Ca ressemble à quoi, être Google Glass client numéro 1 ?!

C’est tout à fait tendance de mettre en photo de profil sur Facebook (sic) une photo de soi portant les fameuses Google Glasses. Sentiment d’élitisme mélangé à du geek suprême, et, je crois sur parole les quelques personnes de mon entourage qui ont eu le plaisir d’essayer le produit, un produit tout à fait surprenant…

Mais alors là, être le premier client à réceptionner la première boîte livrée vous fait ressembler au premier timbre monégasque, qui vaut un sacré prix sur le marché de la philatélie. Alors si vous dormez avec votre peluche Android que vous avez acheté lors de votre passage au Googleplex, ou bien si vous collectionnez les autocollants Google sur votre ordinateur portable, cette vidéo est pour vous.

Si vous avez tremblé la première fois que vous avez vu la boîte à Gremlins s’ouvrir, voici 10 minutes 57 secondes de plaisir partagés sur Facebook  (encore) par Steve Lee, l’homme qui se trouve à la tête de l’équipe en charge. C’est tout frais. Comme un effeuillage sensuel, un strip tease de geek… Coté produit, tout reste à démontrer, mais par contre, coté marketing et buzz, c’est un cas d’étude à ciel ouvert !

L’actualité High-Tech de la semaine : du lourd en France, Marketo, Tableau, Storyworth et Storyginal, Philip Rosedale et Google

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Microsoft, Facebook, Google, Twitter, Linkedin et Amazon ouvrent un fonds en France

Il devient de plus en plus délicat pour les leaders Américains des nouvelles technologies d’ouvrir ou de maintenir une activité en France et les raisons sont plus que nombreuses : les contrôles fiscaux incessants (Linkedin en a fait les frais récemment, avant cela Amazon), les taxes arbitraires censées équilibrer les enjeux de contenus des médias Français (la taxe Google), ou encore l’impossibilité pour Twitter de trouver un manager Français suffisamment compétent pour tenir les rênes de leur filiale à Paris. Il devient de plus en plus difficile pour les DRH de ces sociétés de se tenir à jour d’un code du travail sans cesse modifié, qui va devenir bientôt aussi épais qu’un bottin des Pages Jaunes. Afin de lutter contre les difficultés à la fois psychologiques pour leurs équipes de faire face au stress que représente de gérer une entité en France (des cas de suicides ont déjà été relevés chez certaines), mais surtout financières, car ces entreprises se retrouvent taxées de façon tout à fait aléatoire, un fonds de 200 millions d’euros a ainsi été constitué par les sociétés sus-nommées pour faire face aux honoraires d’avocats et de psychanalystes en tout genre leur permettant de faire face à cet écosystème qui s’avère un peu trop gaulois à leur goût. Ils sont (april) fools ces Français.

Mardi : IPO, trois lettres magiques pour le jackpot au NASDAQ avec Marketo et Tableau

 

Le même jour, deux sociétés Américaines, l’une de Californie à San Mateo Marketo, l’autre de Seattle Tableau Software, viennent d’annoncer avoir déposé des dossiers auprès des autorités financières (la fameuse SEC, Securities and Exchange Commission) pour faire appel aux marchés financiers. A savoir $75 millions pour Marketo, créée en janvier 2006, ayant levé $108 millions à ce jour, qui est une plateforme de SaaS permettant de lancer des campagnes marketing, dont le dernier chiffre d’affaires déclaré s’élève à $54,4 millions en 2012 ($14 millions en 2010) pour une perte cumulée de $82,2 millions. Et $150 millions pour Tableau Software, créée en janvier 2003, ayant levé $15 millions, dernier chiffre d’affaires déclaré en 2012 de $127,7 millions, avec un profit de $1,6 millions, qui développe un logiciel fournissant des données analytiques visuelles. L’IPO, c’est le rêve de toute une industrie et d’un écosystème qui voit se transformer en bons dollars des tonnes de papiers et de promesses… même si naturellement de la valeur se distribue un peu au passage au gré des différentes séries de levées de fonds. La dernière introduction au NASDAQ date d’octobre 2012 avec Workday. Une Silicon Valley sans IPO n’est plus vraiment une Silicon Valley (proverbe Californien).

Marketo sur Twitter : @Marketo

Tableau Software sur Twitter : @Tableau

Mercredi : une startup au service de la famille, ça existe, c’est StoryWorth

Avec tous ces réseaux sociaux, cette furie de l’audience et la course au Like, on perd la chose essentielle, ce qui fait de l’humanité cette chose unique au monde : sa mémoire. La mémoire est un des éléments essentiels de transmission du patrimoine d’une famille, d’une communauté, d’une civilisation. Pour s’en tenir aux familles, combien d’informations disparaissent de génération en génération ? Que sais-je véritablement de la raison qui a poussé mon père à s’engager à la fin de la deuxième guerre mondiale à l’âge de 17 ans, et se retrouver parmi les soldats qui ont libéré un camps de concentration en Alsace ? Rien. Qu’en est-il de toutes ces photos que l’on poste tous les jours sur Instagram ou ailleurs ? Comment retrouver son « fil de vie » ? Un an et demi après le lancement d’un projet similaire en France, qui s’appelle Storyginal, Storyworth vient de recevoir la bénédiction financière de l’incubateur de Paul Graham, YCombinator. Même motivation pour Christophe Brun, fondateur de Storyginal ou pour Nick Baum, fondateur de Storyworth, permettre l’enregistrement des histoires familiales avant qu’elles ne se perdent à jamais. Quand la technologie permet d’aider à compenser une lacune grandissante de notre société moderne, une seule chose à faire : passez moins de temps sur Facebook, et allez à la rencontre de vos parents, grand-parents,  écrivez votre histoire, et retrouvez la mémoire avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Suivre Storyginal sur Twitter : @Storyginal

Suivre Storyworth sur Twitter : @Storyworth

Jeudi : choisir entre la vraie news, Facebook ou Philip Rosedale ?

 

Les rotatives ont beaucoup tourné ce jeudi avec la conférence de presse Facebook à Menlo Park. Mark Zuckerberg, dans le texte : « More than anything, we use our phones to connect with the people we care about. This is Facebook Home. ». Ok. Donc j’ai choisi de vous parler de Philip Rosedale. Vous connaissez ? C’est celui qui a co-fondé SecondLife, une des expériences de connexion digitale les plus géniales de ces… allez, ces dix dernières années… Bon malheureusement, tous le monde préfèrant « réseauter » sur des plateformes gratuites, SecondLife vit tranquillement mais sans grande fanfarre, et sans Philip qui a quitté la direction de l’entreprise… Ce fameux Philip Rosedale, qui vaut le déplacement, pour l’avoir rencontré dans son co-working space Coffe and Power, continue sa quête entrepreneurial et sociale, et il est possible de s’informer un tout petit peu sur son nouveau projet, High Fidelity, qui vient de lever $2,4 millions, et dont la principale information est la question suivante : « what will the information spaces of the future look like »… à quoi vont ressembler les espaces d’information du futur… Intriguant ! Je crois ce Monsieur capable de nous surprendre une nouvelle fois.

Philip Rosedale on Twitter : @PhilipRosedale

Vendredi : Google Glass… finally

 

Des semaines de rubriques sans en glisser un mot… j’allais friser la faute professionnelle, à défaut de parler une nouvelle fois de Google. Quand même, rien que la vidéo des lunettes du futur vaut le déplacement, on s’y croirait. Alors, ce sera très simple à utiliser, quand elles seront en vente fin 2013 ou début 2014, ces Goggle Glasses : c’est en fait une application web qui servira de support pour rendre sa lunette connectée (et donc sans application Android a priori), où il suffira de s’enregistrer à partir d’Oauth, une sorte de Facebook Connect poussé par Google, et avec la bénédiction d’une connection GPS . A partir de cette étape, les applications seront diffusées sur vos lunettes. A signaler : la grosse campagne de buzz orchestrée offrant une réservation de paire à ceussent et ceux les plus créatifs pour clamer sur Twitter : « If I had glasses », si j’avais les Google Glasses, qu’en ferais-je ? Ca donne un joli nuage qui parle de « love » et « life », coincés entre « media », « social »… et « marketing ». Et $1.500 tu débourseras. Quand même.

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !