L’actualité High-Tech de la semaine : CNN Money, Kleiner Perkins, British Airways, tweets contre X, Warner Bros

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : la diversité des sociétés technologiques dans la Silicon Valley

CNN Money a mené une enquête (sur la base d’un « Freedom of Information Act requests », une sorte de requête publique) qui a démarré en août 2011 avec l’objectif de consulter une vingtaine d’entreprises technologiques de la Silicon Valley. L’objectif était de prendre le pouls de sa diversité en terme d’employés, auprès de 10 grosses compagnies et de 10 de plus petites tailles. Quelques entreprises ont bien voulu y prendre part, parmi elles Intel, Dell, Ingram puis Cisco, eBay… Ce fut assez difficile de réunir ces informations, par exemple en essayant de bénéficier du soutien des autorités en charge, et en se servant d’éléments déclaratifs qui sont normalement obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés (avec notamment le genre et l’origine ethnique). Des sociétés comme Apple, Facebook, Google, HP, IBM et Microsoft refusèrent de transmettre leurs informations. Le résultat est que les femmes sont sous-représentées, surtout dans les niveaux hiérarchiques managériaux, ainsi que les minorités techniques. Les positions sont majoritairement occupés par des hommes, et caucasien et plus loin dans les pourcentages d’origine asiatique. La Silicon Valley veut elle aussi garder ses chiffres secrets…

Mardi : quand les VCs de la Silicon Valley approvisionnent leurs startups en ingénieurs…

 

Alors qu’en France Xavier Niel crée la sensation en France en annonçcant qu’il va ouvrir une école gratuite dans les technologies, le VC Californien Kleiner Perkins fait parler de lui sur la deuxième promotion d’étudiants ingénieurs, recrutant 34 jeunes pour ce nouveau programme. La diversité semble dans ce cas un peu plus respectée ! Il a été reçu des applications de plus de 120 universités, représentant plus de 1.500 étudiants. L’idée est de recruter les meilleurs profils pour les startups de la Silicon Valley, histoire de pouvoir approvisionner en ingénieurs une région qui en manque cruellement, on ne le répètera jamais assez. Plus de 90% de la promotion 2012 a trouvé un job, l’ensemble est modeste comparativement aux 1.000 étudiants imaginés par Xavier Niel, mais toutes les initiatives sont bonnes à prendre lorsqu’on parle d’éducation, et d’emploi. J’ai assisté à un Hackaton organisé par une équipe de recruteurs sur le même modèle de recrutement de jeunes développeurs de différentes universités, et c’était assez réussi étant donné la qualité des projets qui avaient été développés à cette occasion : il s’agit de SignalFire.

KPCBFellows sur Twitter : @KPCBFellows

Mercredi : British Airways veut sauver l’innovation par du kérosène

 

Parler de la Silicon Valley, c’est aussi savoir parler du pire. Enfin, vu de ma fenêtre. La dernière idée issue d’un génie du marketing nous vient de British Airways, qui vient d’imaginer un mélange entre Ted (vous savez ces conférences qui font briller l’intelligence de ceux qui présentent et qui vous illuminent de savoir), et ce petit coté un peu prétentieux que l’on peut parfois trouver dans cet écosystème unique en son genre qu’est la Silicon Valley : voici « UnGrounded« , un évènement où les 100 personnes les plus remarquables de la Silicon Valley vont s’envoyer en l’air à l’occasion d’un vol San Francisco-Londres, « pour s’emparer des challenges qui vont affecter les prochaines générations d’innovateurs globaux ». Je leur proposerai bien aussi de parler de la pollution des avions et de leur conséquence sur la contribution au réchauffement climatique de la planète,et la  pollution chimique et les problèmes de santé pour les populations survolées. Oui, je sais, je suis parfois un peu rabat-joie. Si, en même temps on passait moins de temps à mettre en avant les problèmes, et plus à les résoudre… bref.

BritishAirways sur Twitter : @BritishAirways

Jeudi : les tweets, causes de pertes d’emplois à San Francisco


Très mauvaise semaine de rubrique, préparez vous à plonger dans les errements du social media, les souterrains bloguesques… suivez bien : dimanche dernier, à l’occasion de la conférence Pycon, qui contrairement aux apparences ne parle pas de ce fameux breuvage qui mélangé à de la bière crée un certain charme, mais qui traite de Python, le langage de programmation, un certaine Adria croit entendre des propos quelque peu misogynes derrière elle…  Elle se retourne, fait un grand sourire, prend une photo et tweet un 140 caractères assassin, dénonçant des propos peu recommandables, se plaint auprès de l’organisation de la conférence. Qui fait sortir les personnes en question (on est aux États-Unis Monsieur, pas de présomption d’innocence), et comme les pauvres avaient mis le T-shirt de leur employeur (une startup de San Francisco), et vu le boucan orchestré autour avec un peu de hashtag, se font virer manu militari (oui, on est aux États-Unis Monsieur). Lesquels s’expliquent par post interposé, ce qui rend l’histoire pas si claire que ça et la mauvaise blague pas évidente… si peu évidente d’ailleurs que l’employeur de la dame, qui est une société de service d’emails dans le cloud censée être au service des développeurs, la licencie dans la foulée parce qu’elle est payée à attirer les développeurs… plutôt que de leur donner des leçons de politesse, à mauvais escient, semble-t-il. Beaucoup de blogs par ci, de tweets par là, 5 jours de discussions stériles et des emplois perdus. Tournez 7 fois vos phalanges avant de tweeter, et réfléchissez bien à quoi on vous paye. Il semblerait qu’elle ait déjà trouvé un boulot.

Twitter

Vendredi : Warner Bros ouvre un studio à San Francisco

 

C’est à n’y plus rien comprendre. Warner Bros vient d’annoncer l’ouverture d’un studio digital à San Francisco, qui va être consacré au « free-to-play » mobile, au jeu social et au jeu web. On a toujours dit, même ici plus haut que les développeurs n’étaient pas légion dans la Baie de San Francisco, mais le facteur d’attraction de la Silicon Valley est définitivement fort Electronic Arts, Zynga, Namco, Konami pour les plus connus, mais il y a aussi énormément de studios avec quelques centaines de développeurs comme Kabam, Crowdstar… il n’y a pas (plus ?) que Los Angeles pour occuper le terrain du jeu sur la côte Ouest des États-Unis. La personne à la tête de ce studio n’est pas un inconnu, puisqu’il s’agit d’un vétéran du jeu mobile notamment en la personne de Greg Ballard, l’homme qui a fait de Glu ce que c’est aujourd’hui… un gros acteur de jeu sur mobiles basé à San Francisco. En même temps, pour faire la guerre comme on dit chez les bloggers, il faut bien être là où ça se passe non ? Ca fera l’affaire des recruteurs, la Game Developer Connection, c’est cette semaine à San Francisco, ça va chasser sec les talents !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Anyperk, Box et Seedcamp, Twitch, Paypal et Facebook, Mailbox et Dropbox

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Anyperk, un moyen de motiver ses salariés

Le monde du travail a besoin de se réinventer. Chaque nouveau passage en France met à l’évidence les difficultés d’un nombre grandissant d’industries, et surtout les problèmes de motivation des salariés. Au delà du contexte économique, et des méthodes de management locales peu innovantes, alors que la France a été assez novatrice à une époque avec la culture d’entreprise, la discipline d’intéressement est pour l’essentiel restée une loi permettant aux salariés de récupérer une (maigre) part du bénéfice d’une entreprise non reversée aux actionnaires. Une startup de la Silicon Valley a imaginé une plateforme permettant de faire bénéficier aux salariés d’une entreprise des avantages spécifiques auprès d’un certain nombre de marques. Un peu comme ci on avait créé un site web permettant de recenser tous les catalogues des cadeaux du CE (le Comité d’Entreprise, un autre standart français) dont peuvent bénéficier les salariés des entreprises ayant souscrit à ce fameux site web… et sur le principe que ça peut être Noël tous les jours. C’est aussi ça, la Silicon Valley, ça s’appelle Anyperk, c’est basé à San Francisco, c’est plein de fondateurs d’un peu plus de 20 ans, et ça vient de lever $1,4 millions. Elle est simple et belle, la vie en Californie.

Anyperk sur Twitter : @AnyPerk

Mardi : une approche de l’Europe très startup pour Box

 

Je l’ai déjà évoqué dans ces chroniques, l’Europe reste un sujet délicat pour des startups américaines pour qui il est temps de se lancer dans le grand bain du Vieux Continent. Box est une startup qui développe une solution de stockage de fichiers sur Internet. J’ai rencontré l’équipe en mars 2008, soit deux ans après son lancement, et la vague des nouveaux services de sauvegarde de fichiers qui se sont lancés depuis comme Dropbox, entre autres, n’a pas empêché Box de suivre son chemin. Plutôt implanté dans le B2B, ayant levé $284 millions au total donc $125 millions en décembre 2012 avec notamment Intel Capital, de nouveaux bureaux… Le CEO Aaron Levie est un entrepreneur très interessant, comme on en croise souvent dans la Silicon Valley,  il a quasiment commencé sa startup au lycée, et ça marche ! Maintenant l’Europe : Box vient d’annoncer un partenariat avec l’incubateur Européen Seedcamp, basé à Londres, le seul incubateur que je connaisse en Europe qui soit basé sur les mêmes mécanismes des incubateurs de la Silicon Valley qui apportent une vraie valeur (j’attends d’en voir un, enfin, émerger en France). Cet accord avec le Seedcamp va permettre d’atteindre une communauté d’une centaine startups qui se débrouillent plutôt bien, qui pourront utiliser ses services de façon privilégiée, et à l’inverse certaines startups auront la possibilité d’avoir Box comme partenaire, et pourquoi pas comme micro-investisseur. Reste maintenant à s’extirper hors de Londres et du Royaume-Uni et voir comment la communauté des startups et des développeurs permettra de pousser les services sur l’Europe continentale. Box a doublé en un an en Europe depuis juin 2012 !

Box sur Twitter : @BoxHQ

Mercredi : Twitch et ses millions… d’utilisateurs

 

Le jeu vidéo est un marché de niche plein de surprise : les éditeurs de jeu vidéo sont en train de muter dans leurs métiers, les constructeurs de plateformes essayent d’imaginer les fonctionnalités de demain, le joueur lambda recherche des typologie de jeux plus ludiques, mais il reste un consommateur imprévisible (si l’on en croit la courbe de l’action Zynga an NASDAQ), et enfin le jeu sur mobile continue sa progression. Twitch est une plateforme qui s’adresse aux hardcore gamers, les purs et durs, qui se spécialisent dans des styles de jeu, voire des jeux exclusivement. On peut y consulter des informations de toute sorte, s’abonner à des canaux vidéos spécialisés, des programmes de télévisions alternatifs ( avec des compétitions en tout genre…), et si on est fatigué de la publicité on peut même souscrire à leur programme Turbo à $8,99 par mois. Du chat, du shoot, et la startup va bientôt atteindre 30 millions de visiteurs uniques, visualisant environ 1,5 heures de vidéo, pour environ 600.000 broadcasters. Basée à San Francisco, voilà qui va faire plaisir aux investisseurs qui ont mis $15 millions l’année passée. Encore un petit effort, et on entendra parler de Twitch peut être comme cela a été le cas pour Bleacher Report. Et pendant ce temps là, IGN Entertainment change d’actionnaire. Avantage aux petites structures de nos jours…

Twitch sur Twitter : @TwitchTV

Jeudi : racheter, ça va plus vite que recruter


Il est clair que l’enjeu essentiel aujourd’hui dans la tech, « pour faire le prochain Facebook comme on dit », ce n’est pas d’avoir des idées. Vous êtes, en ce moment même, des centaines à avoir précisément la même idée. Vous êtes des petites dizaines à commencer à travailler dessus. Non, clairement, c’est l’exécution qui compte. C’est la rapidité de la réalisation qui fera que votre idée sera la première sur un marché, le leader, et ainsi de suite pour attaquer une nouvelle niche, un nouveau marché. Le même jour, c’est Paypal qui annonce avoir acquis la société de développement mobile Duff Research, basée à Sunnyvale, donc pas bien loin de San José, le QG de Paypal, et Facebook reprend la société Hot Studio, basée à San Francisco. Au dela de l’intuitu personae qui lie les entreprises acquéreuses et rachetées, c’est avant tout un apport de souplesse dans des organisations qui ont besoins d’aller vite. Un apport de flexibilité, un mot tabou en France (et regardez le résultat). Et des dirigeants qui poussent, comme David Marcus à Paypal ou l’ami Mark Zuck… ça pousse sec.

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Vendredi : 100 patates la Mailbox, vive Dropbox!

J’avais parlé ici même de Mailbox et de son buzz de chiffres, la preuve par $100 millions que c’était la bonne stratégie puisque Dropbox, le géant de San Francisco du stockage dans le could, vient d’acquérir la startup Mailbox… Tout ça alors que je viens juste enfin (comme par miracle) d’avoir enfin le droit d’accéder à l’application, alors que je pensais en avoir pour au moins 17 ans à attendre. Peut être qu’ils leur ont déjà prêté des serveurs, allez savoir. Tout ça donne quand même une impression de faire passer la tech pour un grand souk digital, avec les $$$ de la Silicon Valley comme joujoux. Enfin, si tout cela crée de la valeur…

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Mailbox sur Twitter : @dropbox (vous verrez…)

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : la Maison Blanche, Roku, l’état du Colorado, Matterport et Facebook

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : l’affaire du déblocage des téléphones aux États-Unis

 

Une loi votée aux États-Unis en 1998 appelée le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) a pour objectif de légiférer autour de la propriété industrielle et de ses conséquences dans le domaine digital, et à ce titre lutte contre les violations du droit d’auteur. A ce titre, le déblocage des nouveaux téléphones (afin de mettre une carte SIM d’un opérateur téléphonique différent de celle vendue avec le téléphone), dont les iPhones sont l’objet d’un véritable culte de la part des hackers, est donc devenu illégal pour tout téléphone acheté après le 26 janvier 2013 (sinon 5 ans de prison et $500.000 d’amende). On ne peut pas dire que la mesure ait véritablement plu au royaume des geeks, et une pétition a été lancée par Sina Khanifar (qui est notamment co-fondateur OpenSignal, une société qui relève une cartographie mondiale des réseaux téléphoniques grâce au concours de ses utilisateurs) pour exiger l’annulation de cette décision. Le fait de pouvoir débloquer son téléphone se justifie lorsque l’on voyage (les tarifs de communication à l’étranger sont clairement abusifs), et une véritable industrie s’est installée autour de cette afin de laisser la liberté de changer d’opérateurs au besoin… ce qui est possible aujourd’hui en France. Sina vient de recevoir un renfort de poids, après avoir rassemblé 114.000 votes,  en la personne de… la Maison Blanche : « It’s time to legalize cell phone unlocking« , il est temps de légaliser le déblocage de téléphone, qui nuance toutefois quelque peu la liberté totale de changement qui devrait être pratiquée, mais c’est un support de poids en faveur des consommateurs. Cela devrait contribuer à faire revenir le législateur en arrière (la Federal Communications Commission et le Department of Commerce’s National Telecommunications and Information Administration).

Sina Khanifar sur Twitter : @Sinak

Mardi : Roku lance un nouveau boîtier à $99

 

A force de vivre aux États-Unis, on prend un certain nombre d’habitudes en terme de divertissements et de facilité d’accès à un certain nombre de plateforme qui proposent des alternatives à une télévision qu’il est impossible de regarder tant la dose de publicité est intense. Insupportable. Le retour en France est toujours un peu décevant, avec sa fragmentation due aux acteurs donnant accès à Internet au fameux Triple Play (chacun défend son pré carré, et cela limite le choix), et à une législation qui empêche de bénéficier de films récents sur des plateformes de vidéo à la demande… il faut bien nourrir la chaîne de valeur (ventes de DVD, etc.), même au détriment du plaisir du consommateur. On accuserait peut être les diffuseurs « online » de tuer l’industrie du cinéma, comme on accuse « Amazon d’être le fossoyeur du livre en France »… Plaintes d’aveugles, de mon point de vue, sur l’évolution d’une consommation qui évolue, et c’est à l’industrie de s’adapter. Aux États-Unis, il y a notamment Roku qui vient de lancer la troisième version de son boîtier donnant accès à un certain nombre de solutions de vidéo à la demande et de chaînes, dont Netflix, Amazon Instant Vidéo, Hulu (qui rassemble un certain nombre de séries TV et de films), Vudu (autre offre de  programmes à la demande), etc., qu’il est possible de visionner en connectant un casque audio sur la télécommande… et surtout indépendante de tout fournisseur d’accès à internet. Du tout en un, du programme à l’infini. Une fois le boîtier de $99 en votre possession, vous pouvez souscrire aux différents services accessibles. Un vrai bouquet numérique !

Mercredi : Le Sénateur du Colorado nous refait-il le coup d’Iznogoud ?

Il n’y a pas que la presse Française, entre autres, pour interpeller les pouvoirs publics et prendre en exemple jalousement la Californie et sa Silicon Valley. VentureBeat titre : « Pourquoi le Colorado est la nouvelle Silicon Valley » à l’occasion d’une interview de John Hickenlooper, Sénateur du Colorado. Il n’est naturellement nullement question dans ses propos de proclamer une telle bêtise, il vient simplement d’initier un fonds d’un montant de $150 millions pour investir dans des startups du Colorado, où il a été élu en janvier 2011. Une partie de ces fonds vient d’argent privé, une autre part provient du programme de retraite de l’état du Colorado. La pression fiscale en Californie devient quelque peu difficile pour les startups, car il faut rappeler que la Californie à un déficit d’environ $28 milliard à supporter. Le Colorado peut être une solution pour héberger des startups, mais il y a encore à faire a priori pour faire évoluer l’écosystème, hormis un système éducatif décrit comme progressiste. Les états de Georgie, du Maryland et du Vermont ont déjà initiés ce genre de fonds.

Jeudi : Matterport et son système de scanner en 3D lève $5,6 millions


J’ai eu le plaisir de découvrir Matterport l’été dernier, soit quelques mois après sa sortie de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Il s’agit d’une technologie permettant de  « scanner » un lieu, des objets et de les restituer en 3D. L’application a été pendant quelques mois en phase de beta test avec un certain nombre d’industriels (il s’en est fallut de peu pour que l’un d’entre eux soit Français…). Il est possible de pré-commander une caméra sur leur site web, qui devrait être livrée à l’été prochain. En attendant, la série A devrait permettre à l’équipe d’aller plus loin dans l’exploration des différents marchés que peut ouvrir une solution permettant d’utiliser une technologie capable de créer des modèles 3D depuis des espaces existants.

Matterport sur Twitter : @Matterport

Vendredi : la marche forcée de Facebook

 

Après le lancement depuis Menlo Park d’une nouvelle version d’affichage du contenu publié sur le mur de Facebook (photos plus grandes, choix du contenu visualisé, meilleur cohérence entre le site web et les différentes version mobiles), et le jour de l’annonce du rachat de l’équipe qui a développé Storylane (le produit ne sera pas intégré à Facebook, et l’accès y est désormais fermé aux nouveaux utilisateurs), un produit censé aider « les individus à partager (sur les réseaux sociaux) les choses qui comptent », Facebook a lancé un nouvel appel de pied aux développeurs via Open Graph. En effet, les développeurs auront accès à plus de fonctions, plus exactement de verbes disponibles à travers le système de Facebook à savoir « run », « walk », « bike » (pour le fitness), « read », « rate », « quote », « want to read » (pour les livres) et « rate », « want to watch » (pour les films et la télé). Attendez vous à plus d’applications Facebook pour venir apparaître sur vos mur… et passer encore plus de temps sur votre réseau social préféré. L’audience, c’est de l’argent, et Facebook se doit d’explorer toutes les expériences utilisateurs possibles pour maintenir la fameuse courbe de croissance dans dans la perspective d’une bonne forme financière.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Linkedin, Affirm et Max Levchin, Paypal, Rabb.it, Twillio & Stripe

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Linkedin sur les traces des outils collaboratifs ?

 

Après avoir franchi la barre des 200 millions d’utilisateurs, après avoir ouvert en grand la porte aux recruteurs qui savent se montrer reconnaissants, ce qui n’est pas sans poser de problèmes à un grand nombre d’utilisateurs (tout comme leurs trop nombreuses campagnes emailing), le géant des réseaux sociaux professionnels de Moutain View a tout de même une action à valoriser ($175 en ce moment), des actionnaires à satisfaire, et de nouveaux horizons monétaires à explorer… voire de nouvelles fonctionnalités à proposer. La voie qui semble avoir été choisie, selon Jeff Weiner, son CEO, lors d’une conférence à San Francisco, est d’aller chercher dans des marchés déjà explorés par d’autres les outils collaboratifs, permettant de favoriser la communication entre membres d’une même société, lors de sa connection sur Linkedin. De là à imaginer Linkedin lorgne vers des produits comme Yammer ou Chatter, autant dire, aller chatouiller Microsoft et Salesforce, et proposer des outils de communications privés…à voir, car c’est un autre métier Monsieur. Des tests sont déjà menés permettant des communications privées et sécurisées. A suivre !

Linkedin sur Twitter : @LinkedIn

Mardi : Affirm, Max Levchin de retour dans le business des paiements

 

Je dois l’avouer : j’ai un faible pour Max Levchin, l’un des co-fondateurs de Paypal qui poursuit une véritable carrière de serial entrepreneur (pas comme beaucoup le prétendent il faut bien le dire) : après la vente de la plateforme de paiement à eBay, il crée Slide qui permettait de créer toutes sortes de widgets et slideshows sur Facebook, MySpace, qu’il revend à Google pour $182 millions, y reste quelque temps… investit dans des startups tels que Yammer, Pinterest entre autres, et le voilà de retour dans le paiement avec AffirmAffirm se veut de transformer la tendance d’achat sur mobile en une habitude d’achat… tout court ! L’application utilise un processus de connexion sur Facebook pour sécuriser les transactions, ce qui est plutôt original. Max Levchin décrit Affirm comme une carte digitale rechargeable plus qu’une carte bancaire. Après avoir essayé, j’en déduis que l’on va attendre un peu avant de se faire un avis définitif. Mais on peut dire qu’il y a une expertise dans l’équipe dans le domaine du paiement : reste à savoir s’ils sauront le transformer dans le monde du mobile. Ce post est un pari pour l’avenir !

Son intervention à la conférence DLD2013 vaut le déplacement : à lire

Mercredi : Paypal et son Coinstar

 

J’ai beaucoup de mal en ce moment à ne pas citer régulièrement Paypal qui sort des produits au pas de course, et une fois de plus c’est dans le monde offline que cela se passe. Les kiosques Coinstar vont désormais pouvoir connecter les pièces de monnaie récupérées avec le compte Paypal de ses utilisateurs. Les premières installations ont été faites pour le moment dans trois états (Ohio, Nord Californie et Texas), et laisse augurer du potentiel de développement de la solution sécurisée de Paypal que l’on va certainement retrouver sur d’autres dispositifs comme payer son parking, son essence, ses courses à Home Depot, allez savoir si l’époque n’est pas si proche où il sera possible de faire ses courses munis de son seul mot de passe ? Science fiction, ou réalité ?!

Paypal sur Twitter : @Paypal

Jeudi : Rabb.it, du vidéo chat avec $3,3 millions pour décoller

 

Je dois avouer avoir rejoint le clan des utilisateurs de plus en plus mécontents de la qualité de service de Skype, alors que le besoin d’utilisation de ce type d’outils est en train d’augmenter. Alors forcément on cherche des solutions alternatives. Je n’ai pas été convaincu par la plateforme de vidéo conversation Airtime lancée par Sean Parker, ce qui n’est absolument pas le cas de Rabb.it. Développé par une startup de San Francisco, que j’ai découvert  lors d’une de mes visites à The Hatchery, un co-working space de San Francisco. Rabb.it vient d’annoncer avoir levé $3,3 millions, est en quelque sorte un produit made in France (in the US), car le CTO de la startup s’appelle Philippe Clavel, c’est un Supelec qui a fait l’essentiel de sa carrière aux États-Unis, qui sait clairement de quoi il parle. Cela va mériter une interview bientôt, je pense, d’ailleurs. Le reste de l’équipe est tout autant expérimentée, et le produit, une plateforme de vidéo-chat très performante, à essayer au plus vite. Parce que sans contacts dans un système, difficile de communiquer, alors rejoignez nous !

Rabb.it sur Twitter : @LetsRabbit

Vendredi : Twillio & Stripe, en route pour l’Europe !

 

L’Europe. Autant la Silicon Valley fascine le monde des startups en France, autant l’Europe devient une nécessaire équation pour les startups Américaines à un moment clé de leur croissance, quand les levées de fonds deviennent suffisantes, et que les parts de marché prises sur le continent vont servir de révélateur. Klout l’a bien compris, alors que la startup envisageait d’ouvrir un bureau à Londres… ce n’est jamais arrivé. C’est un bel exemple pour réaliser que les Américains sont tout autant démunis que les Européens qui débarquent à San Francisco. Et la formule est bien plus compliquée, du fait de la fragmentation des différents marchés, de la localisation des marchés en B2C aux pratiques business divergentes en B2B. Et pour celles qui atterrissent à Londres, ils vont mettre un certain temps à comprendre ce que le mot Europe veut dire. Mais nos amis américains apprennent vite ! A ce titre, c’est amusant de voir deux startups de la Silicon Valley, la plateforme de mobile cloud computing Twillio et la plateforme de paiement Stripe (encore, je sais), venir s’attaquer à l’Europe avec toutes deux la même stratégie vis à vis des développeurs :

– pour Twillio, la mise en place d’un fond de encourager la communauté des développeurs locaux, pour batir des applicationsusant sa technologie de voix sur IP, et les candidatures pour bénéficier de ce fond avec le support de l’incubateur de Mountain View 500Startups sont possibles jusqu’au 1er mai sur ce site,

– pour Stripe, la société permet aux sites web et développeurs d’accepter les paiements en ligne avec l’addition de quelques lignes de codes, et à ce sujet un evangéliste est recherché pour représenter la société sur Paris (postuler ici).

Twillio sur Twitter : @twilio

Stripe sur Twitter : @stripe

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Yahoo! et Gree, Qwiki, Bitcoin, Google et la prison d’état de Saint Quentin en Californie

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Gree+Yahoo!=GxYz

Tout le monde le sait, le Japon se trouve juste en face des États-Unis et parler d’un accord entre deux sociétés japonaises ne laissent jamais la Californie bien loin dans les discussions, du moins en toile de fond, surtout dans le dans le monde d’Internet. Yahoo! Japan, détenu à 33% par le géant (et toujours géant) Californien, vient de créer une « joint venture » avec Gree (autre société japonaise) dont l’objectif sera de se consacrer au développement de jeux sociaux pour smartphones. N’en déplaisent à nos Américains qui s’imaginent avoir inventé le mode des applications avec l’AppStore en 2008, ce sont nos autres amis Japonais qui avant avait déjà développé un marché florissant dans ce domaine. Vers 2007, une société comme Sega au Japon faisait environ $150 millions de revenus avec les jeux mobiles. Il y a une vraie culture du mobile et du jeu au Japon, et un vrai intérêt de la part des société niponnes envers la Silicon Valley afin de venir prendre part à l’essor de ces places de marché digitales qui se développent (AppStore, Google Play…). C’était cette stratégie qui avait motivé le rachat d’Openfeint, une plateforme communautaires de joueurs (qui a réunit jusqu’à 900 applications et 10 millions de joueurs), par Gree en avril 2011 pour $104 millions. La joint-venture japonaise ne dispose pour le moment que de $2 millions, mais je trouve qu’on voit beaucoup de Gree en ce moment à San Francisco, et pas seulement dans son ciel traditionnellement brumeux. A suivre, plus de jeux voire des acquisitions…

Gree Games sur Twitter : @GREEgames

Mardi : Qwiki.com et son application iPhone

Je me souviens encore l’émoi suscité par la démonstration de Qwiki lors de Techcrunch Disrupt en 2010. Le produit semblait vraiment avoir de la gueule, comme on dit dans le métier, et ça chatouillait l’intelligence artificielle ce machin (voix mécanique de robot et tout). Les Français dans la salle n’en pouvait plus de gigoter sur leur chaise, étant donné que sur la scène se trouvait un certain Louis Monnier, le fondateur du moteur de recherche Altavista. Louis n’y est plus, mais la startup existe toujours, et vient de sortir une application iPhone qui permet de créer des histoires à partir de vos photos, notamment en les regroupant de façon à pouvoir être edité pour partager une histoire avec vos amis. En quelque sorte la même chose que Vine, ou encore Echograph à quelques détails près, avec de la musique en plus. A force de chercher à faire des pivots de leur produits pour trouver la bonne formule, les startups de la Silicon Valley tournent sur elles-mêmes, telles des toupies, et perdent doucement leur intérêt, malgré tout le respect que je dois à l’équipe. 125.000 downloads en 6 jours, 27.000 histoires (qwikis) créées. Soit, mais attendons la suite.

Qwiki sur Twitter :  @Qwiki

Mercredi : Bitcoin, une autre forme de paiement, vous connaissez ?

J’ai bien été tenté de parler de la confirmation de la nouvelle levée de fonds de 200 millions de Pinterest, mais j’ai décidé d’attendre de comprendre les vraies raisons « industrielles » de leur succès pour en faire une news. Bitcoin, par contre, vaut le coup d’oeil : même si on imagine que tout ou presque a été fait en matière de solutions de paiement, il y a encore des choses à y inventer notamment dans le segment du Peer-to-peer. Bitcoin est à la fois une devise de paiement et une solution de paiement. C’est une devise de paiement qui fluctue selon l’usage économique qui en est fait et selon le marché des changes qui en découle, et un système indépendant des systèmes financiers habituels (banques), tout cela relayé par  protocole informatique exécuté par un logiciel libre, le tout étant sécurisé par son propre système de réseau. Cela semble un peu compliqué (à expliquer pour commencer), mais cela représente aujourd’hui un système économique d’environ $275 millions. Des startups commencent à investiguer le potentiel que représente ce nouveau domaine des monnaies digitales qui arrive un peu partout sur le web…

Bitcoin sur Twitter : @Bitcoin

Jeudi : ChromeBook Pixel, le MacBook Air signé Google , ou presque

Il souffle comme un vent de conquête du coté de Mountain View, où rien ne semble arrêter Google dans sa chasse aux différents marchés. Google vend des téléphones, Google vend des ordinateurs : pas de doute, ce n’est pas un produit destiné aux geeks mais un vrai ordinateur portable grand public, avec un écran tactile de 12,85 pouces qui devrait faire des étincelles (239 pixels par pouce, mais je n’ai pas pu vérifier). Il va falloir se faire à l’habitude de toucher son écran avec ses doigts, ce qui n’est pas très propre habituellement, mais ce qui sera surement tellement pratique ! Ne cherchez pas où se trouve le disque dur (of course), vous aurez 1TB d’espace Google Drive disponible, puce Intel inside… dès qu’il sera possible de l’acheter ailleurs qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni. Apple et son MacBook Air sont directement concernés, mais le produit est plus cher pour le moment : $1,299 en mode Wifi, $1,499 pour la version intégrant un accès au réseau LTE… autre détail qui peut vous changer la vie… si vous pouvez passer par le réseau Verizon pour le moment. Du tout Google à un clic, éventuellement toujours branché au réseau opérateur.

Google sur Twitter : @google

Vendredi : ça se passe comme ça à Saint Quentin, prison d’état de Californie

Pendant qu’en France des vidéos de détenus narguant les autorités pénitentiaires sont disponibles sur Youtube avec de belles démonstrations de manipulation de couteaux en tout genre, que la sur-population continue à poser de sérieux problèmes, et que le sujet de leur insertion est loin d’être une priorité dans les actes, ça ne se passe pas forcément mieux aux États-Unis, mais la Californie n’hésite pas à tenter des expériences, telle celle de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat. Vous savez, la vie possible après la prison. Il y a de belles initiatives en Californie avec la prison de Saint Quentin : il s’agit de la plus vieille prison des États-Unis, on y exécute toujours des détenus, et on y a cette semaine organisé une présentation de détenus-entrepreneurs qui exposent leur projet, avec des autorités comme Guy Kawasaki pour jouer les mentors. Je trouve le nom de cette initiative absolument génial : « The last Mile« . Le dernier mile. Pas celui qui mène à la chambre de mort, celui qui mène à la vie active. Une bel exemple qui pousse les détenus à regarder la moitié du verre du bon coté. Phil veut créer un nouveau label de musique, Felix est entré en prison à l’âge de 16 ans, il en a 34, et il est bien conscient que non seulement la vie a changé mais aussi la technologie plus que tout, Chris veut créer un centre visant à aider les toxicomanes à remplacer les substances interdites par une addiction saine aux méthodes de remise en forme, le tout avec l’utilisation de la technologie comme outil, bien qu’Internet ne soit pas utilisé directement par les détenus. L’initiative est en partie financée par Kicklabs, un incubateur de San Francisco.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Willow Garage, Nextdoor, On Deck Capital, Echograph et Vimeo, Bluefields

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Willow Garage, de la R&D au Business

Scott Hassan n’est pas un inconnu dans la Silicon Valley puisqu’il a participé activement au code de Google à ses débuts, et il a également créé ce qui allait devenir Yahoo! Groups. C’est le fondateur de Willow Garage, basé à Menlo Park, un laboratoire de recherche qui développe un robot dont le software est développé en mode Open Source (logiciel libre… et participatif), et dont le principal produit est ce magnifique Personal Robot 2 (PR2). Willow Garage est désormais le principal support d’Open CV, librairie de données bien connue dans le domaine de la reconnaissance d’images, et s’est également impliqué auprès de Stanford ou encore du SRI . La vision du fondateur, c’est entre autre de fournir le robot qui devient l’utilitaire principal des seniors une fois qu’ils n’ont plus besoin de leur voiture, mais d’une aide dans les tâches élémentaires à domicile. Après des rumeurs d’arrêt de l’entreprise, Willow Garage vient d’annoncer en réponse la phase de lancement commercial et donc un changement de stratégie majeur. Une cinquantaine de PR2 sont déjà en circulation.

Willow Garage sur Twitter :  @WillowGarage

Mardi : Nextdoor.com, un réseau social en plus, un !

 

Les levées de fonds sont souvent l’occasion de remarquer des sites web qui jusqu’alors ne faisait pas parler d’eux toutes les semaines dans la blogosphère des startups Californiennes, comme par exemple Nextdoor qui vient de lever $21,6 millions auprès de Greylock Partners, et qui vient juste de lancer sa nouvelle version. Il s’agit d’une site web de réseau de proximité, permettant à une communauté de voisins de communiquer et de partager des informations locales. Le voisinage a été réduit à un nombre de blocs de bâtiments assez limité, et le processus d’enregistrement est assez rigoureux, donc il faut vraiment habiter là où on le prétend, et la qualité d’informations est assez bonne. Il est évident que l’information locale est une des principales informations recherchées et valorisantes, et il y a là sans doute un moyen de redonner vie à des quartier souvent assimilés à des dortoirs. D’autres startups s’y sont essayé comme Dehood, entre autres, souhaitons que l’apport d’une personne au Board venant de Greylock Partners habituée aux problématiques d’engagements et de croissance d’audience (Facebook, Linkedin mais aussi Path, dont c’est l’un des problèmes majeurs) évitera les mêmes déboires. La société mise sur une sécurité et une confidentialité d’informations de haute tenue, mais il y a surement des niches de revenus à envisager pour un site local, avec une bonne application mobile et tablette, qui saura engager… son voisinage. Pour pouvoir s’y inscrire ailleurs qu’aux États-Unis, il faudra attendre encore un peu.

Nextdoor sur Twitter : @Nextdoor

Mercredi : OnDeck poursuit sa croissance

A défaut de donner l’impression de ne m’intéresser qu’aux levées de fonds, l’occasion de parler d’un VC de la Silicon Valley Institutional Venture Partners qui a initié un investissement de $42 millions avec les actionnaires historiques d’une startup de la Côte Est des États-Unis, c’est aussi signaler qu’elles aussi viennent chercher des fonds sur la Côte Ouest, et évoquer un business que je trouve tout à fait intéressant : un site web qui délivre des prêts sur Internet pour les TPE et PME. OnDeck Capital, créé en 2007, avec déjà $54 millions au compteur en levée de fonds, avec un bureau à New York (100 employés sur 160 au total), délivre des prêts de $5.000 à $150.000, pour des durées de 3 à 18 mois. 700 industries délivrées à ce jour pour un total de $400 millions de prêts servis, un chiffre d’affaires de $37 millions, le double de 2011, et une prévision 2013 à $100 millions. La société a préféré l’appel au capital risque plutôt que le rachat par une société Britannique, Wonga, pour des raisons de valorisation. Le futur indiquera si les nouveaux moyens obtenus pour développer le marketing et servir plus de prêts saura récompenser l’ambitieuse valorisation souhaitée par l’équipe dirigeante.

OnDeckCapital sur Twitter : @OnDeckCapital

Jeudi : Vimeo acquiert l’application Echograph

Ici il s’agit d’une histoire qui a lieu entre New York et Los Angeles… Il y a différentes façons de développer un produit : le faire en interne avec ses équipes, recruter des personnes pour le faire… ou bien racheter une société, son equipe et (ou) sa technologie. Le monde applicatif apporte une autre solution avec une cohorte d’applications lancées dans l’AppStore, par exemple, qui ont trouvé un public mais pas obligatoirement de monétisation (l’achat reste un frein encore aujourd’hui pour télécharger une application), ou insuffisamment de revenus. Vimeo, société basée à New York, est un peu ce que Youtube pourrait être : un site de vidéos élégant, où on trouve du contenu de qualité, et qui est vraiment plaisant à utiliser. On n’est jamais déçu de faire un tour chez Vimeo avec notamment les « staff pick », sorte de best-off des vidéos, toujours de bonne tenue. Echograph est une application payante (développé depuis Los Angeles) qui permet de générer des fichiers animés depuis sont iPhone. Cela ne sert pas à grand chose, sinon de se faire remarquer pour sa technologie et de poursuivre une existence plus paisible au sein d’une plus grosse entité qui va intégrer la produit, et du coup rendre l’application gratuite, comme l’a fait Evernote avec Penultimate par exemple. Autre classique, le « CEO » de l’application devient VP Mobile, pour donner un idée de la hiérarchie des choses dans le monde des startups. En tout cas, la stratégie du « Be mobile » est toujours un sujet d’actualité, surtout pour de gros acteurs du web qui doivent poursuivre leur expansion. Je crois plus en cette simple tactique qu’un volonté, comme imaginée par certains, d’être une réplique à l’application Vine de Twitter. Ou alors c’est un bêtise, je pense.

Echograph sur Twitter :  @EchographApp

Vendredi : Bluefields voit la vie en rose avec $1 million

Je me rappelle avoir rencontré Andrew Crump lors d’une présentation au Seedcamp (un incubateur Europén basé à Londres) à Paris en 2011 : un anglais, du sport, et Internet, un cocktail classique, mais en même temps, une tête au-dessus de la mélée pour la qualité du pitch et un je ne sais quoi tenant au design, au concept également : une plateforme sociale pour aider les équipes de sport à s’organiser. Il en a fait du chemin, Andrew, pas seulement parce qu’il vient de lever $1 million mais surtout par la qualité des investisseurs qu’il a pu réunir autour de lui (la liste est citée dans cet article). Le sport est un véritable vecteur de croissance, avec des succès comme Bleacher Report, racheté par Turner, ou la nouvelle startup  à San Francisco de Carlos Diaz dans le second écran Kwarter, il y a secteur vertical encore à explorer, comme bien d’autres domaines. Je n’oublierai jamais que le premier jeu vidéo vendu par Sega en Europe a souvent été… Football Manager, jeu PC, et de loin !

Bluefields sur Twitter : @Bluefields

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Bluefin Labs, NewRelic, Ribbon, StartX et Basecamp

La rubrique organique (et sans viande de cheval) pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Twitter rachète la société d’analyse de TV sociale Bluefin Labs

Cocorico, et haro sur la concurrence dans la vidéo pour Twitter ! Peu de temps après l’improbable lancement de Vine que l’on essaye de nous faire prendre pour le prochain Pinterest (pour ceux qui ont déjà compris Pinterest), cette fois-ci Twitter vient d’acquérir Bluefin Labs, une société créée en 2008, basée à Cambridge dans le Massachusetts, qui se propose d’apporter des solutions aux annonceurs, aux agences de publicité et aux réseaux de télévision sur un créneau bien spécifique : la « TV sociale ». Pourquoi cocorico ? Le Monsieur qui vous sourit sur la photo est français : il s’appelle Jean-Philippe Maheu et après un parcours l’ayant mené d’AT Kearney, Razorfish, Ogilvy et Publicis, il a juste eu le temps de travailler 7 mois comme CEO chez Bluefin Labs avant le rachat. Pour ceux qui se demandent encore quel est le modèle économique de Twitter, ce rachat va fournir quelques informations. A force de voir Twitter sur les écrans de télévision, il fallait bien s’attendre à ce qu’ils commencent à s’attaquer sérieusement au sujet… Les données tirées de la plateforme de  Bluefin Labs permettent de tracer les commentaires et autres liens sociaux exprimés lors des spectacles et des publicités qui sont regardés à la télévision. Bluefin Labs est issu du MIT Lab dont on a déjà parlé ici.

Bluefin Labs sur Twitter : @Twitter

Mardi : joli plan de relance de $80 millions pour NewRelic

  Vous devez bien vous demander ce qu’est NewRelic, que j’ai eu l’occasion de voir un peu partout ces derniers temps dans les différentes conférences High-Tech dans la Baie de San Francisco, très certainement annonciateur que l’équipe voulait que l’on (enfin les investisseurs) pense à elle. Les investisseurs aiment bien cela, les sociétés qui dépensent en marketing. NewRelic, c’est l’entreprise parfaite dans un monde Internet où les applications commencent à faire la loi un peu partout : créée en février 2008, basée à San Francisco, avec désormais $115 millions au compteur, NewRelic offre une solution de SaaS (Software As A Service) de gestion de performances pour des services de Cloud computing et des applications Web déployées en Ruby, Java, .NET ou PHP. Lew Cirne, le fondateur, n’en est pas à sa première tentative puisqu’il a déjà vendu une société à Computer Associates en 2006. Avec 35.000 clients actifs et $80 millions en banque, et tout l’écosystème de sociétés de logiciel disponible à 60 miles à la ronde, Lew semble bien parti pour une deuxième success story. Mais comme dit le proverbe, l’argent ne fait pas le bonheur… d’une startup toujours, il y a encore quelques étapes à franchir.

NewRelic sur Twitter : @NewRelic

Mercredi : Ribbon lève $1,6 millions pour acheter sur Internet en 1 click… ou presque

On pensait avoir tout vu en terme de paiement sur Internet, mais il y a toujours de nouveaux acteurs prêts à s’attaquer à une niche ou s’accrocher à une quelconque (supposée vache à lait), Facebook ou Twitter entre autres dans le cas présent. Ribbon a même convaincu AngelPad, un incubateur de San Francisco, créé notamment par un ex Google Thomas Korte, de croire en leur destin en les intégrant à leur programme. Et la roue continue de tourner pour Ribbon avec un nouvel apport de $1,6 millions qui vont permettre de continuer à développer cette solution permettant de vendre des biens sur Facebook, Twitter, par email par exemple, et tout cela grâce à un simple lien… « If you can copy/paste, you can sell on any platform with Ribbon » : si vous pouvez copier/coller un lien, vous pouvez vendre sur n’importe quelle plateforme avec Ribbon… Concept assez simple, encore quelques réglages nécessaires dans l’exécution… mais quelle simplicité ! Pour la petite histoire, l’investisseur en question, Tim Draper, l’homme qui n’hésite pas à chanter sa chanson « The Riskmaster » en conférence, et c’est l’un des Business Angel les plus réputés de la Silicon Valley (les paroles sont disponibles sur ce post). Vous en voyez des business angels chanter sur scène en France ?!

Ribbon sur Twitter : @Ribbon

Jeudi : L’incubateur de Stanford StartX récolte $400.000

Alors qu’en France, j’imagine que l’on continue de se poser la question comment rapprocher l’universitaire et le monde de l’entreprise, que l’on distribue des petits paquets de quelques milliers d’Euros à titre de micro investissements en étant persuadé d’avoir fait une bonne action, nos amis de Stanford et leur incubateur-accélérateur StartX viennent d’obtenir $400.000 de quelques sponsors comme Cisco, AT&T et Groupon pour un montant total récolté de $1,5 millions depuis sa création. Pas de blabla, du cash, de l’action. Et derrière c’est un montant de $100 millions de fonds qui a été levés par les startups incubées par ce programme depuis sa création… Et ceci dans une région où, il faut bien l’avouer, sous le prétexte de l’entrepreneurship du web, s’est développé une véritable nouvelle chaîne de valeur du capital risque qui, je puis vous l’assurer, ne fera pas la même erreur que lors de la fameuse première bulle. Il va sans dire que parmi les investisseurs de ces startups figurent un grand nombre d’anciens de Stanford… un cercle vertueux au possible ! Parmi les levées de fonds les plus remarquables, on peut citer Gameclosure, une plateforme pour développer le HTML5 au maximum de ses possibilités dans le domaine du jeu, qui avait récolté $12 millions.

StartX sur Twitter :  @StartX

Vendredi : Basecamp est enfin disponible sur iOS

Basecamp est un des premiers outils de gestion de projet collaboratif qui a été utilisé par des générations d’utilisateurs puisque le produit développé par 37Signals est sorti en 2004. Il ne reste plus qu’un des 3 co-fondateurs au sein de l’entreprise de Chicago, ce qui explique surement pourquoi la plateforme ne disposait pas encore de son application iOS… ce qui est chose faite désormais. Malheureusement disponible sur iPhone seulement, ce qui est bien dommage car franchement il me semble que ce produit mérite certainement tout autant une version iPad, nettement plus commode à utiliser en règle générale sur des outils dits de productivité, selon la classification Apple, ou business dans le cas de Basecamp. Comme quoi le mobile a encore de bons jours devant lui, et il reste tout de même quelques pans du web qui mettent un peu de temps à passer à l’ère du mobile. C’est encore possible en 2013.

37Signals sur Twitter : @37signals

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Airmobs du MIT Media Lab, Foursquare, Lyft, Penultimate et Evernote, Dijit Media et Miso

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger ! Lundi :  Airmobs, le MIT Media Lab à l’assaut du partage de réseau

Je l’avais mentionné dans la première chronique de l’année, le monde n’est pas si connecté qu’on veut bien le dire. Du moins avec son smartphone, car coincé entre des réseaux opérateurs toujours trop chers en  accès données, particulièrement en déplacement à l’étranger, les choses ne bougent guère dans ce domaine. Alors, lorsque je trouve un produit qui s’attaque à ce créneau, ça mérite que l’on laisse tomber la Silicon Valley pour Boston, Côte Est, afin de parler d’Airmobs, un des projets du MIT Media Lab, un laboratoire de recherche multi-disciplinaire qui dépend du fameux MIT. « Inventer un meilleur futur » : voilà un bien noble dessein, et j’en viens à Airmobs, développé par Eyal Toledano, qui nous vient d’Israel où il a notamment travaillé pour Samsung, et qui a développé une application Android permettant de partager votre accès aux données via les réseaux téléphoniques d’un téléphone à un autre, depuis l’accès Wifi disponible sur ces appareils. Les kilos de données « prêtés » peuvent se transformer en crédits de datas réutilisables, notamment en zone d’absence de réseau. « L’idée est d’étendre le principe du « donner pour ensuite recevoir »afin d’inciter les gens de partager leur plan de données. Du Peer-to-Peer plutôt moral, je trouve ! L’application a été développée  intelligemment, avec entre autres un contrôle de la puissance de la batterie et du réseau opérateur, de la détection de mouvement, pour adapter la puissance du signal. Je propose de remplir une pétition afin d’encourager Eyal de publier l’application sur Google Play Store. Jamais les opérateurs n’accepteront de collaborer sur ce terrain, il faudra donc compter sur une communauté d’utilisateurs pour créer l’usage, fusse-t-il nécessaire de passer par des « marécages » pour y arriver. J’y reviendrai.

MIT Media Lab sur Twitter : @MIT Media Lab

Mardi : Foursquare, Acte 2, adresse le monde de l’entreprise

 

Ca y est : Foursquare s’occupe du marché des entreprises avec la nouvelle application Foursquare for business ! Trop longtemps entre les mains des geeks, il était temps de permettre aux business locaux de disposer d’outils de pilotage de leurs sites sur Foursquare. Ceci devrait, en toute logique, aider la plateforme a augmenter l’investissement des professionnels sur Foursquare, et la montée du chiffre d’affaires, un des problèmes majeurs de la startup. C’est encore un parcours du combattant pour déclarer ses différents business, preuve d’inexpérience dans le service mais que ne ferait-on pas pour piloter ses activités sur une plateforme qui fait si souvent l’actualité dans la Silicon Valley ?! Il est possible de crééer des offres spéciales pour attirer les utilisateurs de Foursquare, analyser les résultats de ces opérations en temps réel grâce à des outils d’analyse, et prendre les mesures adéquates.

Foursquare sur Twitter : @Foursquare

Mercredi : Lyft poursuit son expansion et lève $15 millions

J’ai déjà évoqué Lyft dans ces colonnes, et les choses semblent bien aller pour Zimride, la société qui est à l’origine du service, et son services de transport entre individus (les conducteurs se transforment en chauffeurs de taxi le temps d’un trajet). Indépendamment du succès croissant de sites web qui mettent en relation des utilisateurs sans intermédiaires (Zipcar, Airbnb, Kickstarter), une nouvelle vague du Web Relationnel (ou Web Personnel, Web Interactif, Real Time Web, appelez-le comme vous voulez) est en train d’arriver à maturité, derrière la couche bien superficielle, il faut le dire, de ce que tout le monde appelle le Social Media (qui n’est qu’un prétexte à atteindre des annonceurs en manque de tendances). Le vrai Web, le Web des utilisateurs, arrive ! Lyft fait partie de ces nouveaux usages qui sont en train d’émerger grâce à Internet, et ce sont de nouvelles générations d’utilisateurs qui arrivent, et Lyft est en train de couvrir le spectre du transport solidaire, avec désormais une activité sur Los Angeles, rendue possible notamment avec des discussions avec la California Public Utilities Commission qui va aider à rendre cette nouvelle solution de transport deployable à grande échelle ! Vive les moustaches roses !

Lyfy sur Twitter : @Lyft

Jeudi : Penultimate réapparaît avec Evernote

Penultimate, c’est une histoire à la sauce Silicon Valley dont bien des jeunes startupers français devraient s’inspirer… mais pas forcément pour ce que vous imaginez. Penultimate est en effet un produit développé par une société créée en mai 2010, qui a été rachetée par Evernote en mai 2012… qui réapparaît en produit Evernote dans l’AppStore mise à jour, et c’est une bonne nouvelle car c’est vraiment un beau produit permettant de prendre des notes à la volée, qui peuvent désormais être intégrée automatiquement dans la gamme de produits Evernote, l’un des gros succès du moment. La version 4 de l’application est désormais gratuite. La leçon de cette histoire, c’est sur la capacité d’amener  des produits niches comme Penultimate au sommet de la gloire, ce qui est quasiment impossible car il est très rare que des applications mobiles fassent le bonheur et surtout la richesse de ceux qui l’ont créé… sauf dans la Silicon Valley où il existe toujours un plus gros que vous pour vous racheter. Développer une fonctionnalité comme Penultimate, c’est devenu presque impossible pour Evernote, et par conséquent il n’ont qu’à faire une proposition de reprise voire d’embauche. Ben Tozzo est désormais « Head of Penultimate Product » dans une startup qui marche bien, et dont les stocks options sont encore attrayants. Je doute qu’un Penultimate à rayonnement local en Europe aurait beaucoup de mal à percer. Il faut penser large : marché, mais aussi exit, car le destin de beaucoup de startup est tout de même de finir quelque part. De préférence pas dans ce qu’on appelle le deadpool.

Penultimate sur Twitter : @PenultimateApp

Vendredi : Dijit Media acquiert Miso

Le deuxième écran excite beaucoup de gens car il y a toujours quelqu’un qui considère qu’il n’y a pas assez de publicité à la télévision, et encore plus d’argent à solliciter auprès des annonceurs (bis), alors on réfléchit aux moyens de vous en mettre plus, notamment par l’intermédiaire des appareils qu’il est désormais possible de connecter comme les smartphones, ou encore les tablettes. Il y a également une approche un peu plus technologique du sujet, et c’était le créneau de la startup Miso qui a su grandir sa base d’utilisateurs jusqu’à 100.000 utilisateurs pour séduire Dijit Media, connu pour être la société qui a développé le guide TV sur iOS NextGuide. Miso a développé à ce jour deux applications permettant d’inter-agir, se déclarer et se connecter depuis son iPhone et son iPad, avec sans aucun doute de très instructives données sur les expériences comportementales. Cela n’empêchera pas Dijit Media de fermer prochainement les applications. La TV sociale n’est pas de tout repos, mais il s’agit en tout cas d’une exit pour l’équipe de Miso (c’est toujours mieux que le deadpool), et assurément une expertise additionnelle pour Dijit Media.

DijitMedia sur Twitter : @Dijitdotcom

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !


L’actualité High-Tech de la semaine : Sequoia Capital, Twitter, CB Insights, Adobe et Behance, Quora et Ptolémée

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Sequoia Capital lève un  nouveau fond de $700 millions

La Silicon Valley est incroyable… Trimestres après trimestres, la magie continue d’y opérer au niveau des montages de fonds de capital risque, à rendre envieux un bon nombre de VCs spécialistes de startups un peu partout dans le monde.  Les VCs ne fabriquent pas la planche à billet, mais les donneurs d’ordres de ces Messieurs (fonds de pension et autres) continuent de faire des chèques en blanc qui vont venir nourrir le jeu de « qui veut nous faire gagner des millions » à Mountain View, Palo Alto ou San Francisco. Sequoia Capital est un des principaux VC de la Région de la Baie de San Francisco, créé en 1972, dont le siège social est aux Iles Caïmans, avec notamment des bureaux à Menlo Park. Sequoia Capital a investi dans Cisco, Yahoo!, Paypal, Google, Linkedin, Zappos, Eventbrite, Jive Software, et pleins d’autres dont vous n’entendrez jamais parler. Ces $700 nouveaux millions, au doux nom de « Global Growth Fund », vont venir prendre le relais du fructueux « early stage » de la Valley qui s’est créé ces dernières années, avec les Facebook, Zynga, Twitter, etc, qui arrosent de quelques millions les jeunes pousses de la Silicon Valley. Reste à espérer qu’une partie de ses fonds pourront effectivement servir la cause globale de l’écosystème startup. Histoire de ne pas faire trop regretter à bon nombre d’entrepreneurs en devenir de ne pas être né « professionnellement » du coté des réseaux Californiens.

Mardi :  Twitter atteint le chiffre de 200 millions d’utilisateurs actifs

 

Rendez vous compte : il y a à travers le monde 200 millions de personnes qui chaque mois envoient des SMS sur Internet (Twitter, vous l’aurez compris), et on y trouve de tout :  des photos de repas, des phrases d’homme célèbres, des exclusivités mondiales (et nationales) qui explosent au grand jour en moins de 5 secondes, des nouvelles à gogo et beaucoup de « bulshit » (mot anglais pour désigner des paroles qui ne servent à rien). Twitter, c’est Internet dans sa version la plus folle en terme de chiffres : $1,16 milliards en fonds levés à ce jour, $45 millions dépensés en acquisitions, 400 millions de visiteurs du site Internet tous les mois, et j’en passe sur le nombre de tweets à la seconde et le nombre de serveurs pour faire fonctionner tout ça. Twitter, c’est le symbole d’Internet du 21e siècle, capable du pire (la communication poussée à son extrème), et en même un outil devenu un service de bien public, indispensable pour beaucoup (notamment là où l’information ne circule pas). On dit merci ?!

Mercredi : de la perte dans l’écosystème des startups aux États-Unis

 

CB Insights vient de faire un étude sur 4.059 investissements de moins de $1,5 millions (que l’on appelle « seed ») réalisés aux Etats-Unis depuis le 1er trimestre 2009. Le résumé est un constat qui ne surprendra personne (enfin presque) : plus de 1.000 entreprises ayant levé des fonds en « seed » vont mettre la clé sous la porte, et plus $d’1 milliard va disparaître en fumée. On est tenté de sourire à l’évocation de ce chiffre, qui reste toutefois à mettre en balance avec le risque pris, essentiellement par des particuliers, sur des projets qui bien souvent restent des idées sur un bout de papier ou mieux encore quelques morceaux de codes.

Cela doit rappeler :

– aux entrepreneurs à la recherche d’argent pour leurs idées, que de faire sa startup est un parcours du combattant avec peu d’élus à la fin, et qu’il ne faut pas se mentir à soi-même au moment de se retrouver en situation de demander de l’argent aux autres,

– aux investisseurs de mettre de l’argent dans quelque chose dont ils maîtrisent les paramètres, notamment les personnes qui viennent les solliciter, et de réfléchir sérieusement sur l’opportunité d’un placement en bon père de famille face à l’impérieuse nécessité d’un rebond à envisager dans les 18/24 mois qui suivent l’investissement.

Jeudi :  Adobe toujours aussi actif !

On oublie souvent qu’Adobe est un des monstres de la Silicon Valley, avec ses quelques 7.000 employés et plus, presque $6 milliards d’investissements depuis sa création en 1982 (dont Photoshop, Omniture et Macromedia), avec plus près de nous l’achat de la Startup Behance, basée à New York, qui venait de lever $6,5 millions en mai dernier. Adobe, à la recherche d’innovation de pointe dans le software et le digital publishing, vient d’acquérir une plateforme qui sert à découvrir des travaux créatifs mis en ligne par des créateurs en tout genre. Une plateforme pour s’en mettre plein les yeux, qui a su devenir un site incontournable dans le domaine de la créativité avec des chiffres viraux assez intéressants, à en croire le nombre de vues et de « Likes » sur la home page du site web. Toujours curieux des créations de valeurs post-acquisitions, nous laisserons donc quelque temps aux 32 salariés de Behance pour voir ce que startup deviendra… Bonne chance à Clément Faydi, Lead Designer, le Français de l’étape 🙂

Vendredi : Quora et le Roi d’Egypte

 

Quora a toujours été un de mes sites favoris de la Silicon Valley. Quora, c’est le culot de la génération Zuckerberg (un de ses potes, lors de sa période chez Facebook) qui veut changer le monde et qui n’a pas peur des mots pour clamer une vision du monde très… Américaine et qui en fait ne manque pas de talent. Quora, c’est une plateforme d’intelligence collective où l’on trouve de tout sur tout, à savoir des questions et des réponses, en anglais, écrites par les contributeurs et modérées par des volontaires. L’équipe dont Adam Angelo ici en photo a levé $61 millions, dont une partie par le co-fondateur lui-même, suffisamment rare pour le signaler. Ce que l’on y trouve : les derniers chiffres de Twitter, quelles sont les couleurs le plus couramment utilisées par les réseaux sociaux dans leur design, ça fait quoi d’être chauve, que dire si son fiancé demande de se convertir pour se marier, quelle est le plus grand échec de la civilisation occidentale… Adam D’Angelo, à l’occasion de ses voeux d’hiver, a déclaré voir Quora comme la Librairie D’Alexandrie à l’échelle d’Internet… Ce garçon ne manque pas de références culturelles : cela nous ramène à l’époque de Ptolémée, un Roi d’Égypte, en 288 avant notre ère. Puisse Adam ne trouver personne sur sa route pour décider de détruire son oeuvre ! En ce qui me concerne, essayer Quora, c’est l’adopter. A vous de juger !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitter et Instagram, HotelTonight, Dropbox, Paypal, Kleiner Perkins

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  la guerre des images continue avec Twitter et Instagram

Et voilà Twitter qui « s’intagramise » : je veux dire par là  que Twitter vient juste de proposer à ses utilisateurs de mettre des filtres lors prise de photos  accompagnant un tweet, dans la nouvelle version de son application iPhone et Android (grâce au service proposé par la startup New-Yorkaise Aviary). Définitivement, l’utilisation de filtres lors de prises de photos à partager sur les réseaux sociaux initiée par Instagram était une innovation dans ce domaine. Définitivement, le téléchargement de photographies est devenu une activité majeure au sein des réseaux sociaux, les chiffres se multiplient à ce sujet. À l’annonce d’Instagram la semaine passée indiquant que l’intégration au nouveau système de cartes de Twitter était définitivement interrompu (pas vraiment convaincu d’ailleurs de la réponse de Kevin Systrom, patron d’Instagram, à ce sujet à la conférence LeWeb), vient s’ajouter une nouvelle version avec un nouveau design de caméra (et un nouveau filtre, mazette). Il s’agit  notamment entre Twitter et Facebook une véritable course contre la montre aux nouveaux interfaces, aux interconnections (ou pas), et certains pensent que cette nouvelle fonctionnalité proposée par Twitter peut réduire significativement la valeur d’Instagram. Evidemment il s’git d’une discussion qui n’a plus lieu, puisque Instagram a déjà été racheté, et il n’est pas sûr que les utilisateurs changent d’application aussi facilement (ils restent fidèles aux application où leurs photos sont stockées en majorité).

Mardi :  HotelTonight se déploie en Europe… Continentale !

C’est vraiment parti pour HotelTonight en Europe… continentale, avec le lancement de la Belgique, les Pays-Bas… et la France, à travers 2 villes (Paris et Nice). Ah, et au Mexique, aussi. HotelTonight est une application mobile (iOS et Android) qui permet de trouver des chambres d’hotels autour de sa géolocalisation au dernier moment et à des prix réduits. L’équipe a passé quelques mois à préparer la localisation des applications sur ces différents marchés, pour être disponible dans 2 villes seulement en France, pour le moment, et dans 4 langues (français donc, allemand, italien et espagnol). Certainement un signe de prudence sur  un marché online du voyage et de l’hotellerie actuellement en pleine révolution (notamment avec Airbnb sur le marché de la location entre particuliers) où la startup marseillaise VeryLastRoom est déjà présente… Malgré ses 3,7 Millions de téléchargements à ce jour (essentiellement sur le marché US), HotelTonight devra réussir là où des startups de la Silicon Valley comme Yelp n’ont pas encore vraiment réussi : disposer d’un inventaire qui fasse la différence et qui installe l’application comme un « must have »… localement. Une startup comme Airbnb est sur la bonne voie (même si des difficultés peuvent apparaître à tout moment, et j’y reviendrai bientôt), grâce à la qualité du listing qui est disponible sur son site, et aussi du fait de la présence d’une représentation locale qui peut aider à faire la différence sur des aspects  marketings, et de référencement.

Mercredi : Dropbox acquiert la startup Audiogalaxy

 

Alors que de plus en plus de monde commence à savoir ce qu’est Dropbox (une solution de stockage de données online), peu de personnes avaient connaissance de la société Audiogalaxy, que la startup de San Francisco vient d’acquérir. Cette acquisition est un signe intéressant pour les spécialistes, comme dirait Fred Cavazza, car elle montre un signe d’intérêt de la part de Dropbox, un des poids lourd de la Silicon Valley, pour une société ayant comme spécialité le contenu (de la musique), avec une technologie permettant de donner accès à ses fichier (morceaux musicaux, playlists) n’importe où sur Internet. Pas sûr que Dropbox se lance dans la publication de contenu 9et non plus sa gestion), a fortiori dans la musique, mais soit plutôt venu chercher une technologie, voire embaucher une équipe, car c’est une solution généralement utilisée dans la Silicon Valley pour accélérer des phases de développement, là où les équipes techniques n’ont pas forcément les ressources…ou les talents ! On peut tout imaginer, tant la concurrence est forte sur ce segment, et je laisse ces prédictions de fin d’année aux analystes, dont c’est le pain blanc. A noter qu’une version de la version iOS de Dropbox vient de sortir vendredi dernier, à voir de plus près !

Jeudi : Paypal lance MyCash aux États-Unis


Paypal fait feu de tout bois, sous l’impulsion de son Président startuper David Marcus, que vous pouvez voir témoigner à la conférence LeWeb ici, par exemple par l’annonce récente de ces nouvelles « Paypal MyCash Card », des cartes physiques de rechargement de comptes Paypal, disponibles à travers des réseaux physiques dans plus de 30.000 points de ventes aux États-Unis. La volonté de Paypal de s’affirmer comme l’acteur numéro 1 du paiement mobile est indéniable, alors que’en face la concurrence fait des pas en arrière : la société Veriphone a décidé cette semaine d’arrêter une offre concurrente de la startup Square (un lecteur de carte que l’on dispose sur son smartphone) jugée non rentable car « devant être accompagné d’une offre additionelle pour être compétitive ». Paypal a lancé une offre concurrente, Paypal Here, en Mars dernier. Ça bouge dans le monde des paiements, dans la Silicon Valley !

Vendredi : Kleiner Perkins ouvre un bureau supplémentaire en Chine 

Kleiner Perkins, pour être précis Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), un nom qui fait rêver plus d’un entrepreneur de startup, est un des VC les plus représentatifs dans la Silicon Valley, avec presque $1,5 Milliards de fonds levés à ce jour, qui a investi dans Amazon en 1995, Google en 1999, dans Twitter en 2010 et un nombre incroyable de startups. La société vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau de liaison à Tianfu Software Park, à Chengdu dans l’Ouest dans la Chine, et suit ainsi le mouvement de cette Asie conquérente dans le domaine de la technologie, et pourra ainsi accompagner un peu plus sur le terrain ce qui se passe dans l’un des « tech park » les plus important d’Asie. La Chine est vaste, et pour bien la couvrir il faut un présence multiple, et pas seulement être présent à Shanghai ou à Pekin. Bien que la Silicon Valley voit affluer un nombre impressionnant d’entrepreneurs du monde entier, les VCs se déploient eux aussi à l’international, tout comme maintenant certains acteurs de l’investissement early-stage comme Dave McClure qui passe sa vie tel « un Geek on a plane« , à la recherche de la perle rare à travers le monde, et au contact de l’entrepreneurial local.  C’est toujours mieux en tout d’avoir ce type d’actualité plutôt que defrayer la chronique avec une Partner portant plainte pour harcèlement vis à vis d’un supérieur (ici comme partout ailleurs, ça ne vole pas bien haut dans la Silicon Valley…).

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !