L’actualité High-Tech de la semaine : deadpool ou presque, Mozilla, Text925, Google, et la musique

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : lundi noir pour les startups

DeadpoolDeapool, c’est la fosse commune des startups. Pour bien comprendre ce que signifie de se lancer dans le monde des startups, et bien c’est se prendre un échec de plein fouet sans pouvoir chercher d’excuses ou d’autres moyens pour continuer. Ça a été le cas pour Next Step Living qui vient d’annoncer un arrêt subit et définitif de ses activités après avoir reçu 85 millions de dollars, ce qui fait tout de même un sacré paquet de pognon qui s’est envolé. La startup était toutefois sur un sujet plutôt sensible pour le grand public, a savoir dans l’audit énergétique de la maison ou des bâtiments en proposant des diagnostics et également une palette de services, mais cela ne suffit pas toujours. 2008 à 2016 : plus de 300 personnes désormais sans emplois… Comme quoi ça n’arrive pas qu’en France, et on ne va pas pour autant les retrouver défiler dans la rue ou aller pointer aux ASSEDIC ; la couverture en Californie n’excède pas 26 semaines dans le meilleur des cas, avec une indemnisation de $450 par semaine maximum… Le montant vous pousse à trouver une solution très vite, ou bien c’est l’assurance d’avoir de gros problèmes très rapidement… du style être obligé d’aller piocher du coté des food stamps, les Restos du Coeur locaux. Parce que le prix des loyers, ici, c’est bonbon. Plus de chances pour Jumio, une société de paiement et de vérification d’identités sur Internet, qui se voit dans l’obligation de faire appel à un Robin des Bois d’un certain genre, à savoir le co-fondateur de Facebook, Eduardo Saverin, visiblement de retour aux USA après un petit exil fiscal à Singapour qui a du bien se passer pour lui. Ce retour va lui donner la possibilité d’aider la startup à remettre en marche ses actifs, et d’autres startups comme la société de règlements sur Internet Transferwise d’éviter de se retrouver fort mal dépourvue… L’objectif d’un entrepreneur et d’une entreprise est de résister aux aléas qui peuvent parfois prendre l’apparence d’organisations administratives qui n’ont pas le même penchant pour la sauvegarde de la personne morale, qui reste la seule solution connue à ce jour face au fléau du chômage qui reste le problème majeur du 21e siècle.

Mardi : mardi noir pour Mozilla

MozillaBon, en fait, on en a vu d’autres avec Mozilla. C’est comme le modèle Open Source, toujours en train de vivre aux crochets d’un web qu’ils sont censés purifier et de personifier, ça s’accroche aux branches du net. Mais personne ne veut vraiment bâtir un meilleur Internet : c’est du pognon qu’il faut, on n’est pas là pour enfiler des bits ou des octets. Alors bon an mal an, Mozilla perçoit ses cotisations de Google et des autres, essaye de sortir des nouveautés (ils en ont accroché de beaux trophées, d’ailleurs, dans l’histoire du web), s’essaye au mobile en vous annonçant le joyau du mobile sain de composant et d’esprit lors du Mobile World Congress à Barcelone. Et puis zou, fait le coût de l’accordéon parce que, vraiment, on leur a rien demandé à Mozilla pour nous vendre leur sorte de smartphone qui avait une bien drôle de tête. Faudrait faire un peu d’études de marché et d’école de design avant de s’entêter. Mais, pas grave, parce que comme tout le monde en ce moment, quand il n’y a plus de perspectives dans le mobile, on se rappelle que le smartphone est un objet connecté alors ce n’est pas bien compliqué de recycler tout ça dans l’IoT comme on dit dans les salons branchés. Et ça, croyez bien, à en juge par le bazar que j’ai pu constater lors du CES à Las Vegas en Janvier dernier, on va vous en faire bouffer, de l’objet connecté : à toutes les sauces, de toutes les couleurs, sans trop savoir si vous en avez besoin, comment vous en avez besoin, quand vous en auriez besoin. Ça me rappelle une certaine fourchette intelligence, star d’un CES, qui n’est pas allé beaucoup plus loin que les spots de TV où elle a brillé de mille feux pendant quelques semaines. Je fais confiance aux équipes de Mozilla pour nous évangéliser les produits connectés de demain qui ne vont pas mettre en danger la confidentialité de vos informations, tel un chevalier en croisade dans un monde qui se fout depuis bien longtemps de savoir quel pourrait être le standard qui va satisfaire tout le monde. Au moins il pourront garder les beaux bureaux en face de la Baie de San Francisco.

Mercredi : un petit coup de SMS pour un boulot avec Text925

Text925Allez, on va être un peu plus léger pour ce troisième jour de la semaine avec la startup Volley, basée à Menlo Park tout à coté des investisseurs, une boutique de développeurs qui développe des applications, qui ont entendu les éclats de voix de mon ami Paul Duan qui pense que l’on ne s’attaque pas assez au problème du chômage (et il s’en occupe depuis des mois maintenant). Enfin, surtout, on ne donne pas assez d’outils aux personnes en recherche d’un job, parce qu’il paraît désormais assez évident que le travail ne se trouve plus sous le sabot d’une agence de recherche d’emplois. On a un peu oublié que les outils sont là, à commencer par le téléphone portable, celui dont on a parlé ci-dessus, et qui reste l’éléments essentiel de rapprochement des gens entre eux : l’arme utilise pour se connecter et trouver ce que l’on recherche. Text925 est un outil tout simple : l’utilisateur donne son code postal, son numéro de téléphone et il va pouvoir communiquer par SMS pour envoyer ses informations et répondre à l’opérateur de la société qui va se charger d’aider la personne à trouver un boulot. C’est simple, c’est gratuit, on ne leur a rien demandé mais il y a surement quelque chose qui a du déranger la startup pour se décider à se lancer dans cette espèce de quête humanitaire. Il faut être honnête, je ne comprends pas toujours quelles sont les motivations de ces jeunes entrepreneurs technologiques, mais en même temps, c’est à l’image de leur âge, de leurs rêves et ambitions. Si ce n’est pas eux qui le font, qui à leur place, quand on voit que rien n’a vraiment changé depuis la création de Pôle Emploi en France en 2008, sans parler de ses ancêtres précédents (on remonte à 1958). Vive les petites boutiques du mobile ! et avec Text925, pas de blablabla, ça reste de l’huile de coude, l’intelligence artificielle de la plateforme n’est pas pour aujourd’hui. Je me suis inscrit, alors a suivre !

Jeudi : Google, un coup en retard dans la voix

Google

Alexa a la grosse cote en ce moment. Elle parle dans de plus en plus dans ls foyers Américains. Et par voie de conséquence, on parle de plus en plus d’elle. Ils sont comme ça chez Amazon : ce sont des commerçants dans l’âme, alors ils sont là pour faire du business. Ça veut dire penser client, usage, produit. Produit qui marche. Il a mis 15 ans à envoyer sa première fusée, le Jeff Bezos avec BlueOrigin, mais ça y est, elle vole et elle atterrit sans dégats. Bon, pas sur un bateau perdu dans l’océan, mais Jeff ce n’est pas Elon, il fait les choses simplement (vous avez sans doute vu l’atterrissage de SpaceX). Donc, je parlais de ceux comme amazon qui font du business. Et puis il y a les autres, qui essayent tout ce qui bouge, et aime bien regarder ce qui marche chez les autres. Ça y est, Google travaille en secret sur un appareil d’assistance contrôlé par la voix, mécontent de voir que sa pépite achetée à prix d’or Nest souhaitait collaborer avec Amazon. Ça semble rassurer un peu plus les utilisateurs, qui se méfient visiblement plus de Google qu’Amazon pour installer une sortie d’espion dans son salon qui va répondre au doigt et à l’oeil aux questions du petit… mais qui sait si les sons ne peuvent pas également devenir sortant… Quel débat incessant, que cette foutue donnée. Surtout que quand on parle chez soi, on fait surement moins attention que lorsque l’on tape sur un clavier. Donc Google travaille à rattraper son retard, tout seul, et sans son Nest aux claviers.

Vendredi : les milliards perdus de l’industrie musical

En avant la musique !Spotify vient encore nous faire le coup de nous annoncer un nouveau cap dans le nombre de ses abonnés : 30 millions. Quelle réussite, cette nouvelle génération d’acteurs dans l’industrie de la musique, qui nous amène tout ça tout seul sur nos PC, nos Mac, nos smartphones, nos écrans connectés. Imaginez un peu les royalties que tout ce beau monde. Spotify, Apple Music, Youtube peuvent rapporter. Des milliards vous dites ? Stop ! Le montant évalué aux États-Unis est de $385 millions pour l’année 2015. Moins de $400 millions pour du gratuit, de l’infini, de l’illimité, à perte de vue. Ramené aux nombres d’utilisateurs, ça donne quoi ? Des centimes, peut être, ce n’est pas avec ces pouièmes que l’on va nous trouver le futur Miles Davis, le successeur de Radiohead quand ils vont prendre leur retraite. C’est sur qu’on gagne plus d’argent à louer son canapé sur Airbnb que de chercher à percer dans un monde plein de jeunes crétins que des millions de fans suivent tels des écervelés sur les réseaux sociaux. Ils n’ont pas de pension alimentaire à payer, eux ! Mais ce n’est pas tout : quand on apprend que le marché du vinyl, sur la même année, représente plus de $400 millions (416 pour être précis), on se dit qu’il y a une drôle d’histoire sur le fait de comprendre ce que les gens attendent vraiment par rapport à la musique. C’est vrai que c’est beau, un vinyl. Qui n’a pas passé des heures à écouter “We Will Rock You” en contemplant, les yeux un peu dans la vide, la pochette verte et ce robot avec les membres de Queen ensanglantés dans sa main ? C’est simple : le marché de la musique a vu des milliards de dollars s’évaporer grâce à cette nouvelle génération de plateforme qui a cherché comme souvent à aller plus vite que… la musique et qui aujourd’hui se bagarrent dans les salles d’attente des investisseurs pour aller chercher le revenu qu’il n’auront peut être jamais auprès du grand public, gavé de contenus devenus sans valeur, à consommer sans modération.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-tech du jour : Tidal… aïe, aïe, aïe

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

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Que se passe-t-il quand des stars de Los Angeles se prennent pour des business Angels de la Silicon Valley ? Ça buzz, mais la réussite n’est pas forcément au rendez-vous ? Il s’agit dans le cas présent de Jay-Z qui a souhaité rentrer dans l’investissement qu’il a fait dans une société Suédoise : Aspiro. J’en ai déjà parlé ici, mais la tentative de la star du rap avec d’utiliser cette solution de streaming live pour tenter un gros coup de pub récemment mérite une petite update comme on dit dans le métier. On en sait d’ores et déjà un peu plus sur les intentions de l’artiste et investisseur : rétablir l’équilibre financier d’une industrie musicale qui a vu les artistes perdre complètement le contrôle de leur copyrights.

Soyons clairs : depuis l’avènement des plateformes de streaming comme Spotify, les labels, à la fois « banquiers » et Grands Gurus ayant droit de vie et de mort sur un artiste, on perdu le contrôle, en quelque sorte. Aujourd’hui, la musique gratuite s’est généralisée sur Internet. Et les artistes sont plus que jamais seuls face au levier que constitue Internet : Youtube, Spotify, et les autres acteurs qui essayent de se payer une part du gâteau comme Deezer (histoire de faire plaisir à l’audience Française de ce blog), Rdio (pour citer une radio locale, en bon San Franciscain que je suis devenu). Les labels ont touché des chèques, et je me rappelle encore la photo de celui que Sir Nègre (et son sourire) avait empoché à l’occasion d’un deal signé avec la startup Française. Mais soyons clair : cette industrie du streaming vis sous perfusion permanente des investisseurs et de la publicité. Parlez en à un autre guru du sujet, Tim Westergren, CEO de Pandora, et regardez où en est la vielle startup d’Oakland aujourd’hui.

Prenez les chiffres dans tous les sens : les quelques $56 millions levés pendant son existence, l’introduction au NYSE et $100 nouveaux millions en 2010, ses 250 millions d’utilisateurs (un peu plus de 80 millions d’actifs), selon les derniers relevés, l’entreprise continue de perdre de l’argent, avec des pertes annuels de $30 millions malgré un chiffre d’affaires en hausse, malgré quelques sursauts trimestriels, et l’action reste collée à $16, et fluctue au rythme des rumeurs de rachats (dont le nom de Jay-Z est cité, quel hasard). Les artistes dans tout ça ? Cherchez la ligne dans le compte de résultat des royalties reversées aux artistes, et quel est le process.

Spotify ? Quasiment $540 millions levés au compteur, et ça n’est surement pas terminé (pour 60 millions de souscripteurs dont 15 millions payants). Cette industrie de la musique est devenue une industrie de startup financée par des VCs, avec sans doute une IPO qui viendra boucler le tableau, histoire de rémunérer grassement tous ceux qui auront bien travaillé sur le dossier. Mais le résultat sera surement le même. Pour quel résultat pour les artistes ? Quelle est la partie de royalties reversée ? Combien ? Et vous voulez que je parle de Deezer, ses 150 millions, Orange ? Rdio ? $125 millions. Etc.

Je suis personnellement (accessoirement) conseiller digital d’un artiste au talent fou (forcément impartial, désolé, mais c’est un bon exemple) du nom de Francis Jocky, basé à New York. Vous pouvez trouver ses albums sur CD Baby, et sur toutes (ou presque) ces plateformes où la musique ne se paye pas, à défaut d’une somme minime par mois, ou au prix d’un peu de publicité. Des centimes, c’est ce qu’il reçoit des plateformes de live streaming, là où il fut un temps où même les téléchargements digitaux apportaient sa part de bonheur. Thom Yorke a retiré ses titres, puis d’autres (Taylor Swift…) . Va chercher AC/CD pour voir ! Pour percer aujourd’hui, il faut se lancer comme un acharné sur les réseaux sociaux, être à l’affut de tweets, se la jouer dans des productions sur Youtube… ou rêver de passer à la télé, comme à l’époque de la môme Piaf ou de Jacques Brel. Je fais partie de ceux qui veulent croire que le but d’une industrie qui flirte avec la culture doit être vertueuse, pour assurer la diversité et l’égalité des chances pour chacun. Je fais partie de ceux qui vont acheter le dernier album d’Avishai Cohen plus de $30, parce que je le peux, et que je m’adresse à sa propre société à Londres pour que l’argent lui arrive direct dans la poche.

Jay-Z cherche à faire un coup. Il a tout le gotha des starlettes avec lui, Madame, la Madonna, Kayne West, Chris Martin, et moi, et moi, et moi. Et même si tout ce barnum est loin d’être bien clair… où est le problème ?! Il y a même les Frenchies de Daft Punk ! J’ai dit ce que je pensais du service de Tidal, qui ne vaut pas selon moi les $20 mensuels assurant une diffusion haute définition, sachant que le catalogue n’est pas à la hauteur, même à 25 millions de titres. Sachant que, vu les premiers contacts avec la société, ce n’est pas 8 mois que je vais mettre à avoir le catalogue de Francis dans Tidal (le temps qu’il m’a fallu pour l’avoir dans Spotify), mais perpète à coup sûr, vu les premiers échanges. Non, allez, je trouve qu’il a raison d’essayer, l’ami Jay-Z, même si la vidéo de promotion fait tout de même peine à voir. Il faut essayer de balancer ce monde des startups qui prend un industrie à bras le corps avec son armée d’investisseurs. Autant je crois à l’avenir de ces jeunes aventuriers de la sharing economy de l’industrie du transport ou des loisirs, autant le digital et Internet a mis à mal un secteur où ceux qui apportent le plus gagnent de moins en moins : les créateurs, les artistes. Coincés entre la finance et la technologie. Alors je dis : vas-y, Jay-Z. Dépense ton argent, réuni tes potes, et voyons voir ce qu’on va voir ! $56 millions pour s’acheter une technologie, c’est un début. Maintenant, va falloir remplir !

Et en tout cas, je n’achète pas pour le moment. Je ne suis pas allé au bout de la période d’essai. Anyways, I love America. #TidalforALL 😀

Jay-Z

A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : un dîner pas con du tout, Techcrunch et Livefyre, Netflix+Youtube=DIAL, Vine et Twitter, YCombinator et Watsi

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi :  Tout sauf un dîner de cons

Dans un monde où la concurrence fait rage, dans un monde du web où la monétisation se fait rare et où l’audience dirige tout, rien de mieux qu’un petit gueuleton entre bons amis pour se réconcilier, se donner des petits coups de main sur des idées ou du business, ou des bons tuyaux pour des petits placements en bon père de famille (il suffit de consulter les levées de fonds initiales des startups qui font de la Silicon Valley un paradis pour jeunes nouveaux riches pour comprendre comment ça marche). Il est très rare que je reprenne des articles vus ça et là sur Business Insider (ça ressemble un peu trop pour moi à du Paris Match du web), mais cette photo était trop belle pour que je l’ignore. Marissa Mayer (Patronne de Yahoo!), Dave Morin (CEO de Path et investisseur dans des startups), Drew Houston (CEO de Dropbox), Dick Costolo (CEO de Twitter), Jeremy Stoppelman (CEO de Yelp), Johnny Ive (SVP chez Apple), Mike Cassidy (Directeur chez Google sur des projets tels que les lunettes ou le véhicule autonome)… Mais où est donc Facebook ?! Nothing more to report.

Mardi : Techcrunch revoit son site web, acte 1

 

Techcrunch, comme beaucoup de plateformes de blogging, avait cédé aux sirènes de Facebook pour insérer des commentaires sur ses posts avec la promesse de l’effet « kisscool » : une plus grande facilité pour saisir des commentaires, à savoir moins de frictions pour s’enregistrer, et puis, d’ailleurs, qui n’a pas de compte Facebook aujourd’hui, donc l’assurance de combattre l’un des nerfs de la guerre sociale : l’engagement. Clairement, il est vrai que c’est très simple de poster des commentaires sur ce type de blogs, les diffuser automatiquement sur Facebook et donc très commode auprès de l’intelligentsia tech pour mettre en copie des personnes qui peuvent favoriser le buzz autour de votre prose. Ceci étant, c’est malheureusement aussi l’assurance de récupérer du spam, ou mieux encore, de l’attaque en règle sur votre produit bien loin des règles de politesse d’usage… qui n’existe plus depuis bien longtemps d’ailleurs sur Internet! Techcrunch, qui a décidé d’améliorer un certain nombre de choses sur son site web (c’est quand même le site numéro 1 dans l’écosystème des startups, standing oblige), a donc choisi la startup Livefyre pour assurer la gestion des commentaires, startup située à quelques blocs dans San Francisco. Un bon petit coup de pouce, et un bon coup de pub ! A vous de tester…

Techcrunch sur Twitter : @Techcrunch

Mercredi : Netflix et Youtube s’associent dans le deuxième écran

On savait que le « second écran » était une grande tendance du moment, mais de là à imaginer que Google via ses equipes de Youtube et Netflix travailleraient ensemble sur un nouveau protocole… Le second écran, c’est l’intégration d’une tablette, d’un smartphone en interaction lors du visionnage d’un programme sur sa télévision. Ca veut dire jouer, communiquer et échanger lorsque l’on regarde une émission, un match de sport, un film… La télévision ayant du mal à se renouveler du fait de ses sources de financement, de la multiplication des canaux de diffusion, d’Internet qui prend de plus en plus de place, il a donc fallu intégrer un nouvel acteur pour entrer dans la scène. L’idée du protocole imaginé par Youtube et Netflix, l’un des principaux acteurs de la diffusion de films sur Internet aux États-Unis, est d’aider les développeurs travaillant sur des applications de second écran à se lancer sur des télévisions et autres produits connectés. Sony, Samsung, Hulu et la BBC entre autres ont déjà rejoint le projet. Les chaînes de télévision française, à notre connaissance, et ce malgré de fréquents trajets dans la Silicon Valley, ne sont pas dans la liste. Pourquoi cette alliance ? « Nous voulons faire avancer cette industrie » ont ils déclaré après avoir été plutôt discrets jusqu’à présent. L’union fait la force en quelque sorte : peu de temps après que Netflix ait appris que Youtube travaillait sur le sujet, la décision était prise de joindre les efforts. « Discovery and launch » : ce protocole devrait servir à faciliter la connexion à la télévision depuis le smartphone par exemple, et également la découverte sur les différents programmes disponibles (ce qui va  aider sérieusement les développeurs grâce à ce nouveau standard)… En clair, l’idée est de concurrencer Airplay, et donc Apple et proposer une offre plus complète favorisant l’écosystème de développements autour de leurs plateformes.

Article sur GigaOm pour en savoir plus : « The story behind Dial… »

Le site de Dial : DIscovery And Launch

Jeudi : Twitter lance Vine, une nouvelle application de vidéo

 

Je vous ai parlé de Streamweaver dans cette rubrique, où il s’agissait d’enregistrer des vidéos sous différents angles : et voilà que Twitter s’y met aussi… via une startup rachetée l’année dernière, Vine. Comme quoi, et je ne cesserai de le répéter ici et ailleurs, la Silicon Valley est définitivement un endroit où les projets s’inspirent les uns des autres, comme partout ailleurs, en France ou en Allemagne. La manipulation est assez tactile, pour un résultat que je trouve au final beaucoup moins intéressant que le produit développé par Lightt par exemple… d’autant que cela ne se partage pas encore sur les réseaux sociaux… Malgré leur relative expérience d’Internet , que ce soit en marketing comme (et surtout en éxécution), rien n’est fait quand il s’agit pour une société comme Twitter de sortir de son domaine de compétence, et racheter une société n’est pas toujours la solution. D’autant plus que Facebook a rapidement retiré la possibilité de rechercher ses amis sur leur plateforme pour empêcher de favoriser l’effet viral : pas folle la guêpe, pas d’effet d’accélération d’audience à espérer de ce coté… Même le contenu pornographique semble avoir décidé de venir leur casser la modération ces derniers jours. Dure la vie de startup !

Le blog de Vine : Vine.co

Vendredi : Watsi, la première startup à but non lucratif de YCombinator

Il faut toujours finir sur une note positive, et je suis heureux de parler de la première startup à but non lucratif financée par YCombinator, l’incubateur de Paul Graham qui fait souvent l’actualité dans la Silicon Valley, par son originalité, son coté précurseur, sa personnalité… même si ça me fait bizarre de parler de financer du « non-profit » dans un écosystème où le modèle économique est déjà une grande enigme, alors le non lucratif… Mais soyons positif et parlons de Watsi, dont l’objet est de permettre à des donateurs de financer des traitements médicaux pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Il s’agit là d’aider les pays en développement à s’attaquer à la fracture médicale, en clair la grande difficulté de permettre à des populations au Malawi, en Éthiopie ou au Kenya de se soigner avec des traitements quels qu’ils soient, même au moindre coût… Point important : 100% de la donation sert au financement du traitement des personnes qui se déclarent sur le site, que l’on choisit personnellement et à qui on peut donner au moins $5, et il est proposé de faire un suivi sur la façon dont le traitement se déroule. On parle ici d’opérations un peu lourdes, qui peuvent coûter $200, $400. Même si le projet semble à priori fantastique humainement, et que Paul Graham avoue avoir trouvé en Watsi « une des utilisations les plus révolutionnaires qu’il ait vu sur Internet », cette exposition de candidats déclarés aux soins crée un sentiment trouble et surtout ne doit pas nous faire oublier que la solution à ce problème dramatique de l’accès aux soins est plus un problème à régler de façon globale plutôt qu’individuelle, et qu’il ne faut pas relâcher l’effort . Mais restons positif, avons nous dit.

Watsi sur Twitter : @Watsi

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

Facebook recherche développeurs iOS

Il y a des emails anodins qui passent, comme ça, dans la Silicon Valley : tu es développeur sur iOS (la plateforme d’Apple pour ses produits phares iPhone et iPad) ? Viens donc gagner $150 pour une heure passée à Menlo Park dans les locaux de Facebook en 1to1 comme on dit (en tête à tête) afin de discuter d’expérience utilisateur sur iOS.

Ben voyons ! Le procédé peut paraître inhabituel, mais peut montrer bien les difficultés que peuvent avoir des entreprises comme Facebook à trouver les perles rares sur des plateformes comme iOS, puisqu’il apparaît évident que derrière cette campagne d’échange autour du « user experience », ça sent la détection de talents à plein nez !

D’autres diront que ça sent plutôt un renforcement dans l’intégration d’iOS dans Facebook, je vous laisse poursuivre la lecture chez des collègues Outre-Atlantique.

De toute façon, et contrairement aux idées reçues, les développeurs (mobiles ou non) sont chers, très chers, rares et versatiles (droit du travail US oblige) dans la Silicon Valley. Durs à fidéliser, durs à détecter. Des tarifs horaires à $200 et plus sont possibles, et visiblement Facebook a décidé de fixer le tarif à $150. Assez de surenchère comme ça !

Voyons s’ils trouvent développeurs à leur pied, la croissance de Facebook sur mobile n’est visiblement pas encore arrivée à son terme, et il y a toujours une startup pour venir freiner les progrès que le géant d’Internet aimerait faire sur les smartphones : après Instagram dans le segment des applications de photographies (racheté à prix d’or), c’est au tour de Socialcam, dans le domaine de la vidéo, de venir lui faire de l’ombre.

Application numéro 1 sur Facebook (72 Millions selon Appdata), avec un chiffre total d’utilisateurs à faire rugir de plaisir ses investisseurs, cette spin-off de Justin.TV, la célèbre startup de streaming vidéo lancée par Justin Kan en 2006, est en train de se lancer avec brio dans l’ascenseur supersonic des potentielles cibles d’achats si la progression se poursuit à ce rythme… Encore mieux que Pinterest en terme de courbe, et mieux qu’Instagram en terme d’effectifs… ils ne sont (encore) que 3 salariés…

Justement, j’ai eu la chance d’en rencontrer un cette semaine dans leurs nouveaux locaux à San Francisco (et oui, l’habituel ingénieur Français talentueux du Team), qui nous apporte quelques informations et témoignages… merci à Guillaume Luccisano pour son accueil…

Leur préoccupation à ce jour ? Faire mieux que Youtube, rien que ça. En attendant, j’ai rarement une expérience utilisateur aussi agréable, et la plateforme fait vraiment un travail remarquable d’encodage. Et en plus, elle sait supporter la charge, et éventuellement un réseau défaillant (ça vaut mieux de nos jours…).

NDLR : Promis, la prochaine fois j’utiliserai mon iPad mieux histoire d’éviter les 2 bandes noires verticales 🙂