L’actualité High-tech du jour : Google et un nouvel Explorator

Un journal, par définition, c’est quotidien. Bienvenue sur cette rubrique au jour le jour sur ce qu’il faut retenir de la Silicon Valley !

La recherche connectée

Internet est en train de passer à une nouvelle étape… enfin on s’y essaye avec Google, et une nouvelle pépite de Garrett Camp, co-fondateur de StumbleUpon (et accessoirement d’Uber), Explorator.

L’avènement de la « sharing econmy », ou économie collaborative, est une victoire des utilisateurs d’un autre monde, le world wide web, qui s’attaque petit à petit à des pans entiers d’industrie ou de métiers qui n’ont pas évolué probablement depuis l’après-guerre (du moins c’est le sentiment que ça donne, sachant que pour être honnête je n’ai pu jugé par moi même que depuis la crise pétrolière qui a du certainement tout figer dans le temps, va savoir). Internet, ça met les gens en relation directe pour faire du business : je te loue mon appartement, tu me déposes à la gare en voiture, tu me prêtes de l’argent. Macron en a rêvé, Internet l’a fait : la dérégulation. Mais bon, la Loi Macron, c’est un peu un pet de moineau à coté de cette nouvelle génération d’Internet qui voit des pans de métiers qui aujourd’hui peuvent être remplacés par un site web, une application mobile, et une solution de paiement intégrée.

C’est quoi cette nouvelle étape ? Se servir de toutes ces lignes de codes et essaye d’en tirer une substantifique moelle d’intelligence artificielle, à défaut d’en construire un cerveau. Aller au delà de la transaction simple, et « scaler » comme on dit en langage startup, élargir le potentiel des transactions rendues possibles par la technologie. Aller plus loin dans la proposition de valeur, la transaction, histoire de faire encore plus de revenus, et pas uniquement suggérer. L’e-commerce, c’est bien gentil, mais dans le service à la personne, il y a tout autant à conquérir en part de marché. Nous ne sommes donc pas surpris de voir Google venir rejoindre la danse des TaskRabbit et autres amuses-gueule dont les seules performances pour le moment ont été de dépenser l’argent bien gagné auprès des investisseurs. Des sources bien informées prétendraient que Google se prépare à aller un poil plus loin que la simple requête, en allant jusqu’à proposer la mise en relation lorsqu’elle est possible. Les Pages Jaunes en ont rêvé, Google va le faire, il en a largement les moyens. Google a travaillé sur suffisamment de produits web pour avoir une petite idée sur le sujet, et ses 30.000 ingénieurs lui donnent les moyens d’appuyer sur les boutons qui vont bien pour délivrer prochainement le service adéquat. Enfin, en principe. Et puisqu’on parle de TaskRabbit, Amazon vient de signer un partenariat avec la startup de San Francisco afin de lancer un service similaire, déjà actif…

Garrett Camp

Je parlais du co-fondateur d’Uber, Garrett Camp. La logistique, ça le connait puisque c’est un peu ce qu’est devenu Uber, avec le succès que l’on sait. Après avoir créé la startup qui déplace des millions de personnes par mois à travers le monde, on a quelques idées pour exaucer un peu n’importe quel voeu, tant qu’il est possible de se servir d’Internet comme un vecteur. Le Canadien d’origine a monté son propre incubateur sur San Francisco, Expa, qui travaille sur différents projets, des idées de business pour être précis. Il embauche des équipes de développeurs, et quand le sujet devient sérieux, trouve et embauche le CEO qui va aller avec. La startup Reserve en est un exemple dans le domaine du concierge digital spécialisé dans la restauration.

Là, c’est Operator, au nom digne d’un rôle taillé sur mesure pour Schwarzenegger. Les consommateurs commencent à s’habituer à se servir de leur smartphone pour utiliser des services comme Uber, ils commencent à être murs pour passer d’autres commandes de services, que ce soit des besoins simples ou des commandes complexes… Il faudra attendre un peu pour en savoir plus, le service pour le moment ne reçoit que les demandes d’invitations au service. Mais il paraît qu’il serait capable de faire papa-maman.

Operator

 

Suivre Expa sur Twitter : @Expa

A demain pour la suite…

L’actualité High-Tech de la semaine : Expa, Netflix, Google, Zynga, Secret

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

Lundi : Garrett Camp, serial entrepreneur. Un vrai.

Garrett Camp est un enfant du Canada qui a su bien exploiter ses recherches dans le domaine des systèmes collaboratifs et des algorithmes évolutionnaires au sein de l’Université de Calgary pour choisir avec quelques amis ce qui serait la meilleure idée à développer. Nous sommes en novembre 2002, et il s’agira de créer StumbleUpon qui deviendra un des premiers outils de découvertes sur Internet permettant de partager des recommandations. La relocalisation de la société dans la Silicon Valley s’imposera pour une startup qui saura réunir des millions d’utilisateurs, $18,5 millions en levée de fonds, se faire acheter par eBay en mai 2007 pour $75 millions, pour redevenir indépendante en avril 2009 pour seulement $29 millions. Puis Garett, toujours bien au fait des choses sur Internet, va se retrouver co-fondateur de la société développant l’application de réservation de chauffeurs Uber, qui est en train de créer une vraie revolution collaborative partout où elle passe. Garrett a déposé un requête pour lever $75 milllions pour sa pépinière Expa, sorte de laboratoire d’Internet, au sein duquel il a déjà commencé à employer des talents dans différents domaines (design, expérience utilisateur, développeur…) afin de sortir  les produits de demain, tant il reste des secteurs à révolutionner dans le domaine des services, tant il est vrai que l’innovation reste trop lente, encore de nos jours, sur le web et ailleurs. Garrett est une des personnes les plus connectées de la Silicon Valley, et il a seulement 34 ans.

Suivre Garrett Camp sur Twitter : @GMC

Mardi : Netflix ne fera aucune fleur en Europe 

 

Alors que l’on nous raconte les supposés commandements de la Ministre déléguée à l’innovation à l’égard de la société de diffusion de films en continu sur Internet, à l’occasion d’un voyage un peu bruyant du Président de la République dans la Silicon Valley, toute l’équipe de Direction de Netflix se trouvait en voyage exploratoire en Europe pour déterminer le meilleur modus operandi (qui pourrait avoir un fort accent Luxembourgeois) pour s’y développer. Et assure une levée de fonds additionnelles de $400 millions sous forme d’émission de dette à échéance 2024. Suffisamment pour déployer les campagnes marketing nécessaires à faire connaître le service à travers les pays non encore couverts (à ce jour, uniquement le Royaume Uni, les Pays-Bas et la Scandinavie). Pas sûr toutefois que cela suffise pour contourner le problème essentiel de Netflix en France : naturellement pas le Gouvernement et son obsession à vouloir montrer qu’ils sont là pour diriger Internet dans ce beau pays, mais surtout les boitiers des principaux fournisseurs d’accès à Internet. En effet, aux États-Unis, déjà, certains opérateurs fournisseurs d’Internet ralentissent l’accès au site de Netflix au profit de leur offre propre de diffusion de film. Free, par exemple, ne ce gênera surement pas !

Suivre Netflix sur Twitter :  @Netflix

Mercredi : le Diable au service de l’art et du code

On veut nous mettre du code partout ! Le code à l’honneur à travers l’art, c’est une nouvelle initiative de Google qui vient de lancer une nouvelle initiative visant à récompenser des artistes à travers le monde qui incorpore de la technologie dans leur processus créatif. Ouvert dans plusieurs langues (anglais, espagnol, français, russe), dans quasiment tous les pays (hormis Cuba, la Syrie, la Corée du Nord, l’Iran et le Soudan… et l’Italie et le Québec… faudra m’expliquer), il suffit de s’enregistrer en passant par son compte Github et déclarer son projet qui doit donc utiliser de la technologie pour se déclarer candidat. Il y a par exemple Atsushi Tabata, de Tokyo, qui propose un monde fantaisiste à découvrir par l’intermédiaire de Google Glass… Il y a 1000 Hands qui propose d’utiliser une application mobile pour contribuer à l’élaboration de lignes de dessin collectives qui se projette dans des lieux d’exposition… Light Echoes se propose de projeter des lumières et des textes à travers un train mobile, reproduisant les photos avec une longue exposition… Une énorme pause de poésie de la part d’un géant du web qui ne cesse de nous traquer digitalement, et qui pour l’occasion, fera deux shortlists successives parmi les projets les 5 avril et 9 avril depuis un Google Hangout,  et offrira finalement un prix de £25.000 au vainqueur lors d’un evènement final au Barbican à Londres le 15 avril… pour un tour du monde !

Suivre l’actualité de Google Developers : ici

Jeudi : Madrona Venture Group, un VC qui aide à dégraisser… pour mieux recruter !

 

Décidément, rien ne se passe comme nulle part ailleurs dans la Silicon Valley. Le rôle des fameux VCs est bien connu : ils assurent la partie d’investissement de capital risque pour ces fameuses entreprises d’un nouveau genre que l’on appelle les « start-ups », et distribuent les $ en fonctions de facteurs estimés de rentabilité, un peu à la tête du client, en fonction de son pedigree, de certaines informations de marché, ou de recommandations du voisin, lui aussi VC. C’est le cas de Madrona Venture Group, basé à Seattle, qui vient d’organiser une journée d’accueil pour des salariés de Zynga venant d’être licenciés. Ils ne sont pas rien dans ce qui arrive à Zynga, symbole d’une usure d’un système organisé de jeu sur réseaux sociaux qui n’a pas une durée de vie illimitée.Mais Zynga a la réputation de bien embaucher, et ces quelques centaines de licenciements opérés par Zynga sont une opportunité pour d’autres startups qui ont bien du mal à recruter… Dans le portefeuille de Madrona Venture Group, il y a Play-i dans le domaine du jeu, et bien d’autres certainement intéressées par quelques développeurs toujours très rares à dénicher.

Suivre Madrona Venture Group sur Twitter : @MadronaVentures

Vendredi : Secret, la thérapie sur smartphone

 

Partager un secret, c’est faire résonner ses souvenirs d’enfance, quand on apprenait à faire confiance à ses amis plutôt quà sa famille, la découverte de la prise de risque de s’ouvrir à d’autres sur son intimité, ses rêves, sa vie ! Puis, en grandissant, on apprend à se méfier des autres et de soi même, et ça finit souvent un jour chez un thérapeute. Mais maintenant il y a Secret ! On peut enfin dire tout ce que l’on pense, sans que chacun me sache qui vous êtes, et vous pouvez avoir des gens qui vont vous répondre, vous challenger, vous rassurez, vous encouragez. Je suggère que de se servir vite de l’application, ça peut avoir des effets bénéfiques, avant que la startup ne soit accusée par le Gouvernement français en place, grand spécialiste du contrôle d’internet dans notre pays, de laisser certaines conversations se dérouler de façon anonyme. C’est d’ailleurs devenu la startup à la mode, avec des soi-disant rumeurs sortant dans les gossips de la Silicon Valley qui n’en demandaient pas tant : Evernote se fait racheter (démenti par Phil Libin, le CEO), Mozilla en cessation de paiement (laissons leur un peu de temps encore…). C’est bon en tout cas de pouvoir partager ses secrets, comme au bon vieux temps. Sur iOS exclusivement, malheureusement.

Suivre Secret sur Twitter : @getsecret 

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !