L’actualité High-Tech de la semaine : General Electric, Hampton Creek Food, EatClubSF, Box, Atari

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : GE s’installe dans la Silicon Valley

 

Il n’y pas si longtemps que ça, les as de la finance, ce nétaient pas ces nouveaux anges blancs que sont les « vicis » (comme on dit, les gens du nouveau capital risque), mais une société comme GE (aka General electric) qui dominait certains verticaux, et qui était régulièrement cité en exemple de réussite. Dans la période où Jack Welch a dirigé la compagnie, de 1981 à 2001, « la valeur de l’action a augmenté de 4.000% », dit la légende… Et bien ça y est, les voilà enfin arrivés dans la Silicon Valley, avec l’ouverture de GE Ventures, avec une femme à la tête d’un montant annuel de $150 millions, à investir dans des incubateurs et des startups en mode de démarrage (« early stage », en anglais). La société sera basée à Sand Hill Road, Menlo Park, comme il se doit… il faut bien sur faire comme tout le monde : c’est l’avenue des VCs, là où se trouve la majorité des fonds de capital risque de la Silicon Valley. Pas pour y jouer un vrai rôle d’investisseur, mais plus pour trouver les moyens d’accélérer la croissance de la société et mieux gérer les partenariats avec les startups. C’est réaliste parce que de nos jours, avec $150 millions pour des startups, t’as plus rien. Petit à petit, l’Industrie (avec un i majuscule) fait son nid dans la Silicon Valley.

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Mardi : à bas les oeufs, vive les plantes !

 

Je ne cesse de m’inquiéter de la direction dans laquelle l’industrie alimentaire est en train de nous emmener : le mur. Production en masse, productivité, ça nous amène direct à un autre « p » comme… Mais la Silicon Valley est là pour nous sauver : finis les oeufs et le cholesterol, les poules empaquetées au centimètre carré dans des hangars sombres… vive les plantes ! La société Hampton Creek Foods, basée à San Francisco, travaille avec la plus grande méticulosité à substituer les oeufs de vos cookies, de votre mayonaise et autres par des plantes préparées avec amour par des scientifiques de la molécule et de la pâte fraîche avec un produit qui s’appelle ‘Beyond Eggs’. Après les oeufs, on rase les poules gratis, dirons nous. Avec en ce qui les concerne, $3 millions levés déjà. C’est nouveau, c’est intéressant, et ça montre que l’on n’en a pas fini avec la façon dont on veut vous remplir l’assiette. Petite visite guidée du laboratoire par ici

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Mercredi : un foodtruck à portée de son mobile

 

Quelle est la plus grosse industrie à San Francisco ? La bouffe !!! Et non, pas la tech, il faut bien nourrir cette population grossissante (dans tous les sens du terme), et notamment ces armées de startups qui courent un peu partout à l’heure du déjeuner. Voici la dernière trouvaille pour simplifier la vie et permettre aux restaurant de trouver un nouveau canal de distribution : le foodtruck mobile. Plus de 30 restaurants prennent part à cette grande initiative alimentaire, permettant de mettre à disposition différentes variétés de spécialités culinaires à portée de son mobile (pour passer commande et pour régler). Une camionette a été spécialement rénovée pour l’occasion, afin de servir du chaud bien frais. Il faudra pour le moment se trouver sur San Francisco à proximité de SOMA (le quartier des startups) et Financial District (le quartier des affaires).

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Jeudi : Box aqui-hire une perle d’application iPhone développée par Martin Destagnol

 

Je fais partie des privilégiés qui ont eu l’honneur de découvrir à San Francisco, il y a quelques mois, en avant -première, la nouvelle pépite de Martin Destagnol, l’homme qui avait lancé Plyce avec grand courage. Quelques aventures plus loin, Martin a pris le temps d’observer le terrain, afin de voir dans quelle direction aller une fois ce premier épisode de startup terminé, et surtout il a patiemment tricoté ce qui allait être une petite merveille d’application iOS. Son idée a été de développer ce que devrait normalement faire Dropbox, Box, ou Google Drive et qui sais-je encore. Bluffé je fus par la qualité du produit. 6 mois de codages bien léchés (parce que ce Martin est un esthète), conclus par un voyage savemment organisé par lui même pour trouver la meilleure chimie possible pour Folders, et c’est le jeune et néanmoins talentueux CEO de Box qui a emporté le morceau. Un bel exemple à suivre pour toutes les paires d’yeux françcaises qui sont braquées vers la Silicon Valley à la recherche de je ne sais quelle solution à leur problème d’emploi et de financement. Martin l’a imaginé, l’a fabriqué, l’a apporté sur un plateau, comme un grand (qu’il est d’ailleurs). Il l’a vendu. Et voilà le travail. Chapeau bas, Martin.

Suivre Martin Destagnol sur Twitter : @MDestagnol

Vendredi : mais qui a donc tué Atari ?!

 

Atari. La légende. Et bien, dans le jeu vidéo, les licences ont la vie dure. Après un nouveau coup d’accordéon des japonais de Sega qui viennent de conclure il y a quelques mois une grande opération de licenciement de ses équipes Européennes et Nord-Américaines (après la précédente vague qui a suivi l’arrêt de la Dreamcast en 2001), c’est au tour d’Atari. Après une première opération de mise sous protection de la loi sur les banqueroute aux États-Unis, histoire de se débarasser d’une maison-mère  Française devenue inutile, Atari US cherche $22,2 millions pour couvrir les pertes et continuer ses activités… Pas moins de 180 acheteurs potentiels se sont déclarés, ce qui paraît normal étant donné l’attraction de la marque : pionnier dans  les jeux d’arcades, pionnier dans les consoles de jeu vidéo, pionner dans les ordinateurs personnels. Et demain ?

Suivre Atari sur Twitter avant qu’il ne soit trop tard : @Atari

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Amazon, 500Startups, Relayrides, Jelly HQ, Tumblr et Yahoo!

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Amazon y va aussi de ses coins

Alors que Bitcoin fait parler de lui quasiment tous les jours avec sa nouvelle monnaie, et que des startups de Californie comme Ifeelgoods sont en train de pousser la porte des monnaies virtuelles sur Internet, Amazon continue son travail de titan du web en proposant sa monnaie virtuelle sur Kindle Fire qui peut désormais être utilisée comme moyen de paiement. Comme c’est un jour de fête, il y a 500 coins (un équivalent de $5) qui vont arriver sur le compte de tous les propriétaire de la liseuse (et les nouveaux aussi) prêts à être dépensés sur l’achat d’applications ou lors d’achats à l’interieur d’applications. Il sera possible d’acheter ces coins, avec pour contrepartie une remise de 10% sur les achats. L’objectif est de permettre aux clients de faire quelques petites économies, et pour les développeurs (de jeux notamment) d’augmenter le traffic, les downloads et le potentiel de monétisation. Inch Allah ! « Today is Day One for Coins », a dit Mike Georges, VP of Apps, Games & Cloud Drive. Les développeurs toucheront leur commission de 70% lorsque les achats seront faits avec les coins. Chers développeurs, si vous lisez ceci et que vous ne distribuez pas encore de jeux sur le portail d’Amazon, c’est par ici qu’il faut s’inscrire.

Suivre Amazon sur Twitter : @Amazon

Mardi : festival international de startups chez 500Startups

 

500Startups est un des incubateurs de choix de la Silicon Valley. Je suis en général très dur avec ces institutions dans leur ensemble (les résultats sont assez faciles à évaluer), car beaucoup on fleuri dans le sillage de Paul Graham et son YCombinator, voire du TechCenter de Plug’nPlay, sans pour autant valoir la peine d’y passer, à moins de vouloir absolument s’acoquiner d’un « programme made in Silicon Valley ». En ce qui concerne 500Startups, c’est d’un niveau très élevé, car son inspirateur et grand gourou, Dave McClure, n’est ni le premier venu, ni un inconnu. Développement, marketing chez Paypal, CEO, conseiller pour de nombreuses startups qui ont bien vécu, Dave est tout simplement un caractère fait pour cet écosystème des startups, avec le lancement d’un fonds en 2009 dédié aux startups développant des applications sur Facebook, grand voyageur au pays des startups aux quatre coins du monde… et 500Startups, son dernier projet (pour le moment) et son 6ème batch, 28 startups pleines d’entrepreneurs venant de partout : États-Unis, Amérique du Sud et Centrale, Afrique, Moyen-Orient, et Europe. Malheureusement, la seule équipe parlant Français sélectionnée dans ce groupe vient de Martigny… en Suisse. Le passage dans le programme de 3 mois de 500Startups est une vraie opportunité à saisir (quelque soit le pourcentage pris, et la valorisation de la startup, tout se négocie), je suis curieux de voir la première startup Française à qui ça va sourire.

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Mercredi : Relayrides subit un arrêt à New York

Bien qu’il ne manque pas de beaux esprits, en Californie ou ailleurs, pour trouver des segments inexplorés sur Internet, ce que j’ai expliqué par ailleurs comme étant l’effet Golce Dabanna, il y a aussi des problèmes qui peuvent barrer la route à des innovateurs les plus malins : le législateur ou ses ayant droits. Les lobbys peuvent se révéler très efficace pour protéger des business qui ont fait depuis longtemps le bonheur de biens des industries. Dans le cas d’Internet, des sociétés comme Uber ou Airbnb jouent actuellement avec le feu à vouloir briser le transport des personnes ou l’hotellerie. Et on les remercie tant nous, les utilisateurs, avons besoin de nouveautés. Dans le cas qui nous intéresse, c’est la société de San Francisco Relayrides, une application iOS qui permet de connecter des personnes cherchant un propriétaire de véhicule pour les transporter là où ils ont besoin… Le département des Services Financiers de la ville de New York viennent d’envoyer une lettre de désistement à Relayrides afin de l’empêcher de continuer ses activités pour des campagnes de publicité mensongère, ainsi que pour violations de police d’assurance. Avec effet immédiat. Relayrides, qui a levé $13 millions, est déjà présent sur 17 villes aux États-Unis. Le CEO de Relayrides n’est pas un inconnu puisqu’il s’agit d’André Haddad, ex-CEO de Shopping.com, racheté par eBay, qui s’est d’ailleurs exprimé sur le blog de Relayrides à ce sujet. « Innovation, by its nature, does not always fit within existing structures » : l’innovation, par nature, ne convient pas toujours aux structures existantes, mais ils collaborent avec le département de New York pour résoudre le problème. L’arrêt d’une activité n’a pas empêché un autre Français de bien réussir pour le moment (Renaud Laplanche avec Lending Club). Nous souhaitons le même bonheur à André et ses équipes ! Mais le temps presse, car les compétiteurs comme Lyft rodent… et progressent !

Suivre Relayrides sur Twitter : @Relayrides

Jeudi : avec Jelly,  pas de mélo, des millions  

 

J’adore ces contes de fées à la mode Silicon Valley qui vous rappelle deux choses : c’est toujours mieux d’être né du bon coté et que l’argent, ce n’est pas ce qui manque là-bas. Alors les bonnes idées finissent toujours par arriver, y a qu’à donner les sous. Biz Stone est connu pour être un des co-fondateurs de Twitter, qui n’a naturellement plus de soucis à se faire pour son avenir. Maintenant, il y a les autres co-fondateurs comme Jack Dorsey qui a créé Square et rêve de la mairie de New York, et Ev Williams qui lancent Medium (l’Internet, vous allez voir, le vrai, le plus beau, le plus haut, le plus fort) avec Biz Stone… et bien ils ont du temps de libre ces jeunes entrepreneurs, et donc Biz Stone vient de lever son premier round de financement. On sait avec qui : pleins de gens dont Bono, mais on ne sait pas combien, et surtout, on ne sait absolument pas ce que Jelly HQ va faire. « A social good theme ». Ben voilà, fallait y penser. Tellement innovante l’idée qu’elle est trop grand pour tenir sur un site web. Ils l’ont mis dans un Tumblr, ça va plus vite.

Suivre le blog-site web de Jelly, si bous n’avez pas peur des méduses : Jelly HQ

Vendredi : le Board de Yahoo! se penche sur le cas Tumblr

Tiens, parlant de Tumblr… Yahoo!, vous savez la société qui fait (encore et toujours) un revenu de presque $1,2 milliards par trimestre, toujours profitable ($400 millions au premier trimestre 2013), avec près de $3 milliards en banque, qui a embauché une des plus prometteuses VP de Google, continue d’investir pour l’avenir en proposant  d’acquérir Tumblr, la startup New Yorkaise, pour $1,1 milliards. Tant qu’il y est, le Board, il pourrait peut être revoir le cas DailyMotion, l’autre idiot est passé à autre chose… Là, vous savez, ce Ministre stupide qui confond le business avec une mission divine. J’avoue que je ne me suis pas remis de cet empêchement d’Arnaud Montebourd pour le rachat de DailyMotion par Yahoo! A tel point que je me suis demandé si ça existait, de porter plainte contre un Ministre. Pour méconnaissance des enjeux d’une startups de 200 personnes, d’une industrie en général, et pour mépris du travail considérable entrepris par les équipes de DailyMotion en France et aux États-Unis. La solution Française : un partenariat industriel à proposer à Orange (par échange d’actions) par ceux qui détiennent le Journal du Net et l’Internaute… pour créer  un leader mondial des contenus. En Français j’imagine. Je vous le dis, ils sont fous ces gaulois de l’Internet. Circulez, y a rien à voir.

Suivre Tumblr sur Twitter : @Tumblr

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : MG Siegler, Viddy, Healthtap, Klout, Lancaster & Sebastopol

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Lundi : un Apple Lover chez Google, c’est grave Docteur ?!

 

Il y a différentes façons d’évaluer une news sur un blog tech : le nombre de tweets, de « Like », de +1 et j’en passe. Et une autre, en s’y penchant de près : les commentaires laissés par les lecteurs. Souvent anonymes. Je vous conseille de passer une minute à les lire s’agissant de la nomination du « citron de Paris », le renegate MG  Siegler, comme il aime se présenter, sur Techcrunch où il officie depuis quelques années déjà. C’est une des « stars » de la Silicon Valley, version blogger catégorie showbiz. C’est significatif de sa popularité et de sa réputation. Les félicitations de sa nomination en qualité de General Partner chez Google Venture ont dû se transmettre certainement  en messages privés, et ne viendra pas pas se mettre à jour sur sa page Wikipedia. Elle n’existe pas, il n’a apparemment pas du trouver qui que ce soit pour la rédiger. Siegler, c’est un pro-Apple avant tout, la provocation, le souffre, et le post un tantinet partisan, sinon interessé. Et maintenant les dossiers de startups que Google veut racheter vont passer entre ses mains, alors qu’il annonce qu’il continuera à écrire sur Techrunch. Comme on dit en anglais : « what the fuck?! ».

Suivre MG Siegler sur Twitter : @ParisLemon

Mardi : Viddy renvoie leurs sous à ses investisseurs

 

Viddy, startup basée à Venice, en Californie, créée en décembre 2010, est positionnée sur un secteur très en vue, et pour plusieurs raisons : les applications permettant d’enregistrer des vidés sur son smartphone, et les partager. Une startup concurrente, SocialCam, a eu jusqu’à plus de 100 millions de téléchargements, et a été rachetée $60 millions par Autodesk en juillet 2012. Les choses ont changé depuis : la croissance n’est plus vraiment au rendez-vous, et surtout Facebook, qui a été un ascenseur d’audience incroyable, a accusé certaines sociétés comme SocialCam de pratiquer le spamming à trop haute dose et à coupé ce tunnel pour toutes les applications de vidéo sociale. Ceci a considérablement impacté Viddy, qui, dans sa grande sagesse, a décidé de lever le pied, de rendre $18 des $30 millions levés en avril 2012, et ne conserve que 16 employés sur 30 : chapeau monsieur JJ Aguhob, le CEO. Retour sur des bases plus raisonnables, en accord avec les investisseurs. Sagesse bien rare dans une Silicon Valley souvent folle. Justement, Venice n’est pas dans la Silicon Valley.

Suivre Viddy sur Twitter : @Viddy

Mercredi : la santé, un secteur en plein essor en technologie

 

Healthtap est une application iPhone qui « connecte des millions de personnes à travers le monde avec les médecins selon un système d’information médical le plus sûr qui soit. Soit. Environ 38.000 médecins enregistrés à ce jour, et c’ette application mobile est en fait un véritable carnet de santé où il est possible de trouver des informations utiles par rapport à sa pathologie ou ses centre d’intérêts médicaux, entrer en relation avec des spécialistes qui vous sont proposés selon votre localisation. Les forums de discussion sont de dangereux endroits pour se renseigner sur des symptomes, par exemple, et avant de devoir prendre des rendez-vous avec des praticiens il peut s’avérer utile de se renseigner auprès de spécialistes, ce qui est concrètement une bonne chose pour les Américains qui ne disposent pas d’un système de santé aussi généreux qu’en France. L’application permet ce type d’interactions, que l’on peut naturellement imaginer être utile en France également pour améliorer la prévention, car on peut se demander légitimement combien de temps il sera possible de maintenir en état le système de sécurité social qui n’arrive pas à se mettre à l’équilibre. Healthtap vient de lever $24 millions, ce n’est pas encore pour demain qu’ils vont arriver chez nous, il y a encore beaucoup à faire aux États-Unis !

Suivre Healthtap sur Twitter : @Healthtap

Jeudi : le Q/A, relais de croissance pour Klout

 

La e-reputation, c’est un domaine très prisé par de nombreuses agences digitales un peu partout, ou certaines entreprises technologique de la Silicon Valley qui ont investi ce territoire sur le plan curatif, comme un instrument de contrôle des informations disponibles sur Internet. Certaines entreprises Françaises ont même décidé de se lancer à la conquête de ce marché tout récemment, c’est dire que ça attire du monde. Là où c’est plus compliqué, c’est l’argument qui consiste à considérer la quantification d’un individu à travers son identité digitale : on mesure votre réputation sur Internet. Choux gras des bloggers et illusion de promesses d’un consulting digital en mal de théories (comme le web métisse que certains Français de la Silicon Valley ont essayé de nous vendre), mais en clair : ça ne marche pas, et ça ne va pas changer le monde. Klout, startup basée à San Francisco, qui vous permet de mesurer votre « performance d’influenceur » sur le web,  commence à le comprendre et vient d’annoncer se lancer « Klout Experts » pour adresser le marché des « questions et réponses », et ainsi permettre à chacun de partager ses passions et expertises… créneau déjà bien occupé par un voisin, Quora. Pas sûr de savoir qui peut gagner (grande thématique à l’occasion d’aborder des sujets « Internetois », il faut toujours qu’il y ait une guerre sur le web…). Il y a de toute facon toujours un VC quelque part dans la Silicon Valley pour permettre à de serial entrepreneurs killers de cash de « réaliser sa vision »… Matrix Partner vient de lever un nouveau dizième fonds de $450 millions. Matrix X. De la science fiction, cette Silicon Valley.

Suivre Klout sur Twitter : @Klout

Vendredi : du soleil en Californie, mais du solaire aussi

 

L’énergie est un véritable casse-tête dans un monde moderne où il semble que le nucléaire soit la seule solution économique possible, si l’on en croit les différents pouvoirs politiques… et particulièrement en France. En plus c’est un fleuron de l’industrie, paraît-il : une pomme empoisonnée, une bombe à retardement. Le nucléaire est la meilleure solution, jusqu’à ce que l’on décide, un jour, que ce ne l’est pas pas et que le politique prenne les choses en mains. En attendant que les dents poussent sur nos poules françaises, la Californie, elle, avance. Elle dispose de beaucoup de soleil, certes, mas il ne leur est pas tombé sur la tête : la ville de Sebastopol (où est installé la société de Tim O’Reilly, le créateur du concept du Web2.0) vient de décider que chaque nouvelle construction (maisons, bâtiments commerciaux), ou grosses rénovations,  devaient obligatoirement être équipés d’un système d’énergie solaire. Point, non négociable. C’est la seconde ville après Lancester à prendre une telle décision. Il faudra fournir 2 watts par « square foot » (l’équivalent de l’unité de surface de nos amis américains), ou compenser 75% de la charge annuelle d’électricité du bâtiment. C’est simple la politique, quand on veut changer les choses. Vraiment.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Apple et Windows Phone, Dwolla, LexMachina, LendingClub, Square

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : votre iPhone bientôt comme un Windows Phone?!

 

Je le dis et je le répète depuis que Nokia a mis entre mes mains un Windows Phone lors du lancement de Here en novembre 2012 à San Francisco : Windows Phone est l’interface utilisateur le plus agréable, et sa simplicité d’usage me fait oublier la faiblesse du portefeuille d’applications disponibles. C’est comme un retour au source à la simplicité, avec un téléphone dont la batterie n’est pas épuisée au bout d’une demi-journée… J’ai affronté les postillons d’un Robert Scoble (qui visiblement n’a pas gardé un bon souvenir de son avant-dernier employeur), et les remarques de nombreux autres mais le constat pour moi est assez clair, après une longue utilisation d’un iPhone et d’un téléphone Android. Et bien il semble que Sir Jony Ive, designer en chef d’Apple depuis 1992 et amené au sommet de la société par Steve Jobs, semble le croire aussi selon les rumeurs sur la prochaine version d’iOS7, le logiciel de l’iPhone et de l’iPad. « Flat » qu’il serait, loin du brillant et des icones minuscules qui vous demandent une paire de lunettes pour vir de près, passé un certain âge, mais aussi plus . Même s’il faut reconnaître l’apport significatif de l’iPhone qui a révolutionné le design des téléphones qui en avaient bien besoin, souhaitons qu’Innsbruck, le nom de code interne chez Apple d’iOS renouvelle un tant soit peu un interface utilisateur qui a besoin d’un nouveau coup de fouet.

Suivre Jony Ive sur Twitter : @JonyIve

Mardi : Dwolla lève des fonds et ouvre à San Francisco

Les plateformes de paiement se multiplient et continuent de lever des fonds, ce qui donne une idée de la taille des marchés et de la confiance des investisseurs dans ce domaine. Il faut dire que les banques et les cartes bancaires ne font pas vraiment grand chose pour faire avancer l’expérience utilisateur, occupés comme ils le sont avec leur systèmes archaïques et leur effectifs pléthoriques. Paypal et Square qui se font la course aux Etats-Unis, Paypal qui investigue le off-line, Bitcoin qui se développe, Ribbon qui se bagarre avec Twitter… et Dwola qui lève $16,5 millions et qui vient s’installer dans la Silicon Valley, tout près d’Andreessen Horowitz, son nouvel investisseur. Dwolla est une plateforme de paiement qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent, et enfin de percevoir des fonds. Qu’y a-t-il de particulier avec Dowlla ? A en croire son nouvel investisseur, il s’agit de Ben Milne et Charise Flynn, les co-fondateurs, ce qui est une nième leçon pour les startupers qui souhaitent lever de l’argent : la confiance est avant tout dans l’équipe ! Après s’être enregistré sur la plateforme, on comprend ce qui fait que Dwolla est particulier : très simple, et ultra-connecté avec ce qui fait le quotidien des consommateurs-geeks de demain, avec son intégration avec Twitter, Facebook et Linkedin notamment. Pour ce type de segment, $16,5 millions est une formalité (ce n’est pas un si grand montant, et ça va être vite dépensé), il va falloir maintenant recruter et passer à la vitesse supérieure en terme d’utilisateur, et rien de tel que San Francisco au lieu de Des Moines pour cela, même si on a Ashton Kutcher comme investisseur (il est orginaire de l’Iowa).

Suivre Dwolla sur Twitter : @Dwolla

L’annonce sur le blog de Dwolla ici.

Mercredi : LexMachina et le big data

 

On entend souvent dire au sujet des nouvelles tendances : la big data, c’est l’avenir ! Et en général, quand on dit ça, on a tout dit. C’est quoi le big data ?! Tout simplement, savoir gérer les données en masse… mais dans quelle marché, ou plutôt, dans quelle niche ?! LexMachina a trouvé son créneau, à savoir aider les entreprises dans le créneau de la propriété intellectuelle et des  grâce à une technologie de traitement naturel du langage développée à l’université de Stanford. La société, créée en 2009, vient de lever $4,9 millions, permet de rechercher les informations précieuses nécessitées par l’antériorité des informations de plus en plus nombreuses dans les jugements, qui devient un véritable casse-tête pour les sociétés d’avocats. eBay et Microsoft figurent parmi les clients de LexMachina. Concept, technologie, marché, client : la quadrature du cercle de la startup.

Suivre LexMachina sur Twitter : @LexMachina

Jeudi : Renaud Laplanche est géant !

Je dois reconnaître que Renaud Laplanche n’est pas un entrepreneur comme un autre. Il a commencé en 2006 LendingClub, une société aux États-Unis sur un sujet absolument nouveau : un site de prêt entre personnes physiques, sans d’intermédiaires, permettant de donner accès à des prêteurs solvables. Certains choisissent le thème de l’économie partagée en 2013 pour une conférence, Renaud, lui, a commencé il y a 7 ans, sur un secteur ultra réglementé : le site de l’avènement du peer to peer dans le monde fermé de la finance, et du crowd sourcing dans son ensemble. Renaud a réussi à convaincre des business angels en mai 2007 pour $2  millions, puis a fait 6 autres tours de table pour atteindre $95 millions au total. Il a entre temps obtenu l’enregistrement de LendingClub auprès des autorités financières Américaines (la SEC dans le cas présent), l’obligeant à une période d’arrêt de 6 mois, en 2008. 2.000 prêts générés à l’époque pour un montant total de $19 millions. En novembre 2012, c’est $1 milliard au total de prêts financés sur LendingClub, et l’entreprise devient profitable. Google vient de rejoindre le pool des investisseurs et Renaud Laplanche vient de lever $125 millions, pour une valorisation de $1,55 milliard. L’introduction en bourse est en marche. Renaud vient de rejoindre le Panthéon des entrepreneurs Français de la Silicon Valley qu’il faut désormais citer sans faute, et le plus en vue avec derrière lui Jean-Baptiste Rudelle de Criteo et Bertrand Diard de Talend, pour citer les principaux. Ce qu’il est en train de faire au États-Unis et dans le secteur des prêts aux personnes est tout juste énorme !

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Vendredi : Square croit au pouvoir du check-in

 

Dennis Crowley, CEO de Foursquare, l’a promit, Square va-t-il le réussir ? Le check-in a le pouvoir d’atteindre le mass market, mais alors que beaucoup de gens se posent la question de l’intérêt d’une application qui se limite à ce que Foursquare propose, imaginer que ce soit une fonctionnalité d’une application qui propose des paiements… c’est une autre histoire, et ça peut marcher !  Ainsi Square a décidé de mettre en place une fonction de recommandation locale, afin de suggérer un lieu à visiter suite à l’historique des achats. Il y a beaucoup à espérer d’une base de données transactionnelles, dans les extensions d’usage s qui peuvent être proposées. Même Paypal doit certainement commencer à y penser quand on voit l’évolution de son application iPhone. C’est naturellement loin d’être evident à l’inverse, comme on peut le constater avec les difficultés de développement du revenu de Foursquare, qui continue pourtant d’avoir des défenseurs… comme certains de ses investisseurs. Square a des arguments à faire valoir, avec 3 millions d’utilisateurs, et 330.000 commerçants. Et Square vient de recruter lourdement avec un ancien Directeur du Retail Marketing chez Paypal et une Française ex VP SMB Global Sales chez Google. Attention les yeux.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Numéro spécial Montebourg : une semaine dans la Silicon Valley avec Yahoo!

La nouvelle a fait l’actualité de cette semaine en France avec quelques échos à Sunnyvale en Californie : l’intervention d’Arnaud De Montebourg dans le montage de rêve préparé avec l’apparition de Yahoo! au capital de DailyMotion.

Je n’ai pu m’empêcher de dire ce que j’en pensais dans la cadre d’une lettre chronique adressée au Ministre du Redressement Productif. Une vision du terrain, et j’ai d’ailleurs eu des messages de remerciements de quelques personnes connaisseurs du dossier. Ce qui n’a pas empêché des voix ici et là de féliciter le Ministre, essentiellement d’ordre politique, ou d’autres parlant de je ne sais quel destin prêté à Yahoo, peut être obtenu par de savantes prédictions sortant de quelconques boules de cristal.

Autant je n’ai pas envie de perdre ne serait-ce que plus de 5 secondes de mon temps d’écriture et de votre temps de lecture à divaguer sur les quelques remarques à connotation politique, j’ai trouvé intéressant de consacrer une chronique des annonces de la semaine passée chez Yahoo! depuis le siège à Sunnyvale.

Il se passe toujours quelque chose chez Yahoo!, j’en ai la preuve…

 Lundi 28 avril : Yahoo! annonce de nouveaux formats de publicité

Marissa Mayer soit même a annoncé deux nouvelles offres de formats de publicité :

– Yahoo ‘Stream Ads’ qui sont des publicités placées à l’intérieur des flux de nouvelles, pour les rendre plus personnalisées et engagentes

– Yahoo.com Bliboard est une large banderole placée sur la home page, comme sur Youtube, « pour permettre une interaction de contenus plus riches », comme par exemple acheter des tickets de cinéma…

 Mardi 29 avril : du contenu plus adapté au mobile grâce à Summly

Yahoo! lance un nouvelle version  de son application Android, revue en terme de design et qui intègre la technologie développée par Summly, la startup créée par un mineur anglais âgé de 16 ans, Nick D’Aloisio, rachetée en mars dernier par Yahoo! pour $30 millions. Cette mise à jour, disponible uniquement aux États-Unis, va faciliter l’adaptation du contenu web à l’écran mobile, par un format original de flux d’histoires virtuellement sans fin. Il est possible de partager les histoires par email, ou sur Facebook ou Twitter.

Mercredi 30 avril : doublement des congés maternité, avec une nouvelles primes pour les nouvelles mamans

Marissa Mayer décide de doubler la durée du congé maternité de 8 à 16 semaines, et offre une prime additionnelle de $500 pour permettre d’acheter des biens de consommation ou des vêtements. Les pères peuvent prendre jusqu’à 8 semaines de congé. A titre de comparaison, Google donne entre 18 à 22 semaines pour les mamans, Facebook 4 mois, alors que la loi requiert 12 semaines pour les naissances notamment.

Jeudi 1er mai : $36 millions pour Marissa Mayer en 2012, et une nouvelle acquisition avec Astrid

Elle n’est pas Ministre du Gouvernement français mais son salaire  une information publique ! Son salaire de la CEO a été de $454,862 en rémunération, $35 millions en stock, plus un bonus de $1.12 millions. Elle a également reçu une compensation de $40,540 au titre de dépenses personnelles de sécurité, de primes d’assurance vie, etc. Elle est entrée en juillet 2012 au service de Yahoo!

Yahoo! annonce l’acquisition de la startup Astrid, une « to-do list » sociale pour un moment non communiqué, qui avait été téléchargée à ce jour 4 millions de fois. L’idée de créer des tâches que l’on partage avec des contacts rend la chose plus dynamique, sans pour autant rentrer dans la gestion de projet ! L’application sera encore ouverte pendant un mois et demi, mais n’accepte d’ores et déjà plus de souscriptions en mode freemium, et les utilisateurs payants seront remboursés de la période qui ne sera plus assurée.

Vendredi 2 mai : rumeur de rachat de la startup Milewise

Il se murmure que Yahoo! serait en phase d’acquérir la startup New-Yorkaise Milewise, dont le service aide à gérer et optimiser les différents programmes de fidélité des compagnies aériennes. La société a été créée en 2010 et avait levé à ce jour $1,5 millions. Aucun commentaire n’a filtré de la part des deux sociétés…

 

J’espère que cette petite ballade dans le quotidien de Yahoo! aura montré un tant soit peu que le géant Californien n’a pas encore décidé de mordre la poussière, qu’elle a de nombreux projets d’investissements, et une recherche d’innovation et de nouveaux services aux utilisateurs dans le domaine de web et du mobile qui est le crédo de la nouvelle CEO, qu’une société Française aurait pu renforcer avec une équipe de brillants ingénieurs basés à Paris. Mais c’est désormais du passé. Bon weekend !

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L’actualité High-Tech de la semaine : Upstart, Shapeways, Exitround, Heroku, ouah ouah aka Swifto

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Upstart propose le capital risque au service des nouveaux entrants dans la vie active

Dave Girouard, ancien patron de la Division Enterprise chez Google, s’attaque au capital risque sur un modèle tout à fait interessant : la contre-partie de fonds investis dans des post-diplômés est rémunérée en pourcentage de leurs revenus futurs ! Il est évident que les diplômés démarrent dans la vie activie peu préparés à ce qui les attend : non seulement ils n’ont pas de fonds puisqu’ils sont endettés par le financement de leur études (particulièrement vrai aux États-Unis, mais ils n’ont pas nécessairement l’expérience pour entamer leur carrière professionelle… qui n’est pas forcément de créer une startup, projet un peu tarte à la crème de nos jours. Upstart s’attaque à ces deux problèmes en même temps puisque les jeunes diplômés qui réussissent à travers la plateforme leur recherche de fonds obtiennent à la fois des investisseurs pour les financer mais également des mentors. Le système a l’air de fonctionner puisque $1 million d’investissements ont été formulées, et la société, basée Palo Alto, vient d elever sa série A pour un montant de $5,9 millions. Il n’y aurait aucune honte à ce que le principe soit copié ici en France, je suis très enthousiaste sur ce type de service !

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Mardi : Shapeways prend le leadership sur l’impression en 3D

 

On parle beaucoup d’imprimantes 3D en ce moment, une preuve de l’avancée du DYI (do it yourself, faites le vous même) grâce à la puissance du vrai « Web2.0 », le web au service du consommateur (que je dissocie volontairement du social media, qui n’est selon moi qu’une bouillie marketing évoluée au service des marques en manque de créativité). Shapeways, société New-Yorkaise créée en mars 2007, avec une forte DNA hollandaise puisque sortie d’un incubateur créé par Philips (excellente initiative pour un industriel, on voit ça un jour en France ?!), est en train de prendre une importance significative dans ce nouveau business des places de marché d’impression en 3D. Sur une marché qui voit de nombreux concurrents apparaître un peu partout, Shapeways vient de lever un nouveau tour de $30 millions qui devrait donner les moyens nécessaire pour envoyer l’entreprise dans les sommets. Les chiffres sont tout de même de 300.000 utilisateurs et 60.000 téléchargements d’objets 3D chaque mois. Selon un de ses investisseurs, « maintenant nous commençons à visualiser l’impact de la technologie (et du web en particulier, mais ça c’est moi qui le dit) sur le monde physique ». Shapeways a même ouvert un centre d’impression physique à New York. Je souhaite bon courage à la concurrence.

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Mercredi : vive le match-making à la sauce Silicon Valley

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacob Mullins par le passé et je l’avais trouvé très dynamique : il s’avère qu’il a de bonnes idés aussi ! Il a démarré Exitround il y a 2 mois et vient de lancer officiellement une place de marché « d’acquire-hire » pour les startups. Quest-ce que c’est ? Vous en avez déjà entendu parler sans le savoir, il s’agit d’une sorte de place de marché de startups. Il y a de nombreux cas de « rachats d’entreprises » dans cet ecosystème, qui ne sont parfois que des embauches  d’équipes, sans avoir véritablement de stratégie lié au produit. Cela va donc de la startup qui veut se donner du prestige à racheter une équipe (voire une seule personne) sous le prétexte d’acquérir une startup, à celle qui fait l’objet d’une transaction dans le cadre d’une réelle startégie d’acquisition d’innovation pour de grandes entreprises, comme ça l’est parfois avec des startups issues de YCombinator, l’un des meilleurs incubateurs de la Silicon Valley (sinon le meilleur au regard de ses performances). Et c’est aussi l’ultime solution pour une startup qui, à court de carburant, doit disparaître. C’est une niche pleine d’opportunités, et Jacob a bien noté ce mécanisme (il est d’ailleurs Partner  d’une banque d’investissement), et cherche ainsi à industrialiser la possibilité d’étudier des rachats stratégiques en toute discrétion. Vive le match-making à la sauce startup !

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Jeudi : Heroku à l’assaut de l’Europe… en mode beta !

 

Heroku est une plateforme permettant aux applications des développeurs de se déployer sans avoir à gérer spécifiquement les serveurs ou encore le système d’administration. La société, basée à San Francisco, a décidé d’accélérer son développement à l’international et en Europe spécifiquement  en proposant ses services en mode beta… et notamment grâce à une structure de serveurs dédiés en Europe. Même service, matériel dédié à la région. Ce qui est interessant dans cette approche de lancement , c’est notamment de savoir qu’en fait Heroku… est une société rachetée par Salesforce en décembre 2010, ce qui ne l’empêche visiblement pas de continuer son fonctionnement comme toute startup en phase de croissance. A méditer face à tous ces rachats d’entreprises destructeurs de valeurs.

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Vendredi : ouah ouah ouhauohaouha Swifto

 

« Maintenant nous commençons  à visualiser l’impact de la technologie sur le monde physique »… sur les chiens aussi. Je re-cite la phrase de cet investisseur de Shapeways, au moment même ou d’autres croient tellement en l’amour de l’être humain pour son toutou qu’ils sont prêts à mettre $2,5 millions dans une startup qui veut industrialiser la gestion de la ballade de votre meilleur ami par des tiers. Il faut déclarer son bon pédigree sur le site de Swifto pour être agréé « sorteurs de chiens » et être mis en relation à l’autre bout de la chaîne humaine avec des propriétaires de Pepito ou Mirza qui recherchent un tiers de confiance. Le top du top : non seulement en charge de la partie relationnelle et transactionnelle, la startup fournit également le matériel GPS adéquat pour s’assurer que le petit animal est bien sorti aux heures prescrites, et dans le périmètre qui a déterminé. J’ai fait une petite entorse à ce journal en citant un startup de New York, tellement je suis surpris que cette idée n’ait pas jaillit d’un bel esprit de Stanford. $1 million de revenu prévu au compteur en 2013, rien que cela, et déjà trois nouvelles villes prévues dans la roadmap d’ici 2014, dont San Francisco. Of course. Pour le Uber des promeneurs des chiens, qu’y disent.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : EA, Rovi et Facebook, l’Université de Champaign dans l’Illinois, Disconnect, le Président Tchétchène

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : EA arrête des jeux sur Facebook

 

Ca ne doit pas être de tous repos de s’occuper des jeux sociaux sur Facebook avec des annonces comme celle faite pas EA sur son blog: The Sims Social, lancé en août 2011, SimCity Social lancé en juin 2012, et Pet Society, un jeu Playfish à l’origine (rachetée par EA $400 millions en novembre 2009) lancé en août 2008, vont s’arrêter le 14 juin prochain. Passé de millions à l’infiniment petit est toujours délicat pour un gros éditeur habitué aux grosses licences sur lesquelles il faut bien investir… mais c’est un tout autre métier. Et les plus provocateurs diront que cette affaire de mercenaires du jeu comme Playfish, Playdom (racheté par Disney) ou Zynga (racheté par le NASDAQ, et les temps sont durs pour eux) ont été de belles affaires financières… mais il est difficile de rester sur les hauteurs des scores et d’audience par rapport à une population de joueurs a priori assez versatile, et où il s’avère que les mêmes règles de profitabilité se retrouvent dans le jeu vidéo : 1 ou 2 jeux sont profitables par rapport à une dizaine de jeux lancés par un éditeur. Concernant les fans, s’ils en restent, de ses jeux, c’est sur le catalogue des jeux Pop Cap (autre société rachetée par EA) qu’il faudra aller se dégourdir le clavier.

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Mardi : Facebook va aller se servir dans le catalogue de Rovi

 

C’est bien connu : c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes. Facebook vient d’annoncer un partenariat avec Rovi, société basée à Santa Clara en Californie et créée en 1983, pour apporter plus de contenus concernant les films et la télévision. Une drôle de nouvelle dans la mesure où Facebook a plutôt l’habitude de compter sur lui même et ses propres développements pour satisfaire sa base d’utilisateurs. Ceci étant,il ne faut pas mélanger le contenant et le contenu, et il sera certainement profitable en terme de délais et de qualité de contenus d’aller piocher dans les bases de films, de TV shows et de célébrités que peut proposer Rovi, qui propose une solution technologique de découverte et de management de contenus de divertissement. Plutôt qu’espérer monter une base de données fondée sur le contenu téléchargé par les utilisateurs, le fantasmes de beaucoup de startups qui ont cru pouvoir le faire par le passé, sans vraiment réussir. Selon Facebook, l’interaction autour des films et TV shows devrait significativement grossir dans les deux ans qui viennent. Et les revenus publicitaires aussi, entend-on au fond de la salle.

PS : un accord du même type a été signé avec Google et Rovi en 2012.

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Mercredi : attention, peut être une batterie innovante au tournant !

J’ai bien failli en tomber de mon siège, et pour le coup, c’est bien au delà de la Silicon Valley que je suis aller chercher l’information. Dans l’Illinois, à Champaign, où ils ne font peut être pas des bulles avec du raisin, mais une batterie qui devrait venir mettre un petit coup de balai dans une industrie bien paresseuse et un monde de geek où il nous faut encore batailler avec des kilomètres de cable. Un groupe de chercheurs de l’Université de Champaign a donc mis au point une micro-batterie aux facultés très avancées. Petite en taille (quelques millimètres), mais puissante en énergie, elle permet notamment de recharger mille fois plus vite que des batteries concurrentes, grâce à un montage spécifique de ses composants et un nouveau design permettant la RGV (recharge à grande vitesse), pour faire simple et court. Ce n’est pas encore destiné au marché grand public, mais plus sur des applications dans les communications radio notamment, Ca reste évolutif, et le signe que de bricoler les choses un peu différemment peut créer des miracles. Avec des moyens. A méditer du coté français !

Jeudi : après la vague du connect, le Disconnect

Après les grandes périodes de chaleur sociale, où l’on cherche à vous connecter de partout, tout le temps, voici arriver la période glaciaire de la confidentialité des données, avec Disconnect, un service vous proposant de bloquer plus de 2.000 sites web, selon la nouvelle mise à jour du produit… qu’il n’est possible d’utiliser uniquement sur Chrome et Firefox (qui en terme d’utilisation sur Internet représentent environ 40%)… et on ne peut vraiment leur reprocher de ne pas être présent sur Internet Explorer. A priori, cela ralentit un peu les performances des requêtes, ce qui ne va pas être simple à accepter d’emblée. Mais c’est un effort essentiel, quand on voit à quel point on peut être traqué sur Internet. En lisant cet article sur Techcrunch, c’est pas moins de 79 trackers qui me suivent et analysent mon parcours, comment je browse, où je clique. Comment je le sais ? J’utilise ça. Quand on maîtrise son identité digitale, que l’on agit  de façon responsable sur Internet, la confidentialité ne pose pas un problème, sauf quand on commence à entrevoir l’invisible monde qui se déroule à l’abri de nos regards. Et là, ça fait réfléchir.

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Vendredi : le terrorisme social, c’est facile, silencieux et c’est gratuit

Ce que j’entends par terrorisme social, c’est l’utilisation des réseaux sociaux à des fins de propagande, disons, plutôt discutable. Ramzan Kadyrov n’est pas à proprement parler quelqu’un de très fréquentable : c’est le Président de la République de Tchétchénie. Son pays a malheureusement fait l’actualité (une fois de plus) avec l’explosion du Marathon de Boston, perpétrée par des ressortissants Tchétchènes. Ce Monsieur, que rien n’arrête dans son anti-américanisme, est allé publié une photo sur son compte Instagram avec l’ajout d’un communiqué à l’attention des autorités américaines, dans son style. La photo est toujours sur Instagram (c’est bon pour la publicité), 5.515 Likes, pas loin de 1.000 commentaires que je vous laisse  apprécier à sa juste valeur. Vive le web2.0. The end pour la semaine.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Kabam, Barnes & Noble, Ribbon,Tynker, Motif Investing

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Kabam créé le fonds du fonds

Kabam est une société de développement de jeux spécialisée dans les « massively multiplayer social games » (MMSGs), créée en novembre 2006, basée à San Carlos, Californie, avec des bureaux à San Francisco et à Pékin en Chine. Environ 500 employés au compteur, la société a levé $125 millions dont $85 millions en mai 2011. Elle vient d’annoncer ouvrir un fonds de $50 millions afin de faciliter l’expansion des développeurs de jeux Japonais qui veulent pouvoir s’imposer en Europe et aux États-Unis. Kabam fournira les ressources en terme de marketing, d’outils analytiques et de localisation. Avec $180 millions de revenus en 2012 aux US, Kabam a de quoi venir, mais quand même, deux choses à dire : d’une part, la confirmation que les développeurs ne courent pas les rues dans la Baie de San Francisco (puisqu’il faut aller les chercher assez loin), et d’autre part la présence éventuelle à attendre d’une vague de développeurs Japonais qui veulent sans doute se développer à l’extérieur d’un marché probablement saturé ! En tout cas, le CEO Kevin Chou ici en photo donne l’impression d’un grand mécène dans l’histoire !

Suivre Kabam sur Twitter : @Kabam

Mardi : Barnes and Noble donne la leçon à la FNAC

 

Alors que la FNAC ne donne pas vraiment l’impression d’aller bien, ce qui ne l’empêche pas d’envisager une introduction en bourse (en fait PPR fait le ménage dans ses participations), et son Président Alexandre Bompard de venir récemment s’inspirer dans la Silicon Valley, selon mes sources. Mais il est bien tard, quand on voit la marche en avant entamée par son équivalent nord-américain, Barnes & Noble, qui parallèlement à un ajustement industriel classique (fermeture de magasins entre autres…), investit dans le digital de la plus intelligente des façons, notamment en tirant profit de la dynamique Silicon Valley par l’ouverture d’une filiale Nook Media à Palo Alto, dans laquelle Microsoft et Pearson ont investi $380 millions. Nook Media a ainsi lancé sa tablette électronique Nook, sollicite la communauté des développeurs pour apporter du contenu original, vous met du Pinterest dedans, et annonce le lancement de Nook Press, une plateforme innovante de publication dédiée aux auteurs. L’objectif est de permettre aux auteurs de créer des eBooks, de collaborer pour leur création et enfin de les publier à destination des possesseurs de Nook, des applications iOS, Android et sur le site web. Une société qui se développe, tente des paris, et vis avec son temps. Loin des FNAC et autres Virgin que l’on ferme avenue Champs Elysées. Non, ce n’est pas la faute à Amazon si Barnes & Noble innove (et en plus ça rime).

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Suivre Nook sur Twitter : @NookBN

Mercredi : hey, Ribbon, touche pas à mes tweets !

 

Ribbon, c’est un truc incroyable : en un lien court sur un tweet, vous vous retrouvez en train d’acheter le dernier 45 tours de Claude François ! Il y a plein de petits malins comme cette startup Ribbon, créée en en juillet 2012, avec $1,75 millions à dépenser, qui vous créé du T-commerce (du commerce sur Twitter voyons ?!) sur la base d’un lien généré prêt à vous encaisser. Sur Facebook aussi, sur Youtube… Malheureusement, le jour de la sortie de leur nouvelle fonctionnalité, Twitter (qui ne gagne naturellement rien sur la transaction), a décidé de faire un shut-down de Ribbon purement et simplement. Fini l’automatisation des lien sur Twitter, ça ne marche plus. Tu veux faire de l’argent avec ma plateforme, vient donc passer au tiroir caisse, semble dire Twitter. Tout comme Apple qui a décidé de soustraire de l’Apple Store un application, Appgratis, qui fait la promotion d’applications gratuites et qui vient de lever 10 millions d’euros. Lumière éteinte, d’un seul coup. Sans préavis.  Bon Ribbon, on essaye Facebook ?!

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Jeudi : Tynker propose des têtes bien faites, pas bien pleines

 

Tariq Krim l’a rêvé, Tynker l’a fait. Lui préconise l’apprentissage des langages de programmation dès la 6e, ce qui, d’un point de vue d’un père de famille, même geek, paraît quelque peu idiot, mais au moins ça fait les choux gras dans la presse.  Tynker, un chouia plus spécialisé dans le domaine de l’éducation tout de même, vient de lancer un plateforme permettant de faire du code « visuel », en créant des histoires sur des sujets aussi divers que la géographie, la nature, les jeux utilisant la physique et les mathématiques par le dessin. On leur apprend à penser comme un programmeur, en fait. Le concept a été testé dans des écoles de la région.  Ce concept me va un peu mieux, comme je l’ai écrit ici déjà, le code est un moyen et non une finalité. Et il y a assez de choses à apprendre en 6e ! Sinon, à ce rythme, encore un petit effort, et peut être que nos jeunes générations viendront au monde avec des berceuses racontées en C++. La startup est basée à Mountain View et a levé $3,25 millions.

Suivre Tynker sur Twitter :@Tynker 

Vendredi : avec Motif Investing, et si on investissait financièrement dans vos idées ?!

 

On n’arrête pas le progrès : on pouvait déjà investir dans des actions d’entreprises, sur des biens, de la nourriture, des prévisions de pertes, des dettes… maintenant des idées. Étonnant que ce ne soit pas le pays qui n’a pas de pétrole qui ait trouvé le moyen de vous aider à investir dans un idée : c’est une startup de San Mateo, Californie, Motif Investing, qui s’y colle. Créée en juin 2010, Motif Investing trouve en fait les sociétés correspondant à une idée que vous trouvez digne de votre investissement : un produit, un concept, et on vous propose plusieurs « motifs », un portefeuille de stocks correspondant à ce que vous recherchez. La plateforme semble également disposer d’un flux social, ce qui permet aux investisseurs de communiquer entre eux. La société vient de lever $25 millions auprès du diable de la finance mondiale, Goldman Sachs, ce qui fait un investissement total de $51 millions.

Suivre Motif Investing sur Twitter : @MotifInvesting

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : du lourd en France, Marketo, Tableau, Storyworth et Storyginal, Philip Rosedale et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Microsoft, Facebook, Google, Twitter, Linkedin et Amazon ouvrent un fonds en France

Il devient de plus en plus délicat pour les leaders Américains des nouvelles technologies d’ouvrir ou de maintenir une activité en France et les raisons sont plus que nombreuses : les contrôles fiscaux incessants (Linkedin en a fait les frais récemment, avant cela Amazon), les taxes arbitraires censées équilibrer les enjeux de contenus des médias Français (la taxe Google), ou encore l’impossibilité pour Twitter de trouver un manager Français suffisamment compétent pour tenir les rênes de leur filiale à Paris. Il devient de plus en plus difficile pour les DRH de ces sociétés de se tenir à jour d’un code du travail sans cesse modifié, qui va devenir bientôt aussi épais qu’un bottin des Pages Jaunes. Afin de lutter contre les difficultés à la fois psychologiques pour leurs équipes de faire face au stress que représente de gérer une entité en France (des cas de suicides ont déjà été relevés chez certaines), mais surtout financières, car ces entreprises se retrouvent taxées de façon tout à fait aléatoire, un fonds de 200 millions d’euros a ainsi été constitué par les sociétés sus-nommées pour faire face aux honoraires d’avocats et de psychanalystes en tout genre leur permettant de faire face à cet écosystème qui s’avère un peu trop gaulois à leur goût. Ils sont (april) fools ces Français.

Mardi : IPO, trois lettres magiques pour le jackpot au NASDAQ avec Marketo et Tableau

 

Le même jour, deux sociétés Américaines, l’une de Californie à San Mateo Marketo, l’autre de Seattle Tableau Software, viennent d’annoncer avoir déposé des dossiers auprès des autorités financières (la fameuse SEC, Securities and Exchange Commission) pour faire appel aux marchés financiers. A savoir $75 millions pour Marketo, créée en janvier 2006, ayant levé $108 millions à ce jour, qui est une plateforme de SaaS permettant de lancer des campagnes marketing, dont le dernier chiffre d’affaires déclaré s’élève à $54,4 millions en 2012 ($14 millions en 2010) pour une perte cumulée de $82,2 millions. Et $150 millions pour Tableau Software, créée en janvier 2003, ayant levé $15 millions, dernier chiffre d’affaires déclaré en 2012 de $127,7 millions, avec un profit de $1,6 millions, qui développe un logiciel fournissant des données analytiques visuelles. L’IPO, c’est le rêve de toute une industrie et d’un écosystème qui voit se transformer en bons dollars des tonnes de papiers et de promesses… même si naturellement de la valeur se distribue un peu au passage au gré des différentes séries de levées de fonds. La dernière introduction au NASDAQ date d’octobre 2012 avec Workday. Une Silicon Valley sans IPO n’est plus vraiment une Silicon Valley (proverbe Californien).

Marketo sur Twitter : @Marketo

Tableau Software sur Twitter : @Tableau

Mercredi : une startup au service de la famille, ça existe, c’est StoryWorth

Avec tous ces réseaux sociaux, cette furie de l’audience et la course au Like, on perd la chose essentielle, ce qui fait de l’humanité cette chose unique au monde : sa mémoire. La mémoire est un des éléments essentiels de transmission du patrimoine d’une famille, d’une communauté, d’une civilisation. Pour s’en tenir aux familles, combien d’informations disparaissent de génération en génération ? Que sais-je véritablement de la raison qui a poussé mon père à s’engager à la fin de la deuxième guerre mondiale à l’âge de 17 ans, et se retrouver parmi les soldats qui ont libéré un camps de concentration en Alsace ? Rien. Qu’en est-il de toutes ces photos que l’on poste tous les jours sur Instagram ou ailleurs ? Comment retrouver son « fil de vie » ? Un an et demi après le lancement d’un projet similaire en France, qui s’appelle Storyginal, Storyworth vient de recevoir la bénédiction financière de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Même motivation pour Christophe Brun, fondateur de Storyginal ou pour Nick Baum, fondateur de Storyworth, permettre l’enregistrement des histoires familiales avant qu’elles ne se perdent à jamais. Quand la technologie permet d’aider à compenser une lacune grandissante de notre société moderne, une seule chose à faire : passez moins de temps sur Facebook, et allez à la rencontre de vos parents, grand-parents,  écrivez votre histoire, et retrouvez la mémoire avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Suivre Storyginal sur Twitter : @Storyginal

Suivre Storyworth sur Twitter : @Storyworth

Jeudi : choisir entre la vraie news, Facebook ou Philip Rosedale ?

 

Les rotatives ont beaucoup tourné ce jeudi avec la conférence de presse Facebook à Menlo Park. Mark Zuckerberg, dans le texte : « More than anything, we use our phones to connect with the people we care about. This is Facebook Home. ». Ok. Donc j’ai choisi de vous parler de Philip Rosedale. Vous connaissez ? C’est celui qui a co-fondé SecondLife, une des expériences de connexion digitale les plus géniales de ces… allez, ces dix dernières années… Bon malheureusement, tous le monde préfèrant « réseauter » sur des plateformes gratuites, SecondLife vit tranquillement mais sans grande fanfarre, et sans Philip qui a quitté la direction de l’entreprise… Ce fameux Philip Rosedale, qui vaut le déplacement, pour l’avoir rencontré dans son co-working space Coffe and Power, continue sa quête entrepreneurial et sociale, et il est possible de s’informer un tout petit peu sur son nouveau projet, High Fidelity, qui vient de lever $2,4 millions, et dont la principale information est la question suivante : « what will the information spaces of the future look like »… à quoi vont ressembler les espaces d’information du futur… Intriguant ! Je crois ce Monsieur capable de nous surprendre une nouvelle fois.

Philip Rosedale on Twitter : @PhilipRosedale

Vendredi : Google Glass… finally

 

Des semaines de rubriques sans en glisser un mot… j’allais friser la faute professionnelle, à défaut de parler une nouvelle fois de Google. Quand même, rien que la vidéo des lunettes du futur vaut le déplacement, on s’y croirait. Alors, ce sera très simple à utiliser, quand elles seront en vente fin 2013 ou début 2014, ces Goggle Glasses : c’est en fait une application web qui servira de support pour rendre sa lunette connectée (et donc sans application Android a priori), où il suffira de s’enregistrer à partir d’Oauth, une sorte de Facebook Connect poussé par Google, et avec la bénédiction d’une connection GPS . A partir de cette étape, les applications seront diffusées sur vos lunettes. A signaler : la grosse campagne de buzz orchestrée offrant une réservation de paire à ceussent et ceux les plus créatifs pour clamer sur Twitter : « If I had glasses », si j’avais les Google Glasses, qu’en ferais-je ? Ca donne un joli nuage qui parle de « love » et « life », coincés entre « media », « social »… et « marketing ». Et $1.500 tu débourseras. Quand même.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : un Français chez Google, Simpler, eBay et Goodwill, AnonyMouse, Apple

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : on s’arrache les talents Français dans la Silicon Valley 

 

J’avoue que le titre est quelque peu accrocheur, mais il y a tout de même un peu de vérité. La Silicon Valley adoooore les talents français, principalement nos ingénieurs. François Beaufort vient de rejoindre Google au poste de Chromium  evangelist (Avec Talend, Bonita Software et d’autres, l’open source Français est à une bonne place dans la Silicon Valley… ). Le monde d’Internet et du software d’aujourd’hui requiert de l’agilité et de la souplesse, et il faut reconnaître que les différentes écoles d’ingénieurs françaises préparent des têtes bien faites, qui savent s’adapter à des situations complexes et les résoudre  grâce à la technologie qui, rappelons le, n’est qu’un moyen, et non une finalité. J’entends des voix dans le fond de la salle : « Encore un talent perdu pour la France ». Non, Monsieur. D’abord parce que François sera basé sur Paris, avec un rôle global. Et puis parce que les talents sont légions en France, et beaucoup l’ignorent. Un IUT à Fontainebleau, ça peut finir chez Google pour un rôle global sur un domaine technique bien précis. Parce que des talents français qui vont voir ailleurs, ça laisse de la place pour un autre talent, en France, pour sortir de sa boîte et trouver le terrain d’expression nécessaire, car c’est bien connu que la nature a horreur du vide. A tel point que cette formation à la Française est mondialement reconnue, et cela attire des jeunes étudiants des quatre coins du globe. Elle est là, la réussite Française, elle existe, elle est prouvée : c’est déjà un succès, reconnu, acquis. Capitalisons dessus, et laissons les experts partir s’ils le veulent, d’autres les remplaceront, et c’est comme cela que l’on diffuse la French Touch, dans un monde global et ouvert. Bravo François, et bonne chance !

François Beaufort sur Google+

Mardi : une startup pour vous simplifier la paperasse, un rêve pour la France

 

J’ai eu l’occasion de vérifier récemment la lourdeur de l’administration Française, qui n’a pas toujours les employés qu’elle mérite, et l’on se prend à rêver de procédures sans papiers, sans queue, et sans personne dont le mépris qu’il vous accorde dans son temps de travail se cache à peine. On n’en fait jamais assez pour simplifier les procédures administratives, et il reste à a souhaiter que le choc de la simplification (sic) annoncé s’appliquera à tous les niveaux en France. Je n’ai pas non plus oublié le travail fastidieux lié aux procédures de droit du travail et de droit social, lorsque j’étais Directeur Financier. Simpler est une startup créée à San Francisco qui propose une solution qui centralise la paperasserie administrative concernant l’embauche de nouveau salarié sur un simple portail dans le cloud. Simpler vient de lever $1,25 millions, et on leur souhaite sincèrement bonne chance, car au delà de l’aspect administratif, il y a aussi les honoraires des experts spécialisés, qui sont parfois un peu loin de certaines réalités. Il est amusant de constater que le fondateur de cette startup vient du jeu (il a co-fondé Tinyco), un secteur qui embauche beaucoup en ce moment !

Simpler sur Twitter : @simplerco

Mercredi : eBay se lance dans le gentil e-commerce

 

Goodwill est un endroit très à la mode à San Francisco, mais pas pour les raisons que vous imaginez, et d’ailleurs il ne faut jamais dire que vous allez y faire des achats (vous savez, votre réputation…) : ce sont des magasins qui vendent des produits d’occasion (vêtements, meubles, livres…). En ces temps difficiles, c’est un moyen pour trouver des affaires à bon prix, voire parfois des choses très vintages ! eBay et Goodwill viennent de lancer ensemble « Sell It Forward » pour récupérer vos vêtements, chaussures ou sacs à main gratuitement, eBay vend ce qu’ils peuvent et les donateurs reçoivent 50% des ventes effectuées dans les 14 jours (sur leur compte Paypal of course), au delà de ce délai les objets sont transmis aux magasins Goodwill de San Francisco, San Mateo et Marin counties. J’appelle cela le gentil e-commerce, parce que c’est un nouveau cycle de ventes pour des affaires « gently-used. Sweet! Vous avez une réduction de vos taxes lorsque vous faites une donation à Goodwill. Avec Sell It Forward, you’re doing good!

eBay sur Twitter : @eBay

Goodwill sur Twitter : @SFGodwill

Jeudi : un site de soutien pour les jeunes homosexuels

Il y a des « printemps français » (pas de lien url ici, je vous laisse trouver vous même) qui me font mal à mon passeport, alors je suis particulièrement heureux de signaler cette initiative AnonyMouse qui vient d’être lancée à San Francisco, notamment par Aaron Moy, qui travaille chez Twitter, pour apporter de l’aide aux jeunes homosexuels qui ont besoin de support à un âge où beaucoup de choses se décident pour leur avenir, et où les familles ne sont malheureusement pas le terrain de support que l’on peut espérer attendre. On a beau être à une époque soit disant civilisée et moderne, on s’obstine à ignorer l’évidence et négliger l’évolution d’une société qui se développe avec amour sur d’autres bases que celles que la religion indique par exemple. AnonyMouse est né du souvenir d’un des co-fondateurs d’être dans l’impossibilité de trouver des personnes expérimentés pour parler de sujets disons… intimes. Sur le site AnonyMouse il est possible de disposer du suivi de « mentors », en l’occurrence des personnes accomplies et qualifiées pour faire un suivi totalement anonyme de problèmes pour le moment orientés vers la communauté LGBT. En attendant de l’élargir, je crains qu’il y ait un grande demande également autre que sur la communauté gay. « Aide toi, le ciel t’aidera »… et AnonyMouse tu contacteras.

Suivre AnonyMouse sur Twitter : @AnonyMouseApp

Suivre Aaron Moy sur Twitter : @AaronMoy

Vendredi : Apple et ses rumeurs

 

Il ne se passe pas une semaine, des jours sans que des rumeurs sortent sur Apple ceci, Apple cela, des nouvelles, des légendes. Que ferait-on sans Apple, un sacrée entreprise qui déclenche beaucoup de fantasmes dans la presse, et beaucoup de fans parmi ses clients. Rien que ce vendredi, jugez en plutôt : la sortie d’une manette de jeu dévoilée pendant la GDC, la sortie d’un service de iRadio pour cet été, iMessage qui ne sait pas filtrer les texto-spams et des développeurs iOS qui se voient visés par des campagnes de spamming, l’iPhone 5S devrait être lancé le 20 juin prochain, 8 mois seulement après la sortie de la version 5, Apple embauche des « Ground Truth Managers » pour le Japon, l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, les États-Unis, l’Afrique et   l’Asie/Pacifique pour contrôler le travail des équipes locales sur la collecte et le traitement des données de sa carte, et enfin Steve Jobs aurait autorisé en mars 2010 un de ses collaborateurs de montrer un iPad  à une amie mourante quelques jours avant le lancement de la tablette. Mais que la tech serait triste sans Apple, tout de même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !