Il est fréquent de ne pas utiliser le potentiel des lumières à l’intérieur de votre appartement, et tout le monde n’as pas le talent d’un ingénieur du Chateau de Versailles. Et ça peut parfois changer bien des choses ! Par ailleurs, la domotique n’a pas fini d’intégrer nos maisons et appartements… A vrai dire, il est clair qu’une société comme Apple n’a pas fini de surprendre, et disposent de quelques brevets en attente qui risque de rendre nos produits blancs… complètement connectés !
Là, c’est Philips qui nous surprend avec le lancement de « hue« . Comment ça se prononce ? Regardez cette vidéo…
Vous allez donc pouvoir trouver prochainement des ampoules dans les magasins Apple afin de rendre l’éclairage de votre domicile plus personnalisé, qui sera à « piloter » avec l’application qu’il faudra télécharger sur son iPad… et se confectionner une ambiance plus colorée, plus chaleureuse ou plus adaptée à votre humeur, avec des fonctionnalités de réveil par exemple. L’application Android devrait arriver pour Décembre, histoire de programmer un éclairage spécial pour accueillir le Père Noêl.
Ou alors pour se le faire offrir, le kit de démarrage est tout de même à $199 (avec 3 ampoules), avec $59 pour chaque ampoule additionnelle. Ils sont fous, ces Hollandais !
Il y a des emails anodins qui passent, comme ça, dans la Silicon Valley : tu es développeur sur iOS (la plateforme d’Apple pour ses produits phares iPhone et iPad) ? Viens donc gagner $150 pour une heure passée à Menlo Park dans les locaux de Facebook en 1to1 comme on dit (en tête à tête) afin de discuter d’expérience utilisateur sur iOS.
Ben voyons ! Le procédé peut paraître inhabituel, mais peut montrer bien les difficultés que peuvent avoir des entreprises comme Facebook à trouver les perles rares sur des plateformes comme iOS, puisqu’il apparaît évident que derrière cette campagne d’échange autour du « user experience », ça sent la détection de talents à plein nez !
De toute façon, et contrairement aux idées reçues, les développeurs (mobiles ou non) sont chers, très chers, rares et versatiles (droit du travail US oblige) dans la Silicon Valley. Durs à fidéliser, durs à détecter. Des tarifs horaires à $200 et plus sont possibles, et visiblement Facebook a décidé de fixer le tarif à $150. Assez de surenchère comme ça !
Voyons s’ils trouvent développeurs à leur pied, la croissance de Facebook sur mobile n’est visiblement pas encore arrivée à son terme, et il y a toujours une startup pour venir freiner les progrès que le géant d’Internet aimerait faire sur les smartphones : après Instagram dans le segment des applications de photographies (racheté à prix d’or), c’est au tour de Socialcam, dans le domaine de la vidéo, de venir lui faire de l’ombre.
Application numéro 1 sur Facebook (72 Millions selon Appdata), avec un chiffre total d’utilisateurs à faire rugir de plaisir ses investisseurs, cette spin-off de Justin.TV, la célèbre startup de streaming vidéo lancée par Justin Kan en 2006, est en train de se lancer avec brio dans l’ascenseur supersonic des potentielles cibles d’achats si la progression se poursuit à ce rythme… Encore mieux que Pinterest en terme de courbe, et mieux qu’Instagram en terme d’effectifs… ils ne sont (encore) que 3 salariés…
Justement, j’ai eu la chance d’en rencontrer un cette semaine dans leurs nouveaux locaux à San Francisco (et oui, l’habituel ingénieur Français talentueux du Team), qui nous apporte quelques informations et témoignages… merci à Guillaume Luccisano pour son accueil…
Leur préoccupation à ce jour ? Faire mieux que Youtube, rien que ça. En attendant, j’ai rarement une expérience utilisateur aussi agréable, et la plateforme fait vraiment un travail remarquable d’encodage. Et en plus, elle sait supporter la charge, et éventuellement un réseau défaillant (ça vaut mieux de nos jours…).
NDLR : Promis, la prochaine fois j’utiliserai mon iPad mieux histoire d’éviter les 2 bandes noires verticales 🙂
La WWDC, c’est l’occasion d’un pèlerinage sur San Francisco pour environ 5.000 développeurs de tout genre qui se déplacent spécialement à l’occasion de l’Apple Worldwide Developers Conference. Petit tour coté des coulisses et des Français de passage, on n’y vient clairement pas seulement pour voir le nouvel iPhone de plus près…
La première édition eu lieu en 1983 à Monterey en Californie (donc 30 années l’an prochain), et se déroule désormais à San Francisco dans le cadre du Moscone Center, le Temple des conférences high-tech.
La politique de communication de la marque à la pomme est tellement bien huilée que les journalistes peuvent se permettre de la suivre « à la télé » sur bon nombre de plateforme de streaming ou sur Twitter vu l’intensité du Hashtag #wwdc (on y répertorie ses messages « à moins de 140 caractères » par un code qualifiant son message).
Certains journalistes en font même un programme « live » (ou presque), comme Olivier Frigara et ses compères (attention, la vidéo ci-dessous dure plus de deux heures et demies, alors pour avoir l’essentiel en 80 secondes c’est là).
Bon, vous l’aurez compris, c’est avant tout une histoire de Geeks, mais pas seulement parce qu’une WWDC, c’est comme un bonbon avec plein de surprises dedans…
C’est d’abord l’occasion de se faire remarquer si par chance on est retenu parmi les Awards décernés à cette occasion, et parmi ceux de 2012, il y en a de bien jolies comme Paper by Fifty-Three qui permet de capturer ses idées de bien belle manière sur son iPad pour les partager sur le web…
Une autre raison de venir sur place, c’est aussi pour un bon nombre développeurs spécialisés en iOS par exemple pour les gens du mobile de rencontrer leurs pairs. J’ai trouvé quelques exemples de Français présents (par ordre d’apparition sur la photo)…
C’est le cas de Thibault Le Levier, développeur indépendant iPhone et iPad depuis 2009 : « C’est l’occasion de rencontrer en personne les ingénieurs d’Apple afin de parler avec eux des fonctionnalités introduites dans ces nouvelles version des différents OS mais également pour parler des problèmes rencontrés sur les versions déjà existantes ». Jean-Luc Dagon est lead developer iOS chez Eurosport à Paris, même témoignage : « C’est avant tout rencontrer des autres développeurs, échanger avec eux et avec les équipes d’Apple (principalement dans le domaine de l’expérience utilisateur). Bien plus que le contenu des sessions, qui sera de toute façon disponible en vidéo ». Enfin, Yoann Gini, un Freelance basé sur Marseille, qui travaille sur toute l’Europe en tant que consultant sur OS X et OS X Server (de l’IT pure), formateur certifié Apple : « La plupart des Français qui font le déplacement sont des personnes qui ont les moyens de le faire, ce n’est pas la petite boite fraîchement débarquée qui peut se permettre le voyage. De fait c’est un très bon vecteur de rencontre et de prise de contact pour les affaires. C’est pour moi la quatrième année et lors des trois fois précédentes, je suis toujours reparti avec des opportunités ou de nouveaux contacts qui ont débouché sur du travail. La partie technique est intéressante, mais disponible en vidéo plus tard, donc ce n’est pas le point clef, les labs où l’on peut échangé avec les ingénieurs Apple le sont plus. Mais comme j’ai tendance à dire, la WWDC est tout autant intéressante pour ses sessions que pour ces couloirs et ses soirées ».
Pour d’autres, comme Dinh Viêt Hoà (le dernier sur la photo), co-fondateur de la société Sparrow Mail, une solution de plateforme email pour iPhone et Mac, a prirori bien meilleure que la version native (donc à essayer), la raison est plus motivée par des motifs, disons… assez pudiques : « Cela permet d’avoir un bon aperçu des nouveautés. Mais c’est également l’occasion de retrouver des contacts qu’on a depuis la France ».
Cela pourrait dire, en clair, mais je n’ai pas pu en savoir plus (et donc j’extrapole), que c’est également l’occasion de passer à la vitesse supérieure pour sa société (en tout cas pour un grand nombre qui, depuis un peu partout, viennent pour un voyage express en Californie) dans la mesure où elle a fait l’objet d’une approche de la part des équipes d’Apple, qui je le rappelle dispose d’un trésor de guerre lui permettant de faire ses courses parmi les startups détectées depuis Cupertino. Comme Siri (l’assistant virtuel, vous savez…), Polar Rose (reconnaissance d’objet), Anobit Technologies (mémoires flash), ou encore Chomp (outil de recherche d’applications iPhone) cette année.
Puisque l’on parle d’outil de recommandation d’applications, c’est également l’occasion de citer la société Appsfire, qui sur le même segment de Chomp, désormais produit Apple, propose une solution plus technologique, plus performante et qui commence à aligner les chiffres qui pourraient dépasser le million dans un certain nombre de domaines (je dois rester prudent, c’est mon premier article sur ce journal de la Silicon Valley, je ne veux pas avoir des souci pour mon démarrage) qui me fait penser que cette pépite en grande partie Française risque d’avoir des choses plus qu’intéressantes à faire dans la Silicon Valley.
Jugez plutôt :
– 5 millions d’utilisateurs de leurs applications,
– à qui ils ont recommandé 1 milliard d’applications en 2 ans,
– et qui génèrent 5 millions d’intentions de download d’applications tierces par mois,
– puis bientôt 500 développeurs qui auront adopté leur SDK lancé il y a 3 mois et qui déjà représentent plusieurs millions d’utilisateurs indirects…
Dans la lignée du profil assez technique de Yann Lechelle, un des co-fondateurs présent lui aussi à San Francisco, Appsfire est un bon exemple de startup Française ayant développé un produit qui fonctionne, une technologie qui se distingue sur un marché bien précis (donc on comprend bien ce qu’elle fait), qui sait évoluer, qui une équipe réactive, qui doit surement sentir que le moment peut être venu…
Quelques questions à Yann, pour bien comprendre ce qui peut faire la différence sur un marché :
Qu’est-ce qui rend Appsfire différent ?
Yann Lechelle : « Appsfire a bâti une fondation technique qui va bien au delà de la partie visible de l’iceberg, à savoir nos apps grand-public et notre business de promotion d’apps. Cette fondation s’appelle « l’App Genome », fruit de deux ans de travaux de R&D, et qui représente un inventaire complet de meta-données augmenté par des algorithmes qui synthétise l’ensemble des paramètres en 1 seul score entre 0 et 100, en quelque sorte le « Page Rank » des apps ».
Quel est le contexte international d’Appsfire ?
Yann Lechelle : « Appsfire est une société Française qui dès le début ne considère que le marché international. Notre site appsfire.com n’est d’ailleurs même pas traduit en français! En revanche, nos apps sont traduites en 13 langues, et 95% de notre CA est de l’export, vers plus de 30 pays… Appsfire est résolument tourné vers un marché global et explosif ».
Pour beaucoup d’entreprises qui veulent s’essayer au développement international, à la croissance, et au grand bain Américain, le meilleure moment à choisir, c’est de trouver la conférence qui va bien par rapport à ses activités, et de venir se frotter au marché, prendre du feedback, rencontrer des experts… La WWDC des coulisses, c’est aussi cela !
J’oubliais : Google ne restant pas sans rien faire, rendez-vous est donné à tout la communauté des développeurs à Google I/O, toujours à San Francisco, et toujours au Moscone Center, of course, du 27 au 29 Juin prochain. See you there!