L’actualité High-Tech de la semaine : Theranos, Apple et Saleforce and co, le NASDAQ, Trump et Walmart

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Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Ça dégaine pour Theranos

Elizabeth Holmes, CEO de Theranos

Suite et fin de l’histoire avec la startup Theranos, star des années Techcrunch en 2014, avec la SEC (US.Securities and Exchange Commission, le « gendarme de la Bourse » américaine) qui charge Theranos, la fondatrice Elizabeth Holmes, et l’ancien président Ramesh Balwani de fraude. La compagnie et Holmes ont accepté les accusations sans toutefois admettre d’avoir effectué des actes répréhensibles. Holmes paiera une amende 500.000$, et sera interdite de servir dans certains rôles au sein des entreprises publiques. Elle devra retourner les 18,9 millions d’actions restantes qu’elle a obtenues pendant la période de fraude; et renoncer à son droit de vote de Theranos en convertissant ses actions ordinaires de catégorie B en actions ordinaires de catégorie A (c’est technique, mais précis, mon cher Watson). De cette façon, si Theranos est acquise ou liquidée, Holmes profitera pas de fruits de la vente à partir du moment où au moins 750 millions de dollars auront été restitués aux actionnaires de Theranos. Balwani, quant à lui, fera face à des accusations devant les tribunaux.  Quant tu es Président d’une société aux États-Unis, tu as plutôt intérêt à faire attention à ce qui se passe en son sein. Voire éviter de pousser un peu trop Mémé dans les orties, en exigeant de tes employés à faire ce que l’éthique réprouve. En tout cas, mieux vaut avoir des compétences dans le secteur du médical : le software a beau « manger » le monde, mieux vaut se méfier des leçons bien connues des amateurs des fables de La Fontaine (genre jouer avec le feu – sic). La SEC allègue que Theranos a amassé plus de 700 millions de dollars durant la période de fraude. Quand même. Tout est parti d’un article du Wall Street Journal (et oui, certains journalistes font leur job sur les sujets tech). Ces braves gens ont tout de même levé plus du milliard de dollars pour cette société créée en 2003. Comme quoi, lever des fonds, ça ne prouve pas toujours le bienfondé de ceux qui les lèvent.

C’est le jour des courses dans la Silicon Valley

Money, money, money!

La même semaine, ce n’est pas moins de 3 rachats de startups qui ont été annoncées par les stars de la Bay Area. Tout d’abord Apple, qui a racheté la startup développant Texture, un kiosque numérique offrant un accès illimité à un catalogue de magazines. On imagine bien ce qu’Apple compte en faire. Salesforce rachète CloudCraze, plate-forme développé dans l’écosystème de Salesforce proposant une suite d’outils de vente et de marketing. Ne cherchez pas le montant, c’dest de toute façon certainement moins chez et plus rapide que de développer le truc soi même. Dans la catégorie des moins connus, il y a la société de spécialisée informatique Palo Alto Networks acquiert la société de solutions de sécurité dans le cloud Evident.io. Comme son nom de l’indique pas, la société Palo Alto Networks est basée à Santa Clara : ça, c’est pour les grands fans de la Silicon Valley, et les précieux quant aux détails historiques. Les heureux propriétaire de la startup Evident.io vont se partager $300 millions avant impôts, pour une levée totale de $49 millions. Not bad. Un joli coup pour un de ses investisseurs, In-Q-Tel, qui n’est rien d’autre que… la société effectuant des investissements pour le compte de la CIA. Oui Madame. Quoi ? Vous avez dit ? Et la GDPR dans tout ça ? Euh… Tiens, en parlant de GDPR, la société d’information financière  Experian, bien connue pour son système informatique en forme de gruyère (petit rappel pour les non initiés ici) acquiert la société basée au Royaume-Uni ClearScore, spécialisée dans l’aide aux prises de décision financières pour les particuliers, pour $385  millions. Souhaitons que l’audit informatique ait été fait par des gens sérieux.

Qui n’en veut du NASDAQ ?

Photo by Jakub Gorajek on Unsplash

La course à l’IPO continue. Bien que les résultats de l’introduction en bourse au temple des valeurs technologiques au NASDAQ ait fait les preuves que c’est toujours bon qui s’en occupent, et un peu moins pour ceux de l’autre coté de la barrière, cela n’arrête pas le flux des prétendants dont peu de gens on entendu parler, et comprennent encore moins ce qu’ils font pour aller chercher les patates et faire ding dong avec la cloche (une vieille tradition locale). Voyez un peu : la société de sécurité informatique Zscaler fait récemment son entrée dans le Nasdaq. La nature de leur activité est aussi compliquée à comprendre que le fait d’essayer de prononcer le nom de la société sans postillonner.  Déposé confidentiellement pour $100 millions l’été dernier (les cachotiers…), l’offre avait initialement prévu de vendre des actions de 10 millions d’actions au prix de $10 à $12 chacune, avait ensuite élargi le placement à 12 millions d’actions de 13 $ à 15 $ chacune, selon le bon principe disant que qui peut le plus, peut le moins. N’est ce pas. Finalement évalué à 16 $ par action, évaluant de fait la société à 1,9 milliard de dollars, négociation fut ouverte à 27,50 $ par action, permettant ainsi à l’entreprise d’amasser 192 millions de dollars. Bon, pour la plus-value pour les boursicoteurs, faudra attendre un peu. Et pas plus tard que cette semaine aussi, la plate-forme d’automatisation d’abonnement pour les entreprises Zuora vient à son tour de candidater pour la Bourse de New York sous le symbole ZUO, après avoir levé 242 M $ à ce jour. L’histoire ne dit pas quel est le chiffre d’affaires de Zuora (on y parle de volume de contrats gérés, en bon nombre, c’est certain), et encore moins si l’entreprise est profitable. Et ce sera bientôt le cas de Spotify, qui sera introduite en bourse le 3 avril prochain, dont on peut bien se demander si un jour cette entreprise gagnera finalement de l’argent. Les pertes sont proportionnelles à la croissance d’augmentation du chiffre d’affaires ! Enfin, Dropbox vise à lever près de 650 millions de dollars, selon un récent un dépôt à la SEC montrant que la société prévoit d’offrir des actions 36M à 16 $ à 18 $ chacun. C’est le moment de péter votre Livret A.

V’la Trump qui fait de l’interventionnisme !

Le Président des États-Unis d’Amérique

Le président Donald Trump a tué le projet de rachat de Qualcomm parBroadcom, invoquant des problèmes de sécurité nationale, selon un communiqué publié lundi par la Maison Blanche. « Il existe des preuves crédibles qui portent à croire que Broadcom Limited, une société anonyme organisée en vertu des lois de Singapour (Broadcom) … en exerçant le contrôle de Qualcomm Incorporated (Qualcomm), une société du Delaware, pourrait prendre des mesures qui pourraient compromettre la sécurité nationale des États-Unis « , indique le communiqué. Bon, tout ça, c’est une histoire de semi-conducteurs qui veulent être calife à la place du calife, qui cherchent la taille critique tout en faisant les beaux jours des banques et avocats d’affaires. Comprenez bien, ces gens là n’ont pas de weekends et il faut bien qu’ils trouvent des trucs à faire, des coûts à réduire, que sais-je. Forbes a déjà fait le boulot d’expliquer les raisons du truc, alors allez donc voir . C’est sûr que de voir Qualcomm passer sous un pavillon autre qu’Américain, ça lui a foutu les jetons au grand Donald. Qualcomm est une des gros employeurs de la région de San Diego, en Californie du Sud (dans les 30.000 et quelques), une des régions où se concentre l’industrie de la Défense Américaine. C’est certain que ça fait drôle de voir une telle implication du pouvoir exécutif Américain se mêler des affaires privées, mais il faut reconnaître que Trump n’avait pas encore appuyé sur tous les boutons qu’implique sa fonction, dont celui de passer pour un bon père socialiste. Voilà, c’est fait. Du coup, ni une ni deux, l’ancien président de Qualcomm, Paul Jacobs, travaille sur une offre d’acquisition de la société, rapporte le Financial Times, informant le conseil d’administration de Qualcomm de ses projets et ayant déjà approché un certain nombre d’investisseurs, y compris SoftBank. Pas des Américains ça, il a pas suivi, Paulo…

Retail is not dead!

Photo by Aquib Akhter on Unsplash – Les clichés ont la peau dure

Les grands gourous du Retail et les Rois de la Transformation Numérique vous l’annoncent à tord et à travers : Amazon va tuer tout le monde. Et tout ça. Pendant ce temps, et bien les gros bras du métier comme Walmart font leur vie, et surtout leurs courses. Walmart est en pourparlers pour investir 7 milliards de dollars dans l’entreprise de commerce électronique Flipkart. Basée en Inde, l’opération permettrait à Walmart d’acquérir environ un tiers de la société, ou encore Walmart achèterait 40% de Flipkart. Ça papote encore sur les centimes. C’est sûr qu’à coté les annonces du père Bompard, ça ressemble à des pets de souris ! Le marché Indien intéresse pas mal de monde, à savoir Amazon notamment avec l’ami Bezos qui veut investir $5 milliards sur un marché de 1,3 milliards d’habitants. Ça en fait du monde qui va fait ses courses. Créé en 2017, Flipkart fait $3  milliards en chiffre d’affaires, emploie 33,000 employés. Il semblerait qu’une partie des entreprises de l’écosystème de Flipkart soient enregistrées à Singapour. Ça ne m’étonnerait pas que Donald vienne mettre le bout de son nez dans cette histoire, on ne sait jamais avec lui, il est tellement surprenant. Walmart investissant des milliards hors des États-Unis, au lieu de créer de l’emploi sur le sol américain, pensez vous !

 

L’actualité de la High-Tech : Matterport, Uber, 137Ventures, Bop.fm, Privatize

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : la 3D c’est pour quand ?

Le monde qui nous entoure est merveilleux : tout en couleur, plein de formes, tout en 3D. Sa restitution numérique est absolument, définitivement, résolument plate, quel que soit l’appareil que l’on utilise (sa télévision, son téléphone portable, sa tablette). Rien n’arrive encore à reproduire cette magie du réel. Hormis les imprimantes 3D qui courent désormais les rues, et qui vont bientôt devenir un produit de consommation courante au train où vont les choses, il ne se passe pas grand chose. Enfin presque, il y a des société comme Movidius, dirigée par un Français à découvrir, Rémi El-Ouazzane, dont la société travaille à pousser les limites du hardware par les prouesses du software (ils participent notamment au projet Tango  mené par Google pour donner aux appareils mobiles une compréhension à l’échelle humaine de l’espace et du mouvement), par exemple. Et il y a Matterport, que l’on a déjà évoqué ici, développant une technologie permettant de « scanner » un lieu, des objets et de les restituer en 3D. Toujours présent, c’est désormais $16 millions nouveaux qui vont permettre  de poursuivre le développement commercial de la société qui pour le moment s’adresse aux photographes, aux sociétés évoluant dans l’immobilier… car ce joli joujou coûte tout de même la bagatelle de $4,500.

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Mardi : Uber recrute !

La Silicon Valley ressemble des fois au mercato du football, vous savez, la ruée des les transferts pour avoir chaque année la meilleure équipe. Les talents sont rares dans la Silicon Valley (du moins, la demande n’est pas satisfaite), alors il y a un vrai travail de harcèlement opéré par les « agents locaux », les recruteurs, qui deviennent à ce sujet la bête noire des ingénieurs, car tellement insistants. Un bon développeur qui s’est fait remarqué pour avoir développé une meilleurs application que, disons une société de la taille de Flickr, va vite être reconnu via le bouche à oreilles et se voir proposer des boulots tous les 3 jours. En ce qui concerne les talents reconnus et installés dans de belles positions chez Apple, ou Google (Facebook fait encore partie des chasseurs), dont les procédures de recrutement sont extrêmement difficiles et reconnues, c’est une autre bataille à haut niveau, et à ce jeu, il n’y a pas que Facebook mais aussi par exemple Uber, qui se montre tout à fait séduisant. La startup de San Francisco vient de recruter Chris Blumenberg, presque 15 années passées chez Apple, récemment en charge de Safari pour OS X et iOS, etdésormais Senior Engineering Manager chez Uber. Nouvelle suffisante d’un point de vue local pour faire ici l’objet d’une mention dans la rubrique des transferts. Les sociétés de San Francisco et de la Silicon Valley sont capables de tout pour acquérir un talent, une équipe. Quitte à racheter une société $3 milliards, comme ce fut le cas de Google avec Nest. Si, j’ose le dire. Posez donc la question à Tony Fadell ou Matt Rogers, co-fondateurs de la startup aux thermostats. Quant à notre ami Chris, Uber reste définitivement le bon choix du moment, avec probablement encore un petit peu de stock options disponibles, des fonds levés bien en suffisance, Google en back-up, une belle croissance en cours… un nouveau métier qui marche et que tout le monde attendait. Et des bureaux, mon dieu, que c’est joli chez Uber ! Ca vous tente ?!

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Mercredi : le chiffre 137

Je m’étais amusé du sympathique coup de pub de la triplette  Marc Simoncini-Jacques-Antoine Granjon-Xavier Niel qui il y a un an avait proposé de verser 25.000 euros à 101 startups dirigées par des moins de 25 ans (ça fait tout de même 2,5 millions d’euros, mais bon le coté Père Noêl, vous savez…) . Silicon Valley est définitivement une autre planète. Ici, c’est le chiffre 137 qui va porter bonheur avec la société 137ventures qui vient de lever $137 millions afin de prêter à ces malheureux entrepreneurs de startups de las Silicon Valley forcés de rester plus longtemps qu’ils n’imaginent dans la salle d’attente des milliardaires ayant joué à la course à l’IPO. Non, ce n’est pas le nom d’une nouvelle hormone censé rendre plus riche, mais le terme un peu barbare pour désigner l’introduction en bourse (au NASDAQ pour les plus ambitieux), et qui transforme votre contrat de travail, des années de sueur, er votre portefeuille d’actions préférentielles en un JACKPOT à faire rêver ! 137ventures a ainsi parmi ses clients la crème de la crème de la Silicon Valley pour qui le standard de vie doit naturellement correspondre à celui du voisin qui, lui, a déjà réussi. N’oubliez pas qu’aux États-Unis d’Amérique, tout est dans l’apparence. Et ici comme ailleurs, c’est bien connu, on ne prête qu’aux riches.

Jeudi : Bop, bof

Une belle journée dans le monde des startups : 2 fonds dont Google Venture en Europe qui ouvre le robinet pour $130 millions, prêts à être servis bien chauds, et de l’autre coté $70,4 millions levés par des startups ici et là (aux États-Unis essentiellement). Le capitalisme a la peau dure, le fantôme de la bulle internet rôde, et la caravane passe. Et rien ne change, dans un monde où les filons des idées qui vont changer le monde semble intarissable. L’industrie de la musique a été plus que bouleversée, avec des labels en difficulté comme bon nombre d’acteurs dans le domaine des médias et de la culture, et la situation est devenue encore plus compliquée pour les artistes qui doivent apprendre à devenir leur propre producteur, webmaster, Youtubeur… et perdre une part de leur âme, sinon se fier à un facteur chance aussi fiable que ce foutu social media où la quantité prime sur la qualité. Deezer, Spotify, Rdio, et j’en passe prennent le pas jour après jour sur les copies vendues en bonne et due forme. Maintenant c’est la deuxième couche qui arrive avec Bop.fm, basé à Palo Alto comme il se doit, afin d’être plus près du bon dieu pognon qui le leur rend bien puisqu’ils viennent de lever $2 millions. A quoi ça sert ? Rassembler vos playlists des différentes plateformes (parce que naturellement vous avez des playlists partout, puisque vous écoutez de la musique partout, pffff…) sur une seule et les partager. Les limites de l’intelligence du « pissage de code » comme on dit.

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Vendredi : vous connaissez les réseaux sociaux semi-publics ?


On pensait avoir tout vu sur les réseaux sociaux, cette déferlante venue révolutionner les rapports humains (il est question de vouloir changer le monde, je le rappelle) tout en créant une nouvelle forme d’esclavage (indolore certes) : la traite des données. Les égos se défoulent, les agents publicitaires se frottent les mains, et Facebook jongle avec les milliards. A coté du géant de Menlo Park (6.000 employés à votre service), il y a Twitter et son éco-système. Pas vraiment la même catégorie de connexions sociales, on piaille dans le vide (ça s’appelle un tweet) ou on cause par une sorte de SMS qui transite à travers le web, et non les tuyaux des opérateurs (enfin presque). Une petite startup de San Francisco, ville qui ne manque pas d’ingénieurs profilés « Qui veut des millions », vient de nous inventer le tweet semi-public : tu tweet en public un lien qui ne sera lisible que par la (ou les) personne(s) qui sera(ont) mentionnée(s) dans ce tweet. Pour ceux qui se demandent (encore) à quoi sert Twitter, essayez Privatize , ça va aller plus vite qu’un long discours. Prévenez vos amis d’abord. Bon, à part donner la possibilité de faire suivre en privé des liens via Twitter à plusieurs personnes simultanément, je ne vois pas trop à quoi ça peut servir d’autres (sinon aussi créer des jalousies et des frustrations, je vois ça d’ici). Essayez toujours, ça donnera l’impression que vous êtes une personnes branchées « avec les nouvelles tendances de la Silicon Valley ». Décidément, drôle de semaine.

Suivre Privatize sur Twitter  : @Privatize

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Starwood Hotels, HomeHero, Blue Bottle, Yahoo!, IPO

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

 Lundi : Starwood Hotel, les premières graines de l’hotel numérique à Cupertino

Je vais faire un peu de publicité pour une chaîne d’hôtel, et j’en suis ravi ! Les industries dites traditionnelles ont beaucoup de mal à entrer dans le monde digital, et c’est bien souvent grâce aux startups que des choses bougent pour le meilleur confort des consommateurs. Par exemple, la startup de San Franisco HotelTonight vient de signer des accords avec dix grandes compagnies hôtelières pour apporter encore plus de choix pour réserver sa chambre à prix cassé comme nulle part ailleurs. Mais c’est de Starwood Hotel, propriétaire de l’hôtel Aloft à Cupertino dont je veux parler dans l’immédiat. Inspirée par sa présence au coeur de la Silicon Valley et de ses modèles d’innovation à répétition, la direction de l’hôtel a décidé de donner un accès direct à ses chambres depuis le smartphone pour les clients ayant réservé une chambre : finie la queue à l’accueil, on accède à sa chambre en toute simplicité… Une clé virtuelle est reçue dans une application mobile à télécharger, qui déclenchera l’ouverture grâce à la technologie Bluetooth. Compatible pour les iPhone 4S et supérieures, ou encore Android version 4.3 et supérieures. Ok, c’est Bluetooth. Mais il y a un début à tout. A terme, c’est plus de 100 hôtels concernés.

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Mardi : la société moderne ignore les seniors, HomeHero est là pour prendre le relais 

 

C’est un fait : nous ne nous occupons pas de nos ainés comme certaines civilisations peuvent encore le faire, dans les pays d’Afrique par exemple. Tout le monde est concerné. Et qui c’est qui va s’en occuper, hein ?! Ce n’est pas une question de difficulté, d’énergie, ou de stress. Juste une question de priorité. HomeHero, une startup basée à Santa Monica, qui bénéficie du soutien d’un incubateur local appelé Science Inc., créée en mai 2013 pour répondre à ce type de besoins, vient de lancer ses services dans la région de Los Angeles permettant aux familles de trouver des personnes qualifiées en mesure de prendre soin des seniors dans leurs lieux de vie. C’est donc une nouvelle place de marché que les deux fondateurs essayent de mettre en place depuis la Californie avec deux différents niveaux de service, du plus simple au plus sophistiqué en terme d’accès aux informations qualifiées. Après la Californie du Sud, d’autres états viendront s’ajouter… je conseille vivement la Floride ! Souhaitons un peu plus de technologie dans un monde qui a décidé d’en finir avec ses seniors, une population pourtant en croissance constante.

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Mercredi : Blue Bottle, l’art du café à San Francisco

Connaissez vous le gibraltar ? Non, je ne parle pas du territoire Britannique situé dans la mer Méditerranée, mais d’un subtil dosage entre le café et le lait qui renvoit le capuccino et autre café-crème aux archives du zinc. Il s’appelle « cortado » en Espagne, « noisette » en France. Tout est dans la proportion de lait, et dans son intégration : pas de sorte de mousse dans votre verre pour faire joli (ça ne se sert pas dans une tasse), c’est un parfait équilibre qui vous fait aimer le lait avec le café. Le gibraltar, ce sont les cafés Blue Bottle de San Francisco qui me l’ont fait découvrir, où la préparation des cafés en tout genre est un véritable art, c’est comme faire de la poterie avec des grains de café… avec la petite touche finale qui fait magiquement apparaître une feuille, un coeur, c’est comme vous voulez, à vous de découvrir la forme qui vous agrée… Blue Bottle est une société crée à Okland en 2002, une sorte de témoin de cette génération startup qui a grandit à San Francisco, où les cafés et point de vente Blue Bottle se multiplie (5 cafés à San Francisco, 4 à New York). Il n’y a pas que les Google bus et le « technology bashing » qui mérite d’être cité lorsque l’on parle de cette éclosion de technologie, il y a aussi des choses qui inspirent l’imagination. Blue Bottle vient de lever $25.75 millions auprès de stars de la Silicon Valley, après une levée en 2012 avec notamment… Google Ventures. Et oui. Comme un pied de nez à l’actualité que l’on veut vous servir en ce moment, au sujet de la Silicon Valley, où tout n’est pas rose, mais bon, prenez donc un café, ça vous détendra.

Suivre Blue Bottle sur Twitter : @BlueBottle

Jeudi : Yahoo! continue sa stratégie d’acquisition  

 

Vous rappelez vous de Donna ? Non, ce n’est pas une femme, mais une promesse d’assistante virtuelle qui n’a jamais vraiment décollé. La startup qui développe Donna s’appelle Incredible Labs, qui est à la base un nom difficile à assumer, je trouve. Le problème pour toutes ces société qui veulent transformer votre mobile comme un appreil intelligent est qu’il demande au smartphone des choses qui ne sont pas compatibles avec sa nature propre. Je m’explique : le monde des technologie s’est fait plaisir en appelant « smartphone » les téléphones de nouvelle génération, disposant de la capacité d’intégrer des applications, des données, donnant le champ libre à de nouveaux usages. Le problème, c’est que ça reste un téléphone, et surtout un appareil que l’on veut utiliser dans un contexte mobile : les données que l’on y intègre doivent être courtes, instantanées, géo-localisées, mais c’est tout sauf un bureau, où on est assis, on prends le temps et on a a disposition toutes ses données. L’interconnection entre ses données « sédentaires » et l’usage nomade que l’on veut faire de son téléphone mobile n’existe pas vraiment encore aujourd’hui. Tout comme Google Now, les calendriers intelligents, l’usage nécessaire en phase de mobilité reste très sommaire… et le macine learning n’est pas encore vraiment une spécialité mobile. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des sociétés comme Yahoo! qui se sont fait une priorité du mobile, et qui sont des acheteurs potentiels pour des startups qui ont poussé du bout de codes qui fera gagner du temps à ces sociétés web qui cherchent encore le miracle avec cette industrie du téléphone. Heureux donc pour Incredible Labs, désormais filiale du géant de Sunnyvale.

Vendredi : des introductions en bourse à gogo en 2014

Faites chauffer la planche à billets, 2014 va être une belle année à IPO. « Initial Public Offer » : c’est l’effet « kiss-cool » : une mise à zéro des compteurs pour ceux qui veulent joindre l’aventure entrepreneuriale par l’intermédiaire de la bourse et ses commissaires aux comptes et auditeurs, grands pachas du reporting, et le pactole pour ceux qui ont versé sans compter des millions espérant voir un jour la prise de risque se transformer en un océans de dollars. Pour la plus grande satisfaction de leurs créditeurs, de paisibles vieillards ayant troqué leur bas de laine pour s’acoquiner avec leur jeune entrepreneur, serial killer de l’innovation. Au programme : Aaron Levie, qui n’a cessé de travailler pour Box depuis sa sortie de collège, dont l’objectif est de vous aider à stocker vos fichiers dans le cloud, et qui n’a rien connu d’autres qu’El Camino Real, à Palo Alto, qu’il a quitté récemment pour Los Altos, même avenue, quelques blocs plus loin, mais cette fois avec plus de 1.000 employés, plus de $400 millions levés, des milliers de clients facturés pour quelques $100 millions de revenus et un nouveau Directeur Financier arraché à l’éditeur de logiciel SAP. A ma droite, Coupons.com, quant à lui, c’est une société créée en 1998 (bien avant Groupon), qui distribue des coupons digitaux, et qui espère lever $100 millions après avoir obtenu $277 millions auprès des capitaux risqueurs. Ses revenus sont d’un peu plus de $100 millions, et la société n’est toujours pas profitable. Vous achèterez, ou bien ?!

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !