Un peu trop tech, la Gay Pride…

Après une bien triste démonstration via les médias en France d’une image violente et intolérante à l’égard d’une évolution devenue indispensable à une société moderne et actuelle, et l’adoption tout à fait justifiée du mariage pour tous en France par le Président de la République et son Gouvernement,  les États-Unis viennent de se réveiller sur ce sujet et le 26 juin dernier, la Cour suprême américaine étend la définition du mariage aux personnes de même sexe en abrogeant le Defense of Marriage Act (DOMA) et en autorisant à nouveau les mariages en Californie.

Cette Gay Pride fut un grand moment d’amour, de joie et de fraternité, et bons sang j’étais vraiment heureux de ressentir cette vague d’humanité et de diversité, de croiser ces sourires rieurs, cette bonne humeur… jusqu’à la page « pub ».

Je croise des Googlers arborant un fier T-shirt « Pride », les Gayglers qu’ils s’appellent. Puis un car d’Electronic Arts, distribuant de jolis T-shirt à leurs employés présents pour la grande parade. La Wells Fargo et son char a moitié bricolé, avec le son à fond. Et puis je tombe sur cet article de Mashable qui nous informe de la présence de Mark Zuckerberg et 700 employés qui vont défiler à leur tour. Oracle, Dropbox, eBay, Twitter, Intel, Yammer… Et beurk. Indigestion de publicité. Ce qui est un grand et beau mouvement populaire devient un grand carnaval publicitaire des boites « tech », présence renforcée, publicité assurée.

C’est beau de soutenir. C’est bien d’être présent. Juste ça. Pas besoin de nous en mettre encore plus, de la pub, on en bouffe à longueur de journée. C’est comme pour Burningman, un festival annuel organisé dans le désert de Black Rock City au Nevada, le dernier endroit chic pour aller networker et s’afficher. Les entreprises tech, dans la Silicon Valley, c’est comme un virus. Ca se propage, partout, tout le temps…

Une petite vidéo pour finir sur les derniers préparatifs du défilé dans les rues perpendiculaires à Market Street où a défilé la fameuse Gay Pride de San Francisco

Le chiffre du jour : Pandora, 2,5 millions

Pandora, dans la mythologie grecque, c’est la première femme créée par les dieux. Pour les utilisateurs d’internet, c’est une des premières radio en ligne. Aujourd’hui uniquement accessible aux États-Unis (ainsi qu’en Austalie et en Nouvelle-Zélande), il suffit de taper le nom d’un artiste, d’un compositeur, d’une chanson, d’un genre musical, et le « génome », le moteur intelligent de la plateforme, va vous emmener dans un streaming musical illimité… entrecoupé de publicité si vous utilisez la version gratuite. Pandora est accessible depuis son ordinateur, des smartphones, des tablettes, des télévisions connectées.

Créée en 2000 à Oakland, Californie, la société a failli disparaître sous le nom de Savage Beast Technologies, puis s’est relancée en Pandora Radio en juillet 2005. La société a été introduite en bourse au NASDAQ en juin 2011. L’action vaut aux alentours de $17. L’entreprise a annoncé 200 millions d’utilisateurs en 2013, dont 70 millions d’utilisateurs actifs. La progression de chiffre d’affaires, quand on s’y penche, est assez bonne passant de $138 millions en 2011 à $274 millions, non profitable, même avec un revenu projeté à $427 millions pour 2013, ce qui est plutôt inquiétant. Dur métier.

On pourrait parler des chiffres de Pandora pendant des heures. Je voulais juste citer un souvenir, ma première rencontre avec un des fondateurs Tim Westergaden lors d’un évènement à San Francisco : ce qui en était sorti, c’était que la vision de Tim pour Pandora, c’était la voiture. J’en ai souri à l’époque. Pas tant pour les chiffres, mais pour l’ambition de la vision. Derrière Pandora, pleins d’acteurs sont venus jouer dans cette cour : Spotify, Deezer.

Le chiffre du jour, c’est que Pandora est écouté par 2,5 millions d’auditeurs dans leurs voitures. 23 marques de voitures ont signé des accords avec Pandora, comme Ford, Chevrolet, Toyota, Honda, Nissan, BMW. Ceux qui ont suivi comprendront pourquoi aucune marque française n’est citée. Il avait sans doute raison, le Tim.

C’est à la fois beaucoup, à la fois peu eu égard au parc automobile visé. Ce que je retiens, c’est $-38 millions, la perte prévisionnelle 2013. Et $258 millions de coûts d’acquisition des contenus. Je recommende de rester à l’écart de cette valeur. Ou de s’en recommander aux dieux grecs, quoi que le pays soit lui aussi plutôt malmené de nos jours. Tout un symbole.

L’actualité High-Tech de la semaine : Fullscreen, Homejoy, Zynga & Twitter, Leap Motion, et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoignfullScreener sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : FullScreen, la startup qui fait du neuf avec du vieux

 

Fullscreen est ce que l’on appelle en anglais technique un « online multichannel network », ce que l’on peut traduire  en l’espèce par une plateforme qui vient vous en rajouter une couche par dessus Youtube. Comme tout produit développé par les équipes de Google, qui brillent par leur intelligence « all together » mais dont la simplicité des outils n’est pas la première des qualités, des sociétés comme Fullscreen sont parfois utiles pour vous simplifier la vie pour gérer votre canal Youtube, dans son exposition et sa monétisation. Tout le monde n’a pas les moyens de recevoir les équipes commerciales locales de Youtube et se faire aider dans l’optimisation de ses chaines, ni les capacités techniques pour le faire. Fullscreen, c’est un peu comme ces poissons qui viennent se nourrir auprès des gros prédateurs, en toute intelligence. Pour les bons services des utilisateurs finaux, avec le bon vouloir des acteurs en place, et non pas pour tirer un certain profit de la situation, comme certaines sociétés dont une française qui est venu se mettre un peu trop près de la gueule nourricière. Comme le dit la pub, 2,5 milliards de vues sur les vidéos supportées par sa plateforme, plus de 10.000 canaux, et une nouvelle levée de fond qui vient s’ajouter à $30 millions déjà encaissés. Peu de risque que Google leur couper le robinet. Enfin souhaitons leur, tout est possible dans la Silicon Valley.

Suivre Fullscreen sur Twitter : @FullScreen

Mardi : Homejoy, la niche de niche

 

Cette chronique va ressembler à une pub pour du liquide vaisselle, mais à quoi bon. « Et le ménage moumoune ? ». Pas de problème, Homejoy est là pour vous servir. Après des services comme Redbeacon, Angie’s List, TaskRabbit, Zaarly aux États-Unis, et j’en passe (Aladom.fr en France, s’il vous plait), il y a Homejoy pour s’occuper d’une chose, mais alors bien : le ménage. Avec un nouveau petit $1,7 millions en poche, et notamment le co-fondateur de Paypal Max Levchin a son Board, Homejoy, une (encore !) pépite sortie de l’incubateur de Paul Graham YCombinator, change de nom (Pathjoy, c’était un peu vague) et vont aiderd’un coté les personnes en recherche de travail ou sous-employés pour fournir de l’autre coté une prestation que tout le monde recherche (enfn, ceux qui peuvent se le permettre) : le ménage à domicile. Et comme ces belle têtes de la Silicon Valley savent exploiter un filon, il s’agit maintenant de proposer un programme permettant aux entreprises de payer le ménage à domicile à leurs employés. On ne sait plus quoi faire pour choucohuter ses salariés dans la Silicon Valley, mais il y a toujours une startup pour pointer du nez et proposer une nouveauté ! Homejoy est disponible à San Francisco (of course), New York, Los Angeles, Boston, Washington DC, Seattle… 19 villes au total !

Suivre Homejoy sur Twitter : @Homejoy

Mercredi : Twitter et Zynga, deux histoires opposées


Le même jour, deux annonces qui n’ont rien à voir et qui montre deux stratégies bien différentes… D’un coté, la startup de jeux sociaux Zynga qui annonce le rachat d’une société de gaming basée à Chicago, SpookyCoolLabs, 40 personnes dédiées au jeux de casino, qui va aider la société de Mark Pincus à décoller sur ce secteur, après le lancement de leur premier jeu en avril dernier au Royaume-Uni. Objectif : pousser l’usage, faire pousser les courbes d’audience et de revenus en intégrant un studio. Sega par exemple n’a pas eu à s’en plaindre en acquérant les studios anglais développant Football Manager et Total War. Souhaitons à Zynga la même réussite (quoique, quand on regarde l’histoire de Sega en ce moment…), De l’autre, Twitter qui rachète Spindle, une application de géo-localisation en temps réel… qui va être envoyée à la poubelle, ou presque. Quelques lignes de codes et de nouveaux ingénieurs au service et à la cause de Twitter qui visiblement travaille sur le sujet. Acqui-hire. Même cause, différent effet. C’est comme ça que ça se passe tous les jours, dans la Silicon Valley.

Suivre SpookyCoolLabs sur Twitter : @SpookyCoolLabs

Suivre Spindle sur Twitter : ça sert à rien, ça va fermer

Jeudi : Leap Motion, elle a tout d’une grande

 

La bonne santé d’une startup s’évalue de différentes manières. Il y en a une qui est typiquement « Silicon Valley » : un fond qui est levé pour financer des startups qui vont dévdelopper des applications sur la technologie d’une autre startup. Un bel exemple en l’occurence avec Unity 3D, une plateforme technologique de 3D pour les développeurs dans le jeu vidéo. Et puis maintenant il y a Leap Motion, qui touche un autre domaine dans la 3D : lamreconnaissance des mouvements. Créée en octobre 2010, basée à San Francisco, il n’est plus possible d’ignorer cette société qui rend le film Minority Report aussi dépassé que La Grande Vadrouille au hit des choses à connaître de nos jours au sommet de la branchitude. Grande précision dans la restitution d’un mouveau réalisé à l’aide d’un capteur sur un écran, on fait difficilement mieux, et la startup continue de développer… et de se developper. Et c’est au tour désormais des développeurs tiers de venir utiliser les lignes de code que Leap Motion rend disponibles (les fameux APIs), avec la possibilité de se voir financer une partie des développements grace à un fond de $25 millions spécialement créé par Highland Capital, un des investisseurs de Leap Motion. 65.000 developpeurs se sont déclarés interessés, dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, la sécurité… et le « big data ». Attendez vous à voir des éléphants voler par troupeau d’ici peu. Un belle reconnaissance pour Leap Motion.

Suivre Leap Motion sur Twitter : @Leap Motion

Vendredi : Google Mine, bientôt « yours »


Scoop : à peine remis de Google I/O et de toutes ses annonces, que je n’ai pas encore eu le temps de toutes ramasser, Google nous « tease » avec un nouveau produit : Google Mine. Un nouveau produit intégré avec Google+…   …   …   …   …   …   …   … eh, revenez, je n’ai pas fini !!! Google Mine, c’est un moyen de rester au contact avec les objets que vous possédez, ou que vous aimeriez avoir en votre possession, à partager avec vos cercles. Autant dire, avec beaucoup de monde, car franchement les cercles de Google+, on ne peut pas dire qu’ils soient très… privés. Soyons créatifs, à quoi cela pourrait-il servir ? A partager votre collection de timbres ? Votre dernière collec’ Panini ? Suivre des conversations sur des objets précis, obtenir des recommandations, saisir des occasions à saisir, bref, un moyen de passer un peu plus de temps sur Google+. Et ça sert à quoi, Facebook ? Et bien, tout est manuel, là-bas. L’idée de Google, c’est de tout automatiser. Et vous connaître encore plus, pardi. La belle affaire ! Stay tuned ! C’est en phase de test en interne pour le moment au sein des équipes à Mountain View.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Yelp, Waze et Google, #Facebook, Foursquare et Microsoft, Path

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Yelp donne dans le « mobile awareness »

 

Le mobile n’a jamais été à ce jour le point fort de Yelp, je suis bien placé pour le savoir : le français Dismoiou (une application de geo-localisation très mobile) avait beaucoup de succès quant à sa value position lorsque le CEO de la startup, Gilles Barbier, se présentait à San Francisco. Yelp est devenu un site massivement utilisé, la société essaye de se développer en Europe, et elle se concentre désormais sur son application mobile. L’excellence de son application mobile est un must have de nos jours,  et cen’est pas Marissa Mayer, la CEO de Yahoo! qui me contredira. Surtout pour une compagnie qui ambitionne de rentrer au NASDAQ. Le mobile peut tout à fait être une source de revenus significatives par rapport à des activités web, du fait de l’audience mais aussi de la spécificité de la mobilité. Il y a encore beaucoup de gros acteurs du web dont l’application mobile est tout à fait en deça de ce que les utilisateurs peuvent attendre, comme Linkedin par exemple. Yelp vient donc de lancer « Nearby » dont; l’objectif est de forunir des suggestion d’endroits du fait de la localisation, des checkins et de l’activité de ses amis, de la météo, de l’heure dans la journée. 45% des recherches sur Yelp sont faites sur mobiles (chiffres du premier trimetre 2013), . Cet apport fonctionnel devrait donc certainement être bénéfique, sur iOS pour commencer, bientôt sur Android. Le blog post ne dit pas pour l’application Windows Phone, pauvre de moi…

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Mardi : Waze, la startup qui ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley

 

L’un des feuilleton du printemps de la Silicon Valley vient enfin de trouver son terme : la soci été israélienne Waze vient de trouver son acquéreur, et c’est Google qui a gagné le concours de « qui c’est qui va payer le plus cher ». Waze avait fait parler d’elle il y quelques temps avec Apple et j’avais même dit : »Il est clair que bien des startups comme Waze qui a levé plus de $50 millions discutent avec tout le monde, Apple, Google, Facebook, Twitter…« . Waze, c’est une application mobile de carte routière dynamique grâce aux commentaires de ses utilisateurs. Bon, Twitter, c’était un peu tiré par les cheveux (ils se sont bien lancés dans la musique…), mais j’avais raison pour Facebook… Pas compliqué d’ailleurs à deviner, sauf que le CEO (que j’ai croisé plus d’une fois a Palo Alto) a dit non à Facebook soit disant « parce qu’il ne voulait pas s’installer dans la Silicon Valley ». Sans être dans le secret des Dieux, ça semble vouloir dire, « je veux me faire racheter mais ce n’est pas assez ». Google, qui envoie des ballons en l’air pour développer l’accès à Internet, et qui n’en est pas à un milliard près, semble avoir mis le nombre de zéros suffisants. Il faut comprendre, après tout, qu’une société qui a levé $67 millions en 3 séries, ne dispose plus que d’une partie infime de son capital, et que pour satisfaire tout le monde, c’est à dire avant tout ses investisseurs, il faut proposer le juste prix. 10 millions d’utilisateurs en janvier 2012, 20 millions en juillet 2012, 50 millions à ce jour, le courbe de croissance semble lancée. Il n’en reste pas moins qu’après Instagram il y a quelque temps, plus 1,1 milliard pour une société créée en 2007, et ayant 110 employés, ça fait cher. Quoi que cela représente $22 par utilisateur. Pas mal pour un produit non payant. Mazel Tov!

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Mercredi : nous sommes sauvés, il est possible de #hashtaguer sur Facebook


Bientôt dans tous les dictionnaires : le hashtag (symbole #). Nom masculin, apparu en 2007 par le génie d’un jeune geek Californien appelé Chris Messina (à ne pas confondre avec l’acteur américain) qui permet de résumer des messages en quelques caractères. Mode d’utilisation : on inscrit le symbole suivi du mot-clé. Plus fort que le tweet : le hashtag. Bon les américains sont habitués à utiliser ce symbole, dans la vie de tous les jours, mais quand même ce fut une bien belle idée, surtout à utiliser sur sur Twitter, la machine à vous raccourcir la pensée humaine. Du moins, son mode d’expression. Alors voilà, comme dirait Patrick, c’est à Facebook de s’y coller : c’est la grande nouveauté, après avoir été imaginé il y a 7 ans, les hashtags font leur apparition sur Facebook. Bon sang, mais c’est bien sur… si on arrive à regrouper des message sur des mots-clés, et que l’on donne la possibilité à plusieurs (des millions peut être) de se retrouver sur une thématique… et bien on vient de créer un nouveau modèle pour les annonceurs ! Imaginez un peu : #chocolat #restaurant #party, que sais-je ! « Les conversations publiques » ça s’appelle. On voit les hastags s’inscrire, comme les noms de ces contacts sur Facebook. En cliquant dessus, cela ouvre un conversation regoupant tous les posts utilisant le même code. Et allez jeter un coup d’oeil sur la droite, dans la colonne « Ads », par exemple…

Jeudi : Foursquare et Microsoft, les extrémités de la tech

 

D’un coté, Foursquare et ses applications mobiles, à peine $2 millions de revenu en 2012, qui vient d’annoncerune jolie opération baptisée « Time Machine » qui permet de visualiser une cartographie tout en image de ses checkins dans le passé. Ni Foursquare, ni Samsung ne se sont exprimés sur les détails de cette transaction, qui va mettre un peu de beurre dans les épinards de la startup. Souvent en avance dans certaines initatives, tels que la gamification, la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous, car le checkin n’est pas encore grand public, et les fameux « zannonceurs », Saint Sauveurs de bien des startups qui vous racontent les dernières tendances, restent encore assez prudents. De l’autre, Microsoft qui vient d’annoncer l’ouverture de Windows Store en collaboration avec BestBuy dans 500 magasins à travers le pays, et une centaine au Canada. Entre 140 à 200 mètres carré dédiés aux produits Microsoft, avec des mise en scènes de l’innovation apportée par les produits du géants de Seattle. Objectif recherché ? Notamment réagir à l’ouverture par Samsung de l’ouverture de mini-stores à l’intérieur de… BestBuy. Plus petits, Microsoft a préparé son offensive pour concurrencer le « constructueur » coréen qui est en train de faire un véritable raz-de-marée sur les smartphones, les tablettes et jen passe. Foursquare et Microsoft, deux mondes face à un géant venu d’Asie.

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Vendredi : le mirage Path


Oh my Gosh. Ca y est, ça a encore frappé. C’est tellement dingue, que même Techcrunch s’y est mis à quatre mains pour écrire ce qui n’est encore qu’un rumeur. La startup Path, dirigée par l’ex Facebook Dave Morin. Path est une application mobile que je décrivais, il y a quelque temps, comme le prochain… Facebook. Plus un état d’esprit, qu’une véritable vision. L’application a plafonné à quelques 2, 3 millions d’utilisateurs, et puis soudainement, paf, 10 millions, comme par enchantement. 12 millions au jour d’aujourd’hui. 2012 : levée de $30 millions avec une valorisation de $250 millions. Google propose d’acheter la startup $100 millions, Dave Morin dit non. 2013 : si ça se confirme, une nouvelle levée entre $75 et $100.000 pour une valorisation de $1 milliard. Pour une application permettant de prendre des photos, des courtes vidéos, etc… Gratuite. On ne prendrais pas un peu les canards pour des oies sauvages, dans la Silicon Valley ???!!! En même temps, on ne peut que se réjouir du succès des autres, c’est bon pour le business, l’argent circule, c’est jamais très bon quand le pognon reste entre les mêmes mains. Et puis pour une fois qu’un entrepreneur-business angel de la Silicon Valley investi dans des startups françaises (Dave Morin apparaît au capital de certaines, il doit avoir de bons amis chez nous), souhaitons lui bonne chance. Pour ce qui est de la logique industrielle, je vous laisse aller voir du coté des gossips de la Silicon Valley.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Surf Air, PrivatBank, The White House, Elon Musk, Prism

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : une autre façon de voyager avec Surfair

 

Vous prenez l’avion vous ? Comment ? On connait sa destination, le jour, on se renseigne auprès d’un agence, sur Internet. Vous le prenez souvent ? Vous cumulez les miles ? Bref. Surf Air, société basée à Santa Monica, vient d’apporter un vent frais pour les Californiens qui commutent souvent… par avion, en proposant un nouveau mode de fonctionnement : vous souscrivez à la compagnie aérienne selon un abonnement mensuel (le montant n’a pas encore été communiqué), et vous pouvez voyager sur la compagnie de façon illimitée. La procédure d’accès à l’avion est simplifié et ultra rapide, plus de confort, le parking est gratuit et illimité, le wifi est gratuit. N’en jetez plus. Los Angeles, Santa Barbara, San Francisco seront les destinations pour commencer, d’autres destinations sont prévues en Californie. La société vient d’obtenir l’accord de la FAA qui délivre les opérations d’opérer en tant que compagnie aérienne, et un deuxième tour de financement de $7 millions ($9,59 au total pour le moment). Il ne reste plus quà régler les problèmes de la couche d’ozone, et la boucle est bouclée. Elle est belle, la riche Californie !

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Mardi : la banque Ukrainienne Privatbank se prépare pour les Google Glass

Les spécialistes de technologie savent à quel point l’Ukraine est un pays assez développé sur ce sujet. Le secteur du développement offshore y est particulièrement actif. et l’on trouve une communauté de développeurs de toute sorte. Bon nombre de technologies de pointe (la reconnaissance d’image, les plateformes de vidéo, la gestion de giga-bases de données…) sont d’origine ukrainiennes. Et il n’est pas totalement surprenant de voir PrivatBank, l’un des principal établissement de crédit du pays, annoncer la disponibilité prochaine d’un service client sur les Google Glass. Après les QR codes, la commande vocale, la réalité augmentée, a priori ayant fait l’objet de développements de services par la passé pour les clients de la banque, de nouveaux usages seraient possible grâce aux lunettes. Les possibilité sont nombreuses, comme par exemple faire des transferts de fonds, consultater ses comptes, retirer de l’argent, régler aux pompes à essences ou au restaurant, ouvrir les portes de l’agence ?! Les spécialistes du pays savent aussi à quel point on n’y aime faire des annonces, alors comme dirait Saint Thomas, à suivre. « Ok Glass, give me money ».

Suivre PrivatBank sur Twitter : @PrivatBank

Mercredi : Fleur à San Francisco, c’est bien, et pendant ce temps là, le Gouvernement Américain…

La visite de notre Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique Fleur Pellerin, à San Francisco fut une vraie bonne nouvelle dans un monde du digital français un peu malmené ces derniers temps par le redressement productif et la culture, qui avancent par instant dans la mauvaise direction. Ce même jour, tout un symbole, de ce coté de l’Atlantique, le gouvernement américain annonçait des mesures concrètes en faveur des technologies par l’extension de mesure de renforcement des fameuses « patents », ces brevets qui sont un bon indicateur de la santé d’une écononmie des anciennes et nouvelles technologies. Le dépôt de brevets n’est pas clairement l’assurance d’une économie qui innove, mais elle est le reflet d’une ambition politique qui s’inquiète de la santé de son industrie. Et comme le montre l’actualité (Google, Apple, Samsung…), la santé d’une entreprise n’est pas nécessairement le fait d’une volonté commerciale, ou de la prépondérence du message marketing, comme le pensent à tort une bonne partie de l’intelligentsia qui dirige les sociétés françaises. J’ai encore eu une conversation récemment avec un groupe de Français en vote dans la Silicon Valley (avec plein d’annonceurs dedans) : le marketing n’est rien sans une politique innovante qui va prendre sa source dans la capacité d’une entreprise à proposer des options technologiques, Sans recherche fondamentale, sans recherche tout court, il n’y a pas d’avenir pour une entreprise moderne. Plutôt bizarre comme remarque, venant d’un pays qui forme les meilleurs ingénieurs que l’on puisse trouver. Et qui les laisse dans l’arrière-cour. L’objectif de ces mesure est de renforcer la protection des brevets, et donc encourager la dynamique dans ce domaine.

Les mesures annoncées « Fact Sheet » : White House Taks Force on High-Tech Patent Issues

Jeudi : un nom à retenir… Elon Musk

Un homme à suivre : 41 ans, Sud-Africain. A appris à programmer tout seul, a vendu son premier logiciel à 12 ans. Co-fondateur de Paypal. 5 enfants, 2 ex-femmes. Le genre d’individu pour qui les choses ne vont pas assez vite, sans doute. Tesla, c’est lui. La nouvelle coqueluche, la titine électrique aux allures de mini Testa Rossa que les bobos Californiens s’arrachent, et pas seulement. Comme on me l’a fait remarquer, on commence à les voit pululer dans les parkings privés de la Silicon Valley. Compagnie créée en 2003, il sera désormais bientôt possible de s’offrir ce petit bijou pour $350 par mois. Introduite en bourse en juillet 2010, les ventes sont en bonne santé dans une industrie pas toujours bien portante. Mais ça ne lui suffit pas, il a aussi l’espace. Avec Space Exploration Technologies, aka SpaceX, fondée en 2002, qui a inventé la capsule à aller dans l’espace ré-utilisable. La deuxième vient de revenir sur Terre, en train de faire sa toilette pour repartir au paradis dans quelques mois, dans quelques semaines… Il l’a appelé Dragon, sa navette de l’espace. Un Dragon pour un homme qui n’a surement pas fini de faire parler de lui. En tout cas, pas de plan d’introduction en bourse pour SpaceX pour le moment. Une à la fois. Quand même. « Only possible in very long term when Mars Colonial Transporter is flying regularly ». Je ne vais même pas traduire.

Suivre Elon Musk sur Twitter : @ElonMusk

Vendredi : un nom qui fout les boules… PRISM


Le prisme, c’est dans sa définition,  c’est un élément optique utilisé pour réfracter la lumière. Ca a pris un tout autre sens au Étas-Unis, ou décidemment la protection des informations est plutôt mise à mal, avec les révélations récentes du Guardian et du Washington Post au sujet de données personnelle stockées par la NSA (un organisme gouvernemental responsable du renseignement et de la sécurisation des systèmes de communications et de traitement des données du gouvernement américain). Un pont trop loin sans doute, d’aller se servir dans les serveurs de Google, Yahoo!, Facebook, Microsoft, etc. Verizon qui transmet ses données afin de permettre de traquer des pariculiers. Comme l’a dit Obama, comment assurer la sécurité à 100% et assurer 100% de confidentialité avec 0% d’inconvénient, et que des décisionss’imposent. Well. Soit. En attendant, Google dit que ce n’est pas de leur faute, il ne savait pas ce qui se passait : « What the … ». Ben voyons. Pas une grosse surprise, de toute façon. Il va falloir apprendre à vivre avec ce constat : nous sommes des consommateurs-sandwitchs, pris entre les modèles publicitaires et les organes gouvernementaux.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

PS : je tiens à m’excuser auprès de l’audience fidèle de ce blog pour ne pas avoir évoqué les rumeurs de levée de fonds de Snapchat pour $100 millions. Franchement, ce genre de nouvelles me fatigue, bien que ce soit une très bonne nouvelle pour l’entreprise, j’imagine. Mais cela ne fait pas vraiment avancer le schmilblick de ce grand cirque que peut être, par instant, la Silicon Valley.

L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

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Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

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Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : General Electric, Hampton Creek Food, EatClubSF, Box, Atari

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : GE s’installe dans la Silicon Valley

 

Il n’y pas si longtemps que ça, les as de la finance, ce nétaient pas ces nouveaux anges blancs que sont les « vicis » (comme on dit, les gens du nouveau capital risque), mais une société comme GE (aka General electric) qui dominait certains verticaux, et qui était régulièrement cité en exemple de réussite. Dans la période où Jack Welch a dirigé la compagnie, de 1981 à 2001, « la valeur de l’action a augmenté de 4.000% », dit la légende… Et bien ça y est, les voilà enfin arrivés dans la Silicon Valley, avec l’ouverture de GE Ventures, avec une femme à la tête d’un montant annuel de $150 millions, à investir dans des incubateurs et des startups en mode de démarrage (« early stage », en anglais). La société sera basée à Sand Hill Road, Menlo Park, comme il se doit… il faut bien sur faire comme tout le monde : c’est l’avenue des VCs, là où se trouve la majorité des fonds de capital risque de la Silicon Valley. Pas pour y jouer un vrai rôle d’investisseur, mais plus pour trouver les moyens d’accélérer la croissance de la société et mieux gérer les partenariats avec les startups. C’est réaliste parce que de nos jours, avec $150 millions pour des startups, t’as plus rien. Petit à petit, l’Industrie (avec un i majuscule) fait son nid dans la Silicon Valley.

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Mardi : à bas les oeufs, vive les plantes !

 

Je ne cesse de m’inquiéter de la direction dans laquelle l’industrie alimentaire est en train de nous emmener : le mur. Production en masse, productivité, ça nous amène direct à un autre « p » comme… Mais la Silicon Valley est là pour nous sauver : finis les oeufs et le cholesterol, les poules empaquetées au centimètre carré dans des hangars sombres… vive les plantes ! La société Hampton Creek Foods, basée à San Francisco, travaille avec la plus grande méticulosité à substituer les oeufs de vos cookies, de votre mayonaise et autres par des plantes préparées avec amour par des scientifiques de la molécule et de la pâte fraîche avec un produit qui s’appelle ‘Beyond Eggs’. Après les oeufs, on rase les poules gratis, dirons nous. Avec en ce qui les concerne, $3 millions levés déjà. C’est nouveau, c’est intéressant, et ça montre que l’on n’en a pas fini avec la façon dont on veut vous remplir l’assiette. Petite visite guidée du laboratoire par ici

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Mercredi : un foodtruck à portée de son mobile

 

Quelle est la plus grosse industrie à San Francisco ? La bouffe !!! Et non, pas la tech, il faut bien nourrir cette population grossissante (dans tous les sens du terme), et notamment ces armées de startups qui courent un peu partout à l’heure du déjeuner. Voici la dernière trouvaille pour simplifier la vie et permettre aux restaurant de trouver un nouveau canal de distribution : le foodtruck mobile. Plus de 30 restaurants prennent part à cette grande initiative alimentaire, permettant de mettre à disposition différentes variétés de spécialités culinaires à portée de son mobile (pour passer commande et pour régler). Une camionette a été spécialement rénovée pour l’occasion, afin de servir du chaud bien frais. Il faudra pour le moment se trouver sur San Francisco à proximité de SOMA (le quartier des startups) et Financial District (le quartier des affaires).

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Jeudi : Box aqui-hire une perle d’application iPhone développée par Martin Destagnol

 

Je fais partie des privilégiés qui ont eu l’honneur de découvrir à San Francisco, il y a quelques mois, en avant -première, la nouvelle pépite de Martin Destagnol, l’homme qui avait lancé Plyce avec grand courage. Quelques aventures plus loin, Martin a pris le temps d’observer le terrain, afin de voir dans quelle direction aller une fois ce premier épisode de startup terminé, et surtout il a patiemment tricoté ce qui allait être une petite merveille d’application iOS. Son idée a été de développer ce que devrait normalement faire Dropbox, Box, ou Google Drive et qui sais-je encore. Bluffé je fus par la qualité du produit. 6 mois de codages bien léchés (parce que ce Martin est un esthète), conclus par un voyage savemment organisé par lui même pour trouver la meilleure chimie possible pour Folders, et c’est le jeune et néanmoins talentueux CEO de Box qui a emporté le morceau. Un bel exemple à suivre pour toutes les paires d’yeux françcaises qui sont braquées vers la Silicon Valley à la recherche de je ne sais quelle solution à leur problème d’emploi et de financement. Martin l’a imaginé, l’a fabriqué, l’a apporté sur un plateau, comme un grand (qu’il est d’ailleurs). Il l’a vendu. Et voilà le travail. Chapeau bas, Martin.

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Vendredi : mais qui a donc tué Atari ?!

 

Atari. La légende. Et bien, dans le jeu vidéo, les licences ont la vie dure. Après un nouveau coup d’accordéon des japonais de Sega qui viennent de conclure il y a quelques mois une grande opération de licenciement de ses équipes Européennes et Nord-Américaines (après la précédente vague qui a suivi l’arrêt de la Dreamcast en 2001), c’est au tour d’Atari. Après une première opération de mise sous protection de la loi sur les banqueroute aux États-Unis, histoire de se débarasser d’une maison-mère  Française devenue inutile, Atari US cherche $22,2 millions pour couvrir les pertes et continuer ses activités… Pas moins de 180 acheteurs potentiels se sont déclarés, ce qui paraît normal étant donné l’attraction de la marque : pionnier dans  les jeux d’arcades, pionnier dans les consoles de jeu vidéo, pionner dans les ordinateurs personnels. Et demain ?

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Amazon, 500Startups, Relayrides, Jelly HQ, Tumblr et Yahoo!

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Amazon y va aussi de ses coins

Alors que Bitcoin fait parler de lui quasiment tous les jours avec sa nouvelle monnaie, et que des startups de Californie comme Ifeelgoods sont en train de pousser la porte des monnaies virtuelles sur Internet, Amazon continue son travail de titan du web en proposant sa monnaie virtuelle sur Kindle Fire qui peut désormais être utilisée comme moyen de paiement. Comme c’est un jour de fête, il y a 500 coins (un équivalent de $5) qui vont arriver sur le compte de tous les propriétaire de la liseuse (et les nouveaux aussi) prêts à être dépensés sur l’achat d’applications ou lors d’achats à l’interieur d’applications. Il sera possible d’acheter ces coins, avec pour contrepartie une remise de 10% sur les achats. L’objectif est de permettre aux clients de faire quelques petites économies, et pour les développeurs (de jeux notamment) d’augmenter le traffic, les downloads et le potentiel de monétisation. Inch Allah ! « Today is Day One for Coins », a dit Mike Georges, VP of Apps, Games & Cloud Drive. Les développeurs toucheront leur commission de 70% lorsque les achats seront faits avec les coins. Chers développeurs, si vous lisez ceci et que vous ne distribuez pas encore de jeux sur le portail d’Amazon, c’est par ici qu’il faut s’inscrire.

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Mardi : festival international de startups chez 500Startups

 

500Startups est un des incubateurs de choix de la Silicon Valley. Je suis en général très dur avec ces institutions dans leur ensemble (les résultats sont assez faciles à évaluer), car beaucoup on fleuri dans le sillage de Paul Graham et son YCombinator, voire du TechCenter de Plug’nPlay, sans pour autant valoir la peine d’y passer, à moins de vouloir absolument s’acoquiner d’un « programme made in Silicon Valley ». En ce qui concerne 500Startups, c’est d’un niveau très élevé, car son inspirateur et grand gourou, Dave McClure, n’est ni le premier venu, ni un inconnu. Développement, marketing chez Paypal, CEO, conseiller pour de nombreuses startups qui ont bien vécu, Dave est tout simplement un caractère fait pour cet écosystème des startups, avec le lancement d’un fonds en 2009 dédié aux startups développant des applications sur Facebook, grand voyageur au pays des startups aux quatre coins du monde… et 500Startups, son dernier projet (pour le moment) et son 6ème batch, 28 startups pleines d’entrepreneurs venant de partout : États-Unis, Amérique du Sud et Centrale, Afrique, Moyen-Orient, et Europe. Malheureusement, la seule équipe parlant Français sélectionnée dans ce groupe vient de Martigny… en Suisse. Le passage dans le programme de 3 mois de 500Startups est une vraie opportunité à saisir (quelque soit le pourcentage pris, et la valorisation de la startup, tout se négocie), je suis curieux de voir la première startup Française à qui ça va sourire.

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Mercredi : Relayrides subit un arrêt à New York

Bien qu’il ne manque pas de beaux esprits, en Californie ou ailleurs, pour trouver des segments inexplorés sur Internet, ce que j’ai expliqué par ailleurs comme étant l’effet Golce Dabanna, il y a aussi des problèmes qui peuvent barrer la route à des innovateurs les plus malins : le législateur ou ses ayant droits. Les lobbys peuvent se révéler très efficace pour protéger des business qui ont fait depuis longtemps le bonheur de biens des industries. Dans le cas d’Internet, des sociétés comme Uber ou Airbnb jouent actuellement avec le feu à vouloir briser le transport des personnes ou l’hotellerie. Et on les remercie tant nous, les utilisateurs, avons besoin de nouveautés. Dans le cas qui nous intéresse, c’est la société de San Francisco Relayrides, une application iOS qui permet de connecter des personnes cherchant un propriétaire de véhicule pour les transporter là où ils ont besoin… Le département des Services Financiers de la ville de New York viennent d’envoyer une lettre de désistement à Relayrides afin de l’empêcher de continuer ses activités pour des campagnes de publicité mensongère, ainsi que pour violations de police d’assurance. Avec effet immédiat. Relayrides, qui a levé $13 millions, est déjà présent sur 17 villes aux États-Unis. Le CEO de Relayrides n’est pas un inconnu puisqu’il s’agit d’André Haddad, ex-CEO de Shopping.com, racheté par eBay, qui s’est d’ailleurs exprimé sur le blog de Relayrides à ce sujet. « Innovation, by its nature, does not always fit within existing structures » : l’innovation, par nature, ne convient pas toujours aux structures existantes, mais ils collaborent avec le département de New York pour résoudre le problème. L’arrêt d’une activité n’a pas empêché un autre Français de bien réussir pour le moment (Renaud Laplanche avec Lending Club). Nous souhaitons le même bonheur à André et ses équipes ! Mais le temps presse, car les compétiteurs comme Lyft rodent… et progressent !

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Jeudi : avec Jelly,  pas de mélo, des millions  

 

J’adore ces contes de fées à la mode Silicon Valley qui vous rappelle deux choses : c’est toujours mieux d’être né du bon coté et que l’argent, ce n’est pas ce qui manque là-bas. Alors les bonnes idées finissent toujours par arriver, y a qu’à donner les sous. Biz Stone est connu pour être un des co-fondateurs de Twitter, qui n’a naturellement plus de soucis à se faire pour son avenir. Maintenant, il y a les autres co-fondateurs comme Jack Dorsey qui a créé Square et rêve de la mairie de New York, et Ev Williams qui lancent Medium (l’Internet, vous allez voir, le vrai, le plus beau, le plus haut, le plus fort) avec Biz Stone… et bien ils ont du temps de libre ces jeunes entrepreneurs, et donc Biz Stone vient de lever son premier round de financement. On sait avec qui : pleins de gens dont Bono, mais on ne sait pas combien, et surtout, on ne sait absolument pas ce que Jelly HQ va faire. « A social good theme ». Ben voilà, fallait y penser. Tellement innovante l’idée qu’elle est trop grand pour tenir sur un site web. Ils l’ont mis dans un Tumblr, ça va plus vite.

Suivre le blog-site web de Jelly, si bous n’avez pas peur des méduses : Jelly HQ

Vendredi : le Board de Yahoo! se penche sur le cas Tumblr

Tiens, parlant de Tumblr… Yahoo!, vous savez la société qui fait (encore et toujours) un revenu de presque $1,2 milliards par trimestre, toujours profitable ($400 millions au premier trimestre 2013), avec près de $3 milliards en banque, qui a embauché une des plus prometteuses VP de Google, continue d’investir pour l’avenir en proposant  d’acquérir Tumblr, la startup New Yorkaise, pour $1,1 milliards. Tant qu’il y est, le Board, il pourrait peut être revoir le cas DailyMotion, l’autre idiot est passé à autre chose… Là, vous savez, ce Ministre stupide qui confond le business avec une mission divine. J’avoue que je ne me suis pas remis de cet empêchement d’Arnaud Montebourd pour le rachat de DailyMotion par Yahoo! A tel point que je me suis demandé si ça existait, de porter plainte contre un Ministre. Pour méconnaissance des enjeux d’une startups de 200 personnes, d’une industrie en général, et pour mépris du travail considérable entrepris par les équipes de DailyMotion en France et aux États-Unis. La solution Française : un partenariat industriel à proposer à Orange (par échange d’actions) par ceux qui détiennent le Journal du Net et l’Internaute… pour créer  un leader mondial des contenus. En Français j’imagine. Je vous le dis, ils sont fous ces gaulois de l’Internet. Circulez, y a rien à voir.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : MG Siegler, Viddy, Healthtap, Klout, Lancaster & Sebastopol

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Lundi : un Apple Lover chez Google, c’est grave Docteur ?!

 

Il y a différentes façons d’évaluer une news sur un blog tech : le nombre de tweets, de « Like », de +1 et j’en passe. Et une autre, en s’y penchant de près : les commentaires laissés par les lecteurs. Souvent anonymes. Je vous conseille de passer une minute à les lire s’agissant de la nomination du « citron de Paris », le renegate MG  Siegler, comme il aime se présenter, sur Techcrunch où il officie depuis quelques années déjà. C’est une des « stars » de la Silicon Valley, version blogger catégorie showbiz. C’est significatif de sa popularité et de sa réputation. Les félicitations de sa nomination en qualité de General Partner chez Google Venture ont dû se transmettre certainement  en messages privés, et ne viendra pas pas se mettre à jour sur sa page Wikipedia. Elle n’existe pas, il n’a apparemment pas du trouver qui que ce soit pour la rédiger. Siegler, c’est un pro-Apple avant tout, la provocation, le souffre, et le post un tantinet partisan, sinon interessé. Et maintenant les dossiers de startups que Google veut racheter vont passer entre ses mains, alors qu’il annonce qu’il continuera à écrire sur Techrunch. Comme on dit en anglais : « what the fuck?! ».

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Mardi : Viddy renvoie leurs sous à ses investisseurs

 

Viddy, startup basée à Venice, en Californie, créée en décembre 2010, est positionnée sur un secteur très en vue, et pour plusieurs raisons : les applications permettant d’enregistrer des vidés sur son smartphone, et les partager. Une startup concurrente, SocialCam, a eu jusqu’à plus de 100 millions de téléchargements, et a été rachetée $60 millions par Autodesk en juillet 2012. Les choses ont changé depuis : la croissance n’est plus vraiment au rendez-vous, et surtout Facebook, qui a été un ascenseur d’audience incroyable, a accusé certaines sociétés comme SocialCam de pratiquer le spamming à trop haute dose et à coupé ce tunnel pour toutes les applications de vidéo sociale. Ceci a considérablement impacté Viddy, qui, dans sa grande sagesse, a décidé de lever le pied, de rendre $18 des $30 millions levés en avril 2012, et ne conserve que 16 employés sur 30 : chapeau monsieur JJ Aguhob, le CEO. Retour sur des bases plus raisonnables, en accord avec les investisseurs. Sagesse bien rare dans une Silicon Valley souvent folle. Justement, Venice n’est pas dans la Silicon Valley.

Suivre Viddy sur Twitter : @Viddy

Mercredi : la santé, un secteur en plein essor en technologie

 

Healthtap est une application iPhone qui « connecte des millions de personnes à travers le monde avec les médecins selon un système d’information médical le plus sûr qui soit. Soit. Environ 38.000 médecins enregistrés à ce jour, et c’ette application mobile est en fait un véritable carnet de santé où il est possible de trouver des informations utiles par rapport à sa pathologie ou ses centre d’intérêts médicaux, entrer en relation avec des spécialistes qui vous sont proposés selon votre localisation. Les forums de discussion sont de dangereux endroits pour se renseigner sur des symptomes, par exemple, et avant de devoir prendre des rendez-vous avec des praticiens il peut s’avérer utile de se renseigner auprès de spécialistes, ce qui est concrètement une bonne chose pour les Américains qui ne disposent pas d’un système de santé aussi généreux qu’en France. L’application permet ce type d’interactions, que l’on peut naturellement imaginer être utile en France également pour améliorer la prévention, car on peut se demander légitimement combien de temps il sera possible de maintenir en état le système de sécurité social qui n’arrive pas à se mettre à l’équilibre. Healthtap vient de lever $24 millions, ce n’est pas encore pour demain qu’ils vont arriver chez nous, il y a encore beaucoup à faire aux États-Unis !

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Jeudi : le Q/A, relais de croissance pour Klout

 

La e-reputation, c’est un domaine très prisé par de nombreuses agences digitales un peu partout, ou certaines entreprises technologique de la Silicon Valley qui ont investi ce territoire sur le plan curatif, comme un instrument de contrôle des informations disponibles sur Internet. Certaines entreprises Françaises ont même décidé de se lancer à la conquête de ce marché tout récemment, c’est dire que ça attire du monde. Là où c’est plus compliqué, c’est l’argument qui consiste à considérer la quantification d’un individu à travers son identité digitale : on mesure votre réputation sur Internet. Choux gras des bloggers et illusion de promesses d’un consulting digital en mal de théories (comme le web métisse que certains Français de la Silicon Valley ont essayé de nous vendre), mais en clair : ça ne marche pas, et ça ne va pas changer le monde. Klout, startup basée à San Francisco, qui vous permet de mesurer votre « performance d’influenceur » sur le web,  commence à le comprendre et vient d’annoncer se lancer « Klout Experts » pour adresser le marché des « questions et réponses », et ainsi permettre à chacun de partager ses passions et expertises… créneau déjà bien occupé par un voisin, Quora. Pas sûr de savoir qui peut gagner (grande thématique à l’occasion d’aborder des sujets « Internetois », il faut toujours qu’il y ait une guerre sur le web…). Il y a de toute facon toujours un VC quelque part dans la Silicon Valley pour permettre à de serial entrepreneurs killers de cash de « réaliser sa vision »… Matrix Partner vient de lever un nouveau dizième fonds de $450 millions. Matrix X. De la science fiction, cette Silicon Valley.

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Vendredi : du soleil en Californie, mais du solaire aussi

 

L’énergie est un véritable casse-tête dans un monde moderne où il semble que le nucléaire soit la seule solution économique possible, si l’on en croit les différents pouvoirs politiques… et particulièrement en France. En plus c’est un fleuron de l’industrie, paraît-il : une pomme empoisonnée, une bombe à retardement. Le nucléaire est la meilleure solution, jusqu’à ce que l’on décide, un jour, que ce ne l’est pas pas et que le politique prenne les choses en mains. En attendant que les dents poussent sur nos poules françaises, la Californie, elle, avance. Elle dispose de beaucoup de soleil, certes, mas il ne leur est pas tombé sur la tête : la ville de Sebastopol (où est installé la société de Tim O’Reilly, le créateur du concept du Web2.0) vient de décider que chaque nouvelle construction (maisons, bâtiments commerciaux), ou grosses rénovations,  devaient obligatoirement être équipés d’un système d’énergie solaire. Point, non négociable. C’est la seconde ville après Lancester à prendre une telle décision. Il faudra fournir 2 watts par « square foot » (l’équivalent de l’unité de surface de nos amis américains), ou compenser 75% de la charge annuelle d’électricité du bâtiment. C’est simple la politique, quand on veut changer les choses. Vraiment.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Windows Phone, Dwolla, LexMachina, LendingClub, Square

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : votre iPhone bientôt comme un Windows Phone?!

 

Je le dis et je le répète depuis que Nokia a mis entre mes mains un Windows Phone lors du lancement de Here en novembre 2012 à San Francisco : Windows Phone est l’interface utilisateur le plus agréable, et sa simplicité d’usage me fait oublier la faiblesse du portefeuille d’applications disponibles. C’est comme un retour au source à la simplicité, avec un téléphone dont la batterie n’est pas épuisée au bout d’une demi-journée… J’ai affronté les postillons d’un Robert Scoble (qui visiblement n’a pas gardé un bon souvenir de son avant-dernier employeur), et les remarques de nombreux autres mais le constat pour moi est assez clair, après une longue utilisation d’un iPhone et d’un téléphone Android. Et bien il semble que Sir Jony Ive, designer en chef d’Apple depuis 1992 et amené au sommet de la société par Steve Jobs, semble le croire aussi selon les rumeurs sur la prochaine version d’iOS7, le logiciel de l’iPhone et de l’iPad. « Flat » qu’il serait, loin du brillant et des icones minuscules qui vous demandent une paire de lunettes pour vir de près, passé un certain âge, mais aussi plus . Même s’il faut reconnaître l’apport significatif de l’iPhone qui a révolutionné le design des téléphones qui en avaient bien besoin, souhaitons qu’Innsbruck, le nom de code interne chez Apple d’iOS renouvelle un tant soit peu un interface utilisateur qui a besoin d’un nouveau coup de fouet.

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Mardi : Dwolla lève des fonds et ouvre à San Francisco

Les plateformes de paiement se multiplient et continuent de lever des fonds, ce qui donne une idée de la taille des marchés et de la confiance des investisseurs dans ce domaine. Il faut dire que les banques et les cartes bancaires ne font pas vraiment grand chose pour faire avancer l’expérience utilisateur, occupés comme ils le sont avec leur systèmes archaïques et leur effectifs pléthoriques. Paypal et Square qui se font la course aux Etats-Unis, Paypal qui investigue le off-line, Bitcoin qui se développe, Ribbon qui se bagarre avec Twitter… et Dwola qui lève $16,5 millions et qui vient s’installer dans la Silicon Valley, tout près d’Andreessen Horowitz, son nouvel investisseur. Dwolla est une plateforme de paiement qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent, et enfin de percevoir des fonds. Qu’y a-t-il de particulier avec Dowlla ? A en croire son nouvel investisseur, il s’agit de Ben Milne et Charise Flynn, les co-fondateurs, ce qui est une nième leçon pour les startupers qui souhaitent lever de l’argent : la confiance est avant tout dans l’équipe ! Après s’être enregistré sur la plateforme, on comprend ce qui fait que Dwolla est particulier : très simple, et ultra-connecté avec ce qui fait le quotidien des consommateurs-geeks de demain, avec son intégration avec Twitter, Facebook et Linkedin notamment. Pour ce type de segment, $16,5 millions est une formalité (ce n’est pas un si grand montant, et ça va être vite dépensé), il va falloir maintenant recruter et passer à la vitesse supérieure en terme d’utilisateur, et rien de tel que San Francisco au lieu de Des Moines pour cela, même si on a Ashton Kutcher comme investisseur (il est orginaire de l’Iowa).

Suivre Dwolla sur Twitter : @Dwolla

L’annonce sur le blog de Dwolla ici.

Mercredi : LexMachina et le big data

 

On entend souvent dire au sujet des nouvelles tendances : la big data, c’est l’avenir ! Et en général, quand on dit ça, on a tout dit. C’est quoi le big data ?! Tout simplement, savoir gérer les données en masse… mais dans quelle marché, ou plutôt, dans quelle niche ?! LexMachina a trouvé son créneau, à savoir aider les entreprises dans le créneau de la propriété intellectuelle et des  grâce à une technologie de traitement naturel du langage développée à l’université de Stanford. La société, créée en 2009, vient de lever $4,9 millions, permet de rechercher les informations précieuses nécessitées par l’antériorité des informations de plus en plus nombreuses dans les jugements, qui devient un véritable casse-tête pour les sociétés d’avocats. eBay et Microsoft figurent parmi les clients de LexMachina. Concept, technologie, marché, client : la quadrature du cercle de la startup.

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Jeudi : Renaud Laplanche est géant !

Je dois reconnaître que Renaud Laplanche n’est pas un entrepreneur comme un autre. Il a commencé en 2006 LendingClub, une société aux États-Unis sur un sujet absolument nouveau : un site de prêt entre personnes physiques, sans d’intermédiaires, permettant de donner accès à des prêteurs solvables. Certains choisissent le thème de l’économie partagée en 2013 pour une conférence, Renaud, lui, a commencé il y a 7 ans, sur un secteur ultra réglementé : le site de l’avènement du peer to peer dans le monde fermé de la finance, et du crowd sourcing dans son ensemble. Renaud a réussi à convaincre des business angels en mai 2007 pour $2  millions, puis a fait 6 autres tours de table pour atteindre $95 millions au total. Il a entre temps obtenu l’enregistrement de LendingClub auprès des autorités financières Américaines (la SEC dans le cas présent), l’obligeant à une période d’arrêt de 6 mois, en 2008. 2.000 prêts générés à l’époque pour un montant total de $19 millions. En novembre 2012, c’est $1 milliard au total de prêts financés sur LendingClub, et l’entreprise devient profitable. Google vient de rejoindre le pool des investisseurs et Renaud Laplanche vient de lever $125 millions, pour une valorisation de $1,55 milliard. L’introduction en bourse est en marche. Renaud vient de rejoindre le Panthéon des entrepreneurs Français de la Silicon Valley qu’il faut désormais citer sans faute, et le plus en vue avec derrière lui Jean-Baptiste Rudelle de Criteo et Bertrand Diard de Talend, pour citer les principaux. Ce qu’il est en train de faire au États-Unis et dans le secteur des prêts aux personnes est tout juste énorme !

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Vendredi : Square croit au pouvoir du check-in

 

Dennis Crowley, CEO de Foursquare, l’a promit, Square va-t-il le réussir ? Le check-in a le pouvoir d’atteindre le mass market, mais alors que beaucoup de gens se posent la question de l’intérêt d’une application qui se limite à ce que Foursquare propose, imaginer que ce soit une fonctionnalité d’une application qui propose des paiements… c’est une autre histoire, et ça peut marcher !  Ainsi Square a décidé de mettre en place une fonction de recommandation locale, afin de suggérer un lieu à visiter suite à l’historique des achats. Il y a beaucoup à espérer d’une base de données transactionnelles, dans les extensions d’usage s qui peuvent être proposées. Même Paypal doit certainement commencer à y penser quand on voit l’évolution de son application iPhone. C’est naturellement loin d’être evident à l’inverse, comme on peut le constater avec les difficultés de développement du revenu de Foursquare, qui continue pourtant d’avoir des défenseurs… comme certains de ses investisseurs. Square a des arguments à faire valoir, avec 3 millions d’utilisateurs, et 330.000 commerçants. Et Square vient de recruter lourdement avec un ancien Directeur du Retail Marketing chez Paypal et une Française ex VP SMB Global Sales chez Google. Attention les yeux.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !