L’actualité High-Tech de la semaine : WordPress, BitAngels, Blekko, Google et le Journal des Transferts du Web

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Happy Birthday Worpdress… putain 10 ans déjà !

 

« Les blogs, c’est fini ». On a souvent dit ça pour les SMS, on continue avec les emails, et donc aussi les blogs. 10 ans, happy birthday Worpdress. Personnellement, j’ai commencé à m’en servir tardivement en 2007. Je n’ai pas arrêté depuis, même si je suis passé sur d’autres plateformes… sans jamais vraiment la quitter puisque c’est depuis Worpdress que je vous parle à travers ces lignes. « You’re so beautiful »... c’est en ses termes que Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic, la soiété qui édite WordPress,  s’adresse indirectement à ses constributeurs. Car c’est ça, le web qui nous a changé le vie, nous les internautes, une première fois, dans cette fantastique opportunité d’ouvrir un monde de communication et de connexions, sans frontières, sans censure… à quelques firewall étatiques près, il faut l’avouer. C’est bien dommage de ne pas avoir ouvert le robinet à monétisation en même temps, puisqu’il aura fallu attendre l’avènement de la phase suivante, d’abord le e-commerce, et maintenant la nouvelle économie du web qui progrossivement remplace les intermédiaires dans la location, les services, pour rendre Internet plus utile. Car en attendant, ça a créé un sacré boucan ces blogs, et surtout sa maladie la plus terrible… le social media. Mais nul n’est parfait, et certainement pas le WorldWideWeb. En tout cas chapeau aux équipes de Worpress d’avoir conduit l’entreprise jusque là, malgré toutes les nouvelles plateforme qui ont pu émergé depuis comme Facebook et Twitter, et leurs versions. « Make the web a better place ». Please do.

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Mardi : à fond les coins !

 

La nouvelle comète du web, c’est clairement Bitcoins. Ca a tous les charmes d’un truc pour exploser (en plein vol ?!) : on ne sait même pas précisemment qui l’a créé, ça vient bousculer les lobbies les plus coincés de l’ancienne économie (les banques), ça a une courbe de progression à faire rougir d’envie, ça buzz avec des histoires assez incroyables, comme ce Canadien prêt à accepter cette devise toute virtuelle pour l’achat de sa maison… et donc ça donne les perspectives pour pleins de gens « de se faire un paquet de pognon »… parce que ça émerge tout juste. J’ai eu la chance de participer à des interventions de deux sociétés qui opèrent dans cette nébuleuse, Trade Hill et Alphapoint, à un groupe de Français en déplacememnt dans la Silicon Valley, et il fallait entendre les discussions qui ont pu suivre entre les membres de ce groupe.  Alors voilà, une soixantaine d’investisseurs dont certains spécialistes du sujet naturellement viennent de fonder BitAngels, un réseau et incubateur dédié à l’éco-système Bitcoins, qui a levé environ $6,7 millions en Bitcoins, pour investir par tranche de $20K. Austin, San Francisco, New York. Désolé, pas Paris, va falloir émigrer pour ceux qui depuis la France rêvent de lever de l’argent sur cette économie. Je vous conseille même de vous presser… Enfin, en tant qu’ancien financier, c’est un nouveau spécimen intéressant à voir évoluer.

Mercredi : Blekko, l’autre moteur de recherche

A la question que l’on m’a posé récemment : « quels sont les outils d’engins de recherche existants », j’ai pensé à Blekko. Ce n’est pas une startup comme les autres, Blekko. Troisième venture d’une équipe de serial entrepreneurs (des vrais, la quarantaine, qui perdent leurs cheveux), ils ont eu une série de levées de fonds assez exceptionnels, dont Ashton Kutcher, et tout récemment la société Russe Yandex. Sept tours, au total. Et sur la technologie, Bello n’est pas comme les autres. C’est une technologie qui s’appuient entre autres sur la curation de ses utilisateurs, que font de cette engin de recherche un moteur sans spamm (sans liens promotionnels), et le levier de cette procédure est le slashtag. Le mot-clé. Cela donne un résultat plutôt inhabituel, et qui mérite l’expérience, pour ceux que Google fatigue. « Slashtag is the new hashtag ». Au-delà de l’exploitation de ces mot-clés, B;lekko ne cesse d’améliorer l’exprérience utilisateur et propose désormais des résultats de requêtes parmi des catégories, et c’est à l’utilisateur d’indiquer selon lui quelles sont les catégories les plus pertinentes. Cela peut paraître un peu « geeky », mais pour avoir du web à l’échelle humaine, il faut passer par des étapes d’expériences !

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Jeudi : Google investit dans le solaire en Afrique du Sud

 

Désireux d’investir en dehors des États-Unis et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour un investissement de $12 millions dans une centrale solaire de 96 megawatt. Le projet porte le nom de Jasper Power Project, et est situé dans la province de Cap-du-Nord. Ce sera l’une des installations solaires les plus importante du continent africain, et devrait générer de lélectricité pour environ 30.000 foyers sud-africains. Il y a quatres co-investisseurs dans ce projet, à savoir Rand Merchant Bank, la Public Investment Corporation, la Development Bank of South Africa et le PEACE Humansrus Trust. Google investit dans ce domaines sous deux conditions, pour ceux que cela intéresse : que l’investissement fasse du sens financièrement et que le porjet ait un caractère « transformative » c’est à dire qui ait un impact sur une approche de l’energie qui soit plus « verte ». Les conditions économiques en Afrique du Sud ont répondu à ces critères, et le projet va également contribuer à une évolution sociale locale par la construction de logements, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’éducation.Google, souvent décrit comme le diable en matière de business dans la Silicon Valley, sait faire autre chose… ailleurs.

Vendredi : le journal des transferts du Web


L’été approche, alors comme pour le football, c’est le moment des transferts dans le web, et une belle petit liste ce vendredi, jour du poisson. Le fondateur de Tweetdeck, Iain Dodsworth, quitte Twitter deux années après le rachat de sa société par Twitter. Justement, concernant Twitter, Ryan Sarver, Director of Platform de Twitter, s’en va après 4 années de bons et loyaux services. Pas de panique, Twitter annonce avoir 1.000 ingénieurs dans ses effectifs, vos tweets vont continuer à être correctement délivrés… Et Yahoo! dans tout ça (je pense chaque semaine au moyen de parler de Yahoo! en hommage à notre Ministre du Redressement Productif, le chantre du Made in France, quels que soient les dommages collatéraux) ? Et bien Jacob Bijani n’aura pas beaucoup le loisir de profiter de ses nouveaux T-shirts violets puisque le Creative Director de Tumblr quitte la société après 5 années. Enfin, le co-foundateur et CTO de Heroku, racheté par Salesforce en 2010 pour $212 millions, Adam Wiggins, s’en va, lui aussi. Pour finir, un autre club très actif, FWD.us, le groupe de lobbying créé par Mark Zuckerberg, censé oeuvré pour une réforme des lois d’immigration, du système éducatif et de l’accès à la science en général, voit un certain nombre d’allers-retours de la part des célébrités du Web aux États-Unis qui rejoignent… ou quittent le mouvement. Difficile de vouloir changer le monde et conduire les rennes d’une société cotée en bourse en même temps sans faire grincer des dents.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Upstart, Shapeways, Exitround, Heroku, ouah ouah aka Swifto

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Upstart propose le capital risque au service des nouveaux entrants dans la vie active

Dave Girouard, ancien patron de la Division Enterprise chez Google, s’attaque au capital risque sur un modèle tout à fait interessant : la contre-partie de fonds investis dans des post-diplômés est rémunérée en pourcentage de leurs revenus futurs ! Il est évident que les diplômés démarrent dans la vie activie peu préparés à ce qui les attend : non seulement ils n’ont pas de fonds puisqu’ils sont endettés par le financement de leur études (particulièrement vrai aux États-Unis, mais ils n’ont pas nécessairement l’expérience pour entamer leur carrière professionelle… qui n’est pas forcément de créer une startup, projet un peu tarte à la crème de nos jours. Upstart s’attaque à ces deux problèmes en même temps puisque les jeunes diplômés qui réussissent à travers la plateforme leur recherche de fonds obtiennent à la fois des investisseurs pour les financer mais également des mentors. Le système a l’air de fonctionner puisque $1 million d’investissements ont été formulées, et la société, basée Palo Alto, vient d elever sa série A pour un montant de $5,9 millions. Il n’y aurait aucune honte à ce que le principe soit copié ici en France, je suis très enthousiaste sur ce type de service !

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Mardi : Shapeways prend le leadership sur l’impression en 3D

 

On parle beaucoup d’imprimantes 3D en ce moment, une preuve de l’avancée du DYI (do it yourself, faites le vous même) grâce à la puissance du vrai « Web2.0 », le web au service du consommateur (que je dissocie volontairement du social media, qui n’est selon moi qu’une bouillie marketing évoluée au service des marques en manque de créativité). Shapeways, société New-Yorkaise créée en mars 2007, avec une forte DNA hollandaise puisque sortie d’un incubateur créé par Philips (excellente initiative pour un industriel, on voit ça un jour en France ?!), est en train de prendre une importance significative dans ce nouveau business des places de marché d’impression en 3D. Sur une marché qui voit de nombreux concurrents apparaître un peu partout, Shapeways vient de lever un nouveau tour de $30 millions qui devrait donner les moyens nécessaire pour envoyer l’entreprise dans les sommets. Les chiffres sont tout de même de 300.000 utilisateurs et 60.000 téléchargements d’objets 3D chaque mois. Selon un de ses investisseurs, « maintenant nous commençons à visualiser l’impact de la technologie (et du web en particulier, mais ça c’est moi qui le dit) sur le monde physique ». Shapeways a même ouvert un centre d’impression physique à New York. Je souhaite bon courage à la concurrence.

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Mercredi : vive le match-making à la sauce Silicon Valley

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacob Mullins par le passé et je l’avais trouvé très dynamique : il s’avère qu’il a de bonnes idés aussi ! Il a démarré Exitround il y a 2 mois et vient de lancer officiellement une place de marché « d’acquire-hire » pour les startups. Quest-ce que c’est ? Vous en avez déjà entendu parler sans le savoir, il s’agit d’une sorte de place de marché de startups. Il y a de nombreux cas de « rachats d’entreprises » dans cet ecosystème, qui ne sont parfois que des embauches  d’équipes, sans avoir véritablement de stratégie lié au produit. Cela va donc de la startup qui veut se donner du prestige à racheter une équipe (voire une seule personne) sous le prétexte d’acquérir une startup, à celle qui fait l’objet d’une transaction dans le cadre d’une réelle startégie d’acquisition d’innovation pour de grandes entreprises, comme ça l’est parfois avec des startups issues de YCombinator, l’un des meilleurs incubateurs de la Silicon Valley (sinon le meilleur au regard de ses performances). Et c’est aussi l’ultime solution pour une startup qui, à court de carburant, doit disparaître. C’est une niche pleine d’opportunités, et Jacob a bien noté ce mécanisme (il est d’ailleurs Partner  d’une banque d’investissement), et cherche ainsi à industrialiser la possibilité d’étudier des rachats stratégiques en toute discrétion. Vive le match-making à la sauce startup !

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Jeudi : Heroku à l’assaut de l’Europe… en mode beta !

 

Heroku est une plateforme permettant aux applications des développeurs de se déployer sans avoir à gérer spécifiquement les serveurs ou encore le système d’administration. La société, basée à San Francisco, a décidé d’accélérer son développement à l’international et en Europe spécifiquement  en proposant ses services en mode beta… et notamment grâce à une structure de serveurs dédiés en Europe. Même service, matériel dédié à la région. Ce qui est interessant dans cette approche de lancement , c’est notamment de savoir qu’en fait Heroku… est une société rachetée par Salesforce en décembre 2010, ce qui ne l’empêche visiblement pas de continuer son fonctionnement comme toute startup en phase de croissance. A méditer face à tous ces rachats d’entreprises destructeurs de valeurs.

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Vendredi : ouah ouah ouhauohaouha Swifto

 

« Maintenant nous commençons  à visualiser l’impact de la technologie sur le monde physique »… sur les chiens aussi. Je re-cite la phrase de cet investisseur de Shapeways, au moment même ou d’autres croient tellement en l’amour de l’être humain pour son toutou qu’ils sont prêts à mettre $2,5 millions dans une startup qui veut industrialiser la gestion de la ballade de votre meilleur ami par des tiers. Il faut déclarer son bon pédigree sur le site de Swifto pour être agréé « sorteurs de chiens » et être mis en relation à l’autre bout de la chaîne humaine avec des propriétaires de Pepito ou Mirza qui recherchent un tiers de confiance. Le top du top : non seulement en charge de la partie relationnelle et transactionnelle, la startup fournit également le matériel GPS adéquat pour s’assurer que le petit animal est bien sorti aux heures prescrites, et dans le périmètre qui a déterminé. J’ai fait une petite entorse à ce journal en citant un startup de New York, tellement je suis surpris que cette idée n’ait pas jaillit d’un bel esprit de Stanford. $1 million de revenu prévu au compteur en 2013, rien que cela, et déjà trois nouvelles villes prévues dans la roadmap d’ici 2014, dont San Francisco. Of course. Pour le Uber des promeneurs des chiens, qu’y disent.

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !