L’actualité High-Tech de la semaine : Starwood Hotels, HomeHero, Blue Bottle, Yahoo!, IPO

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances…

 Lundi : Starwood Hotel, les premières graines de l’hotel numérique à Cupertino

Je vais faire un peu de publicité pour une chaîne d’hôtel, et j’en suis ravi ! Les industries dites traditionnelles ont beaucoup de mal à entrer dans le monde digital, et c’est bien souvent grâce aux startups que des choses bougent pour le meilleur confort des consommateurs. Par exemple, la startup de San Franisco HotelTonight vient de signer des accords avec dix grandes compagnies hôtelières pour apporter encore plus de choix pour réserver sa chambre à prix cassé comme nulle part ailleurs. Mais c’est de Starwood Hotel, propriétaire de l’hôtel Aloft à Cupertino dont je veux parler dans l’immédiat. Inspirée par sa présence au coeur de la Silicon Valley et de ses modèles d’innovation à répétition, la direction de l’hôtel a décidé de donner un accès direct à ses chambres depuis le smartphone pour les clients ayant réservé une chambre : finie la queue à l’accueil, on accède à sa chambre en toute simplicité… Une clé virtuelle est reçue dans une application mobile à télécharger, qui déclenchera l’ouverture grâce à la technologie Bluetooth. Compatible pour les iPhone 4S et supérieures, ou encore Android version 4.3 et supérieures. Ok, c’est Bluetooth. Mais il y a un début à tout. A terme, c’est plus de 100 hôtels concernés.

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Mardi : la société moderne ignore les seniors, HomeHero est là pour prendre le relais 

 

C’est un fait : nous ne nous occupons pas de nos ainés comme certaines civilisations peuvent encore le faire, dans les pays d’Afrique par exemple. Tout le monde est concerné. Et qui c’est qui va s’en occuper, hein ?! Ce n’est pas une question de difficulté, d’énergie, ou de stress. Juste une question de priorité. HomeHero, une startup basée à Santa Monica, qui bénéficie du soutien d’un incubateur local appelé Science Inc., créée en mai 2013 pour répondre à ce type de besoins, vient de lancer ses services dans la région de Los Angeles permettant aux familles de trouver des personnes qualifiées en mesure de prendre soin des seniors dans leurs lieux de vie. C’est donc une nouvelle place de marché que les deux fondateurs essayent de mettre en place depuis la Californie avec deux différents niveaux de service, du plus simple au plus sophistiqué en terme d’accès aux informations qualifiées. Après la Californie du Sud, d’autres états viendront s’ajouter… je conseille vivement la Floride ! Souhaitons un peu plus de technologie dans un monde qui a décidé d’en finir avec ses seniors, une population pourtant en croissance constante.

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Mercredi : Blue Bottle, l’art du café à San Francisco

Connaissez vous le gibraltar ? Non, je ne parle pas du territoire Britannique situé dans la mer Méditerranée, mais d’un subtil dosage entre le café et le lait qui renvoit le capuccino et autre café-crème aux archives du zinc. Il s’appelle « cortado » en Espagne, « noisette » en France. Tout est dans la proportion de lait, et dans son intégration : pas de sorte de mousse dans votre verre pour faire joli (ça ne se sert pas dans une tasse), c’est un parfait équilibre qui vous fait aimer le lait avec le café. Le gibraltar, ce sont les cafés Blue Bottle de San Francisco qui me l’ont fait découvrir, où la préparation des cafés en tout genre est un véritable art, c’est comme faire de la poterie avec des grains de café… avec la petite touche finale qui fait magiquement apparaître une feuille, un coeur, c’est comme vous voulez, à vous de découvrir la forme qui vous agrée… Blue Bottle est une société crée à Okland en 2002, une sorte de témoin de cette génération startup qui a grandit à San Francisco, où les cafés et point de vente Blue Bottle se multiplie (5 cafés à San Francisco, 4 à New York). Il n’y a pas que les Google bus et le « technology bashing » qui mérite d’être cité lorsque l’on parle de cette éclosion de technologie, il y a aussi des choses qui inspirent l’imagination. Blue Bottle vient de lever $25.75 millions auprès de stars de la Silicon Valley, après une levée en 2012 avec notamment… Google Ventures. Et oui. Comme un pied de nez à l’actualité que l’on veut vous servir en ce moment, au sujet de la Silicon Valley, où tout n’est pas rose, mais bon, prenez donc un café, ça vous détendra.

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Jeudi : Yahoo! continue sa stratégie d’acquisition  

 

Vous rappelez vous de Donna ? Non, ce n’est pas une femme, mais une promesse d’assistante virtuelle qui n’a jamais vraiment décollé. La startup qui développe Donna s’appelle Incredible Labs, qui est à la base un nom difficile à assumer, je trouve. Le problème pour toutes ces société qui veulent transformer votre mobile comme un appreil intelligent est qu’il demande au smartphone des choses qui ne sont pas compatibles avec sa nature propre. Je m’explique : le monde des technologie s’est fait plaisir en appelant « smartphone » les téléphones de nouvelle génération, disposant de la capacité d’intégrer des applications, des données, donnant le champ libre à de nouveaux usages. Le problème, c’est que ça reste un téléphone, et surtout un appareil que l’on veut utiliser dans un contexte mobile : les données que l’on y intègre doivent être courtes, instantanées, géo-localisées, mais c’est tout sauf un bureau, où on est assis, on prends le temps et on a a disposition toutes ses données. L’interconnection entre ses données « sédentaires » et l’usage nomade que l’on veut faire de son téléphone mobile n’existe pas vraiment encore aujourd’hui. Tout comme Google Now, les calendriers intelligents, l’usage nécessaire en phase de mobilité reste très sommaire… et le macine learning n’est pas encore vraiment une spécialité mobile. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des sociétés comme Yahoo! qui se sont fait une priorité du mobile, et qui sont des acheteurs potentiels pour des startups qui ont poussé du bout de codes qui fera gagner du temps à ces sociétés web qui cherchent encore le miracle avec cette industrie du téléphone. Heureux donc pour Incredible Labs, désormais filiale du géant de Sunnyvale.

Vendredi : des introductions en bourse à gogo en 2014

Faites chauffer la planche à billets, 2014 va être une belle année à IPO. « Initial Public Offer » : c’est l’effet « kiss-cool » : une mise à zéro des compteurs pour ceux qui veulent joindre l’aventure entrepreneuriale par l’intermédiaire de la bourse et ses commissaires aux comptes et auditeurs, grands pachas du reporting, et le pactole pour ceux qui ont versé sans compter des millions espérant voir un jour la prise de risque se transformer en un océans de dollars. Pour la plus grande satisfaction de leurs créditeurs, de paisibles vieillards ayant troqué leur bas de laine pour s’acoquiner avec leur jeune entrepreneur, serial killer de l’innovation. Au programme : Aaron Levie, qui n’a cessé de travailler pour Box depuis sa sortie de collège, dont l’objectif est de vous aider à stocker vos fichiers dans le cloud, et qui n’a rien connu d’autres qu’El Camino Real, à Palo Alto, qu’il a quitté récemment pour Los Altos, même avenue, quelques blocs plus loin, mais cette fois avec plus de 1.000 employés, plus de $400 millions levés, des milliers de clients facturés pour quelques $100 millions de revenus et un nouveau Directeur Financier arraché à l’éditeur de logiciel SAP. A ma droite, Coupons.com, quant à lui, c’est une société créée en 1998 (bien avant Groupon), qui distribue des coupons digitaux, et qui espère lever $100 millions après avoir obtenu $277 millions auprès des capitaux risqueurs. Ses revenus sont d’un peu plus de $100 millions, et la société n’est toujours pas profitable. Vous achèterez, ou bien ?!

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Twitch.tv, Mark Pincus, Box, Adobe, MongoDB

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Twitch.tv, une deuxième spin-off de Justin.tv

 

Voila-t-y pas que Justin.TV vient de nous faire le nouveau coup de la spin-off qui cartonne. Le fameux Justin Kan, qui avait fait tant parlé de lui  en 2007 en faisant du live vidéo 24-7 de sa propre vie, avec une webcam attachée à sa tête, s’en sorte plutôt bien avec sa société. Il est même devenu un expert dans la spin-off qui tourne au succès, avec Socialcam, avec 3 salariés sortis de sa startup rachetée $60 millions en juillet 2012, et maintenant Twitch.TV, dont on a déjà parlé ici. Cette fois ci, c’est $20 millions qui sont sortis de la boite magique de quelques investisseurs pour faire de ce qui était une niche d’utilisateurs sur Justin.tv un nouveau grand média dans le domaine du jeu vidéo et espérer une sortie à la Bleacher Report (racheté par Time Warner pour $175 millions. Twitch.tv, c’est désormais 45 millions de visiteurs mensuels sur leur site, qui diffuse des programmes vidéo dédiés au jeu vidéo. La dernière fois que l’on parlait de Twitch.tv (donc en mars 2o13), on citait le chiffre de 20 millions… Il est possible d’y suivre des joueurs en train de participer à un jeu en réseau, suivre des shows, des conférences,… Tout, tout, tout, je vous dirais tout sur le gaming ! Une incroyable réussite d’audience, un taux de croissance à la sauce Silicon Valley, et les $20 millions sont un signe d’un décollage attendu dans les 12 mois qui vont suivre. Certains joueurs sont payés pour jouer tout en étant diffusé sur Twitch.tv, et pas pour des clopinettes : un signe de monétisation qui sent bon ! Coté diffusion, c’est 35% d’audience en Europe de l’Ouest, 10% d’audience en Europe de l’Est, 13% en Asie et le solde en Amérique du Sud notamment. Mais il ne faudra pas mollir : “Video is not a cheap business” indique le COO. Les 20 millions seront vite dépensés !

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Mardi : si c’est Mark Pincus qui le dit…

 

Mark Pincus est le fondateur de Zynga, sa 4ème startup. Zynga, c’est le jeu sur Facebook, des centaines de millions de joueurs, dont certains n’avaient encore jamais joué sur des consoles de jeu. Zynga, c’est une introduction en bourse en 2011, un chiffre d’affaires qui dépasse le milliard de dollar et un bénéfice de plus de $400 millions cette année là. Et puis c’est une action qui se fracasse à un peu plus de $3, un leadership perdu dans le monde du « casual gaming » au profit de King.com ou encore Supercell, un poste de CEO transmis à un ancien VP de Microsoft. Et au passage d’une conférence en Israël, cette phrase : « I’m bored with games ». « Les jeux m’ennuient ». Je sais bien que les journalistes font parfois un mauvais travail, et qu’il est dangereux de sortir une phrase de son contexte. Mais ce constat est tout un symbole. Alors qu’on lui proposait de préciser son propos, quitte à se rétracter, il a maintenu son ennui vis à vis des jeux alors que Farmville ou encore Cityville semblait satisfaire sa curiosité, il reste à la recherche de « sa prochaine obsession ». Il a été maintes fois prouvé que les jeux développés notamment par Zynga faisaient appel aux mêmes mécanismes psychologiques que ceux similaires à l’addiction (drogue, sexe, et autres…). Mark Pincus n’a visiblement trouvé sa satisfaction dans la roadmap actuelle fixée désormais par son successeur, Don Mattrick. Ennui passager, ou symbole d’une industrie qui décline alors que certains semblent croire à leur belle étoile, comme King.com qui songe à une introduction en bourse, ou encore Softbank qui vient de prendre 51% de Supercell pour $1,53 milliard. Le jeu, ce n’est peut être pas une industrie bon marché comme dit plus haut, mais ça en fait tourner la tête à plus d’un. Mais plus celle de Mark Pincus pour le moment…

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Mercredi : Box veut soigner grâce à son cloud

 

C’est une course contre la montre que se livrent Dropbox, Box, et autres « box » quelque chose… Enfin je ne veux pas dire les box de nos opérateurs chéris en France (les Orange, SFR et autres) qui sont loins d’avoir vraiment compris comment faire adhérer ses utilisateurs à des services de stockage sur Internet… dans le cloud. C’est assez simple de différencier Dropbox et Box : la première a pris le chemin de l’acquisition du consommateur final. La voie dorée mais périlleuses et très chère du BtoC. Box, c’est le monde de l’entreprise, le panneau publicitaire sur la 101 qui vous amène de San Francisco vers la Silicon Valley, et l’exploration des niches « enterprise ». Box vient de confirmer les premiers accords signés dans le domaine médical en avril 2013 avec des applications relatives au domaine médical par l’addition de 13 nouveaux. Ces applications utilisent les espaces de stockage de Box suite à sa mise en place de mesures lui permettant d’être compatible dans le domaine médical. Pour enfoncer le clou un peu plus, Box vient de lancer un challenge pour les développeurs avec un gain de $100.000 à la clé avec la collaboration de Dignity Health, une société de logistique dans le domaine médical et de l’association Social+Capital Partnership. La startup vient même d’embaucher une ancienne responsable de Google Health pour gérer sa stratégie dans ce vertical… plutôt sérieux, comme approche, non ?!

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Jeudi : Adobe se fait hacker

A une époque où tout le monde hurle après la NSA pour son excès de zèle dans sa mission de protection de la sécurité des citoyens américains, ou par contre à l’opposé personne de s’offusque du culot du fondateur de Facebook qui veut faire rentrer 5 milliards d’individus encore manquants dans sa collection Panini de la conquête du monde, les hackers continuent leur travail. Et les grands d’Internet de ce monde, un à un, se font prendre la main dans le sac de l’incompétence de protection de vos données personnelles. Le grand vainqueur du moment : Adobe ! Pas moins de 3 millions d’utilisateurs ont vu leur données sensibles comme leurs coordonnées bancaires rendues disponibles dans les réseaux non pas sociaux mais parallèles… « Sky is the limit » pour les uns, mais la sécurité semble être une vaine occupation face à une armée de « décodeurs » plus malins les uns que les autres. « Adobe n’est pas certain » que les coordonnées de carte bancaire puissent avoir été récupérées… ça leur fait une belle jambe, aux clients d’Adobe, pour qui les démarches vis à vis de leurs banques ne sont jamais choses faciles. Ca ne va pas donner confiance aux internautes tout ça, et ça prouve bien que les utilisateurs vont devoir s’armer de leurs propres solutions de protection de données.

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Vendredi : MongoDB et ses $150 nouveaux millions

 

La valse des investissements ne faiblit pas, à l’heure où il est essentiel pour les VC de la Silicon Valley et d’ailleurs de de positionner sur les offres de Software as a Service, de cloud computing… et le terrain de jeu est assez vaste ! Dans le cas de MongoDB, un système de gestion de base de données utilisé par les plus gros tels que  CraigslisteBayThe New York Times, Cisco, Forbes, ça fait quelques mega datas à mettre en ordre et à partager, dans une niche où il est plus qu’urgent de frapper fort à renfort de marketing et de recherche pour apporter dans les plus brefs délais les meilleurs fonctionnalités par rapport à la concurrence, Arrivé à un certain niveaux de nombres d’utilisateurs, les besoins en investissements deviennent vite exponentiels, et seul le capital risque peut apporter une solution financière rapide et conséquente : ni les banquiers ni les introductions en bourse ne sont des solutions pour des « encore-un-peu-startups » comme MongoDB. Quoi que, c’est désormais plus de 300 personnes qui y travaillent. La spécificité de cette levée de fonds assez significative (quoi que, encore une fois) est de voir apparaître Salesforce, EMC et Redhat aux cotés des habituels Sequoia ou encore Intel Capital. Ca promet de sacrées discussions entre actionnaires et une belle bagarre pour figurer au Board et faire que tout ce petit monde pousse dans le bon sens. L’argent ne fait pas toujours le bonheur, dans le monde des startups. Ca commence à se savoir de plus en plus. Cette levée de fonds faire de MongoDB l’une des startups la plus en vue de la Côte Ouest… avec des dollars plutôt  colorés Côte Est : la Silicon Valley reste la plus grosse pompe à fric des États-Unis, qui qu’on en dise !  L’offre de MongoDB est assez claire, et le marché de la data reste encore à prendre tant il est vaste. A suivre !

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Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : General Electric, Hampton Creek Food, EatClubSF, Box, Atari

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : GE s’installe dans la Silicon Valley

 

Il n’y pas si longtemps que ça, les as de la finance, ce nétaient pas ces nouveaux anges blancs que sont les « vicis » (comme on dit, les gens du nouveau capital risque), mais une société comme GE (aka General electric) qui dominait certains verticaux, et qui était régulièrement cité en exemple de réussite. Dans la période où Jack Welch a dirigé la compagnie, de 1981 à 2001, « la valeur de l’action a augmenté de 4.000% », dit la légende… Et bien ça y est, les voilà enfin arrivés dans la Silicon Valley, avec l’ouverture de GE Ventures, avec une femme à la tête d’un montant annuel de $150 millions, à investir dans des incubateurs et des startups en mode de démarrage (« early stage », en anglais). La société sera basée à Sand Hill Road, Menlo Park, comme il se doit… il faut bien sur faire comme tout le monde : c’est l’avenue des VCs, là où se trouve la majorité des fonds de capital risque de la Silicon Valley. Pas pour y jouer un vrai rôle d’investisseur, mais plus pour trouver les moyens d’accélérer la croissance de la société et mieux gérer les partenariats avec les startups. C’est réaliste parce que de nos jours, avec $150 millions pour des startups, t’as plus rien. Petit à petit, l’Industrie (avec un i majuscule) fait son nid dans la Silicon Valley.

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Mardi : à bas les oeufs, vive les plantes !

 

Je ne cesse de m’inquiéter de la direction dans laquelle l’industrie alimentaire est en train de nous emmener : le mur. Production en masse, productivité, ça nous amène direct à un autre « p » comme… Mais la Silicon Valley est là pour nous sauver : finis les oeufs et le cholesterol, les poules empaquetées au centimètre carré dans des hangars sombres… vive les plantes ! La société Hampton Creek Foods, basée à San Francisco, travaille avec la plus grande méticulosité à substituer les oeufs de vos cookies, de votre mayonaise et autres par des plantes préparées avec amour par des scientifiques de la molécule et de la pâte fraîche avec un produit qui s’appelle ‘Beyond Eggs’. Après les oeufs, on rase les poules gratis, dirons nous. Avec en ce qui les concerne, $3 millions levés déjà. C’est nouveau, c’est intéressant, et ça montre que l’on n’en a pas fini avec la façon dont on veut vous remplir l’assiette. Petite visite guidée du laboratoire par ici

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Mercredi : un foodtruck à portée de son mobile

 

Quelle est la plus grosse industrie à San Francisco ? La bouffe !!! Et non, pas la tech, il faut bien nourrir cette population grossissante (dans tous les sens du terme), et notamment ces armées de startups qui courent un peu partout à l’heure du déjeuner. Voici la dernière trouvaille pour simplifier la vie et permettre aux restaurant de trouver un nouveau canal de distribution : le foodtruck mobile. Plus de 30 restaurants prennent part à cette grande initiative alimentaire, permettant de mettre à disposition différentes variétés de spécialités culinaires à portée de son mobile (pour passer commande et pour régler). Une camionette a été spécialement rénovée pour l’occasion, afin de servir du chaud bien frais. Il faudra pour le moment se trouver sur San Francisco à proximité de SOMA (le quartier des startups) et Financial District (le quartier des affaires).

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Jeudi : Box aqui-hire une perle d’application iPhone développée par Martin Destagnol

 

Je fais partie des privilégiés qui ont eu l’honneur de découvrir à San Francisco, il y a quelques mois, en avant -première, la nouvelle pépite de Martin Destagnol, l’homme qui avait lancé Plyce avec grand courage. Quelques aventures plus loin, Martin a pris le temps d’observer le terrain, afin de voir dans quelle direction aller une fois ce premier épisode de startup terminé, et surtout il a patiemment tricoté ce qui allait être une petite merveille d’application iOS. Son idée a été de développer ce que devrait normalement faire Dropbox, Box, ou Google Drive et qui sais-je encore. Bluffé je fus par la qualité du produit. 6 mois de codages bien léchés (parce que ce Martin est un esthète), conclus par un voyage savemment organisé par lui même pour trouver la meilleure chimie possible pour Folders, et c’est le jeune et néanmoins talentueux CEO de Box qui a emporté le morceau. Un bel exemple à suivre pour toutes les paires d’yeux françcaises qui sont braquées vers la Silicon Valley à la recherche de je ne sais quelle solution à leur problème d’emploi et de financement. Martin l’a imaginé, l’a fabriqué, l’a apporté sur un plateau, comme un grand (qu’il est d’ailleurs). Il l’a vendu. Et voilà le travail. Chapeau bas, Martin.

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Vendredi : mais qui a donc tué Atari ?!

 

Atari. La légende. Et bien, dans le jeu vidéo, les licences ont la vie dure. Après un nouveau coup d’accordéon des japonais de Sega qui viennent de conclure il y a quelques mois une grande opération de licenciement de ses équipes Européennes et Nord-Américaines (après la précédente vague qui a suivi l’arrêt de la Dreamcast en 2001), c’est au tour d’Atari. Après une première opération de mise sous protection de la loi sur les banqueroute aux États-Unis, histoire de se débarasser d’une maison-mère  Française devenue inutile, Atari US cherche $22,2 millions pour couvrir les pertes et continuer ses activités… Pas moins de 180 acheteurs potentiels se sont déclarés, ce qui paraît normal étant donné l’attraction de la marque : pionnier dans  les jeux d’arcades, pionnier dans les consoles de jeu vidéo, pionner dans les ordinateurs personnels. Et demain ?

Suivre Atari sur Twitter avant qu’il ne soit trop tard : @Atari

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !

L’actualité High-Tech de la semaine : Anyperk, Box et Seedcamp, Twitch, Paypal et Facebook, Mailbox et Dropbox

La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : Anyperk, un moyen de motiver ses salariés

Le monde du travail a besoin de se réinventer. Chaque nouveau passage en France met à l’évidence les difficultés d’un nombre grandissant d’industries, et surtout les problèmes de motivation des salariés. Au delà du contexte économique, et des méthodes de management locales peu innovantes, alors que la France a été assez novatrice à une époque avec la culture d’entreprise, la discipline d’intéressement est pour l’essentiel restée une loi permettant aux salariés de récupérer une (maigre) part du bénéfice d’une entreprise non reversée aux actionnaires. Une startup de la Silicon Valley a imaginé une plateforme permettant de faire bénéficier aux salariés d’une entreprise des avantages spécifiques auprès d’un certain nombre de marques. Un peu comme ci on avait créé un site web permettant de recenser tous les catalogues des cadeaux du CE (le Comité d’Entreprise, un autre standart français) dont peuvent bénéficier les salariés des entreprises ayant souscrit à ce fameux site web… et sur le principe que ça peut être Noël tous les jours. C’est aussi ça, la Silicon Valley, ça s’appelle Anyperk, c’est basé à San Francisco, c’est plein de fondateurs d’un peu plus de 20 ans, et ça vient de lever $1,4 millions. Elle est simple et belle, la vie en Californie.

Anyperk sur Twitter : @AnyPerk

Mardi : une approche de l’Europe très startup pour Box

 

Je l’ai déjà évoqué dans ces chroniques, l’Europe reste un sujet délicat pour des startups américaines pour qui il est temps de se lancer dans le grand bain du Vieux Continent. Box est une startup qui développe une solution de stockage de fichiers sur Internet. J’ai rencontré l’équipe en mars 2008, soit deux ans après son lancement, et la vague des nouveaux services de sauvegarde de fichiers qui se sont lancés depuis comme Dropbox, entre autres, n’a pas empêché Box de suivre son chemin. Plutôt implanté dans le B2B, ayant levé $284 millions au total donc $125 millions en décembre 2012 avec notamment Intel Capital, de nouveaux bureaux… Le CEO Aaron Levie est un entrepreneur très interessant, comme on en croise souvent dans la Silicon Valley,  il a quasiment commencé sa startup au lycée, et ça marche ! Maintenant l’Europe : Box vient d’annoncer un partenariat avec l’incubateur Européen Seedcamp, basé à Londres, le seul incubateur que je connaisse en Europe qui soit basé sur les mêmes mécanismes des incubateurs de la Silicon Valley qui apportent une vraie valeur (j’attends d’en voir un, enfin, émerger en France). Cet accord avec le Seedcamp va permettre d’atteindre une communauté d’une centaine startups qui se débrouillent plutôt bien, qui pourront utiliser ses services de façon privilégiée, et à l’inverse certaines startups auront la possibilité d’avoir Box comme partenaire, et pourquoi pas comme micro-investisseur. Reste maintenant à s’extirper hors de Londres et du Royaume-Uni et voir comment la communauté des startups et des développeurs permettra de pousser les services sur l’Europe continentale. Box a doublé en un an en Europe depuis juin 2012 !

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Mercredi : Twitch et ses millions… d’utilisateurs

 

Le jeu vidéo est un marché de niche plein de surprise : les éditeurs de jeu vidéo sont en train de muter dans leurs métiers, les constructeurs de plateformes essayent d’imaginer les fonctionnalités de demain, le joueur lambda recherche des typologie de jeux plus ludiques, mais il reste un consommateur imprévisible (si l’on en croit la courbe de l’action Zynga an NASDAQ), et enfin le jeu sur mobile continue sa progression. Twitch est une plateforme qui s’adresse aux hardcore gamers, les purs et durs, qui se spécialisent dans des styles de jeu, voire des jeux exclusivement. On peut y consulter des informations de toute sorte, s’abonner à des canaux vidéos spécialisés, des programmes de télévisions alternatifs ( avec des compétitions en tout genre…), et si on est fatigué de la publicité on peut même souscrire à leur programme Turbo à $8,99 par mois. Du chat, du shoot, et la startup va bientôt atteindre 30 millions de visiteurs uniques, visualisant environ 1,5 heures de vidéo, pour environ 600.000 broadcasters. Basée à San Francisco, voilà qui va faire plaisir aux investisseurs qui ont mis $15 millions l’année passée. Encore un petit effort, et on entendra parler de Twitch peut être comme cela a été le cas pour Bleacher Report. Et pendant ce temps là, IGN Entertainment change d’actionnaire. Avantage aux petites structures de nos jours…

Twitch sur Twitter : @TwitchTV

Jeudi : racheter, ça va plus vite que recruter


Il est clair que l’enjeu essentiel aujourd’hui dans la tech, « pour faire le prochain Facebook comme on dit », ce n’est pas d’avoir des idées. Vous êtes, en ce moment même, des centaines à avoir précisément la même idée. Vous êtes des petites dizaines à commencer à travailler dessus. Non, clairement, c’est l’exécution qui compte. C’est la rapidité de la réalisation qui fera que votre idée sera la première sur un marché, le leader, et ainsi de suite pour attaquer une nouvelle niche, un nouveau marché. Le même jour, c’est Paypal qui annonce avoir acquis la société de développement mobile Duff Research, basée à Sunnyvale, donc pas bien loin de San José, le QG de Paypal, et Facebook reprend la société Hot Studio, basée à San Francisco. Au dela de l’intuitu personae qui lie les entreprises acquéreuses et rachetées, c’est avant tout un apport de souplesse dans des organisations qui ont besoins d’aller vite. Un apport de flexibilité, un mot tabou en France (et regardez le résultat). Et des dirigeants qui poussent, comme David Marcus à Paypal ou l’ami Mark Zuck… ça pousse sec.

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Vendredi : 100 patates la Mailbox, vive Dropbox!

J’avais parlé ici même de Mailbox et de son buzz de chiffres, la preuve par $100 millions que c’était la bonne stratégie puisque Dropbox, le géant de San Francisco du stockage dans le could, vient d’acquérir la startup Mailbox… Tout ça alors que je viens juste enfin (comme par miracle) d’avoir enfin le droit d’accéder à l’application, alors que je pensais en avoir pour au moins 17 ans à attendre. Peut être qu’ils leur ont déjà prêté des serveurs, allez savoir. Tout ça donne quand même une impression de faire passer la tech pour un grand souk digital, avec les $$$ de la Silicon Valley comme joujoux. Enfin, si tout cela crée de la valeur…

Dropbox sur Twitter : @dropbox

Mailbox sur Twitter : @dropbox (vous verrez…)

Illustration : copyright Mikhail Shlafer

Voilà, c’est fini, à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités et aventures !