « industrielles » de leur succès pour en faire une news. Bitcoin, par contre, vaut le coup d’oeil : même si on imagine que tout ou presque a été fait en matière de solutions de paiement, il y a encore des choses à y inventer notamment dans le segment du Peer-to-peer. Bitcoin est à la fois une devise de paiement et une solution de paiement. C’est une devise de paiement qui fluctue selon l’usage économique qui en est fait et selon le marché des changes qui en découle, et un système indépendant des systèmes financiers habituels (banques), tout cela relayé par  protocole informatique exécuté par un logiciel libre, le tout étant sécurisé par son propre système de réseau. Cela semble un peu compliqué (à expliquer pour commencer), mais cela représente aujourd’hui un système économique d’environ $275 millions. Des startups commencent à investiguer le potentiel que représente ce nouveau domaine des monnaies digitales qui arrive un peu partout sur le web…

Bitcoin sur Twitter : @Bitcoin

Jeudi : ChromeBook Pixel, le MacBook Air signé Google , ou presque

Il souffle comme un vent de conquête du coté de Mountain View, où rien ne semble arrêter Google dans sa chasse aux différents marchés. Google vend des téléphones, Google vend des ordinateurs : pas de doute, ce n’est pas un produit destiné aux geeks mais un vrai ordinateur portable grand public, avec un écran tactile de 12,85 pouces qui devrait faire des étincelles (239 pixels par pouce, mais je n’ai pas pu vérifier). Il va falloir se faire à l’habitude de toucher son écran avec ses doigts, ce qui n’est pas très propre habituellement, mais ce qui sera surement tellement pratique ! Ne cherchez pas où se trouve le disque dur (of course), vous aurez 1TB d’espace Google Drive disponible, puce Intel inside… dès qu’il sera possible de l’acheter ailleurs qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni. Apple et son MacBook Air sont directement concernés, mais le produit est plus cher pour le moment : $1,299 en mode Wifi, $1,499 pour la version intégrant un accès au réseau LTE… autre détail qui peut vous changer la vie… si vous pouvez passer par le réseau Verizon pour le moment. Du tout Google à un clic, éventuellement toujours branché au réseau opérateur.

Google sur Twitter : @google

Vendredi : ça se passe comme ça à Saint Quentin, prison d’état de Californie

Pendant qu’en France des vidéos de détenus narguant les autorités pénitentiaires sont disponibles sur Youtube avec de belles démonstrations de manipulation de couteaux en tout genre, que la sur-population continue à poser de sérieux problèmes, et que le sujet de leur insertion est loin d’être une priorité dans les actes, ça ne se passe pas forcément mieux aux États-Unis, mais la Californie n’hésite pas à tenter des expériences, telle celle de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat. Vous savez, la vie possible après la prison. Il y a de belles initiatives en Californie avec la prison de Saint Quentin : il s’agit de la plus vieille prison des États-Unis, on y exécute toujours des détenus, et on y a cette semaine organisé une présentation de détenus-entrepreneurs qui exposent leur projet, avec des autorités comme Guy Kawasaki pour jouer les mentors. Je trouve le nom de cette initiative absolument génial : « The last Mile« . Le dernier mile. Pas celui qui mène à la chambre de mort, celui qui mène à la vie active. Une bel exemple qui pousse les détenus à regarder la moitié du verre du bon coté. Phil veut créer un nouveau label de musique, Felix est entré en prison à l’âge de 16 ans, il en a 34, et il est bien conscient que non seulement la vie a changé mais aussi la technologie plus que tout, Chris veut créer un centre visant à aider les toxicomanes à remplacer les substances interdites par une addiction saine aux méthodes de remise en forme, le tout avec l’utilisation de la technologie comme outil, bien qu’Internet ne soit pas utilisé directement par les détenus. L’initiative est en partie financée par Kicklabs, un incubateur de San Francisco.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Willow Garage, Nextdoor, On Deck Capital, Echograph et Vimeo, Bluefields

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Willow Garage, de la R&D au Business

Scott Hassan n’est pas un inconnu dans la Silicon Valley puisqu’il a participé activement au code de Google à ses débuts, et il a également créé ce qui allait devenir Yahoo! Groups. C’est le fondateur de Willow Garage, basé à Menlo Park, un laboratoire de recherche qui développe un robot dont le software est développé en mode Open Source (logiciel libre… et participatif), et dont le principal produit est ce magnifique Personal Robot 2 (PR2). Willow Garage est désormais le principal support d’Open CV, librairie de données bien connue dans le domaine de la reconnaissance d’images, et s’est également impliqué auprès de Stanford ou encore du SRI . La vision du fondateur, c’est entre autre de fournir le robot qui devient l’utilitaire principal des seniors une fois qu’ils n’ont plus besoin de leur voiture, mais d’une aide dans les tâches élémentaires à domicile. Après des rumeurs d’arrêt de l’entreprise, Willow Garage vient d’annoncer en réponse la phase de lancement commercial et donc un changement de stratégie majeur. Une cinquantaine de PR2 sont déjà en circulation.

Willow Garage sur Twitter :  @WillowGarage

Mardi : Nextdoor.com, un réseau social en plus, un !

 

Les levées de fonds sont souvent l’occasion de remarquer des sites web qui jusqu’alors ne faisait pas parler d’eux toutes les semaines dans la blogosphère des startups Californiennes, comme par exemple Nextdoor qui vient de lever $21,6 millions auprès de Greylock Partners, et qui vient juste de lancer sa nouvelle version. Il s’agit d’une site web de réseau de proximité, permettant à une communauté de voisins de communiquer et de partager des informations locales. Le voisinage a été réduit à un nombre de blocs de bâtiments assez limité, et le processus d’enregistrement est assez rigoureux, donc il faut vraiment habiter là où on le prétend, et la qualité d’informations est assez bonne. Il est évident que l’information locale est une des principales informations recherchées et valorisantes, et il y a là sans doute un moyen de redonner vie à des quartier souvent assimilés à des dortoirs. D’autres startups s’y sont essayé comme Dehood, entre autres, souhaitons que l’apport d’une personne au Board venant de Greylock Partners habituée aux problématiques d’engagements et de croissance d’audience (Facebook, Linkedin mais aussi Path, dont c’est l’un des problèmes majeurs) évitera les mêmes déboires. La société mise sur une sécurité et une confidentialité d’informations de haute tenue, mais il y a surement des niches de revenus à envisager pour un site local, avec une bonne application mobile et tablette, qui saura engager… son voisinage. Pour pouvoir s’y inscrire ailleurs qu’aux États-Unis, il faudra attendre encore un peu.

Nextdoor sur Twitter : @Nextdoor

Mercredi : OnDeck poursuit sa croissance

A défaut de donner l’impression de ne m’intéresser qu’aux levées de fonds, l’occasion de parler d’un VC de la Silicon Valley Institutional Venture Partners qui a initié un investissement de $42 millions avec les actionnaires historiques d’une startup de la Côte Est des États-Unis, c’est aussi signaler qu’elles aussi viennent chercher des fonds sur la Côte Ouest, et évoquer un business que je trouve tout à fait intéressant : un site web qui délivre des prêts sur Internet pour les TPE et PME. OnDeck Capital, créé en 2007, avec déjà $54 millions au compteur en levée de fonds, avec un bureau à New York (100 employés sur 160 au total), délivre des prêts de $5.000 à $150.000, pour des durées de 3 à 18 mois. 700 industries délivrées à ce jour pour un total de $400 millions de prêts servis, un chiffre d’affaires de $37 millions, le double de 2011, et une prévision 2013 à $100 millions. La société a préféré l’appel au capital risque plutôt que le rachat par une société Britannique, Wonga, pour des raisons de valorisation. Le futur indiquera si les nouveaux moyens obtenus pour développer le marketing et servir plus de prêts saura récompenser l’ambitieuse valorisation souhaitée par l’équipe dirigeante.

OnDeckCapital sur Twitter : @OnDeckCapital

Jeudi : Vimeo acquiert l’application Echograph

Ici il s’agit d’une histoire qui a lieu entre New York et Los Angeles… Il y a différentes façons de développer un produit : le faire en interne avec ses équipes, recruter des personnes pour le faire… ou bien racheter une société, son equipe et (ou) sa technologie. Le monde applicatif apporte une autre solution avec une cohorte d’applications lancées dans l’AppStore, par exemple, qui ont trouvé un public mais pas obligatoirement de monétisation (l’achat reste un frein encore aujourd’hui pour télécharger une application), ou insuffisamment de revenus. Vimeo, société basée à New York, est un peu ce que Youtube pourrait être : un site de vidéos élégant, où on trouve du contenu de qualité, et qui est vraiment plaisant à utiliser. On n’est jamais déçu de faire un tour chez Vimeo avec notamment les « staff pick », sorte de best-off des vidéos, toujours de bonne tenue. Echograph est une application payante (développé depuis Los Angeles) qui permet de générer des fichiers animés depuis sont iPhone. Cela ne sert pas à grand chose, sinon de se faire remarquer pour sa technologie et de poursuivre une existence plus paisible au sein d’une plus grosse entité qui va intégrer la produit, et du coup rendre l’application gratuite, comme l’a fait Evernote avec Penultimate par exemple. Autre classique, le « CEO » de l’application devient VP Mobile, pour donner un idée de la hiérarchie des choses dans le monde des startups. En tout cas, la stratégie du « Be mobile » est toujours un sujet d’actualité, surtout pour de gros acteurs du web qui doivent poursuivre leur expansion. Je crois plus en cette simple tactique qu’un volonté, comme imaginée par certains, d’être une réplique à l’application Vine de Twitter. Ou alors c’est un bêtise, je pense.

Echograph sur Twitter :  @EchographApp

Vendredi : Bluefields voit la vie en rose avec $1 million

Je me rappelle avoir rencontré Andrew Crump lors d’une présentation au Seedcamp (un incubateur Europén basé à Londres) à Paris en 2011 : un anglais, du sport, et Internet, un cocktail classique, mais en même temps, une tête au-dessus de la mélée pour la qualité du pitch et un je ne sais quoi tenant au design, au concept également : une plateforme sociale pour aider les équipes de sport à s’organiser. Il en a fait du chemin, Andrew, pas seulement parce qu’il vient de lever $1 million mais surtout par la qualité des investisseurs qu’il a pu réunir autour de lui (la liste est citée dans cet article). Le sport est un véritable vecteur de croissance, avec des succès comme Bleacher Report, racheté par Turner, ou la nouvelle startup  à San Francisco de Carlos Diaz dans le second écran Kwarter, il y a secteur vertical encore à explorer, comme bien d’autres domaines. Je n’oublierai jamais que le premier jeu vidéo vendu par Sega en Europe a souvent été… Football Manager, jeu PC, et de loin !

Bluefields sur Twitter : @Bluefields

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !