L’actualité High-tech du jour : Jeff Bezos veut vous envoyer en l’air

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

BlueOrigin

J’aurais pu vous parler aujourd’hui du retour de Mark Pincus au manche de Zynga, de ces sociétés aux valorisations de plus du milliard de dollar qui ont fait parler d’elle comme Sprinklr (qui rachète GetSatisfaction, entreprise rencontrée il y a bien longtemps dans les bureaux de South Park, installé dans les anciens bureaux d’un certain… Twitter), Domo (levée de fonds de $200 millions avec une valorisation de $2 milliards… ils sortent d’où ceux-là ?!), Square, Twitter, … c’est fou ce que la société moderne a comme effet sur le monde de l’entreprise qui soudainement voit fleurir toutes ces startups qui valent des milliards. Des milliards qui trainent dans des fichiers Excel compliqués, validés par des auditeurs en mal d’honoraires. Peut être que tous ces serials entrepreneurs vont nous le sauver, ce monde du capitalisme, allez savoir.

Non, j’ai choisi de parler de choses concrètes et à défaut de parler de la Silicon Valley, nous remontons un peu au Nord de la Côte Ouest des États-Unis pour évoquer Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, dont le siège est à Seattle. Nous avons déjà un fêlé  en Californie en la personne d’Elon Musk qui, au contact de la Nasa, qui a des bureaux près de chez Google, à Mountain View, s’est mis en tête de révolutionner l’industrie spatiale avec Space-X, créé en 2001, et nous construit des fusées non jetables qui reviennent à la niche sans dégâts. Pas de jaloux, Bezos a choisi de faire pareil en 2011 en créant BlueOrigin à Kent, dans l’État du Washington. Après tout, Sir Branson l’a bien fait lui aussi. Et il paye les pots récemment cassés le pauvre, tuant tout de même un pilote dans l’affaire l’année passée dans des essais de sa navette à faire des voyages dans l’espace.

Ça ne vous cause pas, Kent ? C’est la banlieue de Seattle, quelques 120.000 habitants, connu pour être un centre important de la société Boeing. Ben oui, Bezos ne vas tout de même pas aller chercher la main d’oeuvre dans les déserts du Nevada. Donc, BlueOrigin est en train de passer petit à petit les tests nécessaire à cette industrie d’une grande exigence, tant technique que financière. Ils vont bientôt accrocher la capsule au tout et faire des essais cette année. Lui aussi veut révolutionner l’industrie aéro-spatiale, et explorer le système solaire. Le bébé s’appelle BE-3.

BlueOrigin BE-3
April 7, 2015 – Blue Origin’s BE-3 engine throttles to its maximum 110,000-lbf thrust during acceptance testing at the company’s dedicated facility in West Texas.

Les Américains sont restés de grands cow-boys, à toujours vouloir conquérir plus. Amazon, le Washington Post pour l’un, Paypal, Tesla, Hyperloop et j’en passe pour l’autre, la métaphore est facile en les imaginant conquérants de l’espace. C’est sur qu’entre les sécheresses Californiennes qui durent et les tremblements de terre qui comment à inquiéter dans les regions où l’on exploite le gaz de schiste, la Terre va bientôt être complètement pourrie, et il est grand temps pour ces géants du digital à explorer l’au-delà. Vive l’Amérique.

Jeff qui regarde sa fusée qui s'envole

Vous disiez, au sujet de Twitter, vous penseriez que j’en parlerais ? Racheté par Google, Yahoo! ? Par la bonne et moi ? Je vais vous dire : je m’en fous. C’est de la non-information. On verra bien ce qui se passe. Laissons les bosser et on en parlera une fois que c’est fait.

Suivre BlueOrigin sur Twitter : @BlueOrigin

A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : Expa, Netflix, Google, Zynga, Secret

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

Lundi : Garrett Camp, serial entrepreneur. Un vrai.

Garrett Camp est un enfant du Canada qui a su bien exploiter ses recherches dans le domaine des systèmes collaboratifs et des algorithmes évolutionnaires au sein de l’Université de Calgary pour choisir avec quelques amis ce qui serait la meilleure idée à développer. Nous sommes en novembre 2002, et il s’agira de créer StumbleUpon qui deviendra un des premiers outils de découvertes sur Internet permettant de partager des recommandations. La relocalisation de la société dans la Silicon Valley s’imposera pour une startup qui saura réunir des millions d’utilisateurs, $18,5 millions en levée de fonds, se faire acheter par eBay en mai 2007 pour $75 millions, pour redevenir indépendante en avril 2009 pour seulement $29 millions. Puis Garett, toujours bien au fait des choses sur Internet, va se retrouver co-fondateur de la société développant l’application de réservation de chauffeurs Uber, qui est en train de créer une vraie revolution collaborative partout où elle passe. Garrett a déposé un requête pour lever $75 milllions pour sa pépinière Expa, sorte de laboratoire d’Internet, au sein duquel il a déjà commencé à employer des talents dans différents domaines (design, expérience utilisateur, développeur…) afin de sortir  les produits de demain, tant il reste des secteurs à révolutionner dans le domaine des services, tant il est vrai que l’innovation reste trop lente, encore de nos jours, sur le web et ailleurs. Garrett est une des personnes les plus connectées de la Silicon Valley, et il a seulement 34 ans.

Suivre Garrett Camp sur Twitter : @GMC

Mardi : Netflix ne fera aucune fleur en Europe 

 

Alors que l’on nous raconte les supposés commandements de la Ministre déléguée à l’innovation à l’égard de la société de diffusion de films en continu sur Internet, à l’occasion d’un voyage un peu bruyant du Président de la République dans la Silicon Valley, toute l’équipe de Direction de Netflix se trouvait en voyage exploratoire en Europe pour déterminer le meilleur modus operandi (qui pourrait avoir un fort accent Luxembourgeois) pour s’y développer. Et assure une levée de fonds additionnelles de $400 millions sous forme d’émission de dette à échéance 2024. Suffisamment pour déployer les campagnes marketing nécessaires à faire connaître le service à travers les pays non encore couverts (à ce jour, uniquement le Royaume Uni, les Pays-Bas et la Scandinavie). Pas sûr toutefois que cela suffise pour contourner le problème essentiel de Netflix en France : naturellement pas le Gouvernement et son obsession à vouloir montrer qu’ils sont là pour diriger Internet dans ce beau pays, mais surtout les boitiers des principaux fournisseurs d’accès à Internet. En effet, aux États-Unis, déjà, certains opérateurs fournisseurs d’Internet ralentissent l’accès au site de Netflix au profit de leur offre propre de diffusion de film. Free, par exemple, ne ce gênera surement pas !

Suivre Netflix sur Twitter :  @Netflix

Mercredi : le Diable au service de l’art et du code

On veut nous mettre du code partout ! Le code à l’honneur à travers l’art, c’est une nouvelle initiative de Google qui vient de lancer une nouvelle initiative visant à récompenser des artistes à travers le monde qui incorpore de la technologie dans leur processus créatif. Ouvert dans plusieurs langues (anglais, espagnol, français, russe), dans quasiment tous les pays (hormis Cuba, la Syrie, la Corée du Nord, l’Iran et le Soudan… et l’Italie et le Québec… faudra m’expliquer), il suffit de s’enregistrer en passant par son compte Github et déclarer son projet qui doit donc utiliser de la technologie pour se déclarer candidat. Il y a par exemple Atsushi Tabata, de Tokyo, qui propose un monde fantaisiste à découvrir par l’intermédiaire de Google Glass… Il y a 1000 Hands qui propose d’utiliser une application mobile pour contribuer à l’élaboration de lignes de dessin collectives qui se projette dans des lieux d’exposition… Light Echoes se propose de projeter des lumières et des textes à travers un train mobile, reproduisant les photos avec une longue exposition… Une énorme pause de poésie de la part d’un géant du web qui ne cesse de nous traquer digitalement, et qui pour l’occasion, fera deux shortlists successives parmi les projets les 5 avril et 9 avril depuis un Google Hangout,  et offrira finalement un prix de £25.000 au vainqueur lors d’un evènement final au Barbican à Londres le 15 avril… pour un tour du monde !

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Jeudi : Madrona Venture Group, un VC qui aide à dégraisser… pour mieux recruter !

 

Décidément, rien ne se passe comme nulle part ailleurs dans la Silicon Valley. Le rôle des fameux VCs est bien connu : ils assurent la partie d’investissement de capital risque pour ces fameuses entreprises d’un nouveau genre que l’on appelle les « start-ups », et distribuent les $ en fonctions de facteurs estimés de rentabilité, un peu à la tête du client, en fonction de son pedigree, de certaines informations de marché, ou de recommandations du voisin, lui aussi VC. C’est le cas de Madrona Venture Group, basé à Seattle, qui vient d’organiser une journée d’accueil pour des salariés de Zynga venant d’être licenciés. Ils ne sont pas rien dans ce qui arrive à Zynga, symbole d’une usure d’un système organisé de jeu sur réseaux sociaux qui n’a pas une durée de vie illimitée.Mais Zynga a la réputation de bien embaucher, et ces quelques centaines de licenciements opérés par Zynga sont une opportunité pour d’autres startups qui ont bien du mal à recruter… Dans le portefeuille de Madrona Venture Group, il y a Play-i dans le domaine du jeu, et bien d’autres certainement intéressées par quelques développeurs toujours très rares à dénicher.

Suivre Madrona Venture Group sur Twitter : @MadronaVentures

Vendredi : Secret, la thérapie sur smartphone

 

Partager un secret, c’est faire résonner ses souvenirs d’enfance, quand on apprenait à faire confiance à ses amis plutôt quà sa famille, la découverte de la prise de risque de s’ouvrir à d’autres sur son intimité, ses rêves, sa vie ! Puis, en grandissant, on apprend à se méfier des autres et de soi même, et ça finit souvent un jour chez un thérapeute. Mais maintenant il y a Secret ! On peut enfin dire tout ce que l’on pense, sans que chacun me sache qui vous êtes, et vous pouvez avoir des gens qui vont vous répondre, vous challenger, vous rassurez, vous encouragez. Je suggère que de se servir vite de l’application, ça peut avoir des effets bénéfiques, avant que la startup ne soit accusée par le Gouvernement français en place, grand spécialiste du contrôle d’internet dans notre pays, de laisser certaines conversations se dérouler de façon anonyme. C’est d’ailleurs devenu la startup à la mode, avec des soi-disant rumeurs sortant dans les gossips de la Silicon Valley qui n’en demandaient pas tant : Evernote se fait racheter (démenti par Phil Libin, le CEO), Mozilla en cessation de paiement (laissons leur un peu de temps encore…). C’est bon en tout cas de pouvoir partager ses secrets, comme au bon vieux temps. Sur iOS exclusivement, malheureusement.

Suivre Secret sur Twitter : @getsecret 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitch.tv, Mark Pincus, Box, Adobe, MongoDB

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Twitch.tv, une deuxième spin-off de Justin.tv

 

Voila-t-y pas que Justin.TV vient de nous faire le nouveau coup de la spin-off qui cartonne. Le fameux Justin Kan, qui avait fait tant parlé de lui  en 2007 en faisant du live vidéo 24-7 de sa propre vie, avec une webcam attachée à sa tête, s’en sorte plutôt bien avec sa société. Il est même devenu un expert dans la spin-off qui tourne au succès, avec Socialcam, avec 3 salariés sortis de sa startup rachetée $60 millions en juillet 2012, et maintenant Twitch.TV, dont on a déjà parlé ici. Cette fois ci, c’est $20 millions qui sont sortis de la boite magique de quelques investisseurs pour faire de ce qui était une niche d’utilisateurs sur Justin.tv un nouveau grand média dans le domaine du jeu vidéo et espérer une sortie à la Bleacher Report (racheté par Time Warner pour $175 millions. Twitch.tv, c’est désormais 45 millions de visiteurs mensuels sur leur site, qui diffuse des programmes vidéo dédiés au jeu vidéo. La dernière fois que l’on parlait de Twitch.tv (donc en mars 2o13), on citait le chiffre de 20 millions… Il est possible d’y suivre des joueurs en train de participer à un jeu en réseau, suivre des shows, des conférences,… Tout, tout, tout, je vous dirais tout sur le gaming ! Une incroyable réussite d’audience, un taux de croissance à la sauce Silicon Valley, et les $20 millions sont un signe d’un décollage attendu dans les 12 mois qui vont suivre. Certains joueurs sont payés pour jouer tout en étant diffusé sur Twitch.tv, et pas pour des clopinettes : un signe de monétisation qui sent bon ! Coté diffusion, c’est 35% d’audience en Europe de l’Ouest, 10% d’audience en Europe de l’Est, 13% en Asie et le solde en Amérique du Sud notamment. Mais il ne faudra pas mollir : “Video is not a cheap business” indique le COO. Les 20 millions seront vite dépensés !

Suivre Twitch.tv sur Twitter : @Twitch.tv

Mardi : si c’est Mark Pincus qui le dit…

 

Mark Pincus est le fondateur de Zynga, sa 4ème startup. Zynga, c’est le jeu sur Facebook, des centaines de millions de joueurs, dont certains n’avaient encore jamais joué sur des consoles de jeu. Zynga, c’est une introduction en bourse en 2011, un chiffre d’affaires qui dépasse le milliard de dollar et un bénéfice de plus de $400 millions cette année là. Et puis c’est une action qui se fracasse à un peu plus de $3, un leadership perdu dans le monde du « casual gaming » au profit de King.com ou encore Supercell, un poste de CEO transmis à un ancien VP de Microsoft. Et au passage d’une conférence en Israël, cette phrase : « I’m bored with games ». « Les jeux m’ennuient ». Je sais bien que les journalistes font parfois un mauvais travail, et qu’il est dangereux de sortir une phrase de son contexte. Mais ce constat est tout un symbole. Alors qu’on lui proposait de préciser son propos, quitte à se rétracter, il a maintenu son ennui vis à vis des jeux alors que Farmville ou encore Cityville semblait satisfaire sa curiosité, il reste à la recherche de « sa prochaine obsession ». Il a été maintes fois prouvé que les jeux développés notamment par Zynga faisaient appel aux mêmes mécanismes psychologiques que ceux similaires à l’addiction (drogue, sexe, et autres…). Mark Pincus n’a visiblement trouvé sa satisfaction dans la roadmap actuelle fixée désormais par son successeur, Don Mattrick. Ennui passager, ou symbole d’une industrie qui décline alors que certains semblent croire à leur belle étoile, comme King.com qui songe à une introduction en bourse, ou encore Softbank qui vient de prendre 51% de Supercell pour $1,53 milliard. Le jeu, ce n’est peut être pas une industrie bon marché comme dit plus haut, mais ça en fait tourner la tête à plus d’un. Mais plus celle de Mark Pincus pour le moment…

Suivre Mark Pincus sur Twitter : @MarkPinc

Mercredi : Box veut soigner grâce à son cloud

 

C’est une course contre la montre que se livrent Dropbox, Box, et autres « box » quelque chose… Enfin je ne veux pas dire les box de nos opérateurs chéris en France (les Orange, SFR et autres) qui sont loins d’avoir vraiment compris comment faire adhérer ses utilisateurs à des services de stockage sur Internet… dans le cloud. C’est assez simple de différencier Dropbox et Box : la première a pris le chemin de l’acquisition du consommateur final. La voie dorée mais périlleuses et très chère du BtoC. Box, c’est le monde de l’entreprise, le panneau publicitaire sur la 101 qui vous amène de San Francisco vers la Silicon Valley, et l’exploration des niches « enterprise ». Box vient de confirmer les premiers accords signés dans le domaine médical en avril 2013 avec des applications relatives au domaine médical par l’addition de 13 nouveaux. Ces applications utilisent les espaces de stockage de Box suite à sa mise en place de mesures lui permettant d’être compatible dans le domaine médical. Pour enfoncer le clou un peu plus, Box vient de lancer un challenge pour les développeurs avec un gain de $100.000 à la clé avec la collaboration de Dignity Health, une société de logistique dans le domaine médical et de l’association Social+Capital Partnership. La startup vient même d’embaucher une ancienne responsable de Google Health pour gérer sa stratégie dans ce vertical… plutôt sérieux, comme approche, non ?!

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Jeudi : Adobe se fait hacker

A une époque où tout le monde hurle après la NSA pour son excès de zèle dans sa mission de protection de la sécurité des citoyens américains, ou par contre à l’opposé personne de s’offusque du culot du fondateur de Facebook qui veut faire rentrer 5 milliards d’individus encore manquants dans sa collection Panini de la conquête du monde, les hackers continuent leur travail. Et les grands d’Internet de ce monde, un à un, se font prendre la main dans le sac de l’incompétence de protection de vos données personnelles. Le grand vainqueur du moment : Adobe ! Pas moins de 3 millions d’utilisateurs ont vu leur données sensibles comme leurs coordonnées bancaires rendues disponibles dans les réseaux non pas sociaux mais parallèles… « Sky is the limit » pour les uns, mais la sécurité semble être une vaine occupation face à une armée de « décodeurs » plus malins les uns que les autres. « Adobe n’est pas certain » que les coordonnées de carte bancaire puissent avoir été récupérées… ça leur fait une belle jambe, aux clients d’Adobe, pour qui les démarches vis à vis de leurs banques ne sont jamais choses faciles. Ca ne va pas donner confiance aux internautes tout ça, et ça prouve bien que les utilisateurs vont devoir s’armer de leurs propres solutions de protection de données.

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Vendredi : MongoDB et ses $150 nouveaux millions

 

La valse des investissements ne faiblit pas, à l’heure où il est essentiel pour les VC de la Silicon Valley et d’ailleurs de de positionner sur les offres de Software as a Service, de cloud computing… et le terrain de jeu est assez vaste ! Dans le cas de MongoDB, un système de gestion de base de données utilisé par les plus gros tels que  CraigslisteBayThe New York Times, Cisco, Forbes, ça fait quelques mega datas à mettre en ordre et à partager, dans une niche où il est plus qu’urgent de frapper fort à renfort de marketing et de recherche pour apporter dans les plus brefs délais les meilleurs fonctionnalités par rapport à la concurrence, Arrivé à un certain niveaux de nombres d’utilisateurs, les besoins en investissements deviennent vite exponentiels, et seul le capital risque peut apporter une solution financière rapide et conséquente : ni les banquiers ni les introductions en bourse ne sont des solutions pour des « encore-un-peu-startups » comme MongoDB. Quoi que, c’est désormais plus de 300 personnes qui y travaillent. La spécificité de cette levée de fonds assez significative (quoi que, encore une fois) est de voir apparaître Salesforce, EMC et Redhat aux cotés des habituels Sequoia ou encore Intel Capital. Ca promet de sacrées discussions entre actionnaires et une belle bagarre pour figurer au Board et faire que tout ce petit monde pousse dans le bon sens. L’argent ne fait pas toujours le bonheur, dans le monde des startups. Ca commence à se savoir de plus en plus. Cette levée de fonds faire de MongoDB l’une des startups la plus en vue de la Côte Ouest… avec des dollars plutôt  colorés Côte Est : la Silicon Valley reste la plus grosse pompe à fric des États-Unis, qui qu’on en dise !  L’offre de MongoDB est assez claire, et le marché de la data reste encore à prendre tant il est vaste. A suivre !

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Zynga, Yahoo!, July 4th, eBay, AngelList

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Mark Pincus passe le relais sur Zynga

Mark Pincus, le fondateur de Zynga qui passe les manettes de sa startup, l’ex-numéro 1 des jeux sur Facebook, c’est comme la fin d’une époque, et je l’espère pour Zynga (mais je n’y crois guère, sac de pommes de terre…), le début d’une nouvelle ère. Je me souviens bien cette fameuse soirée organisée dans les premiers locaux de la startup de San Francisco, en juin 2008, où j’étais loin d’imaginer qu’elle serait cotée au NASDAQ un jour. Mark Pincus a toujours été la figure de Zynga (après le toutou que vous pouvez voir ci-dessus, garanti d’origine), et c’est incroyable d’imaginer qu’il y ait des centaines de millions de personnes désireuses de payer pour télécharger une vache en rose, ou pour s’offrir un arrosoir en or plaqué pour son jardin magique. Les problèmes que l’on citent souvent pour une « web company », c’est tenir la charge, c’est trouver les moyens de déployer à grande échelle. Pour une société en bourse, l’objectif c’est surtout de durer et tenir ses promesses sur le long-terme. Ce qui fonctionne dans le jeu vidéo, ce sont les jeux qui ont trouvé leur niche, et leur cible : les hardcore gamers, ceux qui jouent « à la vie, à la mort », et qui  assureront des revenus sans faillir. Sur des jeux plus simples, grand public, et qui se développent sur des mécanismes plus proches d’une addiction court-termiste, il est difficile de planifier des revenus et de s’y tenir. Racheter des studios ou des équipes ayant développé des jeux à succès tiennent plus du jeu de roulettes et pas d’une stratégie telle qu’on l’attend à Wall Street. L’avenir dira si avoir choisi un grand nom chez un constructeur de console de jeu vidéo, Don Mattrick, ex-patron de « l’interactive entertainment » chez Microsoft, résoudra ce complexe casse-tête conduisant à aligner des downloads dans des tableaux Excel trouvant leurs origines dans un business plutôt difficile à anticiper.  Ca tombe plutôt bien, Steve Balmer, patron de Microsoft, avait envie de rajeunir ses cadres chez le géant de Seattle…

Suivre Zynga sur Twitter : @Zynga

Ne pas perdre le contact avec Mark Pincus sur Twitter : @MarkPinc

Suivre Don Mattrick sur Twitter : je vous laisse trouver le bon compte

Mardi : Yahoo! continue ses courses avec Qwiki

C’est amusant comment la vie d’une startup est faite : alors que Qwiki avait récemment changé de direction, après avoir prétendu changer le monde grâce à sa technologie de recherche multimedia (qui consistait en fait à intégrer des paragraphes sortis de Freebase et Wikipedia), Marissa Mayer, CEO de Yahoo! et accessoirement membre du jury du concours de startups Techcrunch Disrupt gagné par la startup en 2010, s’est rappelé au bon souvenir de la startup New Yorkaise, et s’est probablement dit que ça pourrait faire une belle affaire dans le portefeuille de produits de Yahoo! nouvelle version. Bien qu’à $50 millions, on peut juger que cela semble plus être une offre de récompense pour les investisseurs qui ont mis $10,5 millions au total, qu’un véritable prix de transaction habituel. Il est de toute façon très difficile d’avoir des chiffres précis sur le nombre d’utilisateurs. Le produit devrait être gardé sous son propre nom en tant qu’application iOS. Le lendemain, c’est au tour de Xobni d’être racheté, dont la promesse était de rendre votre boite email et liste de contacts plus intelligente (ça ne m’a pas frappé…). Ce rachat va permettre un quasi-équilbre entre les $48 millions offerts par Yahoo! pour la transaction et les $42,8 millions levés. Ca fait 17 sociétés acquises par Marissa Mayer depuis son arrivée.

Suivre Marissa Mayer sur Twitter : @marissamayer

Mercredi : un July 4th pas comme les autres

On ne rigole pas avec les droits constitutionnels aux États-Unis. Cette indépendance a été chèrement gagnée (avec le concours des autorités en charge de la France à l’époque d’ailleurs, ceci dit en passant), et l’histoire de Prism et de la cyber-surveillance de la NSA n’a pas encore été digérée… Du coup, un mouvement s’est créé sous l’impulsion de l’organisation Fight for the Future pour protester contre l’utilisation arbitraire d’internet selon eux non conformes aux droits des citoyens américains et des sociétés telles que WordPress.org, NamecheapReddit, Mozilla, CheezburgerMoveOn, et l’EFF, pour protester sur leurs sites web contre l’initiative de la NSA avec la redirection vers un site de pétition. Pas Facebook. Pas Google. Une belle occasion de remuer une nouvelle fois les lobbies en tous genre, pour la bonne cause : la sauvegarde de la confidentialité des informations. Sortant d’un récent voyage par avion assorti de 3 arrêts dans des aéroports de 3 pays différents, je me suis demandé ce que la sécurité serait sans un minimum de filtrage des passagers, et par extension, comment imaginer les états assurer un minimum de sécurité nationale sans un minimum de contrôles. A la vitesse où va l’information, et étant donné l’impact sur notre société, comment garantir à la fois la confidentialité et la sécurité ? Edward Snowden a sans doute eu raison de révéler le pot aux roses, mais il est grand temps de prendre conscience que nos informations n’ont plus aujourd’hui la certitude d’être inviolable. Chaque lettre tapée et rendue accessible sur Internet peut être un jour récupérée, ré-utilisée, vendue, exploitée, traquée, hackée. C’est ainsi.

Jeudi : July 4th, un bon jour pour les Belges 

On connaissait les Diables Rouges, le surnom de l’équipe nationale belge de football, un pays quelque peu malmené dans son histoire ces derniers temps, victime d’une guerre de ses deux communautés francophone et néerlandophone… C’est au tour de ses startups de faire parler d’elle, la souveraine Belgique, le lendemain de l’annonce de l’abdication du Roi Albert II, avec l’annonce de l’acquisition par eBay de deux sites 2dehands.BE (le flamand) & 2ememain.BE (le francophone) qui représentent à eux deux 5,5 millions de visiteurs uniques par mois. Ces deux sites rejoindront l’offre Classifieds Group d’eBay, présente à ce jour dans 25 pays. eBay se renforce donc sur ce territoire et se localise petit à petit à travers le monde. L’oiseau fait son nid.

Suivre  eBay sur Twitter : @eBayINC

Vendredi : AngelList, site incontournable sur le financement des startups

Naval Ravikant, c’est le startup boy par excellence, qui est en train de se faire une place au soleil dans le royaume des stars de la Silicon Valley. Au delà de ses réussites dans la revente de certaines de ses investissements à Twitter ou encore Google, c’est aussi le fondateur du site web AngelList, qui est en train de devenir un site majeur pour qui souhaite faire référencer sa startup et trouver les investisseurs de ses rêves : plus de 100.000 startups listées, plus de 500 introductions réalisées entre des entrepreneurs et des investisseurs sur AngelList par semaine…18.000 investisseurs accrédités (on ne s’improvise pas investisseurs aux États-Unis, il faut montrer patte blanche), qui ont assuré à ce jour 3.000 investissements. Environ. Le création de sa startup est devenu un  sport pratiqué dans bien des pays, et la principale friction provient essentiellement de la recherche de financement pour développer son produit. Même si nos recommendations vont dans le sens de bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, et qu’il est préférable de pouvoir s’autofinancer avant de faire appel au capital, il semble que chacun puisse avoir sa chance dans cette lotterie, et donc, si vous pensez argent, vous, créateurs de startups, pensez AngelList !

Suivre  AngelList sur Twitter : @AngelList

Suivre Naval Ravikant sur Twitter : @Naval

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Fullscreen, Homejoy, Zynga & Twitter, Leap Motion, et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoignfullScreener sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : FullScreen, la startup qui fait du neuf avec du vieux

 

Fullscreen est ce que l’on appelle en anglais technique un « online multichannel network », ce que l’on peut traduire  en l’espèce par une plateforme qui vient vous en rajouter une couche par dessus Youtube. Comme tout produit développé par les équipes de Google, qui brillent par leur intelligence « all together » mais dont la simplicité des outils n’est pas la première des qualités, des sociétés comme Fullscreen sont parfois utiles pour vous simplifier la vie pour gérer votre canal Youtube, dans son exposition et sa monétisation. Tout le monde n’a pas les moyens de recevoir les équipes commerciales locales de Youtube et se faire aider dans l’optimisation de ses chaines, ni les capacités techniques pour le faire. Fullscreen, c’est un peu comme ces poissons qui viennent se nourrir auprès des gros prédateurs, en toute intelligence. Pour les bons services des utilisateurs finaux, avec le bon vouloir des acteurs en place, et non pas pour tirer un certain profit de la situation, comme certaines sociétés dont une française qui est venu se mettre un peu trop près de la gueule nourricière. Comme le dit la pub, 2,5 milliards de vues sur les vidéos supportées par sa plateforme, plus de 10.000 canaux, et une nouvelle levée de fond qui vient s’ajouter à $30 millions déjà encaissés. Peu de risque que Google leur couper le robinet. Enfin souhaitons leur, tout est possible dans la Silicon Valley.

Suivre Fullscreen sur Twitter : @FullScreen

Mardi : Homejoy, la niche de niche

 

Cette chronique va ressembler à une pub pour du liquide vaisselle, mais à quoi bon. « Et le ménage moumoune ? ». Pas de problème, Homejoy est là pour vous servir. Après des services comme Redbeacon, Angie’s List, TaskRabbit, Zaarly aux États-Unis, et j’en passe (Aladom.fr en France, s’il vous plait), il y a Homejoy pour s’occuper d’une chose, mais alors bien : le ménage. Avec un nouveau petit $1,7 millions en poche, et notamment le co-fondateur de Paypal Max Levchin a son Board, Homejoy, une (encore !) pépite sortie de l’incubateur de Paul Graham YCombinator, change de nom (Pathjoy, c’était un peu vague) et vont aiderd’un coté les personnes en recherche de travail ou sous-employés pour fournir de l’autre coté une prestation que tout le monde recherche (enfn, ceux qui peuvent se le permettre) : le ménage à domicile. Et comme ces belle têtes de la Silicon Valley savent exploiter un filon, il s’agit maintenant de proposer un programme permettant aux entreprises de payer le ménage à domicile à leurs employés. On ne sait plus quoi faire pour choucohuter ses salariés dans la Silicon Valley, mais il y a toujours une startup pour pointer du nez et proposer une nouveauté ! Homejoy est disponible à San Francisco (of course), New York, Los Angeles, Boston, Washington DC, Seattle… 19 villes au total !

Suivre Homejoy sur Twitter : @Homejoy

Mercredi : Twitter et Zynga, deux histoires opposées


Le même jour, deux annonces qui n’ont rien à voir et qui montre deux stratégies bien différentes… D’un coté, la startup de jeux sociaux Zynga qui annonce le rachat d’une société de gaming basée à Chicago, SpookyCoolLabs, 40 personnes dédiées au jeux de casino, qui va aider la société de Mark Pincus à décoller sur ce secteur, après le lancement de leur premier jeu en avril dernier au Royaume-Uni. Objectif : pousser l’usage, faire pousser les courbes d’audience et de revenus en intégrant un studio. Sega par exemple n’a pas eu à s’en plaindre en acquérant les studios anglais développant Football Manager et Total War. Souhaitons à Zynga la même réussite (quoique, quand on regarde l’histoire de Sega en ce moment…), De l’autre, Twitter qui rachète Spindle, une application de géo-localisation en temps réel… qui va être envoyée à la poubelle, ou presque. Quelques lignes de codes et de nouveaux ingénieurs au service et à la cause de Twitter qui visiblement travaille sur le sujet. Acqui-hire. Même cause, différent effet. C’est comme ça que ça se passe tous les jours, dans la Silicon Valley.

Suivre SpookyCoolLabs sur Twitter : @SpookyCoolLabs

Suivre Spindle sur Twitter : ça sert à rien, ça va fermer

Jeudi : Leap Motion, elle a tout d’une grande

 

La bonne santé d’une startup s’évalue de différentes manières. Il y en a une qui est typiquement « Silicon Valley » : un fond qui est levé pour financer des startups qui vont dévdelopper des applications sur la technologie d’une autre startup. Un bel exemple en l’occurence avec Unity 3D, une plateforme technologique de 3D pour les développeurs dans le jeu vidéo. Et puis maintenant il y a Leap Motion, qui touche un autre domaine dans la 3D : lamreconnaissance des mouvements. Créée en octobre 2010, basée à San Francisco, il n’est plus possible d’ignorer cette société qui rend le film Minority Report aussi dépassé que La Grande Vadrouille au hit des choses à connaître de nos jours au sommet de la branchitude. Grande précision dans la restitution d’un mouveau réalisé à l’aide d’un capteur sur un écran, on fait difficilement mieux, et la startup continue de développer… et de se developper. Et c’est au tour désormais des développeurs tiers de venir utiliser les lignes de code que Leap Motion rend disponibles (les fameux APIs), avec la possibilité de se voir financer une partie des développements grace à un fond de $25 millions spécialement créé par Highland Capital, un des investisseurs de Leap Motion. 65.000 developpeurs se sont déclarés interessés, dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, la sécurité… et le « big data ». Attendez vous à voir des éléphants voler par troupeau d’ici peu. Un belle reconnaissance pour Leap Motion.

Suivre Leap Motion sur Twitter : @Leap Motion

Vendredi : Google Mine, bientôt « yours »


Scoop : à peine remis de Google I/O et de toutes ses annonces, que je n’ai pas encore eu le temps de toutes ramasser, Google nous « tease » avec un nouveau produit : Google Mine. Un nouveau produit intégré avec Google+…   …   …   …   …   …   …   … eh, revenez, je n’ai pas fini !!! Google Mine, c’est un moyen de rester au contact avec les objets que vous possédez, ou que vous aimeriez avoir en votre possession, à partager avec vos cercles. Autant dire, avec beaucoup de monde, car franchement les cercles de Google+, on ne peut pas dire qu’ils soient très… privés. Soyons créatifs, à quoi cela pourrait-il servir ? A partager votre collection de timbres ? Votre dernière collec’ Panini ? Suivre des conversations sur des objets précis, obtenir des recommandations, saisir des occasions à saisir, bref, un moyen de passer un peu plus de temps sur Google+. Et ça sert à quoi, Facebook ? Et bien, tout est manuel, là-bas. L’idée de Google, c’est de tout automatiser. Et vous connaître encore plus, pardi. La belle affaire ! Stay tuned ! C’est en phase de test en interne pour le moment au sein des équipes à Mountain View.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !