L’actualité High-Tech de la semaine : Microsoft, Amazon, Tumblr, Aira, et la mobilité

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : Microsoft et son histoire à la Commandant Cousteau 

Project NatickDes chercheurs travaillant chez Microsoft ont conclu récemment que le futur des datas centers se trouvent dans les océans. Ils sont marrants, ces gars de la technologie. Après nous avoir bien pourri la planète avec toutes ces usines pour fabriquer tous ces appareils, ces composants, en se servant au passage allègrement dans des mains d’oeuvre bon marché à travers la planète… Après nous avoir bien pourri l’espace avec toutes ces coquilles de fusée et autres satellites qui naviguent autour de l’exosphere, nos amis ont décidé de s’attaquer à ce qui nous reste le plus précieux : les océans. C’est donc sous les océans que les serveurs vont faire des bulles avec leurs 0 et leurs 1. Les serveurs seront supposés être relié au sol ferme depuis des cables de fibre optique. C’est supposé résoudre le problème de surchauffe des serveurs, ainsi qu’améliorer l’efficacité des transmissions. Ce joli projet de Microsoft a pour nom Project Natick. Vous pourrez voir sur le site web le sourire à plein dent d’ingénieurs qui pense avoir trouvé l’innovation du siècle. Je ne garantis pas la même réaction sur la faune aquatique locale, et même plus si jamais ce projet vienne à convertir un quelconque comité d’investissement à Redmond, Washington. Le premier essai a eu lieu dans l’Océan Pacifique, près de San Luis Obispo, à environ 30 pieds de profondeur. Le nom du prototype (Leona Philpot), qui a donné satisfaction, a été choisi parmi l’un des personnages du jeu vidéo développé par Microsoft, Halo. Probablement le genre de jeu qui vous donne des cauchemars.

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Mardi : Amazon veut faire du mal au retail

Amazon_Books_-_Online_ExperienceJe les entends souvent, même depuis San Francisco, tous ces as Français du numérique qui ne cessent de taper sur la tête du secteur de la distribution, prêts à donner la leçon (le consulting, ça paye toujours de nos jours) sans jamais vraiment parler d’autre chose que ce “digital”, le doigt magique qui va les sauver de la faillite. La faute à qui ? Amazon. Amazon, le Bon Dieu des geeks du e-commerce, celui par qui tout va, tout passe. Celui qui a montré la voie, celui qui montre l’exemple. Amazon et sa valeur boursière, Amazon et ses entrepôts du futur. Amazon, Bezos, le futur du retail, qu’ils disent. Maintenant, la rumeur, c’est qu’Amazon devrait ouvrir 300 à 400 librairies, selon une fuite d’un responsable de centres commerciaux aux États-Unis visiblement en discussion avec le géant de Seattle, “semant la panique à travers toutes la distribution”. À ce jour, Barnes & Noble, la référence en la matière, c’est 640 magasins. 300 à 400, normalement, ça met des années à se mettre en place, donc on peut douter du sérieux du truc. En même temps, c’est Amazon. Un premier ‘Amazon bookstore” a déjà été ouvert en novembre 2015. Il semblerait que des recrutements soient en cours dans la Californie du Sud. La rumeur (une autre) indique même que c’est Steven Kessel, l’homme qui a fait le Kindle, qui revient aux affaires après un congé sabbatique, “pour donner la leçon au retail”. Des brevets ont même été déposés…Le paiement serait fait au moment où le client sort du magasins avec ses articles, sachant qu’il aura été préalablement identifié. Bref, toutes ces histoires démontrent bien que ce n’est pas demain que les magasins vont disparaître de notre paysage. Vous imaginez, vous, un quartier sans magasin ?! Comme dit le proverbe, les experts digitaux aboient, le retail travail et une bonne partie du digital trépasse.

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Mercredi : Tumblr vient de faire du mal à Yahoo!

David Karp et Marissa MayerC’est beau la vie d’une startup, surtout d’un point de vue comptable : très basique. D’un coté, il y a une sorte de capital social qui se transforme automatiquement en fonds de roulement, approvisionné par de bien généreux bienfaiteurs. De l’autre coté, se déversent les dépenses, qui coulent tant que la colonne opposée est approvisionnée. Mieux encore, il y a des bouts de papier qui se transforme en monnaies sonnantes et trébuchantes : ça s’appelle des “convertible notes”. C’est fou ce que Powerpoint a fait comme progrès. Tu m’étonnes que ces incubateurs Parisiens poussent ces jeunes “à devenir entrepreneurs”. “Tout le monde peut devenir entrepreneur”. Oui, en fait, on a tous appris un jour à dépenser notre argent de poche, c’est le début du capitalisme de startup. En parlant de jeune, c’est 1 milliard de dollars qu’il a touché, le jeune David Karp, lorsque Dame Marissa Mayer a mis le grappin sur Tumblr. Soit disant que ce serait bon pour les chiffres d’audience de Yahoo!. La grande dictature du digital : l’audience. Comme si Internet était devenu une grande télévision, permettant toutes les folies financières imaginables. Seulement voilà, Tumblr n’a pas fait les $100 millions promis par Marissa. Les chiffres d’audience aux états-Unis n’ont pas progressé entre la date de rachat, Juillet 2013, et Octobre 2015. La punition ne se fait pas tarder : moins-value de $230 millions dans les comptes de Yahoo! en 2015. D’où sort le montant ? Quelques approximations analytiques, extrapolé par le coût du mètre carré à Sunnyvale et le trio vainqueur du prochain Tour de France. Quand une société n’arrive pas à dégager $100 millions en chiffre d’affaires, ça vaut combien selon vous ?

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Jeudi : Aira veut continuer à aider les non-voyants

Aira.ioParfois, on se dit qu’on l’aime bien, cette structure capitalistique des startups qui distribue les dollars à la pelle chaque semaine, surtout quand c’est pour financer de réelles technologies qui se mettent au service de l’humain. La startup Aira, basée à La Jolla en Californie, développe une solution de vidéo embarquée permettant à des personnes non voyantes de se faire guider lors de leur déplacements. La personne en difficulté peut ainsi se faire aider par des agents ou des membres de sa famille grace à des messages audio. La société vient de faire une levée de fonds de $2,5 millions. Sa précédente levée de $800.000 a permis de déployer la solution auprès d’une centaine de non voyants, et rendre compte du succès de la solution. Aira a désormais un peu plus de carburant pour aider les quelques 20 millions de personnes non voyantes recensées aux États-Unis. 2,5 millions, c’est un début ! Lux Capital, un des investisseurs, spécialisés dans les technologies émergentes dédiées aux sciences de la vie, à levé son quatrième fonds l’année passée pour un montant de $350 millions.

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Vendredi : ça bouge dans la mobilité

AlexaIl ne se passe pas une semaine sans qu’un segment ne soit l’objet d‘une actualité assez variée. Prenons ce vendredi 5 Février et le secteur de l’automobile par exemple. La startup Zirx, basée à San Francisco, vient de décider d’abandonner son activité de services de valets aux particuliers afin de se consacrer au marché des entreprises. L’application mobile Moovit vient de sortir une nouvelle fonctionnalité permettant aux utilisateurs de ce service de guidage des transports publics de bénéficier de suggestions en temps réel sur ses trajets habituels selon le traffic en cours. Une nouvelle application mobile appelée Goshare permet d’emprunter des camionnettes ou de bénéficier de la conduite de propriétaires de ces véhicule pour des trajet nécessitant de déplacer des produits de grand taille (pour les heureux propriétaires d’un iPhone pour le moment). Amazon lance un service sur sa plateforme Echo et la fameuse borne parlante Alexa la possibilité de commander un Uber et suivre l’évolution de la course. Rien ne dit que la chose a été prévu de fonctionner aussi lors de l’annulation de la course par le conducteur. Et last but not least, Elon Musk évoque dans une question posée lors d’un évènement public avoir pensé à construire un avion électrique. En fait, ce mec, c’est Batman. La mobilité a de beaux jours devant elle…

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

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Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

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Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Amazon, 500Startups, Relayrides, Jelly HQ, Tumblr et Yahoo!

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Amazon y va aussi de ses coins

Alors que Bitcoin fait parler de lui quasiment tous les jours avec sa nouvelle monnaie, et que des startups de Californie comme Ifeelgoods sont en train de pousser la porte des monnaies virtuelles sur Internet, Amazon continue son travail de titan du web en proposant sa monnaie virtuelle sur Kindle Fire qui peut désormais être utilisée comme moyen de paiement. Comme c’est un jour de fête, il y a 500 coins (un équivalent de $5) qui vont arriver sur le compte de tous les propriétaire de la liseuse (et les nouveaux aussi) prêts à être dépensés sur l’achat d’applications ou lors d’achats à l’interieur d’applications. Il sera possible d’acheter ces coins, avec pour contrepartie une remise de 10% sur les achats. L’objectif est de permettre aux clients de faire quelques petites économies, et pour les développeurs (de jeux notamment) d’augmenter le traffic, les downloads et le potentiel de monétisation. Inch Allah ! « Today is Day One for Coins », a dit Mike Georges, VP of Apps, Games & Cloud Drive. Les développeurs toucheront leur commission de 70% lorsque les achats seront faits avec les coins. Chers développeurs, si vous lisez ceci et que vous ne distribuez pas encore de jeux sur le portail d’Amazon, c’est par ici qu’il faut s’inscrire.

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Mardi : festival international de startups chez 500Startups

 

500Startups est un des incubateurs de choix de la Silicon Valley. Je suis en général très dur avec ces institutions dans leur ensemble (les résultats sont assez faciles à évaluer), car beaucoup on fleuri dans le sillage de Paul Graham et son YCombinator, voire du TechCenter de Plug’nPlay, sans pour autant valoir la peine d’y passer, à moins de vouloir absolument s’acoquiner d’un « programme made in Silicon Valley ». En ce qui concerne 500Startups, c’est d’un niveau très élevé, car son inspirateur et grand gourou, Dave McClure, n’est ni le premier venu, ni un inconnu. Développement, marketing chez Paypal, CEO, conseiller pour de nombreuses startups qui ont bien vécu, Dave est tout simplement un caractère fait pour cet écosystème des startups, avec le lancement d’un fonds en 2009 dédié aux startups développant des applications sur Facebook, grand voyageur au pays des startups aux quatre coins du monde… et 500Startups, son dernier projet (pour le moment) et son 6ème batch, 28 startups pleines d’entrepreneurs venant de partout : États-Unis, Amérique du Sud et Centrale, Afrique, Moyen-Orient, et Europe. Malheureusement, la seule équipe parlant Français sélectionnée dans ce groupe vient de Martigny… en Suisse. Le passage dans le programme de 3 mois de 500Startups est une vraie opportunité à saisir (quelque soit le pourcentage pris, et la valorisation de la startup, tout se négocie), je suis curieux de voir la première startup Française à qui ça va sourire.

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Mercredi : Relayrides subit un arrêt à New York

Bien qu’il ne manque pas de beaux esprits, en Californie ou ailleurs, pour trouver des segments inexplorés sur Internet, ce que j’ai expliqué par ailleurs comme étant l’effet Golce Dabanna, il y a aussi des problèmes qui peuvent barrer la route à des innovateurs les plus malins : le législateur ou ses ayant droits. Les lobbys peuvent se révéler très efficace pour protéger des business qui ont fait depuis longtemps le bonheur de biens des industries. Dans le cas d’Internet, des sociétés comme Uber ou Airbnb jouent actuellement avec le feu à vouloir briser le transport des personnes ou l’hotellerie. Et on les remercie tant nous, les utilisateurs, avons besoin de nouveautés. Dans le cas qui nous intéresse, c’est la société de San Francisco Relayrides, une application iOS qui permet de connecter des personnes cherchant un propriétaire de véhicule pour les transporter là où ils ont besoin… Le département des Services Financiers de la ville de New York viennent d’envoyer une lettre de désistement à Relayrides afin de l’empêcher de continuer ses activités pour des campagnes de publicité mensongère, ainsi que pour violations de police d’assurance. Avec effet immédiat. Relayrides, qui a levé $13 millions, est déjà présent sur 17 villes aux États-Unis. Le CEO de Relayrides n’est pas un inconnu puisqu’il s’agit d’André Haddad, ex-CEO de Shopping.com, racheté par eBay, qui s’est d’ailleurs exprimé sur le blog de Relayrides à ce sujet. « Innovation, by its nature, does not always fit within existing structures » : l’innovation, par nature, ne convient pas toujours aux structures existantes, mais ils collaborent avec le département de New York pour résoudre le problème. L’arrêt d’une activité n’a pas empêché un autre Français de bien réussir pour le moment (Renaud Laplanche avec Lending Club). Nous souhaitons le même bonheur à André et ses équipes ! Mais le temps presse, car les compétiteurs comme Lyft rodent… et progressent !

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Jeudi : avec Jelly,  pas de mélo, des millions  

 

J’adore ces contes de fées à la mode Silicon Valley qui vous rappelle deux choses : c’est toujours mieux d’être né du bon coté et que l’argent, ce n’est pas ce qui manque là-bas. Alors les bonnes idées finissent toujours par arriver, y a qu’à donner les sous. Biz Stone est connu pour être un des co-fondateurs de Twitter, qui n’a naturellement plus de soucis à se faire pour son avenir. Maintenant, il y a les autres co-fondateurs comme Jack Dorsey qui a créé Square et rêve de la mairie de New York, et Ev Williams qui lancent Medium (l’Internet, vous allez voir, le vrai, le plus beau, le plus haut, le plus fort) avec Biz Stone… et bien ils ont du temps de libre ces jeunes entrepreneurs, et donc Biz Stone vient de lever son premier round de financement. On sait avec qui : pleins de gens dont Bono, mais on ne sait pas combien, et surtout, on ne sait absolument pas ce que Jelly HQ va faire. « A social good theme ». Ben voilà, fallait y penser. Tellement innovante l’idée qu’elle est trop grand pour tenir sur un site web. Ils l’ont mis dans un Tumblr, ça va plus vite.

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Vendredi : le Board de Yahoo! se penche sur le cas Tumblr

Tiens, parlant de Tumblr… Yahoo!, vous savez la société qui fait (encore et toujours) un revenu de presque $1,2 milliards par trimestre, toujours profitable ($400 millions au premier trimestre 2013), avec près de $3 milliards en banque, qui a embauché une des plus prometteuses VP de Google, continue d’investir pour l’avenir en proposant  d’acquérir Tumblr, la startup New Yorkaise, pour $1,1 milliards. Tant qu’il y est, le Board, il pourrait peut être revoir le cas DailyMotion, l’autre idiot est passé à autre chose… Là, vous savez, ce Ministre stupide qui confond le business avec une mission divine. J’avoue que je ne me suis pas remis de cet empêchement d’Arnaud Montebourd pour le rachat de DailyMotion par Yahoo! A tel point que je me suis demandé si ça existait, de porter plainte contre un Ministre. Pour méconnaissance des enjeux d’une startups de 200 personnes, d’une industrie en général, et pour mépris du travail considérable entrepris par les équipes de DailyMotion en France et aux États-Unis. La solution Française : un partenariat industriel à proposer à Orange (par échange d’actions) par ceux qui détiennent le Journal du Net et l’Internaute… pour créer  un leader mondial des contenus. En Français j’imagine. Je vous le dis, ils sont fous ces gaulois de l’Internet. Circulez, y a rien à voir.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !