L’actualité High-Tech de la semaine : Calm, Light Speed Ventures, Shyp, GoPro et Moment, Telegram

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Golden Gate Bridge

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner d’histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Un peu de Calm

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« Software is eating the world » : cette phrase bien connu du plus célèbre des investisseurs de la Silicon Valley, Marc Andreessen, co-fondateur d’Andreessen Horowitz, et surtout co-fondateur de Netscape, l’entreprise américaine qui a été pionnière du World Wide Web avec son navigateur web Netscape Navigator. Il a raison, Marco, parce que décidément ces petits génies de l’informatique ne cessent de réfléchir où caser le monde numérique, là où on aurait plutôt besoin qu’il nous lâche la grape digitale. Deux Britanniques se sont lancés dans une mission à rendre jaloux un autre Marco (celui dont on entend beaucoup parler ces jours-ci) : rendre le monde plus heureux et plus sain. Ben voyons… Le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’ils viennent de trouver des investisseurs avec $25 millions pour les aider à continuer de faire le job.

L’application (qui s’appelle Calm), puisqu’il s’agit d’une application pour smartphone,  a été  élue application de l’année en 2017, et ceci a du être convaincant à l’idée d’évaluer la société pour un montant de $250 millions. Mais surtout : Calm annonce avoir atteint plus de 21 millions d’utilisateurs, et a généré $22 millions de chiffre d’affaires en 2017 (ou $40 millions, selon le média qui raconte leur histoire, et ils ne s’accorde pas à ce propos). Enfin une startup qui lève des sous, mais surtout qui en gagne ! Quel rafraichissement… Ça vous coutera $12,99 par mois, $4,99 par mois si vous vous engagez sur l’année et $299,99 pour la vie. Au fait, ça fait quoi ? Calm crée un contenu audio qui aborde « les problèmes de santé mentale les plus importants de l’ère moderne » : le stress, l’anxiété, la dépression et l’insomnie. L’application contient plus de 100 heures d’audio pour plusieurs jours, avec des histoires pour vous apporter le sommeil, des leçons de méditation, des sons de la nature, des vidéos et de la musique pour la méditation. Enfin, de là à prétendre devenir la marque du 21e siècle, et devenir le « Nike de l’esprit », ça veut dire quoi ? Dernière anecdote : l’un des fondateurs, Michael Acton Smith, a été nommé Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) dans le cadre des récompenses du Nouvel An 2014 pour services rendus aux industries créatives, l’un des plus jeunes à avoir reçu le prix. My Gosh!

 Et encore une histoire de gros sous

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On vous a parlé ici la  semaine dernière d’une grosse levée de fonds dans la Silicon Valley pour un investisseur, un VC (venture capitalist). Vous trouvez que je râle quand je lis dans la presse Française que la Silicon Valley, c’est mort. C’est au tour cette semaine de Lightspeed Venture Partners de lever $1,8 milliard avec deux fonds. Un pour la poche gauche, l’autre pour la poche droite, sans doute. Lightspeed est connu pour avoir été un des investisseurs de la première heure de Snapchat. Nous manquons de détails, mais je suis certain que l’argent sera bien placé, et fera plein d’heureux et d’heureuses n’en pouvant plus de vouloir changer le monde eux aussi. L’investisseur a fait a ce jour 624 investissements dans des startups.

Coincidence de calendrier, un autre investisseur voisin, General Catalyst, lève son neuvième fonds de $1,375 milliards. Sa dernière levée remonte à 2016 : c’est fou comme l’argent coule dans la Bay Area ! L’objectif sera autant pour servir les entreprises au démarrage de leur activité que pour les plus confirmées. Après Battery Ventures et ses $1,4 milliards en février et Sequoia qui postule pour un ensemble de fonds d’une valeur de $12 milliards, c’est fermer le caquet aux pessimistes du coin qui prévoyaient une baisse des activités des VC en pleine Trumpitude. Ben c’est loupé, et c’est tant mieux pour les startups, allez, soyons positif.

Shyp patatras

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Vous connaissez le terme « deadpool », dans le langage des startups ? C’est là où vont finir les entreprises qui n’auront pas les plaisirs d’un Chapter 11,  qui signifie un redressement judiciaire en droit des sociétés français, mais la mort subite, sans passage par un quelconque plan de sauvetage. Ça arrive tous les jours à côté de chez vous. Pour Shyp, c’est fait. Basé à San Francisco, créé en juillet 2013, $62 millions levés et parti en fumée. Fallait bien essayer, n’est-ce pas ? Shyp s’était attaqué à un bien grand problème : l’acheminement du colis dans sa première phase, c’est à dire celle qui normalement vous amène au bureau de poste le plus proche. Ou le bureau d’UPS ou de Fedex, s’agissant des États-Unis.

 « À mon avis, je trouve incroyable de voir combien de ces startups ne gagnent pas vraiment d’argent. Et les VCs sont en mesure de lever des fonds cpour financer ces entreprises qui pourraient ne pas fonctionner à long terme.  » Voici comment s’exprimait en 2016 un certain Kevin Biggon, CEO de Shyp. Il y croyait encore, au potentiel de ce marché : « Les consommateurs ont aimé le produit. Les petites entreprises ont adoré. Mais ce que nous n’avons pas fait, c’est construire une entreprise durable dès le premier jour. » Euh, oui ?! Il faut dire, fort de ses levées de fonds, la startup avait déployé ses services à Chicago, Los Angeles, et New York. Ça s’appelle un grand écart, et malgré le fait de se concentrer de nouveau sur sa base dans la Bay Area, il était sans doute trop tard pour donner l’illusion d’une profitabilité au moment où l’équilibre semblait se dessiner. Quant la confiance d’un investisseur est perdu, c’est le write-off qui se dessine dans la comptabilité de ce dernier, c’est à dire l’inscription d’une provision pour perte qui signifie le début de la fin. « L’investissement que nous avons reçu, tout ce que nous avons obtenu, n’était pas justifié par rapport au niveau d’activité où l’entreprise se trouvait. Et je pense que ça nous a vraiment fait mal. Les attentes étaient trop élevées. Nous avions beaucoup de capital. Nous avons dû le dépenser. Et je ne pense pas que nous étions prêts à le faire. Nous avons grandi prématurément. ». Belle conclusion du CEO, pour ceux qui comprendrons.

 Le hardware, c’est dur

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La société GoPro, qui commercialise des caméras d’action depuis 2004, lance un nouveau modèle coûtant $200 de conception similaire aux précédents modèles Hero 5 et 6.Les performances en matière de capture vidéo et la qualité d’image sont meilleures, le contrôle vocal et la stabilisation numérique et l’étanchéité jusqu’à 30 pieds ont été ajoutés.

Pourtant, il y a peu (Janvier 2018), GoPro annonçait la suppression de 250 emplois, soit 20 % de ses effectifs, passant de 1,700 en 2016 à 1,000. Ces licenciements ont fait suite à une série de mauvais résultats, dûs notamment à la concurrence de produits moins chers. GoPro annonça également l’arrêt de son drone Karma et son désengagement du secteur.

Au même moment, Moment (non, je ne radote pas, c’est le nom de la startup) est en plein lancement de produits sur le site de financement participatif Kickstarter un produit qui s’adapte sur votre iPhone, votre Samsung Galaxy ou votre Google Pixel pour produire des vidéos d’une autre dimension. Pourquoi s’enquiquiner à développer des caméras alors que le smartphone a prouvé depuis bien longtemps son utilité en la matière. Il suffit de l’améliorer un peu, et c’est ce que propose la joyeuse bande de créateurs portant le nom de Moment. Basé à Seattle, Moment est un collectif de photographes, de vidéastes, de designers et d’ingénieurs « qui croient que le monde est meilleur lorsque vous vous perdez et que vous suivez votre objectif ». Décidément. Et ils proposent donc ce Moment Filmmaker Collection, composé d’un étui à piles iPhone X, d’une lentille anamorphique, d’un support de filtre et d’un contrepoids à cardan. Leur lentille anamorphique permet de développer une distance focale plus large dans la direction horizontale et une distance focale plus longue dans la verticale. Ouf. Vous pouvez maintenant capturer une image super grand angle avec la faible profondeur de champ inhérente et la perspective d’un téléobjectif. C’est le Saint Graal du cinéma, avec votre smartphone. Ces braves gens ont levé plus du million de dollars pour ce projet, et peut-être plus encore, la campagne se terminant le 20 avril. Ceci dit, les mésaventures de Giroptic, autres stars de Kickstarter et spécialiste des caméras, qui a terminé dans le caniveau, nous rappelle que dans le monde du hardware, il faut être prudent dans ses prédictions.

Quézaco ICO ?

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Telegram n’est pas une entreprise comme les autres. Les frères Durov, co-fondateurs de l’entreprise, sont à l’origine de VKontakte, le réseau social d’origine russe, qu’ils ont laissé aux main d’hommes proches de Poutine, après avoir revendiqué une certaine méfiance et défiance à l’égard du régime politique de leur pays. Ils se sont ensuite lancés dans leur nouvelle entreprise : Telegram. Nikolai Dourov a créé un nouveau protocole de communication sur lequel il allait fonder Telegram, tandis que son frère Pavel a apporté un soutien financier au projet à travers son fonds Digital Fortress, basé aux États-Unis et créé alors qu’il dirigeait encore VK. Les deux frères, opposants de Vladimir Poutine, souhaitaient développer un moyen de communiquer hors du regard du FSB, le service secret russe chargé des affaires de sécurité intérieure. La création d’un compte se fait de façon similaire à WhatsApp. Il est possible d’accéder à son compte et de recevoir ses messages à la fois sur mobile et ordinateur, de créer un pseudonyme sans divulguer son numéro de téléphone. Rien de spécial en apparence, sauf que récemment les deux frères ont décidé de lever des fonds pour le développement de l’entreprise à travers une ICO. Blockchain, Bitcoin, ICO… Le monde des nouvelles technologies devient de plus dur à suivre et à comprendre. Une Initial Coin Offering (ICO) est une méthode de levée de fonds fonctionnant avec l’émission d’actifs numériques échangeables contre des crypto-monnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens » (des jetons numériques), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain (une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle). Le marché des ICO est régulièrement pointé du doigt pour ses tendances spéculatives jugées parfois irrationnelles, pour le relatif vide juridique dans lequel il évolue, et pour le manque de transparence de certaines opérations. La Securities and Exchanges Commission des États-Unis a déclaré le 25 Juillet 2017 que les sociétés Blockchain doivent obéir aux lois fédérales, ce qui a pour conséquence  de mettre les ICO sous surveillance, surtout après le vol frauduleux commis lors de l’opération relative à Ethereum,  un cousin du bitcoin (l’autre monnaie virtuelle de type monnaie cryptographique). Donc les 2 frangins ont donc décidé de passer par une ICO pour lever des fonds (plutôt qu’une levée de fonds traditionnelle), avec un total de $1,7 milliards levés à ce jour (pour les détail de cette déclaration à la SEC, c’est par ici). Ça ne va pas faire plaisir à Poutine, qui leur cherche toujours des poux dans la tête avec Telegram. Alors avec tous ces sous en plus, le Vladimir…

Remerciements à Wikipédia pour cet article.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : GoPro, Kiddle, le Pentagone, Amazon, Brighteye Innovations

Tu ne t’es pas trompé, c’est bien ici la rubrique organique qui vous donne la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des histoires… à moins que ce soit juste du buzz : à toi de juger !

Lundi : GoPro rachète Stupeflix

download (4)C’est amusant, c’est à quelque jours près de SxSW (prononcer “South by South West”), la conférence dézinguée organisée tous les ans à Austin dans le Texas, la date anniversaire de ma rencontre avec Nicolas Steegman, il y a quelques années (en 2010), le fondateur de Stupeflix, qui a fait preuve d’une certain persistence pour arriver là ou sa société est arrivée, c’est à dire dans les draps de GoPro. Je dis les draps, parce que pour une startup qui rejoint une star de la tech, un rachat, c’est un peu toujours comme une nuit de noces… Et vas-y que tous les médias en causent, et que les coqs nationaux crient à tue-tête “Vive la France”. Au moins, on pourra dire que Stupeflix n’aura pas été Montebourisée. C’est quoi ? Je m’explique : autant on peut associer le Ministre de tutelle actuel du numérique au verbe “ubériser”, symbole d’un monde politique et économique qui vit un peu avec son temps, autant l’ère Montebourg aura été synonyme de destructeur de valeur de la « FrenchTech » comme ils disent à Paris en empêchant surtout le rachat de DailyMotion par Yahoo! On a beau dire que Yahoo! n’est pas spécialement dans de beaux draps en ce moment (décidément), ça a quand même donné un signal pourri à tout une industrie, et pas arrangé nos affaires en terme de réputation ici dans la Silicon Valley. Et le pire c’est qu’il est de retour aux affaires, Sir Arnaud. Startups, dépêchez vous de quitter le sol national avant qu’on ne vous nationalise. En attendant, la société Stupelix, spécialiste de la vidéo qui donne de super pouvoirs aux entreprises qui boivent sa potion magique, pour développer de très beaux contenus, qui avait connu ses petites heures de gloire avec son application mobile. On n’st pas bien sûr de ce que vont devenir les 26 employés de la startup, sachant que la majorité se trouvent à Paris, ce qui n’est pas la pote à coté de San Mateo en Californie. Ça va encore assécher la France de ses talents. Arnaud, reviens (c’est le cousin de Léon)…

Mardi : Kiddle, un moteur de recherche pour les enfants, tous les enfants ?!

_88513347_88513346Kiddle est un engin de recherche sur Internet développé au sein de “Custom Search Engine”, une plateforme que Google met à disposition des développeurs, dédié aux enfants, censé les protéger de ce qu’ils ne doivent pas trouver sur le web, qui ressemble un peu trop souvent à une grosse poubelle. On peut donc se créer son propre engin de recherche grâce au site “Custom Search Engine” si on le souhaite, c’est par ici que ça se passe. Mais visiblement, ce fameux site Kiddle n’est pas destiné à tous les enfants. En effet, les enfants vivant dans des couples mono-parentaux risquent de se sentir un peu isolé selon une découverte faite par la BBC. Certains mots se sont retrouvés ainsi censurés comme “lesbian”, “gay”, “bisexual”. En peu de clics, il était possible de retrouver que la création de cette engin de recherche était la création d’un certain Vladislav Golunov…et il faut reconnaître que la mentalité russe n’est pas la plus ouverte sur ce type d’évolution de notre société moderne. C’est ainsi que des parents et des professeurs se sont plaints de ce blocage, arguant que des enfants en recherche d’explication sur leur propre nature n’hésiteront pas aller chercher l’information où elle se trouve, et il est préférable que Kiddle soit en mesure d’apporter les premiers éléments de réponse. La censure doit toujours être mesurée par les exceptions qu’elle peut généré, le but n’étant pas d’isoler des communautés sous des prétextes de moralité non globale et non objectifs. Je me demande d’ailleurs quelles seront les conséquences de certaines censures récentes apparues en France récemment et voulues par les Autorités. La technologie, elle, se doit d’être globale, et indépendante. Kiddle n’est censé par stocker les données des utilisateurs. Après quelques essais, l’affaire semble être réglée.

Mercredi : Eric Schmidt à toutes les sauces

Google Executive Chairman Schmidt addresses the CDU party economic council in BerlinJe suis en général ravi des bonnes choses qui peuvent arriver à mes contemporains, mais je dois reconnaître qu’Eric Schmidt, ancien big boss de Google, m’impressionne particulièrement. Dans une ère du business mondial où des entreprises sont obligées de se battre sur des terrains un peu disons glissants dans des pays comme la Chine, les États-Unis donnent de drôles de leçons. Effectivement, pendant qu’Uber perd 1 milliard de dollars dans sa compétition au pays du soleil levant, où une startup Allemande d livraison à domicile se retire du marché Chinois du fait de pratiques déloyales de ses concurrents locaux (ventes à pertes) et que Qualcomm se fait pincer par l’autorité des marchés financiers US pour avoir distribuer des dessous de table à des officiels Chinois, et bien Monsieur Schmidt, dont la biographie indique qu’il est employé de la société Alphabet (Google quoi…) va se retrouver à la tête d’un Board au Pentagone (en clair le Département de la Défense Américain) chargé d’apporter les meilleurs innovations de la Silicon Valley à la connaissance de l’Armée Américaine. Décidément, c’est bien du monde qui a un souci avec la meilleure façon d’approcher l’innovation… au mépris peut être de certaines règles élémentaires de séparation du savoir, à défaut de séparation des pouvoirs. Comme quoi, chez certains, et aux États-Unis, c’est aussi le cumul des mandats qui posent problème…

Jeudi : Alexa continue de l’éclaircir la voix…

Alexa NestBon, Amazon est en train de nous refaire le coup du cloud. C’est un fait connu : le vendeur en ligne est devenu le roi du cloud, celui qui gagne à tous les étages, en reprenant une chanson de Gainsbourg. Je le soupçonne aussi, comme je l’ai déjà dit ici, de vouloir supplanter les acteurs de logistique, pour devenir à son tour un prestataire, et devenir ainsi incontournable dans la livraison. Quand on voit l’accord en Angleterre avec Morrisons pour servir des produits frais aux clients Amazon Prime et Amazon Pantry, on retrouve même le syndrome Netflix où Amazon va concurrencer les retailers tout en collaborant avec eux sur des activités off-line cette fois. Amazon investit dans l’air, sur mer et sur terre, alors affaire à suivre. Sur une autre domaine dans les objets connectés, pendant qu’ils sont tranquillement en train de se préparer dans l’arrière-cour de l’iOT, à signer des partenariats avec toutes les couches nécessaires du cloud, Amazon commence à ouvrir sa belle Alexa qui vous cause de sa très électronique voix pour la connecter avec tous les objets qui font de belles ventes, à commencer par le thermostat de Nest… Pas de meilleure façon de se développer à travers une nouvelle industrie qui n’arrête pas de faire parler d’elle et qui va inexorablement ses développer à grande échelle. Et je pense que cet appétit de connectivité d’Amazon ne va pas s’arrêter et qu’Alexa va avoir la voix qui risque de grossir (à défaut de le faire physiquement) dans les périodes à venir…

Vendredi : Brighteye Innovations veut vous faire trembler

iTensJ’ai déjà évoqué dans ces lignes le plaisir de voir arriver la technologie qui rend la vie des gens plus facile, notamment dans la prévention des risques de santé comme le cancer. Ça ne va jamais assez vite, mais c’est mieux que rien. Parfois néanmoins, ça va trop vite, voire trop loin. En ancien sportif de haut niveau, j’ai appris que l’on ne pouvais pas tout faire en terme de thérapie, notamment après des blessures nécessitant des traitements aux petits oignons. Dans le cas de Brighteye Innovations, la société basée à Akron dans l’Ohio a choisi de financer par l’appel au peuple via Indiegogo un système permettant de se soigner soit même par un mécanisme de stimulation électrique des muscles par l’intermédiaire d’un patch que l’on dispose là où ça fait mal qui s’appelle iTens. En théorie parce qu’à moins de soupçonner nos amis d’avoir créer un nouveau sex toy déguisé, il est à mon sense déconseillé de se faire ce type de traitement soit même sans un avis médical. Les kinésithérapeutes ne font pas toutes ces études pour rien, et un mauvais traitement, ou un traitement inadapté, peut créer des problèmes là où il n’y en a pas. Ce type de produit est tout à fait significatif d’une période où l’on ne prend pas toujours le temps de réfléchir au produit que l’on aimerait bien créer, et ce n’est pas un agrément de la FDA (Food and Drug Administration) qui m’empêchera de penser que cet iTens est une ânerie. Je trouve certaines positions de la FDA à l’égard de nouveaux standards de nutrition plutôt discutables, et il ferait mieux de se focaliser à accepter des agréments bien plus importants eu égards aux problèmes de santé publique. Si ça vous tente, rendez vous sur la page Indiegogo, et jugez en par vous même !

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !